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Station F, sa genèse, son objectif, et mon rdv

Publié le par Jacques SAMELA.

Station F, sa genèse, son objectif, et mon rdv
Station F, sa genèse, son objectif, et mon rdv

Le 29 juin 2017, le président Macron, à peine élu, inaugurait en grande pompe Station F, située en lieu et place d’un ancien centre de tri postal du 13ème arrondissement de Paris, et connu sous l’appellation « Halles Freyssinet » (https://bybeton.fr/grand_format/halle-freyssinet-le-beton-catalyse-les-start-ups), le projet de Xavier Niel (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html), créateur de Free, ou encore de l’Ecole 42.

Imaginé donc par son instigateur dès 2013, il lui faudra, après son rachat en 2014, près de 3 ans de travaux et 250 millions d’Euros d’investissements propres pour concevoir ce qui est devenu aujourd’hui le plus gros incubateur du monde avec plus 1 000 startups installées.

Et depuis six ans, ce sont plus de 5 000 qui y ont été accompagnées, ainsi que près de 30 000 entrepreneurs, accueillis eux pour bénéficier des nombreux programmes dédiés à leurs profils (https://stationf.co/programs), comme par exemple Launch by Station F, Founders Program 2.0, ou encore FemTech Program, complété en cela par un autre à vocation plutôt international, intitulé lui Immersion Program.

Alors, sur les 34 000 mètres carrés (d’origine) de l’édifice, trois halles distinctes composent ce lieu, soit une pour l’hébergement des incubateurs des grands groupes (LVMH, Ubisoft, Thalès, TotalEnergies, BNP Paribas, Microsoft, etc…) et des écoles de commerce (HEC, EDHEC, INSEAD), une pour les laboratoires de recherche et leurs expérimentations, et la dernière, accueillant le restaurant « La Felicità » du groupe Big Mamma (www.lafelicita.fr), soit quand même 4 500 mètres carrés, comprenant 8 cuisines avec 9 chefs, 3 bars, et le tout, entièrement dédiés à la cuisine italienne.

La Dolce Vita au service de l’innovation ?

En tout cas, il est clair que les neurones fonctionnent bien mieux avec le ventre plein, même si après un bon repas, une petite sieste s’invite à l’improviste (https://kqueo.fr/blogs/blog-kqueo/pourquoi-faire-la-sieste-au-travail), avant de repartir de plus belle.

Et comme l’idée de départ était que les acteurs puissent s’épanouir totalement à quelques pas (15 minutes en vélo) du site de l’incubateur, une résidence dite de « coliving » (https://immobilier.lefigaro.fr/vivre-dans-son-logement/guide-vie-dans-le-logement/492-qu-est-ce-que-le-coliving/),  et appelée Flatmates (https://stationf.co/services/flatmates) a été créée à Ivry/Seine, pouvant accueillir 600 personnes.

Et manifestement cela fonctionne, car sur le nombre de sociétés accompagnées (voir ci-dessus), il faut savoir que le taux de survie est particulièrement élevé, car me basant sur des chiffres datant de l’année dernière, plus de 90 % seraient toujours en activités, alors qu’habituellement, plus de 80 % des start-up disparaissent au bout de deux ans d’activité.

Mais au fait me direz vous, pourquoi Station F, et pas t comme tech, ou s comme start-up ?

Eh bien tout simplement pour rendre hommage au créateur de l’ancien site (voir ci-dessus), créé lui en 1922, par celui que l’on appelle le père du béton précontraint, l’ingénieur Eugène Freyssinet (https://www.batiactu.com/edito/qui-etait-eugene-freyssinet-55504.php). D’où le F.

Comme quoi, le monde des nouvelles (jusqu’à quand ?) technologies et de la disruption, peut également se satisfaire de simplicité.

Oui, mais sans pour autant quand même, d’oublier l’objectif premier de sa création, qui était de devenir le fer de lance d’un écosystème d’innovations à la française, et de l’installer dans la durée, suivant parfaitement en cela le souhait du président de la République, d’atteindre les 100 licornes hexagonales, et 10 start-ups valorisées à plus de 10 milliards de dollars à l’horizon 2030.

Aujourd’hui nous en sommes à 29 (https://blog.hubspot.fr/sales/licornes-francaises).  

Gageons donc que l’équipe en place, dirigée depuis le début par sa jeune directrice, Roxane Varza, saura mener à bien cette mission, et faire que cet objectif présidentiel puisse être atteint en temps et en heure.

Et comme mon activité professionnelle m’amène justement à m’y rendre pour la 1ère fois cette semaine, je tenterai, par une immersion presque totale de ma part dans ce lieu de tous les possibles, de vous faire vivre cette dynamique au plus près. Donc, je vous donne rendez-vous vendredi pour vous en rendre compte.

A bientôt.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://stationf.co/

. https://business-cool.com/entreprendre/se-lancer/station-f-incubateur/#:~:text=Le%20nom%20%C2%AB%20Station%20F%20%C2%BB%20provient,de%20centre%20de%20tri%20postal.

. https://www.lesnumeriques.com/pro/french-tech-station-f-a-accompagne-plus-de-5000-start-up-en-5-ans-n186685.html

. https://www.planetegrandesecoles.com/station-f-creation-objectifs-et-ambitions#:~:text=Station%20F%20a%20%C3%A9t%C3%A9%20cr%C3%A9%C3%A9e,de%20cr%C3%A9er%20l'incubateur%20num%C3%A9rique.

. https://www.frenchweb.fr/station-f

 

A lire et à voir :

. https://www.forbes.fr/entrepreneurs/inauguration-station-f-emmanuel-macron-start-up-nation/

. https://www.youtube.com/watch?v=JMtZN55lyYc

 

Rappel :

. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/06/incubateur-la-poule-aux-oeufs-d-or.html

 

 

 

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Collants oui, mais pas trop

Publié le par Jacques SAMELA.

Collants oui, mais pas trop
Collants oui, mais pas trop

Vous souvenez-vous du refrain qui depuis sa 1ère utilisation, en 1970, et adapté de la musique du film intitulé « Le Renard », du compositeur de renom Lalo Schifrin, qui faisait « papapapa papaaa » ou « ta ta tatatata », c’est selon, et qui accompagne encore aujourd’hui les écrans publicitaires de la marque ?

Une idée ?

Allez, un indice supplémentaire. Les femmes en furent les premières utilisatrices, et aujourd’hui, il s’en vend un toutes les secondes et demie dans le monde.

Toujours pas ?

Bon, j’arrête de jouer avec vos nerfs, il s’agit en fait des collants de la marque Dim, dont l’histoire débuta dans les années cinquante du siècle dernier.

En effet, en 1953, un certain Bernard Giberstein, ingénieur agronome de formation, importa des Etats-Unis les premiers métiers à tisser les bas-couture en nylon, découverts par les françaises au sortir de la 2ème guerre mondiale.

Inventé en 1935 par Wallace Carothers, chimiste du groupe Dupont de Nemours, le nylon eu tout d’abord une autre utilisation, qui fût celle de fabriquer des brosses à dents, avant de trouver certainement là son utilisation phare en 1939, soit de servir à la fabrication de ce que l’on appelait à l’époque les « bas en soie synthétique », et dont la 1ère année de vente suscita l’achat de 64 millions de paires de bas.

Et donc, pour en revenir à notre pays, après l’importation de ces métiers à tisser, Bernard Giberstein déposera 3 ans plus tard le brevet des bas sans couture, créant pour le coup la société Bégy, ainsi que la marque intitulée « les bas dimanche », dont le succès ne se fit pas attendre, car selon la réclame de l’époque, ils étaient chics et pas chers.

Par-contre, pour retrouver l’appellation qui est celle que nous connaissons encore aujourd’hui, il faudra attendre 1964, et l’agence Publicis conseillant au dirigeant d’en raccourcir le nom, afin d’être encore plus visible, et facile à retenir. Cette même année, sera également lancé le concept du bas vendu à l’unité, et des trois bas par paire, afin d’en avoir un de secours en cas d’accident.

Cela ne vous rappelle-t-il pas le concept de la marque Afflelou, qui consiste à bénéficier de 2 paires de lunettes supplémentaires à 1€ de plus. La question est, s’en est-il inspiré ?

Ensuite, après ce changement  finalement judicieux, la nouvelle marque se lancera à l’assaut de l’avènement de la mini-jupe (https://www.radiofrance.fr/franceculture/la-minijupe-entre-emancipation-et-sexualisation-2368364), en lançant, pour accessoiriser ce nouveau symbole de l’émancipation féminine, les collants « Tels Quels », conditionnés par 10, et vendus à prix plus que bon marché. Elle deviendra à la suite de ce nouveau succès, le numéro 2 mondial du secteur.

Les années qui suivront seront celles de la diversification, avec entre autres le lancement des chaussettes « Dimettes », de sa 1ère collection de lingerie féminine, ainsi que de celle dédiée aux hommes, avec l’apparition de caleçons, boxers et slips, sans oublier également les enfants, avec le lancement de vêtements de nuit.

Mais aussi celles de l’innovation, avec en 1986, le retour des bas, avec la création des « DIM’UP », tenant tout seul, grâce à une bande collante dans la partie supérieur, et remplaçant pour le coup les jarretelles, le lancement en 1993 des collants « DIAM’S », donnant un effet ventre plat bluffant, en 2012, celui du collant « Generous », sublimant les rondeurs jusqu’à la taille XXL , et en 2020, deux produits révolutionnaires que sont le « Zippy », un change sans pressions pour les bébés, et « DIM Protect », une culotte bio, simplifiant le moment des règles.

Photo J.S

Photo J.S

Bon, étant tenu par le temps, et souhaitant vous donner l’occasion de découvrir par vous-mêmes qu’ils manquent d’autres modèles significatifs de la marque, ce que, chères lectrices, voire chers lecteurs, n’avez certainement pas manqué de voir, je vous engage à aller sur le site du groupe (voir ci-dessous), vous aurez par dates tous ses grands moments, avec quelques surprises, comme par exemple l’indication du tournage en 1977 d’un film publicitaire par le réalisateur Ridley Scott, celui de Gladiator, Blade Runner, Alien, et j’en passe.

Par-contre, ce qu’il ne fallait pas rater (c’est fait désormais), c’est que la marque, détenue désormais par le groupe Dim Brands International, va rapatrier d’Allemagne sa production, représentant près de 19 millions de paires, sur son site historique d’Autun, en Saône et Loire, portant à plus de 90 % de celle-ci (sa production) sur le sol français (https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/dim-relocalise-90-de-sa-production-de-collants-dans-son-usine-historique-en-france-970332.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230720&M_BT=6363555962).

Ce qui au final, répondra parfaitement aux attentes de sa fidèle clientèle, sensible désormais aux aspects de provenance des produits, et bien évidemment de ce que moi je nomme « le « Fabriqué en France », considéré de plus en plus comme un gage de qualité et d’un certain savoir-faire, reconnu et apprécié à l’international, l’exemple du luxe en est un exemple des plus probants, non négligeable pour gagner encore plus de nouvelles parts de marché hors de France, qui reste somme toute encore son principal marché, avec quand même un collant vendu toutes les secondes et demie.

Donc, finalement, revenir au pays pour mieux se projeter au-delà des frontières hexagonales n’est certainement pas anodin, plutôt stratégique même, et l’avenir, en musique à nouveau, « papapapa papaaa », leur en donnera certainement raison. A suivre donc.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.dim.fr/l-histoire-de-la-marque/post_histoire_marque.html

. https://www.bible-marques.fr/dim.html#:~:text=L'id%C3%A9e%20est%20celle%20de,est%20la%20naissance%20de%20Dim.

. https://www.marieclaire.fr/,success-story-dim-des-bas-dimanche-aux-petites-culottes,824385.asp

 

 

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VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)
VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)

« The Laughing Cow » dans les pays anglo-saxons, « Gülen Nek » en Turquie, « Con Bo Cui » au Vietnam, et chez nous, vous la connaissez sous l’appellation « La Vache qui rit » ou VQR.

Alors, j’imagine sans trop me tromper, que vous l’avez goûté au moins une fois dans votre vie, voire vous l’avez dégusté sans retenue à l’école, aux goûters, en colonie de vacances, en pique-nique ou en voyage. Rien que d’en parler, cela me met l’eau à la bouche, et comme j’en ai chez moi, un petit retour en arrière s’impose.

Mais bon, avant cela, quelques minutes de votre temps pour découvrir la genèse de ce petit triangle de saveur fromagère.

Donc, tout commença en 1865 à Orgelet dans le Jura, où s’établit comme maître affineur un certain Jules Bel. Son activité, acheter des meules « blanches » de fromages à pâte dure, appelées »fruitières », afin de les faire vieillir.

En 1897, dans une situation bien installée, il confia ses affaires à ses deux fils, Henri et Léon, et la maison Bel devint « Bel frères ». Quelques années plus tard, c’est Henri qui quittera la maison familiale, laissant les manettes à Léon, qui changera le nom en « Léon Bel, Gruyère en gros ».

Ensuite, un événement mondial et une invention venant de la Suisse voisine déclencheront le processus vers ce que nous connaissons donc aujourd’hui.

En effet, mobilisé durant la 1ère guerre mondiale aux escadrons du « Train », notamment sur la partie consacrée au ravitaillement en viande fraiche des soldats du front, Léon découvrit sur les wagons les dessins, plutôt humoristiques, des insignes identifiant les différentes unités, et particulièrement celle créée par Benjamin Rabier (1864-1939), illustrateur renommé de l’époque, qui après une demande express d’un commandant, élabora l’image d’un bœuf souriant, baptisé très rapidement par les poilus « La Wachkyrie », en référence au modèle hilare représenté, mais surtout aux Walkyries, divinités servant Odin dans la mythologie nordique, très appréciées des allemands.

Et au même moment, en 1917, trois frères suisses (Emile, Otto et Gottfried Graf) importèrent en France la technique de fabrication du fromage fondu, élaboré quelques années plus tôt de l’autre côté des Alpes, suisse, par un certain Gerber. Bon, économique, pâte gouteuse, conditionnée dans des boites métalliques supportant les longs voyages et les climats chauds, les frères en pressentirent rapidement le succès.

Ce qui fut le cas également de Léon, qui après sa démobilisation en 1919 et son retour aux manettes de son entreprise, en proie à des difficultés, à la limite de la faillite, sut percevoir dans ce fromage le potentiel pour se relancer, invitant Emile Graf afin qu’il lui présente cette nouveauté, mais surtout qu’il lui apprenne ce procédé prometteur.

Et en 1921, suffisamment sûr de lui, il déposera la marque « La Vache qui rit », traduction francisé de ce que les poilus mentionnaient (voir plus haut), avec comme idée également, d’y associer ce dessin, vu durant sa mobilisation, représentant un bœuf hilare, qui comme vous le savez maintenant, quoique modifié, deviendra l’image d’Epinal du groupe, qui lui, en 1922, deviendra la « Société Anonyme des Fromageries Bel », qu’il dirigera jusqu’en 1937, avant de le transmettre à son gendre, Robert Fievet.

Mais avant cette cession, Léon Bel, définitivement relancé, sut grâce à la création d’une nouvelle usine en 1926, moderniser sa production, tout en améliorant au passage les conditions de travail de ses ouvriers, peaufiner l’aspect visuel de son logo, en rajoutant, après une idée de sa femme, des boucles d’oreilles en forme de boite de VQR, et créer au sein de son entreprise, un bureau de la publicité composé de 12 personnes, lui permettant de gérer sur place et sous sa coupe, les actions de communication, car il avait également compris depuis longtemps l’importance de cette activité naissante pour les ventes de ses produits.

Et en effet, il fut vraiment précurseur en ce domaine, car il participa aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique, il organisa de grands concours avec la possibilité d’y gagner des lots de choix, en 1936, le premier prix en était une Peugeot 401, et il soutint également des événements sportifs comme les Six Jours de Paris, et la Caravane du Tour de France dès 1933. Plus tard, c’est dans la rue, le métro, à l’arrière des bus, dans la presse, les cinémas, que l’on retrouvera l’effigie si reconnaissable de La Vache qui rit, mais aussi dans la panoplie des écoliers des années 50, élaborant avec l’apport de grands illustrateurs de l’époque, des protège-cahiers et des buvards.

Et donc, avec cette nouvelle usine, qui lui permit de passer à une production de 120 000 boîtes de VQR par jour, étant également passé de la boite en métal d’origine à une boite en carton où était présentées les désormais célèbres portions individuelles, elle lui permit surtout de répondre aux demandes de plus en plus pressantes venant de divers pays européens, dont les consommateurs découvraient avec plaisir, notamment les enfants, ce que pouvait apporter ce petit fromage facile à tartiner.

Et après la seconde guerre mondiale, le groupe Bel, sous l’égide cette fois-ci du gendre de Léon, apporta quelques changements primordiaux pour sa diffusion croissante dans une Europe en quête de produits à même de répondre aux besoins alimentaires du moment, pour petits et grands, en augmentant le taux de matières grasses à 40 % en 1948, et 50 % en 1955.

Mais pas seulement en Europe, rappelez-vous des appellations diverses de La Vache qui rit vu au début de ce sujet. Dans le monde entier elle est connue et appréciée, mais pas de la même manière par contre, car enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays dits en voie de développements, elle est dégustée allégée ou aromatisée au cheddar aux Etats-Unis et au Canada, au goût barbecue au Maroc, et même à la fraise en Asie. En tout, elle est distribuée dans près de 140 pays, et 125 portions seraient consommées chaque seconde dans le monde, élaborées aujourd’hui par 13 usines du groupe. Il est loin le temps du petit affineur de gruyères.

Cependant, afin justement de retrouver le goût d’antan, le groupe Bel a décidé d’abandonner le lait en poudre sur son premier marché, qui reste la France, avec une famille sur trois consommant encore ce petit fromage, pour revenir au lait non transformé, produit qui plus est dans l’Hexagone. Petit clin d’œil en arrière, alors qu’il vient quand même de fêter (2021) son premier centenaire. Bonne idée.

Bon, tout en espérant ne pas avoir été trop long, et pourtant il y a encore de quoi dire (voir documents en présentation), vous aurez peut-être envie d’une petite tartine après avoir lu ce sujet, et si vous voulez en savoir encore plus, n’hésitez-pas à vous arrêter à « La Maison de La vache qui rit » à Lons Le Saunier, berceau du groupe, vous y retrouverez tout ce que la petite fille de Léon, en 2009, a souhaité représenter de cette saga familiale, toujours dans le giron du groupe à hauteur de 71 % du capital. Bonne visite à ceux qui s’y rendront, et bonne dégustation à ceux qui vont se faire une petite tartine. Pas d’heure pour cela.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.lamaisondelavachequirit.com/

. https://www.jura-tourism.com/patrimoine-culturel/maison-de-la-vache-qui-rit/

. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-15/la-vache-qui-rit-fete-ses-100-ans-et-cest-le-fromage-le-plus-consomme-du-monde-f618ec60-3b84-4217-b59d-476df6f0568e

. https://www.agro-media.fr/actualite/mais-alors-pourquoi-la-vache-qui-rit-rit-3501.html

 

A lire :

. https://www.alliancy.fr/bel-transformation-data-marketing?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTEzNjt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjJhMmViNzY0NWQxYjY5MDE5MTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220610

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/vqr-en-maturation-perpetuelle-episode-3.html

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/22

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/22

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3702 de janvier 2022

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3702 de janvier 2022

La Data, un facteur de décision clé pour Bel dans un contexte de volatilité

https://www.alliancy.fr/data-facteur-decision-bel-volatilite?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTM3MTt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMzcxO3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjQzOGY5OTRhYTU1YTI5MzIwMDc0MyI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMzcxO319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=2023%2F04%2F14

Christophe Auffray - le 13 avril 2023

 

L’exploitation des données fait désormais partie du parcours de transformation de l’industriel Bel. L’entreprise a d’abord mis l’accent sur les usages au service du marketing, mais prévoit d’optimiser l’ensemble de sa chaîne de valeur grâce à la Data.

« La data change véritablement la manière dont on opère », déclarait en mai 2022 Béatrice Grenade, Chief Data and Marketing Transformation Officer de Bel. Le producteur de produits tels que la Vache qui rit, Babybel, Kiri ou Boursin se situe cependant encore dans la première phase de sa transformation.

Et comme dans d’autres secteurs, le groupe a fait le choix de mettre d’abord l’accent sur un métier souvent plus mature sur la Data, à savoir le marketing. Mais cette fonction est aussi la plus challengée par le climat économique actuel, à la fois incertain et volatil, souligne Gaël Demenet.

Un contexte d’hyper-volatilité et d’instabilité

Le directeur Data & AI de Bel s’exprimait à l’occasion de la conférence Retail & e-commerce du Hub Institute. Et de rappeler l’importance accordée aux données comme instrument essentiel de la prise de décision depuis les 24 derniers mois.

Covid, guerre en Ukraine et ses conséquences participent à créer « un contexte d’hyper-volatilité et d’instabilité. » Un tel environnement appelle à des évolutions de la part des décideurs. Cela vaut notamment en ce qui concerne les attributions de budgets marketing.

C’est pour répondre à ces enjeux que les usages de la Data se sont développés chez Bel. Pour les équipes Data & IA, rattachées à la direction de la transformation, les données servent ainsi trois finalités business : l’anticipation, l’arbitrage et l’empowerment (ou augmentation) des collaborateurs.

Acheteur de matières premières, dont le lait, mais aussi de carton pour le conditionnement de ses produits, Bel est très impacté par l’inflation. Grâce aux données, l’entreprise s’efforce donc “au maximum d’anticiper les fluctuations des prix et d’en déterminer les impacts afin, dans un second temps, de scénariser des prises de décisions.”

Pour le pilotage, l’anticipation à des horizons de deux à trois ans ne suffit pas. Celui-ci nécessite également des décisions à plus court terme via des arbitrages sous contraintes. Bel doit ainsi répartir ses dépenses entre 30 BU et des marques multiples, dont 5 fortes, chacune avec ses spécificités.

Version augmentée de l’humain grâce à l’IA

Les données sont donc un moyen pour la direction Data “de responsabiliser ses clients internes” et de les aider dans leurs décisions. La finalité : créer une complémentarité avec les collaborateurs métiers aboutissant à une “version augmentée de l’humain grâce à l’IA”.

Dans le domaine du marketing, cette ambition s’est traduite par la conception d’une suite de programmes. Leur usage permet aux marketeurs et financiers de répondre à la question de l’allocation optimale du budget marketing à trois niveaux (pays, marque et touchpoint).

Concrètement, lors de la conception du budget N+1, directeurs financier et marché ont accès à un premier outil conçu pour les aider à allouer les enveloppes entre les pays. “Nous avons développé un modèle assez simple qui score l’ensemble des pays sur deux axes : le potentiel de croissance d’un pays (…) et sur l’autre axe le potentiel de nos marques à délivrer”, détaille Gaël Demenet.

Ce modèle génère un score et ainsi un classement entre les pays en termes d’allocation de moyens marketing. “Cela marche plutôt bien, et ce depuis quelques années”, se félicite l’expert Data et AI de Bel.

Les tâches d’allocation sont cependant loin d’être finalisées à ce stade. Au niveau de chaque marché, l’industriel doit encore répartir ses dépenses entre ses marques et canaux de communication ou touchpoints (télé, PLV, réseaux sociaux…).    

Recommandation des touchpoints à sélectionner

Sur le volet des canaux, Bel a mis au point un processus, supporté par “un petit modèle” basé sur RSQ (Reach Cost & Quality). Le modèle heuristique permet de créer une monnaie commune entre l’ensemble des canaux. Le RSQ détermine un coût contact qualifié (pour un objectif et une cible).

L’apport de la data science permet ici de modéliser des courbes de saturation pour chacun des touchpoints. Pour aider à la prise de décision, cette modélisation fournit des indicateurs à forte valeur ajoutée : les points minimal et maximal d’investissement, et le point optimal.

“Selon le score RSQ, le budget total et les courbes de saturation, l’algorithme va recommander les touchpoints à sélectionner avec les allocations associées”, explique Gaël Demenet. Ces insights sont exploitables directement par les équipes marketing, “notamment pour challenger ce que peuvent faire les agence média.”

La complexité s’accroît sensiblement lors de l’étape d’attribution entre les marques, souligne l’expert. Pour accompagner la prise de décision dans ce secteur, l’approche a consisté à appréhender le portefeuille de marques comme un portefeuille d’actifs financiers appréciés selon deux dimensions, le risque (ou volatilité) et les rendements.

Résoudre cette équation nécessite toutefois de tenir compte de facteurs multiples, une vingtaine en tout. Et parmi ces facteurs, certains sont contrôlés par Bel, dont le prix. D’autres, au contraire, ne le sont pas du tout (concurrence, etc.). Enfin, des facteurs sont inconnus et/ou imprévisibles, par exemple le covid par exemple ou des mouvements de grève.

Ces derniers facteurs peuvent avoir plus ou moins d’impact sur les ventes des marques du portefeuille. Illustration : la Vache qui rit s’est avérée résiliente aux Etats-Unis durant la période Covid, au contraire notamment du Babibel, compte tenu de son mode de consommation.

Des décisions basées sur une connaissance

Des variations plus ou moins importantes peuvent aussi être observées en fonction des dépenses marketing allouées. “Ces éléments génèrent énormément d’insights pour les équipes, qui passent de ‘je pense’ à ‘je sais’”.

Sur la base de ces données, Bel est en mesure de scénariser l’ensemble des allocations possibles entre ses marques, ce qui représente plusieurs milliers de simulations. Le métier obtient un “mapping” d’allocation pour arrêter des décisions data driven ou basées sur des faits.

Le marketing était une première étape, “assez normale pour une marque de grande consommation” pour des raisons notamment d’appétit et de disponibilité des données, commente le directeur Data et IA.

“Nous sommes au début du voyage de transformation par la Data chez Bel” poursuit-il. L’ambition est donc de “s’étendre” à d’autres métiers et cas d’usage sur toute la chaîne de valeur de l’entreprise. L’industriel planche ainsi actuellement sur la prévision du coût des matières premières afin de déterminer un prix de vente pour les équipes ventes.

“Nous avons aussi un sujet sur la supply afin d’automatiser l’allocation de nos produits des usines à nos entrepôts et ainsi réduire le temps consacré par nos différents demand planners”, cite également Gaël Demenet.

Les applications se situent aussi dans le domaine de l’innovation et de la R&D. A un horizon plus lointain, Bel s’efforce de modéliser le vieillissement de ses produits dans le but, à terme, d’étendre la date limite d’utilisation optimale (DLUO) et par ce biais de lutter contre le gaspillage alimentaire.

 

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Obut, objectif points (Rappel & un petit plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

Obut, objectif points (Rappel & un petit plus)
Obut, objectif points (Rappel & un petit plus)

Alors, vous aviez trouvé ? Nous y avons pourtant toutes et tous au moins joué une fois dans notre vie, qu’elles soient en plastiques ou en inox. Vous voyez de quoi je parle finalement, le titre du sujet a du quand même vous mettre la puce à l’oreille ?

Eh bien oui, je veux parler de la boule de pétanque, la fameuse boule Obut, celle avec laquelle les tireurs, pointeurs et autres milieux, aiment taquiner le cochonnet.

Celle créée en 1955 par Frédéric Bayet à Saint-Bonnet-Le -Château dans le département de la Loire, fabriquant de serrures, et qui, avec Antoine Dupuy, mécanicien de son état, décident de se lancer dans la fabrication de boules dites à jouer, rejoint en 1958 par Jean Souvignet.


Depuis, toujours située dans ce petit village de moins de 2 000 habitants, la marque Obut (https://www.inpi.fr/la-boule-obut-la-marque-qui-vise-juste#:~:text=Cr%C3%A9%C3%A9e%20en%201955%20par%20un,audacieuses%20ainsi%20que%20d'innovation.) est devenue leader mondial de la fabrication des boules de pétanques 100 % inox, avec chaque année, près de 3 millions d’unités fabriqués, c’était, avant l’avènement de la grande distribution et de ses sets de pétanque discount fabriqué en grande partie en chine, 5 millions d’unités jusqu’en 1975.

Et cette notoriété, elle a su très rapidement la travailler, avec dès le début des années 60, le lancement d’un magazine spécialisé, intitulé « Pétanque magazine », sa participation à la 1ère édition de ce qui deviendra plus tard le plus grand concours international de pétanque, le  Mondial La Marseillaise à pétanque (  https://fr.wikipedia.org/wiki/Mondial_La_Marseillaise_%C3%A0_p%C3%A9tanque), suivi chaque année par près de 150 000 personnes durant la compétition, menée elle par près de 15 000 joueurs, de tous niveaux.

Et puis surtout, des vedettes du showbiz de l’époque, Eddy Barclay, Henri Salvador, Claude François, et bien d’autres, surent par leur pratique assidue de la pétanque, notamment à St Tropez, lui donner ses lettres de noblesses.

Aujourd’hui, c’est moins avec des têtes de gondoles connues qu’avec une envie désormais de privilégier et de s’adresser à tous ceux qui attendent les beaux jours avec impatience, les aficionados du dimanche, et bien évidement les professionnels, utilisant en fonction du rôle et des préférences de chacun, des boules « Amorti + », « Demi-Tendres » ou « Tendres », soit les modèles de références de la marque, homologuées par qui de droit, et dont la dureté (important) doit être supérieure à 35 HRC (110 kg/mm2).

Cela parle évidemment plus aux professionnels qu’aux amateurs, qui durant les compétitions officiels, arborent même les vêtements de la marque, entièrement dédiés à la pratique de la pétanque, créés pour l’occasion avec l’aide des plus grands joueurs de la discipline, sans oublier également l’élaboration d’une bagagerie maison, apportant l’air de rien un chiffre d’affaires globale et complémentaire non négligeable, comme par exemple entre 2017 et 2020, où il fit un bond de 4 millions d’Euros.

Donc, avec près de 70 ans de savoir-faire, d’innovation également, reconnu il y a de cela quelques années par l’obtention du label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), quelle pourrait être l’objectif des prochaines années, si ce n’est de faire des Etats-Unis une terre de pétanque, ce qui n’est du tout pas le cas aujourd’hui, où trône un autre jeu de boules, plus grosses, le bowling. Cela serait un sacré terrain de jeu. Qu’en pense la marque ?

Et comme nous sommes en pleine période de vacances, et si vous passez près de Saint Bonnet le Château, n’hésitez-pas à vous rendre au restaurant de la marque, attenant à l’usine, pour goûter les produits du terroir,  visiter le musée, et pourquoi pas, vous acheter un lot de boules maison, que vous pourriez même personnaliser, afin de passer un été de « soleil, nature, amitié, famille, bonne humeur et saine compétition », le crédo de la marque.

Ah et puis une dernière chose, je ne sais si vous le saviez, mais la pétanque aurait été (a été) inventée en 1907 à la Ciotat, d’où certainement cet attachement viscéral de cette pratique à la Provence.

Voilà, se termine le premier sujet des « Sagas de l’été » (d'où la 1ère phrase du sujet), d’autres suivront, avec comme but, de vous divertir tout en vous informant durant vos vacances. A bientôt et profitez.

Jacques Samela

Sources :

. www.obut.com

. https://www.marques-de-france.fr/listing/obut/

. https://www.beaboss.fr/Thematique/creation-entreprise-1024/gestion-entreprise-2012/Breves/Obut-petanque-championne-made-France-364799.htm#

A découvrir :

. https://creapills.com/cochonnet-led-petanque-nuit-20220627

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/obut-objectif-points-episode-1.html

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La Boulisterie, la pétanque comme team building

https://www.ecoreseau.fr/actualites/focus-entreprise/la-boulisterie-la-petanque-comme-team-building-2022-10-18-87904

Par  Lola Pihen 18 octobre 2022

Qui ? La Boulisterie

Quoi ? Des terrains de pétanque éphémères en intérieur ou en extérieur.

Il y a ceux qui jouent de génération en génération. Et puis il y a ceux qui s’y essaient, pour le plaisir. En France, la pétanque est un sport culturel. Avec pas moins de 280 000 licenciés en 2020, elle trouve largement sa place dans le top 10 des sports les plus pratiqués du pays. Derrière La Boulisterie, des terrains de pétanque éphémères qui permettent de jouer partout, tout le temps et surtout, par tous les temps. Bref, un concept insolite qui répond aux contraintes d’aujourd’hui en gardant toute l’authenticité d’antan.

À l’origine du projet Sébastien Pandolfi et Guillaume Lieutier. Deux Niçois qui, via leur société d’événementiel « Boule d’énergie », se lancent dans la fabrication de team building. Du rallye automobile au concours de pâtisserie, en passant par la pétanque, ces deux as du marketing ont su faire parler d’eux.

Et si la pétanque n’était au départ qu’un produit proposé par l’entreprise mère, très rapidement le projet a grandi. Ayant de plus en plus de mal à obtenir des autorisations pour déplacer plus d’une centaine de personnes sur les clos de pétanque, Sébastien et Guillaume ont décidé de créer des terrains éphémères qu’ils pourraient installer au cœur même des entreprises. La Boulisterie naissait.

Le tournant Jack and Jones

À la manière des marchands d’autrefois, le duo a ainsi sillonné la France confortablement assis dans une Renault Estafette bleu blanc rouge nommée Fanny. Dès lors que l’espace était plat, Sébastien et Guillaume installaient en moins d’une heure une capsule composée de deux terrains de pétanque éphémères avec un revêtement synthétique. Le tout agrémenté de chaises longues, des caisses en bois en guise de tables basses et des bidons tricolores. Mais, au fur et à mesure des prestations, toujours la même question : comment se procurer un souvenir, un petit bout de cette décoration si frenchie et rétro à la fois ?

Sans réponse, le temps a fait les choses. Jack and Jones a contacté les deux amis pour une collaboration estivale. Et ce qui devait durer un été s’est prolongé d’année en année avec une moyenne de 40 000 pièces distribuées par an. Et alors que le confinement a mis à mal bon nombre d’entreprises dans le monde, les deux entrepreneurs en ont profité pour faire un pari fou : ouvrir un bar … à boules bien évidemment ! D’une capacité de 80 personnes, le bar et son terrain de pétanque font l’unanimité sur le port de Nice.

Alors, que vous viviez à 2 000 mètres d’altitude, à Hollywood ou encore sur un radeau, les collaborateurs de La Boulisterie – présents à Nice, Marseille, Biarritz, Lyon, Paris, Angers, Lille et même Los Angeles – sauront vous envoyer un « maître boulistier » qui répondra à vos besoins.

 

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La France, une autre histoire (Rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, une autre histoire (Rappel)
La France, une autre histoire (Rappel)

Alors que cette année (2020), plutôt particulière vous le savez bien, nous serons pour la plupart amenés à prendre nos vacances en France, celles des juilletistes, des aoûtiens, et peut-être plus nombreux encore, des septembristes, oui, cela se dit bien comme cela.

Alors bien évidemment, les lieux habituels seront toujours appréciés et recherchés (moins de mer, plus de campagne, de montagne cette année ?), le patrimoine national lui, sera certainement redécouvert, ce pourquoi en fait que la France soit devenue au fil du temps la 1ère destination touristique mondiale. Cependant, il existe un autre tourisme, peu connu de chacun de nous, dédié lui à un autre patrimoine, plus industriel celui-ci, moins primordial il est vrai pour se reposer après une année de labeur, mais néanmoins instructif pour découvrir une autre France, une autre histoire, qui est celle de son passé, son présent, voir son avenir.

Mais qu’entendons-nous vraiment par patrimoine industriel ?

Sur le site de l’Institut National des Métiers d’Art (www.patrimoine-vivant.com), qui délivre le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence, il y est présenté comme ceci :

« Le patrimoine industriel comprend l’ensemble des témoignages matériels (paysages, sites de production tels usines, ateliers, moulins, documents, machines, outils, etc…) et immatériels (savoir-faire) des processus de production industrielle. »

D’autres définitions existent, une ayant même fait l’objet de l’élaboration d’un texte de référence en 2003 par The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (www.ticcih.org), intitulé la Charte Nizhny Tagil, la seule organisation internationale dans ce domaine à être reconnue comme experte par l’Icomos (www.icomos.org), et l’Unesco, où soit dit en passant, La France rassemble 45 lieux inscrits au patrimoine mondial.

Mais, à la différence d’autres pays, comme la Grande-Bretagne, la France n’a vraiment commencé à s’y intéresser qu’au milieu des années 70, avec le début de l’engouement historique et populaire des grandes régions industrielles que furent la Lorraine et le Nord Pas de Calais, berceaux des mines de charbons et du secteur du textile, et avec une enquête menée en 1975 par le précurseur de l’étude de l’archéologie des techniques et du patrimoine industriel français, Maurice Daumas (1910 – 1984), dont le sujet était consacré aux bâtiments industriels aux XVIIIème et XIXème siècles en France.

Un an plus tard, un colloque sur la conservation du patrimoine industriel dans les sociétés contemporaines entérinera la reconnaissance de ce sujet comme champ d’étude, suivi en 1978 par la création du « Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel français », et en 1983 de la « Cellule du patrimoine industriel ».

Et depuis, je ne sais si notre pays a rattrapé son retard, en tout cas, en 2017, les sites industriels comme les manufactures anciennes, forges, salines, chocolateries, centrales nucléaires, raffineries de pétrole, ateliers d’articles de luxe, hauts- fourneaux, qui seraient près de 900, sur les 43 000 monuments historiques que conterait l’hexagone, ont accueillis près de 15 millions de visiteurs, incluant également les 5 000 et plus entreprises s’ouvrant au public, le plus souvent des TPE-PME, et ce dans tous secteurs.

 L’ancien côtoie donc le présent, garant souvent d’une pérennité sur un territoire bien déterminé, avec pour les acteurs d’aujourd’hui, une visibilité et une reconnaissance non négligeable venus d’ailleurs, notamment en termes d’achats de produits dérivés, 2,5 fois supérieurs aux achats sans visites, sans omettre pour autant la population locale, pas toujours au fait de son propre patrimoine.

Mais cela, les régions l’ont finalement bien comprises, puisque maintenant il est de bon ton de proposer des parcours touristiques différents ou complémentaires (voir documents ci-dessous), incluant justement des sites industriels. Et comme cette année, je l’ai déjà dit, nous resterons plutôt en France, c’est peut-être le bon moment pour y découvrir d’autres pépites de nos régions.

Et pour cela, je vous conseille de vous rendre sur les sites internet de différents acteurs (voir ci-dessous), très au fait de ces nouvelles réalités, et à même surtout de vous aider à choisir des sites d’intérêts, ou à vous informer au mieux de ce que représente vraiment le tourisme industriel.

Mais, avant de clôturer ce dossier, et au cas où vous aurez l’occasion malgré tout de partir en Europe, sachez qu’un parcours à l’échelle du continent existe, il s’appelle même « La Route européenne du patrimoine industriel » (https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage), représentant près de 1 800 sites, sous la forme de 14 itinéraires thématiques mettant en lumière les différentes époques de l’industrialisation européenne.

Excellentes visites, de bonnes vacances,  et n’hésitez pas à me faire parvenir des photos, afin de les publier par la suite.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.cilac.com

. www.patrimoine-vivant.com

. https://www.usinenouvelle.com/editorial/en-images-ces-sites-industriels-francais-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco.N863560

. https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage

. https://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/tourisme-industriel

A découvrir

. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/patrimoine-industriel

. https://www.plusbeauxdetours.com/categorie/tourisme-industriel/

. www.entrepriseetdecouverte.fr

A se procurer :

. https://www.routard.com/evenements-en-voyage/cid138535-la-visite-d-entreprise-en-france-avec-le-routard.html

A lire :

. Au cœur du patrimoine industriel français de Marie-Hélène Chaplain

. Architectures et paysages industriels, l’invention d’un patrimoine de Jean-François Belhoste et Paul Smith

A ne pas manquer :

. Journées européennes du Patrimoine 2020 (09 & 10 septembre 2020), avec comme thème, "Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie !". www.culture.gouv.fr

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/la-france-une-autre-histoire.html

 

 

 

 

 

 

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LU, et plus qu'approuvé

Publié le par Jacques SAMELA.

LU, et plus qu'approuvé
LU, et plus qu'approuvé

Il est petit, carré, détenteur de 4 oreilles, de 52 dents, et de 24 points, vous voyez de qui je veux parler ? Non ?

Et pourtant, il est quasi certain que vous en avez eu au moins une fois dans votre vie en votre possession.

Le matin pour certains, pour le pique-nique, mais surtout pour le goûter, avec un grand verre de lait par exemple, avec du beurre dessus (du vécu), ou tout simplement. Toujours pas, allez, un petit effort.

Non, vous ne voyez vraiment pas. Vous donnez votre langue au chat alors ?

Il s’agit en fait du dénommé « Petit Beurre » de LU, créé en 1886 par l’entreprise Lefevre-Utile, créée elle en 1846 par Jean-Romain Lefèvre, et rejoint quelques années plus tard par celle qui deviendra sa femme, Pauline Isabelle Utile.

Photo J.S (2020)

Photo J.S (2020)

Pâtisserie artisanale à ses débuts, fabricant de biscuits dits « façons de Reims », elle sera rachetée en 1882 par leur fils, Louis Lefèvre-Utile, avec comme idée majeure, d’en industrialiser la production.

Production qui accompagnera en 1886 la création de ce qui deviendra le produit phare de la maison, vous le savez désormais, le célèbre « Petit Beurre », mais aussi la création de la société LU, avec son beau-frère, Ernest Lefièvre, et dont la mécanisation poussée, pour l’époque, appuyée par plus d’une centaine d’ouvriers, assurera rapidement une fabrication de 3 tonnes de biscuits par jour, dont plus d’un tiers dédié à celui-ci.

Qui, imaginé et inspiré des biscuits anglais, que Louis découvrit durant ses nombreux voyages de l’autre côté de la Manche, il sera élaboré avec l’aide d’une entreprise anglaise (T&T Vicars), avec dès le début, l’idée de marquer les esprits avec une forme et des traits devenus reconnaissables aujourd’hui, comme les dents entourant le biscuit, représentant les 52 semaine de l’année, les 4 gros coins, les 4 saisons, les 24 trous, la journée de 24 heures, et pour finir son épaisseur, 7 cm, rappelant les 7 jours de la semaine. Il fallait y penser.

Par la suite la nouvelle forme, ainsi que son nom, seront déposées au tribunal de commerce de la ville de Nantes en 1888.

Photos J.S (2020)
Photos J.S (2020)

Photos J.S (2020)

Mais manifestement jamais rassasiés, et afin également de se démarquer de la concurrence, les deux dirigeants, friands de publicité, feront appel aux plus grands artistes du moment pour illustrer leurs affiches (Firmin Bouisset pour le Petit Ecolier, ou encore Alfons Mucha*), mais aussi créeront de nouveaux biscuits pour des événements de prestige, comme pour la visite du star Alexandre III en 1892, avec le « Neva, biscuit russe », la 2ème expédition en Antarctique de Jean-Baptiste Charcot en 1908, représenté elle par gaufrette « Iceberg », ou encore la confection de vignettes pour rendre hommage à la traversée de la Manche par Louis Blériot en 1909.

Photos J.S (2020)
Photos J.S (2020)

Photos J.S (2020)

Et cette période, plutôt inspirante, sera aussi le moment où, abandonnant la vente en vrac, leurs produits seront présentés dans des boites en fer blanc, avec l’avantage d’assurer une plus longue conservation, et donc une saveur et un croustillant assuré dans le temps.

Qui plus est, ces nouvelles boites leur assureront aussi des supports plus qu’idéaux pour leurs nouvelles réclames, mais aussi et surtout pour accueillir les 200 variétés de biscuits fabriqués par l’entreprise, dont la fameuse « Paille d’Or », imaginé en 1905, fruit également d’une fabrication annuelle de 6 000 tonnes de biscuits, soit 20 tonnes par jour, assuré en cela par plus d’une centaine d’ouvriers en 1913.

Phoros J.S (2020)
Phoros J.S (2020)

Phoros J.S (2020)

Seulement voilà, la 1ere guerre mondiale viendra freiner leurs désirs d’expansion, avec une activité ralentie dès le début des hostilités, dû au manque de matières premières, de main d’œuvre, mais aussi au détournement de la production, dédié là à la conception de pain, au profit de l’approvisionnement des troupes sur le front.

Situation qui durera même plus longtemps, puisqu’en 1922, année du décès de la fondatrice, les activités peineront à retrouver celles d’avant-guerre, et ce même si l’entreprise entrepris un nouveau cap, laissant définitivement le côté artisanal du début, pour rejoindre celui de la modernité, avec notamment la génération suivante, en l’occurrence, Michel, aidé de son fils Patrick, considérés depuis comme les dirigeants ayant assurée la mutation la plus flagrante du groupe familial.

Et cette période durera jusqu’au début de la 2ème guerre mondiale.

Ensuite, cela sera donc au tour du fils (Patrick), de se retrouver en première ligne, avec notamment le lancement en 1951 de la 1ère ligne de fabrication en continue, complétée par la suite, et en près de 15 ans, par douze autres.

Et, suivant l’intérêt familial pour la publicité, il apposera en 1957 sur l’ensemble des boites de biscuits de sa production, le logo toujours d’actualité aujourd’hui, dessiné par Raymond Loewy, connu entre autres pour être l’auteur du logo de Coca Cola et de celui du groupe pétrolier Shell, avec pour celui-ci l’attribution de l’Eurostar for packaging (https://www.du-grand-art.fr/arts-decoratifs/moderne/streamline/artistes/raymond-loewy/).

Photos J.S (2020)
Photos J.S (2020)

Photos J.S (2020)

Mais avec lui se terminera également l’aventure familiale, après le rachat de l’entreprise par ce qui deviendra par la suite, et au gré de fusions diverses, Danone, suivi de l’américain Kraft Foods, devenu désormais Mondelez International.

Et aujourd’hui, ce sont plus de cinq millions de biscuits LU qui sont vendus chaque année, avec comme têtes de gondoles, Granola, Prince, Belvita, le Petit Ecolier, et bien évidemment le Petit Beurre, représentant encore près de 3 % des ventes, et donc de la production, qui, malgré son appartenance à un groupe international, demeure encore en France.

Et pour rappel, LU était en 2012 la marque préférée des français.

*https://grandpalais-immersif.fr/agenda/evenement/eternel-mucha 

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/LU_(biscuiterie)

. https://www.bible-marques.fr/lu.html

. https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2808379-20200627-video-comment-lu-devenue-celebrissime-marque-biscuits

. https://www.pourleco.com/consommation/lorigine-des-petits-lu-lhistoire-economique-dun-couple

. https://www.bfmtv.com/economie/consommation/vous-ignoriez-certainement-le-sens-cache-de-la-forme-du-petit-beurre-de-lu_AN-201710230136.html

 

Photo J.S

Photo J.S

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Les Sagas de l'été, le retour (enfin ?)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Sagas de l'été, le retour (enfin ?)
Les Sagas de l'été, le retour (enfin ?)

Bonjour,

Initiée l'an dernier, avec comme comme idée de vous présenter des marques françaises, d'antan ou pas, mais toujours vives, je vous annonce donc que je réitère cette année ma rubrique intitulée "Les Sagas de l'été", avec pour commencer, ou plutôt vous rappeler, ce qu'une petite pastille de 2,5 grammes peut apporter comme fraicheur.

Bonne lecture à vous, et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Jacques Samela

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Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/pastilles-vichy-2-5-grammes-de-fraicheur-episode-5.html

Alors que nous connaissons à nouveau des chaleurs estivales suffocantes, avec une recherche permanente de fraicheur, je ne saurai trop vous conseiller (si ce n’est déjà fait ?) de vous munir de pastilles dites de Vichy, qui après leurs dégustations, toutes boissons ingurgitées vous sembleront toutes droites sorties du frigo. Bon, pas longtemps, mais sur le coup, vraiment rafraichissant.

Pour ma part, je n’ai pas attendu pour les déguster, puisqu’à chaque période de vacances estivales, gamin, je me faisais acheter par mes parents un paquet, ou une boite, c’était selon, devenant pour moi au fil des ans une habitude, qui perdure encore aujourd’hui, même si de temps en temps, je me laisse tenter à d’autres moments.

Par-contre, il faut savoir que son utilisation d’origine n’avait rien à voir avec le bien-être de nos papilles, mais plutôt à venir à bout de troubles digestifs d’un certain Jean-Pierre-Joseph d’Arcet, chimiste de métier, célèbre pour ses découvertes sur les savons et membre de l’Académie des sciences, qui pour répondre à des ballonnements récurrents, eu l’idée de mélanger du carbonate de soude avec du sel, afin de fabriquer, après maintes tentatives, et sur le même principe de la magnésie, utilisé à l’époque pour traiter la constipation, des pastilles de carbonate de soude, des pastilles qui, même si le résultat était plus que probant, réduisant rapidement les aigreurs d’estomacs, avaient malgré tout un gros défaut, une saveur plus que particulière.

 

Saveur, qui ne l’empêchera cependant pas de les avaler régulièrement, mais saveur, qui changera quand même à partir de son 1er passage dans la ville de Vichy en 1824.

En effet, y découvrant les vertus digestives de l’eau de Vichy, que des milliers de curistes connaissaient et appréciaient depuis longtemps, venant là se soigner pour des problèmes de foie, de vésicule biliaire, d’estomac, voire d’intestins, il testera dans son laboratoire le bicarbonate de soude prélevé à la fontaine dite de la Grande-grille, où coule une eau de source de 39 °C, en y intégrant d’autres ingrédients, comme du sucre, de la gomme, et de l’huile essentielle de menthe, avec comme résultat de rendre cette fois-ci les nouvelles pastilles plaisantes au goût. Il avait enfin trouvé la recette lui permettant d’allier l’utile à l’agréable. En tout cas, c’était son avis.

Avis qu’il s’empressera de tester à son retour à Vichy un an plus tard, où il proposera à l’ensemble des pharmaciens de la ville, et notamment à celui de l’établissement thermal, Pierre Batilliat, sa nouvelle recette, afin pensais-t-il, de convertir et de répondre à l’ensemble des curistes, à l’affut de remèdes miracles à leurs bobos.

Et le succès ne se fit pas attendre, au contraire. Tant et si bien que confiseurs, épiciers, droguistes, parfumeurs, et même les religieuses de l’hôpital de la ville souhaitèrent en proposer également.

Ce qui fut loin de plaire aux concessionnaires de l’établissement thermal, les frères Brosson, qui, quelques peu irrités par cette concurrence nombreuse, décidèrent pour se démarquer, de donner une forme octogonale à leurs pastilles, avec au recto l’appellation Vichy, et au verso, établissement thermal.

Et comme l’impératrice Eugénie, curiste invétérée, et grande consommatrice de ces petites pastilles mentholées, défendit avec force auprès de son époux, l’empereur Napoléon III, le dossier demandant la reconnaissance officielle de cette nouvelle présentation, le décret impérial établi en 1862, reconnut de fait la nouvelle forme des pastilles, considérées donc comme « originale ».

Par la suite, après le succès exceptionnel du pavillon de la Compagnie fermière durant l’Exposition universelle de 1899, exploitant l’établissement thermal, il fut décidé de construire un site de production de 1 300 mètres carrés, entièrement mécanique, remplaçant de fait la petite usine artisanale du début, ayant fait plus que son temps, appuyant en cela le dépôt du brevet en 1860, qui lui acta la production industrielle de sels minéraux de Vichy.

Entre-temps, en 1837 ces pastilles, dites alcalines, entrèrent aussi dans la pharmacopée française, appelé le Codex.

Et aujourd’hui, à presque 200 ans de sa création, la pastille Vichy reste toujours aussi populaire, et pas seulement de la part de curistes en attente de bien-être, mais bien par un nombre grandissant de consommateurs, car, près de 1,4 millions de pastilles sont mangées chaque jour, déclinées non plus essentiellement à la menthe, mais également au citron, à l’anis, à l’orange, auprès de la confiserie Moinet (www.moinetfils.fr), l’un des seuls fabricants accrédités avec le groupe Mondelez, celui de Carambar ( https://www.carambarco.com/marques/vichy/), sans oublier celle plus récente, sans sucre.

Et pour ceux que cela intéresse, sachez également que ces « bonbons » sont depuis l’origine sans colorants (pas mal), qu’ils pèsent chacun 2,5 grammes, et que pour conserver leur goût, il est préférable d’acheter ceux présentés dans les boites d’origine, celles en métal. A vous de vous faire votre propre idée.

Mais attention quand même, point trop n’en faut comme on dit, car c’est quand même une confiserie à base de glucose. Bonne dégustation.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastille_de_Vichy

. https://www.carambarco.com/marques/vichy/

. https://www.valgourmand.com/blog/pastille-vichy-n2

. https://chokomag.com/815/bien-etre/pastille-vichy-histoire-bonbon/

. https://www.bible-marques.fr/vichy.html

 

A découvrir :

.  https://www.ville-vichy.fr/actualites/dix-facons-de-preparer-la-pastille-vichy

 

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Industrie & Territoires : Le Parapluie de Cherbourg, qu'il pleuve ou qu'il vente, rien ne l'atteint

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Le Parapluie de Cherbourg, qu'il pleuve ou qu'il vente, rien ne l'atteint
Industrie & Territoires : Le Parapluie de Cherbourg, qu'il pleuve ou qu'il vente, rien ne l'atteint

Pour les plus jeunes, le film de Jacques Demy, « Les Parapluies de Cherbourg » ne veut peut-être rien dire, voire vaguement, et pourtant, il obtint en 1964 la Palme d’or du festival de Cannes, avec comme actrice principale, la jeune Catherine Deneuve, qui y gagna là certainement et définitivement son nom dans le cinéma français.

Se passant donc à Cherbourg, une première pour un film entièrement chanté dans cette ville, l’obtention de ce prix renommé enthousiasma tout d’abord les Cherbourgeois, avant que la publicité faite autour de leur chez eux, notamment sur l’idée que manifestement il y pleuvrait souvent, changea du tout au tout leurs sentiments, découvrant que l’image qui resterait à tout jamais, serait certainement celle-ci, soit un lieu à la pluviométrie importante.

En même temps, ne sommes nous pas en Normandie, avec notamment ses verts pâturages ? Attention, normandes et normands, je précise que j’adore votre région, avec pour ma part un fort intérêt pour l’événement que vous connaissez, le D-Day 1944, et bien d’autres choses, notamment culinaires.

Mais bon, pour être précis, et d’après ce que j’ai pu trouver sur le sujet, la commune de Cherbourg aurait connue près de 1 000 millimètres de précipitations en 2022, contre une moyenne nationale d’à peu près 620 millimètres, et la 1ère serait la ville de Biarritz au Pays Basque, une autre région bien verte, atteignant elle près de 1 500 millimètres.

Donc finalement, un peu au-dessus de la moyenne, mais loin il est vrai d’être la 1ère. A vous de juger.

Alors, même si les Cherbourgeois ressentirent finalement un pincement au cœur quant à cette situation, il en est un qui décida d’en faire quelque chose de positif, en créant un parapluie appelé « Le Véritable Cherbourg ».

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021
Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021

Il s’agit donc de Jean-Pierre Yvon, photographe de profession, avec un long parcours en dehors de ses terres, et héritier des Manufactures de cuir Yvon, créées en 1800, collectionnant prix et médailles de concours nationaux, avec comme souhait certainement de démontrer que malgré cette vision, on peut y vivre agréablement, et même y créer.

Mais pas n’importe comment par contre, puisque fabriqué (le parapluie) à la main en 37 étapes, il est ensuite testé en soufflerie, afin d’y soumettre sa résistance, notamment face au vent, faisant que chaque modèle durerait très longtemps, accompagnant manifestement ses acquéreurs sur une très longue période (toute la vie ?), se sentant pour leur part dit-on, appartenir à une caste privilégiée, qui quand ils se rencontrent se reconnaitraient de suite, notamment grâce au blason, reprenant quasiment celui de la ville de Cherbourg, accompagné en cela d’un petit drapeau bleu blanc rouge, symbolisant le « Fabriqué en France », également reconnu depuis par l’Etat français, puisque la marque y est désormais labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant ou EPV (https://www.economie.gouv.fr/entreprises/label-entreprise-patrimoine-vivant-avantage-votre-entreprise#:~:text=Le%20label%20%C2%AB%20Entreprise%20du%20Patrimoine%20Vivant%20%C2%BB%20(EPV)%20est,artisanaux%20et%20industriels%20d'excellence).

En tout cas, je ne sais si c’est l’association du parapluie avec le film cité ci-dessus, sa robustesse appréciée, ou les deux, le succès n’attendit pas trop longtemps, avec en 1994, une arrivée remarquée au pays du soleil levant (le Japon au cas où), avec son adoption par le prince de sang et héritier du trône, Hiro Nomya Sama.

Soit une belle entrée en la matière, car depuis, la marque continue de vendre ses modèles pour près de 15 % de sa fabrication à l’export, tout en recevant pléthore de prix comme celui de l’INPI (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/12/l-inpi-le-saint-protecteur-des-entrepreneurs-en-tous-genres.html), du « Made in France », ou obtenant de La Douane (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/la-douane-francaise-au-service-de-la-competitivite.html) le numéro d’exportateur agréé, sans oublier le label « Qualité Tourisme » (www.qualite-tourisme.gouv.fr).

Par contre, je ne sais si la marque intitulée ParaPactum (www.parapactum.fr), autre création de la maison, aura, elle, une diffusion aussi large, car ce modèle s’adresse plutôt à un public avisé et chargé surtout de sécurité.

En effet, créée en 2011, breveté, il serait sans équivalence dans le monde aujourd’hui, servant donc à assurer la protection de personnes VIP, ou personnalités étatiques, comme par exemple le président Macron, dont l’équipe de protection rapprochée en valida, après des essais, l’utilisation du modèle en question en 2020, répondant à leurs attentes, et assurés selon eux de pouvoir palier à toute éventualité, comme arrêter un chien de près de 30 kg lancé à vive allure pour attaquer (35 km/h), le lancement d’un pavé, ou encore l’utilisation d’un couteau.

Sur ce créneau particulier s’il en est, on peut penser que les ventes ne seront jamais à hauteur des autres modèles, et en plus, certainement pas ou peu divulguées, car j’imagine pour le coup le petit côté secret de la chose, digne des meilleurs gadgets de James Bond, avec pourquoi pas l’occasion de le retrouver dans un des prochains films de la nouvelle série à venir ? Nous vérifierons.

Ensuite, en 2018, c’est cette fois-ci au tour du fils de continuer l’aventure, Charles Yvon, jamais très loin de l’entreprise familiale, que ce soit durant ses études, ou avant d’en reprendre les rênes, où il en fût son développeur innovation.

Jeu de rôle qui ne changera en rien l’évolution positive de la marque, au contraire même, avec l’ambition du nouveau dirigeant d’augmenter la production, passant à 20 000 parapluies confectionnés par an, sa force commerciale, qui de 35 revendeurs, passera à plus de 50 en l’espace de deux ans, tout en s’accompagnant de nouveaux distributeurs en Corée, au Japon, au Benelux, l’ouverture de plusieurs boutiques, à Cherbourg même, et puis surtout, en 2020, le changement de nom, devenant «  le Parapluie de Cherbourg », remplaçant désormais l’appellation d’origine.

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021

Et s’il est un endroit qui correspond parfaitement à l’idée du dirigeant actuel, soit de privilégier le savoir-faire à l’échelle d’un territoire, en l’occurrence ici Cherbourg, et une marque familiale comme celle-ci, c’est bien ce qui s’appelle La Manufacture (https://parapluiedecherbourg.com/la-manufacture/), située en plein centre de la ville, dans l’ancien bâtiment de la Banque de France, de style haussmannien, avec vue sur le port, où se trouvent à présent les ateliers de confection, diverses pièces où se succèdent pour le bonheur de tous, Cherbourgeois ou pas des expositions diverses, et bien sur la boutique, attenante à l’édifice, que je nommerai « amirale », où se trouve l’ensemble des collections, habituelles, mais aussi exceptionnelles, grâce notamment à des collaborations avec des marques de renom comme Saint James, la Marine Nationale, le Bleuet de France, l’Elysée, ou encore pour des événements spéciaux, comme par exemple le 75ème anniversaire du débarquement, et peut-être l'année prochaine pour le 80ème ?

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 133 de oct/nov 2021

Alors, si vous êtes en vacances cet été en Normandie, sans à priori sur le temps, faites donc un détour vers Cherbourg, et allez visiter ce lieu devenu emblématique de la ville (https://parapluiedecherbourg.com/visiter-la-manufacture/), tout en ayant en tête la musique elle-même devenue célèbre, créée par Michel Legrand (https://fr.muztext.com/lyrics/michel-legrand-mario-pelchat-les-parapluies-de-cherbourg) décédé récemment.

Et même s’il pleut moins en ces temps de réchauffement climatique, mais par contre plus violemment, il est évident qu’un modèle de votre choix saura répondre à votre besoin de protection, tout en privilégiant bien sur une fabrication française, devenant également au passage l’un des heureux détenteurs de ce "représentant", devenu désormais incontournable, de la ville de Cherbourg-en-Cotentin, sa véritable appellation soit dit en passant.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://parapluiedecherbourg.com/notre-histoire/#2011

. https://bigmedia.bpifrance.fr/portraits/le-parapluie-de-cherbourg-quand-le-cinema-prend-vie

. https://www.normandie-tourisme.fr/parapluie-cherbourg/  

. https://www.entrepriseetdecouverte.fr/visite/le-parapluie-de-cherbourg/

. https://www.lesechos.fr/weekend/mode-beaute/le-parapluie-de-cherbourg-ou-la-palme-du-savoir-faire-1903250

 

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Agences de notation, la réponse française

Publié le par Jacques SAMELA.

Agences de notation, la réponse française
Agences de notation, la réponse française

Et alors que la France vient de voir sa note de solvabilité baissée par l’agence Fitch Ratings (www.fitchratings.com), passant pour le coup de AA à AA-, soit du 3ème au 4ème rang de confiance, due sans aucun doute au contexte social actuel (https://www.lafinancepourtous.com/2023/05/04/que-signifie-la-degradation-de-la-note-souveraine-de-la-france-par-une-agence-de-notation/), il faut rappeler que deux autres sociétés complètent le tableau, en l’occurrence Moody’s (www.moodys.com), et Standard & Poors (www.spglobal.com), représentant à elles trois 85 % du marché dit du « Credit Ratings » ou de la notation financière.

Vu et lu dans Les Echos du 20/03/19

Vu et lu dans Les Echos du 20/03/19

De nature privée, américaines, leurs résultats souvent craints, mais aussi parfois décriés, car selon leurs détracteurs, juges et parties, ne prenant en considération qu’un instant donné, ce que reproche justement aujourd’hui le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, estimant lui que l’appréciation de l’agence en question relève d’une vue pessimiste de la situation, sans reconnaître en cela les réformes engagées et en cours de mise en place. L’avenir jugera.

Mais effectivement, n’ont-elles pas démontrées par le passé qu’elles pouvaient se tromper, voire occulter certains chiffres ? Je pense aux notamment à la crise dite des subprimes en 2008 (https://www.lexpress.fr/economie/les-agences-de-notation-rattrapees-par-les-subprimes_1484732.html), qu’elles n’ont pas vu ou voulu voir venir, voire plus récent, avec l’absence d’informations de leurs parts quant aux dysfonctionnements au sein du groupe Orpéa, dont le livre intitulé « Les Fossoyeurs » de Victor Castanet fait écho.

La concurrence serait-elle donc biaisée ? Car, qu’en est-il du secteur dans son intégralité, les 15 % restant, et notamment en France ?

Eh bien, deux acteurs semblent sortir du lot, avec chacun sa spécialité, puisque l’un est plutôt axé vers les start-ups en devenir, il s’agit de Early Metrics (www.earlymetrics.com), et l’autre, Qivalio (www.ethifinance.com), assez similaire aux trois leaders que vous connaissez à présent.

Une présentation s’impose donc, et fidèle à mon mode de fonctionnement, je commencerai donc par la société Early Metrics.

Vu et lu dans Les Echos 11/12/18

Vu et lu dans Les Echos 11/12/18

Créée en 2014 par deux anciens du cabinet de conseil PWC, sa spécialité est donc axée sur la notation des startups / PME innovantes, et elle en est le leader en Europe.

Son modèle, mesurer le potentiel de croissance de jeunes pousses pour le compte de groupes souhaitant investir ou tout simplement s’informer sur les tendances à venir dans leur secteur d’activité, avec depuis sa création, près de 300 clients, grands groupes, investisseurs, institutionnels, ayant à ce jour utilisés ses services, et ce auprès de plus de 3 500 startups européennes.

Sa méthodologie elle, consiste à évaluer par une analyse dite de backtesting (https://fr.wikipedia.org/wiki/Backtesting) le management, le projet, ainsi que le marché de toute les startups innovantes susceptibles d’intéresser ses clients, et de leur démontrer au final qu’elles sont capables de répondre à leur désiderata, soit d’être solvable dans un futur proche, et être la pépite sur laquelle ils peuvent parier financièrement. Et tout cela dans un esprit de transparence, notamment en ne souhaitant afficher aucuns liens avec les entreprises qu’elle note, désireuse en cela de conserver sa totale indépendance.

Mais au fait me direz-vous, comment cela se déroule-t-il ?

En fait, après s’être référée à des données publiques, comme par exemple des informations financières, elle s’appuie sur les 3 critères déjà présentés ci-dessus pour y révéler le potentiel de l’entreprise en cours de notation, organisant même un entretien de 2 heures avec les fondateurs afin d’approfondir avec eux l’étude en cours, rajoutant pour le coup 27 nouveaux critères.

Et au final, une note sur 100 est attribuée, complétée par un suivi de près de 3 ans, permettant sur un temps assez long, d’évaluer le potentiel et la pérennité du projet en cours, avec comme résultat depuis le début, que les start-ups classées au plus haut dans leurs études, auraient connu une croissance de 161 % de leur chiffre d’affaires, de 138 % de la taille de leurs équipes, et levé 120 % de leur objectif initial de financement.

Résultats qui devraient sans aucun doute lui apporter de nouveaux clients, conforter son positionnement de leader de la notation de startups et de PME innovantes en Europe, et peut-être s’ouvrir d’autres marchés encore plus importants, comme les Etats-Unis, la Chine, faisant que les « Big Three » se sentiront un peu concurrencés sur leurs plates-bandes, notamment si Early Metrics décide de décliner son savoir-faire à la notation dans un sens large du terme. Sa direction y pense-t-elle ? Certainement, mais je n’ai actuellement pas d’informations à vous fournir.

Par-contre, concernant le second protagoniste du sujet, j’en ai.

En effet, tout commence donc en 2004 avec la création de la société Spread Research, unique agence française de notation à l’époque à être homologuée par les autorités européennes, les autres étant vous le savez désormais nos trois sociétés américaines, mais aussi la canadienne DBRS (www.dbrsmorningstar.com), ou l’allemande Scope Ratings (www.scoperatings.com).

Vu et lu dans Le Monde du 11/10/17 et du 20/03/19
Vu et lu dans Le Monde du 11/10/17 et du 20/03/19

Vu et lu dans Le Monde du 11/10/17 et du 20/03/19

Non dépourvue d’ambitions, malgré sa taille, il fut quand même décidé en 2017 de s’associer avec la société Ethifinance (www.ethifinance.com) afin de créer la 1ère offre européenne intégrée de notation financière et extra-financière sous l’appellation Qivalio, confirmant en cela la volonté de rester la seule agence française à être agréée auprès de l’Autorité européenne des marchés financiers (www.esma.europa.eu), avec à la clé, des offres diverses que l’on retrouvent auprès de marques du groupe que sont Spread Research pour la partie inhérente à la recherche crédit indépendante, Qivalio Rating en tant qu’agence de notation financière, Qivalio Ratings pour la modélisation des risques, et Ethifinance comme agence de notation et de conseil extra financiers.

Soit une large palette de prestations haut de gamme, l’amenant à répondre au mieux à ses clients, français (40 %) et autres européens (60 %), plus que satisfait, occasionnant depuis 2018 une progression de son chiffre d’affaires de 25 %. Certainement la rançon de son succès.

Mais ne souhaitant pas rester immobile, ayant même plutôt l’ambition de devenir un des leaders européen de la profession, le groupe entreprend des actions de rachats ciblées, afin notamment de répondre à une demande de plus en plus pressante sur le dispositif de notation ESG (Environnemental, Social & Gouvernance) de la part des entreprises, grandes, moyennes et petites, souhaitant anticiper au mieux l’avènement des enjeux de transformations environnementales et sociétales, en cours de généralisations dans le monde économique.

Soit de nouvelles perspectives pour continuer à gagner des parts de marchés dans ce monde si concurrentiel de la notation, avec espérons-le, une part encore plus grande prise par nos leaders français. 

Jacques Samela

 

Sources :

. https://earlymetrics.com/fr/

. https://www.finyear.com/Backtesting-de-notation-de-startups-Early-Metrics-predit-avec-precision-le-parcours-des-startups-des-leurs-debuts_a49049.html

. https://www.lemagit.fr/actualites/252464288/Early-Metrics-une-agence-de-notation-de-start-ups-pour-grands-groupes-en-recherche-dinnovation

. https://www.ethifinance.com/fr/presentation

. https://www.lefigaro.fr/economie/le-rendez-vous-des-pme/qivalio-l-entreprise-qui-va-au-dela-de-l-expertise-financiere-20211209

. https://www.ethifinance.com/fr/actualites/actu/78/l-agence-de-notation-francaise-qivalio-rachete-l-espagnole-axesor-les-echos

. https://www.next-finance.net/Qivalio-premiere-agence-de

 

A lire :

. https://www.economie.gouv.fr/facileco/agences-notation-role-crise-reforme#

.https://www.fimarkets.com/pages/agences_notation.php#:~:text=Les%20principales%20agences%20pr%C3%A9sentes%20sur,seules%20environ%2085%25%20du%20march%C3%A9.

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/l-agence-fitch-degrade-la-note-de-la-france-qu-est-ce-que-ca-change-960731.html

. https://www.bfmtv.com/economie/tout-comprendre-les-consequences-de-l-abaissement-de-la-note-de-la-france-par-l-agence-fitch_AD-202304290211.html

. https://neuroprofiler.com/article-les-notations-esg/

Vu et lu dans Les Echos du 18/04/23

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Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance
Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance

Centre National de la Recherche Scientifique, telle est la signification exacte de cet acteur incontournable de la recherche française (https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/T033/la_position_scientifique_de_la_france_dans_le_monde_a_travers_ses_publications/), créé le 19 octobre 1939 par un décret du président de l’époque, Albert Lebrun (1871-1950).

Organisme public de recherche et de l’Innovation, il est ce que l’on appelle un Etablissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), et, est dirigé depuis sa création par des scientifiques, dont la notoriété a plus que passé les frontières, reconnu en cela par l’excellence de ses travaux de recherche scientifiques, allant de la biologie à la chimie, des mathématiques à la physique, de l’écologie à l’étude de la terre et de l’univers, de l’homme et de la société, jusqu’aux  sciences de l’information.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 25/11/22

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 25/11/22

Et sur plus de 30 000 agents, près de 95 % justement sont des scientifiques, répartis dans plus de 1 100 laboratoires de recherche, en France comme à l’étranger, recueillant près de 90 % de ses moyens financiers sur le budget global de l’organisme, soit 3,8 milliards d’Euros.

Vu et lu dans Les Echos du 01/07/20

Vu et lu dans Les Echos du 01/07/20

En 1982, et plus précisément lors de la signature du décret du 24 novembre, l’Etat français confie une mission nationale fondamentale, soit celle de faire progresser la connaissance et être utile à la société, en identifiant, en effectuant, ou en faisant effectuer, seul ou avec des partenaires, toute recherche présentant un intérêt pour la science, ainsi que pour le progrès technologique, social et culturel de la France.

Et cette mission, elle se décline aujourd’hui en cinq axes, que sont tout d’abord de faire de la recherche scientifique (la base), à même justement de présenter un intérêt pour l’avancement de la science, qu’elle soit multidisciplinaire, tournée vers le long terme, et ouverte sur l’inconnu, ensuite, que les résultats obtenus soient valorisés à leurs justes mesures, que les connaissances acquises soient partagées entre la communauté scientifique, les médias, ou encore le grand public, mais aussi que l’ensemble soit transmis par la formation « à et par la recherche », au profit des centaines de futurs chercheurs, doctorants et post-doctorants se retrouvant au sein des différents laboratoires, amenés notamment à participer à la réalisation d’évaluations et  d’expertises au sein des dix instituts thématiques, couvrant plus de 200 métiers, des sciences du vivant aux sciences chimiques, humaines et sociales, informatiques, et j’en passe.

Et comme cela ne suffisait pas, en 1992 fut créé une société anonyme affiliée appelée CNRS Innovation (www.cnrsinnovation.com), avec comme but, de devenir le trait d’union entre la recherche et l’industrie, ce qui à l’époque n’était pas l’évidence même, étant encore très loin de ce qui se passe à présent en France.

Vu et lu dans Les Echos du 25/03/22
Vu et lu dans Les Echos du 25/03/22

Vu et lu dans Les Echos du 25/03/22

Et aujourd’hui, après 30 ans d’expérience et d’actions, cette structure, grâce notamment à la mise en place d’un programme de prématuration (https://www.ins2i.cnrs.fr/fr/le-programme-de-prematuration) en 2015, chargé de détecter et soutenir des projets de recherche innovants et prometteurs, a pu finaliser au 1er janvier 2022, 123 projets, dont 55 ont fait l’objet d’un transfert vers le monde socio-économique, avec la création de 33 start-up (https://www.cnrs.fr/fr/le-cnrs-est-aussi-un-vivier-start), la mise en place de 18 transferts à un industriel, et la création de 4 plateformes technologiques.

Vu et lu dans Les Echos du 11/05/22

Vu et lu dans Les Echos du 11/05/22

Et alors qu’une trentaine de projets poursuivraient encore leur développement scientifique, une trentaine également n’auraient pas aboutis, dont 17 pour cause d’échec technique.

Ce qui est somme toute peu, quant on connait son positionnement de leader scientifique mondial, publiant près de 50 000 articles scientifiques reconnus chaque année, disposant d’un portefeuille de plus de 5 800 familles de brevets, lui assurant en France la place de 6ème déposant, tout en créant près de 100 start-up par an, avec comme le rappelle son dirigeant, Antoine Petit, la vocation de repousser et de dépasser les frontières de la connaissance, tout en promouvant et favorisant la diversité et le foisonnement des activités.

Vu et lu dans Les Echos du 13/09/21

Vu et lu dans Les Echos du 13/09/21

Et comme l’interdisciplinarité est inscrite dans son ADN, il faut savoir aussi que le CNRS, par le biais de sa filiale (www.cnrsformation.cnrs.fr), créée en 1984, qui au-delà de sa contribution à l’innovation industrielle, sous formes de contrats de collaboration, de prestations de service, ou la création de structures communes, propose également des formations auprès des entreprises, et donc de ses salariés, afin qu’elles puissent notamment bénéficier des savoirs et du savoir-faire issus de ses laboratoires, mais aussi de répondre à leurs besoins spécifiques et ciblés, dans tous les domaines que touchent donc cet acteur incontournable.

Ce qui représente quand même près de 300 formations courtes, avec si cela vous tente, de pouvoir en bénéficier, afin pourquoi pas d’acquérir de nouvelles compétences, renforcer son parcours professionnel, ou s’adapter aux évolutions technologiques, sociales en cours, toujours plus rapides, mais pas toujours facile à aborder et à comprendre.

Renseignez-vous, vous y trouverez peut-être votre bonheur.

En tout cas, que ce soit votre avenir proche, ou celui de la France, le CNRS continuera donc sa mission, soit, celle de préparer les mondes de demain, et faire que notre pays n’en soit pas exclu.

D’où le souhait de lui en donner les moyens, humains bien sûr, mais surtout financiers, qui comme vous le savez, est le nerf de la guerre économique. Ne l’oublions pas.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cnrs.fr

. www.cnrsinnovation.com

. https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/80-ans-cnrs-cnrs-batit-nouveaux-mondes-depuis-80-ans-78000/

 

Vu et lu dans Les Echos du 08/09/22

Vu et lu dans Les Echos du 08/09/22

Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance
Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance

Intelligence artificielle de confiance : biais et explicabilité en IA

Mardi 21 mars 2023
De 11h à 12h

S'inscrire

https://cnrsformationentreprises.clickmeeting.com/intelligence-artificielle-de-confiance-biais-et-explicabilite-en-i-a-/register

Attention les places sont limitées.
 

Nous vous invitons à vous inscrire à notre nouveau webinaire : « Intelligence artificielle de confiance : biais et explicabilité en IA ». Ce webinaire sera animé par Laurent Risser, ingénieur de recherche CNRS en mathématiques appliquées, et Jean-Michel Loubes, professeur des universités en statistiques.

Les systèmes d'IA modernes, tels que ceux basés sur des réseaux de neurones, sont actuellement au cœur de nombreuses innovations. Ils sont cependant peu explicables et potentiellement sensibles à des biais de discrimination. Afin d'assurer la confiance des utilisateurs dans l'IA, l'Union Européenne régule l'utilisation de l'IA à travers notamment le RGPD et le nouveau projet de législation sur l'intelligence artificielle (AI Act). Ce webinaire propose un aperçu de l'impact que pourront bientôt avoir ces régulations sur la mise en conformité de systèmes de prise de décisions automatique et présente différents types de solutions pour mesurer le bon fonctionnement de ces systèmes.

Ce webinaire est ouvert et accessible à tous.


Au programme du webinaire :

  • Mise en évidence des biais de discrimination qui peuvent apparaitre lors de l’utilisation d’une solution d’IA
  • Sensibilisation au nouvel encadrement juridique des décisions algorithmiques par des systèmes d’IA
  • Aperçu de solutions pour détecter, quantifier et limiter les biais
  • Aperçu de solutions pour expliquer les décisions algorithmiques

Laurent Risser est Ingénieur de Recherche CNRS à l'Institut de Mathématiques de Toulouse (IMT). Membre de la chaire « Droit et Confiance des algorithmes en Intelligence Artificielle » de l'Institut 3IA ANITI ainsi que du bureau national de l'agence française Maths-Industrie (UAR CNRS AMIES), il a publié 37 communications dans des revues scientifiques internationales et a encadré plus de 40 étudiants en master/ingénieur. Ses recherches actuelles portent sur les applications de l'IA équitable et explicable en télédétection, imagerie médicale, traitement automatique du langage et ressources humaines.


Jean-Michel Loubes est Professeur à l’Université de Toulouse Paul Sabatier et membre de l’Institut de Mathématiques de Toulouse (IMT). Son expertise porte sur la statistique en grande dimension, l’apprentissage automatique et la modélisation aléatoire. Depuis 2019, il est porteur scientifique du programme intégratif de l’institut 3IA ANITI dédié à la certification des systèmes critiques et y dirige la chaire « Fiabilité et robustesse des méthodes d’apprentissage automatique ». Il a encadré plus de 22 thèses et publié plus de 80 articles dans des revues internationales en mathématiques et en sciences des données. Il s’intéresse actuellement au développement de méthodes mathématiques pour l’explicabilité et la robustesse des algorithmes d’apprentissage automatique.


NB : Si ce webinaire vous intéresse mais que vous ne pouvez pas y participer, vous pouvez vous y inscrire pour recevoir le replay.


CNRS Formation Entreprises fait partie de la Direction des Relations avec les Entreprises du CNRS.

 

 

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