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En profiter, financement vert, crowdfunding

Publié le par Jacques SAMELA.

. Grâce à la baisse des cours du pétrole, l’indice du climat des affaires de l’Insee vient de regagner 3 points sur novembre, et ce pour la 1ère fois depuis plus d’un an. Et avec un pétrole moins cher, c’est 1,2 point de marge qui pourrait être restitué à l’économie française sur l’ensemble de l’année 2014, avec notamment des secteurs particulièrement bénéficiaires comme le transport, qui pourrait lui, récupérer jusqu’à 11 points de marge. De façon générale, c’est donc l’industrie en général (hors énergétique) qui pourrait gagner près de 3 points d’excédent brut d’exploitation, avec également un déficit commercial s’améliorant d’environ 5 milliards d’€uros.

. Lancement du premier financement populaire de l’économie au monde dans la région Nord, avec comme but de proposer aux épargnants un livret rémunéré, dont les fonds seront intégralement affectés au financement des entreprises nordistes en pointe dans les secteurs de la révolution verte. Les dépôts pourront débuter dès 15 € jusqu’à atteindre les 100 000 €, et ce dès le 22 janvier 2015 auprès du Crédit coopératif (www.credit-coopératif.coop).

. On estime que le financement participatif de la culture a représenté en 2013 près de 17 millions d’€uros. Pour plus d’information sur le sujet, lire l’article du 25 juillet 2014.

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Publié le par Jacques SAMELA.

. Que l'agence de notation Fitch Ratings abaisse la note de la France, passant de "AA +" à "AA", assortie d'une perspective stable. Elle fait suite à l'avertissement lancé en octobre dernier par l'agence Standard & Poors, passant la perspective d'évolution de la note française de "stable" à "négative", tout en la maintenant à "AA".

. Que l'attractivité de la France soit encore sévèrement noté par les investisseurs étrangers. Pour 66 % d'entre eux, la France n'est pas attractive pour les entreprises, 11 % la trouve peu attractive, 21 % la trouve assez attractive, et 2 % très attractive.

. Définitivement, le French bashing.

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Médaille d'or, élue, première

Publié le par Jacques SAMELA.

. Une équipe d’étudiants toulousains de l’INSA (www.insa-toulouse.fr) a remporté une compétition internationale organisée par l’université du MIT à Boston en obtenant la médaille d’or et le prix de la meilleure approche expérimentale de la compétition « International Genetically Engeneered Machine (iGEM) ». Leur projet, qui s’appelle « SubtiTree », entend lutter contre le champignon invasif qui détruit les platanes du canal du Midi, au moyen d’une bactérie productrice de fongicides.

. La société française Eyetechcare (www.eyetechcare.com) a été élue start-up de l’année lors de la conférence international "Falling Walls Venture 2014" à Berlin, pour son dispositif médical ultrasonore, non invasif, dédié au traitement du glaucome.

. Le service de neurochirurgie du CHU Amiens-Picardie a procédé à la première intervention assistée par le robot chirurgical ROSA Spine de la société Medtech (www.medtech.fr). Et pour plus d'information, lire l’article du 02 janvier 2013.

Médaille d'or, élue, première
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Novembre 2014

Publié le par Jacques SAMELA.

. La fonderie Manoir Industries (www.manoir-industries.com) vient de décrocher une commande de plus d’un millions d’€uros pour la fourniture de corps de vannes dans le cadre d’un projet commun entre le groupe japonais Inpex et le groupe français Total. Ils serviront à extraire et transporter le gaz naturel liquéfié (gnl).

Ma région (magazine d’information de la Région Haute-Normandie) / Novembre 2014.

. S’appuyant sur une technologie unique de stockage d’hydrogène par électrolyse de l’eau, la société MCPHY (www.mcphy.com) vient de remporter avec un partenaire italien (Ecisgroup) un contrat en Algérie pour la livraison d’un système de refroidissement à base d’hydrogène pour une centrale thermique, et sa solution intégrée de production/stockage solide d’hydrogène vient d’être choisie par la société australienne Petawatt Energy pour la construction d’un système stationnaire de production d’hydrogène-énergie d’origine solaire, hydraulique ou éolienne.

AEPI / Novembre 2014.

. Le spécialiste des consommables d’imprimerie, leader européen dans le domaine du procédé de marquage industriel, Armor (www.armor-group.fr) vient d’implanter trois nouvelles unités en Inde, au Mexique, et en Afrique du sud. Avec également un quart du marché mondial, le groupe continue à aller chercher sa croissance à l’internationale.

Les Echos du 03/11/14.

. La société informatique française Scality (www.scality.com), basée à San Francisco, et spécialisée dans le stockage logiciel, vient de signer un accord de distribution avec le groupe HP. Cet accord lui permettra de diffuser ses logiciels dans le monde entier, et d’embaucher une centaine de personnes en France dans les 18 mois à venir.

. La PME lilloise Ciel et Terre (www.ciel-et-terre.net) construit dans la région de Kobe au Japon (90 % de son chiffre d’affaires) la plus grande centrale solaire flottante au monde. D’une puissance de 1,2 MW, elle sera soutenue par 4 500 flotteurs.

. Depuis la rentrée, les groupes français ont bouclé pour près de 10 milliards de dollars d’acquisitions à l’étranger. Poursuivant cette stratégie de conquête, cela leur permettra de capter la croissance à l’international.

Les Echos du 04/11/14.

. La société Keolis (www.keolis.com) filiale de la SNCF, vient de signer un accord pour participer à l’exploitation d’un futur réseau de trains de banlieue à grande vitesse à Wuhan en Chine.

Le Figaro du 07/11/14.

. Le studio roubaisien Ankama (www.ankama.com) créateur des univers Dofus et Wakfu (jeux vidéos), vient de prendre le contrôle d’un expert japonais du jeu mobile, Wizcorp. Le montant reste secret, mais cet achat lui servira de rampe de lancement vers l’Asie.

Les Echos du 10/11/14.

. Le groupe Areva (www.areva.com), a été sélectionné par l’électricien finlandais Teollisuuden Voima (TVO) pour la fourniture d’assemblages de combustible aux réacteurs en exploitation à la centrale d’Olkiluoto en Finlande. Le montant du contrat n’a pas été dévoilé.

Le Figaro du 13/11/14.

. L’Insee annonce 0,3 % de croissance au 3ème trimestre, alors que la Banque de France prévoyait 0,2 %, et que la plupart des économistes étaient encore plus pessimistes.

L’Obs du 14/11/14.

. Le groupe Alstom (wwww.alstom.com) a décroché un contrat portant sur la modernisation des rames de métro de la ville de Mexico pour 343 millions d’€uros. Prévu jusqu’en 2024, il portera notamment sur le rénovation et la maintenance de 85 rames.

Le Figaro du 17/11/14.

. Le support en vol des astronautes américains va être assuré par des technologies du groupe Airbus Defence & Space (www.airbusdefenceandspace.com). C’est la 1ère fois que des taches cruciales pour la survie des astronautes américains sont confiées à des appareils construits hors des Etats-Unis. Le contrat se monte à 390 millions d’€uros, et cela lui donne la maîtrise d’œuvre du module de service de la future capsule américaine Orion.

Le Figaro du 18/11/14.

. Asmodee (www.asmodee.com) le champion français du jeu, vient de racheter un éditeur américain (Fantasy Flight Games) exploitant la licence « Star Wars ». Cet achat devrait lui permettre de tirer près de 20 % de ses ventes aux Etats-Unis contre 5 % en 2013, et 57 % à l’international, avec comme point de mire la Chine.

Le Figaro du 18/11/14.

. La société français SolidAnim (www.solidanim.com), vient d’être choisi par le réalisateur James Cameron pour réaliser une partie des effets spéciaux de ses trois prochains films, suite du célèbre Avatar. Loin d’être un cas unique pour cette société, elle participe déjà aux effets spéciaux du 2ème volet d’Alice au pays des merveilles produit par Disney, elle va travailler sur le prochain film de Robert Zemeckis, The Walk, ainsi que sur l’adaptation du jeu vidéo Warcraft.

Le Figaro du 19/11/14.

. Le groupe Airbus (www.airbus.com) vient de remporter un contrat de 14 milliards de dollars auprès de la compagnie américaine Delta Air Lines. Il portera sur la livraison de 50 appareils long-courriers A350 et A330neo, livrable à partir du 2ème trimestre 2017.

Le Figaro du 21/11/14.

. Nouveau contrat américain pour le groupe Airbus, avec la compagnie Frontier Airlines cette fois-ci. Il porte sur l’achat ferme de neuf moyen-courriers au prix catalogue de 991 millions de dollars.

. Le groupe Thales (www.thalesgroup.com) vient de remporter un contrat auprès de Siemens pour équiper la ligne à grande vitesse Olmedo-Orense en Espagne en systèmes de sécurité et de contrôle. Le montant du dit contrat s’élève à 512 millions d’€uros.

Les Echos du 25/11/14.

. Le fabricant de presses cisailles pour la découpe Copex (www.copex.fr), vient de signer un accord de distribution avec la société américaine Exodus Machines, pour la distribution de leurs machines aux Etats-Unis sous la marque Copex.

Les Echos du 26/11/14.

. Dans le cadre du plan européen d’investissement, dont le montant atteint les 315 milliards d’€uros, la France, afin de bénéficier de ce plan, vient de mettre en exergue ses projets. Ils sagit de l’éolien en mer, du transport de gaz, de l’internet rapide, du canal Seine-nord, de l’aménagement des ports, du financement d’une gare à Nimes, et des transports.

Le Figaro du 26/11/14.

. La filiale du groupe Michelin, Michelin Lifestyle (www.michelin-lifestyle.com), vient de conclure un accord avec le groupe chinois JV International, afin de créer des bottes de moto, des chaussures de VTT, ainsi que des bottes de sécurité antidérapantes.

Le Figaro du 27/11/14.

. Contrat historique pour le groupe aéronautique ATR (www.atraircraft.com), avec la commande ferme de 100 appareils pour une valeur totale de 2,47 milliards de dollars de la part de la compagnie indonésienne Lion Group.

Le Figaro du 28/11/14.

Novembre 2014

Publié dans Revue de presse

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Isorg, une technologie française de rupture

Publié le par Jacques SAMELA.

Fondée en 2010 par Jean-Yves Gomez, Emmanuel Guérineau, et Laurent Jamet, la société française Isorg (www.isorg.fr) devient la pionnière en Europe et dans le monde de l’électronique organique imprimée.

Technologie dite de rupture, elle est basée sur les nouveaux matériaux de la chimie organique et les techniques d’impression de grande surface.

Issue du CEA/LITEN (www-liten.cea.fr), laboratoire dédié à l’électronique organique, se classant au top 5 des centres de recherche les plus avancés au monde, Isorg, pour « Image SensorORganic », développe et commercialise des capteurs photoniques et capteurs d’image de grande surface, dont la particularité est de s’adapter sur tous les types de support comme le papier, le plastique ou le textile, en raison notamment de l’utilisation de dispositifs électroniques souples et fins.

Primée à de nombreuses reprises (prix R&D de la Flex Tech Alliance aux USA), Isorg, avec cette technologie innovante, s’ouvre de belles perspectives dans de nombreux domaines d’activités comme le secteur médical, l’automobile, ou encore les objets connectés. Et, avec une levée de fonds récente de 6,4 M€ auprès d’investisseurs comme Bpifrance (voir dossier du 30 septembre 2013), Sofimac Partners ou CEA Investissement, elle pourra justement voir l’avenir avec espoir et ambition, sans pour autant attendre trop longtemps, car dès ce mois de septembre la production industrielle tant attendue a été lancée.

Ensuite, pour accompagner ce développement, une unité industrielle, dont les travaux débuteront en 2015, sera créée à Limoges sur la zone de haute technologie intitulée E.S.T.E.R. (www.ester-technopole.org), avec comme objectif, de produire en volume dès l’année suivante, soit en 2016.

Ce site regroupera bien évidemment les bureaux, des locaux d’activités, mais surtout une salle blanche d’une surface totale de près de 3 000 m2, lui permettant de produire en volume, à un rythme soutenu, et répondre rapidement à le demande croissante des industriels.

Ce développement sera également accompagné d’embauches, avec comme souhait de passer de 21 salariés aujourd’hui à plus de 40 l’année prochaine, mais aussi d’augmenter son chiffre d’affaires et atteindre les 40 M€ et plus en 2020.

Et comme cette technologie innovante est difficilement copiable, que plus d’une cinquantaine de brevets ont été déposés depuis 2011, lui assurant une exclusivité mondiale, il est fort à parier que cette entreprise deviendra dans les années à venir une championne toute catégorie dans ce monde spécialisé qu’est le secteur de l’électronique, tout en devenant également un exemple pour d’autres start-up françaises, et donc un des fers de lance d’une vague bleue que l’on sent venir.

Jacques Samela

Sources :

. Magazine PRESENCES / Octobre 2014 (www.presences-grenoble.fr)

. www.YouTube.com

Isorg, une technologie française de rupture
Isorg, une technologie française de rupture
Isorg, une technologie française de rupture

Publié dans L'entreprise du mois

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Sensor Wake, City, French Tech

Publié le par Jacques SAMELA.

. Créé par Guillaume Rolland à 15 ans, le Sensor Wake (www.sensorwake.com) est le premier réveil olfactif, libérant de douces effluves pour se réveiller.

Après avoir remporté le concours Science & Vie junior, le concours Lépine jeunes, la médaille d’or du concours Lépine européen, et le prix européen de l’innovation, il a été sélectionné cet été pour le concours international ouvert aux inventeurs âgés de 13 à 18 ans, le Google Science Fair. Et même s’il n’a pas gagné, il s’est depuis lié avec une société spécialisé en marketing olfactif, et une campagne de « crowdfunding » va être bientôt lancée. Pour plus d’information, n’hésitez-pas à aller sur le site internet (voir ci-dessus), voir vous rendre sur le salon « Osons La France » au Grand Palais, du 04 au 07 décembre, où un stand permettra de tester le produit en question. Quant à l’inventeur, il continue ses études, et on attend avec impatience d'autres inventions.

. Il s’appelle Xavier Rolet, il est français, et il est le chief executive officer ou le directeur général de la Bourse de Londres. So Frenchy.

. Ce sont donc neuf villes parmi les plus dynamiques en matière de numérique à qui on a accordé le label « French tech ». Il s’agit de Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, paris et Rennes. L’enjeu, créer un écosystème favorable au développement d’entreprises à fort potentiel de croissance, en les rendant notamment plus visibles à l’international, et concurrencer des villes comme Berlin, Londres, et pourquoi pas la Silicon Valley ?

Sensor Wake, City, French Tech
Sensor Wake, City, French Tech
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1,6 milliards

Publié le par Jacques SAMELA.

C'est ce que rapporte la présence des étudiants étrangers en France.

En effet, d'après une enquête BVA et Campus France (www.campusfrance.org), agence sous la tutelle des ministères des affaires étrangères et de l'éducation nationale, ces étudiants, soit près de 300 000 chaque année, dépensent environ 11 000 Euros par an, et restent en moyenne 20 mois. Ce sont donc près de 4,6 milliards d'Euros qui sont engrangés chaque année par l'Etat, et après soustraction des 3 milliards d'Euros investis pour les accueillir, on obtient donc cette somme de 1,6 milliards d'Euros.

Selon l'Unesco, la France est à nouveau le troisième pays d'accueil derrière les USA et la Grande-Bretagne, et même si la grande majorité des étudiants viennent des pays francophones habituels, du Maghreb ou de l'Afrique subsaharienne, 25 % viennent de l'Europe, avec également une augmentation significative des pays d'Asie, et notamment de la Chine.

Et contrairement à ce que certains ont pu penser dans le passé (circulaire Guéant), c'est l'avenir de la France qui se joue maintenant, car ses étudiants seront dans l'avenir des points d'appuis dans leurs pays d'origine pour la culture et les entreprises françaises.

Pour plus d'informations sur le positionnement de la France aujourd'hui, lire le dossier du 09/05/2014 intitulé : La France, sa place aujourd'hui.

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Décembre 2014

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 02 décembre 2014

. The French German Business Forum.

www.lesechos-events.fr

Du 02 au 03 décembre 2014

. Biofit 2014.

www.biofit-event.com

Du 02 au 05 décembre 2014

. Pollutec.

www.pollutec.com

Du 03 au 05 décembre 2014

. Salon de l'immobilier d'entreprise (SIMI).

www.salonsimi.com

Le 04 décembre 2014

. Colloque sur l'attractivité de la France et des territoires dans la compétition mondiale.

www.ens2m.fr // www.ardfc.org

Du 04 au 07 décembre 2014

. OSONS LA FRANCE, tous visionnaires.

www.osonslafrance.com

. Festival des entrepreneurs.

www.festival-entrepreneurs.com

Le 11 décembre 2014

. 20ème journée nationale d'intelligence économique d'entreprise.

www.academie-intelligence-economique.org

Publié dans Agenda

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Allemagne, autre modèle à suivre ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Au moment de la célébration de la chute du mur de Berlin, 25 ans déjà, et après l’accord entre les ministres français et allemands des finances, concernant l’élaboration d’un programme d’investissements, il me paraît aujourd’hui nécessaire de donner une vraie idée de ce que représente vraiment l’Allemagne, considérée à tort ou à raison par beaucoup comme le modèle à suivre pour réussir.

Mais avant cela, il faut quand même se rappeler qu’il y a 10 ans, l’Allemagne était considéré comme l’homme malade de l’Union Européenne. En effet, dans la plupart des Länder (Etats fédéraux), le taux de chômage atteignait les 15 % voire les 20 %, les coûts du travail, élevés, rendaient l’économie peu compétitive, et les actions engagés par le gouvernement de l’époque associé aux partenaires sociaux, débouchaient sur peu de résultats concrets. L’atmosphère était donc des plus moroses.

Donc, pour remédier à cette situation, le 14 mars 2003, le chancelier de l’époque Gerhard Schröder, annonçait au Bundestag (le parlement allemand) le lancement de l’agenda 2010, ambitieux programme de réformes, sensé contribuer à redresser l’économie allemande, la rendre prospère, compétitive, et capable d’affronter le défi de la mondialisation.

Les premières mesures concernèrent surtout le marché du travail, avec un paquet de réformes appelées « Hartz I-IV », visant à rendre ce dernier plus flexible, à accroitre l’efficacité des services de placement des chômeurs, en les incitant notamment à reprendre un emploi plus rapidement. Le slogan de l’agenda ne s’appelait pas pour rien " Fordern und Förder " (exiger et encourager).

Ensuite, ce furent d’autres mesures qui s’enchainèrent entre 2003 et 2004, améliorant les services de placement des chômeurs via le placement privé et l’intérim, soutenant de nouvelles formes d’emplois faiblement rémunérés, la création d’entreprises individuelles (« Ich-Ag »), et la transformation des bureaux d’emplois locaux (« Arbeitsämter ») en guichets uniques (Job center).

Et enfin, pour achever les fondations, l’entrée en vigueur de la loi « Hartz IV » durcit les conditions d’indemnisation du chômage, en réduisant à 12 mois la durée de perception de l’allocation chômage, 18 mois pour les plus de 57 ans, et, pour toute personne capable de travailler, l’assurance de percevoir l’ALG II Arbeitslosengeld II »), une nouvelle indemnité de longue durée. Aujourd’hui, ses bénéficiaires touchent 382 Euros par mois, avec le paiement par l’Etat du loyer et des frais de chauffage.

Soutenu dès le début par l’opposition au parlement, ce que l’on peut appeler le consensus à l’allemande, cette réforme n’eut pas par contre l’adhésion de la rue, au contraire. En effet, une vague de contestation massive provoqua une cassure au sein du parti social-démocrate (SPD), donnant naissance au parti Die Linke, mais surtout obligea le père de la loi en question, Gerhard Schröder, de convoquer en 2005 des élections législatives anticipées, qu’il perdit au profit d’Angela Merkel, actuelle chancelière.

Cependant loin d’arrêter le processus, les gouvernements suivant suivirent la route tracée par l’agenda 2010, avec dès 2006 des résultats positifs, comme une croissance à la hausse, et surtout une baisse accrue du chômage.

Et aujourd’hui, 10 ans après, où en est vraiment l’Allemagne ?

Déjà, elle n’est plus qualifiée d’homme malade de l’Union Européenne, mais plutôt d’homme fort (le pays). Elle s’est désendettée, avec aujourd’hui un déficit budgétaire proche du zéro (2013 et 2014), une compétitivité retrouvée avec notamment un excédent commercial atteignant en 2013 près de 198 000 millions d’Euros, et surtout un taux de chômage au plus bas depuis 20 ans, soit près de 6 % de sans-emplois, s’approchant même du plein emploi à 5 %.

Cependant, et cela va rassurer les sceptiques, la situation n’est peut-être pas aussi rose que cela. En effet, les inégalités sociales ont augmentées, les salaires eux, moins, et les bénéficiaires de l’allocation ALG, créée par la loi Hartz IV (voir plus haut), semblent avoir d’énormes difficultés pour se sortir de leur situation précaire. Et cette situation, surtout à gauche, continue de cristalliser le débat contre cette réforme. Par-contre, pour les autres, ils estiment qu’il faut continuer à réformer et à innover pour que l’Allemagne reste la championne tout catégorie qu’elle est devenue. Gerhard Schröder lui-même, plaidant pour un agenda 2020.

Et l’idée est peut-être la bonne, car quand on voit les derniers chiffres de l’économie allemande, on peut se dire que rien n’est gagné. En effet, avec une baisse de 4 % de la production au mois d’août, des commandes à l’industrie qui ont chuté de 5,7 %, soit le plus fort recul depuis 2009, et une progression de l’économie allemande qui ne devrait être que de 1,4 % cette année au lieu de 1,9 % initialement prévu, la situation peut devenir problématique.

Et en tant que moteur de l’Europe, un point de croissance en moins, c’est un demi-point en moins pour la zone euro, et donc l’Europe entière qui s’inquiète.

Alors, la raison est peut-être passagère, mais en tout cas, le fait d’être aussi dépendante de ses exportations, ce qui aujourd’hui, dans un contexte de retournement économique de la conjoncture internationale, en particulier dans les pays émergents comme la Russie par exemple, donne comme conséquence immédiate une baisse de commande. Mais aussi, et cela est plus étonnant, un sous-investissement intérieur chronique (17 % du PIB), notamment dans des domaines comme les infrastructures (routes, ponts, voies ferrées), l’éducation, car que ce soit à l’échelle de l’Etat fédéral, des Länder ou des villes, l’obsession première étant l’équilibre budgétaire, les empêchent justement toute action d’investissement à plus ou moins long termes.

Et, avec 12 % de la population active, soit 4,5 millions de personnes touchant moins de 8,50 €uros de l’heure, des créations d’emplois limités en Allemagne de la part des entreprises allemandes, plus portées vers l’export, la situation macroéconomique du pays peut se détériorer rapidement.

Alors, vouloir s’inspirer de l’Allemagne pourrait être judicieux pour l’avenir de notre pays, notamment pour la compétitivité des entreprises, par-contre, la copier en totalité serait une erreur, car comme pour la Suisse (voir dossier du mois de septembre 2014), l’histoire de ce pays, qui plus est économique, est quelque peu différente de la nôtre, sachant par exemple qu’en France on s’appuie depuis de nombreuses années sur un état centralisateur fort, à l’origine des grandes idées économiques, alors qu’en Allemagne, les Länder sont plus ou moins indépendants, sans oublier également cette culture germanique, très loin de la nôtre, sauf peut-être en Alsace (est-ce bien vrai ?), et donc difficilement transposable.

Cependant, et afin de clôturer ce dossier sur une note d’espoir, le Daily Telegraph, quotidien britannique de renom et donc jamais avare de « french bashing », prétend que la France sera dans les dix prochaines années la 1ère puissance économique de l’Europe continentale, s’appuyant notamment sur une natalité forte, lui permettant d’ici quelques années de passer devant l’Allemagne, qui elle perd des habitants chaque année.

Haro donc sur nos déclinistes récurrents, faites-vous donc votre avis, et réponse en 2024, voir pourquoi pas plus tôt ?.

Jacques Samela

Sources :

. www.allemagne.diplo.de

. L’Opinion du 18 septembre 2014.

. Le Figaro du 23 septembre 2014.

. Le figaro du 08 octobre 2014.

. Le Monde du 09 octobre 2014.

. Challenges du 14/10/2014.

A lire :

. Bien communiquer, travailler et négocier avec vos interlocuteurs de langue allemande de Cristina Cazorzi, Silvia Didier et Vincent Montenero. Editeur : AFNOR Editions.

Allemagne, autre modèle à suivre ?
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Publié dans Les dossiers

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Il faut aussi le dire

Publié le par Jacques SAMELA.

Que malgré le rachat de la branche énergie du groupe Alstom par l'américain General Electric, provoquant une campagne d'indignation en France plus ou moins politisée, et malgré le renoncement de Free quant au rachat du groupe américain T Mobile, les entreprises françaises rachètent plus de sociétés à l'étranger que l'inverse.

En effet, selon le cabinet Dealogic (www.dealogic.com), le nombre d'acquisitions de sociétés étrangères par des entreprises françaises a atteint près de 2 400 unités ces cinq dernières années, contre moins de 1 500 sociétés tricolores passées sous un autre pavillon.

Cela donne donc près de 180 milliards d'Euros d'acquisitions sur cette période.

Pour de plus amples informations, lire l'article du mois d'août dans le magazine Capital, s'intitulant : Des dizaines de pépites passées sous pavillon tricolore.

Il faut aussi le dire
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