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22 résultats pour “hoffmann green cement

Hoffmann Green Cement Technologies (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Hoffmann Green Cement Technologies (suite)
Hoffmann Green Cement Technologies (suite)

Hoffmann Green Cement Technologies annonce aujourd’hui la délivrance d’un brevet européen pour sa technologie H-P2A.

 

Cette seconde délivrance pour la technologie H-P2A, après celle obtenue aux États-Unis en 2020, permet de renforcer la protection de la propriété intellectuelle de la Société Hoffmann Green Cement et donc d’accroître ses barrières à l’entrée sur le marché des ciments décarbonés. Après plus de cinq années d’instructions, le brevet H-P2A a été validé par l’Office Européen des Brevets sous le numéro 3274315.

Pour rappel, la technologie H-P2A (Haute Performance Activation Alcaline) est une technologie géopolymère permettant de formuler des ciments décarbonés, sur la base de co-produits issus de l’industrie, destinés au marché des mortiers et colles industrielles (Source Linkedin du 06/09/21)

Communiqué de presse https://www.ciments-hoffmann.fr/wp-content/uploads/2021/09/CP_Hoffmann-Green_Brevet_HP2A_Europe.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/07/cem-in-eu-hgct-un-duo-en-beton-pour-la-planete.html

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Cem'In'Eu & HGCT, un duo en béton pour la planète

Publié le par Jacques SAMELA.

Cem'In'Eu & HGCT, un duo en béton pour la planète
Cem'In'Eu & HGCT, un duo en béton pour la planète

Alors qu’un épisode caniculaire vient à peine de s’achever en Europe, conséquence peut-être, certainement, c’est selon, de ce réchauffement climatique en cours, il apparaît aujourd’hui, plus qu’hier encore, primordial de préparer le terrain pour les générations futures, notamment dans la possibilité de limiter cette hausse des températures attendues, par des actions menées par chacun de nous, mais aussi et surtout par le monde industriel, souvent à l’origine de pollutions diverses et récurrentes comme par exemple le secteur du bâtiment, et plus particulièrement celui de la cimenterie, loin d’être reconnu comme un acteur phare de la transition écologique en cours, au contraire même.

Et pourtant, de nouveaux acteurs apparaissent, désireux de rivaliser face aux majors du secteur, grâce notamment à des procédés ou des modes opératoires innovants. En voici deux exemples.

Le premier, par ordre alphabétique, pas de favoritisme de ma part, s’appelle Cem’In’Eu (www.cemineu.com), de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Sa spécialité, développer de petites cimenteries, compactes et potentiellement démontables, installées, à la différence des grandes cimenteries portuaires, au plus près des bassins économiques, à l’intérieur des terres, et accessibles sur un rayon de 200 km par voies d’eau ou par rail.

Créée en 2014 par des anciens de l’industrie cimentière, son ambition est de prendre 8 % du marché de la cimenterie, en  prévoyant d’installer un réseau de 7 broyeurs, mais avec une particularité, qui est d’importer le clinker*, la matière première du ciment faite à partir de calcaire et d’argile, ne réalisant de fait que les étapes suivantes du process, soit, le mélange du même clinker et du gypse, le broyage et enfin le conditionnement.

Visant plutôt une clientèle d’indépendants (fabricants de béton prêt à l’emploi, producteurs d’éléments préfabriqués), elle permettra également aux maçons de commander le nombre de sacs voulus, en plastique recyclable, et d’être livrés directement sur les chantiers, grâce à la mise en place d’une application smartphone, évitant en cela le gâchis habituel, son souhait étant d’être au plus près des utilisateurs, tant en termes de distance, qu’en termes de réponses adéquates et précises aux demandes express des opérateurs.

 Et, après une première installation l’an dernier, à Tonneins dans le Lot-et-Garonne, d’une capacité annuelle de 240 000 tonnes, et avant celle de Portes-lès-Valence cet été, son objectif sera donc de créer un à deux sites par an, dont deux à l’étranger (GB, Pologne), avec à la clé une trentaine d’emplois et environ 30 millions d’Euros de chiffre d’affaires à chaque fois, voire plus avec le projet de Montreuil-Bellay dans le Maine et Loire, puisque lui disposera de deux broyeurs pour une capacité de 500 000 tonnes, employant au final 50 personnes, pour un coût de 35 millions d’Euros, l’amenant donc pour développer son réseau naissant à lever dans l’ensemble et d’ici la fin de l’année la somme de 55 millions d’Euros, dont 40 millions ayant déjà servi pour la toute première installation. On n’est donc pas loin là de ce que l’on appelle aujourd’hui l’économie circulaire.

Economie que revendiquent haut et fort les créateurs (David Hoffmann et Julien Blanchard) de la société HGCT ou Hoffmann Green Cement Technologies (www.hgct-europe.fr), 6ème cimentier français, et à l’origine d’un ciment décarboné, sans cuisson et sans clinker.

Créée en 2014, l’ambition de départ de ses fondateurs était bien de participer à la transition écologique en cours, notamment dans la construction, comptant parmi les secteurs les plus importants en termes d’émissions de CO2 dans le monde, avec l’élaboration d’un ciment nouvelle génération, dont la particularité est de pouvoir diviser par 7 l’empreinte carbone de tout autre ciment, généralement d’appellation Portland.

Aujourd’hui, avec son site pilote à Bournezeau en Vendée, inauguré en 2018, après une levée de fonds de 10 millions d’Euros, il assure une production de 50 000 tonnes de ce béton spécial, avec comme souhait de lancer rapidement la construction de son deuxième site de production, aidé en cela par une nouvelle levée de fonds, de 15 millions cette fois-ci.

Mais au fait, en quoi est-il si différent ce ciment révolutionnaire ?

Tout d’abord, il génère 75 % de CO2 en moins par rapport aux autres ciments en circulation. Ensuite, il n’occasionne aucunes utilisations de cheminées, de fours, de cuissons, et encore moins de clinker dans son usine de 4 500 m2 ultra-moderne, composé de 48 silos, six cuves en inox, et près de 16 km de câbles. Mais surtout, et grâce à des dépôts de brevets, il utilise pour l'élaboration de son ciment, des produits issus de transformation comme les rebuts et coproduits industriels de types boues d’argile issues de carrières de granulats, laitiers de hauts fourneaux, ou encore de gypse du secteur plâtrier. Et ce sont même trois ciments que la société a déjà brevetés.

Le premier, s’appelant H-P2A ou Haute performance à activation alcaline, il comprend une base d’argile calciné, associé à une solution aqueuse de silicate, type Geosil, le second, l’H-Eva, est un ciment à base d’argile et de gypse, se mélangeant avec de l’eau, et pouvant être utilisé pour la formulation d’enduits industriels ou de mortiers de montage de blocs, quant au troisième, le H-Ukr, il est basé sur le laitier** moulu des hauts fourneaux (80 à 95 %).

Labellisé  Horizon 2020 pour la Recherche et l’innovation en Europe, ayant rejoint le Programme d’investissement d’avenir français (PIA), et avec un marché national estimé à 18 millions de tonnes par an, et ce même si son ciment est deux fois plus élevé que le traditionnel, il est fort à parier qu’elle y trouvera largement sa place, comme Cem’In’Eu également, en bousculant de fait les cadors du secteur, les obligeant à évoluer et à répondre eux aussi plus fortement encore aux enjeux à venir du changement climatique.

*Le clinker est un constituant du ciment, qui résulte de la cuisson d'un mélange composé d'environ 80% de calcaire (qui apporte le calcium) et de 20% d'aluminosilicates (notamment des argiles qui apportent le silicium, l'aluminium et le fer). La « farine » ou le « cru » est formée du mélange de poudre de calcaire et d'argile. Cette cuisson, la clinkérisation, se fait à une température d'environ 1450°C qui explique la forte consommation énergétique de ce processus. La clinkérisation explique en partie la contribution importante des cimenteries aux émissions de gaz à effet de serre (Wikipedia).

**En sidérurgie, le laitier correspond aux scories qui sont formées en cours de fusion ou d'élaboration du métal par voie liquide. Il s'agit d'un mélange composé essentiellement de silicates, d'aluminates et de chaux, avec divers oxydes métalliques, à l'exception des oxydes de fer. Ses rôles dans la métallurgie des métaux ferreux en fusion sont multiples (Wikipedia).

Jacques Samela

 

Sources :

. Les Echos du 19/01/18 et du 13/06/19

. L’usine Nouvelle du 21/02/18

. www.lantenne.com du 27/03/18

. www.trophees-territoiresinnovation.fr

. www.ouest-france.fr du 19/05/18

. www.acpresse.fr du 26/11/18

. Le Parisien Eco du 24/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 13/06/19
Vu et lu dans Les Echos du 13/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 13/06/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 24/06/19, et Les Echos du 13/06/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 24/06/19, et Les Echos du 13/06/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 24/06/19, et Les Echos du 13/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 10/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 10/07/19

Publié dans L'entreprise du mois

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ECOCEM

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S.
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Bonjour,

Vous avez je l’espère apprécié le sujet concernant l’avènement des bétons écologiques, français, porté par deux sociétés hexagonales que sont donc Cem'In'Eu & HGCT (http://competitiviteinfrance.overblog.com/search/hoffmann%20green%20cement/), cependant, une autre société, européenne car irlandaise à l’origine, mais avec une présence en France, m’a interpellée sur le fait qu’elle était également présente sur ces activités innovantes. Donc pour compléter ce sujet plus que d’actualité, voici une présentation on ne peut plus complète de la société en question, Ecocem (www.ecocem.fr), recueillie justement grâce à leur initiative.  Bonne lecture.

Jacques Samela

ECOCEM
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Vus et lus dans Les Echos du 18 et du 25/10/19
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Vus et lus dans Les Echos du 18 et du 25/10/19

Publié dans Les Experts

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La France, terreau fertile pour la finance verte ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, terreau fertile pour la finance verte ?
La France, terreau fertile pour la finance verte ?

Après l’engouement et la réussite de la Cop21 en France en 2015, où 195 pays avaient signés l’accord historique de réduction des gaz à effet de serre (GES), que s’est-il passé depuis ?

Bien évidemment le désengagement de Donald Trump de l’accord (effectif dans deux ans), minimiser cependant par l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, envoyé spécial de l’ONU pour les villes et le changement climatique durant le World Efficiency Solutions (www.world-efficiency.com), organisé en France également au mois de décembre dernier, où il remerciait justement le locataire de la maison blanche d’avoir agît de la sorte, poussant les acteurs non étatiques que sont les banques, les compagnies d’assurances, les fonds de pension, les villes, nombreuses aux Etats-Unis, de même que certains Etats américains, l’ONU, et même la Banque mondiale à se mobiliser plus fortement, sans attendre des décisions ou des actions gouvernementales, parfois longues à se mettre en route.

Ce qui m’amène justement au sujet du jour, la France et son positionnement actuel dans cette course contre la montre, soit faire tout ce qui est en notre pouvoir (faire) pour limiter la hausse des températures à 2°, sachant qu’aujourd’hui, nous serions plutôt entre 3° et 3,5°.

Alors, même si elle tarde à s’engager plus significativement dans ce que l’on appelle le virage vert avec 32 milliards d’Euros consacrés aux investissements verts en 2016, sachant que le 05 mai elle est entrée dans ce que l’on appelle le déficit écologique, soit trois mois avant le jour dit du dépassement planétaire, l’on perçoit malgré tout une certaine accélération du verdissement de l’économie française, avec notamment un domaine où la France est l’un des leaders (et oui encore), soit ce que l’on appelle familièrement la finance verte, avec en point de mire, les « green bonds » ou obligations vertes, qui si vous ne le savez pas, sont des emprunts obligataires (non bancaires), émis sur les marchés financiers pour financer des projets contribuant à la transition écologique, engageant les émetteurs à préciser l’usage des fonds récoltés, avec obligation de publier chaque année un rapport rendant compte aux investisseurs de la vie de ces projets, et de leur impact favorable sur l’environnement.

Alors, même si elle n’est pas la première à avoir émis un green bond, c’est la Banque européenne d’investissement (BEI) qui l’a fait en 2007, sous le nom de « Climate Awareness Bond », et même si la Pologne l’a devancée en tant qu’état à émettre un emprunt, elle est malgré tout largement devant tout le monde en Europe, et deuxième émetteur dans le monde, derrière la Chine, mais devant les Etats-Unis.

Elle est aussi la première à avoir imposé aux investisseurs institutionnels l’obligation d’intégrer le risque climat et les dimensions environnementales et sociales dans leur communication publique. L’on parle là du fameux article 173 de la loi de Transition énergétique et écologique de 2015.

Et aujourd’hui, ce sont donc près de 900 investisseurs qui sont tenus d’indiquer la part des investissements « verts » dans leur portefeuille, en précisant leur contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

Et quand en janvier 2017, elle émet un « green bond » souverain de 7 milliards d’Euros, c’est tout bonnement le plus grand jamais réalisé à ce jour.

Et ce n’est pas près de finir (heureusement), car avec un marché des « green bonds » en forte croissance depuis 2013, avec près de 275 milliards de dollars d’obligations vertes, dont plus de 100 milliards en 2017, et une progression de 30 % attendue cette année, il est fort à parier que la place de la France, qui représente déjà 21 % du stock mondial des « green bonds », n’est pas près de fondre comme neige au soleil, car au-delà de l’action gouvernementale, il faut savoir qu’environ ¼ des émetteurs de « green bonds » sont des entreprises, avec comme leader incontesté le groupe Engie, considéré comme le numéro un mondial en termes d’encours de « green bonds » avec plus de 5,25 milliards d’Euros, mais aussi des banques, avec également un français comme leader mondial, en l’occurrence le Crédit Agricole, avec plus de 60 opérations en 2017 d’un montant total de 7,9 milliards de dollars (selon le classement de Dealogic (www.dealogic.com), suivi à la 3ème place par un autre français, le groupe BNP Paribas, avec 39 opérations, sans omettre que 27 % des titres en question, sont achetés par des investisseurs hexagonaux.

Cependant, pour accompagner cette croissance, certains acteurs estiment nécessaire d’encadrer cette nouvelle pratique, afin d’éviter ce que l’on appelle désormais le « green washing » ou éco-blanchiment, consistant à se déclarer comme respectueux de l’environnement ou du climat, avec au final un résultat en dehors de la définition même du « green bond », comme par exemple ce groupe électricien chinois, qui récemment émit une obligation verte de 150 millions de dollars, mais pour financer une centrale à charbon.

Donc l’idée, serait de renforcer les contrôles, avec notamment la mise en place d’un label, ou, à l’échelle européenne, l’établissement d’un standard spécifique censé justement réguler un marché représentant aujourd’hui seulement 1 % du secteur des obligations, mais vous l’avez désormais compris, amené à se développer fortement dans le monde entier.

Donc, l’avenir s’inscrit en vert, et la France en est bien son leader aujourd’hui, avec, ne nous le cachons pas, l’objectif de faire que la place de Paris en devienne la capitale mondiale de la finance verte et durable.

Jacques Samela

 

Sources :

. La Tribune du 20/10/17, 08/12/17, 10/12/17, 07/05/18

. 20 Minutes du 04/05/18

 

A lire :

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/qu-est-ce-qu-un-green-bond-760714.html

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-france-pionnere-et-moteur-de-la-finance-verte-761038.html

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-pologne-premier-etat-a-emettre-un-second-green-bond-767099.html

. https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/qui-sera-la-place-financiere-la-plus-verte-761564.html

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-green-bond-en-vert-et-contre-tout-777812.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180508

 

A revoir :

. Dossier du 22/12/15 : Ma Cop21, et 1 et 2 et 3

Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 07, 11/12/17, et Le Monde du 07/12/17

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3523 du 16/07/17, Les Echos du 15/12/17 et du 01/02/18
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3523 du 16/07/17, Les Echos du 15/12/17 et du 01/02/18
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3523 du 16/07/17, Les Echos du 15/12/17 et du 01/02/18

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3523 du 16/07/17, Les Echos du 15/12/17 et du 01/02/18

Vus et lus dans Les Echos du 13/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 13/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, et Le Monde du 05/12/17
Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, et Le Monde du 05/12/17

Vus et lus dans Les Echos du 04/01/18, et Le Monde du 05/12/17

Publié dans Les dossiers

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La France

Publié le par Jacques SAMELA.

La France
La France

La France double la Chine, et entre dans le top cinq des pays les plus attractifs pour les investisseurs étrangers

Le 13/05/2019 / L’Usine Nouvelle

https://www.usinenouvelle.com/editorial/la-france-dans-le-top-cinq-des-pays-les-plus-attractifs-pour-les-investisseurs-etrangers.N841740#xtor=EPR-169& 

Pour la première fois depuis 2002, la France fait partie du top cinq du classement des pays les plus attractifs au monde, réalisé par le cabinet de conseil américain A.T. Kearney.

Etats-Unis, Allemagne, Canada... Si Neuf des dix pays les plus attractifs en termes d’investissement direct à l’étranger (IDE) restent les mêmes,  la France signe la plus belle progression dans le classement pour atteindre la cinquième place. Le pays gagne deux rangs et dépasse la Chine, au plus bas depuis 20 ans, désormais au septième rang. 

"L'Allemagne reprend la deuxième position, tandis que le Canada chute à la troisième place. Le Royaume-Uni se maintient à la quatrième place, tandis que la France se hisse à la cinquième place", détaille le cabinet. Seul changement sur le top dix : Singapour a remplacé la Suisse

Le classement d'A.T. Kearney se base sur une enquête au près de 500 dirigeants de grandes entreprises mondiales, réalisée en janvier 2019. Le sondage repose sur la probabilité de réaliser un investissement direct sur un marché au cours des trois prochaines années. 

L'instabilité politique, un facteur risque important

"La confiance des investisseurs a légèrement augmenté depuis l'arrivée au pouvoir du président Emmanuel Macron, en mai 2017, et les récentes manifestations anti-gouvernementales de type "gilet jaune" à travers le pays n'ont pas affecté l'opinion", explique le cabinet de conseil américain A.T. Kearney.

Pourtant, selon A.T. Kearney, les facteurs particulièrement pris en compte cette année par les investisseurs sont l’instabilité politique, la possibilité de crise économique des marchés développés et l’environnement commercial plus ou moins restrictif.

Pour la septième année consécutive, les Etats-Unis figurent au premier rang du classement. Le cabinet de conseil précise cependant que "l’instabilité récente des politiques pourrait bien réduire quelque peu l’attractivité des États-Unis, dans la mesure où l’écart entre les États-Unis et les autres pays bien classés a diminué cette année".

La domination des pays développés

Le poids des marchés dits développés ne cesse d'augmenter, analyse A.T. Kearney. Leur présence dans le top 25 "dépasse tous les records". "La domination persistante des marchés développés est probablement liée au fait que quatre des cinq principaux facteurs pris en compte par les investisseurs lorsqu'ils choisissent où investir sont liés à la gouvernance et à la réglementation", explique le cabinet.

Les marchés développés européens sont restés stables, occupant 14 places du top 25 cette année, tandis que les marchés développés de la région Asie-Pacifique sont passés de cinq places l'année dernière à six cette année.

Cependant cette tendance n’est pas gravée dans le marbre : "43% des investisseurs disent qu'ils recherchent de nouvelles opportunités sur les marchés émergents". La France ne peut donc pas se permettre de se reposer sur ses lauriers et la compétition internationale n'a jamais été aussi vive.

 

La France a enregistré 9 milliards d'euros de commandes pour des exportations d'armes en 2018, en hausse de 30%

Le 17/04/2019 / L’Usine Nouvelle

Le montant des commandes d'armement  à l'exportations réalisées en France en 2018 représenteraient plus de 9 milliards d'euros, en hausse de 30% selon La Tribune. Des chiffres confirmés par la ministre des Armées, Florence Parly, ce 18 avril.

Selon La Tribune, la commande d’armes à l’exportation a progressé de 30 % sur l’année 2018. Ce serait la "troisième meilleure performance de la France depuis 20 ans", rapporte le média. "Elles représentent entre 9,1 et 9,2 milliards d’euros contre 6,9 milliards en 2017", détaille La Tribune, de sources provenant de l’entourage de la ministre. Florence Parly a confimé ce chiffre ce 18 avril sur Radio Classique.

Selon ces résultats, l’année 2018 est particulièrement bonne et se place derrière les deux années exceptionnelles de 2015 et 2016 dont les commandes avaient atteint 16,9 milliards et 13,9 milliards d’euros, exercices qui avaient été bonifiés par la vente de Rafale à l'Egypte, au Qatar et à l'Inde

Le 3e exportateur d'armes du monde

Selon la Sipri (Stockholm International Peace Researche Institute), un institut indépendant spécialisé dans la recherche sur les conflits, la France est le troisième exportateur d’armes au monde. Sur le podium se trouvent les Etats-Unis et la Russie. L’Allemagne et la Chine se placent en quatrième et cinquième rang.

Dans l’Hexagone, sur la période 2014-2018, l’export d’armes a augmenté de 43 % par rapport à la période 2009-2013. Les trois principaux clients de la France sont l’Egypte, l’Inde et l’Arabie Saoudite. Le pays est l’un des rares à être capable de concevoir tout le spectre du matériel de guerre, du sous-marin à propulsion nucléaire aux avions de combat, en passant par les satellites espions. De quoi se positionner sur les contrats les plus importants.

 

La France à nouveau leader mondial des green bonds

26/06/2019 / La Tribune

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-france-a-nouveau-leader-mondial-des-green-bonds-821623.html

Les émissions d'obligations vertes sont reparties de l'avant et viennent de franchir le cap des 100 milliards de dollars, ce qui pourrait se solder par un nouveau record sur l'année. Avec plus de 15 milliards émis depuis janvier, la France se place à la première place des émetteurs, devant les Etats-Unis et les Pays-Bas. Pionnier, Engie est le premier émetteur corporate dans le monde.

La France reprend son titre de championne du monde de la finance verte. Au premier semestre, d'après le classement publié ce mardi 25 juin par l'organisation à but non lucratif britannique Climate Bonds Initiative, le premier pays émetteur d'obligations vertes depuis le début de l'année est la France avec 15,3 milliards de dollars (environ 13,4 milliards d'euros).

Elle supplante les Etats-Unis, qui étaient leaders en 2018 et au premier trimestre, et les Pays-Bas, qui ont émis avec succès en mai dernier leur premier green bond souverain de 6 milliards d'euros.

Le marché des green bonds - ces emprunts émis sur les marchés dans le but de financer exclusivement des projets "verts", à l'impact positif sur le climat et/ou l'environnement (énergies renouvelables, réduction des émissions de CO2, etc), et assortis de contraintes de suivi et reporting - a repris des couleurs cette année : le volume d'émissions a franchi la semaine dernière les 100 milliards de dollars en moins de six mois et pourrait bien inscrire un nouveau record sur l'année.

« C'est la première fois que nous franchissons cette étape clé dès le premier semestre de l'année » s'est félicité Sean Kidney, le directeur général de Climate Bonds Initiative.

Ce cap des 100 milliards d'émissions avait été atteint l'an dernier en septembre 2018 et en 2017 en novembre, pour la première fois. C'est évidemment de bon augure pour l'ensemble de l'année.

HSBC, qui souligne que les émissions de green bonds sont en hausse de 57% par rapport à l'an dernier, vient de relever sa prévision annuelle entre 180 et 240 milliards de dollars, contre une fourchette comprise entre 140 et 180 milliards. En 2018, le marché avait déçu en ne progressant que de 5% à 163 milliards de dollars. Moody's table sur 200 milliards de dollars cette année et Climate Bonds Initiative sur 250 milliards.

Le marché reste petit à l'échelle de l'ensemble du colossal marché obligataire : les green bonds pèsent pour 2% des émissions de l'année selon l'estimation de HSBC.

Engie champion corporate

Un grand groupe français se classe en tête des trois plus gros green bonds corporate de ce semestre : Engie, avec sa cinquième obligation verte émise en janvier pour un milliard d'euros puis sa sixième en deux tranches d'un total de 1,5 milliard d'euros le 14 juin. Depuis 2014, l'ex-GDF Suez, pionnier de la finance verte, a émis pour 8,75 milliards d'euros de green bonds, ce qui le place « à la première place des émetteurs corporate de green bonds dans le monde » se félicite le groupe.

« Engie s'est engagé à concilier la vision de long terme de l'entreprise et les objectifs financiers des investisseurs. Les green bonds, qui permettent de financer la transition zéro carbone de nos clients, en sont un levier essentiel » a commenté Judith Hartmann la directrice générale adjointe et directrice financière du groupe.

Sur les 15,3 milliards d'émissions françaises, la part des acteurs de la sphère publique (dont la note est soutenue par celle de l'Etat) est importante, s'élevant à 6,1 milliards selon les chiffres précisés par Climate Bonds Initiative.

Parmi ces acteurs publics très actifs du semestre, la Caisse des Dépôts a émis sa première obligation durable (verte et sociale) pour 500 millions d'euros le 13 juin, la Ratp a émis son deuxième green bond de 500 millions d'euros le même jour, tandis que Sncf Réseau a émis son quatrième en janvier pour 500 millions d'euros. En mai, la Société du Grand Paris, chargée de piloter la construction du supermétro francilien Grand Paris Express, a émis sa troisième obligation verte, pour un milliard d'euros, deux mois après avoir réalisé la deuxième, pour 2 milliards d'euros !

La Banque Postale s'est aussi lancée sur le marché en émettant son premier green bond en avril, pour un montant de 750 millions d'euros.

L'obligation verte souveraine de la France, émise en janvier 2017 pour 7 milliards d'euros, ce qui avait placé le pays en tête de classement cette année-là, a été abondée à plusieurs reprises, en février et mai dernier par adjudication pour 1,7 et 2,47 milliards d'euros respectivement. Son encours s'élève désormais à 19 milliards d'euros.

Du côté des arrangeurs de green bonds, les banques françaises sont également bien placées. Crédit Agricole avait fini l'année numéro un et se situe actuellement au troisième rang mondial selon Global Capital, derrière HSBC et Bank of America Merrill Lynch, devant BNP Paribas.

 

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Septembre 2016

Publié le par Jacques SAMELA.

Du 06 au 08 septembre 2016

. Viscom Paris / www.viscom-paris.com

Du 08 au 09 septembre 2016

. Assises du Produire en France / www.assises-produire-en-france.fr

Du 12 au 14 septembre 2016

. E-commerce Paris / www.ecommerceparis.com

Du 14 au 15 septembre 2016

. Enova Paris / www.enova-event.com

Du 15 au 16 septembre 2016

. Drone Expérience Festival / www.exponantes.com

Du 20 au 22 septembre 2016

. Salons Solutions / www.salons-solutions.com

Le 27 septembre 2016

. The French German Business Forum / www.lesechos-events.fr

Du 27 au 30 septembre 2016

. Micronora / www.micronora.com

Du 27 au 29 septembre 2016

. Sepem Industries / www.sepem-industries.com

Du 28 au 29 septembre 2016

. ADS Show / www.adsshow.eu

Le 29 septembre 2016

. Les rencontres du Green Building / www.francegbc.fr

Septembre 2016

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Septembre 2020

Publié le par Jacques SAMELA.

Septembre 2020
Septembre 2020

Du 02 au 03 septembre 2020

. Expobiogaz / www.expo.biogaz.com

Le salon du gaz renouvelable

 

Du 03 au 04 septembre 2020

. SIDO / www.sido-event.com

L’évènement leader IoT, IA, Robotique & XR en Europe

 

Du 04 au 14 septembre 2020

. Foire européenne de Strasbourg / www.foireurop.com

 

Du 06 au 08 septembre 2020

. Sirha Green / www.sirha-green.com

Le rendez-vous du food service responsable

 

Du 09 au 10 septembre 2020

. Medi’Nov Connection / www.medinov-connection.com

L’évènement référence des « MedTech » en France

. Rencontres Electronique Imprimée / www.rencontreselectroniqueimprimee.com

 

Du 14 au 17 septembre 2020

. Paris Real Estate Week / www.parisrealestateweek.com

L’immobilier, la ville, l’innovation

 

Du 16 au 17 septembre 2020

. Analyse Industrielle / www.analyse-industrielle.fr

Le salon des solutions en analyse industrielle

 

Du 23 au 24 septembre 2020

. IoT World & MtoM Embedded / www.salon-iot-mtom.com

. Microwave & RF / www.microwave-rf.com

 

Le 25 septembre 2020

. L’Odyssée des entrepreneurs / www.odysseedesentrepreneurs.fr

L’humain au cœur des mutations de l’entreprise

 

Du 29 septembre 2020 au 01 octobre 2020

. Préventica Lyon 2020 / www.preventica.com

Pour un environnement de travail sain et sécurisé

. CFIA / www.cfiaexpo.com

Carrefour des fournisseurs de l’industrie agro-alimentaire

. Sepem Industrie Avignon / www.avignon.sepem-industries.com

Les solutions cœur d’usine pour toutes les industries

 

 

 

 

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Luc Besson : Attention, silence, actions

Publié le par Jacques SAMELA.

Réalisateur, scénariste, producteur, écrivain, entrepreneur, Luc Besson vient de crever le plafond avec près de 54 millions de spectateurs dans le monde pour son dernier film en tant que réalisateur, Lucy. Le précédent, n’avait recueilli que 48 millions de spectateurs, il s’agissait de Taken 2, et en plus, il n’en était que le scénariste et le producteur.

Mais, avant d’en arriver là où il est aujourd’hui, sa carrière débuta à l’âge de 17 ans comme machiniste, avant de devenir assistant réalisateur. Cependant, souhaitant passer par une école spécialisée, son manque de diplôme l’en empêcha, ce qui plus tard, lui donnera l’envie et l’occasion de créer sa propre école de cinéma, dont la particularité est justement d’accepter toute personne ayant peu de ressources, et n’ayant pas ou peu de diplômes. On en reparlera.

Donc, après plusieurs postes d’assistant réalisateur en France, mais aussi aux Etats-Unis, il tourna son premier long métrage en 1983 avec Pierre Jolivet comme co-scénariste et acteur, ainsi que Jean Reno dans un petit rôle, il s’appelle Le dernier combat, tourné en cinémascope et en noir et blanc, le sujet, la survie d’êtres humains dans un monde post-apocalyptique. Ce premier film fût distingué au festival d’Avoriaz, et lui permis de signer un contrat avec la Gaumont.

Fort de ce premier succès, il tourna deux ans plus tard Subway, avec comme acteurs principaux Isabelle Adjani et Christophe Lambert, et, obtenant trois Césars, il imposa sa griffe visuelle, soit un univers sophistiqué, proche de la bande dessinée et du vidéo-clip. Ensuite, c’est au tour du film Le grand bleu, devenu un phénomène générationnel avec près de 10 millions d’entrées, mais suscitant des reproches du monde de la critique. Certainement le début du contentieux toujours en œuvre aujourd’hui.

Mais, malgré ce problème, ces films suivants, Nikita en 1990, et Léon en 1994 furent des succès publics, assurant une notoriété de premier plan au réalisateur, mais aussi à ses acteurs, Anne Parillaud (le rôle de sa vie), Jean Reno, et la toute jeune Nathalie Portman. Seul Atlantis, tourné lui en 1991, n’obtint pas la notoriété promise à ce nouveau réalisateur en vogue.

Cependant, loin de l’arrêter, on le retrouve en 1997 avec cette fois-ci Le cinquième élément, avec Bruce Willis, Milla Jovovitch (sa future compagne) et Gary Oldman (déjà vu dans Léon) comme acteurs, ainsi que Moebius ou Giraud (le créateur de Blueberry pour les connaisseurs, et Mézières (créateur de Valérian et Laureline) pour les décors, et Jean-Paul Gaultier (voir son portrait français) pour les costumes, portant ce film à près de 36 millions de spectateurs dans le monde (une première pour un réalisateur français), lui permettant même d’obtenir le César du meilleur réalisateur.

Cette période, que l’on pourrait considérer comme celle qui contribua à assoir sa notoriété en tant que réalisateur, se termina avec le film Jeanne d’Arc, interprété par Milla Jovovitch, et accompagné par une pléiade d’acteurs comme Dustin Hoffman, Vincent Cassel, Tchéky Karyo, et encore Jean Reno. Il rassemblera près de 3 millions de spectateurs.

Et donc, c’est après cette période faste et intense que Luc Besson initia sa deuxième activité, soit celle de producteur en fondant Europacorp (www.europacorp.com) en 1999 avec Pierre-Ange Le Pogam, vu dans le film Subway comme garde du corps d’Isabelle Adjani. Il y produisit des films comme la série Taxi, Yamakasi, Le Transporteur ou encore Trois enterrements de Tommy Lee Jones. Il en sera même souvent le scénariste de ces films.

Aujourd’hui, Europacorp, qui s’appelait avant Leelo Production (1992), du nom de l’héroïne du Cinquième élément, ou encore avant, les Films du Dauphin (1990), affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 227 millions d’Euros, avec une augmentation de + 7 % en 2014, et avec un résultat net de 19,5 millions.

En bourse depuis 2007, avec une réorientation souhaitée vers les Etats-Unis et les séries (pour la récurrence de leurs revenus), les ventes internationales sont passées à 96 millions d’Euros, et les séries ont rapportées en 2014 près de 33 millions d’Euros. Pour information, son associé actuel n’est plus celui du début (voir plus haut), mais Christophe Lambert (pas l’acteur), un homonyme, qui vient lui du monde de la publicité.

Quant aux films, il y reviendra en 2005 avec Angel-A et Jamel Debbouze comme acteur, et le premier volet de son livre pour enfants, Arthur et les Minimoys.

En 2010, c’est au tour du film Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec avec Louise Bourgoin, et adapté de la bande dessinée de Jacques Tardi, suivi du film sur la femme politique birmane Aung San Suu Kyi, dont le titre est The Lady, et joué par L’actrice Michelle Yeoh, et Malavita avec Robert De Niro, Tommy Lee Jones, et Michelle Pfeiffer, tiré du livre éponyme de l’auteur français Tonino Benacquista. Et pour rester dans sa filmographie, on ne peut passer à côté de sa plus récente œuvre, en l’occurrence Lucy avec Scarlett Johansson, qui devient avec près de 54 millions de spectateurs dans le monde, son plus grand succès, mais aussi celui du cinéma français à l’étranger.

La suite est déjà prévue, mais avant, annoncé sur son compte Twitter, son prochain film aura pour héros Valérian et Laureline, d’après la bande dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mezières, dont la participation au « Cinquième élément » fut remarquée. La sortie est prévue en 2017, et, est déjà annoncé comme une « Guerre des étoiles » à la française.

Donc, réalisateur, producteur, scénariste, écrivain, acteur ou dirigeant d’entreprise, Luc besson a depuis l’inauguration de la Cité du Cinéma (www.citeducinema.org) en 2012, une autre casquette, soit celle de promoteur du cinéma français et de son savoir-faire technique.

Présentée à la presse en 2008, ce projet fou, mais certainement bien pensé, se situe donc à Saint-Denis (93) sur le site d’une ancienne centrale électrique, mettant à disposition de l’ensemble de la profession dix plateaux de tournage, de bureaux, Jamel Debbouze y a installé les locaux de sa société, de restaurants et d’une classe préparatoire à l’Ecole Louis Lumière, l’Ecole de la Cité, où, 95 % des diplômés trouvent un emploi directement à leur sortie.

Et, trois ans après, « Hollywood sur Seine », son surnom, n’est pas encore le studio de cinéma européen incontournable, pouvant rivaliser, voire dépasser ses concurrents principaux que sont les studios de Pinewood à Londres, ceux de Babelsberg à Berlin, ou encore ceux de Barrandov à Prague.

Mais, malgré ce contretemps, dû certainement à sa jeunesse, elle bouillonne d’activités avec notamment le tournage des films Lucy, Taken ou encore Le Transporteur sur l’unique plateau de 2 000 m2 en France, le tournage de publicités (Dior, Channel), de clips (Rolling Stones), de séries et d’émissions de tv, l’organisation d’expositions comme celles consacrées à Star Wars et Harry Potter (500 000 visiteurs), mais aussi la location de locaux aux entreprises du Cac 40, garantes d’une manne financière récurrente et importante, quand on sait que le loyer annuel coûte près de 7 millions d’Euros, et ce pendant douze ans.

Cependant, pour ne pas rester essentiellement sur cet aspect financier, il faut savoir aussi qu’à travers son association, Luc Besson a mené un certains nombres d’actions liées de près ou de loin au cinéma, comme par exemple l’organisation d’un festival en partenariat avec celui de Cannes, où furent projetés gratuitement les films sélectionnés, ou encore la distribution de cadeaux ou de livres, la visite de tournages, des sessions d’initiation aux métiers du cinéma, voir des collaborations de travail avec des jeunes des quartiers dits sensibles, attirés par le monde du cinéma, et apportant une dynamique nouvelle.

Et en termes de dynamique aujourd’hui, elle est actuellement internationale, avec notamment la signature d’un contrat avec la société américaine Relativity Media (www.relativitymedia.com), huitième distributeur du pays, et assurant elle le plus grand marché au monde de la spécialité, et avec la société chinoise Fundamental Films (www.fundamentalfilms.com), lui assurant la distribution de ses films en Chine, en échange d’une coproduction sur plusieurs longs métrages. Quand on sait que le cinéma français y est très apprécié, passant de 5 à 17 millions de spectateurs entre 2014 et 2015, on peut comprendre aisément l’importance que peut représenter l’empire du milieu pour l’avenir de son groupe, et à travers lui le cinéma français.

Donc, c’est bien à un personnage multi facettes à laquelle nous avons à faire, et même si certains ne l’apprécient pas, il demeure malgré tout la locomotive du cinéma français* dans le monde, car même si ces derniers films furent pour la plupart tournés en anglais, leur élaboration y fut à majorité française, grâce justement à l’utilisation de techniciens français et de lieux de tournage majoritairement français.

Une condition pour réussir ?

En tout cas, Luc Besson et son associé y croient dur comme faire, et pour l’instant les chiffres parlent pour eux.

* En 2014, le cinéma français a réalisé une excellente année avec 111 millions d’entrées, soit 119 % d’augmentation par rapport à 2 013, et a rapporté 640 millions d’Euros, soit + 114 %.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. Télérama n° 3368 du 30/07/14

. Télérama n° 3401 du 18/03/14

. Les Echos du 13/05/15

. Paris Worldwilde de mai/juin 2015

. Les Echos du 26/06/15

. Les Echos du 07/09/15

Photos : Télérama n° 3368 du 30/07/15, et Paris Worldwide mai / juin 2015
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Le rendez-vous de l'Europe : Quelques informations

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Quelques informations
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Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 15/09/20
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Vus et lus dans Les Echos du 15/09/20, et Télérama du 23/09/20
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Europe : des clés pour la souveraineté

 le 21 août 2020 / Les Echos

 

L'Europe a fait le choix, historique, de la solidarité pour affronter la crise et financer la relance et la reconstruction. Alors que la pandémie a révélé nos dépendances en matière de produits, de matériaux critiques et dans certaines chaînes de valeurs, l'Europe doit désormais prendre en main ses intérêts stratégiques afin d'assurer une souveraineté, devenue nécessité commune. 

Dans un monde où les rapports de force entre blocs se durcissent, la course à l'autonomie et à la puissance bat son plein. Face à la « guerre technologique » à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine, l'Europe se doit de jeter, dès maintenant, les bases de sa souveraineté pour les 20 prochaines années. Il ne s'agit pas de céder à la tentation de l'isolement ou du repli sur soi, contraire à nos intérêts, à nos valeurs et notre culture. Il s'agit d'assumer des choix qui seront déterminants pour le futur de nos concitoyens en développant les technologies et les alternatives européennes sans lesquelles il n'existe ni autonomie ni souveraineté. Mobilisée autour de grands projets développés en partenariat, l'Europe a démontré par le passé qu'elle avait la capacité de jouer les premiers rôles sur la scène mondiale. Le temps est venu de reprendre l'initiative commune.

Au premier rang des grands enjeux figure notre souveraineté numérique qui repose sur trois piliers indissociables : puissance de calcul, maîtrise de nos données, connectivité sécurisée

Au premier rang des grands enjeux figure notre souveraineté numérique qui repose sur trois piliers indissociables : puissance de calcul, maîtrise de nos données, connectivité sécurisée. Tout d'abord, il convient d'accroître sans plus tarder la capacité de l'Europe à développer et produire les processeurs - y compris quantiques - les plus performants au monde. Ces composants micro-électroniques sont à la base de la plupart des chaînes de valeur clés pour l'avenir : voitures et objets connectés, tablettes et smartphones, supercalculateurs et edge computers, intelligence artificielle et défense. Dans le même ordre d'idée, il devient impératif de se doter de clouds européens autonomes garantissant à nos entreprises que leurs données industrielles ne seront soumises à aucune loi d'un pays tiers et seront protégées contre toute interférence cyber extérieure. 

Enfin, en complément de nos réseaux haut débit et 5G, nous devons réfléchir à une constellation de satellites en orbite basse afin de fournir à tous les Européens, où qu'ils se trouvent sur le continent, une connectivité haut débit, d'en finir avec les zones blanches et de donner accès, en Europe, au niveau de sécurité offert par la cryptologique quantique spatiale. Une telle constellation compléterait utilement nos infrastructures souveraines Galileo pour la géolocalisation et Copernicus pour l'observation. De quoi renforcer l'Europe, deuxième puissance spatiale au monde.

L'Europe, via le Fonds européen de défense, vient d'accomplir un pas inédit et décisif

En matière de sécurité et de défense, renforcer l'autonomie technologique apparaît désormais incontournable. L'Europe, via le Fonds européen de défense, vient d'accomplir un pas inédit et décisif car il permettra d'organiser la coopération européenne dans des projets technologiques clés tels que les drones, l'avion de combat, le char européen, les capacités spatiales, la cybersécurité. La dernière proposition budgétaire nous permettra dans les sept ans à venir de générer entre 30 et 40 milliards d'euros d'investissements supplémentaires collectifs. Et de faire en sorte que chaque Etat membre se sente acteur des industries de défense et opère des choix cohérents d'équipements européens.

Faire de l'Europe l'épicentre de la « green tech »

Sur le marché intérieur, la souveraineté doit aussi se décliner sur le spectre des technologies vertes et faire de l'Europe l'épicentre de la « green tech ». Cela nécessite de renforcer nos chaînes de valeurs, de diversifier nos approvisionnements essentiels, voire de relocaliser certaines productions. Mais aussi d'accélérer le processus de décarbonation industrielle et de réduire nos dépendances énergétiques. Par exemple, en se donnant les moyens d'un leadership européen sur l'hydrogène propre. La production d'hydrogène par électrolyse est particulièrement consommatrice d'électricité. Elle s'appuiera sur nos énergies décarbonées (éoliennes, solaire) ou sur la disponibilité de notre parc d'énergie décarbonnée de transition (nucléaire, hydraulique).

L'Europe plus autonome, plus résiliente, porte une nouvelle ambition.

Avons-nous la volonté politique et les moyens de ces ambitions ? La réponse est oui ! Pour l'ensemble des programmes de souveraineté, c'est plus de 20 % d'augmentation par rapport au budget précédent et même 30 % après le départ du Royaume-Uni. Concernant la seule souveraineté numérique, le nouveau programme DigitalEurope permettra des investissements additionnels de plus de 20 milliards. Quant au programme CEF (Connecting Europe Facility), son volet numérique est pratiquement doublé. Outre que la Défense voit ses moyens décuplés, recherche et espace sont en légère augmentation. On pourrait toujours espérer plus. Le Parlement européen a du reste la possibilité d'en décider. Par ailleurs, les plans de relance nationaux pourront eux-mêmes accroître les moyens de financement de nos grands projets européens industriels et d'infrastructures. L'Europe solidaire et moins naïve est née de la crise. L'Europe plus autonome, plus résiliente, porte une nouvelle ambition. Nous y reviendrons.

Thierry Breton (Commissaire européen au Marché intérieur)

 

https://vipress.net/leurope-face-a-deux-defis-pour-simposer-dans-lembarque/

Vu et lu dans Les Echos du 18/09/20
Vu et lu dans Les Echos du 18/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 18/09/20

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De 2017 à 2018

Publié le par Jacques SAMELA.

De 2017 à 2018

2017 s’achève, année de bascule, politique, économique, historique, peut-être, 2018 arrive, année de confirmation semble-t-il, ce sont les chiffres qu’ils le disent, et comme le temps passe, vite ou moins vite c’est selon, cela fait déjà cinq ans de passé depuis la création de mon blog, qui vous le savez désormais, m’a permis de transcrire mon ras-le-bol d’une certaine ambiance, maussade, défaitiste, récurrente, avec des médias ne relatant que de nouvelles et d’informations négatives.

Qu’en est-il donc aujourd’hui, et que s’est-il passé depuis ?

Tout d’abord, un changement significatif quant à la vision d’une France, non plus à la dérive, voir en déclin pour certains, mais plutôt à l’orée d’une renaissance que l’on ressent, balayant en cela les prédictions les plus pessimistes, colportées de ci de là par des oiseaux de mauvais augures (ces mêmes certains), et malheureusement véhiculées par des acteurs à la recherche de coups médiatiques.

Attention, je ne dis pas que tout est parfait, mais ce que je vois et lis depuis un ou deux ans, et que je retranscris chaque jours dans mon blog, me conforte dans l’idée de continuer mon activité, d’informer, de relater d’actions positives, de donner mon avis, avec pour cette année nouvelle à venir, un souhait de vous faire participer, vous qui me lisaient quotidiennement ou presque, à l’élaboration de nouveaux sujets, à la mise en place de nouvelles idées comme par exemple l’organisation d’un prix récompensant l’entreprise la plus innovante de l’année, ou celle dont l’actualité a été la plus relayée, et pas seulement par mon intermédiaire.

Ensuite, en pleine réflexion, l’ouverture à d’autres moyens de communication comme l’élaboration d’objets publicitaires, l’utilisation de la vidéo, la création d’une Web-série, pourraient me permettre d’asseoir encore plus mon positionnement, et d’accompagner une croissance non démentie cette année encore, avec pour couronner le tout, l’organisation d’un 1er évènement consacré à vous et moi, afin de se connaître, d’échanger, de confronter nos idées, nos envies pour la France d’aujourd’hui et de demain, mais aussi et surtout pour passer un bon moment ensemble, autre que devant un écran, chacun chez soi.

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez-pas à m’en faire part. Cette prochaine année sera interactive ou ne sera pas.

Sinon, dans l’attente de vos retours quant à ces idées, attendez-vous également pour cette sixième année à de nouveaux sujets, traitant de l’intelligence artificielle, la FoodTech, les MedTech, les Green Bonds, la Plastronique, l’haptique, le CAC 40, Jean Nouvel, Inès de la Fressange, La Tour Eiffel, Blade, Seabubbles, RATP Dev, Figeac Aéro, La Redoute, et tant d’autres, en attente, ou qui viendront se positionner comme une évidence, sans oublier mes retours sur des sujets déjà traités auparavant, mais cela vous connaissez déjà.

Donc, c’est avec impatience que je vous donne rendez-vous l’année prochaine.

Jacques Samela

competitiviteinfrance@orange.fr  

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