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Le 14 juillet 2024 (déroulé, rappel et fiction ou réalité ?)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 14 juillet 2024 (déroulé, rappel et fiction ou réalité ?)
Le 14 juillet 2024 (déroulé, rappel et fiction ou réalité ?)
Le 14 juillet en Avignon de André Lhote (1885-1962) / Musée des Beaux-Arts de Pau (64)

Le 14 juillet en Avignon de André Lhote (1885-1962) / Musée des Beaux-Arts de Pau (64)

 

Le célèbre défilé militaire qui commémore l'histoire du 14 juillet n'aura lieu pas lieu cette année sur les Champs-Elysées en raison des Jeux Olympiques de Paris. On vous dit tout sur le déroulé de la cérémonie.

https://www.linternaute.com/sortir/guide-des-loisirs/1030307-14-juillet-2024-le-traditionnel-defile-change-son-programme-en-raison-des-jo/

 

C'est un incontournable du 14 juillet. Le grand défilé militaire qui se tient habituellement sur la plus belle avenue du monde à Paris et qui entame traditionnellement les festivités de ce jour de fête nationale n'aura pas lieu cette année sur les Champs-Elysées, mais sur l'avenue Foch en raison des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. "La cérémonie débutera sur la place Charles-de-Gaulle, avant d'emprunter l'avenue Foch pour un défilé plus court d'un tiers", explique le général Christophe Abad, gouverneur militaire de Paris. "La séparation des unités devant la tribune présidentielle s'opérera dans un espace beaucoup moins large que celui offert place de la Concorde (...) De fait, le millésime 2024 devrait se caractériser par une proximité, une intimité inédite avec le public, ce qui va lui conférer une dimension particulière".

Si le nombre de défilants à pied est réduit à 4 000 et le défilé motorisé annulé, les défilés avions et hélicoptères auront bel et bien lieu comme d'habitude. Pour cette édition, une double thématique est annoncée : "l'olympisme et les armées" d'une part et les 80 ans de la Libération de la France d'autre part. Découvrez ci-dessous le déroulé du défilé militaire heure par heure.

Quel est le déroulé de la cérémonie du 14 juillet ?

  • 10 heures : arrivée du Président de la République Emmanuel Marcon sur l'avenue de Friedland.
  • 10h10 : honneurs rendus au Président de la République en bas de l'avenue Foch.
  • 10h16 : animation initiale sur le thème des 80 ans des Débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire.
  • 10h32 : défilé des hélicoptères et des avions.
  • 10h36 : défilé des troupes à l'honneur, suivi du défilé des troupes à pied.
  • 11h17 : défilé des avions.
  • 11h23 : défilé à cheval.
  • 11h25 : animation finale sur le thème "Les armées et l'olympisme".
  • 11h41 : départ du Président de la République Emmanuel Marcon.

Quelle est l'histoire de la cérémonie du 14 juillet ?

Après le 14 juillet 1880, le défilé militaire devient une institution. Le 14 juillet 1919, les maréchaux Foch, Joffre et Pétain défilent à cheval sur les Champs-Elysées - passant même sous l'Arc de Triomphe - pour célébrer la victoire dans la Première guerre mondiale acquise quelques mois plus tôt. C'est à ce moment que le traditionnel défilé du 14 juillet prend ses quartiers sur l'avenue la plus célèbre de Paris. Après une éclipse pendant la Seconde guerre mondiale, le défilé du 14 juillet prend son aspect actuel avec la multiplication des chars et des avions. Certains présidents de la République apportent cependant des innovations de courte durée.

Pendant son mandat, Valéry Giscard d'Estaing déplace le défilé dans d'autres artères de Paris, comme le Cours de Vincennes, l'Ecole militaire ou encore entre Bastille et République à Bastille. En 1982, François Mitterrand repoussait le défilé à la nuit tombée. Le cérémonial est parfaitement huilé. Les répétitions du défilé ont lieu en général le 12 juillet aux aurores, soit deux jours avant la date clé. Il s'ouvre avec le passage des avions et hélicoptères. En tout, ce sont environ 4 000 soldats qui défilent sur les Champs-Elysées à un rythme de 120 pas par minute. Les élèves d'écoles prestigieuses comme Saint-Cyr se présentent en grand uniforme. La marche est traditionnellement clôturée par les unités de la Légion étrangère, célèbres pour leur barbe volumineuse et leur pas plus lent.

Quand le 14 juillet est-il devenu la fête nationale de la France ?

Pendant près d'un siècle, la commémoration du 14 juillet est abandonnée. Elle réapparaît en 1880, sous la IIIe République. Le régime, pour se consolider, cherche à construire un nouvel imaginaire national, autour de symboles républicains. C'est ainsi que la Marseillaise devient hymne officiel et le 14 juillet fête nationale. Mais la proposition, qui émane du député de la Seine Benjamin Raspail, n'est pas accueillie unanimement par l'Assemblée. Certains députés mettent en cause la violence du 14 juillet 1789. Et c'est finalement autour du 14 juillet 1790 que se fait le consensus !

Cette année là, on inaugure également le monument surmonté de la statue de la place de la République, et partout sont donnés concerts et feux d'artifices. "La colonne de Juillet" qui surplombe la place de la Bastille, elle, ne se réfère pas au 14 juillet 1789. Elle porte le nom des victimes des journées révolutionnaire de juillet 1830, les "Trois glorieuses".

Que s'est-il passé le 14 juillet 1789 ?

Le 14 juillet 1789 est dans tous les esprits quand on évoque la Fête nationale. Cet été là, une grande agitation règne à Paris. Face au mécontentement populaire, le roi a réuni les Etats généraux, une assemblée des représentants de la noblesse, du clergé et du tiers-état. Ces derniers demandent une réforme profonde des institutions et, le 9 juillet, se proclament Assemblée nationale constituante. L'initiative inquiète le roi qui fait venir en secret des régiments suisses et allemands à proximité de Versailles. La rumeur court bientôt que les troupes royales se préparent à entrer dans Paris pour arrêter les députés. Le 12 juillet, un orateur harangue la foule qu'il appelle à réagir : c'est Camille Desmoulins, monté sur un tonneau, qui annonce une "Saint Barthélemy des patriotes".

Au matin du 14 juillet, des Parisiens en colère vont chercher des armes aux Invalides, puis se dirigent vers la vieille forteresse royale de la Bastille, en quête de poudre. Après une journée de fusillade sanglante, et grâce au ralliement de gardes nationaux, les Parisiens s'en emparent et entament sa démolition. Au final, ils ne libèrent que quelques prisonniers et malfrats sans envergure. Mais cette vieille prison médiévale incarne l'arbitraire de l'Ancien régime. En l'abattant, les Parisiens font tomber un rempart de l'absolutisme. Et cette journée, qui marque le début de la Révolution, restera dans les mémoires comme un jour de liberté.

Mais surprise : notre fête nationale ne commémore pas directement le 14 juillet 1789, même si cette première journée révolutionnaire a une portée symbolique. Le 14 juillet fait officiellement référence à un autre événement, moins connu, bien qu'appris par tous les élèves français dès leur plus jeune âge : la fête de la Fédération, organisée un an plus tard, le 14 juillet 1790...

Que s'est-il passé le 14 juillet 1790 ?

Après l'été 1789, partout dans les provinces françaises, se sont créées des "fédérations" régionales de gardes nationaux. Une réaction à l'affaiblissement du pouvoir central. Afin de contrôler ce mouvement spontané, la Commune de Paris, sous l'impulsion de Lafayette, décide de fonder une grande Fédération nationale regroupant des représentants des fédérations locales et de les réunir à Paris le 14 juillet. La cérémonie est censée célébrer la prise de la Bastille, un an après cette date symbolique, mais aussi apporter un semblant d'ordre et d'unité dans un pays en crise.

Le jour dit, 14 000 soldats fédérés arrivent donc à Paris et défilent sous la bannière de leur département, de la Bastille jusqu'au Champ-de-Mars. Sur une esplanade aménagée pour l'occasion, une grande messe est célébrée, à la suite de quoi le roi Louis XVI jure de maintenir "la Constitution décidée par l'Assemblée nationale". Les 400 000 Parisiens présents ce jour-là acclament leur souverain : la monarchie n'est donc pas remise en cause. L'aspiration à l'union nationale triomphe et la cérémonie se transforme en grande fête populaire. Mais la réconciliation nationale sera de courte durée. Deux ans plus tard, le roi est arrêté et condamné à mort.

Comment le 14 juillet est-il devenu un jour férié ?

Un décret du 6 juillet 1880 instaure un défilé militaire que l'on connaît encore aujourd'hui. Cet événement doit alors effacer le souvenir de la défaite militaire subie pendant la guerre de 1870, la perte de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine au profit de l'Empire allemand, et fortifier la République qui n'a pas encore dix ans. La première édition du défilé militaire a lieu à l'hippodrome de Longchamp, où il restera jusqu'en 1914. Le défilé du 14 juillet va ensuite perdurer et devenir un incontournable de la fête nationale.

Mais la loi de 1880 installe aussi le 14 juillet comme jour férié. L'idée est alors de donner une journée non travaillée aux Français pour participer aux commémorations, mais aussi écouter leur président. Dès le 14 juillet 1880, à 12h30, les canons du Mont-Valérien tonnent au-dessus de la Seine avant de se taire pour un discours du président de la République, Jules Grévy. Le Petit journal s'extasie devant un "magnifique spectacle [...] que le soleil de juillet illuminait de ses plus radieuses clartés", évoquant "un vivant symbole d'union entre ces deux forces trop longtemps séparées, l'armée et la nation". Le journal populaire continue : "À l'émotion profonde, indicible, qui a tenu pendant vingt minutes, cent milles poitrines haletantes, on peut affirmer que pour cette foule qui se pressait autour des régiments massés, la remise des drapeaux revêtait sa signification vraie : la reconstitution de la France, la reconstitution de son armée nationale, s'affirmant enfin à la face du pays".

En quoi consiste la fête du 14 juillet ?

Au fil des années, le 14 juillet a connu bien des péripéties, mais aussi des évolutions qui l'ont transformé en fête générale voire globale, associant tous les Français dans des célébrations plus festives et populaires. En 1886, une femme, cantinière du 131e régiment d'infanterie, défile pour la première fois. En 1915, le défilé militaire se déplace du Champs-de-Mars aux Champs-Elysées et en 1919, le "défilé de la victoire" réunit sur place l'ensemble des forces des pays alliés.

En 1936, les syndicats se joignent, à leur façon, à la fête. Après le défilé militaire, un million de personne défilent à l'appel des organisations syndicales. De 1939 à 1945, dans le Paris occupé, la journée n'est pas célébrée. Le 14 juillet 1940, à Londres, le général de Gaulle réitère ses appels à la résistance. Mais en juillet 1945, on célèbre la Libération partout en France. Tous les ans depuis, le 14 juillet est l'occasion de tirer des feux d'artifices et d'organiser des bals populaires... Dans toute la France, des événements sont organisés le 14 juillet ou bien la veille au soir.

L'origine des bals du 14 juillet, et notamment du célèbre bal des pompiers, est d'ailleurs incertaine. Pour beaucoup, cette tradition remonte au début du XXe siècle, et serait née de la frustration des pompiers de ne pas pouvoir participer à cette grande fête. Les uns étaient en effet chargés de défiler avec les militaires quand les autres devaient rester en alerte pour prévenir les incidents et les incendies, courants, on le sait, quand des feux d'artifice sont tirés. Lors d'un 14 juillet indéterminé, des pompiers auraient invité des passantes à danser à l'entrée de leur caserne. Chaque année, ce rendez-vous s'est développé et installé jusqu'à ce que les amicales des pompiers organisent leur propre bal, le 13 ou le 14 juillet. Pour d'autres, c'est la date du 14 juillet 1937, qui signe le début des bals des pompiers. À Paris, à Montmartre, un sergent du nom de Cournet aurait décidé un jour lui aussi d'ouvrir les portes de sa caserne, donnant naissance à une grande fête, rapporte Libération qui a enquêté sur cette tradition en 2014. Cette version de l'histoire est notamment reprise sur le site Internet des pompiers de Paris. 

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/ma-petite-histoire-du-14-juillet.html

 

Vu et lu dans Télérama du 10/07/24
Vu et lu dans Télérama du 10/07/24

Vu et lu dans Télérama du 10/07/24

 

De la réalité à la fiction, ou l'inverse ?

https://www.telerama.fr/series-tv/le-defile-historique-d-un-village-francais,103929.php

 

Un défilé de maquisards en uniformes : c'est à la fois une scène d'“Un village français” et la réalité. Explications de cet épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, avec Jean-Pierre Azéma, conseiller historique de la série.

Jour de fête à Villeneuve. Le 11 novembre 1943, les jeunes maquisards parviennent à défiler dans les rues de la ville pour célébrer les victoires d'« hier » et de « demain » contre l'armée allemande, au nez et à la barbe de l'occupant. Les scénaristes d'Un village français auraient-ils l'imagination trop fertile ? Pas vraiment…
Cette scène marquante du 10e épisode (diffusé mardi 29 octobre sur France 3) est directement inspirée d'un fait authentique : le défilé d'environ 200 maquisards en uniforme à Oyonnax (Ain), le 11 novembre 1943, sous les vivats de la population. Jean-Pierre Azéma, spécialiste de la période et conseiller historique de la série, raconte pour telerama.fr ce « coup médiatique » de la Résistance.

« A l'automne 1943, la Résistance a plutôt le vent en poupe. Elle s'est renforcée grâce aux réfractaires au Service du Travail obligatoire (STO) qui, plutôt que de partir en Allemagne, préfèrent entrer dans la clandestinité. Une partie d'entre eux se cache chez des amis ou des parents. D'autres, qui craignent les représailles envers leurs proches, vont se réfugier dans des régions forestières et/ou montagnardes. Certains vont se contenter d'attendre la fin de la guerre et se débrouiller tout seuls, d'autres vont être recrutés par l'Armée secrète pour devenir des résistants à part entière. Ces derniers vont ainsi constituer une petite armée… à ceci près qu'ils n'ont pas d'armes !

Il faut rappeler que les Anglais se méfient des résistants de l'intérieur qu'ils considèrent au mieux comme des éléments incontrôlables, au pire comme des branquignols. Ils refusent donc de leur envoyer des fusils, au profit des pays qui ont organisé la résistance armée : la Yougoslavie recevra ainsi plus de la moitié des armes parachutées par les Anglo-Saxons, devant d'autres pays balkaniques et la Grèce – la France est très loin derrière…

Il y a heureusement eu des exceptions. Dès juin 1940, Churchill avait mis en place la Special Operations Executive (SOE), conçue comme une machine de guerre secrète contre les Allemands. Des officiers anglais prennent ainsi contact avec les premiers résistants pour les aider à s'organiser. Ils se moquent de la couleur politique, seule compte l'efficacité. Deux cadres du SOE, l'Anglais Heslop et le Français Rosenthal, vont ainsi estimer que les maquis de l'Ain sont fiables, biens situés, et qu'ils peuvent gêner les Allemands. Au départ, les résistants de l'Ain n'avaient qu'une seule mitraillette Sten qu'ils se passaient de maquis en maquis pour s'entraîner ! Grâce au SOE, ils recevront d'autres armes, quoiqu'en moindre quantité que les maquisards du Vercors et des Glières. »

« La Résistance est tout sauf démocratique : l'organisation des maquis est militaire, et l'autorité du chef, primordiale. Dans l'Ain, Henri Petit, alias Romans, va se distinguer. C'est un ancien saint-cyrien, qui a combattu en 14 dans l'aviation, avant de faire du droit et de fonder une agence de publicité dans les années 1920. Après la défaite de juin 1940, il s'engage dans Espoir, un petit mouvement de résistance à Saint-Etienne.

Il a l'idée de créer des « Ecoles Maquis » pour distinguer et former des chefs, en réaction à l'Ecole des cadres d'Uriage fondée par le gouvernement de Vichy. Il met en place des maquis totalement autonomes de 60 personnes maximum, sous la direction d'un chef tout-puissant (qui est souvent le seul à connaître les chemins de fuite en cas d'attaque ennemie). Il impose une tactique qui va très bien marcher jusqu'au printemps 1944 : la guerilla – des accrochages brefs, des opérations de sabotages, des exécutions de collabos… Les maquisards de Romans-Petit ne cherchent jamais à prolonger l'affrontement : une fois le coup effectué, ils se sauvent vite pour revenir au maquis. Les Allemands rageaient car ils n'arrivaient jamais à les attraper… »

« Les Allemands et le gouvernement de Vichy avaient interdit les célébrations du 11 novembre. A l'automne 1943, Romans-Petit décide de passer outre, faisant passer le message que ce sera « le dernier 11 novembre de l'Occupation ». Il fait passer le message que des défilés seront organisés dans les principales villes de l'Ain, notamment à Bellegarde et Ambérieu. Mais c'est un leurre : un seul défilé est prévu, à Oyonnax, une ville de 12 000 habitants où il n'y a pas de soldats allemands et où les maquisards ont des complices hauts placés (le commissaire de police et le capitaine de gendarmerie soutiennent discrètement la Résistance).

Quelques jours avant, Romans-Petit et ses hommes vont braver le couvre-feu pour « répéter » discrètement et calculer, à la minute près, le déroulement du défilé. Le jour même, ils sont 200 hommes, venus de quatre maquis différents, à rejoindre Oyonnax en camions. Ils sont habillés comme des soldats, avec des uniformes volés deux mois plus tôt dans un camp de chantier de la jeunesse. Ils portent les armes que leur ont parachutées les Anglais, plus quelques-unes dérobées aux Allemands. 

C'est un vrai défilé militaire : les officiers marchent au pas avec leurs décorations, le porte-drapeau a des gants blancs (prêtés par des mariés !). Devant le monument aux morts, les maquisards déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine avec l'inscription « Les vainqueurs de demain à ceux d'hier ». Ils lancent la sonnerie aux morts et chantent La Marseillaise au garde-à-vous. La population applaudit, il y a des scènes d'effusion. Mais au bout de 2 heures, tout le monde repart pour ne pas être intercepté par les Allemands… »

« Le défilé d'Oyonnax a bénéficié de ce que l'on appellerait aujourd'hui une « couverture médiatique », grâce à la présence sur place d'un photographe, André Jacquelain, qui travaillait pour le petit journal résistant Bir-Hakeim. A partir de décembre, ses photos vont être publiées dans différentes publications de la Résistance, mais aussi en Angleterre et jusqu'aux Etats-Unis. Un habitant d'Oyonnax a même filmé deux ou trois minutes du défilé avec sa caméra, mais ses images ne vont être découvertes que bien après la guerre. »

« Avec l'organisation de ce défilé, Romans-Petit voulait démontrer que le maquis, ce n'était ni l'anarchie, ni les « bandes » que dénonçait la propagande des Allemands et de Vichy. Mais, au contraire, des soldats bien entraînés, disciplinés et fiables, qui marchent au pas derrière leurs chefs. C'est une nouvelle étape très positive pour la Résistance, après la réunion de l'assemblée consultative à Alger (où De Gaulle devient le vrai patron politique au détriment de Giraud) et la libération de la Corse, en septembre 1943.

Le problème, c'est que les Allemands ont très bien compris la portée symbolique de ce défilé. Tant que les maquisards se limitaient à distribuer des tracts, ils ne bougeaient pas. Là, ils vont réagir, et violemment. Dès décembre, les GMR (groupes mobiles de réserve, des unités paramilitaires créées par Vichy) vont mener une « descente » autour d'Oyonnax. Et en février 1944, le SD (le service de renseignements des SS) et la 157e division d'infanterie allemande vont attaquer à deux reprises les maquis de l'Ain, qui vont connaître de lourdes pertes.

Puis, en mars-avril, ce seront les « Pâques rouges » dans le Haut-Jura et le Bugey : des représailles terribles contre les populations civiles. De nombreux habitants sont déportés parce qu'ils n'ont pas dénoncé les maquisards. A Oyonnax même, le commissaire de police est exécuté, le capitaine de gendarmerie déporté (il mourra dans les camps). Et le chef de la résistance de l'Ain, le Docteur Mercier, est abattu après avoir été affreusement torturé.

Romans-Petit, lui, en réchappera. Il terminera le conflit avec le rang de colonel, et sera nommé compagnon de la Libération. Il reprendra par la suite son activité de publicitaire et publiera plusieurs livres sur la guerre, dont Les maquis de l'Ain en 1974. »
 

 Un village français, saison 5, épisodes 9 et 10, mardi 29 octobre à 20h45, sur France 3.

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Ariane 6, 1er succès

Publié le par Jacques SAMELA.

Ariane 6, 1er succès
Ariane 6, 1er succès

Succès pour l’Europe avec le lancement d’Ariane 6

https://www.ecinews.fr/fr/succes-pour-leurope-avec-le-lancement-dariane-6/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-11-07-2024

Le 10 juillet 2024

 

L’Agence spatiale européenne a lancé son lanceur lourd Ariane 6, longtemps retardé, marquant ainsi un retour important en orbite.

Le premier vol d’Ariane 6, qui a décollé de la Guyane française, a été couronné de succès : 17 satellites, CubeSats et projets ont été placés sur plusieurs orbites.

Le lanceur lourd peut transporter jusqu’à 100 tonnes en orbite terrestre basse et utilise une série de nouvelles technologies, dont l’impression 3D, pour réduire le coût du système à usage unique. Alors qu’Ariane 6 est un lanceur à usage unique, ArianeSpace développe un démonstrateur réutilisable appelé Prometheus qui utilise des moteurs imprimés en 3D à très bas coût.

L’étage central d’Ariane 6 utilise des propulseurs d’appoint à poudre (P120C) pour les 10 premières minutes de vol jusqu’à 200 km, délivrant 135 tonnes de poussée dans le vide. L’étage central est propulsé par le Vulcain 2.1 à carburant liquide – un moteur amélioré dérivé du Vulcain 2 d’Ariane 5 – et par deux ou quatre propulseurs d’appoint à poudre P120C, qui fournissent une poussée supplémentaire au décollage.

L’étage supérieur est propulsé par le moteur réversible Vinci, alimenté par de l’oxygène et de l’hydrogène liquides cryogéniques. Cela permet à Ariane 6 d’atteindre une série d’orbites en une seule mission et de livrer davantage de charges utiles. L’étage supérieur brûle généralement une, deux ou plusieurs fois pour atteindre les orbites visées. Après la séparation de la charge utile, l’étage supérieur effectuera une manœuvre de désorbitation afin de réduire les débris spatiaux.

La phase clé est celle où la nouvelle fonctionnalité d’Ariane 6 est mise à l’épreuve : le rallumage de l’étage supérieur. Au cours de la phase 2, le moteur Vinci sera rallumé pour la première fois, ce qui fera passer l’orbite d’Ariane 6 d’une orbite elliptique à une orbite circulaire à 580 km de la surface de la Terre.

Rallumer un moteur en apesanteur ne semble pas si difficile, mais comme les carburants flottent librement à l’intérieur des réservoirs, ce n’est pas simple. L’unité auxiliaire de propulsion (APU) fournit une poussée faible mais régulière pour que le carburant contenu dans les réservoirs de Vinci se stabilise et puisse à nouveau s’enflammer.

Le premier rallumage a été suivi par le déploiement des trois premiers satellites d’Ariane 6, OOV-Cube, Curium One et Robusta-3A, et par l’activation de deux de ses expériences embarquées, YPSat et Peregrinus.

Ensuite, le deuxième lot de satellites sera déployé : 3Cat-4, ISTSat et GRBBeta, et les deux dernières expériences ont été mises en marche, SIDLOC et Parisat. Un troisième commandement de séparation a alors déployé le CURIE et le réplicateur. Ensuite, l’étage supérieur a été rallumé et a déployé ses huit missions satellites et activé toutes les expériences à bord.

La phase finale du vol inaugural d’Ariane 6 a nécessité un rallumage après sa plus longue période d’inactivité dans l’espace, afin de lancer sa désorbitation contrôlée dans l’atmosphère terrestre au-dessus du « point NEMO » dans le Pacifique Sud.

Quelques instants plus tard, les deux capsules de rentrée à bord se sont séparées de l’étage supérieur pour amorcer leur descente vers la Terre. Une dernière commande permet de désactiver l’étage supérieur, en supprimant toute énergie à bord pour éviter d’éventuelles explosions, avant qu’il ne brûle dans l’atmosphère pour éviter les débris spatiaux.

Ariane 6 est le lanceur lourd pour l’Europe, remplaçant Ariane 5 et travaillant aux côtés du lanceur Vega développé par le maître d’œuvre Avio. Vega-C, une version plus puissante de Vega avec un carénage plus grand, a fait ses débuts en 2022 et une décision prise la semaine dernière permet à Avio de devenir l’opérateur et le fournisseur de services de lancement à la place d’ArianeSpace.

Le Conseil de l’ESA a également autorisé l’utilisation du champ de tir du Port spatial de l’Europe en Guyane française par quatre micro et mini-lanceurs des fournisseurs de services de lancement européens Isar Aerospace, MaiaSpace, PLD Space et Rocket Factory Augsburg (RFA).

Ces décisions ouvrent la voie à des services de lancement européens plus diversifiés dans un environnement de plus en plus concurrentiel.

www.ariane.com

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/arianespace-%C3%A0-la-crois%C3%A9e-des-chemins.html

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Waga Energy (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Waga Energy (suite)
Waga Energy (suite)

Le groupe isérois Waga Energy obtient un prêt vert syndiqué de 100 M€

 

https://www.ledauphine.com/economie/2024/07/09/le-groupe-iserois-waga-energy-obtient-un-pret-vert-syndique-de-100-m?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_direct_entreprises

Le 09/07/24

Spécialisé dans la production de biométhane, le groupe Waga Energy (Eybens, Isère) vient de signer son premier crédit syndiqué vert de 100 M€. De quoi lui permettre d’accélérer son développement à l’international et de renforcer sa structure financière.

Waga Energy déploie une technologie d’épuration unique au monde, combinant filtration membranaire et distillation cryogénique, pour valoriser le biogaz des sites de stockage des déchets sous forme de biométhane.  

En pleine croissance, notamment à l’international, le groupe Waga Energy, dont le siège est à Eybens, vient d’annoncer ce lundi 8 juillet avoir signé un prêt vert syndiqué d’une valeur de 100 millions d’euros. Ce financement a été souscrit auprès d’un consortium de cinq groupes bancaires : Groupe BPCE (Natixis, Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes, Caisse d’Épargne Rhône-Alpes), Groupe Crédit Agricole (Crédit Agricole CIB, Crédit Agricole Sud-Rhône-Alpes, Crédit Agricole Centre France, Crédit Lyonnais), Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, BNP Paribas et Société Générale.

Cité dans un communiqué, Jean-Michel Thibaud, directeur général adjoint de Waga Energy et directeur financier groupe, estime que « l’obtention d’un financement au niveau de la maison mère du groupe témoigne de la confiance de nos partenaires stratégiques dans le projet porté par Waga Energy au service de la transition énergétique. Il renforce encore davantage notre bilan et atteste de la robustesse de notre modèle d’affaires basé sur la construction et l’exploitation d’actifs générant des cashflows [flux de trésorerie, ndlr] hautement prévisibles. »

Un prêt pour financer des projets limitant le changement climatique

D’une maturité de trois ans extensibles à cinq ans, ce crédit, labellisé “prêt vert”, va financer des projets visant à limiter le changement climatique tout en respectant la taxonomie verte européenne. De quoi permettre au spécialiste dans la production de biométhane de renforcer sa structure financière et d’accélérer son développement à l’étranger, notamment aux États-Unis. Un pays dans lequel Waga Energy commence d’ailleurs à se faire une place, comme en témoignent son récent contrat décroché en Caroline du Nord ou le démarrage de sa première unité de production de biométhane dans l’État de New York en mars dernier.

Ce crédit intervient également quelques mois après sa levée de fonds de 52 millions d’euros pour se développer à l’international et l’obtention d’un financement de 60 millions de dollars de la part du gestionnaire d’actifs Eiffel Investment Group pour ses projets aux États-Unis.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/06/waga-energy-en-leader-de-la-greentech-a-la-francaise.html

 

 

 

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Démocratie, Assemblée nationale (rappel), et rôle du président de la République française

Publié le par Jacques SAMELA.

Démocratie, Assemblée nationale (rappel), et rôle du président de la République française
Démocratie, Assemblée nationale (rappel), et rôle du président de la République française

Je ne changerai pour rien au monde l’imperfection de notre démocratie…

EcoRéseau Business - Je ne changerai pour rien au monde l’imperfection de notre démocratie... (ecoreseau.fr)

Le 07 avril 2022

 

… Pour des systèmes #tellement idéaux qu’ils mènent à l’anarchie et au pouvoir des forts et des violents.

C’est vendredi. Les lottes luttent et le temps est à la réflexion.

Et je me pose une question finalement très simple à trois jours des élections.

Quelle alternative favorable aux individus, aux idées, aux dialogues que la démocratie ?

Alors ne pas voter par aisance, s’abstenir par volonté c’est, qu’on le veuille ou non, un individualisme qui veut dominer la collectivité, une démission qui n’a comme effets induits que de favoriser les formes de totalitarisme qui crachent sur la démocratie.

Je ne changerai pour rien au monde l’imperfection de notre démocratie pour des systèmes #tellement idéaux qu’ils mènent à l’anarchie et au pouvoir des forts et des violents.

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En attendant le second tour

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/06/en-attendant-le-second-tour.html

Publié le 17 juin 2022 par Jacques SAMELA.

 

"Histoire de l'Assemblée nationale"

https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale 

L'histoire de la représentation nationale depuis deux siècles est étroitement liée à celle du principe démocratique et du chemin accidenté qu'il a dû parcourir avant de trouver dans nos institutions une consécration définitive. 
 Si les Français ont périodiquement élu des représentants depuis 1789, le mode de désignation et les pouvoirs de ces mandataires ont considérablement varié selon les époques, les périodes d'effacement de l'institution parlementaire coïncidant généralement avec un recul des libertés publiques.

A cet égard, les dénominations ne sont pas innocentes. Celle d'Assemblée nationale, choisie dans la ferveur de 1789, ne réapparaîtra - si l'on excepte la brève parenthèse de 1848 - qu'en 1946. Se succéderont entre temps des appellations plus ou moins réductrices (« Chambre des représentants », « Corps législatif », « Chambre des députés » ...) qui traduisent, à des degrés divers les réticences, voire l'hostilité déclarée des gouvernants à l'égard du principe de la souveraineté du peuple.

 L'acte de naissance : 1789

Le 17 juin 1789, un mois après la réunion à Versailles des états généraux, les députés du tiers état, considérant qu'ils représentent « les quatre-vingt-seize centièmes au moins de la nation » se proclament Assemblée nationale. Ils font acte de souveraineté en matière d'impôt et décident d'élaborer une constitution limitant les pouvoirs du roi. La souveraineté réside désormais, non plus dans la personne du monarque, mais dans la nation qui l'exerce par l'intermédiaire de représentants qu'elle choisit. Cette conception révolutionnaire va trouver son expression dans les constitutions de 1791 et de 1795.

 Les assemblées révolutionnaires (1791-1799)

La Constitution de 1791 conférait à l'Assemblée législative, élue pour deux ans au suffrage restreint, compétence pour voter les lois et l'impôt, fixer les dépenses publiques, ratifier les traités et déclarer la guerre. Elle siégeait de plein droit et ne pouvait être dissoute. Le roi, détenteur du pouvoir exécutif, ne disposait que d'un droit de veto suspensif.
 Après la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, une nouvelle assemblée élue au suffrage universel, dénommée Convention par référence à l'exemple américain, fut chargée d'élaborer une constitution républicaine. La première, votée en 1793, ne fut jamais appliquée.
 La Constitution de l'an III (1795) partageait le pouvoir législatif entre deux Chambres élues pour trois ans au suffrage restreint (le Conseil des Cinq-Cents qui avait seul l'initiative des lois et le Conseil des Anciens) face à un exécutif de cinq membres, dénommé le Directoire.
 Après quatre années de forte instabilité politique, le coup de grâce fut porté à ce régime le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) par Bonaparte dont la prise de pouvoir ouvre une longue période d'effacement des assemblées.

 La représentation muselée (1799-1830)

La Constitution de l'an VIII (1799) qui régira la France sous le Consulat et le Premier Empire partage le pouvoir législatif entre quatre assemblées (Conseil d'État, Tribunat, Corps législatif et Sénat) dont aucune n'est élue au suffrage direct. Cet éclatement favorise la toute puissance de l'exécutif dont Napoléon sera l'unique détenteur.
 La Charte constitutionnelle octroyée par Louis XVIII en 1814 marque le rétablissement de la souveraineté royale, faiblement tempérée par l'existence d'un parlement composé de deux assemblées : la Chambre des députés des départements élue pour cinq ans au suffrage restreint et la Chambre des pairs héréditaires ou désignés à vie. Convoquées par le roi, qui peut clore la session quand il le désire, privées de toute initiative ou moyen d'action sur le Gouvernement, ces chambres n'ont qu'une apparence de pouvoir.

L'amorce du régime parlementaire (1830-1848)

Dans le régime qui succède à la Révolution de 1830 se fait jour une conception nouvelle de la souveraineté : la Charte constitutionnelle n'est plus octroyée mais votée par la Chambre et acceptée par le roi qui lui jure fidélité. Un pacte est ainsi conclu entre les représentants de la nation et le monarque, codétenteurs de la souveraineté.
 Les deux Chambres se voient restituer l'initiative des lois. C'est au cours de cette période qu'apparaît le principe de la responsabilité des ministres devant le Parlement.

De l'intermède républicain au Second Empire (1848-1870)

La Constitution républicaine établie après la révolution de 1848 plaçait face à face une Assemblée nationale législative de 750 membres et un président élu tous deux au suffrage universel mais dépourvus de tout moyen d'action l'un sur l'autre. Cette séparation excessive des pouvoirs aboutit au coup d'État du 2 décembre 1851 : Louis-Napoléon Bonaparte dissout l'assemblée et se fait remettre, par un plébiscite, le pouvoir constituant.
 La Constitution de 1852 reprend, pour affaiblir la représentation nationale, les méthodes éprouvées sous le Premier Empire : face à un exécutif omnipotent - les ministres nommés par l'Empereur ne dépendent que de lui - le Corps législatif élu partage des pouvoirs réduits avec le Conseil d'État, composé de fonctionnaires, et le Sénat, dont les membres sont nommés à vie.
 Ces institutions ne survivent pas à la défaite de 1870. Après la chute de l'Empire, l'Assemblée élue le 8 février 1871 et installée à Bordeaux, puis à Versailles jusqu'en 1879, va élaborer les lois constitutionnelles de 1875 qui régiront 
la France pendant 65 ans et fondent véritablement le régime parlementaire.

 L'enracinement du régime parlementaire (1875-1940, 1946-1958, de 1958 à aujourd'hui)

 La Troisième République

Les lois constitutionnelles de 1875 partagent le pouvoir législatif entre la Chambre des députés, élue pour quatre ans au suffrage universel direct, et le Sénat, élu pour neuf ans au suffrage indirect. Les deux chambres ont des attributions très étendues, en matière tant d'initiative des lois que de contrôle du Gouvernement dont elles peuvent mettre en jeu la responsabilité. Dans la pratique, ce pouvoir sera exercé essentiellement par la Chambre des députés. Le Président de la République disposait à son égard du droit de dissolution qui tomba en désuétude dès 1877. La Troisième République a été marquée par une grande instabilité ministérielle qui s'accompagne paradoxalement, dans l'entre-deux guerres, de fréquentes délégations du pouvoir législatif au Gouvernement.
 Le 10 juillet 1940, la Chambre des députés et le Sénat convoqués à Vichy en Assemblée nationale confèrent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain malgré le refus de 80 parlementaires. Il n'existera plus aucun organe de représentation de la volonté nationale jusqu'en août 1944, date à laquelle le Gouvernement provisoire mettra en place une assemblée consultative, avant qu'une assemblée constituante élue élabore les institutions de la Quatrième République.

 La Quatrième République

 La Constitution du 27 octobre 1946 consacre, comme la précédente, la souveraineté parlementaire et la primauté du pouvoir législatif.
 L'Assemblée nationale élue au scrutin proportionnel dispose, à côté d'un Conseil de la République aux attributions restreintes, des prérogatives les plus étendues : maîtresse de la durée de ses sessions et de son ordre du jour, elle peut seule renverser le Gouvernement. En contrepartie, le Gouvernement peut la dissoudre mais ce droit obéit à des conditions particulièrement strictes qui n'ont été réunies qu'une seule fois en 1955 sous le gouvernement d'Edgar Faure. Favorisée par un régime électoral qui ne permet pas la constitution de majorités politiques homogènes, l'instabilité ministérielle sera de nouveau la règle jusqu'à la crise de mai 1958 qui voit le retour du général de Gaulle.

 La Cinquième République

 Les institutions de la Cinquième République, mises en place en 1958, correspondent aux idées du général de Gaulle, telles qu'il les avait exposées dès 1946. Jusqu'en 1962, les pouvoirs publics doivent résoudre la crise algérienne. Puis, une deuxième phase s'engage, sur le plan institutionnel, avec l'élection du Président de la République au suffrage universel direct et l'apparition d'une majorité homogène à l'Assemblée nationale, et dans le domaine de la politique extérieure. La période de forte croissance économique se poursuit jusqu'en 1973.

La recomposition de la majorité après les élections présidentielles de 1974, puis les alternances politiques de 1981 (élections présidentielles, puis élections législatives après dissolution de l'Assemblée nationale), 1986 (élections législatives), 1988 (élections présidentielles, puis élections législatives après dissolution de l'Assemblée nationale), 1993 (élections législatives, suivies des élections présidentielles en 1995), de 1997 (élections législatives, après dissolution de l'Assemblée nationale) de 2002 et de 2007 ont peu à peu modifié le fonctionnement des institutions. L'Assemblée nationale voit son rôle de plus en plus affirmé, tant du point de vue politique qu'en matière de contrôle du Gouvernement, puis confirmé par la révision constitutionnelle de juillet 2008. 

 

Rôle et pouvoirs de l'Assemblée 

Née le 17 juin 1789, L’Assemblée nationale est au cœur de notre démocratie. Elle forme avec le Sénat le pouvoir législatif dont la mission est de faire la loi et de contrôler le Gouvernement. Cette très ancienne institution se réforme : modernisation de la procédure législative, approfondissement des pouvoirs de contrôle, octroi de droits spécifiques aux groupes d’opposition, renforcement des règles de transparence et de déontologie.

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/role-et-pouvoir-de-assemblee#:~:text=N%C3%A9e%20le%2017%20juin%201789,et%20de%20contr%C3%B4ler%20le%20Gouvernement.

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Quel est le rôle du président de la République dans les institutions ?

https://www.vie-publique.fr/fiches/19414-quel-est-le-role-du-president-de-la-republique-dans-les-institutions#:~:text=Selon%20l'article%205%20de,la%20continuit%C3%A9%20de%20l'%C3%89tat.

 

L’essentiel

  • Le président de la République est, à la fois, chef de l'État, chef des armées et chef de l'exécutif.
  • Le président de la République veille au respect de la Constitution. Garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par la France, il est le seul à détenir le pouvoir de déclencher le feu nucléaire.
  • Il nomme le Premier ministre.
  • Le rôle du président de la République a été renforcé par l’instauration de son élection au suffrage universel en 1962. 

En détail

1/ Un rôle central et de garant des institutions de la Ve République

Selon l’article 5 de la Constitution, le président de la République incarne l’autorité de l’État. Il veille, par son arbitrage, au respect de la Constitution. Il assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’État. Vis-à-vis de l’extérieur, il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par la France.

Le président de la République française est, d'abord et surtout, celui qui, élu sur un programme ou sur de grandes orientations, va impulser une politique si les électeurs lui donnent une majorité parlementaire aux élections législatives.

Ce rôle central dans les institutions de la Ve République s'est trouvé renforcé en deux étapes:

Doté de pouvoirs importants par la Constitution, le Président est "garant du destin de la France et de celui de la République, chargé par conséquent de graves devoirs et disposant de droits étendus" (Charles de Gaulle, conférence de presse, 31 janvier 1964). Ce rôle central est cependant amoindri en période de cohabitation.

2/ Armée et diplomatie : le "domaine réservé"

De manière plus précise, la Constitution fait du président de la République le chef des armées (art. 15). Ce qui a conduit, en pratique, à lui conférer un rôle prédominant concernant toutes les questions de défense. Le développement par la France d’une force de dissuasion nucléaire n’a fait qu’accroître cette tendance, le chef de l’État étant le seul détenteur du “feu nucléaire”.

La Constitution et la pratique institutionnelle lui reconnaissent aussi un rôle éminent en matière de diplomatie. On parle de domaine réservé. Le président de la République négocie et ratifie les traités (art. 52). Il accrédite les ambassadeurs français à l’étranger et les ambassadeurs étrangers en France sont accrédités auprès de lui (art. 14). Il conduit la délégation française dans toutes les rencontres internationales ou européennes d’importance.

Ainsi, même en période de cohabitation, le Président conserve une prédominance en la matière. Lors des cohabitations, la France a été systématiquement représentée par les deux têtes de l’exécutif.

Dans ces conditions, le choix des ministres de la défense et des affaires étrangères revêt une grande importance. Même lors des cohabitations, le chef de l’État a son mot à dire sur les détenteurs de ces postes ministériels.

 

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Inquiétudes françaises

Publié le par Jacques SAMELA.

Inquiétudes françaises
Inquiétudes françaises

Inquiétudes sur l’attractivité de la France après la dissolution

Depuis l’annonce de la dissolution du gouvernement le 9 juin, les investisseurs étrangers s’inquiètent de la stabilité de la France. Pascal Cagni, président de BUSINESS FRANCE, a été submergé d’appels de sociétés cherchant à comprendre les implications politiques.

Les entreprises étrangères, qui représentent 16 % du PIB français et emploient 2,2 millions de salariés, craignent les impacts sur la fiscalité et la stabilité économique.

Les discussions dans les cercles d’affaires révèlent une inquiétude croissante, certains projets d’investissement étant déjà gelés. La crédibilité d’Emmanuel Macron est également mise en question, menaçant des initiatives comme Choose France.

Malgré les réformes favorables aux entreprises, la situation actuelle pourrait nuire à l’attractivité de la France sur le long terme.

Frenchweb du 25/06/24

 

Vu et lu dans Le Figaro du 19/06/24
Vu et lu dans Le Figaro du 19/06/24

Vu et lu dans Le Figaro du 19/06/24

Les entrepreneurs inquiets : optimisme en berne 

D’après les résultats de « la nouvelle enquête terrain CCI OpinionWay », l’indicateur de l’optimisme des chefs d’entreprise en France chute à 82 points en juin 2024, une baisse notable de 9 points.

Malgré ce contexte morose, 78 % des chefs d’entreprise prévoient de maintenir leurs effectifs, tandis que 15 % envisagent de les augmenter.

Par ailleurs, 43 % des dirigeants estiment que les résultats des élections européennes auront un impact sur leur activité.

Plus largement, 66 % craignent des répercussions de la situation politique française actuelle sur leur entreprise.

Ainsi, les attentes économiques des dirigeants se concentrent sur la réduction des charges fiscales et la simplification des obligations déclaratives (72 %).

Ces chiffres montrent donc une volonté de stabilité malgré les incertitudes politiques et économiques actuelles.

Ecoréseau du 01/07/24

 

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Et pourtant, La France

Publié le par Jacques SAMELA.

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L'été est presque là, en revanche les moustiques

Publié le par Jacques SAMELA.

L'été est presque là, en revanche les moustiques
L'été est presque là, en revanche les moustiques

Lutte anti-vectorielle : l’ARS Ile de France renforce la surveillance du moustique tigre de mai à novembre 2024 (Communiqué)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/221500/lutte-anti-vectorielle-lars-ile-de-france-renforce-la-surveillance-du-moustique-tigre-de-mai-a-novembre-2024-communique/

Le 16/05/24

 

L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a lancé, le 1er mai 2024, sa campagne de surveillance renforcée de la présence et de l’implantation du moustique Aedes albopictus, dit moustique tigre, sur le territoire francilien. Cette campagne, qui s’accompagne de mesures de prévention et de surveillance des cas d’arboviroses diagnostiqués par les médecins, durera jusqu’au 30 novembre 2024, et couvrira donc toute la période d’activité de ce moustique.

Le moustique tigre, présent et actif dans tous les départements franciliens, peut transmettre certaines maladies tropicales (zika, dengue ou chikungunya).

Des actions de lutte anti-vectorielle sont donc menées par l’ARS Île-de-France pour empêcher la propagation de ces maladies. La lutte anti-vectorielle fait partie des priorités de l’Agence et les actions menées sont renforcées dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Depuis le 1er janvier 2020, l’ensemble des départements du territoire métropolitain est considéré comme à risque d’implantation et de développement du moustique tigre. L’ARS Île-de-France est responsable de la mise en œuvre de la surveillance et de la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies sur le territoire francilien. Mise en œuvre du 1er mai au 30 novembre, cette surveillance est composée de trois axes d’actions :

· Une surveillance entomologique (des populations de moustiques). Assurée sur l’ensemble de la région au moyen de pièges pondoirs, elle vise à détecter l’implantation et l’activité du moustique. L’Agence dispose d’un réseau de 526 pièges pondoirs, répartis sur les 8 départements et 3 aéroports, et posés cette année entre les 22 avril et le 10 mai. Le relevé des pièges est généralement mensuel (il peut être bimensuel dans les zones sensibles type aéroports). Cette surveillance est utilement complétée par la plateforme de signalements citoyens : https://signalement-moustique.anses.fr.

· Une surveillance épidémiologique (des malades). L’ARS Île-de-France est informée via les professionnels de santé des cas de dengue, chikungunya ou zika qui surviennent dans la région. Grâce aux informations données par les malades, l’Agence oriente les actions de lutte anti-vectorielle (actions menées par l’Agence régionale de démoustication (ARD), opérateur privé spécialisé dans la détection et l’élimination de moustiques en Île-de-France) pour réduire le risque de survenue d’un cas autochtone. Réduire les délais de diagnostic et de signalement par les professionnels de santé, via la déclaration obligatoire, est essentiel pour permettre de mettre en œuvre ces actions de lutte plus rapidement, de manière à ce qu’elles soient plus efficaces.

· Une sensibilisation des personnes résidant dans les zones où la présence du moustique est avérée. Il s’agit d’éliminer autour et dans leur habitat toutes les sources d’eau stagnantes, gîtes potentiels de reproduction des moustiques. Des actions d’information et de communication sont menées en période estivale par les autorités publiques locales, en lien avec les Conseils départementaux et les communes concernées. L’action de tous, gestionnaires des lieux et d’établissements recevant du public (hôtels, campings, écoles, établissements de santé, établissements médico-sociaux, etc…) mais aussi particuliers est indispensable.

En prévision des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les actions des pouvoirs publics ont été renforcées, en particulier en matière de sensibilisation et de prévention à destination des voyageurs au départ ou à l’arrivée de zones d’endémie de ces pathologies, ainsi que d’identification et de réduction des zones propices à la prolifération des moustiques à proximité des lieux de grands rassemblements. Les hôtels sont également sensibilisés aux risques liés à l’implantation du moustique tigre et aux bons réflexes pour s’en débarrasser. L’ARS Île-de-France et le Préfet de la région d’Île-de-France, Préfet de Paris, adressent enfin un courrier de sensibilisation à l’ensemble des maires de la région Île-de-France.

Pour soutenir ces actions de sensibilisation, un nouveau kit de communication (flyers, affiches…) a été élaboré par l’ARS Île-de-France et mis à disposition de l’ensemble de ses partenaires concernés (voir lien ci-dessous).

Informations utiles sur le moustique-tigre et les maladies à transmissions vectorielles :

· « Moustique tigre : limiter sa présence, limiter les nuisances » : télécharger ici le kit de communication

https://www.calameo.com/ars-ile-de-france/subscriptions/7754920

 

· Consulter la carte des lieux d’implantation du moustique tigre en Île-de-France en 2024

https://santegraphie.fr/mviewer/ config=apps/aedes_albopictus.xml

 

· Toutes les informations sur les maladies susceptibles d’être transmises par le moustique-tigreLes maladies à transmission vectorielle : Santé publique France (santepubliquefrance.fr)

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-transmission-vectorielle

Contact presse de l’ARS Île-de-France : ars-idf-service-presse@ars.sante.fr

 

Vu et lu dans Montrouge Mag n°175 de juin 2024

Vu et lu dans Montrouge Mag n°175 de juin 2024

 

Présentation du dispositif de surveillance et de lutte contre les maladies transmises par le moustique tigre en Paca (Marseille)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/221453/presentation-du-dispositif-de-surveillance-et-de-lutte-contre-les-maladies-transmises-par-le-moustique-tigre-en-paca-marseille/

Le 16/05/24

Le dispositif de surveillance et de lutte contre les maladies transmises par le moustique tigre est activé depuis le 1er mai.

La lutte contre le moustique tigre repose sur la participation de tous pour détruire les gîtes larvaires, car 80 % des gîtes se trouvent dans nos jardins ou nos terrasses.

La région Paca fait partie, avec la région Occitanie, des régions métropolitaines, les plus exposées aux maladies vectorielles transmises par les moustiques. Afin de présenter ce dispositif à la presse et répondre à toutes les questions des journalistes, l’Agence régionale de santé Provence-Alpes Côte d’Azur et ses partenaires organisent un point presse jeudi 16 mai à 14h30, à Marseille.

En savoir plus

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2024/05/invitation-presse.pdf

 

Photo J.S / Eaubonne (95)

Photo J.S / Eaubonne (95)

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Phenix fête ses 10 ans

Publié le par Jacques SAMELA.

Phenix fête ses 10 ans
Phenix fête ses 10 ans

PHENIX et la seconde vie des produits

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/01/phenix-et-la-seconde-vie-des-produits.html

Publié le 11 janvier 2017 par Jacques SAMELA

 

PHENIX est un nom qui pour nous (fondateurs) à un double sens, car à la fois il illustre parfaitement notre activité, les produits renaissant de leurs cendres, mais aussi représente une renaissance pour nous, suite à notre précédente aventure qui s'est terminée de manière compliquée.

PHENIX est donc pour nous une quête de sens, avec une envie de créer un vrai business, ayant pour finalité de servir l’intérêt général. C'était tout l'enjeu d'ailleurs, construire un modèle économique profitable tout en ayant de l'impact sur le plan social et environnemental.

Aujourd'hui, et ce depuis mars 2014, c’est une présence nationale dans 13 grandes villes, avec plus de 50 personnes luttant au quotidien pour réduire le gaspillage et donner une deuxième vie aux produits de nos clients. Nous sommes là pour faire de la poubelle l'exception, avec aujourd'hui plus de 4.000 tonnes de déchets évités et plus de 6 millions de repas distribués via nos associations partenaires.

En gros nous sommes aujourd'hui un hub d'interconnexion entre nos clients et les différentes filières de valorisation, notamment concernant le don aux associations, qui fait partie de l' ADN de PHENIX, mais pas uniquement.

En effet, nous travaillons à vider les poubelles de nos clients, et, si le don est une priorité pour nous, nous intervenons aussi sur des produits que l’on ne peut plus donner, alimentaire ou non.

Je pense donc que la force de PHENIX c'est de proposer constamment à ses clients de nouveaux services, d'innover dans un monde où les flux étaient plutôt figés : Je sors mes produits du rayon, je les mets à la poubelle.

Avec PHENIX, nos clients travaillent avec une multitude d'acteurs et nous transformons leurs déchets en matière première pour des entreprises, associations, ou encore collectifs d'artistes comme Zoo, etc...

Un exemple assez atypique, avec il y a 1 an plus de 1000 cassettes VHS impossible à donner à des associations qui n'en auraient pas eu l'utilité. Nous avons donc trouvé des stylistes qui fabriquaient des vêtements à partir de bande vidéo.

On voit bien dans cet exemple que pour eux les cassettes étaient une vraie matière première, qu'ils ont pu récupérer à moindre frais, évitant à notre client de payer des coûts de destruction, et lui permettant de donner une belle seconde vie à ses produits.

Mais un des succès de PHENIX, c'est d'avoir su percer dans le monde de la distribution sans en être issu, avec en plus un modèle de fonctionnement assez atypique pour le milieu.

Aujourd'hui, nous sommes une entreprise solide et reconnue, qui connait une forte croissance.

Mais le plus gros succès pour moi, en tant qu'entrepreneur, c'est d'avoir su fédérer et regrouper une équipe hétérogène autour d'une même cause et avec une dynamique incroyable.

On met souvent en avant les co-fondateurs de telle ou telle start-up, et on valorise souvent les boites par leur CA ou leurs perspectives, mais la vraie valeur d'une start-up, ce sont les femmes et les hommes qu'il y a derrière, « SansEuxOnestRien ».

Et dans l'avenir comment je vois PHENIX ?

Pour moi on est amené à remplacer des acteurs comme Véolia/SUEZ sur la partie déchet, et à les embarquer avec nous dans la dynamique de l'économie circulaire. C'est ambitieux, mais réaliste, après tout c'est fini l'époque où les gros mangent les petits, on est à l'époque où les rapides mangent les lents.

Baptiste Corval - Co-Fondateur

 

Vu et lu dans Management n° 310 de sept-oct 2023

Vu et lu dans Management n° 310 de sept-oct 2023

Photo J.S (Vu chez Truffaut)

Photo J.S (Vu chez Truffaut)

 

Le gaspillage alimentaire : une « tragédie mondiale » selon le PNUE

https://www.ecoreseau.fr/actualites/le-gaspillage-alimentaire-une-tragedie-mondiale-selon-le-pnue-2024-03-27-103423?utm_campaign=Matinale+Week-End+-+20240330&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 27 mars 2024

 

L’ONU et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ont dévoilé qu’un milliard de repas étaient gâchés chaque jour dans le monde.

Les ménages ont jeté inutilement l’équivalent d’un milliard de repas chaque jour dans le monde en 2022, selon les estimations de l’ONU dévoilées hier, mercredi 27 mars. Et selon un rapport du PNUE, le montant réel pourrait être encore « bien plus élevé ».

Interrogé par l’AFP, Richard Swannell, le PDG de l’ONG « WRAP » ne cache pas son aberration : « C’est tout simplement ahurissant », tonne-t-il. Et d’ajouter pour contextualiser ce chiffre : « On pourrait nourrir toutes les personnes qui souffrent de la faim dans le monde – elles sont environ 800 millions – avec un repas par jour, juste avec la nourriture qui est gaspillée ».

L’heure est donc à la recherche des plus gros gaspilleurs. Et à ce titre, les ménages apparaissent en tête avec 60 % du gâchis mondial. Selon Richard Swannell, certains évaluent mal leurs besoins, achètent plus que de raison et ne finissent pas leurs restes. D’autres, dans les pays en développement, pâtissent du manque de réfrigérateurs et perdent ainsi la nourriture beaucoup plus vite.

Les professionnels aussi responsables

Pour autant, les services de restauration et les points de vente alimentaires ont aussi une part de responsabilité. « Plus on cherche de gaspillage alimentaire et plus on en trouve », résume d’ailleurs Clementine O’Connor, du PNUE. Selon le rapport en question, ils portent ainsi le total à 1 000 milliards de dollars par an jetés à la poubelle inutilement.

« C’est plus rapide et plus facile (de jeter la nourriture, ndlr) parce que les taxes sur les déchets sont nulles ou très basses », rappelle ainsi Clementine O’Connor. Elle, et l’ensemble du PNUE dénoncent alors un véritable « échec environnemental ».

Quelques initiatives positives

Alors, évidemment, certains entrepreneurs n’ont pas attendu le rapport du PNUE pour prendre cette problématique à bras-le-corps. Lucie Basch de Too Good To go en est l’exemple parfait. Pour son grand entretien dans nos colonnes, l’entrepreneure rappelait : « Jeter de la nourriture encore bonne à être mangée n’a rien de logique. Et pourtant, nous jetons 40 % de ce que l’on produit à l’échelle planétaire ». Alors, en 2023, sa start-up sauvait encore plus de 120 millions de repas pour enrayer la tendance.

La preuve alors qu’avec un peu de réflexion, la situation actuelle pourrait rapidement s’améliorer. « Allez-y ! » scandait d’ailleurs Lucie Basch. La femme d’affaires encourageait tous les entrepreneurs à reprendre son business model pour s’attaquer à d’autres formes de gaspillage. Et côté PNUE, on espère aussi que le rapport permettra à chacun de prendre conscience que l’on peut réduire son impact écologique simplement « en utilisant mieux la nourriture que l’on achète ».

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Eurosatory 2024 (17 au 21 juin) & Industrie de défense (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Eurosatory 2024 (17 au 21 juin) & Industrie de défense (suite)
Eurosatory 2024 (17 au 21 juin) & Industrie de défense (suite)

L'ADN d'Eurosatory

https://www.eurosatory.com/

 

Il n’y a pas de monde durable sans paix et sans sécurité

Depuis 1967, le salon EUROSATORY est le rendez-vous mondial de référence pour tous les professionnels de la Défense et de la Sécurité.

Tous les deux ans, à Paris, EUROSATORY offre une occasion unique de rencontrer les industriels et les startups du monde entier, les acteurs publics et privés de la Défense et de la Sécurité ; d’échanger avec les meilleurs experts, les gouvernements et leurs services, les institutions et les ONG internationales ; d’assister à des conférences de haut niveau ; de découvrir l’état de l’art et la vitrine mondiale de l’innovation et d’appréhender les perspectives et les changements du secteur.

À chaque édition, fort de propositions complètes, concrètes, innovantes et prospectives, EUROSATORY met en lumière plus de 500 nouveautés et présente aux visiteurs institutionnels et professionnels le plus large spectre de solutions et services et, ce faisant, leur offre l’opportunité d’améliorer leurs capacités de Défense et de Sécurité.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/06/eurosatory-2022.html

 

Vu et lu dans Les Echos du 12/03/24 et le Monde du 04/06/24
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Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3729 de avril 2024
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Atos, Duralex (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Duralex (suites)
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Atos choisit Onepoint et David Layani pour sa restructuration financière

https://www.ecoreseau.fr/actualites/atos-choisit-onepoint-et-david-layani-pour-sa-restructuration-financiere-2024-06-11-105746?utm_campaign=Matinale%20Mercredi%20-%2020240612&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 11 juin 2024

 

Après une longue attente et de nombreuses spéculations, le verdict est enfin tombé pour Atos.

Le groupe informatique français, lourdement endetté, a annoncé mardi qu’il acceptait l’offre de reprise du consortium mené par Onepoint, son principal actionnaire, écartant ainsi la proposition de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky.

« Atos travaillera avec le consortium Onepoint (emmené par David Layani) pour parvenir à un accord définitif de restructuration financière qui sera ensuite mis en œuvre par le biais d’une procédure accélérée dédiée d’ici à juillet 2024 », a indiqué Atos dans un communiqué. L’offre de Onepoint, qui bénéficie du soutien de nombreux créanciers financiers d’Atos, assure ainsi une plus grande certitude quant à la conclusion de cet accord.

Une crise financière prolongée

Embourbé dans une crise financière depuis près de trois ans, Atos a vu sa valorisation boursière chuter à des niveaux inédits, descendant sous le seuil des 2 euros. En février, l’entreprise avait alors initié une procédure de restructuration sous la direction de l’experte en redressement Hélène Bourbouloux, notamment connue pour son travail sur les dossiers Casino et Orpéa.

Pour maintenir son activité, Atos avait alors déclaré avoir besoin de 1,1 milliard d’euros de liquidités pour la période 2024-2025 et visait à réduire sa dette brute de 3,2 milliards d’euros, contre actuellement à 4,8 milliards d’euros. C’est donc dans ce contexte que de nombreuses offres ont vu le jour.

Une bataille acharnée

Pourtant, l’offre de Onepoint, en concurrence avec celle de Daniel Kretinsky, allié au fonds Attestor, est celle qui a finalement été retenue. David Layani, patron de Onepoint, associé à l’homme d’affaires Walter Butler, à la société Econocom et à plusieurs créanciers, a ainsi mené une intense bataille en coulisses afin d’avoir le dernier mot. Notons d’ailleurs que cette rivalité a retardé à plusieurs reprises le calendrier fixé par la direction d’Atos.

L’offre de Onepoint prévoit un effacement de la dette à hauteur de 2,9 milliards d’euros, convertis en fonds propres. En outre, elle inclut un apport de 1,5 milliard d’euros sous forme de dette et une augmentation de capital de 250 millions d’euros. Cela aboutira à une nouvelle répartition du capital avec 21 % pour le consortium mené par Onepoint et 9 % pour les titulaires d’obligations.

De nombreuses tentatives

Kretinsky, après de longues discussions et deux révisions de son offre, n’a pas réussi à convaincre les créanciers d’Atos. Ce revers marque un rare échec dans la trajectoire ascendante de l’homme d’affaires tchèque, qui poursuit toutefois ses acquisitions, notamment l’opérateur postal britannique Royal Mail pour 4,2 milliards d’euros, 20 % des activités sidérurgiques de Thyssenkrupp et le contrôle du distributeur français Casino.

David Layani, de son côté, après avoir échoué à racheter les activités stratégiques d’Atos en 2022 et être devenu le premier actionnaire avec 9,9 % puis 11,4 % du capital fin 2023, réussit enfin son pari. Onepoint, avec ses 3 300 employés et un chiffre d’affaires revendiqué de 500 millions d’euros, s’est imposé face à Daniel Kretinsky, dont l’empire s’étend sur les secteurs de l’énergie, de la distribution et des médias.

L’intervention de l’État français

En parallèle de cette restructuration financière, l’État français a réaffirmé son intention d’acquérir les activités jugées stratégiques d’Atos. Ces activités incluent alors les supercalculateurs pour la dissuasion nucléaire, des contrats avec l’armée française et également des produits de cybersécurité. Ainsi, une offre pour acquérir ces branches, valorisées entre 700 millions et 1 milliard d’euros, est attendue pour mi-juin.

De plus, rappelons que le ministère de l’Économie a accordé un prêt de 50 millions d’euros à Atos et acquis une action de préférence pour mettre son veto à certaines opérations de Bull, la filiale spécialisée dans les supercalculateurs.

Un rôle crucial pour les JOP-2024

Enfin, partenaire informatique mondial du Comité international olympique (CIO) depuis 2002, Atos jouera un rôle clé lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 de cet été. Le groupe sera responsable de la gestion des accréditations, de la diffusion instantanée des résultats et de la cybersécurité, confirmant son importance dans le secteur technologique.

Ainsi, avec l’acceptation de l’offre de Onepoint, Atos espère tourner la page de sa crise financière et assurer sa pérennité. Cette décision marque donc un tournant pour l’entreprise, qui devra maintenant mettre en œuvre les mesures nécessaires pour redresser sa situation et continuer à jouer un rôle clé dans le secteur technologique mondial.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

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Duralex : soulagement pour la verrerie française, la justice accorde un délai supplémentaire aux potentiels repreneurs

https://www.latribune.fr/economie/france/duralex-soulagement-pour-la-verrerie-francaise-la-justice-accorde-un-delai-supplementaire-aux-potentiels-repreneurs-999215.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240606&M_BT=6363555962

Le 06 Juin 2024

 

Le tribunal de commerce d'Orléans a annoncé mercredi qu'il accordait un délai supplémentaire de trois semaines aux potentiels repreneurs de Duralex. Mardi, la verrerie a étudié quatre lettres d'intention reçues en vue de la reprise de l'entreprise. 

Voilà de quoi respirer... du moins pour quelques semaines. Mercredi, le tribunal de commerce d'Orléans a accordé un délai supplémentaire de trois semaines aux potentiels repreneurs de Duralex, a annoncé le secrétaire du CSE de l'entreprise de verrerie française en redressement judiciaire.

La décision du tribunal, au terme d'une audience à huis clos dans l'après-midi, fait suite à une demande des syndicats de l'entreprise après l'étude - mardi lors d'une réunion extraordinaire du comité social d'entreprise (CSE) - de quatre lettres d'intention reçues par la société.

« On a obtenu un report du dépôt d'offres au 28 juin à 18h00 ainsi qu'une prochaine audience au tribunal de commerce le 17 juillet », a indiqué aux médias à l'issue de l'audience le secrétaire du CSE de Duralex, Vasco Da Silva.

Jusqu'à la date butoir fixée par le tribunal, de nouvelles offres peuvent ainsi être déposées auprès de l'entreprise.

Quatre propositions de rachat

Parmi les quatre propositions étudiées mardi lors de la réunion extraordinaire du CSE au siège de Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), figurent deux banques, un fonds d'investissement ainsi qu'une société coopérative et participative (Scop), dans laquelle près de 130 salariés se sont déclarés prêts à mettre 500 euros.

Mais « pour l'instant, aucune des offres n'est complète, sérieuse ou aboutie », a indiqué mardi une source syndicale auprès de l'AFP, estimant que seule la Scop permettrait, pour l'heure, de « reprendre tous les actifs sociaux et maintenir l'ensemble des 227 emplois » de l'entreprise.

« Tout ce qu'on souhaite, c'est une reprise avec tous les salariés et dans les meilleures conditions possibles », a souligné Vasco Da Silva, avant de préciser que les syndicats n'ont, à l'heure actuelle, aucune information sur l'identité des repreneurs potentiels. Si la CFDT et le secrétaire du CSE de Duralex ont affirmé soutenir le projet de Scop porté par une partie des salariés de la verrerie, seule une offre industrielle permettrait une continuité de la production de l'entreprise.

Deux options s'offrent désormais à la verrerie pour son avenir : soit Duralex a les moyens de poursuivre son activité et celle-ci se dirige vers une cession, soit il faudra envisager une liquidation. « On espère avoir le moins de casse sociale possible », a déclaré un représentant syndical, soulignant que les salariés « commençaient à avoir l'habitude de ce type de situation ».

De son côté, le gouvernement a assuré « être prêt à accompagner Duralex (si) une offre de reprise solide émerge ».

Victime de la crise de l'énergie

Fin avril, la mythique verrerie avait pris de court salariés, organisations syndicales et responsables publics en demandant une nouvelle fois à être placée en redressement judiciaire, trois ans après une précédente procédure. Le tribunal, qui avait accepté la demande, avait alors nommé un mandataire judiciaire et deux administrateurs judiciaires pour une période d'observation de six mois.

Mais les difficultés que rencontre l'entreprise de verrerie ne sont pas nouvelles. « Duralex est en difficulté depuis pas mal d'années », concédait ainsi la nouvelle PDG de l'entreprise, Géraldine Fiacre, dans un entretien au quotidien régional La République du Centre fin avril. « En 2021, nous avions un beau projet verrier, mais la crise énergétique a été le plus gros frein qui a entraîné la mise en veille du four », expliquait-elle, ajoutant qu'en 2023, l'entreprise a « subi une forte chute de la consommation ».

L'entreprise a, en effet, subi de plein fouet la flambée des prix du gaz consécutive à l'invasion de l'Ukraine par la Russie début 2022. Elle avait été sauvée temporairement la même année par un prêt de 15 millions d'euros de l'État, qui lui avait permis de rouvrir son four verrier et de relancer sa production après cinq mois de fermeture. Mais dès 2023, de nouvelles difficultés ont émergé, que la direction attribue à l'inflation, à un environnement de consommation « en fort retrait » et à une « concurrence exacerbée ». En outre, Duralex a été condamnée à payer les droits à polluer de son ancien exploitant. Ce jugement « rendu mi-mars », contre lequel la société a annoncé son intention de faire appel, « compromet sérieusement la santé financière de NDI et sa capacité à maintenir ses activités de manière durable », avait-elle indiqué.

Atouts significatifs

Affaibli, Duralex dispose néanmoins d'atouts significatifs : à commencer par un savoir-faire reconnu et unique. Fondée en 1945 par Saint-Gobain, la marque fait partie intégrante du patrimoine industriel français et devrait ainsi ne pas manquer de postulants, d'après un expert du secteur de la verrerie.

Elle dispose aussi d'une notoriété nationale et internationale. Verres des restaurants scolaires, mais aussi objets design de la boutique du MoMA de New York, contenants à whisky pour James Bond dans Skyfall, ses créations sont connues dans le monde entier.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/05/duralex-vraiment-incassable.html

 

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