complement d'information
Qarnot Computing (suite) et Stimergy
Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 990 de septembre 2016 et n° 995 de février 2017, et le Parisien du lundi 20 février 2017
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27 juin 2016, intitulé : Qarnot Computing, chauffer à moindre coût.
ETI et Entreprises familiales (suite)
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 08 janvier 2014, intitulé : Les ETI : Un gisement de croissance à protéger.
Vus et lus dans Les Echos du 25 janvier 2017, et du 22 février 2017, et l'Usine Nouvelle n° 3494 du 1er décembre 2016
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 octobre 2015, intitulé : Les entreprises familiales, pérennité et compétitivité.
L'Union Européenne (Anniversaire et suite)
. Aujourd'hui, 25 mars 2017, l'Union Européenne fête son 60ème anniversaire. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 06 au 09 mars 2017, intitulé : L'Union Européenne, ma petite histoire.
. Et après l'Europe, cela sera au tour de la France d'être le sujet principal de ma rubrique intitulé "Les dossiers". Rendez-vous en avril 2017.
Ducasse, IAA (suite)
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 08 septembre 2016, intitulé : Alain Ducasse, Pierre Gagnaire, combat de chefs ?
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 14 mars 2016, intitulé : Les IAA, de nombreux challenges à relever.
Qwant (suite)
Qwant lève des fonds et poursuit son rêve de faire la peau à Google
Par Pierre Manière | 02/02/2017, La Tribune
Spécialisée dans la recherche sur Internet, la startup française vient de lever 18,5 millions d’euros. Avec ces fonds, la société, qui mise tout sur la protection de la vie privée, espère se développer rapidement et titiller à terme son rival Google.
Pour Eric Léandri, fondateur et PDG de Qwant, les étoiles sont alignées. À l'en croire, il y a plus que jamais une opportunité pour Qwant, son moteur de recherche, d'aller titiller Google sur le Vieux Continent. D'une part, son bébé, qui mise tout sur le respect de la vie privée, vient de renflouer ses caisses pour se développer.
Ce jeudi, Eric Léandri a officialisé une levée de fonds de 18,5 millions d'euros auprès de la Caisse des Dépôts et d'Axel Springer. Une manne qui s'ajoute aux 25 millions d'euros déjà décrochés sous forme de prêt auprès de la Banque européenne d'investissement (BEI). D'autre part, il constate que la protection de la vie privée sur La Toile fait de plus en plus débat. Ce qui lui offre un boulevard pour promouvoir son moteur de recherche. Alors qu'en face, Google est de plus en plus critiqué pour siphonner et monnayer les données personnelles des utilisateurs.
D'après Eric Léandri, Donald Trump constitue ainsi une merveille d'épouvantail pour convertir les internautes à son moteur de recherche. Ironiquement, il a appelé ce jeudi à laisser le nouveau locataire de la Maison-Blanche dérouler son programme comme il l'entendait. « Laissez-le faire ! », a rigolé le PDG de Qwant. Avant d'évoquer l'adoption récente d'un décret par le successeur de Barack Obama - lequel pourrait possiblement menacer le Privacy Shield, cet accord censé protéger les données des citoyens européens aspirées par les géants américains du Web.
Concrètement, certains craignent que le gouvernement du pays de l'Oncle Sam puisse accéder à toutes les informations collectées par Facebook, Apple, Amazon, et bien sûr Google.
Zéro « cookie »
Dans ce contexte, Qwant rappelle que contrairement à son rival américain, son moteur « n'installe aucun 'cookie' sur le navigateur de l'internaute, ne cherche pas à savoir qui il est ni ce qu'il fait, et ne conserve pas d'historique des requêtes effectuées ».
Surtout, la startup voit dans le climat actuel l'opportunité de changer de dimension sur le marché européen, ultra-dominé par l'ogre de Mountain View. Aux yeux de la direction, trois pays sont prioritaires : la France, l'Allemagne et l'Italie. « À eux seuls, ces trois marchés représentent environ 200 millions de personnes », constate Eric Léandri.
Pour se muer en un challenger plus puissant, Qwant rêve de quitter le monde des startups pour devenir un cador du Net. D'où l'avalanche de chiffres mirifiques transmis ce jeudi à la presse : sans lever le voile sur son chiffre d'affaires actuel (de l'ordre « de plusieurs millions d'euros », dit vaguement Eric Léandri), Qwant vise les 500 millions d'euros d'ici à 2021. Dans le même temps, la startup compte dépenser entre 100 et 150 millions d'euros en recherche-développement, 300 millions d'euros en marketing, et embaucher pas moins de 1.000 collaborateurs.
21 millions de visiteurs
Pour assoir son sérieux et sa crédibilité, Qwant se félicite de figurer sur la liste des moteurs de recherche utilisables dans les ministères et les administrations françaises.
Il y a peu, Qwant a également été choisi par le ministère de l'Éducation nationale pour développer une version pour les enfants. Baptisé Qwant Junior, cet outil bannit les sites ou images pornographiques et violentes. Lancé en 2013, Qwant revendiquait 21 millions de visiteurs en mai dernier, contre 8 millions six mois plus tôt.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12/06/15, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.
Pour mes lectrices
Startups : pourquoi les femmes lèvent deux fois moins d’argent que les hommes
Par Sylvain Rolland | 01/03/2017 / La tribune
Fleur Pellerin, ancienne ministre reconvertie dans l'investissement avec son fonds Korelya Capital, fait partie des rares "stars" françaises de l'entrepreneuriat féminin. (Crédits : Reuters) Selon le baromètre 2017 réalisé par l’association StartHer avec KPMG, les startups dirigées par des femmes ont levé 126,6 millions d’euros en 2016 en France. C’est mieux qu’en 2015 (+84%) mais cela ne représente que 7% du montant total et 13% des levées. Comment rendre la tech plus paritaire ?
Certains clichés ont la vie dure. Notamment celui du profil du startuppeur, qui est souvent un homme, blanc, trentenaire et CSP+. Sans surprise, l'analyse des levées de fonds en France en 2016, menée par l'association StartHer (anciennement Girls in Tech) avec le cabinet d'audit KPMG dans le cadre de leur baromètre annuel publié mercredi 1er mars, tend à confirmer que la parité dans le milieu de la tech reste, en 2017, un combat de longue haleine.
Sous-représentées en général dans le milieu technologique, que ce soit dans les écoles d'ingénieurs et aux manettes d'une startup (en 2016, seules 8% des startups en France étaient créées ou dirigées par des femmes, un chiffre en baisse), les femmes sont mécaniquement moins présentes au moment de lever des fonds. Sur 100 levées réussies en 2016, seules 13 correspondent à une startup dirigée par une femme (15 en 2015). Mais si le montant des fonds levés est en augmentation par rapport à l'année précédente (126,6 millions d'euros, +86%), les femmes ne rattrapent toujours pas leur retard sur leurs homologues masculins. Car ces 126 millions ne représentent que 7% du montant total. La faute à un ticket moyen d'à peine 1,8 million d'euros, contre près du double pour les hommes (3,5 millions). D'ailleurs, si les femmes ont davantage levé en 2016 qu'en 2015, la progression est moins rapide que celle du marché global.
Le crowdfunding prisé par les startuppeuses
Cette inégalité pousse les femmes à se tourner vers d'autres canaux de financement que les traditionnels « VC ». Ainsi, deux plateformes de financement participatif (crowdfunding) se placent cette année dans le Top 5 des investisseurs les plus actifs pour soutenir l'entrepreneuriat féminin. Sowefund a réalisé 60% de ses tours de financement avec des entreprises dirigées par des femmes, et Wiseed 29%.
« En désintermédiant le processus de financement à un grand nombre, les plateformes de crowdfunding s'adressent à des profils d'investisseurs plus diversifiés que les acteurs traditionnels du financement early-stage, qui sont majoritairement dirigés par des hommes », écrit l'étude.
Autre fait intéressant : le réseau Femmes Business Angels, composé uniquement de femmes investisseuses, est l'acteur qui a le plus investi en 2016 dans les startups féminines.
« Il y a même une très large sur-représentation des startups dirigées par des femmes dans leurs choix d'investissements. Cela montre que les biais sont aussi forts pour les investisseurs hommes que pour les femmes : on a tendance à investir dans des profils qui nous ressemblent », décrypte Audrey Soussa, auteure du baromètre et investisseuse chez le fonds Ventech.
Les femmes plus terre-à-terre que les hommes face aux investisseurs
Pas de quoi se réjouir, donc. Seules trois startups dirigées par une femme ont levé plus de 10 millions d'euros : le service de livraison de repas à domicile Frichti (12 millions), le logiciel dédié à l'expérience client Splio (11 millions) et la plateforme d'e-commerce Afrimarket (10 millions). Le faible ticket moyen s'explique aussi par le fait que 47% des levées de fonds féminines concernent des startups en phase d'amorçage, où les montants récoltés sont plus faibles (626.000 euros levés en moyenne), tandis que 41% des opérations sont des premiers tours de table, 9% des deuxièmes tours, et 3% des troisièmes tours.
« La différence au niveau du ticket moyen est toujours la même : quel que soit le degré de maturité de la startup, les femmes lèvent environ moitié moins que les hommes », explique Audrey Soussan.
S'agit-il d'une discrimination, d'une réticence des investisseurs -eux aussi quasi-exclusivement des hommes- à financer des projets portés par des femmes ? Si certaines entrepreneures ont déjà témoigné du sexisme conscient ou inconscient qu'elles rencontrent au moment de demander des fonds, les témoignages de la plupart des femmes qui ont levé en 2016 indiquent qu'elles ont obtenu ce qu'elles souhaitaient.
« Les femmes ne sont pas victimes d'une volonté empêchée de lever davantage. Les comportements dans la tech sont genrés, il ne faut pas le nier. Les femmes sont simplement plus pragmatiques que les hommes, peut-être plus rigoureuses dans leur business plan, elles demandent et obtiennent en général juste ce dont elles ont besoin », affirme Audrey Soussan.
Caroline Ramade, la directrice générale de l'incubateur Paris Pionnières (voir son interview ici), va un peu plus loin. Elle estime que la différence entre les hommes et les femmes sur le montant moyen du ticket s'explique par les codes de l'entrepreneuriat :
« La tech est un milieu très masculin qui promeut des valeurs et des codes associés à la masculinité, comme la culture du risque, le pitch agressif, le discours devenu un cliché qui consiste à dire qu'on va conquérir le monde, ou encore le fait de demander plus que ce que l'on souhaite vraiment. Les femmes sont moins imprégnées de cet état d'esprit »
Les femmes sur-représentées dans le e-commerce... et, surprise, dans les biotech
L'analyse des levées de fonds dans les différents secteurs d'activité n'échappe pas aux idées reçues. Ainsi, les startuppeuses sont sur-représentées dans le e-commerce, qui concentre 59% des levées féminines de 2016. Logique : il y a moins de barrières technologiques à l'entrée dans le e-commerce, c'est donc un secteur que privilégient les femmes entrepreneures, qui sont sous-représentées dans les écoles d'ingénieurs mais dominantes dans les écoles de commerce. A l'inverse, aucune startup qui a levé des fonds en 2016 dans le secteur des matériaux, des matières premières et de l'énergie n'était dirigée par une femme.
[Un graphique de notre partenaire Statista]
Mais il y a aussi quelques surprises. Les femmes sont ainsi sur-représentées dans deux secteurs très masculins : les biotech et l'électronique/informatique (respectivement 13% et 17% des levées sont féminines, contre 7% dans l'ensemble). « On assiste à un renouvellement générationnel. Maintenant que l'écosystème est plus mature, on voit davantage de femmes créer leur société ou diriger des startups dans le hardware, dans tous les pays », confirme Barbara Belvisi, la cofondatrice du Hardware Club. Même logique dans les biotech. « Il y a énormément de femmes chercheures et médecins de très haut niveau », ajoute Audrey Soussan.
De plus en plus de réseaux féminins et de « role models »
Comment rendre le milieu de la tech plus paritaire ? Sur le terrain, de nombreux acteurs (et actrices) travaillent d'arrache-pied pour inciter les femmes à entreprendre et à investir. L'incubateur Paris Pionnières, créé en 2006, a déjà aidé plus de 200 startups créées ou dirigées par des femmes à se lancer, et a mis au point plusieurs programmes pour casser les freins à l'innovation féminine. Des réseaux, comme StartHer du côté des startus ou Femmes Business Angels du côté des investisseurs, promeuvent l'entrepreneuriat féminin, tout comme de nombreux événements, à commencer par la Journée de la femme digitale du 9 mars, ou encore Les EntrepreneurEs de la Niaque, un événement organisé par La Tribune en décembre dernier.
Toutes ces initiatives ont le même but : pousser les femmes à s'impliquer, valoriser celles qui ont réussi, et créer des « role models » pour la nouvelle génération. Pour l'heure, seule une dizaine de femmes détiennent des postes de dirigeants dans les fonds d'investissements français, dont Marie Ekeland, cofondatrice de France Digitale et du fonds Daphni, lancé en 2016 (voir son interview ici). Marie Ekeland fait partie des rares "role models" de la high tech française, avec Fleur Pellerin, qui a quitté la politique pour monter son propre fonds, Korelya Capital, ou encore Axelle Lemaire, qui vient de démissionner de son poste de secrétaire d'Etat au Numérique et à l'Innovation. Un travail de longue haleine.
Netatmo, Phenix, Ubisoft (suite)
Netatmo lance un programme de partenariat IoT destiné à l’habitat résidentiel
| 05/01/2017 | VIPress.net
Netatmo, spécialiste français des objets connectés pour la maison, lance son programme « with Netatmo », afin de développer en partenariat avec des industriels du bâtiment, tels que Legrand et Velux, de nouvelles solutions connectées intégrées à l’infrastructure de l’habitat individuel, dans le neuf ou la rénovation. A travers ces collaborations, Netatmo apporte ses compétences dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’intégration du logiciel au produit, de l’électronique et de l’expérience utilisateur. D’autres partenariats sont à venir en 2017.
Les équipes d’ingénieurs de chaque société travaillent ensemble pour définir les meilleures fonctionnalités et adresser les principaux scénarios d’usage tels que l’intégration de la commande vocale pour contrôler ses objets connectés ou encore la régulation autonome de la maison par le développement d’algorithmes d’intelligence artificielle.
« Notre expérience dans le développement de produits grand public pour la maison et la maîtrise des technologies telles que l’intelligence artificielle nous permettent de collaborer avec des partenaires industriels renommés comme Legrand et Velux », souligne Fred Potter, fondateur et président de Netatmo. « L’objectif de ces partenariats est d’élargir notre offre en proposant des produits qui s’intègrent à l’infrastructure de la maison comme par exemple les ouvrants ou les équipements électriques. Après les objets grand public, ce second axe de développement complémentaire nous permet de nous adresser au marché des professionnels », ajoute-t-il.
Céliane with Netatmo (gamme d’interrupteurs et de prises de courant connectés) et Velux Active with Netatmo (commandes intelligentes de fenêtres de toit, volets et stores) sont les deux premières co-conceptions issues du programme « with Netatmo ».
En 2015, le marché de la maison connectée a généré 46,97 milliards de dollars de chiffre d’affaires à travers le monde et devrait atteindre 121 milliards de dollars en 2022. Le taux de pénétration mondial dans les foyers devrait, quant à lui, s’élever à 12,4% en 2022. Les objets connectés pour la maison qui permettent de sécuriser le logement, de réaliser des économies d’énergie et d’augmenter le confort chez soi sont les plus demandés par les consommateurs.
En novembre 2015, Netatmo a levé 30 millions d’euros à l’occasion de son second tour de table auquel Legrand a participé. La société avait déjà levé 45 millions d’euros en 2013.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 18/01/16, intitulé : Netatmo, dans l'univers de la maison intelligente.
Vus et lus dans Télérama Sortit n° 3 496 du 11 janvier 2017, Le Parisien Eco du 23 janvier 2017, et le Parisien Magazine du 16 décembre 2016
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 11/01/17, intitulé : Phénix et la seconde vie des produits.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19/12/15, intitulé : UBISOFT : Union des Bretons Indépendants (UBI), Soft (software).
Allemagne, Italie (suite)
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 novembre 2014, intitulé : Allemagne, un autre modèle à suivre ?
Pas une semaine ne se passe sans que la presse italienne ne se fasse l'écho d'un projet français visant l'une de ses entreprises: l'Hexagone est devenu un spectre, contre lequel certains commencent à brandir l'étendard de l'"italianité".
"Il y a un projet pour amener UniCredit en France (...), prendre le contrôle de Generali et un morceau important de Mediobanca", la principale banque d'affaires italienne, affirmait le 11 janvier le président de la commission budgétaire de la Chambre des députés, Francesco Boccia.
"Nous sommes en train de perdre des morceaux importants du système financier et économique italien", ajoutait-il, en proposant une enquête sur l'avenir du capitalisme dans la péninsule.
Régulièrement, la presse italienne égrène la liste des entreprises passées sous giron français, du luxe à la banque, en passant par l'agroalimentaire: Gucci, Loro Piana, Pioneer Investments, Parmalat... Pour beaucoup des entreprises considérées comme des fleurons du Made in Italy.
La fusion du fabricant de lunettes Luxottica avec le français Essilor a de nouveau plongé le pays dans le doute --le siège du futur géant étant situé en banlieue parisienne.
A tel point que son patron, Leonardo Del Vecchio, a dû se fendre lundi d'une note pour rassurer ses troupes: sa holding sera "à long terme l'actionnaire principal du nouveau groupe et si lui-même venait à se retirer avant trois ans, des clauses contractuelles prévoient que son poste de PDG "revienne à un homme de Luxottica".
La montée éclair en décembre du français Vivendi au capital du groupe de médias Mediaset, dont il détient désormais près de 30%, semble avoir créé un traumatisme.
Même le gouvernement de centre-gauche est monté au créneau pour critiquer la façon "non appropriée" dont s'était déroulée la manœuvre, apportant un soutien inattendu à Silvio Berlusconi (droite).
"Les Français sont plus forts dans la défense et dans l'attaque. Ils sont plus organisés", déplorait mardi le président de Mediaset, Fedele Confalonieri, en "remerciant le Parlement, le gouvernement, les journalistes et l'opinion publique qui nous ont défendus".
A la suite de l'"escalade hostile" de Vivendi, qui s'était déjà emparé en 2015 de près du quart de Telecom Italia, le gouvernement a indiqué réfléchir à augmenter les obligations de transparence pour les acquéreurs.
"Rôle stratégique"
Silvio Berlusconi a lui appelé à la mobilisation des "comités pour la défense de l'italianité de Mediaset", expression qui a interrogé jusque dans la presse. Il s'agit en fait des actionnaires historiques sur lesquels les Berlusconi espèrent pouvoir compter.
Une "italianité" que, selon la presse italienne, la banque Intesa Sanpaolo serait elle aussi prête à défendre, en prenant le contrôle de Generali, alors qu'on dit l'assureur convoité par le français Axa.
Intesa a confirmé mardi soir étudié d'éventuelles synergies avec Generali, et la presse croit de plus en plus à l'hypothèse d'une offre publique d'échange lancée par la banque sur l'assureur.
"Generali a dans son porte-feuille quelque 70 milliards d'euros de titres de l'Etat italien" et a donc "un rôle stratégique pour tout le pays", ce qui pourrait être une des raisons expliquant l'intérêt d'Intesa, déclare à l'AFP Marco Giorgino, professeur à l'école Polytechnique de Milan.
Il souligne néanmoins "penser et espérer que la défense de l'italianité n'est la seule cause: aujourd'hui en Europe, on s'oriente vers une consolidation du système financier, avec la constitution de grands acteurs, qui font de la banque, de l'assurance..." et l'opération peut avoir un vrai "sens stratégique" pour Intesa.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier 09 novembre 2016, intitulé : L'Italie, un partenaire incontournable.





















































