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Les sondages, devons-nous s'en méfier ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Les sondages, devons-nous s'en méfier ?
Les sondages, devons-nous s'en méfier ?

Bolloré, Arnault ou indépendants… A qui appartiennent les instituts de sondage ?

https://www.20minutes.fr/societe/4235898-20260724-bollore-arnault-independants-appartiennent-instituts-sondage

Publié le 24/07/2026

EXPLICATIONSCSA, OpinionWay, Ifop… Qui contrôle les instituts de sondage qui rythment la vie politique française ? « 20 Minutes » fait le point

 

L'essentiel

  • A moins d’un an de la présidentielle, 20 Minutes fait le point pour savoir qui contrôle les principaux instituts de sondage qui rythment la vie politique française.
  • CSA appartient au groupe Bolloré depuis 2015 via Havas, et ses sondages sont régulièrement commandés ou repris par CNews, Europe 1, le JDD et Canal+, médias du même groupe qualifiés de proches de l’extrême droite.
  • OpinionWay a été racheté à 75 % en 2022 par le groupe Les Echos-Le Parisien, filiale de LVMH appartenant au milliardaire Bernard Arnault, mais LVMH a prévu de mettre en vente l’institut selon l’Informé en mai.
  • L’Ifop et Ipsos sont considérés comme les plus indépendants, l’Ifop étant détenu par des investisseurs financiers sans lien avec un groupe de médias et qualifié par Geopix comme « l’institut le plus indépendant du paysage français sur le plan capitalistique », tandis qu’Ipsos est coté en Bourse avec un capital dilué entre investisseurs institutionnels.

IfopIpsos, OpinionWay, CSA… En France, il existe de nombreux instituts de sondage mais certains dominent le marché. Et comme le note le média d’enquête Bon Pote, certaines de ces entreprises appartiennent à des hommes d’affaires, qui peuvent afficher des positions d’extrême droite, ce qui n'est pas sans conséquences sur les enquêtes. Alors, qui sont les propriétaires des principaux instituts de sondage qui rythment la vie politique française ? 20 Minutes fait le point.

CSA, propriété directe de Vincent Bolloré

L’institut CSA appartient depuis 2015 à Havas, qui appartient elle-même au groupe Bolloré. Depuis que Vivendi a éclaté en quatre sociétés distinctes fin 2024, Havas est redevenue une entreprise cotée en Bourse et le groupe Bolloré a renforcé son actionnariat, avec plus de la moitié du capital détenu par les différentes entités familiales, début 2026, selon Havas.

Or, le milliardaire Vincent Bolloré possède également CNews, Europe 1, le JDD et Canal+. Le problème ? Une bonne partie des enquêtes réalisées par CSA se retrouvent commandées ou reprises par ces mêmes titres, régulièrement qualifiés de proches de l’extrême droite. Et depuis le début de l’année, le classement annuel des « personnalités préférées des Français » du JDD n’est plus réalisé par l’Ifop mais par CSA, soit deux propriétés Bolloré, comme l’a relevé le site d’enquête Bon Pote. Et la nouvelle liste des personnalités proposées aux sondés a vu entrer plusieurs figures d’extrême droite. Le Monde soulevait que les sept responsables politiques arrivés en tête étaient tous publiés chez Fayard…. La maison d’édition du même groupe Bolloré.

OpinionWay : la fin du chapitre Arnault ?

Racheté à 75 % en 2022 par le groupe Les Echos-Le Parisien, filiale du groupe LVMH du milliardaire Bernard Arnault, OpinionWay est scruté pour la même raison que CSA, car ses sondages ont pu alimenter des médias appartenant à son propre actionnaire. Bon Pote rappelle par ailleurs deux épisodes, avec l’opposition frontale de Bernard Arnault au projet de la taxe Zucman, et son soutien affiché à Donald Trump, peu après son investiture.

Mais selon une information de l’Informé, publiée en mai, LVMH a prévu de mettre en vente l’institut. Comme le souligne Geopix, ce cumul n’est pas neutre. Quand la même personne finance à la fois la presse qui commente des résultats et l’institut qui les produit, cela nourrit le doute sur l’indépendance réelle des études.

Ifop et Ipsos, les plus indépendants ?

Deux incontournables du secteur échappent aux propriétaires milliardaires. L’Ifop, le plus ancien institut de sondage de France (1938), est détenu par des investisseurs financiers regroupés dans le fonds LFPI, sans lien avec un groupe de médias. Il est dirigé par Frédéric Dabi et n’appartient à aucun grand groupe industriel ou médiatique. Il est considéré par Geopix comme « l’institut le plus indépendant du paysage français sur le plan capitalistique ».

Ipsos, fondé en 1975 par Didier Truchot qui en est toujours le principal actionnaire, est coté en Bourse. Son capital est largement dilué entre investisseurs institutionnels. Il s’est d’ailleurs agrandi en 2025, avec l’institut BVA qui a rejoint le groupe d’Ipsos. Son directeur général délégué, Brice Teinturier, est avec Frédéric Dabi d’Ifop, le sondeur le plus médiatisé de France, relève Geopix.

 

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Présidentielle : comment sont fabriqués les sondages ?

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reportage-de-la-redaction/presidentielle-comment-sont-fabriques-les-sondages-8490808

Publié le lundi 11 mai 2026

 

À un an de l'élection présidentielle, les sondages occupent déjà une place déterminante dans la campagne. Certains candidats annoncent qu'ils s'appuieront sur les sondages d'intentions de vote pour se déclarer ou se désister à l'automne. Comment alors sont fabriquées ces enquêtes ?

À un an de l’élection présidentielle, les sondages occupent une place déterminante dans la campagne, alors que les dates du scrutin ne sont pas encore fixées. Pour la première fois depuis 2007, le président sortant n’a pas le droit de se représenter pour un troisième mandat selon la Constitution. De quoi aiguiser les appétits présidentiels : près d'une quarantaine de candidats déclarés ou supposés sont recensés. À droite et au centre, certains candidats comptent sur leurs résultats dans les sondages pour se maintenir ou se désister à l’automne prochain. À un an de l'échéance électorale, comment fonctionnent ces outils de mesure de l'opinion publique ? Comment sont fabriqués les sondages ?

Plus l'échantillon est grand, meilleurs sont les résultats de l'enquête

Les instituts de sondage sont d'abord des entreprises privées qui répondent à la demande de clients, comme des médias ou des partis politiques, notamment pour les sondages d'intentions de vote. Mais, à un an de la présidentielle, difficile de tester la quarantaine de candidats. "Nous sommes obligés d'opérer des choix", admet Frédéric Micheau, directeur adjoint d'OpinionWay. "Est-ce que le candidat a été présent lors des élections précédentes ? Est-ce qu'il appartient à une grande formation politique ? Est-ce qu'il a occupé des fonctions de premier plan ?", se demandent les sondeurs. "Et puis je dirais qu'il y a aussi des critères financiers. Ces études sont commandées. Plus on ajoute d'hypothèses, plus le coût de ces études est important. Donc ça aussi, c'est une limite", pointe Frédéric Micheau.

Toujours en concertation avec le commanditaire, les sondeurs élaborent ensuite un questionnaire en ligne pour les sondages d'intentions de vote. "Est-ce qu'ils ont l'intention d'aller voter, c'est-à-dire de participer ou non au scrutin ? Ce qui nous permet de déterminer les abstentionnistes. Et ça, c'est peut-être la difficulté majeure à un an du scrutin pour les instituts de sondage. Ensuite, on pose la question d'intentions de vote, on pose la question de la certitude du choix et puis on pose la question des votes antérieurs", développe Frédéric Micheau.

Puis les sondés sont sélectionnés selon la méthode de l'échantillonnage représentatif par quotas pour tenter de correspondre à la population française : en général 1 000 personnes inscrites sur les listes électorales.

"Ifop, comme ses confrères, utilise les données INSEE et les quotas qui sont utilisés pour une enquête nationale", explique Frédéric Dabi, le directeur général Opinion de l'Ifop. "Ce sont le sexe, l'âge, la profession, la région et la catégorie d'agglomérations. Souvent l'Ifop qui se met une petite corde au cou, une petite contrainte en bus, j'aime bien faire un quota sur le niveau de diplôme. Là, l'idée est qu'un échantillon réussi, bien fait, colle le plus possible à la réalité de la population française."

Des redressements contrôlés et publiés par la commission des sondages

Plus l'échantillon est grand, meilleurs sont les résultats de l'enquête. Mais c'est également plus coûteux pour le commanditaire. Par ailleurs, le strict respect des quotas est difficile à atteindre. C'est pourquoi les sondeurs procèdent à ce que l'on appelle des redressements, reconnaît Frédéric Dabi.

"C'est vrai que l'on peut redresser les données quand il y a un segment de population qui n'a pas été interrogé à son poids. Par exemple, imaginons qu'on doit faire 11 % de jeunes de 18 à 24 ans. Et finalement, parce que l'enquête a eu du mal à trouver des jeunes, on en fait que 9 ou 10 %, eh bien on va remettre au poids. Il faut démystifier cette question des redressements politiques ou des redressements sociodémographiques C'est comme l'image d'une photo un peu floue que l'on va rendre nette grâce à une mise au point."

Un manque de transparence selon un député LFI

Ces redressements sont contrôlés et publiés par la commission des sondages. Mais le député insoumis Antoine Léaument dénonce un manque de transparence. Il a déposé en avril dernier une proposition de loi pour renforcer l'encadrement des sondages, dans laquelle il défend notamment une idée.

"C'est d'interdire les sondeurs de sonder avant que les candidats à une élection soient connus. Parce que sinon, je trouve que ça donne un pouvoir de décision politique aux sondeurs qui est beaucoup trop important. Aujourd'hui, ils sont en train de tester une panoplie de gens dont sans doute une partie ne sera même pas candidate. Et puis certains, dans les partis politiques, utilisent les sondages pour savoir qui est le plus en capacité de l'emporter."

"Cela va contribuer à rythmer l'actualité médiatique"

Après plusieurs mois d'enquête en immersion dans un institut de sondage, le sociologue Hugo Touzet rappelle que les sondages ne sont pas des prédictions, encore moins à un an de l'échéance présidentielle.

"Il y a quelque chose d'un peu factice qui, à ce stade, intéresse, il faut le dire, surtout les journalistes et les organisations politiques. Cela va contribuer à rythmer l'actualité médiatique, à rythmer le commentaire médiatique plus que ça ne dit de choses réellement sur les rapports de force électoraux. La question des programmes, la question des mouvements de fond dans la société, la question des recompositions politiques profondes. De ça, on va beaucoup moins parler." Cela pose une vraie question démocratique, pointe le chercheur, à un an d'une échéance électorale cruciale.

 

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Comment sont élaborés les sondages politiques ?

https://www.franceinfo.fr/politique/comment-sont-elabores-les-sondages-politiques_7957433.html

Publié le 22/04/2026

Quelles sont les personnalités politiques les plus appréciées des Français ? Candidate ou non, laquelle d'entre elles est la mieux placée pour l'emporter ? À chaque élection, les sondages jouent les arbitres, voire donnent le ton de la campagne. Alors, comment sont-ils fabriqués ? Et peut-on vraiment leur faire confiance ? L'un des principaux instituts a ouvert ses portes à France Télévisions.

Mercredi 22 avril, une enquête vient tout juste d'être lancée pour tester la cote des responsables politiques à la demande d'un grand média. Les questionnaires portent sur une quarantaine de personnes. Comment sont-elles sélectionnées ? "C'est nous qui avons proposé à notre client la liste des personnalités", répond Jean-Daniel Lévy, directeur du département "Politique et opinion" chez Harris Interactive, "C'est fait d'un commun accord avec le client."

"Comprendre les grandes dynamiques d'opinion"

En quelques heures, on connaîtra le résultat. Mais peut-on se fier à un sondage un an avant l'élection ? France Télévisions a retrouvé une étude réalisée par ce même institut, 12 mois avant la dernière présidentielle. Pour Emmanuel Macron, le pronostic tombe juste, autour de 27 %. Pour d'autres, c'est loin du compte. Valérie Pécresse et Anne Hidalgo, pour qui on prévoyait 11 % et 7 %, ont finalement terminé sous les 5 %. Alors ce sondage, était-il faux ? "Ce sondage-là était avéré au moment où l'enquête a été réalisée, détaille Jean-Daniel Lévy, c'est-à-dire que si le vote avait eu lieu deux ou trois jours après cette intention de vote, le résultat aurait été extrêmement proche. Et donc, ces intentions de vote permettent de comprendre ce que peuvent être les grandes dynamiques d'opinion."

Pour aboutir à ces résultats, le sondeur se base sur un échantillon représentatif de la population française. Alors, qui répond à ces questions ? Tout se passe sur Internet. Il suffit de s'inscrire sur des sites de sondage. Je suis interrogé sur mes opinions politiques, mon âge ou ma situation financière. En échange, j'obtiens quelques dizaines de centimes par questionnaire. En théorie, à la fin, tout le monde est représenté : femme, homme, jeune ou plus âgé. La démarche semble mathématique. Mais en réalité, les résultats sont retouchés par la suite. Exemple dans un document confidentiel détaillant une enquête de 2022. Des points retirés à Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron au profit d'Éric Zemmour ou Valérie Pécresse.

Le "redressement", une méthode qui interroge

On appelle ça "le redressement". Car en pratique, l'échantillon sondé n'est jamais parfait. Alors le poids de certaines réponses est augmenté et les méthodes sont parfois un peu floues. C'est ce qu'a constaté Hugo Touzet, sociologue, lors de son immersion dans un institut : "Lors des entretiens que j'ai faits avec les sondeurs, ils disent : 'Là, on sort du scientifique, on est presque dans l'artisanat.' C'est un terme qui revient souvent. Et donc, basés sur leur expérience, basés sur les élections antérieures, basés sur les erreurs qu'ils avaient pu faire lors des précédentes élections, ils vont corriger leurs chiffres et appliquer une dernière étape de redressement, mais qui n'est pas connue du grand public." Les sondeurs arrangent-ils leurs résultats ? Non, répond l'institut Harris, qui assure être contrôlé : "On pourrait parler de bidouille de cuisine si jamais chacun pouvait faire ce qu'il veut complètement dans son coin. Aujourd'hui, à chaque fois que nous sommes amenés à réaliser une enquête d'intentions de vote ou une enquête qui est en lien avec le débat électoral, cette enquête est contrôlée par la commission des sondages."

Mais cette commission des sondages ne divulgue pas les données récoltées au nom du secret des affaires. Incompréhensible pour Antoine Léaument, député LFI et rapporteur d'une commission d'enquête sur le sujet : "On a analysé près de 14 000 documents avec mon équipe et les services de l'Assemblée nationale. Et ce qu'on constate, c'est qu'il y a vraiment beaucoup de problèmes qui sont posés : exclusion d'un certain nombre de personnes qui ne sont pas certaines d'aller voter, mauvais échantillon au point de départ. Malheureusement, ils continuent à ne pas donner accès à leurs données." Sur l'année écoulée, la commission des sondages dit avoir adressé une seule mise au point pour un sondage publié dans un média local.

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Des scénarios de politique-fiction très incertains" : pourquoi il faut se méfier des sondages publiés à un an de la présidentielle 2027

https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/des-scenarios-de-politique-fiction-tres-incertains-pourquoi-il-faut-se-mefier-des-sondages-publies-a-un-an-de-la-presidentielle-2027_7919384.html

Publié le 15/04/2026

 

Quelque 61 études d'opinion avaient été publiées au second semestre de l'année 2021, avant l'élection présidentielle de 2022. (HELOISE KROB / FRANCEINFO)

Entre l'incertitude du casting final et les soubresauts politiques d'une campagne, les enquêtes d'opinion qui se multiplient doivent être analysées avec prudence, si loin de l'échéance de 2027.

Le premier tour de la présidentielle n'aura lieu que dans un an, le 11 ou le 18 avril 2027, mais la fameuse "course de petits chevaux" a déjà commencé bien avant le verdict des élections municipales, avec un instrument phare pour mesurer l'avancée de chaque poulain : les sondages. Les sondeurs et leurs instituts ont beau marteler qu'il ne s'agit que de photographies de l'opinion et non de prédictions, les enquêtes d'opinion restent au cœur du jeu politique. Pour le prochain scrutin, les premiers sondages ont été publiés dès le printemps 2023(Nouvelle fenêtre), moins d'un an après la réélection d'Emmanuel Macron pour un second mandat.

Depuis, le rythme de leur diffusion a augmenté à mesure que le jeu politique se concentre autour de ce moment central de la vie démocratique sous la Ve République : 15 sondages sur la présidentielle ont été publiés en 2025, quatre – pour l'instant – en 2026, mais plus l'échéance va se rapprocher, plus les différents instituts seront sollicités par des médias pour en réaliser.

A titre de comparaison, il y en avait eu 61 au second semestre de l'année 2021, soit un tous les trois jours en moyenne. C'est le paradoxe des sondages pour l'élection présidentielle : à un an du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée, les analyses des observateurs s'appuient sur ces enquêtes d'opinion, alors que de nombreuses voix appellent à la prudence quant à leur pertinence aussi loin du scrutin.

Une profusion de candidatures et de configurations

En premier lieu, comme pour tous les sondages, il est nécessaire de ne pas se focaliser sur les demi-points gagnés ou perdus par tel ou tel candidat mesuré, surtout si l'échantillon est faible. Par exemple, pour 1 000 personnes interrogées(Nouvelle fenêtre), avec un candidat mesuré à 15% d'intentions de vote, la marge d'erreur est de 2,2 points. Le pourcentage réel qu'il obtiendrait est donc compris entre 12,8% et 17,2%, ce qui pourrait avoir une incidence évidente sur la qualification au second tour. Ce seuil fluctuant est mécaniquement impossible à prévoir avec précision jusqu'au soir des résultats.

De plus, l'offre politique est loin d'être stabilisée. Le casting final de l'élection présidentielle sera connu une fois que le Conseil constitutionnel aura validé les candidatures au mois de mars 2027, environ un mois avant la date du premier tour. En attendant, depuis le début de l'année, les déclarations de candidature se multiplient, directement ou via des primaires, de Bruno Retailleau à Jérôme Guedj en passant par François Ruffin ou David Lisnard. Toutes ces candidatures n'aboutiront pas : s'il est nécessaire de franchir l'étape délicate des 500 signatures d'élus à rassembler, une absence de dynamique à quelques mois de l'élection peut conduire les ambitieux à se retirer de la course.

"Quand l'offre politique manque à ce point, si on voulait faire les choses sérieusement, il faudrait réaliser une vingtaine ou une trentaine d'intentions de vote au premier tour", estime Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France, à qui France Télévisions fait appel lors des campagnes et des soirées électorales. Dans ce paysage politique instable, "j'ai fait le choix de ne faire aucune enquête à date, car je considère que faire ça avant un autre scrutin et notamment avant les municipales n'était pas raisonnable", poursuit le sondeur, qui exclut tout sondage sur la présidentielle avant l'été.

Les autres instituts, eux, ont choisi de tester plusieurs scénarios, avec différents candidats. En matière de communication, cela permet ensuite à chaque camp de sélectionner la configuration qui lui est la plus avantageuse. "Si on commence à faire des sondages trop tôt, on est amené à faire des choix et donc ce sont les instituts de sondages, pour les médias, qui décident de l'offre politique", analyse Brice Teinturier.

"Une donnée qui n'est pas fiable peut être instrumentalisée par les candidats : c'est une raison de plus de faire attention."

Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France

à franceinfo

Les sondages de second tour, qui présentent là encore de multiples configurations hypothétiques, ont en outre l'écueil de ne pas prendre en compte la dynamique d'entre-deux-tours, lorsque le pays tout entier se cherche entre deux voies. Bardella-Philippe, Le Pen-Philippe, Bardella-Mélenchon, Le Pen-Attal… Pour 2027, au moins huit configurations de second tour ont été testées par les instituts de sondages, selon les notices des enquêtes publiées par la commission chargée de les contrôler. Ainsi, la direction de l'information de France Télévisions a décidé d'utiliser les sondages avec parcimonie en fonction de leur pertinence éditoriale et de ne pas relayer systématiquement les sondages des autres médias.

La "malédiction Juppé", l'affaire Fillon…

La prochaine élection présidentielle a beau offrir un panel inédit de candidats, les précédents historiques offrent une petite piqûre de rappel à qui voudrait voir dans ces sondages une prédiction solide. Les grands favoris un an avant l'échéance sont rarement ceux qui gagnent à la fin. Promis à une revanche face à Jacques Chirac en 2002, Lionel Jospin est ainsi devancé in extremis par Jean-Marie Le Pen au soir du premier tour. En 2016, Alain Juppé, dont Edouard Philippe était l'un des lieutenants, faisait la course en tête dans les sondages avant de perdre la primaire de la droite face à François Fillon, à cinq mois du scrutin. "On a tous en tête cette malédiction Juppé", glisse un proche d'Edouard Philippe à propos de cette peur d'être trop haut, trop tôt.

L'année qui précède une élection présidentielle réserve généralement bon nombre de surprises et de renversements de dynamiques jusqu'au vote. Les trois derniers scrutins ont ainsi vu l'empêchement de Dominique Strauss-Kahn, favori du PS en 2011, la victoire surprise de François Fillon à la primaire de la droite et le surgissement de ses affaires avant le printemps 2017, ou encore la guerre en Ukraine et un regain temporaire de popularité pour Emmanuel Macron au terme de son premier mandat, en 2022.

Cinq ans plus tard, le chef de l'Etat ne pourra pas être candidat à un troisième mandat, et la donne va forcément évoluer dans les semaines et mois à venir : Edouard Philippe et Gabriel Attal rivalisent pour devenir le candidat naturel du centre et de la droite, alors que Bruno Retailleau pourrait être désigné candidat LR dès le 18 avril, après une consultation des militants. De son côté, Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire au mois de juillet et une partie de la gauche œuvre pour la tenue d'une primaire le 11 octobre, un processus rejeté par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Raphaël Glucksmann (Place publique).

Autant d'éléments qui ont poussé Gaël Sliman, patron de l'institut Odoxa, à rappeler une prudence nécessaire dans le commentaire d'un sondage réalisé fin mars(Nouvelle fenêtre) pour Public Sénat : "A un an d'une élection, une intention de vote de premier tour comme de second tour sont de toute façon des scénarios de politique-fiction très incertains : l'offre politique n'est même pas connue, les rapports de force peuvent bouger à tout moment…"

"Ce ne sont en rien des pronostics."

Gaël Sliman, président de l'institut Odoxa

dans l'analyse d'un sondage, fin mars

Même à trois mois du scrutin, il est difficile d'y voir clair sur le résultat final, malgré les enquêtes les plus larges, comme celle du Cevipof(Nouvelle fenêtre) menée à cent jours de la présidentielle 2022, qui mentionnait un duel entre Emmanuel Macron (24%) et Valérie Pécresse (17%). La candidate LR a finalement terminé cinquième avec 4,78%, alors que l'échantillon de l'enquête était pourtant composé de plus de 10 000 personnes.

Un outil central pour les partis et les banques

Même si "un sondage ne fait pas la légitimité et la dynamique", relativise une cadre écologiste pour défendre la primaire de la gauche face aux opposants à cette proposition, les écuries s'en servent cependant pour affiner leurs stratégies et damer le pion à leurs concurrents. Au centre et à droite, "le départage se fera sur une triple pression : celle de l'opinion publique, celle des sages comme Gérard Larcher et Emmanuel Macron, et celle des sondages", assure un proche du chef de l'Etat. "Les sondages décideront", abonde une figure du bloc central.

Au-delà des partis, les banques regardent elles aussi ces pourcentages, à l'heure où les comptes de campagne ont ouvert le 1er avril. "Il est très clair que les candidats qui auront des sondages inférieurs à 10% auront beaucoup de mal à trouver des financements bancaires. Les banques vont devenir extrêmement prudentes vis-à-vis du financement des campagnes", prévient François Goulard, trésorier de la campagne d'Edouard Philippe, auprès de France Inter(Nouvelle fenêtre). Même à un an de l'échéance, les sondages ont déjà un rôle central dans la course à la présidentielle.

Les sondages, devons-nous s'en méfier ?
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Longchamp & Louis Vuitton (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 13/09/24

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Vu et lu dans The GoodLife n° 70 de mars, avril et mai 2026

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L'Etat, sa Constitution

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Télérama n° 3984 du 20/05/26
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Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944

Publié le par Jacques SAMELA.

Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944
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Liberté

https://www.poetica.fr/poeme-279/liberte-paul-eluard/

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

 

 

Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944
Rappelons-nous, c'était le 25 août 1944
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La Chine aujourd'hui

Publié le par Jacques SAMELA.

La Chine aujourd'hui
La Chine aujourd'hui

FIL ROUGE : De l'usine à la frontière

https://www.euractiv.com/news/red-thread-from-factory-to-frontier/?utm_source=euractiv&utm_medium=newsletter&utm_content=Zone+1&utm_term=0-0&utm_campaign=FR_LES_CAPITALES

 

Cette semaine, nous nous intéressons aux secteurs que Pékin souhaite dominer prochainement…

Alors que l'Europe met en place des défenses commerciales contre les « trois nouveaux » produits chinois – véhicules électriques, batteries et panneaux solaires –, Pékin semble déjà passer à autre chose.

Les médias d'État ont commencé à promouvoir ce qu'ils appellent les « trois nouveaux piliers » du pays : l'intelligence artificielle, la robotique et les médicaments innovants. Le ministre des Sciences et des Technologies, Yin Hejun, a récemment apporté son soutien à ce trio lors d'une réunion d'information du Conseil des affaires d'État, tandis que le Quotidien du Peuple et le Global Times, organes du Parti communiste, présentent ces secteurs comme les prochains moteurs de croissance de la Chine.

Ces trois dernières années, Bruxelles s'est concentrée sur les précédentes percées industrielles de Pékin, en enquêtant sur les véhicules électriques chinois, en renforçant les règles d'approvisionnement et en tentant de réduire la dépendance à l'égard des technologies vertes chinoises.

Les autorités présentent de plus en plus l'essor économique du pays comme une succession d'ères d'exportation. La première, celle des « trois piliers » – vêtements, meubles et appareils électroménagers – a alimenté un boom des exportations des années 1980 aux années 2000 et a consolidé la réputation de la Chine comme usine du monde.

Puis sont apparus les « trois nouveaux » véhicules électriques, batteries au lithium et produits photovoltaïques – des industries qui ont transformé la Chine, d'un fabricant à bas coût, en fournisseur dominant des technologies qui sous-tendent la transition énergétique mondiale.

Au lieu de biens matériels, les « trois prochaines innovations » concernent les capacités technologiques. Le discours officiel met l'accent sur l'exportation de modèles d'IA plutôt que de logiciels, de systèmes robotiques plutôt que de machines et de médicaments innovants plutôt que de médicaments génériques.

« La Chine accélère sa transition d'un centre manufacturier mondial à une source mondiale d'innovation », écrivait le Global Times ce mois-ci. Pékin souhaite que la prochaine phase de croissance repose sur des technologies de pointe et des industries qu'elle aura elle-même créées, plutôt que sur la production de masse de biens bon marché.

Le Politburo, principal organe décisionnel du Parti communiste dirigé par le président Xi Jinping, a entériné cette stratégie jeudi, s'engageant à approfondir le plan d'action « IA+ », à accélérer les percées dans les technologies de pointe et à développer les « industries du futur » au cours du second semestre.

C’est important pour l’Europe car l’IA, la robotique et les biotechnologies sont également au cœur de sa stratégie de compétitivité. Les « trois nouveaux secteurs clés » de la Chine correspondent aux secteurs sur lesquels Bruxelles fonde ses espoirs pour sa compétitivité future

Mais contrairement aux panneaux solaires ou aux batteries, le leadership dans ces secteurs reste disputé. Les États-Unis conservent une longueur d'avance dans les modèles d'IA de pointe et dans une grande partie de l'innovation pharmaceutique, tandis que l'Europe demeure très compétitive en robotique, en recherche médicale et en ingénierie avancée.

En un peu plus de quarante ans, la Chine est passée du statut de pays parmi les plus pauvres du monde à celui de puissance technologique de pointe. Réitérer son succès dans les technologies propres, dans des secteurs où les États-Unis et l'Europe demeurent des concurrents redoutables, pourrait bien constituer son défi le plus ambitieux à ce jour.

D'Asie

Le Politburo promet de nouvelles mesures de relance

Le Politburo chinois a promis jeudi de nouvelles « politiques progressives » pour le second semestre, signalant ainsi de nouvelles mesures de relance tout en reconnaissant que l'économie est toujours confrontée à des « difficultés et des défis ».

Les dirigeants se sont également engagés à freiner la « concurrence inévolutionnaire » – terme qu’ils utilisent pour désigner les guerres de prix destructrices qui ont touché des secteurs entiers, des véhicules électriques aux panneaux solaires – tout en accélérant les dépenses publiques et en stimulant la demande intérieure.

Bruxelles exhorte depuis longtemps la Chine à privilégier la consommation intérieure au détriment des exportations. Le rapport publié jeudi par l'agence de presse officielle Xinhua annonce une demande plus soutenue, tout en réaffirmant le soutien aux secteurs au cœur du différend commercial entre l'UE et la Chine.

L'épreuve du porc : les plus hauts dirigeants chinois discutent encore des prix du porc lors des réunions du Politburo car le porc reste l'aliment de base le plus important du pays et un indicateur clé de l'inflation.

Pékin conteste l'étiquette de surcapacité

Le ministère chinois du Commerce a rejeté mardi les accusations occidentales selon lesquelles les subventions d'État et la faiblesse de la demande intérieure auraient alimenté la surcapacité industrielle, arguant au contraire que la force manufacturière du pays repose sur l'innovation, les économies d'échelle et les réformes du marché.

Cette prise de position intervient alors que Pékin fait face à une pression commerciale croissante de la part de l'UE et des États-Unis, qui affirment que le soutien apporté à des secteurs comme les véhicules électriques, les panneaux solaires et l'acier a faussé les marchés mondiaux. Le ministère a rejeté les allégations de surcapacité, d'excédents commerciaux et de manipulation du cours de la monnaie, les qualifiant d'« infondées », et a accusé Bruxelles et Washington de les instrumentaliser pour justifier le protectionnisme.

La politique du langage :  à Pékin, la « surcapacité » (产能过剩) est perçue comme une accusation. Les responsables emploient des expressions telles que « forces productives avancées » et « avantage comparatif ».

représailles œil pour œil

Pékin a imposé vendredi des contrôles à l'exportation sur 14 entités européennes, dont le géant allemand de la défense Rheinmetall , le constructeur tchèque de poids lourds Tatra Trucks et le fabricant français de drones Cavok UAS, après que l'UE a ajouté 14 entités chinoises et hongkongaises à son dernier train de sanctions contre la Russie.

Les entreprises chinoises seront interdites d'exporter des biens à double usage vers les entités concernées, tandis que les entreprises étrangères ne pourront plus leur fournir de biens à double usage fabriqués en Chine. Pékin a qualifié les sanctions de l'UE d'« injustifiées », a réaffirmé sa neutralité dans ce conflit et a exhorté Bruxelles à « corriger immédiatement son erreur ».

Neutralité ? Pékin parle de « crise ukrainienne » plutôt que de « guerre ukrainienne », une formulation qui évite d'attribuer la responsabilité des combats.

La Chine se rapproche d'ASML

La Chine aurait commencé la production en série de machines de lithographie par immersion ultraviolette profonde (DUV) développées localement, ce qui représente une étape importante dans la volonté de Pékin de réduire sa dépendance à l'égard de la technologie des semi-conducteurs étrangère.

Selon Reuters , ce projet, soutenu par l'État, est piloté par le groupe Shanghai Aishengna Electronic Technology. Les premières machines devraient être livrées cette année aux principaux fabricants de puces chinois. Ces équipements restent toutefois nettement moins performants que les systèmes du groupe néerlandais ASML et ne devraient pas constituer une menace commerciale immédiate pour l'entreprise européenne.

Pas de puces sans elles :  tous les processeurs avancés, des puces d’IA aux processeurs de smartphones, prennent naissance dans une machine de lithographie. ASML domine le segment le plus avancé du marché

Un nouvel ami en Europe

Le président chinois Xi Jinping a exhorté mardi la Slovaquie à approfondir sa coopération dans les domaines des énergies propres, de la robotique et de l'intelligence artificielle, tout en appelant Bratislava à jouer un « rôle constructif » dans la promotion de relations Chine-UE stables, alors que les tensions commerciales entre Pékin et Bruxelles continuent de s'intensifier.

Ces remarques ont été faites lors d'entretiens avec le président Peter Pellegrini, qui effectue la première visite d'un chef d'État slovaque en Chine depuis 16 ans, alors que Pékin cherche à renforcer ses liens avec l'un des rares pays de l'UE à maintenir des relations chaleureuses malgré les frictions liées au commerce et à la Russie.

Une autre époque :  lorsque le dernier président slovaque, Ivan Gašparovič, s'est rendu à Pékin en 2010, c'est Hu Jintao – et non Xi Jinping – qui dirigeait la Chine.

D'Europe

La Russie souhaite davantage de troupes nord-coréennes, déclare Zelensky.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que la Russie se préparait à déployer 30 000 soldats nord-coréens supplémentaires en Ukraine, les préparatifs étant en cours dans la région russe de Voronej depuis juin. Pyongyang a déjà envoyé environ 12 000 soldats dans le cadre d'un pacte de défense mutuelle signé en 2024, selon Kiev. Zelensky a averti que ce partenariat renforçait l'armée nord-coréenne et constituait une menace plus large pour l'Asie.

Volkswagen revoit ses prévisions à la baisse une nouvelle fois.

Volkswagen a revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires pour l'année suite à une forte détérioration de son activité en Chine, prévenant que les ventes pourraient chuter jusqu'à 3 % au lieu d'augmenter de 3 % comme prévu précédemment.

Le constructeur automobile allemand a également annoncé une baisse de 9,5 % de son bénéfice d'exploitation au deuxième trimestre, à 3,5 milliards d'euros, un résultat inférieur aux attentes des analystes, et a confirmé qu'il allait étendre un programme de restructuration prévoyant jusqu'à 100 000 suppressions de postes, face à la concurrence accrue des constructeurs chinois.

Les tribunaux indiens et la Roumanie

La présidente indienne Droupadi Murmu s'est rendue à Bucarest vendredi pour une visite d'État de deux jours, au cours de laquelle elle s'est entretenue avec le président roumain Nicușor Dan et a signé trois protocoles d'accord portant sur la science et la technologie, le sport et les études indiennes à l'Université de Bucarest.

Un porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères a déclaré, selon le Hindustan Time, que cette visite avait permis de faire progresser les projets d'accord de mobilité concernant les travailleurs qualifiés, notamment dans les secteurs des TIC, où la demande est forte. Les deux parties ont également discuté du renforcement de leur coopération en matière de défense, notamment dans les domaines de la production industrielle, des technologies de défense, de la sécurité maritime et de la cybersécurité.

Un stagiaire de l'OTAN arrêté pour suspicion d'espionnage

Les autorités belges ont prolongé la détention provisoire d'une Canadienne d'origine chinoise qui effectuait un stage au quartier général militaire stratégique de l'OTAN en Belgique. Elle est soupçonnée d'espionnage au profit d'une puissance étrangère et d'appartenance à une organisation criminelle, rapporte Alice Tidey.

La Chine aujourd'hui
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Les dettes publiques ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le Creuset (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Creuset (suite)
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Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 23/02/24

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http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/06/de-la-cornue-a-le-creuset-en-passant-par-tefal.html

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Le Fabriqué en France ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Source : DGCCRF

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Vu et lu dans Le Parisien Economie du 25/11/26

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Le Fabriqué en France ?
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Christian Lacroix (suite)

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Héritage des Lumières ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Héritage des Lumières ?
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Vu et lu dans Télérama n° 3972 du 25/02/26
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