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L' Union Européenne : Ma petite histoire (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3504 du 23 février 2017, le magazine Val d'Oise, et Les Echos du 13 décembre 2016 et du 13 janvier 2017
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Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3504 du 23 février 2017, le magazine Val d'Oise, et Les Echos du 13 décembre 2016 et du 13 janvier 2017

La France dans l’UE

Idéalement placée géographiquement parlé au sein des pays membres de l’Union Européenne, la France, de par son poids politique, économique, militaire et démographique, tient toujours un rôle de premier plan dans son fonctionnement actuel.

Comme vous le savez, elle fût l’une des instigatrices de sa création, grâce notamment à la réconciliation franco-allemande, scellée en 1963 par le traité de l’Elysée, faisant de ces deux pays le moteur de la construction européenne naissante.

Aujourd’hui donc, La France représente la 2ème puissance économique de l’UE, et en est également le deuxième pays contributeur au budget de l’Union (19,01 milliards d’Euros en 2015) derrière l’Allemagne, tout en étant redevenu le premier bénéficiaire en volume des dépenses de l’Union Européenne, avec par exemple les 7 milliards d’Euros versés aux agriculteurs français.

En 2012, la Banque européenne d’investissement (BEI) avait accordé plus de 8 milliards d’Euros de nouveaux financements pour des infrastructures et des projets d’entreprises, soit une hausse de 80 %, avec en 2013, une somme quasi similaire, complétée en cela par les 546 millions d’Euros du Fonds européen d’investissement (FEI) pour les PME et les TPE françaises, passant même à 1,15 milliards d’Euros, soit une hausse de 74 % en un an, après l’accord conclu avec la Caisse des dépôts en juin de cette même année.

N’ayant pas toujours été un élément fédérateur et sans reproche dans la construction européenne, avec notamment les rejets en 1954 de la Communauté européenne de défense (on en reparle aujourd’hui), et en 2005 de la constitution européenne, elle reste malgré tout incontournable, avec l’Allemagne aujourd’hui, et encore plus demain avec le départ de la Grande-Bretagne, pour relancer la maison Europe en mal d’actions créatrices d’espoirs et d’adhésions pour un futur de paix, de sécurité, de démocratie et de prospérité, et donc de retrouver les fondamentaux sur lesquels s’est créée l’Union Européenne.

Donnons-lui rendez-vous en 2022 (1er semestre), année où la France assurera à nouveau sa présidence, après celle assurée en 2008.

Jacques Samela

Vus et lus dans Direct Matin du 07 février 2017, Les Echos du 29 février 2017 et Le Parisien du 07 février 2017
Vus et lus dans Direct Matin du 07 février 2017, Les Echos du 29 février 2017 et Le Parisien du 07 février 2017
Vus et lus dans Direct Matin du 07 février 2017, Les Echos du 29 février 2017 et Le Parisien du 07 février 2017
Vus et lus dans Direct Matin du 07 février 2017, Les Echos du 29 février 2017 et Le Parisien du 07 février 2017

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L'Union Européenne : Ma petite histoire (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans La croix du 09 mai 2016, et le Parisien Magazine du 07 octobre 2016
Vus et lus dans La croix du 09 mai 2016, et le Parisien Magazine du 07 octobre 2016
Vus et lus dans La croix du 09 mai 2016, et le Parisien Magazine du 07 octobre 2016

Vus et lus dans La croix du 09 mai 2016, et le Parisien Magazine du 07 octobre 2016

Une puissance qui s’ignore

Aujourd’hui donc, l’Union Européenne c’est encore 28 pays, plus de 500 millions d’habitants (8 % de la population mondiale), un drapeau bleu avec douze étoiles représentant les peuples d’Europe, reprenant en cela le symbole de la perfection et de la plénitude dans la Grèce antique, un hymne tiré de la 9ème symphonie de Ludwig Van Beethoven qui s’appelle l’hymne à la joie, une devise, « In varietat concordia », qui veut dire « unie dans la diversité », une journée, celle du 09 mai, commémorant la déclaration de Robert Schuman (vu dans le précédent chapitre), une monnaie unique, l’Euro, et même un prix Nobel de la paix, obtenu en 2012 pour l’ensemble de son œuvre.

Mais bien évidemment, c’est plus que cela.

En effet, elle est tout d’abord une confédération d’Etats, avec des caractéristiques d’Etat fédéral. Elle est dotée de sept institutions principales que sont le Conseil de l’Union Européenne et le parlement européen pour la partie législative, le conseil européen et la commission européenne pour la partie exécutive, la cour de justice pour la partie judiciaire, la cour des comptes et la Banque centrale européenne pour la partie économique et financière. Elle est complétée par le comité économique et social, le comité des régions, le médiateur européen et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Et elle est aussi un modèle, car depuis sa création, elle a inspiré la formation d’autres entités similaires comme l’Union africaine crée en 2002, l’Union des nations sud-américaines crée elle en 2008, et l’Union économique eurasiatique en 2015.

Mais c’est surtout un géant économique, et ça peu de gens le savent, car elle représente près de 24 % des richesses mondiales avec un PIB d’environ 15 754 milliards d’Euros, elle est le premier ensemble du commerce mondial ainsi que le 1er exportateur mondial de biens manufacturés et de services, le premier partenaire commercial des Etats-Unis, de la Chine, de l’Inde, de la Russie, de la Corée du Sud, ainsi que les pays composant le Mercosur et l’OPEP, soit 60 partenaires commerciaux, et bien sur sa monnaie, l’Euro, qui est aujourd’hui la deuxième monnaie de réserve dans le monde, la deuxième également pour les transactions financières, et la première pour ce qui est de la quantité de billets en circulation. Et elle représente encore aujourd’hui la 3ème puissance démographique mondiale.

Donc, pas si mal pour une Union Européenne à la dérive, enfin pour certains, car comme je l’ai déjà dit dans les chapitres précédents, son existence et son rôle sont devenus primordiaux pour la bonne marche économique mondiale, gênante aussi, car elle est justement une concurrente de premier plan, tout en étant à l’intérieur de ses frontières, garante d’une solidarité entre ses Etats membres, même si certains l’oublient, participant au budget européen en fonction de sa situation économique et démographique, recevant en retour des aides en fonction de sa situation économique et donc de sa richesse, notamment de ses habitants, tout en assurant également une libre circulation des marchandises en son sein, sans contrôles aux frontières et sans droits de douane, facilitant en cela les échanges, une liberté dans les mouvements de capitaux, et bien sur une libre concurrence, devant assurer à l’ensemble des citoyens européens une totale transparence ainsi qu’un libre choix à une échelle jamais vu auparavant.

Et si il est une réussite hautement fédératrice aujourd’hui, c’est bien celle concernant le programme européen de mobilité pour les étudiants et les enseignants, plus connu sous le nom d’Erasmus, qui, venant de fêter ses trente d’existence, avec un budget en hausse de 40 % pour la période 2014-2020, ayant permis à plus de 5 millions de jeunes européens de se confronter à d’autres horizons dans les domaines du savoir, à comme ambition pour l’avenir de l’ouvrir à de nouveaux types de populations, comme les apprentis, les bénévoles ou ceux qui suivent une formation professionnelle, devenant au passage Erasmus +.

Mais que dire également du programme spatial européen, leader mondial grâce à l’apport du lanceur Ariane, avec également l’avènement récent et la mise en service de Galileo, le système européen de positionnement par satellites, dont l’objectif est de donner à l’Europe une indépendance stratégique et économique par rapport au GPS américain.

Donc, je me répète, même si l’Union Européenne est loin d’être « has been », il est certainement vrai aussi qu’elle doit se renouveler, fédérer à nouveau ses citoyens avec des projets d’envergure, et affirmer sans faiblesse son positionnement au sein du monde d’aujourd’hui et bien sûr de demain.

Jacques Samela

 

Vus eu lus dans Les Echos du 21 décembre 2016, du 10 janvier 2017, du 22 février 2017, et du 07 mars 2017, du Parisien Eco du 20 février 2017, et La Croix du 16 février 2017
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L'Union Européenne : Ma petite histoire (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Union Européenne : Ma petite histoire (suite)
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La fondation ou le projet des pères fondateurs

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’Europe est à genoux, aidé par le plan Marshall, appelé par la suite « Programme de rétablissement européen », mais avec déjà les prémices de la guerre froide à l’horizon, avec notamment le Coup de Prague avec la prise de contrôle de la Tchécoslovaquie en février 1948 par le parti communiste tchécoslovaque, sous l’emprise de l’Union soviétique.

Donc, afin d’éviter un retour rapide de la guerre sur le continent européen, des hommes se sont levés avec comme idée de créer une association d’Etats européens de libre-échange, synonyme pour eux d’une intégration inédite, visant à rapprocher des pays récemment antagonistes, vainqueurs comme vaincus.

Il s’agissait du français Jean Monnet (1888-1979), de l’allemand Konrad Adenauer (1876-1967), et de l’italien Alcide De Gasperi (1881-1954). On les appelle aujourd’hui les « Pères fondateurs ».

Cependant, on estime que le discours de Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères, en date du 09 mai 1950, est considéré comme le texte fondateur de la construction européenne, suivi en 1951 par la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) à l’instigation de six pays que furent la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg, et les Pays-Bas.

Cette nouvelle entité aura donc pour but de favoriser les échanges de matières premières nécessaires à la sidérurgie afin d’accélérer la dynamique économique, et de doter l’Europe d’une capacité de production autonome.

Le traité de Rome, acte fondateur de l’Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui, sera lui signé le 25 mars 1957, avec comme idée d’approfondir la coopération des signataires dans les domaines économique, politique et sociaux, et d’aboutir au final à un marché commun permettant la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux. Elle donc deviendra la CEE pour Communauté économique européenne.

Et, suivant la doctrine des « petits pas » de Robert Schuman, les six premiers signataires seront rejoints en 1973 par le Danemark, l’Irlande et le Royaume-Uni, en 1981 par la Grèce, en 1986 par l’Espagne et le Portugal, en 1995 par l’Autriche, la Finlande et la Suède, en 2004 par Chypre, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la république Tchèque, la Slovaquie et la Slovénie, en 2007 par la Bulgarie et la Roumanie, et en 2013 par la Croatie.

Entre-temps, tout au long de ces nouvelles adhésions, de nouveaux traités furent signés comme celui concernant la fusion des exécutifs à Bruxelles en 1965, l’Acte unique européen à Luxembourg en 1986, entré en vigueur l’année d’après, avec pour but de redynamiser la construction européenne, tout en consacrant l’existence du Conseil européen, réunissant les chefs d’Etats et de gouvernement, renforçant également les pouvoirs du parlement européen, le fameux traité de Maastricht en 1992 où la CEE devint l’Union Européenne, et où apparut la citoyenneté européenne permettant la circulation et la possibilité de résider librement dans les pays de l’Union, donnant également le droit à ceux-ci de voter et d’être élu où ils résident durant les élections européennes et municipales, et aussi l’avènement de la monnaie unique, l’Euro.

D’autres traités seront mis en vigueur, comme celui d’Amsterdam en 1999, celui de Nice en 2003, et celui de Lisbonne en 2007, qui régit actuellement le fonctionnement de l’Union Européenne, et légèrement modifié en 2012, afin de répondre aux changements issus de la crise des dettes publiques au sein de la zone Euro.

Jacques Samela

Vu et lu dans La Croix du 09 mai 2016

Vu et lu dans La Croix du 09 mai 2016

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L'Union Européenne : Ma petite histoire

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu dans La Croix du 09 mai 2016
Vu dans La Croix du 09 mai 2016

Vu dans La Croix du 09 mai 2016

D’aucuns, que j’appellerai les ennemis de l’intérieur, la compare à l’Union Soviétique, tout en appréciant la politique menée aujourd’hui par ce qui est devenue aujourd’hui la Russie.

D’autres, les ennemis de l’extérieur cette fois-ci, la souhaite divisée. A vous de deviner qui ils sont.

Les raisons ?

D’une part, ces attaques permanentes, rabâchées maintes et maintes fois depuis de nombreuses années, rarement démenties (une erreur ?) sur le fait que l’UE ne représente plus les nations et les citoyens qui la composent.

D’autre part, son poids économique, politique, sociétal, qui nous le savons peu (encore une erreur ?) est devenu au fil du temps un modèle envié de par le monde.

Et pourtant, n’est-elle pas celle qui nous assure depuis 60 ans une paix durable, alors que le continent européen sortait d’une énième guerre meurtrière ?

Je n’en ai pas connu directement, mes parents oui, et je ne souhaite pas que mes enfants en connaissent une nouvelle.

Alors il est vrai qu’elle n’est pas parfaite, loin de là même, car la difficulté à prendre des décisions rapides à 28 (bientôt 27), les atermoiements permanents, toujours bien relayés (trop certainement) sur des sujets forts comme la problématique de la dette, les réfugiés, ou bien évidemment le terrorisme, ne jouent pas en sa faveur, mais pour prendre un exemple un peu similaire, en l’occurrence les Etats-Unis, son histoire fut loin d’être de tout repos, et je crois que cela n’est pas fini.

Et comme le disait l’un des instigateurs de l’UE, le français Robert Schuman (1886-1963), l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait.

Donc, voici une petite histoire de l’Union Européenne, la mienne, chaque jour de la semaine, lui souhaitant au passage un excellent anniversaire. 60 ans quand même.

Jacques Samela

 

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La France, en haut des sommets.

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, en haut des sommets.

Il est indéniable qu’avec le domaine skiable à sa disposition, du Massif Central en passant par le Jura, les Vosges, les Pyrénées et toute la chaine des Alpes, la France est bien l’une des destinations phare dans le monde pour la pratique du ski, et ce même si elle vient d’être détrônée par sa principale rivale, les Etats-Unis, avec une baisse de fréquentation de ses pistes de 3 % l’année dernière.

Et cette rivalité dure depuis de nombreuses années, avec pour la France l’obtention de la première place à plusieurs reprises durant les saisons 2008/2009, 2011/2012, 2012/2013 et 2014/2015, sachant malgré tout que la première destination était toujours obtenue par les Etats-Unis.

Donc, un petit retour à la normale, même si la raison principale l’année dernière réside dans l’absence de neige au moment du démarrage de la saison, alors qu’au contraire, sur la côte Ouest des Etats-Unis, après un hiver précédent marqué par une forte sécheresse, et donc une fréquentation moindre, rattrapa largement son retard en dépassant la France, en net recul de 6 % par rapport à l’hiver précédent, avec les plus fortes baisse dans le Jura (- 23% sur un an), les Vosges (- 16 %), le Massif Central (- 15 %), et les Pyrénées moins fortement (- 7 %), légèrement contrebalancées par la Savoie (+ 1 %) et la Haute-Savoie (+ 0,1 %).

Mais ce petit contretemps n’entame en rien le potentiel du domaine français, qui est toujours le premier en Europe avec 52 millions de journées-skieurs vendues, alors que l’Autriche, deuxième, est à 49,9 millions de journées-skieurs (- 4 %), et que la première nation, les Etats-Unis, vous vous en souvenez, enregistre elle 53,9 millions de journées-skieurs (+ 0,6 %). Le record absolu pour la France fut même atteint durant la saison 2008/2009 avec 58,9 millions de journées-skieurs, et pour les Etats-Unis, 60,5 millions durant la saison 2010/2011. Comme quoi le « gap » n’est pas si important, il suffit juste qu’il neige au bon moment.

Mais pas que, car aujourd’hui les skieurs, notamment les étrangers (+ de 1,5 millions chaque année), ne recherchent plus le ski pour le ski dans des conditions précaires, rappelez-vous le film « Les Bronzés », mais recherchent plutôt des assurances quant à la qualité de l’enseignement (reconnu), dans le domaine de la sécurité et de l’entretien des pistes, ainsi que dans celui des infrastructures techniques et hôtelières justement.

Et s’il y a un autre aspect important dans la pérennité du domaine national, c’est celui de son utilisation durant la période estivale par les amateurs de randonnées pédestres, d’escalades, de VTT, ou de toutes autres activités de plein air ne demandant pas de neige, ce qui l’air de rien permettrait une fréquentation forte tout au long de l’année, assurant à l’ensemble de la filière (stations, commerces, entreprises) une activité permanente et non plus saisonnière, garante d’une augmentation des emplois fixes sur l’ensemble de ces territoires, sachant que sur la période hiver, ce sont déjà plus de 90 000 personnes qui vivent de ce que l’on appelle l’or blanc.

Et si en plus les nouvelles technologies apportent de nouvelles possibilités pour skier dans de bonnes conditions (voir documents ci-joint), ainsi qu’une utilisation de la neige artificielle dès l’automne, permettant la fabrication d’une sous-couche, en attente de la vraie neige, assortie d’une démarche verte en utilisant un tout nouveau système de neige artificielle à base d’eau et d’airs purs sans aucun adjuvant chimique, permettant à l’eau d’être totalement restitué naturellement à la fonte des neiges, cela ne ferait qu’augmenter les chances de la France pour reprendre aux Etats-Unis sa première place dès cette saison, tout en restant première en Europe évidemment

Donc, à toutes celles et ceux qui sont au ski, bonnes descentes, et n’abusez-pas trop du vin chaud.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cluster-montagne.com

. http://www.insee.fr/fr/statistiques/2121625

. Le Figaro du 19/09/16

. Les Echos du 17/11/16

. Mag’in France n°5 / janvier –février 2017

 

Salons :

. Alpipro (www.alpipro.com)

. Digital Montagne (www.digitalmontagne.com)

 

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3495 du 18 décembre 2016, le Parisien Magazine du 20 janvier 2017, et Ca m'intéresse de février 2017
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3495 du 18 décembre 2016, le Parisien Magazine du 20 janvier 2017, et Ca m'intéresse de février 2017
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Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3495 du 18 décembre 2016, le Parisien Magazine du 20 janvier 2017, et Ca m'intéresse de février 2017
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3495 du 18 décembre 2016, le Parisien Magazine du 20 janvier 2017, et Ca m'intéresse de février 2017

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3495 du 18 décembre 2016, le Parisien Magazine du 20 janvier 2017, et Ca m'intéresse de février 2017

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Business France, au service de l’internationalisation de nos entreprises.

Publié le par Jacques SAMELA.

Business France, au service de l’internationalisation de nos entreprises.

Il y a encore deux ans, elle s’appelait Ubifrance, et elle était l’agence française pour le développement international des entreprises.

Aujourd’hui, et ce depuis le 1er janvier 2015 et sa fusion avec l’agence française pour les investissements internationaux, elle s’appelle maintenant Business France (www.businessfrance.fr).

Son rôle, accompagner les entreprises françaises dans leur développement international, depuis le choix des marchés jusqu’à la concrétisation d’affaires et leur implantation, sans pour autant négliger l’attractivité et l’image de notre pays à l’international, avec des actions de prospection et d’aides pour attirer des investisseurs étrangers, soit par son entremise, 522 investissements en 2015, avec une hausse de 5 % par rapport à 2014.

Pour l’Hexagone, ce sont près de 10 000 entreprises exportatrices qui ont été accompagnées dans leur développement international, avec d’après l’Ipsos, un contrat sur deux signé en 2015, mais également, 4 000 entreprises exportatrices supplémentaires par rapport à 2014.

Placée sous la tutelle du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, du ministère du Commerce extérieur, et de la Direction générale du Trésor et de la Politique économique, elle s’appuie tout d’abord sur un réseau de partenaires comme Bpifrance et la Coface (www.coface.fr), avec qui elle s’est regroupé sous le label Bpifrance Export, afin d’apporter un soutien cohérent aux entreprises en termes de prospection des marchés internationaux, du financement et de la sécurisation de leurs projets à l’étranger, mais surtout sur ses 92 bureaux à l’étranger et ses 1 500 collaborateurs, spécialisés pour la plupart par domaines de compétence et secteurs d’activités.

Mais une autre de ses spécialités phares, c’est également de gérer et de développer le Volontariat International en Entreprises ou V.I.E., permettant à plusieurs milliers de jeunes français d’obtenir une mission professionnelle à l’étranger pendant une période pouvant aller de 6 à 24 mois, avec comme résultat depuis sa création, l’obtention d’un emploi à l’issue de leur mission pour près de 70 % des contractants.

Et tout en entamant sa troisième année d’existence, avec dès sa création et la signature du contrat signé avec l’Etat pour un objectif de 9 400 entreprises accompagnées par an au cours des trois prochaines années, l’agence, par l’entremise de sa directrice, Muriel Pénicaud, ancienne DRH du groupe Danone et ex-conseillère de Martine Aubry au ministère du travail au début des années 90, et auréolée d’un début plus que prometteur avec dès la première année 9 800 entreprises accompagnées, soit 400 de plus que le stipulait le contrat, compte bien évidemment continuer sur cette lancée, avec comme objectif d’associer aujourd’hui les nouvelles régions (13) sur le soutien qu’elles peuvent apporter aux exportations, à l’accueil des investissements étrangers et à la promotion de leur territoire, gage d’une synergie souvent absente à cette échelle, mais synonyme d’actions efficaces pour l’avenir de ces collectivités récentes en termes d’attractivité.

Sans oublier également d’accentuer ses efforts sur les ETI innovantes ne faisant pas partie des secteurs d’excellence français que sont l’aéronautique, l’armement, l’agro-alimentaire ou le luxe, en les aidant à se projeter à l’étranger, garant de nouveaux marchés et soucieuse d’éviter que l’économie française ne soit trop dépendante de ces secteurs phares, en faisant que d’autres justement, deviennent aussi incontournables, comme par exemple les Medtech, l’E-santé, les objets connectés, ou encoure l’Ad Tech (à suivre prochainement le sujet consacré à la société Teads), déjà bien placés pour la plupart.

Donc, s’il est un acteur primordial pour la compétitivité de nos entreprises à l’international c’est bien celui-ci, tout en nous gardant de détricoter, pour des raisons purement politiques, ce qui a été fait précédemment, et qui fonctionne justement plutôt bien (BpiFrance également).

A la rigueur, améliorons-le s’il le faut.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.businessfrance.fr

. Les Echos du 26 & 27/02/16

. http://www.frenchweb.fr/les-10-start-up-selectionnees-pour-representer-la-france-au-nrf-retails-big-show/275276?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=724782f102-EMAIL_CAMPAIGN_2017_01_10&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-724782f102-106733281

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 26 février 2016

Vu et lu dans Les Echos du 26 février 2016

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Le marché de Rungis, origine France

Publié le par Jacques SAMELA.

Le marché de Rungis, origine France

A quelques heures des fêtes de fin d’année, et afin de préparer des mets onctueux, où d’aller diner au restaurant, un acteur aujourd’hui incontournable, le marché de Rungis (www.rungisinternational.com).

Alors bien sûr, vous en avez tous entendu parlés, et notamment à cette période, où l’ensemble des chaines de télévision proposent chaque année son reportage exceptionnel.

Mais, le connaissez-vous vraiment, saviez-vous par exemple qu’il est le premier marché de gros de produits frais dans le monde, et que sa création date de 1110 ?

En effet, c’est à cette période que s’installe dans ce qui est aujourd’hui le 2ème arrondissement de Paris un marché alimentaire appelée au fil des ans les Halles de Paris ou le ventre de Paris. Il y restera plus de 8 siècles.

Entre-temps, et avant son déménagement définitif, les premiers pavillons abrités et réservés aux poissons sont installés sous Philippe-Auguste (1165-1223) et Saint Louis (1226-1270), François 1er (1494-1547) y initie de grands travaux qui durent près de 30 ans, Napoléon 1er inspire lui une refonte complète en confiant à l’architecte Baltard le soin de créer ce qui deviendra au final le Pavillon Baltard, aujourd’hui connu comme le Forum des Halles, nouvellement renouvelé.

Et c’est donc en 1962 que le transfert est annoncé, avec une ouverture officielle le 03 mars 1969, rejoint en 1973 par le marché de la viande, installé auparavant à la Villette, lieu connu des abattoirs de paris.

Aujourd’hui, le Marché d’intérêt national de Rungis (MIN), exploité par La Semmaris (société d’économie mixte), est donc je me répète, le plus grand marché de produits du monde avec 1 186 entreprises, représentant plus de 12 000 salariés, une surface de 234 hectares, 1 million de m2 de locaux, et un chiffre d’affaires avoisinant les 9 milliards d’Euros.

Les fruits et légumes y sont majoritaires avec 69 %, suivi des produits carnés avec 16 %, des produits laitiers, produits traiteur et alimentation générale avec 9 %, et pour finir, les produits de la mer et d’eau douce avec 6 %.

Et avec près de 20 000 acheteurs professionnels qui viennent se fournir sur le marché de Rungis, c’est un français sur cinq qui est directement approvisionné, avec une part non négligeable consacré à l’origine français.

En effet, en 2015, 730 000 tonnes de produits d'origine française y ont été vendus, sur un total de 1,6 millions de tonnes d’arrivages de produits frais, avec 62 % de fruits et légumes, 86 % de produits laitiers, et 52 % de produits carnés, ce qui représente près de 450 000 exploitations agricoles bénéficiant de ce remarquable outil, et permettant à près d’un million de personnes en France d’en vivre.

Sans oublier également la part prise par la région Ile de France elle-même, représenté sur un espace de 2 200 m2 appelé Le Carreau des Producteurs, où 80 maraichers et arboriculteurs de la région officient, avec depuis cette année, l’ouverture du Comptoir du Carreau, où se regroupe l’offre francilienne en produits alimentaires transformés (pain, confiture, jus de fruits, charcuterie, etc…). Ce qui en termes d’emplois à l’échelle de la région, représenterait grâce au marché, à la création ou le maintien de près de 30 000 emplois (28 852), soit 1 actif sur 200, et 1,4 emploi indirect en Ile de France.

Mais, au de-là de son rôle, désormais primordial de marché de première nécessité, il est aussi un acteur de la gastronomie française (inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco), en fournissant bien évidemment les grands noms de la cuisine française, en y accueillant la plus large gamme de produits d’origine contrôlés (AOC, AOP, IGP, Label rouge, etc…), mais aussi en y organisant en tant qu’ambassadeur des actions comme La Semaine du Goût et l’opération Fraich’Attitude, s’appuyant en cela sur une confrérie du nom de La Commanderie des Gastronomes Ambassadeurs de Rungis, créée en 1996, et dont le but est d’assurer la défense et la promotion de la dite Gastronomie développée à partir de produits frais.

Sans oublier la place prépondérante des produits bio, disposant d’un pavillon dédié exclusivement à ce marché en continuelle croissance.

Et demain me direz-vous ?

Eh bien il se prépare déjà aujourd’hui, avec notamment la création depuis 2015 de Rungis & Co (www.rungisandco.com), une pépinière-incubateur d’entreprises innovantes du secteur.

A l’initiative de La Semmaris et de la CCI du Val de Marne, cette nouvelle structure héberge et accompagne donc des entrepreneurs et des start-ups dans des domaines liés à l’agro-alimentaire, la logistique, le numérique et la prestation de services, avec comme résultats, des services innovants concernant la valorisation des déchets, le contrôle en continu et à distance de la température de la chaine du froid, une plateforme numérique d’optimisation de la logistique de proximité, sans omettre également l’installation du haut débit, et le lancement prochain d’une place de marché, permettant aux grossistes de proposer leurs produits sur un portail unique.

Mais aussi par l’obligation pour le marché de s’ouvrir à l’international, ce qui représente 10 % de son chiffre d’affaires aujourd’hui, et qui est déjà d’actualité avec la Russie et la signature en 2015 d’un contrat d’assistance technique de 28 millions de dollars sur quinze ans avec la ville de Moscou, l’aidant à implanter un marché de gros sur un site de 300 hectares tout en utilisant le label Rungis, en attendant de finaliser un contrat similaire avec Dubaï, et avec comme souhait avoué de conclure des contrats de ce type tous les deux ans.

En attendant, la Semmaris a prévu d’investir près de 500 millions d’Euros sur le marché durant la période allant de 2015 à 2025, afin d’améliorer encore plus l’aménagement du site, soit pratiquement un quart du marché, et donc d’accompagner l’ambition affichée qui est de projeter Rungis dans le XXI siècle naissant, tout en contrant ses concurrents.

Et pour ceux qui ne sont pas dans l’alimentaire, comme moi, vous pouvez visiter le marché grâce entre autres à l’agence « Visite Rungis » (www.visiterungis.com), avec un départ à 4 h 30 du matin au moyen d’une navette, une visite de l’ensemble des cinq pavillons composants l’ensemble du marché, avec au final, un petit déjeuner complet dit « Rungissois ».

Alors c’est vrai c’est tôt, même très tôt, mais il faut savoir que c’est le lot quotidien de la quasi-totalité des acteurs du marché, et que c’est l’unique moyen de voir de l’intérieur cette ruche en activité.

Bonne visite, bon appétit, et Bonnes Fêtes également.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.rungisinternational.com

. Les Echos du 08/12/15 et du 14/04/16

 

Le marché de Rungis, origine France

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L'Italie, un partenaire incontournable

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Italie, un partenaire incontournable

Au de-là des clichés, plutôt positifs, concernant « il bel Paese », que vous connaissez parfaitement, notre proche voisin, sous bien des aspects, est surtout un partenaire commercial et industriel de choix pour la France, et ce depuis de très nombreuses années, que dis-je, des décennies.

En effet, après avoir fêté leur 60 ans de jumelage en 2015, l’Italie et la France ont enregistré la même année un volume d’échange de près de 70 milliards d’Euros, avec une augmentation de 3 milliards par rapport à 2014, soit 31,8 milliards d’Euros d’exportations françaises vers l’Italie, et 37,3 milliards d’Euros d’exportation vers la France, avec au final une balance commerciale favorable à l’Italie avec 5,5 milliards d’Euros.

Et en ce qui concerne leurs positionnements respectifs, la France est donc le deuxième client de l’Italie avec une part de marché de 10,3 %, l’Allemagne étant devant avec 12,5 %, et aussi le second fournisseur de l’Italie avec 8,7 % du total de ses importations, toujours derrière l’Allemagne avec 15,4 %, et l’Italie quant à elle, elle est le 4ème client en France avec 7,1 % des exportations totales de marché, et le troisième fournisseur de la France avec une part de marché de 7,4 %, portés notamment par les secteurs de la défense, de l’énergie, de l’agro-alimentaire, de la finance, de la mode (bien évidemment), du textile, et de la culture.

Mais ces relations privilégiées ne seraient pas ce qu’elles sont aujourd’hui sans une présence forte de ces deux pays de part et d’autre des Alpes, avec pour l’Italie, une visibilité en France à travers 1 800 entreprises représentant près de 100 000 emplois, dont certaines sont si connues, qu’elles pourraient presque faire partie de l’industrie française, comme les groupes Ferrero (Nutella), Barilla (pates), Fiat (automobile), Illy et Lavazza (café), Galbani (fromages), mais pas Panzani, d’origine française, créé en 1940 par Jean Panzani, qui lui était d’origine italienne.

Ce qui fait que la France est ainsi devenue le premier pays étranger où les entreprises italiennes investissent, avec en tête la région Lombardie (Milano), à l’origine de 29 % de ces investissements, suivi de la Vénétie (Venezia) avec 19 % et l’Emilie-Romagne (Bologna) avec 15 %, concentrés sur certaines régions phares que sont l’Ile de France (22 %), la région Paca (15 %), et la région Midi-Pyrénées (12 %), avec en 2015, 84 nouveaux projets italiens d’investissements lancés, soit le meilleur résultat depuis dix ans.

Quant à la présence française en Italie, ce sont près de 48 milliards d’Euros provenant de l’Hexagone qui y ont été investis en dix ans, avec à la clé l’acquisition de 156 entreprises et la recherche de nouveaux marchés, gage d’un savoir-faire et d’une image de qualité reconnue dans le monde entier que l’on pourrait appeler « italianité », notamment en matière de management.

 Seulement voilà, ces rapports plus que privilégiés n’empêchent pas quelques tensions côté italien, où certains s’étonnent même de la passivité des autorités face aux offensives récentes de rachats de fleurons de l’industrie italienne comme Moncler par Eurazeo, Parmalat par Lactalis, ou encore Bulgari par LVMH, sans parler des ambitions de Bolloré et de Xavier Niel, les comparant même aux campagnes d'Italie d’antan, accompagnées d’une boutade plutôt répandue parmi les acteurs des milieux économiques italiens, n’attendant soit disant plus que l’arrivée de Bonaparte.

Cependant, au de-là de ces susceptibilités qui reviennent de temps en temps de l’autre côté des Alpes, notamment en ce qui concerne ce complexe de supériorité ressenti chez certains français, il faut quand même savoir que les groupes italiens ne se gêne pas pour acheter des groupes français de renommé comme Carte Noire par Lavazza pour 700 millions d’Euros, ou encore Grand Marnier par Campari pour 684 millions d’Euros, sans pour cela faire autant d’histoire, mais il est vrai n’égalant pas les sommes investis en Italie par les groupes français. Pour faire un parallèle avec le football, sport roi chez nos voisins transalpins, disons que la France mènerait aujourd’hui 2 buts à 1.

Et l’avenir dans tout cela, eh bien, il passera certainement par des collaborations dans certains secteurs d’avenir, afin notamment de créer des champions à l’échelle européenne et mondiale, avec comme idée d’associer le cartésianisme français à la fantaisie italienne, mais aussi l’art des italiens de savoir régler les problèmes à la dernière minute, gage d’une flexibilité plus poussée, et plus à même de s’adapter aux aléas de la compétitivité internationale, ce qui parfois manque aux entreprises françaises, frileuses quant à mener des actions commerciales à l’étranger.

Alors, que continue cette relation privilégiée entre ces deux pays latins, à l’origine, avec l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas de la création par le traité de Rome en 1957 de la CEE (Communauté économique européenne), aujourd’hui l’Union Européenne (objet en mars 2017 d’un dossier spécial), afin qu’ils puissent redevenir l’un des fers de lance d’une Europe en convalescence, un peu trop germanophone à mon goût mais sans être germanophobe pour autant, surtout qu’avec l’avènement de son cinquantième anniversaire l’année prochaine, moment plus que propice pour une relance forte, l’Union Européenne dans son ensemble ne pourrait en tirer que profit, donnant pourquoi pas l’envie à d’autres de relancer enfin ce processus initié à l’époque par quelques visionnaires quelque peu oubliés aujourd’hui.

Donc, c’est avec envie que je dis Forza Italia et Allez France, l’avenir européen est en partie entre vos mains.

Jacques Samela

Sources :

. www.tresor.economie.gouv

. www.lepetitjournal.com

. www.italie-france.com

. www.lemoci.com

. Les Echos du 29/05/16 et du 25/07/16

 

 

 

Vus et lus dans La Croix du 18 juillet 2016, et Les Echos du 25 juillet, du 31 octobre et du 03 novembre 2016
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La Chine : Le retour du péril jaune ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Passée de 10 % et plus durant ces dix dernières années, et à 7 %, voire moins aujourd’hui, la croissance chinoise a fortement ralentie, pesant de tout son poids sur les principales bourses mondiales et les estimations de croissance pour l’avenir.

En effet, après avoir été durant de nombreuses années l’usine du monde entier, avec à la clé des centaines de millions d’emplois nouveaux, mais aussi chez nous des délocalisations par centaines de milliers, en raison surtout d’un coût du travail défiant toute concurrence, la Chine tend aujourd’hui à changer de logiciel économique, en privilégiant cette fois-ci un modèle basé sur la consommation intérieure et les services, car, avec l’accès au progrès technique et économique, et donc de la sortie pour des centaines de millions de chinois de la pauvreté, c’est bien à une vie de citadins lambda qu’aspire aujourd’hui cette nouvelle classe moyenne, désormais capable de s’offrir par son labeur une voiture, un appartement, des études pour leurs enfants, et bien sur des vacances à l’étranger.

Et pour accompagner cette nouvelle donne, c’est bien à l’aide d’un plan digne d’un pays communiste, qu’il est encore malgré tout, que l’empire du milieu va donner cette impulsion, en mettant en œuvre un projet pensé par le président Xi Jimping, mis en œuvre en 2013, et dont le nom est : Une ceinture, une route (One belt, One road).

Ce projet, estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars, appuyé par la nouvelle banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII), dont la France est l’un des fondateurs, mais avec un refus des Etats-Unis d’y participer, aura pour but d’exporter son nouveau modèle de développement à d’autres pays, en investissant massivement dans les infrastructures (routes, ports, réseaux électriques et ferroviaires, aéroports), facilitant en cela le développement industriel, et permettant aux produits chinois d’accroître leur présence de l’Eurasie à l’Europe, avec d’une part un débouché terrestre avec des voies ferroviaires partant de l’ouest de la Chine, traversant l’Asie centrale, et aboutissant au final en Europe, et d’autre part, un débouché maritime, avec une série non négligeable de ports et d’infrastructures, permettant là d’accroitre le trafic maritime entre l’ Asie et le reste du monde.

Et quand on sait que la Chine est devenue la deuxième économie au monde talonnant de près les Etats-Unis, qu’elle est la 1ère exportatrice  mondial, et la 1ère détentrice de réserves de change, il y a peut-être un lien de cause à effet quant au refus de ceux-ci de participer à la BAI (voir plus haut), voyant arriver un concurrent on ne peut plus sérieux et pas toujours claire dans ses approches commerciales.

D’où cette question, doit on tout accepter de cette nouvelle Chine, et que pouvons-nous ou devons-nous faire pour travailler avec elle en totale réciprocité ?

Avant d’y répondre, quelques indications concernant les relations de la France avec la Chine, qui dans l’ensemble font preuve d’un grand dynamisme (+ 9,3 % en 2015), avec l’existence de partenariats fructueux dans plusieurs secteurs comme le nucléaire civil, l’aéronautique, l’agriculture et l’agro-alimentaire, les énergies renouvelables, la santé ou encore le numérique, avec à la clé, près de 170 M € d’échanges commerciaux chaque jours, restant en cela une des zones les plus forte pour le commerce extérieur français. Cela représente en tout près de 1 600 entreprises françaises, près de 2 900 implantations, 570 000 emplois, et 80 Mds d’€ de chiffre d’affaires.

Quant à la part chinoise sur notre territoire, encore limité, elle représente quand même 45 000 emplois et près de 650 filiales d’entreprises, plaçant donc la France au 2ème rang européen (derrière le Royaume-Uni, avant le Brexit) des destinations privilégiées des investisseurs chinois.

Sans oublier également les mesures prisent par La France pour accueillir cette nouvelle manne que sont les touristes chinois, plus de 2 millions en 2015, cinq attendus dans les prochaines années, en facilitant la délivrance des visas dans tous les consulats français en Chine, et ce en moins de 48 heures, tout en souhaitant également accueillir à brève échéance près de 50 000 étudiants chinois contre 20 000 aujourd’hui, gage d’une influence grandissante de notre pays chez les futurs cadres chinois.

Et l’Europe ? La crise de 2008 étant passé par là, c’est un continent où une majorité des pays, notamment ceux de l’UE, sont largement endettés, avec peu d’investissements à la clé, et comme la Chine, je le rappelle, est la 1ere  détentrice de réserves de change, eh bien en en profitant, elle s’engouffre dans la faille béante de l’endettement généralisé pour s’offrir par exemple les ports principaux de la Grèce ou du Portugal, une partie du secteur du textile italien, ou encore quelques vignobles français, plus ou moins prestigieux, en privilégiant  un précepte bien connu, que l’on retrouve notamment dans le livre en principe connu de nos dirigeants économiques, j’ai nommé L’art de la guerre de Sun Tzu, et qui est, de diviser pour mieux régner, empêchant justement l’UE de réagir de concert avec vigueur contre des pratiques toujours à la limite, mais bien ciblées.

Seulement voilà, avec un marché intérieur au potentiel énorme, il est clair que les instances européennes y réfléchissent à deux fois avant d’intervenir, d’où cette sensation de paraître naïf face à cette puissance en devenir, car au de-là de l’aspect économique, elle tend à se déployer également dans les domaines culturel et militaire, autre hantise des Etats-Unis, mais je l’espère aussi de l’UE, d’où cette nécessaire obligation de rester unis, plutôt que chacun de son côté, jouant justement en cela le jeu toujours pas clair de la Chine.

Quant à moi, mon sentiment, est que oui nous devons continuer à faire des affaires  avec la Chine, mais certainement pas au détriment de notre économie (française et européenne). En effet, nous devons éviter que notre savoir-faire technologique serve à l’élaboration de produits similaires, par la suite concurrents, comme par exemple dans les secteurs de l’aéronautique, du ferroviaire, ou de l’automobile, et donc d’être très exigeants et vigilants au moment de la signature des contrats.

Et il faut être aussi exigeant dans nos relations commerciales, en fixant notamment des règles strictes quant à l’avènement d’une réciprocité totale, car la Chine, particulièrement active dans nos économies ouvertes, tarde elle à s’ouvrir complètement aux entreprises étrangères, les obligeant par exemple à s’associer à une entreprise du pays, occasionnant un protectionnisme larvé qui ne veut pas dire son nom.

Et c’est là aussi que l’UE doit s’imposer, car comme les Etats –Unis ne souhaite pas s’ouvrir plus aux avances chinoises, et qu’elle a encore besoin (la Chine) de technologies afin d’acquérir ce qui lui manque aujourd’hui, il y a effectivement un réel potentiel à ne pas manquer, tout en restant bien évidemment vigilant, afin de garantir notre avenir industriel, et au final nos emplois, le sujet du moment concernant la vente de STX Europe (www.stxfrance.com) étant un exemple flagrant de ce qui se passe justement aujourd’hui, avec en embuscade des groupes chinois désireux de s’approprier un savoir-faire primordial pour eux, mais surtout pour la pérennité de l’industrie navale française, civile, et surtout militaire.

 J’ose espérer que l’Etat français saura réagir dans le sens d’une indépendance si chère à notre pays, augurant pourquoi pas d'une réponse également européenne, ce qui serait peut-être le signe d’une prise de conscience non seulement nationale. A suivre.

Et pour finir, petite question sur le Royaume-Uni (pour combien de temps encore ?) d’après Brexit, pourra t’il contrer seul les assauts chinois ? Attendons pour voir, mais il est vrai que l’union fait toujours la force, à retenir pour le futur.

Jacques Samela

 

Sources :

. Ouest France du 12 novembre 2015

. Les Echos du 16 décembre 2015

. Les Echos du 28 janvier 2016

. La croix du 02 août 2016

. Les Echos du 02 et du 29 septembre 2016

. L’Usine Nouvelle n° 3482 du 18 septembre 2016

. www.gouvernement.fr

. www.tresor.economie.gouv.fr/pays/chine

. A lire : L’Usine Nouvelle n° 3482 du 18 septembre 2016

La Chine : Le retour du péril jaune ?
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La petite histoire du plus grand musée du monde

Publié le par Jacques SAMELA.

La compétitivité se niche vraiment partout, j’en veux pour preuve l’importance prise par le Musée du Louvre (www.louvre.fr) aujourd’hui dans l’attractivité de la ville de Paris bien sûr, de la France également, mais aussi dans le solde plus que positif des visiteurs étrangers venant chaque année dans notre pays, avec en 2015, près de 85 millions de touristes, dont 8,6 millions pour le Louvre.

En effet, il est considéré à juste titre comme le musée le plus visité au monde devant le British Museum de Londres (6,8 millions), dont l’entrée est gratuite, et le Metropolitan Museum of Art de New York (6,5 millions), le deuxième musée français quant à lui étant vous l’imaginiez certainement, Versailles avec plus de 7 millions de visiteurs, suivi d’assez loin par le Musée national d’art moderne ou Centre Beaubourg avec plus de 3 millions de visiteurs.

Alors bien sûr, on y trouve des œuvres d’art uniques et reconnues de par le monde, mais il faut savoir aussi que c’est l’un des plus grand musées du monde par sa surface d’exposition avec 60 600 m2, et bien sûr par ses collections, qui comprennent près de 460 000 œuvres dont seulement 38 000 exposées, allant de l’art occidental du Moyen âge, en passant par les civilisations antiques, les arts premiers chrétiens et musulmans, sans oublier également les collections de peintures et de sculptures, sachant justement que dans ses sous-sols, des œuvres et des collections par centaines attendent avec impatience d’être présentées un jour.

Ce qui sera peut-être chose faite avec l’ouverture vers la fin de l’année du Louvre d’Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, après un accord signé en 2007, sans oublier le Musée du Louvre-Lens, ouvert lui depuis décembre 2012, et accueillant en moyenne près de 400 000 visiteurs chaque année, avec une pointe à 900 000 en 2013, soit un an après son inauguration.

Mais que dire également de l’importance de la pyramide du Louvre sur son aura, œuvre de l’architecte sino-américain Leoh Ming Pei, et inaugurée en 1989 dans le cadre du projet du Grand Louvre malgré les critiques acerbes des puristes (comme Beaubourg), et qui aujourd’hui joue plus que son rôle dans l’attractivité du lieu, devenant même l’une des œuvre les plus visitées avec la Joconde et la Vénus de Milo.

Donc oui, son positionnement est aujourd’hui incontournable dans le parcours touristique lambda, mais connaissez-vous vraiment son histoire, celle de l’avant musée ? Non ?

Comme beaucoup de monde en fait, moi compris.

Voici donc un court aperçu d’une épopée dont l’origine remonte quand même à la fin du 12ème siècle.

En effet, c’est sous l’impulsion de Philippe Auguste (1165-1223) que l’histoire du Louvre commence, avec en 1190, la construction d’une enceinte fortifiée pour protéger Paris avant son départ pour les croisades. Elle servira donc au début comme forteresse de garnison, avec en son sein une grosse tour servant elle de coffre-fort royal et de prison pour personnages importants.

Ce n’est donc qu’au sortir de la guerre de Cent Ans, en 1528, que François 1er (1545-1547), par une déclaration officielle décida d’en faire sa principale résidence, détruisant l’ancien édifice au profit de nouveaux bâtiments plus confortables pour cette nouvelle fonction.

Ensuite, c’est durant les 72 ans que dure le très long règne de Louis XIV (1638-1715), et notamment son départ pour le château de Versailles, qu’une partie des collections royales de tableaux et de sculptures antiques sont entreposées dans l’ancien palais royal, avec comme idée d’en faire un dépôt d’œuvres d’art appartenant à la couronne de France, avec en 1793, l’ouverture du « Muséum central des arts de la République », où étaient exposées près de 650 œuvres.

Sous Napoléon (1769-1821), il prend le nom de Musée Napoléon avec un certain Dominique-Vivant Denon comme premier directeur, s’enrichissant du butin des campagnes militaires de l’empereur, suivi après la fin de son règne, par le Musée royal du Louvre, fondé lui par l’ordonnance du 22 juillet 1816 Louis XVIII (1755-1824) son successeur.

La III ème République (1870-1940) le consacrera comme propriété de l’Etat, et en 1938, suite aux rumeurs d’une guerre imminente, les chefs d’œuvres comme la Joconde ou la Victoire de Samothrace seront évacués et éparpillés dans divers lieux en France, soit près de 200 voyages et près de 5 400 pièces déplacées.

Elles firent le voyage inverse au sortir de la guerre, grâce notamment à la Commission de récupération artistique (CRA), dont faisait partie Rose Valland, conservatrice du musée du Jeu de Paume, et rendu célèbre par son action consistant à répertorier toutes les œuvres volées aux juifs aisés par les allemands et notamment Hermann Göring à l’origine d’une véritable razzia d’œuvres d’arts inestimables dans toute l’Europe en guerre. Je vous conseille en passant de voir le film de George Clooney intitulé « The Monuments Men » relatant de cette équipée d’hommes chargés de retrouver ces trésors dérobés.

Et c’est sous le premier mandat de François Mitterrand (19882-1988) qu’est décidée l’extension du Musée du Louvre, en libérant notamment l’aile Richelieu, occupé pendant de nombreuses années par le ministère des Finances et relogé sur le nouveau site de Bercy, permettant le réaménagement et l’agrandissement du lieu, complété par cette nouvelle entrée sous la désormais célèbre pyramide (voir plus haut), donnant l’occasion au musée de devenir l’un des plus grands au monde sous l’appellation désormais incontournable de Grand Louvre.

Incontournable oui, mais aussi recherché, notamment par le cinéma et la télévision, devenant le premier site filmé de Paris avec des films comme le Da Vinci Code de Ron Howard, Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Luc Besson, et pour les moins jeunes, la série Belphégor avec Juliette Greco dans le rôle principal, adaptée au cinéma en 2001 par Jean-Paul Salomé, avec cette fois-ci Sophie Marceau dans le rôle- titre, avec à la clé une visibilité nationale et internationale de premier plan, mais aussi des recettes non négligeables, sachant qu’une journée de tournage coûte 10 000 € hors taxe, ce qui obligea par ailleurs les producteurs du film Da Vinci Code de débourser la somme de 2,5 millions d’Euros pour pouvoir tourner dans le Louvre.

En tout cas, c’est peut-être ce qui a permis au Louvre de compléter l’opération financière de 60 millions d’Euros censée repenser l’entrée principale du musée en modernisant et fluidifiant les déplacements, passant notamment de trois à cinq points d’accueil, car prévue à sa conception pour accueillir 4,5 millions de visiteurs, l’entrée en question, située donc sous la pyramide, était vous l’aviez compris on ne peut plus dépassée.

Et quand on sait que l’objectif de la France est d’accueillir 100 millions de touristes par an pour les prochaines années (85 millions en 2015), il est clair que l’affluence du musée est loin de se tarir, et ce même si il a perdu près de 600 000 visiteurs à la fin de l’année dernière, dû certainement aux évènements du 13 novembre 2015.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. https://fr.vikidia.org/wiki/Mus%C3%A9e_du_Louvre

. http://www.louvre.fr/histoire-du-louvre

. http://www.linternaute.com/histoire/motcle/2690/a/1/1/louvre.shtml

. http://www.aufeminin.com/sortir/louvre-histoire-du-louvre-secrets-du-louvre- d6169x29464.html

. Capital / Janvier 2016

. La Croix du 07 janvier 2016

. Le Figaro du 04 avril 2016

. Direct Matin du 05 juillet 2016

. Les Echos du 06 juillet 2016

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