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L'emploi des séniors, encore du boulot

Publié le par Jacques SAMELA.

L'emploi des séniors, encore du boulot
L'emploi des séniors, encore du boulot

L'emploi des seniors s'améliore mais les 60-64 ans restent dans la zone grise

https://www.latribune.fr/article/economie/51401000453097/lemploi-des-seniors-sameliore-mais-les-60-64-ans-restent-dans-la-zone-grise?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20260730&M_BT=445541096663

Publié le 29 juillet 2026

Les seniors sont bien plus exposés au chômage de longue durée que le reste de la population active.

En 2025, le taux d’emploi des 55-64 ans en France franchit un nouveau seuil historique pour atteindre 61,7 %. Derrière ce chiffre tiré par la réforme des retraites, le pays accuse toujours un retard marqué sur la moyenne européenne, en particulier sur la tranche des 60-64 ans. Un phénomène qui met en lumière l'émergence d'une zone grise en fin de carrière.

En un quart de siècle, la présence des seniors sur le marché du travail français s’est métamorphosée. Alors qu’au début des années 2000, le taux d’emploi des 55-64 ans ne dépassait pas 31 %, il s'établissait à 60,4 % en 2024 avant de progresser à 61,7 % en 2025.

Pourtant, le rattrapage vis-à-vis des partenaires européens demeure incomplet. À l'échelle de l'Union européenne, la moyenne s'élève à 66,4 % (après 65,2 % en 2024 selon la Dares). L’écart ne réside pas dans l'ensemble des seniors, mais se concentre spécifiquement sur le segment des 60-64 ans, qui décrochent plus prématurément en France que chez plusieurs de ses voisins.

Le verrou des 60-64 ans

Jusqu'à la fin de la cinquantaine, l'intégration des actifs français reste solide, affichant un taux d'emploi supérieur à 80 % jusqu'à 56 ans. Une baisse progressive s’amorce ensuite, suivie d’un recul net dès 60 ans. Seuls 44,4 % des 60-64 ans occupent un emploi en France, contre 55,0 % au sein de l'Union européenne.

Un faible taux de chômage masque en partie ces disparités. En 2025, le chômage des plus de 55 ans s’établit à 5,2 % (après 5,4 % en 2024), soit un niveau inférieur à celui de l'ensemble de la population active. Mais cet indicateur dissimule la réalité des seniors « NER » — ni en emploi, ni à la retraite.

Une réforme qui déplace le problème

La mise en œuvre de la réforme des retraites de 2023 sur les générations nées entre 1962 et 1964 montre des effets mesurables : à âge égal, leur taux d'emploi entre 60 et 64 ans s'avère supérieur à celui des cohortes précédentes.

Le recul de l'âge légal de départ freine la sortie précoce du marché du travail, mais il déplace l'incertitude. Pour ces générations, la proportion de personnes ni en emploi ni à la retraite tend à baisser à 60 et 61 ans, pour augmenter à 62 ans.

« Le trou d'air ne disparaît pas : il se décale vers 62 ans, à mesure que la retraite recule. »

Cette prolongation d’activité s’avère plus aisée pour les cadres que pour les salariés soumis à de l'usure professionnelle. Les seniors demeurent en effet surreprésentés dans des métiers moins qualifiés et exposés physiquement, comme le nettoyage, les soins, la logistique ou la sécurité, rendant la fin de carrière plus fragile pour ces catégories.

Un impact financier et organisationnel encore incertain

Sur le plan budgétaire, l'élévation du taux d’emploi génère des rentrées de cotisations immédiates et retarde le versement des pensions. Toutefois, cet équilibre comptable risque d'être contrebalancé par le report d'une partie des coûts sur l'assurance maladie, les prestations d'invalidité ou les minima sociaux.

Pour les entreprises, la gestion des secondes parties de carrière exige une adaptation des postes de travail et des investissements accrus dans la prévention de l'usure professionnelle. Sans ces ajustements, l'amélioration des statistiques globales continuera de coexister avec la précarisation des actifs de 60 à 64 ans.

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2026/02/les-seniors-au-service-de-la-competitivite.html

L'emploi des séniors, encore du boulot
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Sa note maintenue

Publié le par Jacques SAMELA.

Sa note maintenue
Sa note maintenue

L’agence de notation Fitch maintient la note A+ de la France et sa perspective stable

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-agence-de-notation-fitch-maintient-la-note-a-de-la-france-et-sa-perspective-stable-20260828?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260829_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=ApzlLjpVFtw6%2B1V6kqVs351qMzUbXbYMOWdry001rjxPbYypi1AJW2bKD3FxWr6Ux1NVVKJ10JTnp1%2B4fFurXP_IiOlQm2zShw

Publié le 28/08/2026

 

L’agence de notation américaine a maintenu vendredi la note souveraine de la France à A+. Une décision qui intervient alors que les finances publiques françaises restent sous étroite surveillance.

Soulagement sur la France. L’agence de notation américaine Fitch a annoncé ce vendredi soir sa décision de maintenir la note de la dette publique française, en conservant le « A+ » et garde une perspective stable, ce qui signifie qu’elle n’envisage pas de la modifier à court ou moyen terme, malgré des estimations de déficit public plus élevées. Dans le langage des agences, cette lettre signifie toujours une haute qualité de crédit (la France reste parfaitement solvable, pour le moment).

Fitch a relevé dans son communiqué que la France disposait d’«une économie importante, diversifiée» ainsi que d’«un secteur bancaire solide», et «d’une base d’investisseurs diversifiée», même si elle était pénalisée «par un endettement élevé et en hausse, un contexte politique et social rendant difficile l’assainissement budgétaire, ainsi qu’un faible potentiel de croissance».

Dans un court communiqué, Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, «prend acte» de la décision de l’agence américaine et assure que «le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour contenir le déficit public et la dette, dans un cadre responsable et équilibré, afin de garantir dans la durée la stabilité financière ainsi que la compétitivité et la croissance de l’économie française».

Contexte économique tendu

La notation de Fitch intervient dans un contexte économique tendu à quelques semaines de la présentation du dernier budget du gouvernement français avant l’élection présidentielle, et au moment où la question de la dette revient au cœur des débats. Même si Fitch a maintenu la perspective stable, elle note que la France est pénalisée «par un endettement élevé et en hausse, un contexte politique et social rendant difficile l’assainissement budgétaire, ainsi qu’un faible potentiel de croissance».

Lors de sa dernière actualisation, début mars, l’agence de notation misait sur un déficit public de 4,9% du produit intérieur brut pour 2026, un chiffre proche de l’objectif du gouvernement, de 5%. Mais vendredi, Fitch s’est montrée plus pessimiste, prévoyant un déficit de 5,2% du PIB en 2026, 5,5% en 2027 et 5,2% en 2028. «Ces projections de déficit sont supérieures à celles de la dernière révision, reflétant une croissance plus faible, des dépenses d’intérêts plus élevées et des engagements supplémentaires en matière de défense», a argué l’agence de notation.

«La fragmentation politique persistante» du pays, sans majorité au Parlement, «constitue une faiblesse majeure pour la notation, car elle réduit la capacité des autorités à mettre en oeuvre un ajustement budgétaire durable et limite la prévisibilité des politiques», a-t-elle ajouté. Après Fitch, les deux autres grandes agences de notation doivent se prononcer sur la note française dans les mois qui viennent : Moody’s le 23 octobre, puis S&P Global Ratings le 27 novembre. La première se démarque par sa mansuétude, notant toujours notre dette en Aa3, c’est-à-dire en bas de la catégorie « qualité haute ou bonne », tandis que la seconde est déjà passée à A+ l’automne dernier. Les débats budgétaires auront alors commencé. En fonction de leur tournure, soit ces agences noteront à la baisse, soit elles patienteront.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

Sa note maintenue
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Nos comportements ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Nos comportements ?
Nos comportements ?

Comportements typiquement français

https://www.l-escapade.fr/comportement-typiquement-francais/

Le 09 février 2025

 

La France est un pays qui fascine le monde entier, mais ses habitants ont des comportements parfois… déconcertants. Que ce soit leur manière de parler, de manger ou d’interagir, les Français cultivent un art de vivre unique. Voici 33 habitudes qui surprennent (et parfois déroutent) les touristes et expatriés !

Les comportements sociaux qui intriguent

1. Faire la bise à (presque) tout le monde

Un Français ne se contente pas d’un simple « bonjour » : il fait la bise ! Un geste qui met mal à l’aise de nombreux étrangers, surtout dans les pays où le contact physique est limité. Et pour encore plus de confusion, le nombre de bises varie selon les régions…

Pourcentage de Français qui font la bise quotidiennement : Environ 90 % (source : IFOP)

En France, la bise est une manière traditionnelle de se saluer, souvent pratiquée entre amis et collègues, avec un nombre de bises variant selon les régions

2. Dire « bonjour » dans toutes les situations

Dire « bonjour » en entrant dans un magasin, un ascenseur ou une salle d’attente est une obligation sociale en France. Ne pas le faire est perçu comme impoli. Certains étrangers, habitués à un anonymat plus marqué, trouvent cela surprenant.

3. Ne pas sourire par automatisme

En France, un sourire est sincère, pas forcé. Contrairement aux États-Unis où l’on sourit par politesse, ici, un sourire gratuit peut être interprété comme une moquerie ou une tentative de flirt.

4. Râler pour tout et n’importe quoi

Le Français a l’art de la complainte : grèves, météo, prix du pain, transports… tout est prétexte à râler. Mais paradoxalement, cela fait partie du charme national et peut même être une façon d’entamer la conversation !

5. Manifester dès que quelque chose ne va pas

Bloquer des routes, faire grève, descendre dans la rue… En France, protester est un droit fondamental et une tradition bien ancrée. Cela impressionne (et parfois agace) les étrangers habitués à des systèmes plus rigides. En France, on compte en moyenne plusieurs centaines de grèves par an, avec environ 99 jours de grève pour 1 000 salariés en 2022

6. Vouvoyer… ou tutoyer, mais sans vraie règle

Les Français jonglent entre le vouvoiement et le tutoiement selon le contexte. Mais cette règle est floue : un inconnu peut vous vouvoyer alors que son ami du même âge vous tutoiera. Un vrai casse-tête pour les étrangers qui apprennent le français !

7. Ne pas porter de shorts pour éviter d’être pris pour un touriste

Dans certains pays, tout le monde porte des shorts en été, mais en France, certains évitent d’en mettre pour ne pas ressembler à un touriste américain !

8. Laisser son chien faire ses besoins sur le trottoir

Un cliché persistant sur la France, notamment à Paris, où les touristes sont choqués de voir autant de crottes de chien sur les trottoirs (même si ça s’améliore).

9. Parler politique très facilement, même avec des inconnus

Contrairement à d’autres pays où la politique est un sujet tabou, en France, on adore débattre, même à table.

10. Se méfier des gens trop polis ou trop enthousiastes

Dans d’autres pays, la politesse exagérée est normale, mais en France, une personne trop gentille ou trop souriante peut sembler suspecte !

Les habitudes alimentaires qui fascinent (ou perturbent)

11. Prendre des repas interminables

En France, manger est un rituel sacré. Un déjeuner peut durer deux heures, et un dîner entre amis… toute la soirée !

Temps moyen passé à table en France : 2h13 par jour (source : OCDE).

12. Manger beaucoup de pain blanc, dont la fameuse baguette

Les Français consomment beaucoup de pain, en particulier la baguette, qui est un symbole de la culture gastronomique du pays. Cependant, la consommation a diminué au fil des décennies : aujourd’hui, un Français mange en moyenne environ 120 grammes de pain par jour, contre plus de 300 grammes dans les années 1950.

13. Manger du fromage après le plat et avant le dessert

Alors que dans beaucoup de pays le fromage est un en-cas, en France, il a sa place entre le plat et le dessert. Et attention à ne pas couper le camembert n’importe comment, sinon, c’est le drame !

Consommation annuelle de fromage par habitant : Environ 26 kg (source : FranceAgriMer).

Camembert – fromage iconique français

14. Tremper du pain (ou un croissant) dans son café

Un petit-déjeuner français typique inclut souvent une tartine trempée dans du café au lait. Ce qui, pour certains étrangers, est un crime contre le bon goût !

Croissant et café

15. Saucer son assiette avec du pain

Laisser de la sauce dans son assiette ? Sacrilège ! Les Français adorent finir leur plat en trempant un morceau de pain dedans, un geste perçu comme impoli dans d’autres cultures.

16. Boire du vin en mangeant, même le midi

Contrairement à d’autres pays où l’alcool est réservé aux occasions spéciales, en France, il est tout à fait normal de boire un verre de vin avec son repas… même en semaine !

Vin rouge au moment du repas

17. Avoir un avis très tranché sur la nourriture

Pain au chocolat ou chocolatine ? Beurre doux ou beurre salé ? Fromage au lait cru ou pasteurisé ? Les Français adorent débattre (voire se disputer) sur ces sujets.

18. Faire un « apéro » avant le repas

Impossible d’échapper à l’apéro en France : un moment convivial avant le dîner où l’on grignote et boit un verre. Et attention, il peut durer plus longtemps que prévu !

19. Planter ses baguettes dans le riz (au Japon, c’est un présage de mort)

Un geste qui peut être choquant en Asie, mais que certains Français font par habitude.

Les bizarreries linguistiques françaises

20. Dire « euh » tout le temps

Les Français n’aiment pas les silences et remplissent leurs phrases avec des « euh… », « bah… », ou encore « du coup… », ce qui intrigue les étrangers :

  • Euh… → Pour marquer une hésitation.
  • Bah… → Pour introduire une réponse évidente ou exprimer une légère réticence.
  • Mouais… → Pour exprimer un accord peu convaincu.
  • Oh là là ! → Pour exprimer l’étonnement, l’exaspération ou l’admiration.
  • Hop ! → Utilisé pour accompagner une action ou donner du dynamisme.
  • Pff… → Pour exprimer l’agacement ou le découragement.
  • Aïe ! → Pour exprimer la douleur.
  • Oups ! → Pour signaler une petite erreur ou un oubli.
  • Bof… → Pour exprimer l’indifférence ou le manque d’enthousiasme.
  • Tiens ! → Pour marquer la surprise ou attirer l’attention.
  • Hein ? → Pour demander confirmation ou exprimer l’incompréhension.
  • Ouh là ! → Pour marquer la surprise ou l’inquiétude.
  • Eh bien… → Pour introduire une réflexion ou un raisonnement.
  • Tient donc ! → Pour exprimer l’étonnement ou l’ironie.
  • Zut ! → Pour exprimer la déception ou un petit mécontentement.
  • Argh ! → Pour exprimer la frustration ou la douleur.
  • Hum… → Pour marquer la réflexion ou le doute.

21. Utiliser des expressions incompréhensibles

Les Français ont un talent pour les expressions farfelues : « Tomber dans les pommes », « Être dans de beaux draps », « Il ne faut pas pousser mémé dans les orties »… Bonne chance pour comprendre !

Pourcentage de Français utilisant des expressions idiomatiques quotidiennement : 85 % (source : Le Robert).

22. Avoir une façon absurde de compter

Soixante-dix (60+10), quatre-vingts (4×20), quatre-vingt-dix (4×20+10)… Les étrangers qui apprennent le français ont du mal à comprendre pourquoi compter devient une équation mathématique. Dans certains pays francophones comme la Belgique, la Suisse et certaines régions d’Afrique, les nombres sont exprimés de manière plus simple :

  • Soixante-dix devient septante
  • Quatre-vingts reste quatre-vingts
  • Quatre-vingt-dix devient nonante

Ces formes simplifiées facilitent l’apprentissage et l’usage des nombres en français.

Les comportements des français en société qui étonnent

23. Ne pas attendre le feu vert pour traverser

En France, traverser en dehors des passages piétons ou avant que le feu ne passe au vert est une habitude bien ancrée. Beaucoup de Français estiment que si aucune voiture ne vient, il est inutile d’attendre. Cette attitude peut choquer dans des pays comme l’Allemagne ou le Japon, où l’on respecte scrupuleusement le code de la route, même en l’absence de véhicules.

24. Regarder quelqu’un droit dans les yeux (au Japon, c’est mal vu)

En France, maintenir un contact visuel prolongé est souvent perçu comme un signe d’assurance, d’honnêteté et de respect. Cependant, dans certaines cultures asiatiques comme au Japon, fixer quelqu’un dans les yeux peut être considéré comme une forme d’agression ou d’intimidation. Cette différence culturelle peut surprendre et mettre mal à l’aise les étrangers peu habitués à cette manière de communiquer.

25. Insulter les automobilistes et râler sur la route

Le Français au volant a la critique facile ! Klaxonner à la moindre hésitation d’un autre conducteur, insulter en gesticulant ou râler dans sa voiture sont des scènes du quotidien sur les routes françaises. Ce comportement, qui peut sembler excessif à certains étrangers, fait partie de la culture locale du « coup de gueule », où l’on exprime spontanément son mécontentement.

26. Fermer les commerces le dimanche et en août

De nombreux touristes sont surpris de trouver portes closes le dimanche ou pendant une partie du mois d’août en France. Contrairement à d’autres pays où les magasins restent ouverts toute la semaine, en France, le repos dominical est encore largement respecté, et le mois d’août est souvent synonyme de vacances pour de nombreux commerçants.

Pourcentage de commerces fermés le dimanche : Environ 60 % hors grandes surfaces (source : INSEE)

27. Être obsédé par les jours fériés et les ponts

Les Français sont passés maîtres dans l’art d’optimiser leurs jours de congé. Si un jour férié tombe un jeudi ou un mardi, il est courant de « faire le pont », c’est-à-dire de poser un jour de congé supplémentaire pour profiter d’un long week-end. Cette obsession pour les jours fériés amuse souvent les étrangers, qui n’ont pas toujours la même flexibilité dans leur propre pays.

28. Les ronds-points partout

La France détient le record du monde du nombre de ronds-points, avec plus de 30 000 répartis sur le territoire ! Cette particularité surprend les visiteurs étrangers, notamment les Américains et les Asiatiques, qui sont plus habitués aux carrefours avec feux tricolores. Mais les Français défendent leur système, qui fluidifie la circulation et évite les arrêts inutiles aux feux rouges.

Nombre de ronds-points en France : Environ 30 000 (source : Ministère des Transports).

Plus de 30000 ronds-points en France

29. L’attitude des Français dans les hôtels et restaurants

Les touristes étrangers, notamment à Paris, reprochent souvent aux Français une qualité de service peu chaleureuse et une tendance au chauvinisme. Ce comportement, bien qu’exagéré par certains clichés, reste une impression courante chez les visiteurs internationaux.

30. Les Français parlent mal anglais

Les touristes s’étonnent régulièrement du niveau d’anglais des Français, qui reste inférieur à celui de nombreux autres pays européens. Même si des progrès sont faits, beaucoup de Français préfèrent répondre en français, même s’ils comprennent l’anglais, ce qui peut compliquer la communication avec les étrangers.

Niveau d’anglais des Français : 31ème place sur 100 pays (source : EF English Proficiency Index 2023).

31. Se dire « bon appétit » avant de manger

Contrairement à d’autres cultures où cela ne se fait pas, en France, dire « bon appétit » avant de commencer un repas est une coutume incontournable. Certains pays anglophones trouvent cela étrange, car cela pourrait laisser entendre que le repas risque d’être indigeste !

32. L’obsession pour les tickets et les justificatifs

En France, on vous donne un ticket de caisse pour absolument tout, que ce soit une baguette ou un café. Certains étrangers sont étonnés de voir à quel point les Français aiment garder une trace écrite de chaque achat, parfois même sans raison apparente.

33. Débattre pour le plaisir de débattre

Les Français adorent discuter et argumenter, même quand ils sont d’accord ! Ce goût du débat peut surprendre dans des cultures où les discussions sont plus concises et pragmatiques. Mais en France, débattre est un sport national, surtout autour d’un bon repas.

Nos comportements ?
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Waga Energy, accélération

Publié le par Jacques SAMELA.

Isère : Waga Energy accélère aux États-Unis avec une nouvelle unité de biométhane

Le Dauphiné Libéré du 19/08/26

 

La société iséroise Waga Energy poursuit son développement aux États-Unis. L’entreprise basée à Eybens a mis en service, avec Decatur Hills Landfill, une nouvelle unité de production de biométhane à Greensburg, dans l’Indiana. Il s’agit de sa huitième installation en exploitation dans le pays.

Équipée de la technologie WAGABOX développée par Waga Energy, l’unité doit produire environ 60 GWh de biométhane par an à pleine capacité. Le gaz issu du stockage des déchets sera épuré puis injecté directement dans le réseau local, via un raccordement de trois kilomètres.

Selon l’entreprise, l’installation permettra d’éviter plus de 15 800 tonnes d’équivalent CO₂ chaque année. Waga Energy a financé et construit l’unité, qu’elle exploitera pendant au moins vingt ans. Le groupe exploite désormais 38 unités de biométhane dans le monde et en compte 19 autres en construction.


http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/06/waga-energy-en-leader-de-la-greentech-a-la-francaise.html

Waga Energy, accélération
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Un été chaud, vraiment ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Un été chaud, vraiment ?
Un été chaud, vraiment ?
Vu et lu dans Télérama n° 3995-3996 du 05/08/26
Vu et lu dans Télérama n° 3995-3996 du 05/08/26

Vu et lu dans Télérama n° 3995-3996 du 05/08/26

Un été chaud, vraiment ?
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Obut, pour profiter de l'été indien qui vient ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Les sondages, devons-nous s'en méfier ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Les sondages, devons-nous s'en méfier ?
Les sondages, devons-nous s'en méfier ?

Bolloré, Arnault ou indépendants… A qui appartiennent les instituts de sondage ?

https://www.20minutes.fr/societe/4235898-20260724-bollore-arnault-independants-appartiennent-instituts-sondage

Publié le 24/07/2026

EXPLICATIONSCSA, OpinionWay, Ifop… Qui contrôle les instituts de sondage qui rythment la vie politique française ? « 20 Minutes » fait le point

 

L'essentiel

  • A moins d’un an de la présidentielle, 20 Minutes fait le point pour savoir qui contrôle les principaux instituts de sondage qui rythment la vie politique française.
  • CSA appartient au groupe Bolloré depuis 2015 via Havas, et ses sondages sont régulièrement commandés ou repris par CNews, Europe 1, le JDD et Canal+, médias du même groupe qualifiés de proches de l’extrême droite.
  • OpinionWay a été racheté à 75 % en 2022 par le groupe Les Echos-Le Parisien, filiale de LVMH appartenant au milliardaire Bernard Arnault, mais LVMH a prévu de mettre en vente l’institut selon l’Informé en mai.
  • L’Ifop et Ipsos sont considérés comme les plus indépendants, l’Ifop étant détenu par des investisseurs financiers sans lien avec un groupe de médias et qualifié par Geopix comme « l’institut le plus indépendant du paysage français sur le plan capitalistique », tandis qu’Ipsos est coté en Bourse avec un capital dilué entre investisseurs institutionnels.

IfopIpsos, OpinionWay, CSA… En France, il existe de nombreux instituts de sondage mais certains dominent le marché. Et comme le note le média d’enquête Bon Pote, certaines de ces entreprises appartiennent à des hommes d’affaires, qui peuvent afficher des positions d’extrême droite, ce qui n'est pas sans conséquences sur les enquêtes. Alors, qui sont les propriétaires des principaux instituts de sondage qui rythment la vie politique française ? 20 Minutes fait le point.

CSA, propriété directe de Vincent Bolloré

L’institut CSA appartient depuis 2015 à Havas, qui appartient elle-même au groupe Bolloré. Depuis que Vivendi a éclaté en quatre sociétés distinctes fin 2024, Havas est redevenue une entreprise cotée en Bourse et le groupe Bolloré a renforcé son actionnariat, avec plus de la moitié du capital détenu par les différentes entités familiales, début 2026, selon Havas.

Or, le milliardaire Vincent Bolloré possède également CNews, Europe 1, le JDD et Canal+. Le problème ? Une bonne partie des enquêtes réalisées par CSA se retrouvent commandées ou reprises par ces mêmes titres, régulièrement qualifiés de proches de l’extrême droite. Et depuis le début de l’année, le classement annuel des « personnalités préférées des Français » du JDD n’est plus réalisé par l’Ifop mais par CSA, soit deux propriétés Bolloré, comme l’a relevé le site d’enquête Bon Pote. Et la nouvelle liste des personnalités proposées aux sondés a vu entrer plusieurs figures d’extrême droite. Le Monde soulevait que les sept responsables politiques arrivés en tête étaient tous publiés chez Fayard…. La maison d’édition du même groupe Bolloré.

OpinionWay : la fin du chapitre Arnault ?

Racheté à 75 % en 2022 par le groupe Les Echos-Le Parisien, filiale du groupe LVMH du milliardaire Bernard Arnault, OpinionWay est scruté pour la même raison que CSA, car ses sondages ont pu alimenter des médias appartenant à son propre actionnaire. Bon Pote rappelle par ailleurs deux épisodes, avec l’opposition frontale de Bernard Arnault au projet de la taxe Zucman, et son soutien affiché à Donald Trump, peu après son investiture.

Mais selon une information de l’Informé, publiée en mai, LVMH a prévu de mettre en vente l’institut. Comme le souligne Geopix, ce cumul n’est pas neutre. Quand la même personne finance à la fois la presse qui commente des résultats et l’institut qui les produit, cela nourrit le doute sur l’indépendance réelle des études.

Ifop et Ipsos, les plus indépendants ?

Deux incontournables du secteur échappent aux propriétaires milliardaires. L’Ifop, le plus ancien institut de sondage de France (1938), est détenu par des investisseurs financiers regroupés dans le fonds LFPI, sans lien avec un groupe de médias. Il est dirigé par Frédéric Dabi et n’appartient à aucun grand groupe industriel ou médiatique. Il est considéré par Geopix comme « l’institut le plus indépendant du paysage français sur le plan capitalistique ».

Ipsos, fondé en 1975 par Didier Truchot qui en est toujours le principal actionnaire, est coté en Bourse. Son capital est largement dilué entre investisseurs institutionnels. Il s’est d’ailleurs agrandi en 2025, avec l’institut BVA qui a rejoint le groupe d’Ipsos. Son directeur général délégué, Brice Teinturier, est avec Frédéric Dabi d’Ifop, le sondeur le plus médiatisé de France, relève Geopix.

 

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Présidentielle : comment sont fabriqués les sondages ?

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/presidentielle-comment-sont-fabriques-les-sondages-8490808

Publié le lundi 11 mai 2026

 

À un an de l'élection présidentielle, les sondages occupent déjà une place déterminante dans la campagne. Certains candidats annoncent qu'ils s'appuieront sur les sondages d'intentions de vote pour se déclarer ou se désister à l'automne. Comment alors sont fabriquées ces enquêtes ?

À un an de l’élection présidentielle, les sondages occupent une place déterminante dans la campagne, alors que les dates du scrutin ne sont pas encore fixées. Pour la première fois depuis 2007, le président sortant n’a pas le droit de se représenter pour un troisième mandat selon la Constitution. De quoi aiguiser les appétits présidentiels : près d'une quarantaine de candidats déclarés ou supposés sont recensés. À droite et au centre, certains candidats comptent sur leurs résultats dans les sondages pour se maintenir ou se désister à l’automne prochain. À un an de l'échéance électorale, comment fonctionnent ces outils de mesure de l'opinion publique ? Comment sont fabriqués les sondages ?

Plus l'échantillon est grand, meilleurs sont les résultats de l'enquête

Les instituts de sondage sont d'abord des entreprises privées qui répondent à la demande de clients, comme des médias ou des partis politiques, notamment pour les sondages d'intentions de vote. Mais, à un an de la présidentielle, difficile de tester la quarantaine de candidats. "Nous sommes obligés d'opérer des choix", admet Frédéric Micheau, directeur adjoint d'OpinionWay. "Est-ce que le candidat a été présent lors des élections précédentes ? Est-ce qu'il appartient à une grande formation politique ? Est-ce qu'il a occupé des fonctions de premier plan ?", se demandent les sondeurs. "Et puis je dirais qu'il y a aussi des critères financiers. Ces études sont commandées. Plus on ajoute d'hypothèses, plus le coût de ces études est important. Donc ça aussi, c'est une limite", pointe Frédéric Micheau.

Toujours en concertation avec le commanditaire, les sondeurs élaborent ensuite un questionnaire en ligne pour les sondages d'intentions de vote. "Est-ce qu'ils ont l'intention d'aller voter, c'est-à-dire de participer ou non au scrutin ? Ce qui nous permet de déterminer les abstentionnistes. Et ça, c'est peut-être la difficulté majeure à un an du scrutin pour les instituts de sondage. Ensuite, on pose la question d'intentions de vote, on pose la question de la certitude du choix et puis on pose la question des votes antérieurs", développe Frédéric Micheau.

Puis les sondés sont sélectionnés selon la méthode de l'échantillonnage représentatif par quotas pour tenter de correspondre à la population française : en général 1 000 personnes inscrites sur les listes électorales.

"Ifop, comme ses confrères, utilise les données INSEE et les quotas qui sont utilisés pour une enquête nationale", explique Frédéric Dabi, le directeur général Opinion de l'Ifop. "Ce sont le sexe, l'âge, la profession, la région et la catégorie d'agglomérations. Souvent l'Ifop qui se met une petite corde au cou, une petite contrainte en bus, j'aime bien faire un quota sur le niveau de diplôme. Là, l'idée est qu'un échantillon réussi, bien fait, colle le plus possible à la réalité de la population française."

Des redressements contrôlés et publiés par la commission des sondages

Plus l'échantillon est grand, meilleurs sont les résultats de l'enquête. Mais c'est également plus coûteux pour le commanditaire. Par ailleurs, le strict respect des quotas est difficile à atteindre. C'est pourquoi les sondeurs procèdent à ce que l'on appelle des redressements, reconnaît Frédéric Dabi.

"C'est vrai que l'on peut redresser les données quand il y a un segment de population qui n'a pas été interrogé à son poids. Par exemple, imaginons qu'on doit faire 11 % de jeunes de 18 à 24 ans. Et finalement, parce que l'enquête a eu du mal à trouver des jeunes, on en fait que 9 ou 10 %, eh bien on va remettre au poids. Il faut démystifier cette question des redressements politiques ou des redressements sociodémographiques C'est comme l'image d'une photo un peu floue que l'on va rendre nette grâce à une mise au point."

Un manque de transparence selon un député LFI

Ces redressements sont contrôlés et publiés par la commission des sondages. Mais le député insoumis Antoine Léaument dénonce un manque de transparence. Il a déposé en avril dernier une proposition de loi pour renforcer l'encadrement des sondages, dans laquelle il défend notamment une idée.

"C'est d'interdire les sondeurs de sonder avant que les candidats à une élection soient connus. Parce que sinon, je trouve que ça donne un pouvoir de décision politique aux sondeurs qui est beaucoup trop important. Aujourd'hui, ils sont en train de tester une panoplie de gens dont sans doute une partie ne sera même pas candidate. Et puis certains, dans les partis politiques, utilisent les sondages pour savoir qui est le plus en capacité de l'emporter."

"Cela va contribuer à rythmer l'actualité médiatique"

Après plusieurs mois d'enquête en immersion dans un institut de sondage, le sociologue Hugo Touzet rappelle que les sondages ne sont pas des prédictions, encore moins à un an de l'échéance présidentielle.

"Il y a quelque chose d'un peu factice qui, à ce stade, intéresse, il faut le dire, surtout les journalistes et les organisations politiques. Cela va contribuer à rythmer l'actualité médiatique, à rythmer le commentaire médiatique plus que ça ne dit de choses réellement sur les rapports de force électoraux. La question des programmes, la question des mouvements de fond dans la société, la question des recompositions politiques profondes. De ça, on va beaucoup moins parler." Cela pose une vraie question démocratique, pointe le chercheur, à un an d'une échéance électorale cruciale.

 

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Comment sont élaborés les sondages politiques ?

https://www.franceinfo.fr/politique/comment-sont-elabores-les-sondages-politiques_7957433.html

Publié le 22/04/2026

Quelles sont les personnalités politiques les plus appréciées des Français ? Candidate ou non, laquelle d'entre elles est la mieux placée pour l'emporter ? À chaque élection, les sondages jouent les arbitres, voire donnent le ton de la campagne. Alors, comment sont-ils fabriqués ? Et peut-on vraiment leur faire confiance ? L'un des principaux instituts a ouvert ses portes à France Télévisions.

Mercredi 22 avril, une enquête vient tout juste d'être lancée pour tester la cote des responsables politiques à la demande d'un grand média. Les questionnaires portent sur une quarantaine de personnes. Comment sont-elles sélectionnées ? "C'est nous qui avons proposé à notre client la liste des personnalités", répond Jean-Daniel Lévy, directeur du département "Politique et opinion" chez Harris Interactive, "C'est fait d'un commun accord avec le client."

"Comprendre les grandes dynamiques d'opinion"

En quelques heures, on connaîtra le résultat. Mais peut-on se fier à un sondage un an avant l'élection ? France Télévisions a retrouvé une étude réalisée par ce même institut, 12 mois avant la dernière présidentielle. Pour Emmanuel Macron, le pronostic tombe juste, autour de 27 %. Pour d'autres, c'est loin du compte. Valérie Pécresse et Anne Hidalgo, pour qui on prévoyait 11 % et 7 %, ont finalement terminé sous les 5 %. Alors ce sondage, était-il faux ? "Ce sondage-là était avéré au moment où l'enquête a été réalisée, détaille Jean-Daniel Lévy, c'est-à-dire que si le vote avait eu lieu deux ou trois jours après cette intention de vote, le résultat aurait été extrêmement proche. Et donc, ces intentions de vote permettent de comprendre ce que peuvent être les grandes dynamiques d'opinion."

Pour aboutir à ces résultats, le sondeur se base sur un échantillon représentatif de la population française. Alors, qui répond à ces questions ? Tout se passe sur Internet. Il suffit de s'inscrire sur des sites de sondage. Je suis interrogé sur mes opinions politiques, mon âge ou ma situation financière. En échange, j'obtiens quelques dizaines de centimes par questionnaire. En théorie, à la fin, tout le monde est représenté : femme, homme, jeune ou plus âgé. La démarche semble mathématique. Mais en réalité, les résultats sont retouchés par la suite. Exemple dans un document confidentiel détaillant une enquête de 2022. Des points retirés à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron au profit d'Éric Zemmour ou Valérie Pécresse.

Le "redressement", une méthode qui interroge

On appelle ça "le redressement". Car en pratique, l'échantillon sondé n'est jamais parfait. Alors le poids de certaines réponses est augmenté et les méthodes sont parfois un peu floues. C'est ce qu'a constaté Hugo Touzet, sociologue, lors de son immersion dans un institut : "Lors des entretiens que j'ai faits avec les sondeurs, ils disent : 'Là, on sort du scientifique, on est presque dans l'artisanat.' C'est un terme qui revient souvent. Et donc, basés sur leur expérience, basés sur les élections antérieures, basés sur les erreurs qu'ils avaient pu faire lors des précédentes élections, ils vont corriger leurs chiffres et appliquer une dernière étape de redressement, mais qui n'est pas connue du grand public." Les sondeurs arrangent-ils leurs résultats ? Non, répond l'institut Harris, qui assure être contrôlé : "On pourrait parler de bidouille de cuisine si jamais chacun pouvait faire ce qu'il veut complètement dans son coin. Aujourd'hui, à chaque fois que nous sommes amenés à réaliser une enquête d'intentions de vote ou une enquête qui est en lien avec le débat électoral, cette enquête est contrôlée par la commission des sondages."

Mais cette commission des sondages ne divulgue pas les données récoltées au nom du secret des affaires. Incompréhensible pour Antoine Léaument, député LFI et rapporteur d'une commission d'enquête sur le sujet : "On a analysé près de 14 000 documents avec mon équipe et les services de l'Assemblée nationale. Et ce qu'on constate, c'est qu'il y a vraiment beaucoup de problèmes qui sont posés : exclusion d'un certain nombre de personnes qui ne sont pas certaines d'aller voter, mauvais échantillon au point de départ. Malheureusement, ils continuent à ne pas donner accès à leurs données." Sur l'année écoulée, la commission des sondages dit avoir adressé une seule mise au point pour un sondage publié dans un média local.

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Des scénarios de politique-fiction très incertains" : pourquoi il faut se méfier des sondages publiés à un an de la présidentielle 2027

https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/des-scenarios-de-politique-fiction-tres-incertains-pourquoi-il-faut-se-mefier-des-sondages-publies-a-un-an-de-la-presidentielle-2027_7919384.html

Publié le 15/04/2026

 

Quelque 61 études d'opinion avaient été publiées au second semestre de l'année 2021, avant l'élection présidentielle de 2022. (HELOISE KROB / FRANCEINFO)

Entre l'incertitude du casting final et les soubresauts politiques d'une campagne, les enquêtes d'opinion qui se multiplient doivent être analysées avec prudence, si loin de l'échéance de 2027.

Le premier tour de la présidentielle n'aura lieu que dans un an, le 11 ou le 18 avril 2027, mais la fameuse "course de petits chevaux" a déjà commencé bien avant le verdict des élections municipales, avec un instrument phare pour mesurer l'avancée de chaque poulain : les sondages. Les sondeurs et leurs instituts ont beau marteler qu'il ne s'agit que de photographies de l'opinion et non de prédictions, les enquêtes d'opinion restent au cœur du jeu politique. Pour le prochain scrutin, les premiers sondages ont été publiés dès le printemps 2023(Nouvelle fenêtre), moins d'un an après la réélection d'Emmanuel Macron pour un second mandat.

Depuis, le rythme de leur diffusion a augmenté à mesure que le jeu politique se concentre autour de ce moment central de la vie démocratique sous la Ve République : 15 sondages sur la présidentielle ont été publiés en 2025, quatre – pour l'instant – en 2026, mais plus l'échéance va se rapprocher, plus les différents instituts seront sollicités par des médias pour en réaliser.

A titre de comparaison, il y en avait eu 61 au second semestre de l'année 2021, soit un tous les trois jours en moyenne. C'est le paradoxe des sondages pour l'élection présidentielle : à un an du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée, les analyses des observateurs s'appuient sur ces enquêtes d'opinion, alors que de nombreuses voix appellent à la prudence quant à leur pertinence aussi loin du scrutin.

Une profusion de candidatures et de configurations

En premier lieu, comme pour tous les sondages, il est nécessaire de ne pas se focaliser sur les demi-points gagnés ou perdus par tel ou tel candidat mesuré, surtout si l'échantillon est faible. Par exemple, pour 1 000 personnes interrogées(Nouvelle fenêtre), avec un candidat mesuré à 15% d'intentions de vote, la marge d'erreur est de 2,2 points. Le pourcentage réel qu'il obtiendrait est donc compris entre 12,8% et 17,2%, ce qui pourrait avoir une incidence évidente sur la qualification au second tour. Ce seuil fluctuant est mécaniquement impossible à prévoir avec précision jusqu'au soir des résultats.

De plus, l'offre politique est loin d'être stabilisée. Le casting final de l'élection présidentielle sera connu une fois que le Conseil constitutionnel aura validé les candidatures au mois de mars 2027, environ un mois avant la date du premier tour. En attendant, depuis le début de l'année, les déclarations de candidature se multiplient, directement ou via des primaires, de Bruno Retailleau à Jérôme Guedj en passant par François Ruffin ou David Lisnard. Toutes ces candidatures n'aboutiront pas : s'il est nécessaire de franchir l'étape délicate des 500 signatures d'élus à rassembler, une absence de dynamique à quelques mois de l'élection peut conduire les ambitieux à se retirer de la course.

"Quand l'offre politique manque à ce point, si on voulait faire les choses sérieusement, il faudrait réaliser une vingtaine ou une trentaine d'intentions de vote au premier tour", estime Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France, à qui France Télévisions fait appel lors des campagnes et des soirées électorales. Dans ce paysage politique instable, "j'ai fait le choix de ne faire aucune enquête à date, car je considère que faire ça avant un autre scrutin et notamment avant les municipales n'était pas raisonnable", poursuit le sondeur, qui exclut tout sondage sur la présidentielle avant l'été.

Les autres instituts, eux, ont choisi de tester plusieurs scénarios, avec différents candidats. En matière de communication, cela permet ensuite à chaque camp de sélectionner la configuration qui lui est la plus avantageuse. "Si on commence à faire des sondages trop tôt, on est amené à faire des choix et donc ce sont les instituts de sondages, pour les médias, qui décident de l'offre politique", analyse Brice Teinturier.

"Une donnée qui n'est pas fiable peut être instrumentalisée par les candidats : c'est une raison de plus de faire attention."

Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France

à franceinfo

Les sondages de second tour, qui présentent là encore de multiples configurations hypothétiques, ont en outre l'écueil de ne pas prendre en compte la dynamique d'entre-deux-tours, lorsque le pays tout entier se cherche entre deux voies. Bardella-Philippe, Le Pen-Philippe, Bardella-Mélenchon, Le Pen-Attal… Pour 2027, au moins huit configurations de second tour ont été testées par les instituts de sondages, selon les notices des enquêtes publiées par la commission chargée de les contrôler. Ainsi, la direction de l'information de France Télévisions a décidé d'utiliser les sondages avec parcimonie en fonction de leur pertinence éditoriale et de ne pas relayer systématiquement les sondages des autres médias.

La "malédiction Juppé", l'affaire Fillon…

La prochaine élection présidentielle a beau offrir un panel inédit de candidats, les précédents historiques offrent une petite piqûre de rappel à qui voudrait voir dans ces sondages une prédiction solide. Les grands favoris un an avant l'échéance sont rarement ceux qui gagnent à la fin. Promis à une revanche face à Jacques Chirac en 2002, Lionel Jospin est ainsi devancé in extremis par Jean-Marie Le Pen au soir du premier tour. En 2016, Alain Juppé, dont Edouard Philippe était l'un des lieutenants, faisait la course en tête dans les sondages avant de perdre la primaire de la droite face à François Fillon, à cinq mois du scrutin. "On a tous en tête cette malédiction Juppé", glisse un proche d'Edouard Philippe à propos de cette peur d'être trop haut, trop tôt.

L'année qui précède une élection présidentielle réserve généralement bon nombre de surprises et de renversements de dynamiques jusqu'au vote. Les trois derniers scrutins ont ainsi vu l'empêchement de Dominique Strauss-Kahn, favori du PS en 2011, la victoire surprise de François Fillon à la primaire de la droite et le surgissement de ses affaires avant le printemps 2017, ou encore la guerre en Ukraine et un regain temporaire de popularité pour Emmanuel Macron au terme de son premier mandat, en 2022.

Cinq ans plus tard, le chef de l'Etat ne pourra pas être candidat à un troisième mandat, et la donne va forcément évoluer dans les semaines et mois à venir : Edouard Philippe et Gabriel Attal rivalisent pour devenir le candidat naturel du centre et de la droite, alors que Bruno Retailleau pourrait être désigné candidat LR dès le 18 avril, après une consultation des militants. De son côté, Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire au mois de juillet et une partie de la gauche œuvre pour la tenue d'une primaire le 11 octobre, un processus rejeté par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Raphaël Glucksmann (Place publique).

Autant d'éléments qui ont poussé Gaël Sliman, patron de l'institut Odoxa, à rappeler une prudence nécessaire dans le commentaire d'un sondage réalisé fin mars(Nouvelle fenêtre) pour Public Sénat : "A un an d'une élection, une intention de vote de premier tour comme de second tour sont de toute façon des scénarios de politique-fiction très incertains : l'offre politique n'est même pas connue, les rapports de force peuvent bouger à tout moment…"

"Ce ne sont en rien des pronostics."

Gaël Sliman, président de l'institut Odoxa

dans l'analyse d'un sondage, fin mars

Même à trois mois du scrutin, il est difficile d'y voir clair sur le résultat final, malgré les enquêtes les plus larges, comme celle du Cevipof(Nouvelle fenêtre) menée à cent jours de la présidentielle 2022, qui mentionnait un duel entre Emmanuel Macron (24%) et Valérie Pécresse (17%). La candidate LR a finalement terminé cinquième avec 4,78%, alors que l'échantillon de l'enquête était pourtant composé de plus de 10 000 personnes.

Un outil central pour les partis et les banques

Même si "un sondage ne fait pas la légitimité et la dynamique", relativise une cadre écologiste pour défendre la primaire de la gauche face aux opposants à cette proposition, les écuries s'en servent cependant pour affiner leurs stratégies et damer le pion à leurs concurrents. Au centre et à droite, "le départage se fera sur une triple pression : celle de l'opinion publique, celle des sages comme Gérard Larcher et Emmanuel Macron, et celle des sondages", assure un proche du chef de l'Etat. "Les sondages décideront", abonde une figure du bloc central.

Au-delà des partis, les banques regardent elles aussi ces pourcentages, à l'heure où les comptes de campagne ont ouvert le 1er avril. "Il est très clair que les candidats qui auront des sondages inférieurs à 10% auront beaucoup de mal à trouver des financements bancaires. Les banques vont devenir extrêmement prudentes vis-à-vis du financement des campagnes", prévient François Goulard, trésorier de la campagne d'Edouard Philippe, auprès de France Inter(Nouvelle fenêtre). Même à un an de l'échéance, les sondages ont déjà un rôle central dans la course à la présidentielle.

Les sondages, devons-nous s'en méfier ?
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Longchamp & Louis Vuitton (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 13/09/24

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Vu et lu dans The GoodLife n° 70 de mars, avril et mai 2026

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L'Etat, sa Constitution

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Etat, sa Constitution
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Vu et lu dans Télérama n° 3984 du 20/05/26
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Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944

Publié le par Jacques SAMELA.

Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944
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Liberté

https://www.poetica.fr/poeme-279/liberte-paul-eluard/

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

 

 

Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944
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