Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

les dossiers

Le Commissariat au plan ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Commissariat au plan ?
Le Commissariat au plan ?

Au-delà du nominé, dont je parlerai brièvement à la fin du sujet, qu’est-ce vraiment que cette fonction de commissaire au plan qu’il vient d’obtenir, mais surtout, à quoi va servir la renaissance du commissariat au plan, ou CGP ?

Créé en 1946 par le général de Gaulle, avec comme mission, au sortir de la 2ème guerre mondiale, de formuler au gouvernement, en place et d’unité nationale, des propositions pour préparer les prochaines années, et censées répondre aux problématiques de l’époque qui étaient d’accroître la production industrielle et les échanges commerciaux, assurer le plein emploi, porter le rendement du travail au niveau des pays les plus en avance dans ce domaine, et pour finir, élever le niveau de vie des français, très impactés par ces six années de guerre.

L’accent fut donc porté sur des secteurs clés de l’époque comme le charbon, l’électricité, la sidérurgie, les matériaux de construction, les transports et le machinisme agricole, rejoint par la suite (1947) par les carburants et les engrais.

Son premier commissaire en fût Jean Monnet (1888-1979), considéré aujourd’hui comme l’un des pères fondateurs de l’UE (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/le-rendez-vous-de-l-europe-les-peres-fondateurs.html).

Loin de valoir, dans l’esprit tout au moins, la dite planification à la soviétique, les actions, que l’on nomma plans quinquennaux, ont pendant 40 ans répondus à divers moments importants de la France, comme l’essor industriel, la modernisation des équipements collectifs, l’aménagement du territoire, ou encore à l’avènement de situations particulières comme l’entrée de la France dans le marché commun, la guerre d’Algérie, Mai 68, ou encore les chocs pétroliers. Reconnu en son temps par le président Mitterrand (1916-1996), qui, nouvellement réélu en 1988, disait même que les pays qui réfléchissent à leur avenir, sont en avance sur les autres, et qu’une nation à le droit de savoir où elle va.

Cependant, perdant peu à peu de sa raison d’être au fil des ans, dû certainement à une plus grande dépendance de l’économie française aux aléas d’un monde de plus en plus globalisé, il fût décidé en 2006 de le remplacer par un centre d’analyse stratégique, et en 2013 par une entité appelée France Stratégie (www.strategie.gouv.fr), devenant en cela un lieu de réflexion prospective, de débats, et d’élaboration de politiques nouvelles.

Et puis, survint cette crise sanitaire, assortie vraisemblablement d’une crise économique, ce qui a certainement fait dire et penser au gouvernement qu’à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle, avec la renaissance de cette entité, censée répondre aux problématiques du moment, nombreuses, mais aussi préparer la France de demain, privilégiant des domaines à fort potentiels, comme le seront certainement la transition énergétique, le numérique, l’arrivée de la 5G, la relocalisation effective d’entreprises de secteurs redevenus primordiaux pour l’indépendance de notre pays, une réorganisation territoriale plus poussée, donnant plus de pouvoirs aux régions, et bien d’autres, qui seront mis sur la table par l’équipe nouvellement créée par le commissaire au plan, François Bayrou donc, ancien ministre, maire de la ville de Pau (64), et allié politique d’Emmanuel macron, et qui dans le cadre d’un de ses livres, intitulé « Résolution française », expliquait déjà qu’il était un nostalgique de ses plans, ayant permis à la France de réfléchir à l’après, loin il est vrai d’être le cas du temps politique, beaucoup plus court, en raison bien évidemment des échéances électorales rythmant nos démocraties.

Son vœux a donc été exaucé, souhaitons-lui bien évidemment réussite, car de celle-ci, décidera de notre futur proche et plus lointain.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://www.leparisien.fr/politique/qu-est-ce-que-le-commissariat-au-plan-que-macron-envisage-de-ressusciter-13-07-2020-8352051.php

. https://www.francetvinfo.fr/politique/jean-castex/gouvernement-de-jean-castex/qu-est-ce-que-le-haut-commissariat-au-plan-que-veut-ressusciter-le-gouvernement_4041727.html

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 08/09/20
Vus et lus dans Les Echos du 08/09/20
Vus et lus dans Les Echos du 08/09/20

Vus et lus dans Les Echos du 08/09/20

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

Publicité

La France, une autre histoire

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, une autre histoire
La France, une autre histoire

Alors que cette année, plutôt particulière vous le savez bien, nous serons pour la plupart amenés à prendre nos vacances en France, celles des juilletistes, des aoûtiens, et peut-être plus nombreux encore, des septembristes, oui, cela se dit bien comme cela.

Alors bien évidemment, les lieux habituels seront toujours appréciés et recherchés (moins de mer, plus de campagne, de montagne cette année ?), le patrimoine national lui, sera certainement redécouvert, ce pourquoi en fait que la France soit devenue au fil du temps la 1ère destination touristique mondiale. Cependant, il existe un autre tourisme, peu connu de chacun de nous, dédié lui à un autre patrimoine, plus industriel celui-ci, moins primordial il est vrai pour se reposer après une année de labeur, mais néanmoins instructif pour découvrir une autre France, une autre histoire, qui est celle de son passé, son présent, voir son avenir.

Mais qu’entendons-nous vraiment par patrimoine industriel ?

Sur le site de l’Institut National des Métiers d’Art (www.patrimoine-vivant.com), qui délivre le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence, il y est présenté comme ceci :

« Le patrimoine industriel comprend l’ensemble des témoignages matériels (paysages, sites de production tels usines, ateliers, moulins, documents, machines, outils, etc…) et immatériels (savoir-faire) des processus de production industrielle. »

D’autres définitions existent, une ayant même fait l’objet de l’élaboration d’un texte de référence en 2003 par The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (www.ticcih.org), intitulé la Charte Nizhny Tagil, la seule organisation internationale dans ce domaine à être reconnue comme experte par l’Icomos (www.icomos.org), et l’Unesco, où soit dit en passant, La France rassemble 45 lieux inscrits au patrimoine mondial.

Mais, à la différence d’autres pays, comme la Grande-Bretagne, la France n’a vraiment commencé à s’y intéresser qu’au milieu des années 70, avec le début de l’engouement historique et populaire des grandes régions industrielles que furent la Lorraine et le Nord Pas de Calais, berceaux des mines de charbons et du secteur du textile, et avec une enquête menée en 1975 par le précurseur de l’étude de l’archéologie des techniques et du patrimoine industriel français, Maurice Daumas (1910 – 1984), dont le sujet était consacré aux bâtiments industriels aux XVIIIème et XIXème siècles en France.

Un an plus tard, un colloque sur la conservation du patrimoine industriel dans les sociétés contemporaines entérinera la reconnaissance de ce sujet comme champ d’étude, suivi en 1978 par la création du « Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel français », et en 1983 de la « Cellule du patrimoine industriel ».

Et depuis, je ne sais si notre pays a rattrapé son retard, en tout cas, en 2017, les sites industriels comme les manufactures anciennes, forges, salines, chocolateries, centrales nucléaires, raffineries de pétrole, ateliers d’articles de luxe, hauts- fourneaux, qui seraient près de 900, sur les 43 000 monuments historiques que conterait l’hexagone, ont accueillis près de 15 millions de visiteurs, incluant également les 5 000 et plus entreprises s’ouvrant au public, le plus souvent des TPE-PME, et ce dans tous secteurs.

 L’ancien côtoie donc le présent, garant souvent d’une pérennité sur un territoire bien déterminé, avec pour les acteurs d’aujourd’hui, une visibilité et une reconnaissance non négligeable venus d’ailleurs, notamment en termes d’achats de produits dérivés, 2,5 fois supérieurs aux achats sans visites, sans omettre pour autant la population locale, pas toujours au fait de son propre patrimoine.

Mais cela, les régions l’ont finalement bien comprises, puisque maintenant il est de bon ton de proposer des parcours touristiques différents ou complémentaires (voir documents ci-dessous), incluant justement des sites industriels. Et comme cette année, je l’ai déjà dit, nous resterons plutôt en France, c’est peut-être le bon moment pour y découvrir d’autres pépites de nos régions.

Et pour cela, je vous conseille de vous rendre sur les sites internet de différents acteurs (voir ci-dessous), très au fait de ces nouvelles réalités, et à même surtout de vous aider à choisir des sites d’intérêts, ou à vous informer au mieux de ce que représente vraiment le tourisme industriel.

Mais, avant de clôturer ce dossier, et au cas où vous aurez l’occasion malgré tout de partir en Europe, sachez qu’un parcours à l’échelle du continent existe, il s’appelle même « La Route européenne du patrimoine industriel » (https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage), représentant près de 1 800 sites, sous la forme de 14 itinéraires thématiques mettant en lumière les différentes époques de l’industrialisation européenne.

Excellentes visites, de bonnes vacances,  et n’hésitez-pas à me faire parvenir des photos, afin de les publier par la suite.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.cilac.com

. www.patrimoine-vivant.com

. https://www.usinenouvelle.com/editorial/en-images-ces-sites-industriels-francais-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco.N863560

. https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage

. https://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/tourisme-industriel

 

A découvrir

. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/patrimoine-industriel

. https://www.plusbeauxdetours.com/categorie/tourisme-industriel/

. www.entrepriseetdecouverte.fr

 

A se procurer :

. https://www.routard.com/evenements-en-voyage/cid138535-la-visite-d-entreprise-en-france-avec-le-routard.html

 

A lire :

. Au cœur du patrimoine industriel français de Marie-Hélène Chaplain

. Architectures et paysages industriels, l’invention d’un patrimoine de Jean-François Belhoste et Paul Smith

 

A ne pas manquer :

. Journées européennes du Patrimoine 2020 (09 & 10 septembre 2020), avec comme thème, "Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie !". www.culture.gouv.fr

 

 

 

 

 

 

 

Vu dans Picardie "Corps & Ame". Edition Pharos

Vu dans Picardie "Corps & Ame". Edition Pharos

Vus et lus dans Le Parisien Weekend du 03/07/20, et Office du tourisme de St Nazaire
Vus et lus dans Le Parisien Weekend du 03/07/20, et Office du tourisme de St Nazaire
Vus et lus dans Le Parisien Weekend du 03/07/20, et Office du tourisme de St Nazaire

Vus et lus dans Le Parisien Weekend du 03/07/20, et Office du tourisme de St Nazaire

Vu et lu dans Art & Décoration
Vu et lu dans Art & Décoration

Vu et lu dans Art & Décoration

Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020
Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020
Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020
Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020

Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020

Vu et lu dans Télérama n° 3677 du 01/07/20

Vu et lu dans Télérama n° 3677 du 01/07/20

La France, une autre histoire
La France, une autre histoire

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

L'Hygiaphone, un retour en grâce ?

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Hygiaphone, un retour en grâce ?
L'Hygiaphone, un retour en grâce ?

Vous en avez entendu parler pendant la crise du covid-19, le groupe français Téléphone en a fait un de ses titres phares en 1977, Danny Boon en a relaté son utilisation difficile dans son sketch consacré à la Poste, et ceux qui comme moi ont un âge un peu avancé, l’ont croisé plus d’une fois dans les services publics, mais connaissez-vous vraiment son histoire ?

Eh bien elle commence en 1945, en raison d’une épidémie de grippe H1N1, comme quoi, rien de nouveau, venant déjà de Chine, et qui par le contact avec les voyageurs toucha particulièrement les agents SNCF, notamment ceux attribués aux guichets dans les gares.

La réponse, très attendue par la société ferroviaire, car faisant face à une vraie hécatombe d’absences, doublée d’une baisse de la productivité, viendra tout simplement (si je puis dire), d’une installation doublement vitrée, avec en son centre une membrane acoustique permettant une protection maximale, tout en assurant une sonorité presque parfaite.

En tout cas, dès l’installation de ce nouveau système, appelé à l’origine « passe son duetto » par son créateur  l’ingénieur André Bourlier, et proposé, après avoir été déposé sous la marque « Hygiaphone », du grec "hugiês", qui signifie "sain", et "phônê", "la voix", le nombre d’absences tomba à près d’une trentaine, alors qu’au début de l’épidémie, elles culminaient à plus de 300. La parade fût donc trouvée.

Tellement bien qu’après  avoir prouvé son utilisation, il trouvera d’autres débouchées comme les différentes administrations de l’époque, les stations-services, les stades, les grands-magasins, ainsi que les cinémas, avec aussi dès 1968 des versions adaptées elles à la protection des banques, postes, commissariats de police, ou encore ministères et ambassades.

Et cela dura jusque dans les années 90, où cette fois-ci, toutes ces institutions ou tous les sites recevant du public souhaitèrent s’ouvrir à leur clientèle, clientèle s’estimant elle, à juste titre ou pas, et notamment dans les différentes administrations, accueillie souvent sans considérations aucunes par des guichetiers plutôt débordés qu’autre chose, considérant que ce système était devenu un mur d’incompréhension entre les usagers et eux-mêmes, obligeant souvent les antagonistes à crier fort pour se faire entendre.

Résistant tant bien que mal à l’air du temps, la marque est acheté par un groupe suédois du nom de Gunnebo (www.gunnebo.com), qui par la cession d’une de ses divisions, fera que « l’Hygiaphone » tombera dans l’escarcelle du groupe français Fichet (www.fichetgroup.com) en 2018, spécialiste dans le secteur des coffres-forts, portes blindées et sécurité électronique .

Et c’est par des circonstances similaires et malheureuses que ce produit, plutôt aux oubliettes il est vrai, est revenu sur le devant de la scène, avec l’utilisation de protection souvent de bric et de broc dans les magasins d’alimentation, marchés et autres lieux de ventes.

Mais comme l’on dit parfois, à quelque chose malheur est bon, car depuis le début de cette crise sanitaire, non terminée attention, les ventes du produit estampillé « Hygiaphone » ont augmentées de plus de 40 %, obligeant même la société détentrice à surveiller l’utilisation de cette appellation, toujours brevetée,  pour des modèles le plus souvent élaborés en plexiglas, précieux pour protéger du virus, mais n’assurant en rien une qualité de son que le vrai modèle lui est capable de proposer.

Défense du nom, mais aussi d’une qualité ayant déjà fait ses preuves. Et il est vrai que pour avoir testé l’original et ceux que nous voyons aujourd’hui, il n’y pas à matière à se tromper.

La question maintenant, verra-t-on une utilisation sur le temps  de ce mode de protection, ou est-ce seulement sur la période actuelle de la crise en cours ?

En tout cas, vu qu’elle est mondiale (la crise sanitaire), il y a malheureusement de quoi faire, et ce pour pas mal de temps.

Petit retour en arrière donc, mais bon, pour nous protéger, pas de demi-mesures. Espérons juste que le niveau sonore soit meilleur qu’avant, n’est-ce pas Monsieur Boon ?

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://www.franceculture.fr/histoire/parlez-dans-lhygiaphone-le-retour-en-grace-dun-vieux-systeme

. https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/coronavirus-retour-grace-du-bon-vieux-hygiaphone-produit-alsace-eviter-contaminations-1825670.html

Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20
Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20

Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20

Bien avant l'utilisation des baies vitrées, intitulé "The Ticket Seller" de Norman Rockwell. Edition Taschen : Rockwell de Karal Ann Marling

Bien avant l'utilisation des baies vitrées, intitulé "The Ticket Seller" de Norman Rockwell. Edition Taschen : Rockwell de Karal Ann Marling

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly

Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly

Les 15, 16 & 17 mai devaient se tenir dans le parc du Château les journées des plantes de Chantilly (Oise), anciennement organisées au Château de Courson (www.domaine-de-courson.fr).

Seulement voilà, en raison de quoi vous savez, elles ont tout bonnement étaient annulées.

Mais bon, ne souhaitant pas annuler également mon sujet consacré au château, qui me tient particulièrement à cœur, car natif de cette ville, et me disant que finalement, comme cette année Covid-19 nous aurons peut-être peu de chances de voyager à l’étranger, pourquoi ne pas le présenter malgré tout, moins connu semble-t-il, mais représentant quand même près de 500 000 visiteurs chaque année, et avec une histoire personnelle côtoyant l’histoire de France au plus près.

Mais comme vous le verrez par la suite, ce n’est pas qu’un château, c’est plus que cela.

Bâtiment fortifié au moyen-âge, appartenant aux Bouteiller, premiers seigneurs du lieu, il fut pillé en 1358 lors des Jacqueries*, avant d’être acheté en 1386 par la famille d’Orgemont, qui en fit une véritable forteresse.

Légué par la suite en 1484 à Guillaume de Montmorency (1453 – 1531), général des finances du roi Louis XI (1423 – 1483), un de ses quatre fils, Anne de Montmorency (1493 – 1567), compagnon d’armes et ministre de François 1er (1494 – 1547) héritant de ce domaine, décida après avoir guerroyé en Italie, tout en y découvrant des palais fastueux, de faire construire un château d’inspiration Renaissance, dont Florence en est le berceau.

Bien plus tard, l’un de ses descendants, Henri II de Montmorency (1595 – 1632) fut lui décapité pour s’être révolté contre le cardinal Richelieu (1585- 1642), et le château confisqué par le roi. Il ne reviendra à la famille qu’en 1643, plus précisément à l’épouse d’Henri II de Bourbon (1588 – 1646), prince de Condé, Charlotte de Montmorency (1594 – 1650).

Leur fils, Louis II de Bourbon (1621 – 1686), cousin du roi, et dit le grand Condé, organisera lui des fêtes dignes de Versailles, où se montrèrent les plus grands artistes du moment comme Molière, Racine, La Fontaine, ou encore Bossuet. Et, c’est à ce moment que Le Nôtre (1613 – 1700), pas le traiteur, mais le jardinier du roi Louis XIV, élaborera les désormais fameux jardins du château, dit à la française.

En 1719, en face du château, pour ceux qui connaissent, s’érigera les Grandes Ecuries (www.grandesecuries.com), j’y reviendrai, suivi après 1740, du Hameau, de la salle du Jeu de Paume et du château d’Enghien. A la révolution, le grand château, après avoir servi de prison, fut détruit par ce que l’on a appelé la Bande Noire**, et les collections, saisies, furent transportées au Louvre.

Il ne sera reconstruit qu’en 1875 par Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822 - 1897), afin notamment d’y abriter ses nombreuses collections d’arts, et, sans héritiers directs, ses deux fils ayant trouvés la mort jeunes, il lèguera la totalité de son domaine à l’Institut de France (www.institut-de-france.fr) en 1886, avec comme volonté ultime d’ouvrir les portes du château au public, sous l’appellation « Musée Condé », ce qui fut fait en 1898, un an après sa mort, et qui aujourd’hui représente une visite plus qu’agréable, en déambulant sur un parquet craquant au milieu de la deuxième collection de peintures anciennes après celle du Louvre, les appartements princiers, et une bibliothèque exceptionnelle, appelée « Le cabinet des livres », où repose près de 19 000 volumes, sur les 60 000 que compte l’ensemble de la collection du domaine, composé pour la plupart de manuscrits (1 500), dont le plus ancien date du XIème siècle, et de 17 500 imprimés, dont environ 700 incunables (imprimés avant 1501, le début de l’imprimerie), et 2 500 livres imprimés au XVI siècle .

Vu et lu dans Art & Décoration
Vu et lu dans Art & Décoration

Vu et lu dans Art & Décoration

Mais parler du château de Chantilly sans relater de ses à-côtés et de l'ensemble de son domaine, serait un oubli plus que fâcheux. Je vous le disais en préambule.

En effet, que dire de son parc de 115 hectares, notamment composé d’un jardin à la française, le préféré de son concepteur, vous vous souvenez, André Le Nôtre ? Il comprend de vastes miroirs d’eau reflétant les couleurs du ciel, de nombreux jets d’eau et de fontaines, et accompagnés de statues, représentant pour beaucoup le monde de la chasse à courre, toujours en œuvre aujourd’hui dans cette forêt de 6 344 hectares, partie prenante du domaine et que nous, Cantiliens, appelons tout simplement forêt de Chantilly.

Mais il comprend également deux autres jardins, dont le jardin anglo-chinois, élaboré en 1773, abritant le hameau, composé de cinq maisonnettes d’aspects dit rustiques, dont le modèle servi à créer le petit Trianon de Versailles, villégiature de Marie-Antoinette.

Et donc le jardin anglais, élaboré lui en 1819 sous la restauration***, occupant aujourd’hui la partie du château détruite durant la révolution, et composé des dites fabriques romantiques, dont le célèbre « Temple de Vénus », où nichent de majestueux cygnes blancs.

Et enfin, pour ceux qui aiment les chevaux, et ils sont nombreux à Chantilly, les Grandes Ecuries, construites entre 1719 et 1740, mesurant 186 mètres de long sur 12 mètres de large, composé d’un dôme monumental de 28 mètre de haut, pouvant abriter près de 250 chevaux et 500 chiens, car une de ses premières utilisations, j’y reviens, était pour les chasses quotidiennes des seigneurs du lieu. Ce sont toujours les plus grandes d’Europe.

Aujourd’hui, elles abritent le musée du Cheval, relatant des rapports entre le cheval et l’homme depuis la nuit des temps, ainsi que depuis plus de 30 ans, des représentations et des spectacles équestres, consacrés notamment à l’art du dressage, dont l’instigateur et créateur depuis 1982, se nomme Yves Bienaimé. Depuis, ce sont ses filles qui ont repris le flambeau.

Quant à lui, non rassasié, il s’engagea il y a de cela quelques années dans le sauvetage d’une partie du domaine de Chantilly, convoité par des promoteurs immobiliers, en créant le Potager des Princes (www.potagerdesprinces.com), composé de 25 petits jardins, où l’on y trouvent des légumes, des arbres fruitiers, des fleurs, des animaux, et où à la belle saison sont organisés des spectacles pour les enfants, les courses de lapins y étant très appréciées, mais aussi pour les adultes, plus classiques ceux-ci.

Mais, avant de clôturer définitivement ce sujet, je me propose de vous servir de guide dans le cadre d’un parcours virtuel que voici.

Imaginez, nous sommes au mois de juin, le soleil est au beau fixe, et après quelques jours à Paris, vous décidez de venir visiter Chantilly et son château.

Vous prenez donc le train à la Gare du Nord, et en une demi-heure, vous êtes à la gare de Chantilly. Face à la gare, un chemin boisé, que vous prenez, et qui vous mène tout d’abord à la petite pelouse, jouxtant l’hippodrome (www.france-galop.com/fr/hippodromechantilly), créé en 1834, et où se déroulent deux courses hippiques de renoms que sont le Prix du Jockey Club créée en 1836, et le Prix de Diane, course hippique créée elle en 1843, et considérée comme le prix de l’élégance par excellence, où certaines dames et messieurs y viennent chapeautés, afin de s’y montrer sous leurs plus beaux atours.

Vous continuez ensuite en longeant le champ de course, en imaginant le galop des chevaux et les clameurs des parieurs, attendant avec ferveur l’arrivé de leur champion, avant de tomber donc sur les Grandes Ecuries, défendues par la statue du duc d’Aumale à cheval, érigée là en sa mémoire en 1899.

Vous longez l’édifice, et là, sur votre gauche, le château de Chantilly, où vous attends donc bien plus d’une heure de visite de l’ensemble du domaine, avant de pouvoir déguster sur place la non moins célèbre crème Chantilly, dont certains disent qu’elle fût inventée ici même par François Vatel (1631 – 1671), même si sur ce sujet les avis divergent, car ce que l’on sait également, c’est que cette crème aurait été amenée dans les bagages de Catherine de Medicis (1519 – 1589), avec certainement son apparition plus qu’appréciée durant des diners au domaine. La légende fera le reste.

Et après avoir quitté définitivement le château, vous passez par la porte Saint-Denis, qui devait relier l’aile existante des Grandes Ecuries à celle projetée, mais jamais réalisée, et vous prenez la rue du Connétable (cela vous rappelle quelque chose ?), qui vous mènera à sa fin à la place Omer Vallon, lieu du marché habituel de la ville, mais où vous trouverez également l’occasion, si vos pieds vous disent encore oui, de visiter le Musée de la Dentelle (www.chantilly-dentelle.com), près de la médiathèque, sans oublier pour terminer votre périple, et garder un autre souvenir, autres que ceux du château, d’acquérir un ou plusieurs modèles de porcelaine de Chantilly, créée dans les années 1730 par le prince de Condé, Louis-Henri  de Bourbon, dans le plus pur style de la porcelaine japonaise de l’époque, qu’il affectionnait particulièrement.

Et pour repartir vers la gare, par un autre chemin, prendre la rue de Paris, continuer ensuite sur l’avenue du Maréchal Joffre, et avant un rond-point, sur votre droite, reprendre la rue des Otages (celle du début de votre périple), qui comme vous le verrez très rapidement, y mène directement.

Voilà, pour ceux qui ne connaissaient pas encore ce château et l’ensemble de son domaine, j’espère que cette présentation vous aura donné l’envie de le visiter, et donc d’y passer une journée afin de découvrir ce que j’ai oublié de vous dire. Il vous attend, dès réouverture bien sûr.

*La Grande Jacquerie est un soulèvement paysans survenu en 1358 dans les campagnes d'Île-de-France, de Picardie, de Champagne, d'Artois et de Normandie, lors de la guerre de Cent Ans dans un contexte de crise politique, militaire et sociale. Cette révolte tire son nom de Jacques Bonhomme, figure anonyme du vilain, puis sobriquet désignant le paysan français, probablement du fait du port de vestes courtes, dites jacques. Elle eut pour chef un dénommé Guillaume Carle aussi nommé Jacques Bonhomme.Cette révolte est à l'origine du terme « jacquerie » repris pour désigner toutes sortes de soulèvements populaires. C'est sous la plume du chroniqueur Nicole Gilles, mort en 1503, contrôleur du Trésor royal sous Charles VIII de France, que l'on trouve ce terme dans Les chroniques et annales de la France parues dès 1492.(Wikipedia)

** La Bande Noire est une expression désignant, dans son ultime usage, une association de spéculateurs qui, sous la Révolution française, à partir de la mise sous séquestre des biens du clergé (décrets des 13 mai et 16 juillet 1790) et des émigrés (décrets du 2 septembre 1792 et 3 juin 1793), et leur vente, s'entendaient pour acheter à bas prix les châteaux, abbayes, monuments d'art les plus précieux, dans le but de les occuper, de les revendre avec profit (parcellisation des anciens domaines) ou de les démolir et d'en vendre les matériaux. (Wikipedia)

***La Restauration, appellation courante, est la période de l'histoire de France correspondant à la restauration de la monarchie en tant que régime politique en France, ou plus exactement dans ce qu'il restait de l'Empire napoléonien. (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. www.domainedechantilly.com

. www.chantilly-tourisme.com

. www.grandesecuries.com

. www.potagerdesprinces.com

. www.chantilly-dentelle.com

Vu et lu dans Art & Décoration
Vu et lu dans Art & Décoration

Vu et lu dans Art & Décoration

Vu et lu dans Art & Décoration
Vu et lu dans Art & Décoration

Vu et lu dans Art & Décoration

Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20
Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20

Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

Publicité

Biotechs, la France au top

Publié le par Jacques SAMELA.

Biotechs, la France au top
Biotechs, la France au top

Eh oui, encore un secteur où la France se retrouve leader, en Europe, comme dans le monde entier.

Ce qui démontre malgré tout ce que l’on entend et voit de ci delà, et après avoir traité de secteurs comme l’aéronautique, l’agro-alimentaire, la filière cosmétique ou encore la filière vidéo, en attendant d’autres sujets, que la France n’est pas si mal lotie par rapport à d’autres. Rappelons-nous-en.

Et avant de vous apprendre pourquoi ce secteur représente une place forte de l’industrie française, une petite définition du terme biotechnologies.

« Ce terme se compose de « bio » du grec bios, vie, et de « technologie », dérivé du grec tekhnología, littéralement « traité ou dissertation sur un art », notion qui a fait son apparition au XIXe siècle et qui désigne les études des outils et des techniques (du grec techné, art manuel). Les biotechnologies se réfèrent donc aux techniques qui ont prise sur la vie, avec l'objectif de la modifier, de l'apprivoiser » (www.futura-sciences.com).

Assez récent en France, puisque que l’on considère sa naissance vers la fin des années 70 avec deux sociétés qu’étaient  Cayla à Toulouse, et Transgene à Strasbourg, le secteur des Biotech, appelé également Health Tech, représente donc aujourd’hui près de 700 start-up, plus de 300 000 emplois directs et indirects, et surtout 67 MD€ de chiffre d’affaires.

Premier pays européen, et deuxième au niveau mondial après les Etats-Unis, en nombre de sociétés Biotech cotées sur le marché public européen Euronext Paris (www.euronext.com), il compte 7 pôles de compétitivité* dédiés au secteur Pharma-Biotech, il se classe au 2ème rang européen derrière le Royaume-Uni en terme de produits de biotechnologie en développement, avec notamment 59 projets d’investissements étrangers recensés pour 2017, et il est également le seul, en dehors des Etats-Unis, à figurer dans le top 10 mondial du classement Scimago (www.scimagojr.com) des centres de recherche dans le domaine de la santé avec deux établissements que sont l’INSERM et l’AP-HP.

Mais au fait, à quoi servent-elles ces biotechnologies, et d’où viennent-elles également ?

Tout d’abord, elles servent à améliorer notre qualité de vie, et ce depuis l’apparition de l’homme cueilleur-chasseur, qui, se sédentarisant, utilisera le vivant à son profit, intervenant donc sur la nature, afin notamment de remodeler l’environnement dans lequel il se développait. Mais c’est surtout à la fin du siècle dernier que la biologie a été réellement consacrée science de la vie, préparant justement l’avènement des biotechnologies, consistant finalement à valoriser le vivant au profit de l’homme, tout en sachant quand même que des questions éthiques ne sont pas très loin.

Et depuis cette période, c’est à une véritable accélération auquel nous avons droit, avec par exemple l’émergence de la thérapie cellulaire, le développement des biomédicaments, l’élaboration d’organes artificiels, la découverte de nouveaux vaccins, aujourd’hui plus que d’actualité, et bien d’autres innovations exceptionnelles, apportées notamment par ce que l’on considère une mine d’or pour les biotechnologies, les océans, et connues sous l’appellation biotechnologies marines ou bleues.

Et comme la France représente la deuxième puissance maritime au monde, là aussi, elles se retrouvent parmi les leaders avec  les Etats-Unis, l’Australie, le Japon, ou le Canada.

Mais, pour continuer sur cette dynamique, il faut des fonds, pas seulement marins, mais plutôt financiers, car manifestement il y aurait un manque de ce côté d’après France Biotech (www.france-biotech.fr), le représentant officiel de cette filière, qui en juin 2019, afin de remédier justement à cette situation, organisa pour la première fois le HealthTech Investor Days (HTID), réunissant une centaine d’acteurs internationaux du financement de l’innovation, qui sera réitéré cette année les 22 & 23 juin prochain, avec comme objectif d’attirer justement des fonds importants, supérieurs à 50 millions d’Euros, à même d’apporte aux entreprises du secteur une manne financière importante pour créer l’émergence de ces futures grandes, que l’on nomme licornes**.

Mais depuis, sous l’impulsion du Ministère de l’économie et des finances, ce sont plus de 6 milliards qui ont été mis dans la balance en faveur du financement des entreprises technologiques, dont le secteur de la santé dans son ensemble saura prendre à son compte pour accompagner ses champions en devenir.

Champions, qui l’air de rien ont quand même levés 532 millions d’Euros en 2019, un peu moins il est vrai qu’en 2018, avec 802 millions d’Euros, démontrant en cela qu’il reste encore des efforts à faire pour que cette filière pérennise ces actions innovantes afin de garder sa place actuelle, mais surtout afin de gagner de nouvelles parts de marchés, sur un secteur avec des perspectives aussi gigantesques.

*Lyon Biopôle, Medicen, Alsace Biovalley, Atlantic Biotherapies, Cancer Bio santé, Eurobiomed, Nutrition Santé Longévité

**Licorne : Une licorne est une startup dont la valorisation est supérieure à 1 milliard de dollars.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.france-biotech.fr

. http://biotechbourse.fr/biotechs-france-financement-532-millions-eur-en-2019/

.https://www.businessfrance.fr/Media/Default/PROCOM/Kits/Industries%20de%20pointe/Business_France_Essentiel_en_10_points_Biotechs.PDF >

. https://www.supbiotech.fr/debouches-metier-biologie/secteurs/carriere-sante

. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/05/l-absence-frustrante-des-biotechnologies-et-des-technologies-medicales-de-la-start-up-nation_6014309_3232.html

. https://www.futura-sciences.com/tech/dossiers/technologie-biotechnologies-defi-futur-2158/

 

 

Vus et lus dans CNEWS du 20/09/19 et Les Echos du 08/10/19
Vus et lus dans CNEWS du 20/09/19 et Les Echos du 08/10/19

Vus et lus dans CNEWS du 20/09/19 et Les Echos du 08/10/19

France Biotech annonce rejoindre "The International Council of Biotechnology Associations

Boursier.com / Le 28/02/20

 

France Biotech, l'association des entrepreneurs de l'innovation en santé en France, a annonce rejoindre "The International Council of Biotechnology Associations" (ICBA), Alliance Internationale en biotechnologies regroupant 26 associations nationales présentes sur les 5 continents, lors de la réunion biannuelle qui s'est tenue le mardi 25 février 2020 à Londres.

En s'associant avec l'ICBA, qui poursuit des missions similaires à celles de France Biotech au niveau mondial, France Biotech renforce son positionnement au service de ses adhérents et contribuera ainsi à donner de la visibilité à l'écosystème français sur la scène internationale.

Plus de visibilité

L'ICBA est une alliance regroupant différentes associations nationales de biotechnologie et est la plus représentative du secteur... Elle vise à promouvoir les sciences de la vie et plaide pour des politiques en faveur de la croissance des industries de biotechnologies innovantes (santé, industrie, agriculture et environnement).

L'alliance défend et promeut les biotechnologies et leurs enjeux sociétaux à la fois auprès du grand public et des pouvoirs publics.

"Nous sommes très heureux de rejoindre ICBA, une alliance internationale avec laquelle nous pourrons créer des liens avec nos homologues américains, africains, asiatiques, australiens et européens, et, où nous pourrons aussi partager nos visions stratégiques de l'écosystème des biotechnologies et relever ensemble les prochains défis notamment améliorer la santé de demain" explique Franck Mouthon, Président de France Biotech.

Pour plus d'informations sur ICBA : https://internationalbiotech.org/

 

Vu et lu dans Les Echos du 06/12/19 et Challenges
Vu et lu dans Les Echos du 06/12/19 et Challenges
Vu et lu dans Les Echos du 06/12/19 et Challenges

Vu et lu dans Les Echos du 06/12/19 et Challenges

Vu et lu dans Le Monde du 30/08/17
Vu et lu dans Le Monde du 30/08/17

Vu et lu dans Le Monde du 30/08/17

Vu et lu dans Les Echos du 15/01/20 et du 06/03/20

Vu et lu dans Les Echos du 15/01/20 et du 06/03/20

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/20
Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/20

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/20

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

Davos, que s’ouvre la 50ème

Publié le par Jacques SAMELA.

Davos, que s’ouvre la 50ème
Davos, que s’ouvre la 50ème

Rendue célèbre par Thomas Mann, avec son livre « La montagne magique », elle est aujourd’hui connue pour être l’hôte du WEF (World Economic Forum), ou plus simplement du nom de la ville elle-même, le Davos.

Créé en 1971 par Klaus M. Schwab, professeur d’économie à l’université de Genève (Suisse), avec comme souhait de familiariser les entreprises européennes aux méthodes de management à l’américaine, il invita donc pour cette première, près de 500 dirigeants d’entreprises européennes dans le nouveau centre de congrès de la ville de Davos, l’intitulant « European Management Symposium ».

Devenant par la suite le « European Management Forum », il invitera chaque mois de janvier divers dirigeants d’entreprises de toute l’Europe.

Plutôt confidentiel au début, son impulsion démarra réellement en 1973 avec deux évènements majeurs que furent la fin des accords de Bretton Woods* en 1971, et la guerre du Kippour en octobre 73, occasionnant un intérêt nouveau sur les aspects économiques et sociaux, et en invitant pour la première fois des responsables politiques.

C’est en 1987 qu’il utilisera pour la première fois son appellation d’aujourd’hui, avec comme objectif cette fois-ci, de permettre par son entremise la résolution de conflits, ce qu’il obtint par exemple en 1988 avec la signature d’un accord entre la Grèce et la Turquie, en passe de s’entre-déchirer, en 1992, un an après la fin de l’apartheid, avec la rencontre entre le président sud-africain de l’époque, Frederick de Klerk, Nelson Mandela, et le chef zoulou Mangosuthu Buthelezi, connue comme la « Déclaration de Davos », ou encore en 1994, avec la rencontre entre le ministre israélien des affaires étrangères, Shimon Peres, et le chef de l’OLP**, Yasser Arafat, permettant la conclusion d’un projet d’accord sur Gaza et la ville de Jericho.

Alors, vous le savez bien, mais, comme les G7, G8 et autre G20 (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/08/a-7-8-ou-20-l-essentiel-c-est-de-se-parler.html), le Davos est toujours aussi critiqué, voire peut-être plus, car représentant ces puissants, ces maîtres du monde, coupables aux yeux de certains de tous les maux de notre monde actuel, et pourtant, mais à vous de vous faire votre propre idée, avec ce qui suit.

En effet, fondation à but non lucratif, dont le siège est à Cologny, près de Genève, avec des bureaux à Pékin et à New York, le forum ne défend aucun intérêt politique, partisan ou national, il a le statut d’observateur auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, il est placé sous la supervision du gouvernement suisse, et sa mission, affichée, est donc d’améliorer l’état du monde. Sacré challenge il est vrai.

Quant à son financement, consacrant près de 200 millions de francs suisses (environ 185 millions d’Euros) à l’organisation de son évènement, il est assuré depuis 2005 par des entreprises membres, pour la plupart des multinationales, s’acquittant d’une cotisation annuelle de près de 42 000 francs suisses (plus de 38 000 Euros), et se plaçant parmi les meilleures de leur catégorie, à même de jouer un rôle de précurseur dans l’évolution de leur domaine respectif.

Ensuite, l’organisation en elle-même de l’évènement, il faut savoir que la participation y est uniquement sur invitation, et que plus de 2000 personnes y participent chaque année, assistant aux plus de 200 sessions du programme officiel, traitant de sujets comme la pauvreté, les conflits, les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran en feront certainement parties cette année, le Brexit également, ou encore les problèmes environnementaux, l’Australie aujourd’hui, l’Amazonie hier, amenés malheureusement à être récurrents dans les prochaines années.

Et, reconnu comme organisation internationale depuis 2015, plus de 500 personnes participent à sa bonne marche, tandis que près de 500 journalistes y assistent chaque année, et, souhaitant être le plus visible possible, et par tous, l’ensemble des séances plénières peuvent être suivies sur Youtube, et des images, ainsi que des citations clés, sont même visibles sur la majeur partie des réseaux sociaux, sans oublier les nombreux rapports économiques édités chaque année, attendus et très prisés.

Et pour finir, comme chaque année, se pose la même question, qui viendra et qui ne viendra pas ?

L’année dernière, le nouveau président brésilien, surnommé le « Trump des tropiques », y fit une intervention courte, en moins de quinze minutes, et jugée en adéquation avec son personnage plutôt clivant, quant au vrai Mister T, ne devant pas venir, « shutdown » oblige, il décida cependant au dernier moment de s’y rendre, chamboulant bien évidemment le déroulement et surtout la logistique de l’évènement. Mais, étant pour le coup, le représentant de la première puissance mondiale, eh oui, encore aujourd’hui, on n’imagine mal les organisateurs refuser sa participation, même si peut-être, mais cela reste en coulisse.

Le président Macron, et la 1ère ministre britannique de l'époque n’y vinrent finalement pas, pris par ailleurs par la situation du moment dans leur pays respectifs (GJ et Brexit), par-contre, la chancelière allemande y était-elle bien présente, indéboulonnable.

Donc, nous verrons bien cette année, scrutant également avec attention les rencontres, les discours, les indications proposées pour améliorer, ou tenter d’améliorer notre monde.

*Accords de Bretton Woods : Les accords de Bretton Woods, issus de la conférence de Bretton Woods qui s'est tenue au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods, dans le New Hampshire, du 1er au 22 juillet 1944, sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international mis en place après 1944. Leur objectif principal est de mettre en place une organisation monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre. Ils sont signés après trois semaines de débats entre 730 délégués représentant l’ensemble des 44 nations alliées. (Wikipedia)

**OLP : L’Organisation de libération de la Palestine (arabe : منظمة التحرير الفلسطينية, Munadhamat al-Tahrir al-Filastiniyah, OLP, anglais : Palestine Liberation Organization, PLO) est une organisation palestinienne politique et paramilitaire, créée le 28 mai 1964 à Jérusalem. (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. www.weforum.org

. Wikipedia

. https://www.lci.fr/international/le-forum-economique-mondial-de-davos-la-grand-messe-du-gotha-international-2076646.html

. https://www.franceculture.fr/economie/a-lorigine-du-forum-de-davos

. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/20/qu-est-ce-que-le-forum-de-davos_4850472_4355770.htm

 

A lire :

. https://www.lematin.ch/economie/50-ans-wef-davos-voudrait-reinventer/story/18194111

. https://www.la-croix.com/Economie/Monde/davos-forum-economique-mondial

 

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

Canada, le partenaire idéal ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Canada, le partenaire idéal ?
Canada, le partenaire idéal ?

L'histoire française du Canada commence avec la première traversée de Jacques Cartier en 1534 et la découverte de ce qu'il appellera la Nouvelle France, plus connu aujourd'hui sous le nom de Québec.

 

Entre-temps et jusqu'à aujourd'hui, quelques événements significatifs comme l'obligation pour la France de céder en 1763 le Canada à l'Angleterre suite à sa défaite à la bataille dite des Plaines d'Abraham en 1759, marquant une rupture nette avec sa partie francophone, retrouvée seulement et réellement avec l'ouverture d'un consulat à Québec en 1859, suivi cent ans plus tard par l'ouverture de la délégation générale du Québec à Paris, et enfin le 24 juillet 1967, avec le fameux discours du général de Gaulle, clôturé par la phrase polémique à l'époque, et devenue célèbre depuis, “Vive le Québec libre”, occasionnant là, la plus grande crise franco-canadienne de l'histoire de leurs relations, redevenant tout à fait normales seulement en 1977, avec la mise en place de rencontres inter-gouvernementales tous les deux ans, ayant pour but de fixer et d'adapter des objectifs communs aux deux Etats.

 

Alors attention, comme vous le savez, il y a d'un côté le Québec, partie intégrante du Canada francophone, et de l'autre côté, la partie anglophone, la plus importante en nombre, mais peut-être pas la plus significative, notamment pour nous français.

 

Commençons donc pas celle qui retient le plus notre attention, avec des 1964 la mise en place du programme UBIFRANCE-Québec, permettant la mise en place d’une coopération industrielle entre leurs PME, ayant permis par exemple sur ces dix dernières années, d'engendrer des investissements de plus de 50 millions de dollars, et la création de près de 500 emplois au sein des entreprises ayant bénéficié de ces missions.

 

Ensuite, la France y est le deuxième investisseur étranger, avec près de 300 filiales de groupes français (Ubisoft, OVH, Décathlon), employant près de 30 000 personnes, elle y est également un des trois principaux clients européens derrière les Etats-Unis, et en ce qui concerne les échanges universitaires, initiés dès les années 60, ce sont près de 90 % d'étudiants français qui choisissent le Québec sur la destination Canada.

 

Quant à la présence du Québec en France, elle n'est pas en reste, avec notamment près de 200 entreprises y employant près de 10 000 personnes, plus de 1500 nouveaux étudiants chaque année, sans compter qu'avec près de 300 000 touristes chaque année en France, il représente un contingent non négligeable de visites, faisant de notre pays, la première destination européenne par excellence pour nos cousins d'Amérique.

 

Et en ce qui concerne le pays dans son ensemble, deuxième pays le plus grand du monde derrière la Russie, Québec y compris, avec ses 36,7 millions d’habitants, une croissance de 1,4 % prévue pour cette année, et un chômage plafonnant à 5,4 %, et au-delà de la signature du CETA ou Accord économique et commercial global (AECG) avec l'Union européenne, j'y reviendrai, il faut donc savoir que la France, aux derniers chiffres datant de 2018, était le 7ème partenaire mondial et le 3eme européen du Canada en termes d'échanges de biens et services, avec une augmentation de 10,5 % pour les marchandises, de 3 % pour les services, et d'une croissance de 14 % pour le stock bilatéral d'investissements directs.

 

Quant aux investissements croisés, tout en confirmant l'attrait de la France auprès des investisseurs canadiens, avec environ 250 filiales française d'entreprises canadiennes dans l'hexagone, employant près de 20 000 personnes, elle est de fait la 6ème destination européenne et la 20eme mondiale avec un stock de 7,4 milliards de dollars en 2018, en hausse de 9,5 % par rapport à l'année d'avant.

 

La présence française au Canada est quant à elle non négligeable, avec environ 1130 filiales canadiennes d'entreprises françaises, employant plus de 100 000 personnes, principalement situées au Québec et dans l'Ontario, y étant le 6ème investisseur européen et le 12ème mondial, avec un stock de 13,5 milliards de dollars, en hausse de 17 % par rapport à 2017.

 

Mais les relations entre ces deux pays ne s'arrête pas là, car s’étant engagés à renforcer leurs coopérations en sciences, technologies et innovation, s'intensifient donc des rapports privilégiés dans des domaines stratégiques comme l'aéronautique, occasionnant par exemple dans le domaine spatial une coopération récurrente avec l'Agence spatiale européenne (ESA) depuis 1979 sur les matériaux avancés, mais aussi dans le domaine des biotechnologies appliquées à la santé et à l'Agro l'industrie, des écotechnologies, des énergies renouvelables, ou encore des technologies pour l'agriculture de précision.

 

Sans oublier également les relations politiques, plus proches aujourd'hui, et certainement due à son premier ministre du moment, Justin Trudeau, permettant de renforcer une convergence de vues sur certains dossiers chauds du moment, comme ceux concernant le libre-échange, sacrément écorné par Mister T aujourd'hui, mais aussi concernant le renforcement de leur coopération en matière de climat, d'environnement, de diversité culturelle, de développement, ainsi que concernant les recherches liées au développement de l'intelligence artificielle.

 

C'est donc avec attention que la France suivra les prochaines élections fédérales du 21 octobre, aujourd’hui donc, car comme les Etats-Unis, le Canada est un état fédéral, afin notamment de savoir si elle pourra continuer à compter sur ce partenaire de poids face aux soubresauts d'aujourd'hui et de demain, tout en continuant à tisser des liens toujours aussi forts, représenté notamment par les 100 000 et plus de ressortissants français résidant dans cette partie de l'Amérique du nord.

 

Bien évidemment, le Québec en recueille une part non négligeable, et continuera à le faire, mais la partie anglophone n'est pas en reste, pouvant devenir dans l'avenir une destination de choix pour des français parlant parfaitement ou même quelque peu l'anglais, dû notamment à la recherche de personnes qualifiées, assurées d’apporter une plus-value à ces territoires de croissance. Avis aux amateurs.

 

Jacques Samela

 

Sources :

 

. Wikipedia

 

. Challenges n° 618 du 11/07/19

 

. https://www.ccfc-france-canada.com/dossiers-et-actualites/relations-economiques-france-canada/relations-economiques-france-canada

 

. https://quebec.consulfrance.org/histoire-des-relations-bilaterales

 

. https://www.canadainternational.gc.ca/

 

. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/

 

https://lejournaldeleco.fr/exporter-nos-competences-locales/#.XVp5lU17mM8

 

 

Evènement :

 

Du 04 au 06 novembre 2019

 

. Les 32èmes Entretiens Jacques Cartier / www.centrejacquescartier.com

Le RDV France - Québec

 

Vus et lus dans Les Echos du 05/04/18, et Le Journal des français à l'étranger n° 4 / hiver 2019
Vus et lus dans Les Echos du 05/04/18, et Le Journal des français à l'étranger n° 4 / hiver 2019
Vus et lus dans Les Echos du 05/04/18, et Le Journal des français à l'étranger n° 4 / hiver 2019

Vus et lus dans Les Echos du 05/04/18, et Le Journal des français à l'étranger n° 4 / hiver 2019

Vu et lu dans Les Echos du 10/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 10/07/19

Vu et lu dans Les Echos Week-end
Vu et lu dans Les Echos Week-end

Vu et lu dans Les Echos Week-end

Vu et lu dans Les Echos Week-end
Vu et lu dans Les Echos Week-end

Vu et lu dans Les Echos Week-end

Vu et lu dans Le Monde du 12/10/19
Vu et lu dans Le Monde du 12/10/19

Vu et lu dans Le Monde du 12/10/19

Vus et lus dans Les Echos du 30/07/19, et Le monde du 05/06/19
Vus et lus dans Les Echos du 30/07/19, et Le monde du 05/06/19

Vus et lus dans Les Echos du 30/07/19, et Le monde du 05/06/19

Vu et lu dans Le Monde du 12/10/19
Vu et lu dans Le Monde du 12/10/19

Vu et lu dans Le Monde du 12/10/19

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1826 du 23/09/19
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1826 du 23/09/19

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 1826 du 23/09/19

Le guide des PVTistes au Canada
Le guide des PVTistes au Canada

Le guide des PVTistes au Canada

Canada, le partenaire idéal ?

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

La filière cosmétique, une embellie française

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique, une embellie française
La filière cosmétique, une embellie française

L’aéronautique, l’automobile, l’agro-alimentaire, sont sans contestations aucunes des secteurs phares de l’industrie française, mais saviez-vous que la filière cosmétique l’était également ?

En effet, elle est même n°1 à l’échelle mondiale, avec un chiffre d’affaires de 25 milliards d’Euros, représentant aujourd’hui le troisième secteur exportateur en France avec 25 % de part de marché international, 13,6 milliards d’exportations, en progression de 12 % en 2017, et un excédent commercial de près de 8 milliards d’Euros.

Bien évidemment, cette filière est portée haut la main par des groupes mondialement connus comme l’Oréal, LVMH, Chanel, et j’en oublie, mais il faut savoir également, que sa force réside sur ses TPE et PME, qui représente quand même près de 81 % de celle-ci, soit près de 80 000 établissements, et près de 200 000 emplois.

Et cette réalité, elle est notamment portée depuis 25 ans par la Cosmetic Valley, pôle de compétitivité situé dans la zone incluant les villes de Chartes, Orléans et Tours, regroupant pas moins de 458 entreprises, dont justement 78 % de PME, lui permettant de représenter 18 % des effectifs des entreprises de la filière, et 53 % du chiffre d’affaire national de cette même filière, le reste étant représenté notamment par la région PACA, autre pourvoyeur d’entreprises du secteur, comme par exemple le parfumeur Fragonard à Grasse, ou encore l’Occitane à Marseille.

Quant à sa représentation globale, c’est la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA) qui s’en charge, depuis plus de 125 ans, fédérant à elle seule plus de 300 adhérents et 95 % de chiffre d’affaire de la filière.

Cependant, talonnée de près par les pays asiatiques comme le Japon, la Corée, ou encore la Chine, la filière, afin de conserver son rang, se doit d’innover en fédérant l’ensemble de ses acteurs, tout en répondant aux nouvelles tendances d’un marché mondial estimé à 300 milliards d’Euros et en croissance régulière d’environ 4 % par an.

En effet, que ce soit dans le domaine des ingrédients naturels, le bio représentant déjà 4,5 % du marché, en progression de 15 à 20 % par an, dans l’utilisation de matériaux écologiques, du recyclage, de la mise en place de solutions de traçabilité unitaire et de packaging éco-responsable, de l’utilisation du digital, comme l’élaboration de masques intelligents, d’objets qui scannent et diagnostiquent la peau, ou de capteurs de stress environnementaux, sans omettre l’élaboration des cosmétiques chez soi, appelé « made at home » ou « do-it yourself » (DIY), la filière française a largement de quoi s’imposer sur ces nouveaux créneaux, grâce notamment aux actions de R & D menées par le pôle de référence (voir plus haut), qui à lui tout seul représente 8 universités membres, plus de deux cents laboratoires de recherche public, représentant plus de 8 000 chercheurs, et pour l’année 2018, 273 projets de recherche collaboratifs labellisés, soit 320 millions d’Euros investis. En 2015, ce sont 175 projets qui avaient été labellisés, pour la somme de 280 millions d’Euros.

Et si le sujet vous intéresse fortement, ne manquez surtout pas les 16 & 17 octobre prochain au Carrousel du Louvre, la 5ème édition du salon international intitulé « COSMETIC 360 », où vous retrouverez justement l’ensemble des leaders français de la filière, 50 pays représentés, dont l’invité d’honneur cette année sera les Etats-Unis, donnant l’occasion de la signature d’une convention de partenariat entre le pôle français de référence et organisateur de cet évènement, vous l’avez je crois bien compris, « COSMETIC VALLEY », et l’association américaine ICMAD (Independant Cosmetic Manufactures and Distributors), dont le rôle est également de soutenir les entreprises créatives et innovantes américaines, quelques soient leurs tailles, et près de 5 000 visiteurs attendus, devenant, et étant déjà considérée comme la vitrine mondiale de la filière.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cosmetic-valley.com

. www.febea.com

. www.cosmetic-360.com

. https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Dossiers/La-filiere-cosmetique-parfums-l-excellence-a-la-francaise/Cosmetique-quelles-sont-les-tendances-de-demain-47331

. https://www.lafrenchfab.fr/2019/08/26/whats-up-french-fab-lindustrie-cosmetique-nous-en-met-plein-les-yeux/

. Les Echos du 08/11/18

 

 

Vus et lus dans les Echos du 08/11/18 et du 30/09/19
Vus et lus dans les Echos du 08/11/18 et du 30/09/19

Vus et lus dans les Echos du 08/11/18 et du 30/09/19

Vus et lus dans Industries Cosmétiques n° 22 de juin 2019
Vus et lus dans Industries Cosmétiques n° 22 de juin 2019

Vus et lus dans Industries Cosmétiques n° 22 de juin 2019

Vu et lu dans Elle du 20/09/19
Vu et lu dans Elle du 20/09/19

Vu et lu dans Elle du 20/09/19

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

Publicité

A 7, 8, ou 20, l’essentiel c’est de se parler

Publié le par Jacques SAMELA.

A 7, 8, ou 20, l’essentiel c’est de se parler
A 7, 8, ou 20, l’essentiel c’est de se parler
Vu et lu dans Les Echos du 23/01/19

Vu et lu dans Les Echos du 23/01/19

Les mouvements altermondialistes les considèrent comme les antichambres des maîtres du monde, prenant prétexte de ces rencontres pour s’approprier l’ensemble des richesses mondiales au détriment des plus pauvres, et leur imposer une politique d’inspiration néolibérale.

 

Sans prendre parti, est-ce bien vrai ? Qu'en est-il vraiment ? Et d’où viennent ces rencontres qui commencent donc par la lettre G ?

Elles remontent donc au premier choc pétrolier, en 1974, avec le lancement à Washington d’une série de réunions entre les États Unis, le Japon, la France, l'Allemagne de l’Ouest, et le Royaume Uni, connu notamment sous l'appellation “Library Group”, parce que situées dans la bibliothèque de la maison blanche.

 

Mais, c’est surtout en 1975 (15 au 17/11/75), à Rambouillet, que démarre vraiment l’histoire de ces rencontres internationales, avec à cette occasion, l’initiative du président français de l’époque, Valéry Giscard d'Estaing, d’inviter pour la première fois l'Italie, permettant de fait le passage à six partenaires, donnant naissance à la première vraie rencontre de ce genre, où les six chefs d'États fondateurs s'engagèrent à se réunir annuellement, sans protocole particulier, si ce n'est de traiter à chaque fois de questions économiques et financières.

 

Un an plus tard, le G6 devint le G7 avec l’arrivée du Canada, fortement désiré par les Etats-Unis et l'Allemagne, suivi en 1977 de l’invitation faite à l'Union Européenne d'y participer, ainsi que vingt ans plus tard à la Russie, donnant cette fois-ci naissance au G8, qui en 2014 redevint momentanément le G7 avec sa suspension, suite à l'annexion de la Crimée, et définitivement en 2017, avec cette fois-ci son retrait orchestré de son propre chef.

 

Aujourd'hui donc, le G7, au-delà de ces membres, c'est 40 %  du PIB mondial, et 10 % de la population mondiale.

 

N'ayant aucune existence juridique, aucun secrétariat permanent, et encore moins de membres de droit, sa seule obligation est que sa présidence soit assurée chaque année par un des sept Etats, l'obligeant à fournir les moyens nécessaires pour l'organisation des travaux définissant les orientations majeures, souvent établies en amont tout au long de l’année par les ministres impliqués.

 

Quant à ses valeurs, elles sont celles de la démocratie, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du libre marché et du respect du droit international.

 

Son credo, pouvoir se parler, même sans être toujours d'accord.

 

Et au final, le résultat n'est pas si négligeable que ça, quand on sait que l'action du Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, avec comme conséquence un recul significatif de ces maladies, est en partie dû grâce à ces rencontres, que la baisse de la mortalité maternelle et infantile, avec le programme Muskoka, est également en partie dû grâce à ces rencontres, sans oublier également l'accord de Paris sur le climat, ayant certainement été initié dès 2003, où l'environnement entrait de plein pieds dans ces discussions.

 

Et cette année, à Biarritz (24 au 26/08/19) le sujet principal concernera la lutte contre les inégalités, une réponse peut-être à tous ses détracteurs, mais avec une obligation quand même, des résultats probants, forts et rapides.

 

Alors, comme vous venez de le lire, cette année, le G7 se réunit à nouveau en France, pour la septième fois même, après ceux de 1975, 1982, 1989, 1996, 2003, et 2011, avec à chaque fois des sujets collants à la situation du moment, comme l'aide aux pays en voie de développement, la mondialisation au service de tous, l’environnement, et le combat pour la démocratie.

 

Mais souhaitant ouvrir ces moments de dialogue avec d'autres acteurs, il a été décidé, après la crise de 2008, de créer cette fois-ci le G20, avec comme pays supplémentaires, appelés émergents, l'Afrique du sud, l’Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l'Indonésie, le Mexique, le retour de la Russie, la Turquie, et également l'Union Européenne, ce qui représente cette fois-ci 85 % de la production économique mondiale et les deux tiers des habitants de la planète.

Nettement plus important, mais certainement plus difficile pour atteindre des objectifs toujours plus urgents.

 

La France et le Japon, y assurant conjointement cette année la présidence, compte justement se donner les moyens pour y parvenir.

 

Y arriveront-il, tel est la question, quand on sait que le mode opératoire est aujourd'hui plutôt porté sur l'intimidation, l'attaque de front, l'abandon du multilatéralisme, la mise à mal d'alliances parfois très anciennes, vous voyez certainement à qui je pense, on peut penser, voire craindre, que cela risque de déboucher sur des accords de principe, mais peu suivi d'effets si justement certains ne jouent pas le jeu jusqu'au bout.

 

Espérons donc juste que le G7 de Biarritz, dont l'objectif rappelez-vous, est de combattre les inégalités, permettra malgré tout des avancées significatives, tout en permettant certainement de traiter d'autres sujets tout aussi urgent que sont les tensions entre les Etats-Unis, la Chine, ou encore l'Iran, le Brexit, sans occulter bien évidemment le sujet du moment et surtout de demain, la transition écologique, censé répondre aux changements climatiques en cours, et ce malgré les sceptiques, à l’œuvre dans certains pays aujourd’hui.

 

Mais comme ces réunions permettent malgré tout à l'ensemble de ses participants de se parler, on va y croire, et on verra le résultat à la fin, soit le 26 août au soir, avec notamment la photo habituelle de clôture, scrutant avec attention les visages de chacun des acteurs, afin de deviner de la réussite ou pas de ces rencontres.

 

Jacques Samela

 

Sources :

 

.Wikipedia

. www.elysee.fr

.www.tv5monde.com

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 29/07/19 et du 19/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 29/07/19 et du 19/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 29/07/19 et du 19/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 29/07/19 et du 19/08/19

Vus et lus dans Le Monde du 20/08/19
Vus et lus dans Le Monde du 20/08/19
Vus et lus dans Le Monde du 20/08/19

Vus et lus dans Le Monde du 20/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 01 & 02/07/19
Vus et lus dans Les Echos du 01 & 02/07/19
Vus et lus dans Les Echos du 01 & 02/07/19

Vus et lus dans Les Echos du 01 & 02/07/19

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

L'industrie française, son passé, son avenir

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie française, son passé, son avenir
L'industrie française, son passé, son avenir

« La France n’aime pas son industrie » disait l’ancien président Georges Pompidou (1911-1974), et Jean Monnet (1888-1979), considéré comme l’un des pères fondateurs de l’Union Européenne, disait lui, « La France est vouée au commerce international ».

Qu’en est-il aujourd’hui ? Bonne question, sachant que depuis l’observation de son déclin pendant près de 20 ans, appelé aussi désindustrialisation progressive, et dont les causes sont multiples, elle semble aujourd’hui reprendre du poil de la bête, avec un retournement vérifié depuis 2016.

Représentant encore plus de 10 % du PIB français, tout en employant plus de 3 millions de salariés, l’industrie française est depuis très longtemps partie prenante de l’histoire de France, avec dès la fin du XV siècle, l’apparition de ce que l’on appelle l’ère proto-industrielle, où la France, nation plutôt paysanne, devint avec l’avènement des villes et leurs constructions, un peu plus industrialisée, accompagné également par un certain Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), ministre au nombreux portefeuilles du roi Louis XV, qui avec ses actions pour une politique économique plus interventionniste, mercantiliste, désignée sous l’appellation « colbertisme », impliquant en cela un dirigisme étatique et protectionniste, donna une impulsion sans précédent au royaume de France, en y développement son influence face aux puissances de l’époque qu’étaient l’Angleterre et la Hollande.

Ensuite, après ce que l’on nomme le grand déclassement, d’une durée de 30 ans, causé par les soubresauts de la Révolution, la France vit enfin arriver les premiers effets de ce que l’on appelle aujourd’hui la révolution industrielle, avec l’apport notamment des industries du charbon et de la sidérurgie, du textile, la création du chemin de fer, l’avènement du système électrique, et bien évidemment de l’automobile, lui permettant de rejoindre pendant la première moitié du XXème siècle des nations comme l’Angleterre, l’Allemagne, ou les Etats-Unis.

Cependant, avec la 1ère guerre mondiale où 10 % de sa population active a disparue, avec des destructions matérielles massives dans les régions les plus industrialisées du pays, la Grande Dépression de 1929, où là, elle mit dix ans à retrouver un PIB égal à celui de l’avant crise, et bien sur la 2ème guerre mondiale, où l’ensemble de ses infrastructures portuaires, routières, ferroviaires furent détruites, l’industrie française connut certainement là les années les plus noires de son existence.

Le redémarrage ne subvint donc qu’au sortir de la fin de ce deuxième conflit mondial, grâce notamment à l’obtention par la France de 2,5 milliards de dollars du plan Marshall, la nationalisation d’un pan non négligeable de son industrie, afin d’en accélérer sa transformation tout en augmentant sa capacité productive, accompagnée en cela par la mise en place de grandes politiques industrielles dans le nucléaire, l’aérospatial et l’automobile, mais aussi avec l’avènement de cette coopération naissante entre divers pays européens, pas le biais de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier), ancêtre de l’Union Européenne, lui permettant d’augmenter son PIB sur un rythme de 5 % par an, passant de 22,7 % en 1950 à 34,1 % en 1973, et d’atteindre une croissance annuelle de 5,5 % entre 1952 et 1972, tandis que l’industrie avoisine elle les 6 %, avec depuis 1958, 40 % de la population active accaparée par celle-ci, vivant là ce que l’on appelle aujourd’hui les Trente Glorieuses.

Seulement voilà, cette dynamique fût stoppée nette par les deux chocs pétroliers de 1973 et de 1979, déclencheurs certainement d’une désindustrialisation déjà ressentie au préalable, en raison notamment d’une tertiarisation de la société française, aidée en cela par la disparition progressive des industries textiles, minières ou sidérurgiques, une mondialisation mise à mal par la concurrence des pays en voie de développement et le coût élevé de la main d’œuvre nationale, avec une délocalisation forte concernant les entreprises des secteurs cités ci-dessus, et plus récemment la crise de 2008, fragilisant encore plus des secteurs comme celui de l’automobile, ce qui fait qu’aujourd’hui, l’industrie représente 12,4 % du PIB, dont 10 % pour l’industrie manufacturière.

Je pense également, et là c’est un avis personnel, que l’industrie dans son ensemble a été dénigrée, avec cette idée que c’est sale, que les cadences y sont infernales, avec une pénibilité particulièrement forte, et des salaires peu attrayants, poussant une majorité des français (nous) à s’orienter vers ces métiers dits tertiaires, à privilégier des études longues pour leurs enfants, garant d’une assurance de trouver des métiers plus « intellectuels », pour faire la différence avec les métiers dits manuels et considérés comme peu gratifiants, laissés pour la plupart aux élèves les moins méritants, sans pour autant y déclencher des vocations, vu que pour beaucoup, l’envie n’y était pas.

 Ce qui fait qu’aujourd’hui, l’industrie française manque cruellement de bras pour répondre au sursaut récent de celle-ci, avec par exemple en 2017, 25 ouvertures d’usines de plus que le nombre de fermetures, et en 2018, 17 ouvertures de plus, mais aussi pour répondre à cette obligation qu’ont les entreprises pour croitre aujourd’hui plus qu’hier, afin de s’ouvrir des marchés à l’international, très concurrentiels, et donc de créer des ETI (lire le sujet du 12/10/15 intitulé : Les ETI : Un gisement de croissance à protéger), garantes d’une compétitivité primordiales pour y répondre (à la concurrence), les très grands groupes le faisant déjà aisément.

Et ces bras, formés aux technologies émergentes en devenir, seront plus qu’importants pour accompagner l’avènement de l’industrie de demain, dite du futur ou 4.0, ou, l’air de rien, la France aura plus que son mot à dire, même si quelques retards se font sentir dans l’utilisation de la robotique par exemple, car sa capacité d’innovation et de recherche reste malgré tout très compétitive, aidé en cela par un tissu productif non négligeable et retrouvant le chemin de la R&D, avec également une prise de conscience collective des instances publiques et économiques, mais surtout de l’industrie française dans son ensemble, sur l’importance primordiale de relever le défi de ce que sera l’industrie de demain, considérée comme la 4ème révolution industrielle. La France se doit donc de ne pas la rater.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. La Croix du 10/03/17 et du 04/03/17

 

A lire :

. https://www.entreprises.gouv.fr/etudes-et-statistiques/chiffres-cles-industrie

. www.france-industrie.org

. www.industrie-dufutur.org

. https://www.ey.com/fr/fr/industries/ey-offre-industrie-du-futur-mettre-en-oeuvre-transformation#section3

https://www.usinenouvelle.com/article/l-industrie-en-mal-d-apprentis.N831810#xtor=EPR-169&

 

A voir :

. Usimages, la biennale de la photographie industrielle 

(http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Hauts-de-France/Actualites/Usimages)

 

Vus et lus dans Challenges n° 536 du 05/10/17, n° 560 du 05/04/18, n° 581 du 11/10/18, l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19
Vus et lus dans Challenges n° 536 du 05/10/17, n° 560 du 05/04/18, n° 581 du 11/10/18, l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19
Vus et lus dans Challenges n° 536 du 05/10/17, n° 560 du 05/04/18, n° 581 du 11/10/18, l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19

Vus et lus dans Challenges n° 536 du 05/10/17, n° 560 du 05/04/18, n° 581 du 11/10/18, l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 08/04/19, Les Echos du 06/02/19, l'Usine Nouvelle n° 3595 du 24/01/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 08/04/19, Les Echos du 06/02/19, l'Usine Nouvelle n° 3595 du 24/01/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 08/04/19, Les Echos du 06/02/19, l'Usine Nouvelle n° 3595 du 24/01/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 08/04/19, Les Echos du 06/02/19, l'Usine Nouvelle n° 3595 du 24/01/19

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3600 du 28/02/19
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3600 du 28/02/19

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3600 du 28/02/19

Vu et lu dans Micronora Informations n° 149 de mai 2019
Vu et lu dans Micronora Informations n° 149 de mai 2019

Vu et lu dans Micronora Informations n° 149 de mai 2019

Publié dans Les dossiers

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>