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Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement
Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement

Après avoir relaté des pôles de compétitivité (1), des fablabs (2), des incubateurs (3), ou encore des IRT (4), voici donc venu le moment des dits tiers-lieux.

Tiers-lieux ?

De l’anglais « third place », ce terme fût défini à la fin des années 80 par un certain Ray Oldenburg, sociologue américain, comme des lieux où des personnes se plaisent à s’y retrouver de manière informelle, mais situé hors du domicile « first place », et de l’entreprise « second place ».

Tout d’abord installés au sein des grandes villes, ils se multiplièrent au fur et à mesure des années dans les territoires ruraux, les petites et moyennes villes ou encore les quartiers de banlieue, pour en devenir même en 2021 la majorité des cas de création.

Un peu similaires à ceux précités ci-dessus, ils sont également espaces de coworking, friches culturelles, tiers-lieux dits nourriciers (https://www.leschampsdespossibles.fr/refaire-societe-dans-les-tiers-lieux-nourriciers-entretien/), cuisines partagées, et ont donc en commun de mutualiser des espaces, des compétences, des personnes, favorisant en cela coopération, synergies, et innovations sur un territoire bien déterminé.

Territoires, qui justement grâce à ces structures, soutenant en cela l’économie locale, permettant l’accès à la culture, la mise en place d’ateliers, d’événements, voire de formations, s’en retrouvent dynamisés, offrant même pour le coup des alternatives à des modèles connus que sont l’hyper-croissance, le gigantisme ou encore la financiarisation, privilégiant plutôt ce que l’on appelle l’hyper-proximité, connu également sous l’appellation « dernier kilomètre ».

Certains décrivent même cette nouvelle réalité comme l’économie de demain, écologique, sociale et solidaire, et donc un autre visage de la France qui innove.

Et finalement les chiffres le démontrent, car de 2 500 structures et plus en 2021, de 3 000 à 3 500 en 2023, les estimations pour l’avenir sont plus que significatives, puisqu’à l’horizon 2025, nous y sommes, sont attendu près de 5 000 structures similaires dans l’Hexagone.

Et qui dit doublement des moyens, dit aussi doublement du chiffre d’affaires, car en 2023, il était déjà à plus de 800 000 €, soit une moyenne de 252 000 € par structures, collant de près à celui des start-ups, établit lui à 277 000 €.

Ensuite, à même de toucher tout secteur d’activités, j’en ressortirai cependant un qui nous concerne pratiquement tous, si ce n’est tous, c’est celui des tiers-lieux d’expérimentation en santé, ou TLE, censés, dans le cadre de la stratégie d’accélération « santé numérique », mettre en œuvre des programmes d’expérimentation de solutions numériques innovantes.

Avec pour en présenter une réalité, le lien ci-dessous, où justement vous retrouverez en détail les actions menées ce jour par les structures crées en ce sens, et éparpillées de-ci de-là en France :

https://gnius.esante.gouv.fr/fr/strategie-dacceleration-sante-numerique/laureats-par-appel-projet/appel-a-projets-tiers-lieux-dexperimentation/les-laureats-de-lappel-a-projets-tiers-lieux-dexperimentation#:~:text=en%20sant%C3%A9%20(TLE)-,Les%20Tiers%2DLieux%20d'Exp%C3%A9rimentation%20en%20sant%C3%A9%20(TLE),exp%C3%A9rimentation%20de%20solutions%20num%C3%A9riques%20innovantes.

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025
Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025
Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025
Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

En espérant donc que cette présentation vous a éclairé au mieux de ce que peux apporter ce genre de structure, accompagnée également par ces diverses présentations, il faut savoir que depuis 2020, l’Agence nationale de la cohésion des territoires ou ANCT (https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/tiers-lieux#actions-de-l-anct), a lancé de son côté un programme intitulé « Nouveaux Lieux, Nouveaux Liens », avec comme objectif d’encourager justement l’émergence et le développement de nouvelles structures à l’échelle des territoires, et donc de créer une dynamique nationale,  mais aussi de leur permettre des moyens nécessaires pour diversifier leurs revenus, garant d’un pérennisation dans le temps.

Programme également soutenu par deux dispositifs de labellisation que sont, tout d’abord, « Les fabriques de territoires », crées en 2020, et dont le but est de soutenir et de labelliser des tiers-lieux généralistes, plus de 400 déjà, et ensuite, « Les manufactures de proximité », crées en 2021, et dont l’objectif, est de créer des unités de production locales, censées soutenir artisans et producteurs locaux, avec cette fois-ci, 100 structures labellisées, réparties dans 68 départements (https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/tiers-lieux).

Sans oublier également, vous l’avez peut-être vu dans le lien juste au-dessus, un autre dispositif appelé lui « DEFFINOV », créé sous l’impulsion de la Délégation générale à l’emploi, à la formation professionnelle ou DGEFP, et mis en œuvre par les régions, permettant donc aux tiers-lieux de se regrouper en consortium, et ainsi répondre aux besoins aux acteurs et organismes de la formation. 185 labellisations entre 2022 et 2024.

Donc, de 5 000 cette année (voir au début), à je ne sais combien ces prochaines années, en tout cas bien nombreux, vu les estimations et les souhaits énoncés dans l’ensemble de l’Hexagone.

Et pour me répéter, je suivrai donc, comme toujours, cela avec attention pour vous informer au mieux.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://francetierslieux.fr/

. https://tiers-lieux.fr/?PagePrincipale

 

Rappels :


1/ http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-les-poles-de-competitivite

 

2/ http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/06/incubateur-la-poule-aux-oeufs-d-or.html

 

3/ https://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/05/fablab-la-creation-collaborative-au-service-de-l-innovation.html

 

4/ https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/03/les-irt-the-french-institues-of-technology-fit.html

Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement

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Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation

Publié le par Jacques SAMELA.

Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation
Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation

Alors que l’Amérique de Mister T renoue avec les (pires) moments du Maccarthysme (https://www.lhistoire.fr/%C2%AB%C2%A0maccarthysme%C2%A0%C2%BB%C2%A0-la-peur-am%C3%A9ricaine), en ciblant cette fois-ci chercheurs et scientifiques, et que la Silicon Valley, pour des raisons plutôt financières, vire elle de plus en plus vers des couleurs de moins en moins empreintes de libertés, voire plutôt hégémoniques, comme quoi l’appât du gain peut changer tout à chacun, il est un lieu en France, et plus particulièrement en région parisienne qui pourrait à terme pas si lointain devenir le centre européen et mondial de la recherche, dans ce qu’elle a de plus vertueuse, en l’occurrence le cluster scientifique et technologique Paris-Saclay.

Créé dans la foulée du projet du Grand Paris de 2008, se classant dès 2013 parmi les huit clusters mondiaux de l’innovation, il regroupe aujourd’hui 21 % de la recherche nationale, et 40 % des emplois de la recherche publique et privée d’Ile de France.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 09/03/25
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 09/03/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 09/03/25

Situé donc sur le plateau de Saclay, plus précisément sur sa frange sud-est, (7 km de long sur un 1 km de large), il se trouve à quelques encablures de Paris (25 minutes), de l’aéroport d’Orly (13 minutes), et d’ici fin 2026, l’arrivée de la ligne 18, le mettra à 6 minutes de la gare TGV de Massy.

Et donc l’idée de départ, au-delà de son volet scientifique (j’y reviendrai), était de privilégier un aménagement dense, compact, garantissant une vie urbaine somme toute normale, mais aussi de préserver un espace naturel et agricole de référence, ce qu’il était depuis l’antiquité (https://www.mangerlocal-paris-saclay.fr/fermes-et-produits-locaux/decouvrir-lagriculture-du-plateau/).

Quant à sa gestion, elle est opérée depuis 2016 par un Etablissement Public d’Aménagement (EPA)* après une Opération dite d’Intérêt National (OIN), avec deux missions régaliennes que sont, le pilotage et la coordination du développement de cet écosystème scientifique et technologique, et assurer son rayonnement international.

Et manifestement cela fonctionne, car rien que dans le domaine de l’IA, Le sujet du moment, il obtient la 1ère place en France, mais surtout la 2ème à l’échelle mondiale. Il est le 1er écosystème scientifique et technologique d’innovation d’Europe, un positionnement au plus haut dans le domaine de la recherche dite fondamentale, autour notamment de l’Université Paris-Saclay, ainsi que de l’Institut polytechnique de Paris, il accueille deux des trois supercalculateurs français parmi les plus puissants en Europe, que sont « Le TGCC », ou Très Grand Centre de Calcul du CEA (https://www-hpc.cea.fr/fr/TGCC.html), et le tout récent « Jean Zay » (http://www.idris.fr/jean-zay/jean-zay-presentation.html), du nom de l’ancien ministre, résistant, à l’origine de la création du CNRS (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/02/le-cnrs-par-de-la-les-frontieres-de-la-connaissance.html), et assassiné en 1944 par la Milice française, mais aussi des prix Nobel, des médaillés de la prestigieuse récompense en mathématique Fields, et des stars à foison du domaine de l’IA.

Oui, encore elle, et ce n’est pas près de se terminer, voir entre autres l’existence depuis 2020 du Centre interdisciplinaire sur l’IA et l’analyse de données ou Hi ! Paris (www.hi-paris.fr), mais quand même pas seulement, puisque ce sont six filières stratégiques qui sont finalement représentées, soit les TIC, la Santé-Biotech, l’Agritech-Foodtech, l’Energie, l’Aéronautique-Sécurité-Défense, et enfin la Mobilité.

Ce qui donne sur le site plus de 300 laboratoires et instituts de recherche publics, près de 10 000 chercheurs et enseignants-chercheurs, plus de 50 000 étudiants, plus de 500 plateformes expérimentales, six incubateurs, plus de 70 000 entreprises, près de 500 000 emplois, 50 startups créées chaque année, et près de 800 partenariats industriels et internationaux, sans oublier la présence de grands groupes industriels tels Danone, Sanofi, Safran, Thales, Air Liquide, EDF, et bien d’autres, d’instituts de recherche comme le CEA, le CNRS, l’INRIA, ou encore des pôles de compétitivité comme Medicen, Systematic et Mov’eo.

Donc de quoi créer de l’émulation, d’y voir naitre des projets innovants, des technologies disruptives, et de talonner son modèle d’origine, afin pourquoi pas de le dépasser, et de devenir le lieu où s’inventera le monde de demain, où tous les pourvoyeurs d’idées nouvelles voudront les confronter, les développer, les étudiants y parfaire leurs connaissances, et donc que ce cluster devienne le fer de lance d’une France et d’une Europe en capacité optimale pour s’imposer face à des adversaires de plus en plus à même de mener de grands projets scientifiques et technologiques, occasionnant une concurrence  de plus en plus vive et en capacité de contester des positions autrefois dominantes.

En conclusion, le chemin qui mène vers la 1ère place des clusters mondiaux, sera certainement long, sachant par exemple que la Silicon Valley (https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-regionaux/etats-unis-espaces-de-la-puissance-espaces-en-crises/articles-scientifiques/silicon-valley-territoire-productif-innovation#:~:text=N%C3%A9e%20sous%20l'impulsion%20de,partir%20des%20ann%C3%A9es%201950%2D1960.) a été créée en 1891, donc avec quelques années d’avance, mais comme aujourd’hui tout va de plus en plus vite, l’impulsion donné à sa création, ainsi qu’à son développement et son potentiel, permettra certainement au cluster Paris-Saclay de bruler quelques étapes fondamentales pour y parvenir, j’y crois, et il le faut si nous souhaitons rester maître de notre avenir.

*https://epa-paris-saclay.fr/comprendre-loperation-dinteret-urbain/#:~:text=La%20loi%20sur%20le%20Grand,mettre%20en%20%C5%93uvre%20ce%20cluster.  

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.paris-saclay.com/l-agglo/grands-projets/cluster-paris-saclay-270.html

. https://welcometoparissaclay.com/fr/

. https://www.chooseparisregion.org/fr/actualites/paris-saclay-le-plus-grand-centre-de-rd-deurope

. https://mesinfos.fr/ile-de-france/paris-saclay-un-cluster-attractif-au-service-de-l-innovation-27414.html

. https://www.chooseparisregion.org/fr/choisir-l%C3%AEle-de-france/les-territoires-de-la-region-ile-de-France/paris-saclay

 

A découvrir :

. https://www.universite-paris-saclay.fr/luniversite/universite-paris-saclay

 

A lire :

. https://www.leparisien.fr/sciences/la-france-veut-accueillir-les-chercheurs-americains-menaces-par-trump-09-03-2025-X4S5BPACTNENXJVULHUA3GUIBY.php

. https://sante.lefigaro.fr/medecine/attaques-contre-la-science-aux-etats-unis-des-chercheurs-tapent-a-la-porte-de-l-institut-curie-tous-les-jours-explique-un-dirigeant-20250311

. https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/231428/chercheurs-aux-usa-la-fondation-arc-debloque-35m-deuros-communique/

. https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2025/03/CP_ARC_chercheursUSA.pdf

 

Agenda :

20 - 21 MAI 2025

PARIS-SACLAY PRINTEMPS 2025 SOUS LE HAUT PATRONAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

M. Emmanuel Macron souhaite exprimer son vif intérêt pour Paris-Saclay SPRING, l'événement B2B incontournable qui met en lumière l'excellence scientifique et technologique de Paris-Saclay. Cette marque d'intérêt du Président de la République témoigne de l'engagement profond de toutes les parties prenantes pour renforcer l'écosystème, favoriser l'innovation et renforcer l'attractivité internationale de Paris-Saclay.

. https://paris-saclay-spring.com/

 

 

Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation

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Les cleantechs, stop ou encore plus ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Les cleantechs, stop ou encore plus ?
Les cleantechs, stop ou encore plus ?

Alors que Mister T vient de retirer, à nouveau, les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat (https://unfccc.int/fr/a-propos-des-ndcs/l-accord-de-paris), compensé en partie, à nouveau par Michael Bloomberg (https://www.latribune.fr/climat/accord-de-paris-bloomberg-sort-encore-le-chequier-pour-compenser-le-retrait-des-etats-unis-1016559.html), et que la Californie brûle, le secteur des cleantechs en France semble lui se diriger vers un avenir radieux après notamment les deux levées de fonds qui ont marqué l’année dernière, comme celle de la société Electra (https://www.go-electra.com/fr/), récoltant plus de 300 millions d’Euros pour continuer de se développer sur le créneau de la recharge rapide pour véhicules électriques, et celle de la société HysetCo (https://www.hysetco.com/), spécialisée dans le domaine de la mobilité hydrogène, et empochant elle 200 millions d’Euros.

Mais pas seulement à l’échelle nationale, car depuis le début des années 2000, ce secteur connaît justement une forte expansion à travers le monde, séduisant de plus en plus des investisseurs, soucieux, je l’imagine et je l’espère, de participer à un mouvement en faveur d’une plus grande conscience environnementale, mais sans pour autant, je l’imagine également, de le faire à titre gratuit. La philanthropie n’est à priori pas leur tasse de thé, mais bon, si cela peut aider, ne boudons pas notre plaisir, car il en va de notre avenir, proche.

Par contre, quid des autres appellations vues et entendus de ci de là que sont la greentech, ou la climate tech ?

Eh bien tout d’abord qu’elles sont considérées comme des sous-ensembles de la dite cleantech, mais si le but final est le même, soit de répondre aux défis environnementaux, elles comptent malgré tout quelques particularités bien distinctes qui les différencient.

En effet, quand la cleantech, contraction de « clean technology », signifiant « technologie propre » en français, mais aussi connue sous d’autres appellations comme « éco-activités innovantes », « éco-innovation », « éco-technologie », ou encore « écotech », regroupe des nouvelles technologies ainsi que des modèles commerciaux offrant des rendements compétitifs aux investisseurs et aux clients, tout en apportant des solutions aux défis mondiaux, la greentech se concentre elle sur le développement de technologies réduisant l’impact environnemental, mais sans être nécessairement être propre à 100 %, et la climate tech quant à elle se concentre sur les technologies et les innovations s’attaquant directement aux défis liés au changement climatique.

Bon pour les novices que nous sommes, cela peut paraître un peu complexe, mais a y bien regarder, elles semblent surtout se compléter, et finalement offrir une belle palette de solutions.

Ensuite, pour revenir sur le sujet du jour, il faut donc savoir que la cleantech se retrouvant plutôt dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du traitement des déchets, et de la mobilité, elle est scindée en plusieurs catégories comme par exemple les énergies propres (le solaire, l’éolien, ou l’hydroélectrique), le stockage d’énergie, le transport durable, la gestion des déchets et le recyclage, les technologies de l’eau propre, ainsi que celles servant à optimiser les pratiques agricoles, réduire les déchets, améliorer la productivité, et à développer des substituts  végétaux à la viande ou aux produits laitiers, à l’efficacité énergétiques des bâtiments, l’économie circulaire, et les énergies géothermiques ou marines renouvelables.

Bon, comme vous le voyez, la cleantech représente un panel élargi d’activités, de spécificités, mais ont-elles pour autant des résultats probants, à même de répondre aux besoins de demain, voire d’aujourd’hui ?

Vu et lu dans Ca m'intéresse n° 528 de février 2025

Vu et lu dans Ca m'intéresse n° 528 de février 2025

 

Manifestement oui, car elle contribue déjà à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, remplaçant en cela les énergies fossiles par d’autres considérées propres (voir plus haut), ensuite, elle permet la réalisation d’économies d’énergie, ainsi que durable, en utilisant plus efficacement les ressources naturelles, en réduisant le gaspillage, ou en encourageant le recyclage, elle assure une forte contribution de sa part dans la création d’emplois nouveaux dans des domaines comme la fabrication de panneaux solaires, la construction d’éoliennes, ou encore la gestion des déchets, sans oublier la santé humaine, en réduisant la pollution de l’air et de l’eau.

Par contre, et ce même si les bienfaits semblent aller dans le bon sens, ils restent malgré tout des obstacles importants pour qu’elle devienne définitivement un des secteurs clés de la décarbonation de l’industrie française.

En effet, tout d’abord en raison des coûts initiaux, comme par exemple l’achat d’une voiture électrique, ou de panneaux photovoltaïques, synonyme de financements de départ conséquents pour beaucoup, sans certitude d’un retour sur investissement à court ou moyen termes, ensuite une mauvaise lecture de notre part, par manque d’éducation (en la matière) et de sensibilisation des normes, réglementations et législations en vigueur, mais aussi que certaines de ses activités dépendent de matières premières rares, entrainant pour le coup des problèmes d’approvisionnement, d’instabilité de prix, et vont donc finalement à l’encontre de l’idée de départ, qui est bien évidemment de répondre aux enjeux environnementaux.

Vu et lu dans enMarche n° 1726 de mai 2024

Vu et lu dans enMarche n° 1726 de mai 2024

 

Cependant, et même si ces obstacles ralentissent un peu la donne, ils ne paraissent pas si insurmontables, le mouvement semble bel et bien enclenché, avec en 2023, 181 opérations de financements réalisées, pour un montant de 4,4 milliards d’Euros, en 2021, c’était si je puis dire seulement 1,9 milliards d’Euros qui furent investis, des acteurs comme par exemple Qarnot (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/qarnot-computing-chauffer-a-moindre-cout.html), un peu en difficulté aujourd’hui, Ynsect (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html), ou encore Symbio (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html), dont les innovations démontrent chaque jour du potentiel français, l’existence d’une Cleantech Vallée (www.cleantech-vallee.fr) dans le département du Gard, créée en 2018, avec comme idée d’en devenir la Silicon Valley de la discipline, et plusieurs organismes de soutien à l’activité comme Cleantech for France (www.cleantechforfrance.com), France Cleantech Industries (www.france-cleantech-industries.com), ou encore Cleantech Open France (www.cleantechopenfrance).

Une question en passant quand même, pourquoi trois représentants, et pas un seul regroupant l’ensemble des acteurs français de ce secteur ? L’union ne fait-il pas la force ? A réfléchir non ?

Bon, ce n’est que mon avis, peut-être même que chacun y apporte ses spécificités, permettant dès à présent de positionner ce secteur parmi les plus dynamiques de l’industrie française, et de rattraper son retard, tout relatif, en Europe, pour en devenir définitivement le leader, ainsi que le fer de lance d’une UE à la recherche de sa neutralité climatique à l’horizon 2050, exemple s’il en est aujourd’hui, alors que certains souhaitent déjà revenir sur les décisions prisent par ailleurs.

A suivre donc, et de près, car de leurs réussites, les cleantechs, dépendra de l’avenir de notre belle planète bleue.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/2025-annee-phare-pour-la-cleantech-2025-01-14-110485?utm_campaign=Mercredi%2015012025&utm_medium=email&utm_source=brevo

. https://www.franceinvest.eu/wp-content/uploads/2024/09/Barometre-Cleantech-S1-2024_France-Invest-x-GreenUnivers-x-EY.pdf

. https://bigmedia.bpifrance.fr/news/cest-quoi-la-cleantech

. https://www.ey.com/fr_fr/insights/assurance/climate-change-energy/cleantech-2023-la-montee-des-energies-renouvelables

. https://www.hellocarbo.com/blog/compenser/climate-tech/

Les cleantechs, stop ou encore plus ?

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Le VIE, la tentation de l’aventure

Publié le par Jacques SAMELA.

Le VIE, la tentation de l’aventure
Le VIE, la tentation de l’aventure

Instauré en 2000 par ladite loi n° 2000-242 du 14 mars, afin de palier à la suppression du service militaire, ainsi qu’au remplacement du dit service national en coopération, le VIE ou Volontariat International en Entreprise, mis en place donc par l’Etat français pour encourager l’activité des jeunes et des entreprises à l’étranger, vient de dépasser la barre des 100 000 bénéficiaires, et cette année, plus de 11 000 volontaires seraient en poste actuellement dans le monde.

Succès non démenti depuis sa création donc, corroboré en cela par le nombre d’offres à disposition chaque année, s’élevant à plus de 2 000 propositions.

Vu et lu dans Les Echos du 10/10/23
Vu et lu dans Les Echos du 10/10/23

Vu et lu dans Les Echos du 10/10/23

Mais au fait, à disposition de qui justement me direz-vous ?

Tout d’abord aux jeunes citoyens français ou ressortissants d’un pays de l’Espace économique européen (https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/qu-est-ce-que-l-espace-economique-europeen/), se trouvant dans la tranche d’âge allant de 18 à 28 ans, un casier judiciaire vierge, mais surtout l’obligation de s’y consacrer à 100 % en acceptant de signer la lettre d’engagement instituée par Business France (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/01/business-france-au-service-de-l-internationalisation-de-nos-entreprises.html), encadrant pour le coup le avec ses partenaires que sont les ambassades de France des pays concernés et les entreprises bénéficiaires, les modalités principales à tout engagement, notamment financières, en leur assurant par exemple des indemnités forfaitaires de 772,87 €, somme en cours actuellement, et révisable chaque année.

Indemnités et non salaires, mais avec quand même l’obligation pour les bénéficiaires de continuer à souscrire une déclaration de revenus dans leur pays d’origine, elles sont par contre exonérées de l’impôt sur le revenu, et les cotisations comme la sécurité sociale, l’assurance chômage, ou encore la CSG, ne sont par ailleurs pas prélevées durant le temps que durent les missions, soit de 6 à 24 mois.

Bon, vous pourriez me dire que ce n’est pas cher payé, surtout à l’étranger.

Soyez en rassuré, car des avantages existent, comme par exemple la prise en charge des frais de transport, l’octroi d’une indemnité dite géographique, incluant notamment les besoins de subsistance, d’équipement et de logement, variant selon les destinations, et pouvant aller de 800 € à près de 5 000 €.

Et il peut même s’avérer que certaines entreprises, et ce sans obligation, aident leurs volontaires avec une aide financière et/ou logistique, afin de trouver un logement notamment, et ce pour des raisons soient de sécurité, de coûts liés au niveau de vie, ou de statut.  Une vingtaine de pays seraient concernés, dont l’Angola, l’Arabie Saoudite, Cuba, Hong-Kong, Monaco, ou encore le Tchad.

Ensuite, et donc après cette problématique résolue, mais néanmoins primordiale, les intéressés pourront surseoir à leurs missions dans les entreprises de leurs choix, qui pour beaucoup se trouvent en Europe, avec près ou plus de 50 %, suivi de l’Amérique du nord, avec près de 20 %, et l’Asie, avec plus de 15 %, et ce dans tous les secteurs confondus comme celui de la finance et des assurances, de l’énergie, de l’agroalimentaire, du BTP, ou encore de l’environnement.

Et pour rester dans la partie entreprise, sachez que depuis août 2023, le gouvernement a mis en place un plan baptisé « Osez l’export », afin d’encourager les employeurs à recruter des jeunes issus des quartiers dits prioritaires (QPV), ou diplômés de formations courtes (bac+3), manifestement sous représentés. L’aide octroyée aux employeurs jouant le jeu s’élève 4 500 €.

Mais effectivement, d’autres formules existent, élaborées sous le même principe, mais quelque peu différentes. En effet, une s’appelle donc le VIA ou Volontariat International en Administration, consistant là à s’engager auprès d’entités de l’Etat français, comme par exemple les ambassades, les consulats, les alliances françaises, ou encore les bureaux de Business France, on y revient, avec cette fois-ci comme mission de promouvoir non plus une entreprise, mais plutôt le rayonnement de la France à l’étranger.

Ensuite, le VIES ou Volontariat International d’Echange et de Solidarité, dont le but de privilégier l’aide au développement et à la coopération, et pour finir le VIEch ou Volontariat International en Chantiers Internationaux, mis en place là par et pour de petites structures associatives.

Choix, qui au pluriel, peuvent donner finalement à tout jeune souhaitant parfaire son cursus universitaire avec une première vraie expérience, et non un stage, qui plus est à l’étranger, en entreprise ou dans d’autres structures citées plus haut, l’occasion de trouver là, la possibilité de découvrir un monde souvent inconnu pour lui, de se découvrir des intérêts insoupçonnés, un autre pays que le sien donc, avec ses us et coutumes, voire prétendre à une carrière à plus ou moins long cours, sachant que près de 70 % se voient proposer un poste dans la structure où ils ont pu opéré durant leur mission.

Donc, si vous êtes jeunes, et que vous lisez ce sujet, les conseillers de Business France vous attendent, et seront à votre disposition (infoVIE@businessfrance.fr) pour vous informer au mieux des modalités pour tenter l’aventure professionnelle du début de votre vie d’adultes.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://mon-vie-via.businessfrance.fr/qu-est-ce-que-le-volontariat-international

. https://www.economie.gouv.fr/particuliers/volontariat-international-entreprise-vie#

. https://www.francetravail.fr/international/mobilite-internationale/toutes-les-actus/a-garder/le-volontariat-international--1.html

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Volontariat_international_(France)

. https://www.bpifrance.fr/nos-actualites/le-vie-la-solution-rh-pour-votre-developpement-international

. https://start.lesechos.fr/au-quotidien/voyage-expatriation/sexpatrier-quand-on-est-jeune-comment-fonctionne-le-vie-2088128

. https://start.lesechos.fr/travailler-mieux/recrutements-entretiens/exclusif-100000-vie-signes-les-dessous-dun-succes-qui-ne-se-dement-pas-1985952

. https://mon-vie-via.businessfrance.fr/indemnite-vie

 

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L’Hôtel national des Invalides & le Panthéon, prêts à vous accueillir

Publié le par Jacques SAMELA.

L’Hôtel national des Invalides & le Panthéon, prêts à vous accueillir
L’Hôtel national des Invalides & le Panthéon, prêts à vous accueillir

Les nouvelles Journées européennes du Patrimoine (https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/) arrivent à grands pas (ce week-end en fait), avec son lot de lieux à découvrir, plus ou moins connus, mais néanmoins partie prenante de notre patrimoine, comme ceux dont je vais relater l’histoire aujourd’hui, et qui seraient les monuments les plus visitées en France durant ce rendez-vous plus qu’ancré dans notre vie culturelle depuis 41 ans.

Et comme toujours, je commencerai en suivant l’alphabet, et donc par l’Hôtel national des Invalides, devenu cet été un des acteurs incontournables des JO2024 de Paris.

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024
Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Acteur, qui vit donc sa création imaginée au VIIème siècle par le roi Louis XIV, qui par l’édification d’un bâtiment, décida de remercier ceux qui par leurs actions, permirent à son armée royale d’être considérée comme la plus grande et plus forte d’Europe.

A la fois hospice, notamment pour ceux ayant effectué dix ans de service, tout en restant vivant, caserne, couvent, hôpital, pour ces mêmes vivants mais néanmoins invalides, et manufacture, l’Hôtel ouvrit donc ses portes à ses premiers locataires dès 1674, sans pour autant devenir une maison de repos, quoiqu’ils pourraient légitimement le réclamer, après avoir guerroyer autant de temps, mais en devenant également un lieu où ils pourraient se cultiver et procéder à diverses taches comme par exemple réparer des uniformes ou des chaussures de l’armée. Au final, ils furent plus de 4 000 à y vivre.

Ensuite, avec l’édification du dit Dôme des Invalides, entre 1677 et 1706, le site est également devenu un panthéon (https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/pantheon#0) militaire, où, vous devez le savoir se trouve le tombeau de Napoléon 1er, entouré de deux de ses frères (Joseph et Jérôme), et de son fils (Jérôme Napoléon Charles Bonaparte), ainsi que d’hommes et de héros de la nation comme les maréchaux Lyautey, Foch, Juin, Leclerc, les généraux, comme Nivelle, Mangin, Giraud, mais aussi Claude Joseph Rouget de Lisle, l’auteur de la Marseillaise, sans oublier également la dite Eglise des soldats, où à l’intérieur se retrouvent une centaine de trophées prélevées aux ennemis des armées françaises depuis 1805 jusqu’au XX siècle.

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Et aujourd’hui, tout en continuant sa vocation initiale (www.invalides.fr), soit celle de répondre aux besoins des hommes de rang, sous-officiers, officiers, ayant été touchés gravement dans leurs chairs, le site héberge le musée de l’armée (www.musee-armee.fr), représentant l’une des plus exceptionnelles collections d’histoire militaire d’Europe, d’aucuns disent du monde, les bureaux du gouverneur militaire de Paris (https://www.terre.defense.gouv.fr/gmp/mieux-nous-connaitre/fonctions-du-gouverneur-militaire-paris), garant encore aujourd’hui de la coordination des moyens des armées et des services interarmées contribuant à la défense civile de la ville de Paris, et pour finir, l’organisation dans la cour d’honneur, entourée qu’elle est d’une collection d’artillerie retraçant plus de 200 ans d’histoires, de cérémonies d’hommages nationaux, tant militaires que civils, de prises d’armes, ainsi que d’adieu aux armes, toujours pour rester dans l’esprit de départ.

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Donc, même si le sujet de la guerre vous rebute, cela se comprend, allez-y quand même, car dans ce lieu résident des pans de l’histoire, avec un grand H, de France, qui oui, ne fût pas de tout repos, au contraire même.

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024
Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024
Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Et maintenant, place au Panthéon (www.paris-pantheon.fr), monument un peu similaire à celui précité ci-dessus, mais quand même différent, notamment par son histoire.

En effet, tout commença donc par un état de fébrilité plutôt aigue de la part de Louis XV, qui, se trouvant à Metz, pour affaires dirions-nous (guerre de Succession d’Autriche), invoqua pour s’en sortir la protection de Sainte Geneviève, la patronne de Paris.

Et donc, par miracle, ou grâce finalement à une santé de fer, le roi s’en sortit sans dommage, lui donnant pour le coup l’occasion, en revenant dans la capitale, de se rendre à l’abbaye située sur la montagne Sainte Geneviève, avec comme idée de reconstruire l’ancienne église, dédiée qu’elle était justement à la sainte patronne depuis près de mille ans.

Seulement voilà, si miracle il fût pour sa santé, tel ne fût pas le cas pour son projet, bloqué qu’il était par des caisses de l’Etat plus que vide.

Donc, pour remédier à ce contre-temps, il fût décidé d’organiser une immense loterie royale, mais qui ne vit son résultat que 20 ans plus tard, avec le dépôt par le roi de la 1ère pierre le 06 septembre 1764, et le début des travaux par l’architecte Jacques Germain Soufflot, dont ses modèles furent tout bonnement Saint Pierre de Rome, et Saint Paul de Londres.

Finalement, il optera pour un plan en croix grecque, surplombé d’une triple couronne, choix qu’il ne verra finalement pas, décédant avant l’édification finale de son oeuvre, qui, petite anecdote, deviendra le plus haut point de Paris, avant la construction de la Tour Eiffel (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/03/la-tour-eiffel-129-ans-et-la-vie-devant-elle.html).

Quant à sa fonction, d’église comme prévu, il deviendra Panthéon à la Révolution française en recevant en 1791 la dépouille de Mirabeau (https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Honor%C3%A9_Gabriel_Riqueti_comte_de_Mirabeau/133343), mais retiré 3 ans plus tard, après la découverte de sa correspondance avec le roi. Suivront les dépouilles de Voltaire et Rousseau.

Ensuite, avec l’arrivé au pouvoir de Napoléon Bonaparte, l’édifice reviendra à nouveau à l’église catholique, délesté de sa crypte, afin d’y inhumer les dignitaires de l’empire.

Et en fait, sa fonction changera 6 fois avant de prendre définitivement le rôle que nous lui connaissons aujourd’hui, et ce juste après les funérailles nationales de Victor Hugo (https://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/paris/collections/les-photographies/funerailles-de-victor-hugo-cortege-debouchant-sur-la-place-du).

Depuis, ce sont bon nombres de représentant illustres qui y reposent aujourd’hui, comme par exemple Sadi Carnot, l’unique président de la République, Louis Braille, Condorcet, Alexandre Dumas, Victor Schoelcher (https://memoire-esclavage.org/biographies/victor-schoelcher#:~:text=Journaliste%20et%20homme%20politique%20fran%C3%A7ais,d%C3%A9finitivement%20l'esclavage%20en%20France.), l’instigateur principal de l’abolition de l’esclavage en France, Léon Gambetta, Jean Jaurès, Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’UE, André Malraux, l’auteur de la célèbre phrase « entre ici (au Panthéon) Jean Moulin », Pierre et Marie Curie, d’autres personnalités de la résistance que sont Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle -Anthonioz, la nièce du général de Gaulle, l’écrivain, auteur de « Ceux de 14 », Maurice Genevoix, Simone Veil, accompagné de son mari, Antoine Veil, et dernièrement Joséphine Baker, américaine d’origine, résistante chevronnée, et Missak Manouchian, également avec sa femme, Mélinée, connu par sa photo sur la désormais célèbre affiche intitulée l’Affiche rouge, représentant plusieurs combattants / résistants des FTP-MOI (https://fr.wikipedia.org/wiki/Francs-tireurs_et_partisans_-_Main-d%27%C5%93uvre_immigr%C3%A9e), mouvement composé pour beaucoup par des étrangers ou juifs souhaitant défendre leur France, face aux allemands et collaborationnistes.

En tout et pour tout, ce sont près de 81 personnalités, 75 hommes et 6 femmes à bénéficier des hommages de l’Etat français dans ce temple devenu au fil du temps laïc et républicain.

Vu et lu dans Télérama

Vu et lu dans Télérama

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La SporTech, les JO comme tremplin

Publié le par Jacques SAMELA.

La SporTech, les JO comme tremplin
La SporTech, les JO comme tremplin

Les JO de Paris 2024 ayant commencés depuis quelques jours seulement, avec notamment une cérémonie d’ouverture qui restera à jamais gravé dans l’histoire des Jeux, malgré ou grâce à la pluie, actuellement, nous ne connaissons pas encore le nombre de titres et de médailles que la délégation française ramènera, non en France, mais aux français, finalement très impliqués dans l’animation des travées, ainsi qu’en termes de suivis des compétitions via la télévision, en rebours de ce que d’aucuns nous avez quand même affirmés, sondages à l’appuis.

Par contre, pour en revenir aux médailles et titres, ce que l’on sait, c’est que l’objectif attendu, est surtout d’intégrer le « top 5 » du classement, soit à peu près avec une soixantaine de médailles, dont 27 à 30 (rajouté par votre serviteur, de l’ambition que diable) en or (https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024/jo-de-paris-2024-60-medailles-attendues-pour-la-france-dont-27-en-or-dans-la-derniere-projection-avant-les-jeux_6680703.html).

A voir, car des désillusions surviendront, la concurrence est forte, mais aussi des surprises, et donc c’est avec Espoir que nous supporterons sans retenue nos représentants, afin qu’ils réalisent des perfs, comme on dit dans le jargon, mais dans un esprit totalement positif.

Et pour rester dans le monde du sport, il est également un autre domaine où la France ferait déjà office de leader, c’est celui de la « SporTech », qui au classement européen, se positionne déjà à la 3ème place, et au niveau mondial, à la 7ème.

Vu et lu dans Les Echos du 06/09/23

Vu et lu dans Les Echos du 06/09/23

Alors, la définition qui en ressort, même si je pense que vous avez déjà compris le principe, c’est que cette activité allie donc le sport dans son ensemble, et le domaine de la Tech, en ce sens qu’elle utilise des technologies innovantes pour le digitaliser, rejoignant en cela d’autres déjà bien ancrées dans le paysage français comme la Fintech (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html), « l’AssurTech », qui comme son nom l’indique touche le secteur des assurances, la « PropreTech », celui de l’immobilier, la « HealthTech », celui de la santé, et même celui, plus confidentiel (pour qui ?), de la « SexTech » (https://www.sextechforgood.org/blog/categories/sextech).

Mais pour en revenir à la « SporTech » hexagonale, chapeautée qu’elle est par le collectif appelé tout simplement SporTech FR (www.sportechfr.com), elle affiche déjà plus de 150 startups, 500 millions de CA cumulé en 2023, et près de 937 M€ levé en 2022. En 2021, le montant s’élevait à près de 750 millions d’Euros.

Vu et lu dans Les Echos du 07/09/23

Vu et lu dans Les Echos du 07/09/23

Mais vous pourriez légitimement vous demander comment, et est-ce vraiment nécessaire d’utiliser ces nouvelles technologiques dans la pratique d’un sport, qu’il soit en amateur ou en professionnel ?

Pour courir n’ai-je pas juste besoin de mes jambes, et pour faire de la boxe, de mes bras ?

Effectivement, et pourtant, les applications sont déjà plus que performantes et donc déjà utilisées, qu’elles prennent la forme de capteurs portés par les athlètes pour mesurer et suivre leurs performances physiques, en équipant par exemple des chaussures de sport ou des raquettes de tennis, de systèmes de vidéo-analyse permettant aux entraineurs ainsi qu’aux joueurs de revoir et d’analyser les matchs, de technologies de réalité virtuelle et augmentée pour améliorer l’entrainement, simuler des scénarii de jeu, ou encore d’offrir des expériences immersives aux fans, d’applications mobiles ainsi que de plateformes en ligne pour suivre les statistiques, les paris sportifs, ou encore d’utilisation de l’IA et du big data pour analyser la performances des joueurs, tout en prévoyant (vraiment ?) le résultats des matchs.

Et tout ceci donc, avec comme idée d’accompagner les athlètes dans la maximisation de leurs performances, de digitaliser la gestion des clubs et des évènements sportifs, de sensibiliser les clubs sportifs à la transition énergétique, ou encore de donner la priorité à l’expérience des fans.

Mais bon quand même, au vu de ces applications et de leurs utilisations, il est clair que cela intéresse plutôt le sport pro et ou collectif, ce que d’aucuns ont très bien compris, en l’occurrence des sportifs de haut niveau, à la retraite ou encore actifs, flairant là un filon  dont ils connaissent à priori bien le sujet, afin d’investir les deniers glanés tout au long de leur carrière, comme par exemple, Blaise Matuidi, Raphaël Varane,  ou encore Tony Parker, considéré lui  comme la 3ème source de financement de la « SporTech » en France.

Et c’est encore plus vrai aujourd’hui, avec justement l’organisation des JO de Paris, permettant à un certain nombre de startups d’en bénéficier, grâce notamment à des collaborations en cours avec le Comité olympique pour développer des produits s’adressant aux fans, venus de tous horizons, de vivre pleinement les compétitions, que ce soit sur place ou à distance, mais aussi en tablant sur l’engouement de ces mêmes jeux par le public français, ce qui semble être plus que le cas, remplissant à plein les enceintes sportives, occasionnant nettement une hausse du nombre de licenciés, souvent le cas après, et notamment dans des sports peu connus, des résultats positifs de nos athlètes.

Plutôt bien parti aujourd’hui (https://www.ouest-france.fr/jeux-olympiques/jo-2024-le-tableau-des-medailles-ce-mardi-30-juillet-avec-la-france-2e-derriere-le-japon-3f3f5c3e-4dee-11ef-a622-0126aa35ae01), l’impact de ces jeux devrait être plus que positif pour l’avenir de la « SporTech » française, avec une occasion en or (eh oui), de démontrer le potentiel innovant du secteur, de sa capacité à répondre aux nouveaux besoins des usagers du sport, mais aussi en termes de forces vives, important, afin de suivre la vague, qui selon les estimations, devrait suivre.

Donc, si vous aimez ou pratiquez un sport, et en plus, si vous êtes ingénieur, développeur en IA, data scientist, community manager, business dev, et j’en passe, eh bien justement, ne laissez pas passer votre chance, ce secteur, encore émergent, mais qui recrute avec force, peut être votre voie.

Foncez, car les premiers arrivés en seront les gagnants de demain (pour rester dans la compétition des jeux).

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.sportechfr.com/

. https://bigmedia.bpifrance.fr/news/les-tendances-cles-de-la-sportech-en-france

. https://www.filieresport.com/les-actualites/2023-09-19/l-essor-de-la-sportech-perspectives-pour-industrie-du-sport

. https://www.filieresport.com/les-actualites/2024-06-07/sportech-le-mouvement-des-athletes-investisseurs-arrive-en-france

. https://www.maddyness.com/2024/07/10/quel-impact-les-jo-pourraient-ils-avoir-sur-la-sportech/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=c20f71d65b-. . EMAIL_CAMPAIGN_2024_07_15_01_00&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-c20f71d65b-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

. https://www.francetravail.fr/actualites/le-dossier/le-sport/la-sportech-de-nouveaux-metiers.html

 

A lire :

. https://www.actuia.com/actualite/performance-et-sante-le-sport-a-lere-de-lia/?mc_cid=56f78db65f&mc_eid=ed2cb670a6

. https://www.sports.gouv.fr/amelie-oudea-castera-et-jean-noel-barrot-presentent-un-plan-d-actions-pour-le-developpement-de-la

. https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/creation/comment-entreprendre-dans-la-sportstech-

. https://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/loisirs-culture/un-tiers-des-adultes-font-du-sport-regulierement/#:~:text=70%20%25%20des%20Fran%C3%A7ais%20de%2015,que%20le%20sport%20de%20comp%C3%A9tition.

. https://www.maddyness.com/2024/07/24/jo-de-paris-2024-comment-kinomap-organise-le-plus-grand-marathon-connecte-de-lhistoire/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=08a843de08-EMAIL_CAMPAIGN_2024_07_28_09_34&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-08a843de08-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

. https://www.ecoreseau.fr/chronique-editorial/sport-business-par-tanguy-patoux/a-loree-des-jop-2024-la-sportech-francaise-sactive-2024-02-27-102622?utm_campaign=Matinale+Mercredi+-+20240228&utm_medium=email&utm_source=brevo

 

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Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites
Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites

En effet, comme chaque année à pareille époque, et ce depuis 1964, année de sa création, le salon de l’agriculture pointe son nez, avec cette année une attention toute particulière avec la crise agricole de ce début d’année.

Donc j’imagine que les médias attendent avec impatience ce nouveau rendez-vous, espérant pour certains une chaude actualité afin de faire du « buzz », comme à l’accoutumée.

Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24
Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24
Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24

Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24

Pour ma part, n’ayant pas leurs moyens, notamment de mettre un reporter à chaque porte, je vais plutôt m’attacher à le présenter sous une autre forme, soit en vous relatant des anecdotes ou des événements insolites qui ont jalonnés son existence.

Donc, tout d’abord, suivant quand même l’actualité, la question que nous pouvons nous poser, c’est le nombre d’heures que passera le président Macron au salon cette année, sachant qu’il est encore aujourd’hui le détenteur du record avec 14h30 de présence durant l’édition 2019, soit avec une arrivée à 8h47 et un départ à 23h27 précisément. Les dés sont jetés.

Car effectivement, il sera à nouveau présent, espérant j’imagine ne pas recevoir à nouveau un œuf sur la tête, comme celui qu’il reçut pendant la campagne présidentielle de 2017, quoique vu le résultat final, il lui porta peut-être bonheur ? D’autres événements le concernant furent plus agréables, comme la fois où en 2018, il adopta deux poules, Agathe et Marianne, et en 2019, c’est un chevreau nommé Désiré qu’il reçu comme cadeau de la part d’un agriculteur.

Et pour en rester aux présidents, Jacques Chirac fût sans conteste celui qui remporta la palme, avec chaque année une arrivée triomphale, et une manière à lui de tout goûter, François Hollande conserve quant à lui la seconde place du temps passé, avec en 2013, une présence d’une dizaine d’heures, quant à Nicolas Sarkozy, qui lui ne restait pas plus de quatre heures, restera celui qui se vit refuser une poignée de main, complété par « Ah non, touche-moi pas, tu me salis », ce qui eu pour résultat d’une perte de son sang-froid en lui répondant, de but en blanc « Casse-toi pauv’ con ».

Et pour en finir avec le monde politique, en 2015, 55 personnalités s’y rendirent, et 47 l’année suivante. Combien cette année, alors que les élections européennes pointent à l’horizon ? A suivre.

Sinon, concernant le salon, et avant ses insolites, sa fréquentation, qui l’an dernier s’approcha des 650 000 visiteurs, ne fit qu’effleurer ce qui semble être le record d’affluence, avec plus de 700 000 visiteurs en 2014, suivi de peu par celle de 2018, avec 672 658 visiteurs. Et cette année, record battu ?

Et justement, sur cette édition 2023, la décision fût durant la journée du 07 mars de fermer les portes du salon à 16h30 pour sursoir à une trop forte affluence, attirée tant il est vrai par le programme proposé, notamment la possibilité de goûter du fromage à base de lait de chamelle, de voir des vaches se reposer sur des matelas réfrigérants, ou encore être graciées, comme cette blonde d’Aquitaine, appelée « « Omerta », qui, acquise par un restaurateur des Angles (Pyrénées-Orientales) et un maire de l’Aude, échappera à l’abattoir pour couler une retraite paisible. Et sans oublier la demande en mariage faite à sa compagne par un éleveur à l’issue des résultats du concours général d’ovins Charollais.

Mais cette année 2023 ne fut pas unique, en attendant celle-ci, car d’autres également proposèrent leurs lots d’anecdotes insolites, comme par exemple celle de 2016, où il fût possible de goûter à de la confiture de foin, où 50 000 verres de lait furent servis sur le stand du Centre national de l’interprofession laitière (Cniel), soit 10 000 litres de lait de production française, où 4 tonnes de viande fût consommée sur celui de l’interprofession de la viande (Interbev), où 400 volailles et 300 lapins furent achetés, où la vache égérie appelée Cerise, bénéficiera pour la 1ère fois d’un dispositif de communication digitale unique, mais aussi où 123 enfants furent perdus, mais heureusement retrouvés en moins de 20 minutes, grâce peut-être aux 450 vigiles présents sur place, doublé par rapport à la précédente édition.

En 2017, ce sont 1 150 chats, de 30 races différentes, qui furent présentés par le livre officiel des origines félines (LOOF), et le porc cul noir, originaire de l’Ouest du Massif Central, et connu depuis le 16ème siècle, fût quant à lui mis à l’honneur. Mais aussi la fuite d’une vache jurassienne, de son petit nom, « Indienne », trop à l’étroit certainement dans son enclos.

Ensuite, en 2018, c’est à une vraie transhumance de vaches à laquelle eurent droit les parisiens la veille de l’ouverture du salon.

En 2019, 3 millions de personnes furent touchés sur l’ensemble des réseaux sociaux de l’événement.

Et en 2021, par contre, cause Covid 19, pas de salon. En 2020, pour le même motif, la dernière journée fût carrément annulée.

Quant à l’édition qui arrive, j’essaierai de suivre au jour le jour le déroulé, avec quand même pour vous une avant- première avec le nom de l’égérie du salon de cette année, « Oreillette », vache de race Normande, succédant à d’autres vaches depuis 2000, la tradition voulant désormais qu’elles en deviennent les reines. Les précédentes s’appelaient « Haute », « Candice », « Cerise », « Fine ».

Alors, même si comme chaque année je ne m’y rendrai pas, un jour quand même, j’ai souvent eu l’occasion d’entendre dans les rues de Paris, dans le métro, des accents venant non plus de pays lointains, mais plutôt de terroirs hexagonaux, gage de particularités bien distinctes et affirmées à l’oreille.

Donc, écoutez bien, devinez les provenances, et vous voyagerez à peu de frais dans la France de nos régions.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.salon-agriculture.com/

. https://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/03/06/29006-20160306ARTFIG00147-les-8-chiffres-insolites-qui-ont-marque-le-salon-de-l-agriculture.php

. https://www.gentside.com/news/emmanuel-macron-il-bat-un-drole-de-record-au-salon-de-lagriculture_art90029.html

. https://www.topito.com/top-trucs-absurdes-salon-agriculture

 

A lire :

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/de-la-fin-des-quotas-de-la-pac-a-aujourdhui-20-ans-de-politiques-agricoles-en-echec-2024-02-08-102099?utm_campaign=Matinale+Vendredi+-+20240209&utm_medium=email&utm_source=brevo

. https://www.lemoci.com/agriculture-et-agroalimentaire-la-filiere-se-mobilise-a-lexport/

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-elevage-bovin-francais-ne-perd-pas-pied-a-cause-des-accords-de-libre-echange-990928.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240220&M_BT=6363555962

 

RAPPEL :

. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/les-iaa-de-nombreux-challenges-a-relever.html

 

Vus et lus dans Les Echos du 18/11/22 et du 12/10/23
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Industrie & Territoires : Du rhum, des îles, mais pas que

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Du rhum, des îles, mais pas que
Industrie & Territoires : Du rhum, des îles, mais pas que

Manifestement, 17 litres par seconde, et plus de 500 000 tonnes de rhum seraient consommés chaque année, le positionnant à la 3ème place de la consommation de spiritueux dans le monde.

Sa naissance quant à elle, aurait été « provoquée » par Christophe Colomb, en 1493, durant son 2ème voyage vers les « Indes », introduisant ce par quoi tout commence pour l’élaboration du dit nectar, la canne à sucre, dans les caraïbes, et plus particulièrement dans les îles contrôlées par les nations phares de l’époque qu’étaient la France, l’Angleterre, l’Espagne, ou encore la Hollande.

Et donc, à l’aide de la canne à sucre (https://www.cirad.fr/nos-activites-notre-impact/filieres-agricoles-tropicales/canne-a-sucre/plantes-et-usages#:~:text=La%20canne%20%C3%A0%20sucre%20est%20originaire%20de%20Papouasie%2DNouvelle%2DGuin%C3%A9e,%C2%AB%20canne%20noble%20%C2%BB%2C%20S.), se créèrent ce que l’on peut considérer comme les ancêtres du rhum, soit le « Kill Devil ou tue diable », le « Rumbullion », ou encore le « Tafia ».

Quant au 1er à avoir été distillé, il s’agirait d’un rhum dit de mélasse, réservé à l’époque aux esclaves, issu des écumes ou des chutes de jus de canne fraiche, extrait après pression et chauffage dans des chaudrons. Il était plus particulièrement dégusté dans la partie anglaise.

Vu et lu dans Le Nouvel Economiste n° 2124 du 24/06/22
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Par contre, en ce qui concerne la zone française, soit à l’époque la Guadeloupe et la Martinique, c’est surtout le rhum dit agricole qui fût produit à partir de la fin du XIX siècle, et à base lui de pur jus de canne fermenté.

Et aujourd’hui, outre ces deux départements, on élabore du rhum également à la Réunion, en Guyane, et même en Polynésie française, beaucoup plus récent (https://rumporter.com/rhum-de-polynesie-4-distilleries-dans-le-vent/), et qui grâce à des ingrédients comme la vanille, l’ananas ou le fruit de la passion, aurait quant à lui un goût beaucoup plus doux.

Vu et lu dans Le Nouvel Economiste n° 2124 du 24/06/22
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Mais quand on parle du rhum, outre la boisson elle-même, il serait de bon ton de parler de la filière englobant la canne, le sucre, et donc le rhum, car l’un sans l’autre, le résultat que nous connaissons ne pourrait se réaliser.

Et cette filière, représenterait bon an mal an près de 3 000 personnes, pour un chiffre d’affaires de 400 millions d’Euros (chiffres de 2020), faisant d’elle un des piliers des économies des départements ultramarins, dont la Martinique fait office de leader.

En effet, car c’est le seul territoire aujourd’hui à avoir obtenu pour son rhum, agricole je vous le rappelle, une appellation d’origine contrôlée ou AOC (https://www.inao.gouv.fr/Les-signes-officiels-de-la-qualite-et-de-l-origine-SIQO/Appellation-d-origine-protegee-controlee-AOP-AOC) depuis 1996, et ce après plus de 20 ans de démarches.

Cependant, et avant peut-être de l’obtenir également, les rhums de la Guadeloupe, de la Réunion, et de la Guyane ont depuis 2015 eu la possibilité d’apposer sur leur production l’indication géographique protégée ou IGP (https://www.inao.gouv.fr/Les-signes-officiels-de-la-qualite-et-de-l-origine-SIQO/Indication-geographique-protegee).

Et qui dit reconnaissance de la profession, occasionne une reconnaissance assidue de la part des amateurs de rhum, permettant à la France d’être aujourd’hui le 5ème pays exportateur avec près de 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires, et une production en hausse de près de 15 % depuis 2019.

Production, dont une grande partie est envoyée aux Etats-Unis, avec en termes de valeur, plus de 6,28 millions d’Euros en 2022, suivi ensuite de l’Allemagne et de l’Italie, avec 6,25 millions d’Euros chacun, et en volume en Allemagne, qui avec plus de 800 000 LPA (Litres Purs d’Alcool) importés au 1er semestre 2022, détiendrait la 1ère place, suivie de l’Italie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, et la Belgique.

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 11/01/21 et le Journal du Dimanche du 24/10/21
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Quant à la France, sa consommation serait selon les spécialistes (https://www.sowine.com/blog/les-francais-et-les-spiritueux-en-2021/) en augmentation, notamment chez les 26/49, où il serait plébiscité à 81 %, devant le whisky (68 %) et la vodka (63 %), ayant manifestement trouvé sa place dans la catégorie cocktails, appréciés par près de 70 % des français, et ce, qu’il soit pur, arrangé, ou mélangé.

Vus et lus dans 20minutes du 03/04/23, Télérama n° 3710 du 17/02/21, et Management de février-mars 2022
Vus et lus dans 20minutes du 03/04/23, Télérama n° 3710 du 17/02/21, et Management de février-mars 2022

Vus et lus dans 20minutes du 03/04/23, Télérama n° 3710 du 17/02/21, et Management de février-mars 2022

Donc, si vous souhaitez, en ce jour de Saint Valentin (demain ne l’oubliez pas), commencer votre soirée par un ti-punch (https://www.destinationcocktails.fr/recette/ti-punch/), n’hésitez pas, vous avez l’embarras du choix (https://fleurslointaines.com/content/25-les-differentes-sortes-de-rhum#:~:text=Le%20rhum%20est%20une%20boisson,ambr%C3%A9%20et%20le%20rhum%20vieux

Vu et lu dans Les Echos du 08/07/22

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Medica 2023 ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Medica 2023 ?
Medica 2023 ?
Photos J.S
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Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, je travaille dans le domaine dit de l’événementiel, essentiellement industriel, et si vous souhaitez en savoir plus, vous pourrez retrouver cette information sur mon profil Linkedin.

Et donc, la semaine prochaine, afin de préparer un événement consacré au secteur médical*, je me suis rendu pendant 3 jours en Allemagne, plus précisément à Dusseldorf, sur Le Salon européen et mondial du secteur, Medica 2023** (www.medica-tradefair.com).

Alors, même si l’on m’avait prévenu qu’en Allemagne les salons professionnels dépassaient largement ceux organisés chez nous, je peux vous dire qu’effectivement c’était plutôt impressionnant, avec pour vous rendre vraiment compte, 17 halls dédiés à l’exposition, recevant cette année 5 372 exposants de près de 70 pays, en attente d’accueillir les 83 000 visiteurs du monde entier, comme l’indique l’organisateur, Messe Dusseldorf GMBH (www.messe-duesseldorf.com).

Et pour être complet, un salon dans le salon avait cours également, son nom, Compamed (www.compamed-tradefair.com), proposant pour sa part, 735 exposants supplémentaires.

Alors, les photos que j’ai pu faire pendant ce séjour vous donneront un bel aperçu de ce que j’ai pu découvrir, notamment les pavillons, pour certains très grands, et représentant plutôt des délégations étrangères comme celles de Chine, la présence la plus notable, suivi des Etats-Unis, la souveraineté européenne dans le domaine de la santé est encore loin d’être gagnée, même si l’ensemble des pays de l’UE étaient présent, dont la France, l’Allemagne bien sûr, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique, et j’en passe, la Grande Bretagne, pour rester en Europe, mais aussi plus lointain comme le Japon, la Corée, Taïwan, la Turquie, l’Ontario (Canada), la République Dominicaine, l’Inde, , ou encore le Maroc, le seul pays semble-t-il issu du continent africain.

Donc pour vous, ci-dessous mes photos, qui je l’espère vous intéresseront, interpelleront, voire étonneront ?

* www.medinov-connection.com  

**MEDICA est le salon leader mondial de la technologie médicale , de l'imagerie diagnostique , de l'informatique de santé , des équipements de laboratoire , des diagnostics , des équipements de physiothérapie ainsi que des produits et consommables médicaux jetables .

Jacques Samela

 

A lire :

https://www.messe-duesseldorf.com/cgi-bin/md_home/lib/pub/tt.cgi?oid=6069&lang=2&ticket=g_u_e_s_t

Présentation de Medica dans la langue de Goethe & photo J.S
Présentation de Medica dans la langue de Goethe & photo J.S

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Présence française dans la langue de Goethe & photos J.S
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Photos J.S
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Industrie & Territoires : La moutarde, retour aux sources ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : La moutarde, retour aux sources ?
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En 2020, au plus fort de la crise du Covid version 1, des produits dits de premières nécessités commencèrent à manquer rapidement, je pense notamment au papier toilette, à la farine, aux pates, dû plutôt à un principe de précaution de la part de la population que d’un réel manque de ces produits, ce qui par contre était le cas de la moutarde, car pour le coup, son absence des rayons était plutôt la conséquence des sécheresses récurrentes au Canada, devenu au fil du temps, à hauteur de 80 %, le 1er exportateur de la graine de moutarde.

Et pourtant, il fut un temps où la production nationale suffisait amplement à la consommation hexagonale.

Mais alors pourquoi aujourd’hui il en est tout autre ?

Tout simplement dû à la disparition des mines de charbon durant la 1ère moitié du siècle dernier.

Les mines de charbon, quel rapport avec la moutarde ?

Eh bien en fait, les fosses ou clairières à charbon, dédiées à sa calcination, contenaient beaucoup de potassium, propice au développement de la graine de moutarde (https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-de-la-moutarde-p-18178#:~:text=la%20moutarde%20blanche%20(Sinapis%20alba,diff%C3%A8rent%20encore%20des%20deux%20pr%C3%A9c%C3%A9dentes.), et je dis bien graine, et non colza (même famille tout de même), comme je le pensais encore avant mon souhait de traiter de ce sujet.

Et à l’époque, la région phare en était la Bourgogne, avec même dès 1390, une fabrication règlementée, une présence plus qu’appréciée sur la table des Ducs de Bourgogne (https://www.destinationdijon.com/destination/best-of/les-ducs-dans-tous-leurs-etats/), et même une légende que je vous invite à découvrir (http://www.confreriemoutardedijon.fr/m-233-historique.html).

Deux siècles plus tard, les vinaigriers et les moutardiers du cru obtinrent l’exclusivité de son élaboration, mais aussi la possibilité (l’obligation) d’apposer leurs propres noms sur les supports, avec en 1870, la ville de Dijon comme capitale de la moutarde à la française, comptant une quarantaine de fabricants. Aujourd’hui seulement 4.

Vu et lu dans Le Parisien Week-end n° 23935 du 13/08/21

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Mais aujourd’hui,  un renouveau point à l’horizon, avec notamment la création de l’Association Moutarde de Bourgogne (www.apgmb.fr), où se retrouvent les principales marques du secteur, dont l’un des derniers fabricants utilisant le procédé artisanal du broyage à la meule de pierre, la Moutarderie Fallot (www.fallot.com), obtenant en 2009 l’Indication Géographique Protégée (I.G.P.), faisant qu’aujourd’hui la moutarde « Made » in Bourgogne soit fabriquée avec des graines de la région, cultivées par près de 200 agriculteurs, et avec du vin d’origine contrôlé produit également sur place, lui permettant de se démarquer par le haut face à la dite moutarde de Dijon, devenue aujourd’hui seulement une dénomination générique, soit qu’elle peut être produite en France comme à l’étranger.

Vu et lu dans Les Echos du 19/07/22
Vu et lu dans Les Echos du 19/07/22

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Et, eu égard certainement à ce désir de renouveau des terroirs, la culture de la moutarde reprends également petit à petit dans d’autres départements comme l’Ardèche, l’Allier, le Perche, la Charente, ou encore dans les Pyrénées Orientales avec La Légende de Pyrène (www.lalegendedepyrene.fr), en Alsace, avec la marque Alélor (www.alelor.fr), ou encore à Orléans, avec la maison Martin-Pouret (https://martin-pouret.com/notre-maison/), dont l’histoire débuta elle en 1797.

Photos J.S
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Vu et lu dans Télérama n° 3731 du 14/07/21

Vu et lu dans Télérama n° 3731 du 14/07/21

Donc, pour moi qui suis depuis ma plus tendre enfance un amateur assidu de la moutarde, ancienne, à grains, douce, forte, voire très forte, cela ne peut que me satisfaire de découvrir de nouvelles possibilités d’accompagner mes repas, ou juste sur un morceau de pain.

Et saviez vous qu’elle titillait déjà les papilles des chinois, sumériens, égyptiens et autres romains durant la Haute Antiquité, qu’en Gaule (donc chez nous), c’était plutôt comme conservateur alimentaire, et que dans l’ensemble des pharmacopées (pharmacies) de ces époques, elle y était présentée et vendue pour ses vertus thérapeutiques, possédant des propriétés anti-inflammatoires, favorisant la digestion, ou pouvant être utilisée en cataplasme pour soulager un rhume ou décongestionner des bronches (https://www.santemagazine.fr/alimentation/aliments-et-sante/aides-culinaires/les-bienfaits-insoupconnes-de-la-moutarde-965532#:~:text=La%20moutarde%20est%20un%20condiment%20de%20choix%20pour%20lutter%20contre,estomac%20et%20de%20l'intestin.).

Et si l’idée d’élaborer votre propre moutarde vous tente, n’hésitez pas à vous rendre sur le site que voici (https://www.destinationdijon.com/moments-a-vivre/je-fabrique-ma-propre-moutarde-de-dijon/,  cela n’a pas l’air vraiment difficile.

Par contre, sans offenser qui que ce soit, mais pour ceux qui souhaiteraient avoir la moutarde qui leur monte vraiment au nez, je vous conseille donc une « petite trahison » à la production française, en découvrant une moutarde anglaise, eh oui, qui s’appelle "Colman's of Norwich", vous m’en direz des nouvelles.

Photo J.S

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