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Laval virtual, certainement pas une illusion

Publié le par Jacques SAMELA.

Laval virtual, certainement pas une illusion
Laval virtual, certainement pas une illusion

Las Vegas a son CES (lire « La petite histoire du CES » du 07 janvier dernier), Paris son Viva Technology (16 & 18 mai 2019), et Laval, en Mayenne, son Laval Virtual (www.laval-virtual.com), salon international de la réalité virtuelle et des techniques immersives, dont la 21ème édition aura lieu du 20 au 24 mars prochain.

 

Créé en 1999 sous l'impulsion du maire de la ville de l'époque et ancien ministre de la recherche sous le gouvernement Raffarin, alors 1er ministre du président Jacques Chirac, François d'Aubert, le concept émane lui de Bernard Taravel, co-créateur du Futuroscope, Guy Le Bras, directeur du GART (www.gart.org), et de Simon Richir, directeur de l'Institut des Arts et Métiers Paris Tech – Laval (www.laval.ensam.eu), avec comme idée de donner une autre image à cette région plutôt agricole, en réunissant pour la première fois en France des acteurs de la réalité virtuelle, qu’ils soient de l'enseignement, du monde de la recherche, de l'entreprise, et bien évidemment du grand public.

 

Et dès le début, le succès fut au rendez-vous, avec près de 8 000 participants, et une présence remarqué d'universités japonaises.

 

Aujourd'hui, la réalité virtuelle n'est plus la seule discipline proposée, car rejointe depuis par la réalité augmentée, la 3D interactive, la robotique, l'intelligence artificielle, l'internet des objets, et toutes les technologies innovantes et convergentes, devenant en cela le plus grand événement professionnel dédié aux mondes virtuels en devenir.

 

Et ce ne sont pas les 300 et plus exposants, répartis sur 9 000 m2 qui diront le contraire, attendant cette année pas loin de 10 000 visiteurs, professionnels, et rejoint par un public d'aficionados toujours plus nombreux chaque année, permettant à cet événement devenu désormais incontournable, d'atteindre les 20 000 visiteurs de l'édition précédente, voire de la dépasser.

 

Et pour cela, les organisateurs ont cette année organisé un tour d'Europe en camping-car pour faire connaître l'événement, visitant onze pays en trois mois, y rencontrant notamment près de cent entreprises, avec comme but de promouvoir ces nouveaux usages, incontournable aujourd'hui hui pour rejoindre le mouvement de ce que l'on appelle l'usine du futur ou 4.0.

 

Mais c'est aussi durant l'évènement que se joue sa réputation, avec cette année près de 200 conférenciers intervenant sur trois thématiques phares que seront tout d'abord celle consacrée aux activités sectorielles comme les domaines de la construction, de la santé, de la défense, du retail ou encore de l'industrie 4.0, appelées VRticals, ensuite celle consacrée aux problématiques dites transverses comme la formation, la production de contenus VR/AR, ou encore le storytelling, appelées TranVRsals, et pour finir, celle permettant des passerelles entre la recherche et l'industrie et appelée ConVERgence.

 

Une nouvelle formule sera également mise en place pour les Laval Virtual Awards, avec six grandes catégories que seront la VR/AR for productivity, la VR/ AR for Learning and Training, la VR/AR for Safety and improvement of Work Environment, la VR/AR for Marketing & Sales, la VR/AR for Data Visualisation & Decision-Making, et pour finir, la VR/AR for a cause, permettant de résoudre des problématiques industrielles et humaines, et dont les vainqueurs seront choisis par un jury d'experts internationaux.

 

Ensuite, et pour la deuxième année consécutive, reviendra le Festival ‘Art et de Réalité Virtuelle appelé Recto VRso, et dont la thématique traitera de l'illusion réelle et de l'illusion virtuelle, mais aussi pour la première fois, la mise en place d’une Job Fair, permettant aux entreprises présentes de rencontrer et de recruter leurs futurs collaborateurs.

 

Et justement, comme l'idée d'origine était de permettre de nouvelles débouchées à la région, on peut dire que cette initiative est une parfaite réussite, car si d'autres salons similaires existent, ils n'égalent en rien celui-ci, mais surtout, grâce à la mise en place de formations dédiées au sein des établissements scolaires de la région, une nouvelle génération d'étudiants a pu répondre aux nouveaux besoins des entreprises du crus et d'ailleurs, voire de créer un nouveau microcosme d'entreprises entièrement dédiées à ces nouveaux usages, avec dès 2017, la création d'un espace de rencontres high-tech de 3 200 m2 appelé le Laval Virtual Center (www.Lavalvirtualcenter.com), déjà considéré comme le premier hub international sur la RV/RA, s’appuyant sur le principe de l’ideation*, et dont l'objectif est d'accompagner au plus près l'avènement de ce monde nouveau, en proposant notamment des services dans le domaine de la veille technologique, permettant une information sur les tendances du moment, des formations continues adressées entrepreneurs, afin de les aider à comprendre le fonctionnement de ces nouveaux outils, pour par la suite les utiliser à bon escient pour leur entreprise, permettant en cela de conforter le positionnement actuel du marché français, soit le troisième au plan mondial, avec comme possibilité d'en atteindre la première place dans les prochaines années, j'en prends le pari.

 

*L'idéation est le processus créatif de production et communication de nouvelles idées (Wikipédia).

 

Jacques Samela

 

Sources :

 

. www.laval-virtual.com

. www.mtom-mag.com

. www.vrroom.buzz

. Wikipedia

 

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Le Cognac, à l'export toute

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Cognac, à l'export toute
Le Cognac, à l'export toute

Après avoir traité du champagne, voici cette fois-ci un nouveau sujet sur un alcool estampillé « SoFrenchy », j’ai nommé le Cognac.

En effet, cette eau de vie de renommée mondiale, représente ni plus ni moins depuis de nombreuses années un symbole fort de la France et de son « Art de vivre ».

Issu d’un vignoble de qualité dit de Poitou, faisant le bonheur dès le XIIIème siècle des anglais, des hollandais et des scandinaves, les vins produits dans ce cheptel seront dès le XVIIème siècle transformés en eau de vie et bonifié en fût de chêne, donnant ce qui est aujourd’hui le Cognac.

Et ce sont les hollandais, avec leur connaissance de l’art de la distillation, qui incitèrent les vignerons charentais à distiller leur vin chez eux, afin de mieux le conserver. Ils le nommèrent « brandwijn » (vin brulé en français), ce qui donnera plus tard le nom de « brandy ».

Ensuite, au XVIIème siècle, apparaîtra la double distillation, permettant au breuvage de supporter le voyage, avec une ascension fulgurante des ventes de Cognac, à partir d’un traité de commerce signé entre la France et l’Angleterre en 1860.

Mais, en raison de l’apparition du phylloxéra en 1875, de la même manière que pour le champagne (voir le dossier du 29 décembre 2017), la plus grande partie du vignoble sera détruit, avec une remise à flot rendue effective après plusieurs années d’efforts.

Ce n’est qu’au début du siècle dernier que le cheptel reprendra le dessus, avec en 1909 la mise en place de la zone géographique de production, en 1936, la reconnaissance comme appellation d’Origine Contrôlée, et en 1938, la délimitation des appellations régionales, soit l’ensemble des six crus reconnus (Grande champagne, Petite champagne, Borderies, Fins bois, Bons bois, Bois ordinaires ou à terroir).

Aujourd’hui, le Cognac, ou Eau de vie de Cognac, ou encore Eau de vie des Charentes, reste un produit d’exportation, avec 97,8 % de sa production expédiée à l’étranger, et, est considéré comme un symbole fort de la France et de son art de vivre incontournable.

Et ce sont les Etats-Unis qui arrivent en tête des amateurs de ce nectar, avec 86,5 millions de bouteilles importées entre août 2017 et juillet 2018 sur les 206 millions expédiées dans le monde, soit une progression de 9,9 % sur un an, et ce notamment grâce au rap américain, qui dès le début des années 90, apparurent des bouteilles de Cognac dans les clips des rappeurs Puff Daddy, 50 Cent, ou encore Busta Rhymes, connu entre autres par sa chanson intitulée « Pass the Courvoisier », célèbre marque de Cognac, créée en 1836 à Jarnac en Charente, faisant de la communauté afro-américaine un vivier important d’amateurs outre-Atlantique.

Ensuite, c’est l’Asie qui arrive en seconde position, avec sur la même période, 60,9 millions de bouteilles expédiées, dont 26,6 millions à Singapour, et 26,2 millions en Chine. Quant au marché européen, stable en valeur avec une progression de 3 %, il a subi une baisse de 2 % en volume, ce qui représente quand même 41,3 millions de bouteilles.

Mais, loin de rester cantonné à ces marchés bien établis, de nouveaux s’annoncent avec une progression constante notamment dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Vietnam ou les zones Caraïbes et Océanie, soit 12,2 % en volume et 5,3 % en valeur.

Ce ne sont certainement pas les 16 800 emplois directs qui s’en plaindront, et encore moins les 50 000 habitants de la région délimitée, profitant à divers degrés et à plein de la prospérité du filon que représente le Cognac.

Et comme la maturation du breuvage en question peut durer des décennies, bien à l’abri, la place de numéro 1 des spiritueux lui est assurée encore pour de nombreuses années, avec pour les amateurs, toujours plus nombreux, l’assurance de bénéficier encore pour longtemps d’un nectar de qualité exceptionnel.

Donc, à celles et ceux qui savent en reconnaître son côté convivial, surtout après un bon repas, je leur souhaite une excellente dégustation, tout en rappelant quand même que l’abus d’alcool est toujours dangereux pour la santé. Tchin-tchin.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cognac.fr

. Le Monde du 09/08/18

. Les Echos du 16/08/18

 

A lire :

. www.culture.cognac.fr

 

Vu et lu dans Les Echos du 16/08/18

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Vu et lu dans Le Monde du 09/08/18
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Vu et lu dans Le Monde du 09/08/18

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Vus et lus dans Les Echos du 03/09/18 et du 23/01/19
Vus et lus dans Les Echos du 03/09/18 et du 23/01/19
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France-Japon, coopération approfondie (協力 kyouryoku 重要な juuyou na)

Publié le par Jacques SAMELA.

France-Japon, coopération approfondie (協力 kyouryoku 重要な juuyou na)
France-Japon, coopération approfondie (協力 kyouryoku 重要な juuyou na)

En cette année 2018, se célèbre le 160ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Japon, d’où ce sujet consacré au deuxième partenaire commercial de la France en Asie, et le premier investisseur asiatique dans l’hexagone.

3ème puissance économique avec un PIB nominal de 4 300 Mds €, la France est à 2 300 Mds €, la situation du Japon se caractérise aujourd’hui par le fait que malgré la taille de son excédent, le 2ème au monde, une position de leader dans la R&D avec 3,5 % du PIB en 2016 , soit au 2ème rang au sein de l’OCDE, une croissance prévue pour 2018 de 1,2 %, il doit faire face à une dette publique représentant plus de 230 % du PIB en 2016, heureusement détenus par 90 % de créanciers japonais, ce qui fait que ce problème, qui peut en être un pour d’autres, ne le pénalise outre mesure, mais également, le Japon doit faire face à un problème démographique important pour son avenir, avec le vieillissement et la diminution de la population, rendant la situation des entreprises à termes problématiques, entrainant une augmentation des coûts du travail, diminuant en cela la compétitivité du pays.

Mais, conscient de ce problème à venir, le gouvernement actuel souhaite justement déposer un projet de loi autorisant l’accueil de davantage de travailleurs étrangers, avec un visa permettant à ceux ayant des qualifications inférieures à celles habituellement requises, de pouvoir travailler pendant une durée de cinq ans. Une révolution ? Une obligation surtout.

Sinon, en ce qui concerne les rapports économiques entre la France et le Japon, il faut donc savoir que les échanges commerciaux se sont élevés en 2017 à 16,28 Mds €, avec notamment 65 projets d’investissements détectés, faisant du Japon le 5ème pays investisseurs dans l’hexagone, à égalité avec la Chine, permettant la création ou le maintien de 1 926 emplois.

Et sur ces investissements, 70 % se sont portés vers des secteurs industriels, comme dans celui des machines et équipements mécaniques (12 %), l’automobile (12 %), ou encore le textile (12 %), avec comme région privilégiée, l’Ile de France avec 29 % des projets, suivi par la région Grand Est, avec elle, 22 % d’investissements recensés.

En tout et pour tout, la présence japonaise se résume à 490 entreprises, employant 74 000 salariés, avec Toyota Motor Corporation comme exemple phare, et dont l’usine principale est située à Onnaing dans les Hauts de France.

En ce qui concerne les exportations françaises, elles se sont élevées en 2017 à 6,359 Md€uros, soit une augmentation de 1,77 %.

Et ce n’est pas près de s’arrêter, car le 13 juillet dernier, une déclaration conjointe sur la coopération franco-japonaise dans les domaines de l’innovation et de l’économie digitale, a été signée, afin d’approfondir leurs coopérations dans les nouvelles technologies que sont l’IA, le Big Data, l’IoT, et la 5G, permettant le développement réciproque de start-up, avec par la suite l’ouverture d’un premier hub japonais en Europe, appelé « Global Acceleration Hub », petit frère de celui de la French Tech, installé au japon depuis 2015, appelé lui le « French Tech Tokyo » (www.tokyo.lafrenchtech.com).

Et en soutien avec le Jetro (Japan External Trade Organization) et Business France (voir le dossier du 18/01/17), des actions respectives seront menées vers les start-up des deux pays, en accueillant par exemple celles du Japon durant l’évènement Vivatech (www.vivatechnology.com) à Paris, et durant l’évènement japonais dédié aux nouvelles technologies, le « Ceatec » (Combined Exhibition of Advanced Technology), d’accueillir celles venant de l’hexagone.

Sans oublier également la volonté commune de renforcer les programmes de R&D entre les principaux instituts de recherche français et japonais.

Quant à l’accord commercial signé récemment entre l’UE et le Japon, le JEFTA, il pourrait particulièrement bénéficier à la France, sachant que ce marché de 127 millions d’habitants, très au fait et appréciant au plus haut point un certain savoir-faire à la française, notamment dans les domaines du luxe (2ème marché mondial), de l’hôtellerie, de la restauration haut de gamme, ou encore du design, pourrait permettre aux entreprises françaises de faire leur trou à long terme dans ce pays considéré à juste titre comme exigeant, voire très difficile.

Et avec les jeux olympiques de Tokyo en 2020, ce sont les entreprises liées au domaine du sport qui pourraient également s’ouvrir des débouchées importantes.

Souhaitant également accompagner ce mouvement, la CCI France Japon (www.ccifj.or.jp) organisa le 19 de ce mois, un « Business Summit » à Tokyo, sur le thème « Investing for your future », rassemblant divers intervenants des deux pays, soucieux de partager  leurs visions du futur quant à la coopération franco-japonaise devant un parterre de dirigeants, journalistes, leaders d’opinions et officiels.

Donc, comme vous pouvait le voir, ces relations autrefois compliquées, ont plutôt tendance aujourd’hui à se multiplier entre ces deux nations diamétralement opposées culturellement parlant, mais en raison certainement d’un nouveau paradigme en cours actuellement, avec en particulier la poussée chinoise, la concurrence coréenne, notamment sur des secteurs jadis fer de lance d’une industrie à la pointe technologiquement parlant, mais aussi d’une Amérique plus autocentrée que jamais sur elle-même, le Japon cherche donc de nouvelles pistes, et la France, portée par cette nouvelle dynamique, peut représenter une réponse idéale, servant également de tête de pont d’un marché européen non négligeable pour l’avenir.

Et comme le dit ce petit poème japonais d’un certain Yosa Buson (1716-1783), appelé un « Haiku », et qui pourrait aller on ne peut mieux avec cette situation, quand souffle le vent du nord, les feuilles mortes fraternisent au sud.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/japon/relations-bilaterales/article/entretien-de-jean-yves-le-drian-avec-son-homologue-japonais-taro-kono-14-07-18

. https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/JP/bilan-macro-economique-du-japon

. https://atradius.fr/rapports/rapport-pays-japon-2017.html

. http://www.ccifj.or.jp/news-japon/a-la-une/

. https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Actualites/Conseils-d-experts-7-choses-a-savoir-avant-de-se-lancer-au-Japon-44375

 

 

 

 

 

France-Japon, coopération approfondie (協力 kyouryoku 重要な juuyou na)
Vus et lus dans Les Echos du 18/09/18 et du 26/10/18
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Vu et lu dans le magazine Val d'Oise n° 14 de novembre & décembre 2017
Vu et lu dans le magazine Val d'Oise n° 14 de novembre & décembre 2017

Vu et lu dans le magazine Val d'Oise n° 14 de novembre & décembre 2017

Vu et lu dans le magazine Val d'Oise n° 14 de novembre & décembre 2017
Vu et lu dans le magazine Val d'Oise n° 14 de novembre & décembre 2017
Vu et lu dans le magazine Val d'Oise n° 14 de novembre & décembre 2017

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Vus et lus dans Elle n° 3792 du 24/08/18, et A Nous Paris du 19/11/18
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La filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation
La filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation

Si il est un secteur dont on parle peu aujourd’hui, et qui pourtant fit les beaux jours de l’industrie française, participant amplement aux révolutions industrielles du XIX et du XX siècles, c’est bien celui de la filière textile.

En effet, après avoir vécu plusieurs décennies difficiles, dû notamment à la concurrence asiatique (loyale, déloyale, c’est selon), occasionnant nombres de délocalisations, sans parler de fermetures en cascade d’entreprises phares de la filière, perdant rien qu’en 2011, 110 000 emplois, rétrécissant même son marché national de 2,6 %, on peut d’ores et déjà dire qu’il reprend enfin du poil de la bête, grâce notamment à une montée de gamme, rendue possible par une innovation technologique permanente dans ce que l’on appelle aujourd’hui les textiles techniques.

Et pourtant, 71 % des français estiment encore que la filière textile est une industrie en perte de vitesse, vouée même à disparaître.

Seulement voilà, nous assistons certainement à un retournement exceptionnel concernant ce secteur, car pour la première fois depuis 40 ans, ses effectifs ont augmentés (+ 3,6 %), atteignant plus de 60 000 personnes, et ce dans les trois bastions historiques que sont les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts de France, et Grand Est.

Le chiffre d’affaires 2017 s’affichant également en hausse avec 1,8 % de croissance, soit 13,4 milliards d’Euros, dont 8,9 milliards d’Euros à l’export (+ 2 %), et ce sans inclure les chiffres de la confection et de la distribution, ce qui lui permettrait de surpasser un autre grand secteur industriel français, l’automobile.

Et ce retournement plus que probant, est donc dû à l’importance prise aujourd’hui par les textiles techniques, représentant déjà près de la moitié de la filière (40 %), mais sans occulter pour autant la filière à l’ancienne, qui elle est tirée par le « Made in France » en vogue.

Alors, qu’appelle t’on textile technique, et quelle est sa différence avec ce que l’on peut connaître du textile lambda ?

Eh bien, d’après l’UIT (www.textile.fr), le représentant du secteur (près de 2 300 entreprises), il désigne des produits textiles dotés de propriétés techniques choisies, bien particulières, et offrant des fonctionnalités spécifiques qui sont adaptées à des usages bien définis. On dit qu’ils sont destinés à remplir un objectif d’utilité.

Ce qui fait qu’on en trouve dans des secteurs aussi variés que sont l’agriculture (housses, protection), la construction et le bâtiment (isolants, renforts de bâtiments), l’environnement (renforcement des sols, gestion de l’érosion), la santé (implants, prothèses), ou encore les transports (isolants, protection), avec comme perspective d’avenir, un marché mondial atteignant les 175 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Et en tant que deuxième nation, après l’Allemagne, comme productrice de ces textiles techniques, la France a vraiment une carte à jouer, avec notamment un personnel hautement qualifié, une innovation permanente, garante d’avancées technologiques de premier plan, comme par exemple sous la forme de nouvelles fibres tels les tissus biosourcés, les fibres intelligentes pouvant capter l’énergie solaire ou donner des informations physiologiques, ainsi que les vêtements ayant des vertus curatives ou à mémoire de forme.

Et en plus, comme le dit, Eric Boël, l’organisateur de l’évènement incontournable du secteur, Textival (www.textival.fr), la France fabriquant le textile le plus propre au monde, il est fort à parier que la première place en Europe est proche, et qu’enfin ce secteur retrouve sa place de fleuron de l’industrie française, au même titre que l’aéronautique ou l’automobile aujourd’hui.

Avec une obligation malgré tout, c’est qu’il trouve (le secteur) des bras supplémentaires afin de surseoir à ce regain d’activité, ce qui n’est pas évident, vu l’image encore bien présente d’une industrie en général peu sexy, d’où le souhait d’organiser des campagnes de sensibilisation sur les métiers du textile vers les jeunes et ceux que l’on appelle les prescripteurs de l’orientation (parents, enseignants), censé démontrer qu’il s’intègre (toujours le secteur) parfaitement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’industrie du futur, avec des thèmes on ne peut plus porteur chez les nouvelles générations, que sont le recyclage, les circuits courts, l’automatisation ou encore la digitalisation.

Et tout cela dans le cadre de ce que l’on appelle le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et avec comme idée principale, que l’avenir du textile français soit donc entre leurs mains.

Jacques Samela

 

Sources :

. Le Journal du net du 07/01/13

. La tribune du 08/04/13

. Le Monde du 08/10/15

. Bref ECO du 18/06/18

. Le Figaro du 20/06/18

. www.modeintextile.fr

. www.ceti.com

. www.ifth.org

. www.techtera.org

. www.uptex.innovationstextiles.fr

. www.textile.fr

 

Vus et lus dans Le Parisien Weekend du 29/06/18, Les Echos du 29/06/18, L'Usine Nouvelle n° 3520 du 15/06/17
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Vu et lu dans Le Magazine Le Monde du 14/07/18

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Vus et lus dans Télérama n° 3569 du 06/06/18, et le magazine Ca m'intéresse de juin 2017
Vus et lus dans Télérama n° 3569 du 06/06/18, et le magazine Ca m'intéresse de juin 2017
Vus et lus dans Télérama n° 3569 du 06/06/18, et le magazine Ca m'intéresse de juin 2017
Vus et lus dans Télérama n° 3569 du 06/06/18, et le magazine Ca m'intéresse de juin 2017

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De Sophia Antipolis à EuraTechnologies

Publié le par Jacques SAMELA.

De Sophia Antipolis à EuraTechnologies
De Sophia Antipolis à EuraTechnologies

Il y a de cela presque cinquante ans, on ne parlait pas encore de Fab lab, d’incubateurs, de pépinières d’entreprises, et encore moins de technopole.

Et pourtant, du côté de Nice, était créée ce qui semble être encore aujourd’hui la plus importante technopole de l’hexagone, Sophia Antipolis (www.sophia-antipolis.org).

A l’initiative de Monsieur Pierre Laffitte, qui voulait créer une « Florence du XXIème siècle », et dont l’idée de départ résidait dans le croisement entre les entreprises, la recherche et l’enseignement, appelant cela la « fertilisation croisée », la première pierre fut déposé en 1969 en présence de Pablo Picasso (1881-1973), passant d’une simple zone d’activité à un technopole*, et devenant au fil du temps une technopole**.

Quant à son appellation, il serait dû au prénom de son épouse, Sophie, et au nom latin de la ville d’Antibes, Antipolis. Elle ne sera déposée qu’en 1985.

Aujourd’hui, elle rassemble sur 2 500 hectares plus de 2 000 entreprises, dont près de 200 à capitaux étrangers, représentant plus de 35 000 emplois, avec un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards d’Euros, soit 8,5 % des emplois de tout le département des Alpes-Maritimes, et 8,5 % du chiffre d’affaires du secteur privé.

Alors, même si certains estiment qu’elle n’est plus ce qu’elle était, dû certainement à son positionnement dans le domaine des TIC, malmenés notamment par le crack des années 2 000, elle représente toujours un îlot d’innovations, recherché, notamment à l’étranger, avec en plus de sa spécialité phare, la présence d’acteurs dans les domaines de la santé, de la chimie, des sciences de la vie et de l’environnement, s’y rajoutant plus récemment des acteurs de l’internet des objets, dans le domaine du véhicule autonome, de la réalité virtuelle, sans oublier non plus la part non négligeable consacré à l’éducation avec près de 5 000 étudiants et près de 1 000 enseignants, installés notamment  sur le SophiaTech, où l’on trouve de grandes écoles comme Polytech’Nice, la SKEMABusiness School, ou encore l’Institut Eurecom, ainsi que celle consacré à la recherche, avec près de 4 000 chercheurs, installés eux au Business Pôle Sophia Antipolis, où l’on retrouve l’INRIA, le CNRS, l’INRA, accueillant également les pôles de compétitivité que sont SCS ou Safe Cluster, mais aussi les incubateurs Telecom Paris, Paca-Est, ou encore l’Agence Régionale d’Innovation et d’Internationalisation (ARII).

Donc, malgré tout, au vu de ce dynamisme toujours au zénith, il faut savoir que près de 800 emplois sont encore créés en moyenne chaque année, et que de nombreux acteurs prestigieux s’y installent encore, comme Renault qui y installe son centre de recherche dédié au véhicule du futur, reprenant en cela les activités dédiées au logiciel embarque du groupe Intel, qui lui, y créait son plus grand centre de recherche en France, comme le groupe Accenture, ou encore l’équipementier automobile Bosch, qui installe également son centre de R&D consacré aux véhicules autonomes.

Comme possible déclin, on y reviendra donc, même si justement la concurrence pointe son nez, mais peut-on vraiment parler de concurrence, avec, et cela sera mon deuxième sujet, l’avènement, plus récent donc, d’EuraTechnologies (www.euratechnologies.com), situé donc lui dans la région des Hauts de France à Lille.

Imaginé pendant la réhabilitation de l’ex-filature Le Blan-Lafond, ayant déposé le bilan en 1989, durant la crise générale de l’industrie cotonnière, et ce malgré son importance avec près de 2 500 employés, la Communauté Urbaine de Lille décida de se lancer à corps perdu dans un projet de reconversion du site, en mettant l’accent sur un domaine en devenir, celui des TIC.

Connu d’abord sous l’appellation Digiport (2006), le site actuel est inauguré en 2009 avec déjà à l’époque près de 60 entreprises dont Cap Gemini, représentant 800 salariés, et une dizaine de projets en incubation.

Par la suite, et très rapidement, le nombre d’entreprises accompagnés augmente très significativement, passant de plus d’une centaine en 2014, pour approcher voire dépasser aujourd’hui les 150, représentant plus de 4 000 salariés, 50 partenariats, dont de nombreux à l’étranger (San Francisco, Dubaï, Shanghai, New York), plus de 170 Millions d’Euros de levées de fonds depuis sa création, avec plus de 300 projets accompagnés, près de 500 évènements organisés chaque année, et 60 000 visiteurs bon mal an chaque année.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, EuraTechnologies est considéré comme le 1er incubateur et accélérateur en France, dans le top dix en Europe d’après Fundacity, s’imposant de fait  comme le précurseur et le fer de lance de l’économie numérique en France, connu désormais sous l’appellation French Tech, et dont il est un des représentant lillois phare du label du même nom.

Avec comme conséquence directe, l’installation d’acteurs de renom, comme IBM en décembre dernier qui y inaugura son nouveau centre de services informatiques, sans oublier Microsoft, Cap Gemini (déjà vu plus haut), Cisco, le CEA Tech, l’Inria, l’HEI, sans omettre bien sur l’ensemble des sociétés, qui pour beaucoup sont à leurs premiers mois d’existence, avant de s’envoler définitivement, et que vous retrouverez aisément sur le site internet.

Donc, que ce soit au sud de la France avec Sophia-Antipolis, ou au nord avec EuraTechnologies, et je reviens là sur la question de la concurrence, ces deux exemples démontrent plutôt une certaine complémentarité entre deux précurseurs, l’un par sa précocité en tant que technopole, et toujours à même de s’imposer comme place innovante, l’autre par son flair, soit d’avoir cru aux nouvelles technologies de l’information dans une région malmenée par la fermeture des mines et la déchéance du secteur du textile, concurrencée fortement par la montée en puissance de la Chine, et qui aujourd’hui intègre complètement cette idée de troisième révolution industrielle, chère à l’économiste américain Jeremy Rifkin, dont la région des Hauts de France s’est totalement imprégnée depuis près de cinq ans.

Depuis, de nombreuses entités similaires se sont créés dans toute la France, comme Station F, qui fêtera dans quelques jours son 1er anniversaire, donnant à notre pays une image autre que certains aiment à dépeindre négativement, quoique de moins en moins il est vrai, synonyme d’un changement de paradigme, qui vous le savez me satisfait amplement.

*Le technopole : Zone d’activité qui rassemble des entreprises de fabrication ou de services dans le secteur des hautes technologies. Ils se sont développés à partir des années 80.

**La technopole : De plus grande envergure, il s’agit d’une ville entière dédiée aux hautes technologies, développant une politique d’accueil des cadres, chercheurs, techniciens, le modèle le plus connu étant la Silicon Valley aux Etats Unis.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. L’Usine Nouvelle du 17/09/15 et du 19/10/17

. www.lillemetropole.fr

. www.investcotedazur.com

. La tribune du 21/07/17

. Les Echos du 14/05/18

 

 

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3534 du 19/10/17

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3534 du 19/10/17

Vus et lus dans L'usine Nouvelle n° 3534 du 19/10/17, Les Echos du 14/05/18
Vus et lus dans L'usine Nouvelle n° 3534 du 19/10/17, Les Echos du 14/05/18
Vus et lus dans L'usine Nouvelle n° 3534 du 19/10/17, Les Echos du 14/05/18

Vus et lus dans L'usine Nouvelle n° 3534 du 19/10/17, Les Echos du 14/05/18

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La France, terreau fertile pour la finance verte ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, terreau fertile pour la finance verte ?
La France, terreau fertile pour la finance verte ?

Après l’engouement et la réussite de la Cop21 en France en 2015, où 195 pays avaient signés l’accord historique de réduction des gaz à effet de serre (GES), que s’est-il passé depuis ?

Bien évidemment le désengagement de Donald Trump de l’accord (effectif dans deux ans), minimiser cependant par l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, envoyé spécial de l’ONU pour les villes et le changement climatique durant le World Efficiency Solutions (www.world-efficiency.com), organisé en France également au mois de décembre dernier, où il remerciait justement le locataire de la maison blanche d’avoir agît de la sorte, poussant les acteurs non étatiques que sont les banques, les compagnies d’assurances, les fonds de pension, les villes, nombreuses aux Etats-Unis, de même que certains Etats américains, l’ONU, et même la Banque mondiale à se mobiliser plus fortement, sans attendre des décisions ou des actions gouvernementales, parfois longues à se mettre en route.

Ce qui m’amène justement au sujet du jour, la France et son positionnement actuel dans cette course contre la montre, soit faire tout ce qui est en notre pouvoir (faire) pour limiter la hausse des températures à 2°, sachant qu’aujourd’hui, nous serions plutôt entre 3° et 3,5°.

Alors, même si elle tarde à s’engager plus significativement dans ce que l’on appelle le virage vert avec 32 milliards d’Euros consacrés aux investissements verts en 2016, sachant que le 05 mai elle est entrée dans ce que l’on appelle le déficit écologique, soit trois mois avant le jour dit du dépassement planétaire, l’on perçoit malgré tout une certaine accélération du verdissement de l’économie française, avec notamment un domaine où la France est l’un des leaders (et oui encore), soit ce que l’on appelle familièrement la finance verte, avec en point de mire, les « green bonds » ou obligations vertes, qui si vous ne le savez pas, sont des emprunts obligataires (non bancaires), émis sur les marchés financiers pour financer des projets contribuant à la transition écologique, engageant les émetteurs à préciser l’usage des fonds récoltés, avec obligation de publier chaque année un rapport rendant compte aux investisseurs de la vie de ces projets, et de leur impact favorable sur l’environnement.

Alors, même si elle n’est pas la première à avoir émis un green bond, c’est la Banque européenne d’investissement (BEI) qui l’a fait en 2007, sous le nom de « Climate Awareness Bond », et même si la Pologne l’a devancée en tant qu’état à émettre un emprunt, elle est malgré tout largement devant tout le monde en Europe, et deuxième émetteur dans le monde, derrière la Chine, mais devant les Etats-Unis.

Elle est aussi la première à avoir imposé aux investisseurs institutionnels l’obligation d’intégrer le risque climat et les dimensions environnementales et sociales dans leur communication publique. L’on parle là du fameux article 173 de la loi de Transition énergétique et écologique de 2015.

Et aujourd’hui, ce sont donc près de 900 investisseurs qui sont tenus d’indiquer la part des investissements « verts » dans leur portefeuille, en précisant leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

Et quand en janvier 2017, elle émet un « green bond » souverain de 7 milliards d’Euros, c’est tout bonnement le plus grand jamais réalisé à ce jour.

Et ce n’est pas près de finir (heureusement), car avec un marché des « green bonds » en forte croissance depuis 2013, avec près de 275 milliards de dollars d’obligations vertes, dont plus de 100 milliards en 2017, et une progression de 30 % attendue cette année, il est fort à parier que la place de la France, qui représente déjà 21 % du stock mondial des « green bonds », n’est pas près de fondre comme neige au soleil, car au-delà de l’action gouvernementale, il faut savoir qu’environ ¼ des émetteurs de « green bonds » sont des entreprises, avec comme leader incontesté le groupe Engie, considéré comme le numéro un mondial en termes d’encours de « green bonds » avec plus de 5,25 milliards d’Euros, mais aussi des banques, avec également un français comme leader mondial, en l’occurrence le Crédit Agricole, avec plus de 60 opérations en 2017 d’un montant total de 7,9 milliards de dollars (selon le classement de Dealogic (www.dealogic.com), suivi à la 3ème place par un autre français, le groupe BNP Paribas, avec 39 opérations, sans omettre que 27 % des titres en question, sont achetés par des investisseurs hexagonaux.

Cependant, pour accompagner cette croissance, certains acteurs estiment nécessaire d’encadrer cette nouvelle pratique, afin d’éviter ce que l’on appelle désormais le « green washing » ou éco-blanchiment, consistant à se déclarer comme respectueux de l’environnement ou du climat, avec au final un résultat en dehors de la définition même du « green bond », comme par exemple ce groupe électricien chinois, qui récemment émit une obligation verte de 150 millions de dollars, mais pour financer une centrale à charbon.

Donc l’idée, serait de renforcer les contrôles, avec notamment la mise en place d’un label, ou, à l’échelle européenne, l’établissement d’un standard spécifique censé justement réguler un marché représentant aujourd’hui seulement 1 % du secteur des obligations, mais vous l’avez désormais compris, amené à se développer fortement dans le monde entier.

Donc, l’avenir s’inscrit en vert, et la France en est bien son leader aujourd’hui, avec, ne nous le cachons pas, l’objectif de faire que la place de Paris en devienne la capitale mondiale de la finance verte et durable.

Jacques Samela

 

Sources :

. La Tribune du 20/10/17, 08/12/17, 10/12/17, 07/05/18

. 20 Minutes du 04/05/18

 

A lire :

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/qu-est-ce-qu-un-green-bond-760714.html

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-france-pionnere-et-moteur-de-la-finance-verte-761038.html

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-pologne-premier-etat-a-emettre-un-second-green-bond-767099.html

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/qui-sera-la-place-financiere-la-plus-verte-761564.html

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-green-bond-en-vert-et-contre-tout-777812.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180508

 

A revoir :

. Dossier du 22/12/15 : Ma Cop21, et 1 et 2 et 3

Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3523 du 16/07/17, Les Echos du 15/12/17 et du 01/02/18
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Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3523 du 16/07/17, Les Echos du 15/12/17 et du 01/02/18

Vus et lus dans Les Echos du 13/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 13/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, et Le Monde du 05/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, et Le Monde du 05/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, et Le Monde du 05/12/17

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Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT)
Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT)

Vous qui me suivez, chaque jour de plus en plus nombreux, digne des followers de Kim K, vous connaissez désormais pour vous l’avoir présenté le CEA (22/04/16), les pôles de compétitivité (03/01/13), mais pas encore le CNRS (www.cnrs.fr), si ce n’est de nom, l’INRIA (www.inria.fr), ou encore le CETIM (www.cetim.fr), dont j’ai raté les 50 ans, mais au taquet pour les 100 ans.

Et les IRT ou Instituts de recherche technologique, vous connaissez, oui, non ? Quésaco ?

Au nombre de huit, créés en 2012 à la demande du Commissariat général à l’investissement (CGI), ils sont principalement dédiés à la recherche collaborative public-privé, tout en alliant la créativité, l’agilité, et l’obligation de résultats, en livrant des solutions concrètes et viables économiquement, considérés en cela comme des accélérateurs du développement et du transfert technologique pour les entreprises françaises.

Dotés à l’origine d’une enveloppe totale de 900 millions d’Euros sur dix ans, émanant du Programme d’investissement d’avenir (PIA), ils disposent chacun d’un budget d’environ 200 millions d’Euros, leur permettant de voir l’avenir à horizon 2020-2030, avec trois objectifs principaux qui sont de renforcer l’excellence académique, de rayonner plus fortement à l’international, et enfin de démultiplier les impacts business des programmes menés par les instituts, avec au final, le faire savoir.

Et depuis, ce sont près de 200 transferts de technologies réalisés rien qu’en 2017, soit autant que depuis leurs créations, mais c’est surtout plus de 200 brevets et 700 publications à leur actif, 521 partenaires industriels, dont 250 PME travaillant sur des projets communs, près de 50  projets européens, des liens resserrés avec  69 instituts membres de la Fraunhofer-Gesellschaft (www.fraunhofer.de) en Allemagne, le modèle de référence, en mieux, (c’est pas moi qui le dit), sans oublier une soixantaine de plateformes technologiques, mobilisant en cela près de 1 500 personnes, dont près de 200 doctorants.

Mais au fait, pourquoi huit ? Et qui sont-ils ?

L’idée de départ était de se focaliser sur des secteurs où La France avait déjà une position d’excellence, d’où ce choix, afin également d’éviter un éparpillement préjudiciable pour l’avenir, et avec peu de probabilité que cela change, même si l’innovation peut s’avérer pourvoyeuse de nouveaux usages, car quid de l’intelligence artificielle, de la fabrication additive, des Deep Tech, ou encore de la Fintech il y  dix ans ?

Quant à savoir qui ils sont, et ne les ayant pas encore nommés, voici donc ci-dessous les IRT en question, leur intitulé exact et leurs spécialisations :

. B-com, adossé au pôle de compétitivité Images et Réseaux en Bretagne, et spécialisé sur les technologies numériques facilitant la vie quotidienne.

. SystemX, adossé au pôle Systematic en Ile de France, et dont le sujet porte sur l’ingénierie numérique du futur.

. Nanoelec, adossé à Minalogic en Rhône-Alpes, spécialisé dans les nanotechnologies.

. M2P, adossé à Materalia dans le Grand Est, et consacré aux matériaux, à la métallurgie et aux procédés industriels.

. Bioaster, adossé à Lyonbiopole en Rhône-Alpes, et spécialisé à la microbiologie et à l’infectiologie.

. Saint-Exupery, adossé à Aerospace Valley en Nouvelle Aquitaine, consacré à l’aéronautique, le spatial, et les systèmes embarqués.

. Railenium, adossé à i-Trans dans les Hauts de France, dédié au ferroviaire.

. Jules Verne, adossé à EMC2 dans les Pays de la Loire, et spécialisé dans les technologies avancées de production.

Alors comme vous le voyez, les IRT s’adossent tous à des pôles de compétitivité, créés eux  en 2004 (lire le dossier du 03/01/13), jouant même un rôle primordial dans leurs créations en les labellisant, et avec comme souhait qu’ils travaillent ensemble sur leur territoire, afin d’aboutir à l’émergence de projets de R&D dits de rupture, accompagné de l’apport des start-up, ce qui manquait parfois avec les pôles, et donc favoriser au final la croissance économique des entreprises françaises.

Aujourd’hui, ils ne leur restent plus qu’à trouver définitivement leurs places dans la liste bien complète des acteurs clés de l’innovation en France, en multipliant et en accélérant les échanges avec des structures privées ou publiques, nationales ou internationales, et ce même si ils ne sont pas tous à la même enseigne, certains étant plus avancés que d’autres.

Nous suivrons cela de près. Comme toujours en fait.

Jacques Samela

Sources :

. www.french-institutes-technology.fr

. Les Echos du 16/11/16

. Industrie & Technologies du 17/02/17

. Alliancy du 23/11/17

 

Vus et lus dans Les Echos du 14/01/16 & du 08/03/17, et Le Monde du 11/10/17 & du 20/02/18
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CAC 40, le meilleur est à venir ?

Publié le par Jacques SAMELA.

CAC 40, le meilleur est à venir ?
CAC 40, le meilleur est à venir ?

A New York, on les connait comme le Dow Jones (1) et le Nasdaq (2), à Tokyo comme le Nikkei (3), à Londres comme le FTSE 100 (4), à Francfort comme le Dax (5), et à Paris, comme le CAC 40 ou « cotation assistée en continu », dont les 30 bougies viennent d’être soufflées le 31 décembre dernier.

Vous l’avez donc, je le pense compris, qu’il s’agissait des indices boursiers des principales places financières mondiales, et que le sujet d’aujourd’hui serait consacré à notre bon vieux CAC 40, acteur pour certains de dérives financières, mais surtout un marqueur incontournable de l’économie française de ces trente dernières années.

Mais avant de rentrer dans le détail, un rappel (pour ceux qui s’y connaissent déjà) et une définition (pour nous autres) de ce qu’est réellement un indice boursier.

C’est donc un indice de prix, qui se définit par trois caractéristiques bien distinctes que sont :

. La date de référence et l’indexation (date de création et base de l’indice).

. L’échantillon (ensemble de valeurs représentatives d’un marché ou d’un secteur).

. La méthodologie de calcul (poids des titres au sein de l’industrie)*.

Voilà donc pour l’explication technique, courte, et passons maintenant à son histoire, passée et actuelle.

Lancé officiellement le 15 juin 1988, mais avec un point de départ le 31 décembre 1987, le CAC 40 a commencé son existence sur la base d’un cours à 1 000 points, par la Compagnie des agents de change, d’où son nom d’origine, voulant en tant que détenteurs (les agents de change) du monopole de la négociation des valeurs mobilières en France suivre le mouvement de modernisation des marchés boursiers en Europe, passant de la corbeille, où se criaient les transactions financières (voir le film intitulé Un fauteuil pour deux de John Landis avec Eddy Murphy), à la dématérialisation des échanges.

Aujourd’hui, en 30 ans d’existence, il en vaut cinq fois plus, avec le 04 septembre 2 000, un record jamais atteint depuis, soit 6 922,33 points, porté par la bulle spéculative sur les valeurs télécom, média et technologie.

Quant à son premier jour de cotation, l’indice perdit 1,54 %, descendant à 984,64 points, donnant par la suite, et tout au long du mois de janvier 1988, quelques sueurs froides aux investisseurs.

Au fait pourquoi 40 me direz-vous, oui, non ? Eh bien c’est simple en fait, car à l’époque de la création, il fallait tout d’abord que le nombre de titres soit suffisamment restreint afin que les opérations de couverture et d’arbitrage entre les dérivés et leurs sous-jacents soient commodes, et ensuite que la composition des titres ne devait pas être trop étroite, afin d’éviter toutes manipulations (Les Echos du 22/12/17).

On ne peut plus clair. Mais maintenant, pourquoi ne pas élever le nombre, sachant par exemple que l’indice de Londres contient lui 100 valeurs ? Réponse peut-être à la fin de mon sujet, ou pas ? Tout dépendra de mes sources.

Quant à ce mystérieux (il parait, mais le saviez-vous ?) conseil scientifique chargé de la sélection des valeurs de l’indice, il est juste composé de professeurs, d’analystes financiers, d’investisseurs, et même de responsables de recherche, non connus, et travaillant sous l’égide de régulateurs et superviseurs, afin d’éviter d’éventuelles pressions qui occasionnent souvent des délits d’initiés.

Donc, 30 ans d’existence, d’histoire française, économique bien sûr, avec les évolutions successives de ses membres, passant de grands groupes industriels à de grands groupes de services, d’entreprises nationales à de grands groupes aujourd’hui mondiaux, dont les noms ont changés pour la plupart comme la générale des eaux devenant Vivendi, Thomson CSF, Thales, et dont 12 n’ont jamais quitté le CAC 40, comme le groupe l’Oréal, Saint-Gobain, Michelin, alors que 94 en sont entrés et sortis.

Mais aussi d’histoire politique, nationale tout d’abord, avec notamment la progression boursière exceptionnelle de 450 % durant le deuxième septennat de François Mitterand (1988-1995), ou encore la présidentielle de l’année dernière, avec en point de mire l’éventuelle arrivée de forces contraires, occasionnant des soubresauts jusqu’à l’issue finale, et internationale, surtout même, avec par exemple l’attaque des tours jumelles à New York en 2001, occasionnant une baisse de l’indice de 7,39 %, les prémisses de la 2ème guerre du golfe (12/03/03), portant l’indice à 2 403 points, et aujourd’hui les prises de bec récurrentes entre la Corée du nord et les USA, ou plutôt Donald Trump et Kim Jong-Un.

Mais pour la petite anecdote, sachez aussi que l’indice augmenta de 2,07 % au lendemain de la victoire de l’équipe de France de football à la Coupe du monde de 1998.

Et maintenant donc, faut-il que ce fringant trentenaire, les derniers chiffres l’attestent (voir ci-dessous) s’ouvre à d’autres acteurs, notamment ceux de ce que l’on appelle aujourd’hui la nouvelle économie, à l’instar de Wall Street, qui elle (la place) n’a pas attendue longtemps pour accueillir les Microsoft, Google, Amazon ou encore Netflix ?

Quid de nos nouveaux champions, ne pourraient-ils pas justement rajeunir la place ?

On en reparlera peut-être dans quelques années, après que ceux-ci grandissent encore en trouvant de nouveaux marchés à l’international, leur permettant par la suite de chercher de nouveaux capitaux à Paris, et donc de nouveaux actionnaires, ce qui n’est plus trop le cas aujourd’hui, les épargnants français, échaudés par cette décennie difficile, préférant encore aujourd’hui le livret A et l’assurance-vie.

Alors, avis à ceux qui souhaitent pour l’avenir accompagner les nouveaux fleurons de l’économie française, attendez un peu, pistez-les, la composition du CAC 40 est mise à jour chaque trimestre, et informez-vous, l’indice étant publié en temps réel sur NYSR Euronext du lundi au vendredi de 9 H à 17 h 35, mis à jour toutes les 15 secondes.

Mais avec une croissance française plus que vigoureuse aujourd’hui, et certainement demain, couplé également aux conséquences du Brexit, il est fort à parier que la place parisienne et donc le CAC 40, redeviennent des acteurs primordiaux de l’économie française.

Jacques Samela

 

1) Dow Jones Industrial Average

2) National Association of Securities Dealers Automated Quotations

3) Nikon Keizai Shinbun

4) Financial Stock Exchange

5) Deutscher AktienindeX

* www.bink.fr

 

Sources :

. Wikipedia

. AFP du 14/12/17

. Les Echos du 28/03/17 et du 22/12/17

. La Tribune du 29/12/17

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 28/03/17, du 22/11/17, du 02/01/18, du 29/01/18
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A qui appartient le CAC40 ?

Boursier / Le 30/01/18

Euronext a dressé un état des lieux de l'actionnariat du CAC40. Les Arnault peuvent se vanter d'occuper la première position...

Euronext a profité de sa 7e conférence annuelle du marché boursier pour dévoiler les résultats d'une étude sur l'actionnariat direct du CAC40 à la fin de l'année 2016, réalisée à partir des données publiques et des informations fournies par Factset et Morningstar. Le poids de l'indice fin 2016 était de 1.354 milliards d'euros, contre 952 MdsE lors du pointage de 2012.

Les gestions détiennent 25,9% de l'indice

Les principaux détenteurs de titres de sociétés du CAC40 sont sans surprise les gestionnaires d'actifs, avec 350 milliards d'euros investis, soit 25,9% du poids de l'indice. Quatre ans plus tôt, ce total se limitait à 21,9%. Le fonds roi du CAC40 est BlackRock, dont les positions représentent 31 MdsE, soit 2,3% de l'indice. Environ 15.000 fonds sont investis sur les valeurs de l'indice, les plus importants étant BlackRock, Vanguard, Amundi, Natixis et Capital Group.

Des familles investies

A la seconde position, on retrouve l'actionnariat familial ou les fondateurs des entreprises concernées, qui sont à la tête de 10% des positions, soit 136 MdsE. C'est plus qu'en 2012 (9,7%). Cela tient notamment à la famille Arnault et à ses positions dans LVMH : 43 MdsE fin 2016, soit près du tiers de l'actionnariat familial total du CAC40, et 3,2% de l'indice. C'est aussi le plus gros actionnaire du CAC. La seconde famille la plus présente, les Bettencourt Meyers (L'Oréal) émargent à 2,4%, suivis à 0,8% par les Pinault (Kering).

Recul de l'actionnariat individuel

Les actionnaires individuels ne représentent que 5,2% des détenteurs, contre 5,4% en 2012, soit un montant total de 72 MdsE. Viennent ensuite les salariés actionnaires (3,5%), les investisseurs industriels (3,1%) et l'État français (3%). Quant aux États étrangers, ils suivent avec 2,7% des positions, dont 1,6% pour le seul fonds souverain norvégien, qui réinvestit les dividendes de la rente pétrolière et qui est présent dans 39 des 40 sociétés de l'indice phare de la place parisienne. Les fonds qataris se limitent à 0,2% de l'indice, loin derrière la Belgique (0,6%).

60% des actionnaires sont identifiées

Il faut malgré tout noter que 60% seulement de l'actionnariat du CAC40 est connu : les propriétaires de 40% restants, qui pèsent 564 MdsE, sont hors des radars des données collectées par Euronext, Factset et Morningstar. Stéphane Boujnah, le patron d'Euronext, a indiqué ce matin qu'il prévoyait d'étendre cet état des lieux à la totalité de l'indice SBF120, ce qui permettrait d'avoir une vision synthétique sur 85% de la capitalisation boursière hexagonale.

 

Vus et lus dans Le monde du 15/01/18, et Les Echos du 23 & 29/01/18
Vus et lus dans Le monde du 15/01/18, et Les Echos du 23 & 29/01/18
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Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles

Publié le par Jacques SAMELA.

Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles

Souhaitant, quoique différemment, faire un sujet on ne peut plus d’actualité, mais comme n’étant pas un spécialiste et encore moins un fin connaisseur, j’ai souhaitai donc connaître d’abord son origine, avant de vous rappeler son importance, qu’il suffit de deviner au vu des divers sujets le concernant dans les médias, dû bien évidemment à la période de fêtes.

Voici donc la petite histoire de ce breuvage que beaucoup nous envie, et tente même de nous copier.

Tout d’abord son nom. Assez simple en fait, puisqu’il vient de la région de sa naissance, la Champagne, partie prenante aujourd’hui de la nouvelle région Grand Est, et caractérisée encore aujourd’hui par sa délimitation en 17 terroirs, partagés en quatre zones de production que sont la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la côte des blancs, et le vignoble de l’Aube, les cépages, de la famille des Noiriens, et dont seulement trois sont autorisés pour l’appellation champagne, le chardonnay, le pinot noir, et le meunier, les rendements, et au final l’ensemble du process de l’élaboration du précieux nectar.

Quant à sa naissance, même si certains attestent de sa culture à l’époque gallo-romaine, il paraît plus juste de la situer à partir du VII siècle, avec le développement de la viticulture monastique autour de la ville de Reims et de celle de Chalons en Champagne, avec notamment en l’an 1114 la rédaction par l’évêque Guillaume de Champeaux, de la grande charte champenoise, dont une copie se trouverait aux Archives départementales de la Marne, et considérée encore aujourd’hui comme l’acte fondateur du vignoble de champagne.

Mais c’est durant le règne du roi Henri IV (1553-1610) que le nom vin de champagne (son autre nom) prend sa place, et ce même si ce terme, champagne, désigne à l’époque des terres non fertiles, servant essentiellement aux pâturages.

Acquérant malgré tout une renommée auprès des cours royales française et anglaises, le champagne, habituellement conservé et transporté en tonneaux, est mis en bouteille afin d’assurer une meilleure conservation des arômes, cependant peu apprécié, car sujet à l’explosion des bouteilles ou au bouchons sauteurs, appelé même le « vin du diable » ou « saute bouchon », mais ne l’empêchant pas au final, vers 1695, à être pour la première fois en France commercialisé dans des bouteilles spécifiques.

Et c’est à partir de la fin du XVIII siècle que le champagne acquiert sa renommée internationale, dû à de grandes familles bourgeoises, propriétaires de vignes, organisant le marché de bout en bout, de la production, en passant par le transport et la vente, tout en utilisant une promotion plus qu’efficace de leur vin. On parle là de noms toujours prestigieux aujourd’hui, comme Heidsieck, Moët, Bollinger, Pommery, ou encore Perrier et Clicquot.

De grands noms d’hommes d’état et d’écrivains s’associèrent également à cette notoriété naissante, comme Talleyrand (1754-1738) qui le décrivit comme le vin de la civilisation, et Honoré de Balzac (1799-1850), comme le symbole de l’amitié.

Cependant, à la fin du XIX siècle, le vignoble champenois fût atteint par le phylloxera (minuscule puceron aérien et souterrain), passant de 14 ha touchés en 1897, à près de 6 500 ha à la veille de la 1ère guerre mondiale, soit la moitié de la surface cultivée.

Mais, s’inspirant d’autres vignobles français, également touchés, le vignoble champenois se mis en quête de solutions en créant notamment l’association viticole champenoise, ancêtre du Comité interprofessionnel du vin de champagne (www.champagne.fr), toujours en exercice aujourd’hui, permettant à ceux-ci de combattre ensemble ce fléau, à base de sulfure de carbone, mais surtout grâce au greffage sur des porte-greffes résistants, originaire d’Amérique du Nord, et non contaminés par les insectes. Ce procédé permettra la reconstitution du vignoble.

Et, souhaitant anticiper au maximum, le vignoble sain est replanté cette fois-ci en ligne palissées, et non plus cultivé en foule, avec des intervalles entre les rangs permettant l’emploi d’animaux de trait, ainsi que plus tard l’avènement de la mécanisation, synonyme aujourd’hui de sa réussite.

Comme quoi, à partir d’une problématique plus que sérieuse, vitale même, la filière champagne est née, se bonifiant au fur et à mesure des années, comme une bonne bouteille en fait.

Et depuis, le vin de champagne, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité (2015), est devenu le leader dans le secteur de vins et spiritueux français, qu’il en est le premier acteur à l’export avec 90 % de sa récolte vendu dans plus de 190 pays comme les Etats-Unis (21,8 millions de bouteilles en 2016), le Royaume-Uni (31,2 millions), ou encore le Japon (10,9 millions), représentant près de 13 % en volume de la consommation mondiale des vins.

Mais c’est aussi près de 30 000 emplois directs, auxquels s’ajoutent près de 120 000 travailleurs saisonniers pour récolter les 34 300 hectares du vignoble champenois (0,4 % de la surface mondiale, et 4 % du vignoble français).

Voici donc en quelques lignes, l’histoire du champagne, avec quand même une réponse à une question récurrente sur la différence entre sabler et sabrer le champagne. Le réveillon approchant, il serait effectivement de bon ton de le savoir, mais aussi de le faire savoir.

Alors, comme son nom l’indique, sabrer le champagne consiste à ouvrir une bouteille de champagne à l’aide d’un sabre (à manier avec précaution) ou d’un objet métallique lourd, sans que le bouchon ne soit retiré, mais en cassant le col en faisant glisser le plat de la lame d’un mouvement vif le long du goulot, et en donnant un coup très sec, permettant de le décapiter. Pour cela, il vaut mieux avoir un proche faisant parti de la Garde Républicaine, au fait historiquement de l’utilisation d’un sabre. Je ne m’y tenterai pas moi-même.

Ensuite, et seulement ensuite, on peut donc sabler le champagne, soit le boire d’un trait, comme l’action de couler de la matière en fusion dans un moule, se rapprochant il parait de l’action de verser d’un trait le breuvage dans son gosier. Utilisé avant pour l’ensemble des vins, elle ne l'est aujourd’hui (utilisée) que pour le champagne.

Voilà, vous savez tout ou presque tout sur le champagne, car avant de déguster une flute, tiens au fait, pourquoi une flute et pas un vulgaire verre ?

Alors déjà, pour les puristes, la flute à champagne doit être en forme de tulipe, car avec son ouverture étroite, elle doit piéger et concentrer les arômes, aidant à préserver la fraicheur du breuvage tout en mettant en valeur les bulles, et permettant au champagne de garder son côté effervescent*.

Donc je me répète, vous savez dès à présent tout ce qu’il faut savoir ou presque sur le champagne, avant de le déguster certainement durant le réveillon qui vient, où vous serez cette année le MC champagne de la soirée, parisienne ou non, sans oublier bien évidemment que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, est qu’il à consommer avec modération.

https://www.archigourmet.com/magazine/pourquoi-prendre-flute-boire-champagne

Jacques Samela

 

Sources :

. www.champagne.fr

. Wikipedia

. www.champagne-news.com

 

Vus et lus dans Les Echos du 18 et du 22 décembre 2017, le magazine du Monde du 18 novembre 2017, et Elle du 15 décembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 18 et du 22 décembre 2017, le magazine du Monde du 18 novembre 2017, et Elle du 15 décembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 18 et du 22 décembre 2017, le magazine du Monde du 18 novembre 2017, et Elle du 15 décembre 2017
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Vu et lu dans Management de décembre 2017
Vu et lu dans Management de décembre 2017
Vu et lu dans Management de décembre 2017

Vu et lu dans Management de décembre 2017

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 03 novembre 2017
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 03 novembre 2017
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 03 novembre 2017
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 03 novembre 2017
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 03 novembre 2017

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 03 novembre 2017

Vu et lu dans Gala / décembre 2017
Vu et lu dans Gala / décembre 2017

Vu et lu dans Gala / décembre 2017

Vus et lus dans Les Echos du 04 décembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 04 décembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 04 décembre 2017

Vus et lus dans Les Echos du 04 décembre 2017

Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles

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La filière vidéo, une nouvelle envolée

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière vidéo, une nouvelle envolée

Déjà relaté brièvement par le biais d’un sujet sur la société Ubisoft (19 octobre 2013), l’industrie française du jeu vidéo, dont la 8ème édition du "Paris Games Week", le rendez-vous annuel du jeu vidéo en France vient de fermer ses portes récemment, paraît aujourd’hui reprendre du poil de la bête, demeurant en cela l’une des premières industries culturelle française en termes de vente avec le livre.

En effet, au début des années 2000, en raison d’évolutions technologiques agressives, de coûts de production en constante hausse, mais surtout d’une baisse de l’accès au crédit, dû notamment à la bulle Internet, de nombreuses structures, souvent petites, ont mis la clé sur la porte.

Quinze ans après, Ubisoft justement, vient d’inaugurer à Bordeaux un nouveau studio, le premier d’un acteur majeur en France, grâce certainement au soutien sans faille des pouvoirs publics, ainsi qu’à la structuration de la filière.

Aujourd’hui, et dans l’attente d’une année historique, le secteur est en croissance permanente depuis trois ans, avec en 2016, un chiffre d’affaires de près de 3 milliards d’Euros, en hausse de 2,4 %, permettant à la France d’obtenir le 7ème rang mondial des pays producteurs de jeux vidéo, avec un chiffre d’affaires réalisé à l’international en augmentation de 42,6 % en 2016, contre 37,8 % en 2015.

Et avec 730 projets en cours de production en 2016, soit une hausse de 12,3 % par rapport à 2015, un recrutement en hausse, avec près de 1 300 emplois créés cette année, contre 750 en 2016, un moral au beau fixe de la part du secteur avec 88 % de confiance en l’avenir, des écoles de renoms, et un écosystème considéré comme le plus attractif d’Europe, il est donc loin le temps de la disette, où n’ont pu survivre que les acteurs aux reins plus solides.

Seulement, pour continuer sur cette lancée, et faire que le secteur ne vive une deuxième descente aux enfers, il va falloir qu’il s’ouvre encore plus aux nouvelles évolutions d’aujourd’hui et de demain que sont la dématérialisation des contenus, qui au niveau mondial représente déjà 70 % des revenus du marché du jeu vidéo, passant certainement à près de 90 % à l’horizon 2020, et amenant en conséquence aux « indie games », modèles économiques alternatifs et indépendants déjà produits en France par près de 70 % des studios, l’émergence de la réalité virtuelle, dont le marché pourrait atteindre près de 20  milliards d’Euros, et segment déjà bien intégré également par les acteurs français, avec près de 170 titres publié l’année dernière, et l’avènement de l’e-sport, pratique compétitive de jeu vidéo multijoueur durant des compétitions suivies par des millions de personnes (334 millions en 2015 pour les championnats du monde du jeu League of Legends), sur place ou en streaming, avec près de 20 % des studio français désirant investir dans le développement de cette nouvelle pratique cette année.

Mais ce qui peut permettre également à cette filière de se maintenir à flot et au final obtenir une croissance pérenne, c’est qu’aujourd’hui le jeu vidéo est devenu un loisir touchant l’ensemble des de la population, alors qu’il était longtemps réservé à une population jeune et masculine, avec également un âge moyen des utilisateurs porté à 34 ans, alors qu’il était à 21 ans en 2005, sans oublier aussi la multiplication des supports de jeux que sont les consoles de salon ou portable, les ordinateurs individuels, les smartphones les tablettes, et peut être très bientôt les casques virtuels, permettant certainement l’adhésion récente et massive du public féminin, représentant en 2016, 44 % des utilisateurs jouant régulièrement.

Cependant, il faudra également tenir compte des rebondissements récurrents depuis quelques années, avec l’intérêt grandissant du groupe Bolloré pour ce secteur, et plus particulièrement Ubisoft, sans que celui-ci accepte pour l’instant cette offensive en règle, à la différence de Gameloft, passé lui dans son giron.

Alors, consolidation et apport financier pour se battre à armes égales face à ses principaux concurrents, oui, mais pas au détriment de ce qui fait aujourd’hui la force de cette filière, avec un je ne sais quoi de cette touche française si particulière que beaucoup nous envie.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.snjv.org

. www.sell.fr

. https://www.economie.gouv.fr/entreprises/chiffres-cles-secteur-jeu-video-france

. Le Parisien du 18/04/16

. Les Echos du 18/08/17

. Le Figaro du 01/11/17

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 13 septembre 2017, et Téléram n° 3455 du 30 mars 2016
Vus et lus dans Les Echos du 13 septembre 2017, et Téléram n° 3455 du 30 mars 2016
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Vus et lus dans Les Echos du 13 septembre 2017, et Téléram n° 3455 du 30 mars 2016
Vus et lus dans Les Echos du 13 septembre 2017, et Téléram n° 3455 du 30 mars 2016

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Vus et lus dans Les Echos du 11 octobre 2017 et du 07 novembre 2017, et Le Parisien du 06 novembre 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 11 octobre 2017 et du 07 novembre 2017, et Le Parisien du 06 novembre 2017

Vu et lu dans La Parisien Magazine du 01 septembre 2017
Vu et lu dans La Parisien Magazine du 01 septembre 2017

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Vus et lus dans Les Echos du 11 septembre 2017, et Capital de novembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 11 septembre 2017, et Capital de novembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 11 septembre 2017, et Capital de novembre 2017
Vus et lus dans Les Echos du 11 septembre 2017, et Capital de novembre 2017

Vus et lus dans Les Echos du 11 septembre 2017, et Capital de novembre 2017

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