Intelligence artificielle (suite)
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/12/l-ia-selon-neovision-i.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/12/l-ia-selon-neovision-ii.html
Blog d'informations positives à tendance économique, pour un autre regard sur la France
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/12/l-ia-selon-neovision-i.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/12/l-ia-selon-neovision-ii.html
Vus et lus dans Les Echos du 24/09/20, Electroniques de septembre 2020, et La Lettre - l'économie de l'Isère n° 326 de septembre 2020
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/04/withings-reconnexion-francaise.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/03/sigfox-l-envol-du-papillon.html
Suite au confinement, et à l’émission « Echappées belles », que je visionnais tous les dimanches matin durant mes séances de vélo d’appartement, j’ai décidé de me rendre cet été en Loire Atlantique, où j’ai pu découvrir entre autres et avec intérêt ce que l’on appelle ici-bas l’or blanc de Guérande.
Et comme mon idée était justement de vous proposer des sujets consacrés à des territoires et leurs particularités économiques, c’est donc avec ce produit que nous connaissons tous pour l’utiliser dans nos cuisines que je commence cette nouvelle série, trouvant sa source en bordure de l’océan atlantique, situé entre les embouchures de la Loire et de la Vilaine, sur la dite presqu’ile de Guérande.
Représentés donc sous la forme de marais, salants donc, ils s’étendent sur près de 2 000 hectares, avec une première trace d’activité de récolte du sel vers l’âge de fer, ensuite au 3ème siècle avec les romains, qui l’utilisèrent comme salaire (salarium) pour payer, sous la forme de ration de sel, les légionnaires, et prolongée au 10ème siècle par les moines de l’abbaye de Landévennec, qui grâce à l’étude des marées, du vent, et du soleil, firent que cette particularité devint ce qu’elle est aujourd’hui encore, avec ses contours si particuliers. Cinq salines encore exploitées aujourd’hui trouveraient quant à elles leur origine à l’époque carolingienne.
Mais avant de continuer plus en avant, je souhaite vous présenter le processus menant à l’élaboration du sel, qu’il soit sous forme de gros sel(1), de sel fin (2), ou de fleur de sel (3), considéré comme le caviar de cette production locale.
Donc pour commencer, l’océan atlantique pénètre durant les grandes marées les nombreux bras de mer appelés les traicts, remonte par la suite un système de canaux appelés les étiers, avant de finir sa route dans différents bassins appelés eux des vasières, premiers de plusieurs autres appelés eux cobiers, fares et adernes, servant de bassins d’évaporation et de réserves journalières pour alimenter les derniers bassins dans la chaine de production, connus sous le nom d’œillets.
Et ce sont donc dans ces œillets que le sel se cristallise avant d’être travaillé par l’exploitant de ce terrain agricole, car cela en est un, que l’on appelle un paludier ou cueilleur de sel, récoltant toujours le sel comme autrefois, à l’aide notamment d’un outil en bois appelé le Las, lui permettant de pousser le sel sur le bord des bassins, et ensuite sur une surface en argile, dédiée à cet usage, afin que le sel recueilli puisse s’égoutter pendant la nuit, prêt le lendemain à être rajouté à un tas beaucoup plus grand, en attente lui d’être enlevé pour finir dans les usines de transformation, et ensuite sur nos tables
Alors, il faut savoir que des marins salants ils en existent également ailleurs en France (www.selsdefrance.org), ce qui fait que le secteur dans son ensemble représente près de 4 500 emplois directs et indirects, avec depuis quelques années une baisse généralisée des exportations, surtout en Europe, dû certainement à l’attention particulière des consommateurs d’aujourd’hui sur une utilisation massive de sel et ses conséquences sur la santé.
Mais pour revenir à Guérande, ce sont près de 80 collaborateurs et plus de 200 paludiers qui y animent encore l’extraction et la production du sel sur ce territoire, avec bon an mal an, près de 13 000 tonnes de sel recueilli, représentant au final un chiffre d’affaires annuel de 25 millions d’Euros. A l’échelle individuelle, un paludier guérandais produit en moyenne à lui tout seul entre 60 et 90 tonnes de gros sel, et de 2 à 3 tonnes de fleur de sel par an.
Seulement voilà, cette activité de plein air est bien évidemment soumise aux aléas de la nature, de plus en plus capricieuse, et pas seulement causée par la mer. Car par exemple, après de fortes pluies, il faut savoir que c’est une semaine de travail qui se perd à chaque fois, et paradoxalement, les périodes de sécheresses, que nous vivons depuis un certain temps, n’amènent pas toujours des désagréments, car cette année, avec celle survenue en juillet, la récolte était même plutôt en avance, puisqu’au moment de ma visite, mi-août, elle était déjà en attente pour être traitée et transformée, permettant finalement aux exploitants de préparer bien en avance la prochaine saison, peaufinant et réparant au mieux leur outil de travail.
Comme quoi, le réchauffement planétaire, si cela est bien cela, peut avoir aussi du bon, même si à moyen ou long terme, la question de la montée des eaux, attendue, se posera de toute manière, obligeant les acteurs à se poser (doublement donc) les bonnes questions, ce qu’ils ne manquent pas de faire dès à présent, avec le souhait justement de relever très prochainement de plus d’un mètre les digues du marais salant, installées là pour la protection des salines entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, et fortement endommagées durant la tempête Xynthia de 2010.
Mais comme à leur habitude, loin de baisser les bras, les exploitants souhaitent plus que tout pérenniser pour de très nombreuses années leur activité, ce qu’ils firent par déjà par le passé, où un projet de marina et de rocade routière était en passe l’air de rien de détruite ce patrimoine vivant, mais finalement abandonné, car que ce soit justement les exploitants, accompagnés par des riverains, des écologistes du cru, ainsi que des universitaires, ils réussirent en se fédérant à combattre ce projet fou, pour obtenir après d’âpres batailles, une victoire éclatante, complétée en 1972, par la création d’ un regroupement d’une centaine de paludiers sous l’appellation « Le Guérandais », obtenant par la suite , en 1988, le statut de coopérative agricole, et en 2012, la consécration, avec l’obtention de l’IGP (Indication géographique protégée), sous la double appellation « Sel de Guérande » et « Fleur de sel Guérande ».
Et depuis, ces produits sont vendus dans plus de 50 pays.
Donc, pérenniser pour de très nombreuses années, voire quelques siècles encore, afin que justement cette spécificité régionale s’éternise dans le temps, voici donc ce qu’est et sera la mission première de ces hommes et de ces femmes, travaillant chaque jour les pieds dans l’eau pour le bonheur de nos papilles.
Et comme le disait Jules César, Alea Jacta Est (les dés sont jetés), tout doit rester tel quel dans ce petit territoire de France, si particulier, et pour l’éternité. On peut faire confiance à ceux qui le façonnent chaque jour.
1/ Le gros sel est un sel marin provenant directement de l’eau de mer. Sa structure à gros grains permet de le distinguer des autres types de sel. Pour cause, les grains du gros sel ont un diamètre pouvant aller jusqu’à 6 millimètres. On l’obtient par évaporation de l’eau de mer, plus celle-ci est lente et plus les grains de sel seront gros. Après évaporation, le gros sel peut être lavé, tamisé et raffiné. Contrairement à la fleur de sel et bien qu’il en existe différentes variétés, le grain de gros sel est dur, sec, légèrement translucide et nacré. Certaines variétés de gros sel non raffinées et non lavées ont une couleur qui se rapproche du gris cendré. Comme les autres variétés de sel, le gros sel est composé majoritairement de chlorure de sodium. www.cuisineaz.com
2/ Sel séché et broyé finement. Il est blanc ou gris et souvent non complètement sec si c'est du sel de salins et blanc et très sec s'il s'agit de sel gemme de salines. www.encyclopedie.fr
3/ La fleur de sel est formée de petits cristaux qui se forment à la surface des marais salants les jours où l'évaporation est importante. Ces cristaux blancs peuvent prendre une teinte légèrement rosée ou violette, ceci étant dû notamment à une algue rouge microscopique, la Dunaliella. Contrairement au sel, qui est de forme cubique, la fleur de sel est légèrement pyramidale.
La fleur de sel est ramassée avec précaution à l'aide d'un râteau en bois de châtaignier, la lousse, puis mise à sécher au soleil. Traditionnellement, la fleur de sel était ramassée par les femmes. www.marmiton.org
Jacques Samela
Sources :
Bonjour,
Comme j'avais pu vous l’énoncer à la rentrée, une nouvelle rubrique verra donc le jour très prochainement (demain ?), consacrée cette fois-ci aux territoires et à leurs particularités économiques, industrielles, et avec pour premier sujet donc, la récolte de l’or blanc en Loire Atlantique.
Donc, un peu de patience, et je vous dis à (très) bientôt.
Jacques Samela
. Pour plus d'information sur le sujet, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 octobre 2015, intitulé : Les entreprises familiales, pérennité et compétitivité.
A lire
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou a relire le dossier du 08 janvier 2014, consacré aux ETI, et s'intitulant, les ETI, un gisement de croissance à protéger.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 octobre 2013 intitulé : Les SCOP ou sociétés coopératives et participatives.
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/scop-ti-resilience-apaisante.html
Europe : des clés pour la souveraineté
le 21 août 2020 / Les Echos
L'Europe a fait le choix, historique, de la solidarité pour affronter la crise et financer la relance et la reconstruction. Alors que la pandémie a révélé nos dépendances en matière de produits, de matériaux critiques et dans certaines chaînes de valeurs, l'Europe doit désormais prendre en main ses intérêts stratégiques afin d'assurer une souveraineté, devenue nécessité commune.
Dans un monde où les rapports de force entre blocs se durcissent, la course à l'autonomie et à la puissance bat son plein. Face à la « guerre technologique » à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine, l'Europe se doit de jeter, dès maintenant, les bases de sa souveraineté pour les 20 prochaines années. Il ne s'agit pas de céder à la tentation de l'isolement ou du repli sur soi, contraire à nos intérêts, à nos valeurs et notre culture. Il s'agit d'assumer des choix qui seront déterminants pour le futur de nos concitoyens en développant les technologies et les alternatives européennes sans lesquelles il n'existe ni autonomie ni souveraineté. Mobilisée autour de grands projets développés en partenariat, l'Europe a démontré par le passé qu'elle avait la capacité de jouer les premiers rôles sur la scène mondiale. Le temps est venu de reprendre l'initiative commune.
Au premier rang des grands enjeux figure notre souveraineté numérique qui repose sur trois piliers indissociables : puissance de calcul, maîtrise de nos données, connectivité sécurisée
Au premier rang des grands enjeux figure notre souveraineté numérique qui repose sur trois piliers indissociables : puissance de calcul, maîtrise de nos données, connectivité sécurisée. Tout d'abord, il convient d'accroître sans plus tarder la capacité de l'Europe à développer et produire les processeurs - y compris quantiques - les plus performants au monde. Ces composants micro-électroniques sont à la base de la plupart des chaînes de valeur clés pour l'avenir : voitures et objets connectés, tablettes et smartphones, supercalculateurs et edge computers, intelligence artificielle et défense. Dans le même ordre d'idée, il devient impératif de se doter de clouds européens autonomes garantissant à nos entreprises que leurs données industrielles ne seront soumises à aucune loi d'un pays tiers et seront protégées contre toute interférence cyber extérieure.
Enfin, en complément de nos réseaux haut débit et 5G, nous devons réfléchir à une constellation de satellites en orbite basse afin de fournir à tous les Européens, où qu'ils se trouvent sur le continent, une connectivité haut débit, d'en finir avec les zones blanches et de donner accès, en Europe, au niveau de sécurité offert par la cryptologique quantique spatiale. Une telle constellation compléterait utilement nos infrastructures souveraines Galileo pour la géolocalisation et Copernicus pour l'observation. De quoi renforcer l'Europe, deuxième puissance spatiale au monde.
L'Europe, via le Fonds européen de défense, vient d'accomplir un pas inédit et décisif
En matière de sécurité et de défense, renforcer l'autonomie technologique apparaît désormais incontournable. L'Europe, via le Fonds européen de défense, vient d'accomplir un pas inédit et décisif car il permettra d'organiser la coopération européenne dans des projets technologiques clés tels que les drones, l'avion de combat, le char européen, les capacités spatiales, la cybersécurité. La dernière proposition budgétaire nous permettra dans les sept ans à venir de générer entre 30 et 40 milliards d'euros d'investissements supplémentaires collectifs. Et de faire en sorte que chaque Etat membre se sente acteur des industries de défense et opère des choix cohérents d'équipements européens.
Faire de l'Europe l'épicentre de la « green tech »
Sur le marché intérieur, la souveraineté doit aussi se décliner sur le spectre des technologies vertes et faire de l'Europe l'épicentre de la « green tech ». Cela nécessite de renforcer nos chaînes de valeurs, de diversifier nos approvisionnements essentiels, voire de relocaliser certaines productions. Mais aussi d'accélérer le processus de décarbonation industrielle et de réduire nos dépendances énergétiques. Par exemple, en se donnant les moyens d'un leadership européen sur l'hydrogène propre. La production d'hydrogène par électrolyse est particulièrement consommatrice d'électricité. Elle s'appuiera sur nos énergies décarbonées (éoliennes, solaire) ou sur la disponibilité de notre parc d'énergie décarbonnée de transition (nucléaire, hydraulique).
L'Europe plus autonome, plus résiliente, porte une nouvelle ambition.
Avons-nous la volonté politique et les moyens de ces ambitions ? La réponse est oui ! Pour l'ensemble des programmes de souveraineté, c'est plus de 20 % d'augmentation par rapport au budget précédent et même 30 % après le départ du Royaume-Uni. Concernant la seule souveraineté numérique, le nouveau programme DigitalEurope permettra des investissements additionnels de plus de 20 milliards. Quant au programme CEF (Connecting Europe Facility), son volet numérique est pratiquement doublé. Outre que la Défense voit ses moyens décuplés, recherche et espace sont en légère augmentation. On pourrait toujours espérer plus. Le Parlement européen a du reste la possibilité d'en décider. Par ailleurs, les plans de relance nationaux pourront eux-mêmes accroître les moyens de financement de nos grands projets européens industriels et d'infrastructures. L'Europe solidaire et moins naïve est née de la crise. L'Europe plus autonome, plus résiliente, porte une nouvelle ambition. Nous y reviendrons.
Thierry Breton (Commissaire européen au Marché intérieur)
https://vipress.net/leurope-face-a-deux-defis-pour-simposer-dans-lembarque/
ATTENTION
"En raison de la situation sanitaire en cours, et de son évolution sur le mois d'octobre, les événements cités ci-dessous pourraient être annulés, et ou, visibles en ligne".
Le 01 octobre 2020
. Bpifrance Inno Générations / www.big.bpifrance.fr
Deeptech, développement international, transformation digitale, création d’entreprise
Le 02 octobre 2020
. Horizon Cyber (En) / www.systematic-paris-region.org
L’Europe de la Cyber
Le 06 octobre 2020
. Réseaux d’énergie intelligents au service des territoires / www.systematic-paris-region.org
Du 06 au 15 octobre 2020
. Le Rendez-vous Team France Export Auvergne-Rhône-Alpes / www.rdvteamexport.fr
Redonner goût aux entreprises d’exporter
Le 07 octobre 2020
. Paris Europlace International Financial Forum / www.paris-europlace.com
From crisis to recovery, the role of the European finance
Le 08 octobre 2020
.Progiciels / www.salon-progiciels.com
Le salon de la performance & de l’innovation
. Grands Prix de la Région Capitale / www.ville-rail-transports.com
Le 12 octobre 2020
. Partageons l’économie / www.partageonsleco.com
Transition, transformation, talents, territoires, transmission
Du 12 au 13 octobre 2020
. Forum « Une époque formidable » / www.latribune.fr
Bousculer conscience et certitudes et mettre en lumière des enjeux économiques et de société
. Salon SME / www.salonsme.com
Rebondir en 2020
Le 13 octobre 2020
. Excellence DevOps / www.myeventnetwork.com
Transformation numérique & amélioration de demain.
Du 13 au 14 octobre 2020
. Forum Teratec / www.teratec.eu
Big Data, Simulation, IA
Du 14 au 15 octobre 2020
. Mesures Solutions Expo2020 / www.mesures-solutions-expo.fr
Le salon des spécialités de la mesure
. CIEL / www.lyon-metropole.cci.fr
Le carrefour de l’immobilier d’entreprise
Le 15 octobre 2020
. Masterclass de l’Industrie Aéronautique / www.infopro-digital.com
Stratégies et innovations de la filière
Du 15 au 16 octobre 2020
. Erasmus Days / www.erasmusdays.eu
Le 19 octobre 2020
. Moniteur Innovation Day / www.mid-moniteur.com
Réinventons demain
Du 20 au 22 octobre 2020
. SIANE / www.salonsiane.com
Le salon de l’industrie Grand Sud
Le 22 octobre 2020
. Table ronde « L’intelligence artificielle fait entrer la vision industrielle dans une nouvelle ère » / www.mesures.com
Parce que l’année que nous vivons est exceptionnelle, unique en son genre même, et que tous les spécialistes, les vrais comme les faux, nous annonçait une rentrée difficile, économiquement, socialement et sanitairement parlant, je me disais qu’un sujet, le seul peut-être, plutôt à tendance optimiste, était de mise, sans pour autant m’auto-introniser es-spécialiste chevronné, ce que je ne suis pas, mais plutôt avec idée de dire que si l’on y croit fortement, tout peut arriver.
Alors, anticipations, réalité, affabulations, ou tout simplement rêves illusoires de votre serviteur ? A vous de vous faire votre propre idée.
Je commencerai donc par ce qui impacte notre vie depuis le mois de mars, c’est bien entendu le SRAS Covid 19, son vrai nom, qui de simple grippette (beaucoup nous l’on dit), est devenu pandémie planétaire, qui malheureusement n’est pas la première, et je ne parle pas seulement de la grippe H1N1, mais bien des précédentes, qui rien que depuis 1946, avant celles de 1958 et de 1969, firent également de nombreux morts, mais oubliées aujourd’hui par nos anciens, par manque d’informations à l’époque, et qui peut-être pour celle-ci, aurait pu nous servir d’expérience pour passer cette épreuve avec le moins de dégâts possibles ?
Mais bon c’est comme ça, les moyens de communication n’étant pas les mêmes qu’aujourd’hui, et avec notre tendance, nous les humains, à oublier, on se dit quand même que cette fois-ci, avec la surinformation pour le coup, nous servira peut-être pour la prochaine, car d’après les spécialistes, d’autres viendront.
Mais, revenons donc à aujourd’hui, après un confinement plutôt réussi, un retour à la normale (presque) également, et ce malgré une augmentation des cas cet été et durant cette rentrée, certainement attendue (la deuxième vague ?), accompagnée aussi et malheureusement par les fameux « yakafocon », mais aussi et enfin, une véritable prise de conscience de chacun de nous (masque obligatoire et gestes barrières, sans attendre des décisions qui venant d’en haut, soyons responsables), permettra finalement au virus de s’infléchir significativement, avant l’arrivée des premiers traitements efficaces, ainsi que d’un premier vaccin, résultat d’une collaboration européenne sans précédent, faisant oublier en cela les incohérences du début de la crise, mais permettant définitivement à l’UE de se poser là comme le leader incontesté dans la lutte contre ce virus et similaires, lui assurant même définitivement une indépendance de choix, ce qu’il nous manqua entre autres pour les masques (profitant surtout à la Chine), et dans sa relation avec l’ensemble du monde entier, sans pour autant en profiter, comme le font déjà certains, que je ne nommerai pas (à vous de trouver), enclin à vendre dès à présent un vaccin loin d’avoir fait ses preuves, et je ne vous parle pas de la confusion autour de la désormais célèbre, Chloroquine.
Sinon, les conséquences de cette crise sur la vie économique de notre pays sont bien évidemment importantes, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie la comparant même à celle qui suivit la fin de la 2ème guerre mondiale, les destructions en moins, ce qui en regardant de plus près les chiffres, donne quand même une idée bien précise. Les voici.
Donc, avec l’arrêt presque total de l’économie française, il faut savoir que le PIB a chuté de 5,9 % au 1er trimestre, et de 13,8 % au second, soit des pertes estimées à environ 120 milliards d’Euros, ce qui pour les analystes représente quand même une récession vraiment exceptionnelle, car après la crise mondiale de 2008, la France y échappa de peu avec même plutôt une progression du PIB au 3ème trimestre de 0,1 %.
Cependant, n’ayant perdu en rien de sa valeur productive, représentant encore ou seulement c’est selon, 12 % du PIB, avec notamment des champions mondiaux, qu’ils soient grands groupes, ETI, PME-PMI, TPE, Start-up, et ce même si certains secteurs sont plus impactés que d’autres, comme l’aéronautique, l’automobile, ou encore le tourisme, il est fort à parier que le plan du gouvernement de 100 milliards, appelé très justement FranceRelance*, dont la consolidation de la base de production, des filières d’excellences, et la transition écologique sont les maîtres mots de cet effort sans précédents en France, permettra justement à ces acteurs de traverser cette tempête sans trop de dommages, notamment en termes de maintien de leurs forces-vives, évitant en cela licenciements, redoutés tant par les salariés que par les entreprises, avec son lot de difficultés pour retrouver par la suite un travail de mise en place d’équipes de qualités, parfois longuement, et qui pourraient occasionner pour elles une perte d’influence majeure sur leurs marchés de prédilection, avec comme conséquences directs cette fois-ci des licenciements secs, voire leurs fermetures pure et dure.
Mais cela ne se vérifiera pas, car cette impulsion (le plan de relance) accompagnera au contraire ce que l’économiste Joseph Schumpeter (1883-1950) a théorisé, soit que toutes les périodes de crises sont aussi des terreaux d’innovations, il suffit de prendre en exemple les conséquences de la Grande Dépression, suite au krach de 1929, où apparurent des objets connus de tous encore aujourd’hui, la radio, la tv, le nylon, la pénicilline, la machine à coudre, ou encore le coca cola.
Donc, en continuant également ce qui était à l’œuvre depuis quelques années, soit l’apparition de nouveaux champions dans de nombreux domaines, à la pointe de l’innovation, et souvent relaté dans mes précédents sujets, il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas, au contraire.
Vus et lus dans Cnews n° 2551 du 04/09/20, Les Echos du 03/09/20, et l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Mais en attendant, je passe donc à ce travail d’anticipation optimiste.
Je commencerai donc par la partie économique, qui au vu des derniers chiffres, devrait être meilleure que prévue. En effet, avec une remontée plus que vigoureuse de 19 % pour le 3ème trimestre, selon l’Insee, 16 % pour Natixis, ou bien 14 % pour la Banque de France, un rebond économique considéré comme le plus fort d’après une étude du Boston Consulting Group, une croissance prévue de 1,3 % pour l’ensemble de l’année selon la Banque de France, et un nombre croissant de création d’entreprises depuis la reprise (+38 %), l’arrêt presque total du confinement semble derrière nous à présent, et même si nos amis touristes du monde entier sont peu venus cette année, il semblerait malgré tout que l’unique présence française ait pu permettre au secteur du tourisme de surpasser avec panache les estimations les plus noires, ce dont j’ai pu me rendre compte moi-même sur mon lieu de vacances, en Loire Atlantique, où les restaurants notamment, refusaient du monde, et ce malgré l’ajout d’un deuxième service, mais bon comme c’est juste sur un lieu bien précis, attendons quand même de voir les chiffres concernant l’ensemble de l’Hexagone.
Donc, des français plus optimistes pour la suite des évènements, consommant plus qu’attendus, en piochant dans leurs bas de laine, estimé à plus de 85 milliards d’Euros (un record), dont 55 déposés durant le confinement, des entreprises préférant garder leurs forces vives pour préparer la reprise, plutôt que de licencier, et de se retrouver par la suite en recherche active de compétences, difficilement trouvable sur le marché de l’emploi, avec pour conséquence une perte de temps et d’argent irrattrapables pour leurs pérennités, une recrudescence des embauches de jeunes diplômés, garant, et ce dans tous les domaines, d’une hausse significative de connaissance primordiales pour accompagner à moyen termes cette reprise, plus forte que prévue je l’ai déjà dit, grâce également à celle de l’Union européenne, dépassant toutes les prévisions les plus pessimistes, devenant même en cela l’élément fondateur pour une Europe solidaire, décomplexée, consciente enfin de son potentiel inégalable, et de sa place dans le monde d’aujourd’hui et de demain, faisant qu’une majorité d’européens décideront justement de croire finalement en un continent meilleur pour eux et les prochaines générations, capable de résister à des forces extérieures, pas toujours remplies de bons sentiments à notre encontre.
Et à présent, voici donc ma part d’anticipation, avec en novembre, une défaite mémorable, par KO de Mister T face au candidat démocrate Joe Biden, permettant aux USA de retrouver enfin sa place qui doit être la sienne, et ce même si les 4 ans perdus impacteront durablement son leadership, en décembre, après maintes tergiversations du gouvernement britannique, un accord « win-win » finalement trouvé, donnant une fin plus qu’honorable pour ce Brexit commencé en 2016, assurant de l’autre côté de la Tamise, et notamment pour les « Remainers » un sentiment de soulagement quant aux prochaines relations commerciales avec l’UE, une Chine, qui durant le nouvel an chinois, souhaitera faire acte de pardon quant aux atermoiements (mensonges ?) du début de la crise sanitaire, en proposant à l’ensemble des pays les plus impactés par le virus, de vendre des millions de masques à des prix amis, tout en se dédouanant également de certaines pratiques économiques vis-à-vis de l’UE, considéré toujours par le pouvoir chinois comme le continent d’avenir.
Mais aussi, une perte d’influence de la Russie de VP, embourbée elle dans l’imbroglio de la Biélorussie, en proie à une révolution démocratique, difficilement réprimable, et occasionnant même des remous à Moscou, où les opposants, désormais réunis au sein d’un comité démocratique, dont le leader n’est autre que Alexei Navalny, parfaitement remis de son empoisonnement, s’imposera de jour en jour, pacifiquement, rencontrant enfin de l’ensemble de la population russe une forte écoute, avide de changements, et puis pour finir sur cette séance, l’inamovible homme fort de la Turquie, se prendra finalement les pieds dans les tapis kurdes, libyens, chypriotes, et grecs, situations actuelles censés en principe lui permettre de passer comme l’homme incontournable de l’ex peut-être futur nouvel empire ottoman, mais qui finalement lui occasionnera une mise à l’écart, après qu’un certains nombres de ses alliés politiques lui auront tournés le dos, au profit de l’opposition démocratique de son pays, avec comme conséquences, que bon nombre d’emprisonnés, suite au fameux coup d’état, seront libérés.
Et je pourrais continuer comme cela longtemps, car malheureusement il y a de quoi faire, mais bon, il faut bien que je m’arrête, en espérant juste que cet exercice, mêlant le vrai du faux, mais peut-être vrai, vous a interpellé sur ce qui je l’espère nous attends, à rebours des nouvelles toujours aussi négatives, relayées en cela par une bonne partie des médias, notamment ceux qui soit disant nous informent sans discontinuer, mais qui me concernant, m’insupportent plutôt qu’autre chose, vous peut-être, j’y reviendrai.
Donc, un peu d’optimisme ne nous fera pas de mal, même si il est un peu poussé je l’avoue, mais bon, il n’y a pas de mal à se faire du bien, surtout en ce moment.
Et sait-on jamais, sans être Madame Irma, certains faits relatés dans ce sujet, pourraient devenir tout bonnement réalités ?
Attendons pour voir.
*https://www.gouvernement.fr/france-relance
Jacques Samela
A lire :
. https://www.frenchweb.fr/les-periodes-de-crises-sont-un-terreau-dinnovation/403471#gsc.tab=0
. http://www.economiematin.fr/news-epargne-precaution-crise-menages-france-lemaire-depense