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Le Rendez-Vous de l'Europe : Subventions chinoises, le programme Jasmine, détecteurs souverains

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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Énergies renouvelables, semi-conducteurs... La Chine subventionne sept fois plus son industrie que l’Europe

https://www.lefigaro.fr/economie/energies-renouvelables-semi-conducteurs-la-chine-subventionne-sept-fois-plus-son-industrie-que-l-europe-20260601?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260601_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=szpIGVTTb2WnqlBe3PdvT0DXCCHcPbJcGb3sujUI0vhJHVrkNcrmQlynz3M_JRwL99ubDkYvd1pR6xr4TiQGUOP_cS8JVlghsl

Le 01/06/26

 

DÉCRYPTAGE - Les écarts de soutien public varient de trois à huit selon les zones géographiques, évalue l’OCDE sur les vingt dernières années.

C’est une information qui devrait faire du bruit dans les couloirs de la Commission à Bruxelles. Alors que l’Europe planche sur son texte d ’« accélération industrielle », l’OCDE a publié ce lundi un rapport saisissant sur les subventions aux grandes filières industrielles dans le monde. Deux conclusions s’imposent à la lecture de l’étude. D’abord, les subventions publiques ont augmenté partout dans le monde ces dernières années, particulièrement envers les équipements de production d’énergie renouvelable, les semi-conducteurs ou encore les industries lourdes pour atteindre 108 milliards de dollars en 2024. Ensuite, ces aides atteignent un sommet en Chine. Les entorses chinoises aux règles de l’Organisation mondiale du commerce étaient bien connues. La quantification apportée par l’OCDE révèle toutefois, de manière inédite, l’ampleur du phénomène.

« Si les niveaux des subventions ont augmenté dans la plupart des régions, les entreprises chinoises ont continué de bénéficier d’un soutien nettement plus important que leurs concurrentes dans d’autres pays, écrivent ainsi les spécialistes de l’institution internationale. Entre 2005 et 2024, elles ont reçu, en moyenne, trois à huit fois plus d’aides publiques que les entreprises basées dans les pays de l’OCDE, selon la région considérée. » Selon le rapport, 22 % des gains de part de marché réalisés à l’échelle mondiale par les entreprises qui se sont développées au cours des deux dernières décennies peuvent être attribués aux subventions qu’elles ont perçues, ce chiffre atteignant 60 % pour les entreprises chinoises. Autant dire que sans ces subventions, les groupes chinois, notamment automobiles, n’auraient jamais pu asseoir une telle expansion internationale. « Un quart des entreprises chinoises en Europe opère en réalité à perte », précise même le vice-président de la Commission, Stéphane Séjourné.

Des avantages concurrentiels déloyaux

Le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, n’a pas hésité à en tirer toutes les conclusions. « Des subventions industrielles importantes et persistantes peuvent fausser les marchés mondiaux, créer des avantages concurrentiels déloyaux et contribuer à des excédents de capacité », a-t-il déclaré. L’OCDE se préoccupe de ces distorsions car si les entreprises n’affrontent plus commercialement à armes égales, « cela peut entraîner une prise de part de marché mondiale par des entreprises moins productives au détriment d’entreprises plus innovantes et efficaces, avec des conséquences à long terme sur l’innovation, la concurrence loyale et le soutien au commerce international », note l’organisation basée à Paris.

L’OCDE se flatte d’avoir mis au point une nouvelle méthode pour contrer le manque de transparence autour des subventions industrielles : ses experts ne se fient pas aux données divulguées par les pouvoirs publics, mais recensent les subventions effectivement octroyées aux entreprises. Pour alimenter leur base, les chercheurs ont étudié les rapports financiers de grandes entreprises internationales de quinze secteurs industriels clés.

Un défi pour l’Europe

Pour l’Europe, qui a mis toute son énergie ces dernières décennies à encadrer au plus près les aides des États membres à leurs industries nationales au nom du bon respect de la concurrence, cette pratique chinoise s’est révélée dévastatrice. Conséquence de ce soutien massif, la Chine se trouve aujourd’hui à l’avant-garde de l’automatisation de la production, une priorité de Pékin pour amortir le vieillissement de sa population. En 2025, malgré la guerre commerciale américaine, l’usine du monde a aussi conforté sa position prépondérante dans les échanges mondiaux grâce à son offensive sur l’industrie de demain, des voitures électriques aux technologies vertes. En 2025, l’excédent commercial du pays est ressorti à 1 189 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an.

Les Européens ont compris depuis déjà quelques années que leurs champions ne pouvaient pas rivaliser face aux mastodontes chinois, d’où un changement de pied sous le second mandat d’Ursula von der Leyen vers des politiques davantage protectionnistes et une nouvelle attention à la politique industrielle. Bruxelles peine toutefois à bâtir une réponse commune à la déferlante chinoise, tant les intérêts divergent entre les acteurs du continent. « Selon la place où elles se situent dans la chaîne de valeur, les entreprises européennes expriment des souhaits très différents en termes d’ouverture commerciale ou de protection, commentait ce lundi, le député François-Xavier Bellamy (PPE), à l’occasion d’une réunion organisée par l’association Europresse. Nous tentons de tenir ensemble trois objectifs difficilement conciliables : la décarbonation, la souveraineté et l’accessibilité des produits industriels. C’est particulièrement visible dans le cas de la voiture. »

Par Anne de Guigné

 

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JASMINE rapproche l’UE et le Japon en semi-conducteurs

https://vipress.net/jasmine-rapproche-lue-et-le-japon-en-semi-conducteurs/

Le 12 Mai 2026 

Ce programme de 18 mois piloté par Chips JU vise à structurer la coopération entre l’Union européenne et le Japon dans les semi-conducteurs afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, d’accélérer l’innovation et de développer des technologies durables et stratégiques.

Le projet JASMINE (Japan and EU Semiconductors: Mutual Innovation and Excellence) est officiellement lancé. Cette action de coordination et de soutien de 18 mois menée par Chips JU (Chips Joint Undertaking) et coordonnée par le Tyndall National Institute, s’inscrit dans le cadre des engagements pris lors du Conseil de partenariat numérique UE-Japon et du Sommet UE-Japon de Tokyo en 2025, qui a institué l’Alliance UE-Japon pour la compétitivité.

L’initiative repose sur une complémentarité naturelle entre les deux régions : le Japon excelle en science des matériaux, en équipements de production et en solutions d’encapsulation avancées, tandis que l’Union Européenne se distingue en recherche fondamentale, photonique, technologies quantiques et applications embarquées. JASMINE entend transformer cette synergie en actions concrètes autour de quatre axes principaux.

Sur le plan des chaînes d’approvisionnement, le projet cartographiera et suivra les flux de semi-conducteurs entre l’UE et le Japon afin d’identifier les complémentarités, les dépendances et les opportunités de R&D conjointe, tout en formulant des recommandations stratégiques pour renforcer la sécurité d’approvisionnement.

En matière de recherche, JASMINE développera des priorités communes dans des domaines tels que la logique avancée, le calcul haute performance, l’électronique de puissance et les nouveaux matériaux, en préparant le terrain pour de futures initiatives collaboratives.

Le projet met également un accent particulier sur le développement des talents, en encourageant la mobilité des chercheurs, ingénieurs et étudiants entre les deux régions, ainsi que les échanges de personnel et les bourses de recherche.

Enfin, sur le plan de la durabilité, JASMINE renforcera la coopération autour des méthodologies d’analyse du cycle de vie pour la fabrication des semi-conducteurs, en favorisant l’harmonisation réglementaire et un cadre commun de mesure de l’impact environnemental.

« Aujourd’hui, le succès dans le secteur des semi-conducteurs exige une collaboration radicale, assure Mircea Modreanu, coordinateur du programme JASMINE au Tyndall National Institute. Grâce au projet JASMINE, nous conjuguons les atouts uniques des écosystèmes de recherche européens et japonais pour relever les défis les plus urgents de l’industrie. Notre objectif est d’intégrer la compétitivité et la durabilité à long terme au cœur même du développement des semi-conducteurs. »

Les membres de JASMINE sont le Tyndall National Institute, ASML, Brno University of Technology (BUT), le CEA Leti, le CNRS, le Cabinet Décision Etudes & Conseil, le Fraunhofer Institute, l’imec, Infineon, Semi Europe, SiNano Institute, Sony Depthsensing Solutions (SDS), STMicroelectronics et Tokyo Electron (TEL). Semi et AVL son partenaire associé.

 

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L’Europe rassemble ses forces pour des détecteurs infrarouges souverains

https://vipress.net/leurope-unit-ses-forces-pour-des-detecteurs-infrarouges-souverains/

Le 27 Mai 2026

 

Piloté par Lynred et financé par l’Union européenne, le projet Spirit veut bâtir une chaîne d’approvisionnement 100% européenne pour les détecteurs infrarouges de nouvelle génération. Quinze partenaires de neuf pays (dont Exosens et le CEA) participeront à ce programme de 39 millions d’euros.

Lynred, spécialiste français de l’imagerie infrarouge, lance le projet Spirit, une initiative financée par le Fonds Européen de Défense (FED) visant à bâtir une chaîne d’approvisionnement entièrement européenne pour les détecteurs infrarouges haute performance destinés à la défense. Coordonné par Lynred depuis Grenoble, le consortium réunit 15 entités* issues de 9 pays (8 grandes entreprises, 3 PME, 2 ETI et 2 organismes de recherche) couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception des circuits intégrés de lecture (ROIC) à la démonstration de caméras opérationnelles. Lynred, Exosens et le CEA sont les contributeurs français au projet.

Spirit devrait démarrer fin 2026 pour une durée de quatre ans, avec un budget total de 39,16 millions d’euros, dont près de 29 millions apportés par l’Union européenne, complétés par des cofinancements des ministères de la Défense et l’autofinancement des partenaires.

Au cœur du projet, l’ambition est de concevoir et livrer les trois premiers détecteurs infrarouges reposant sur une fonderie Cmos avancée entièrement souveraine, offrant des performances inédites, notamment une résolution supérieure à 3 mégapixels avec un pas de pixels inférieur à 7 µm. Ces détecteurs seront intégrés dans quatre prototypes de caméras testés dans des conditions réelles, pour des applications militaires telles que la détection de missiles, de drones, les usages navals ou la détection de camouflage.

Spirit s’inscrit dans la continuité des projets Heroic et Ecosystem, également menés dans le cadre du FED, dont il constitue la phase de maturation industrielle. « L’accès à une technologie Cmos avancée est essentiel pour tous les fabricants de capteurs infrarouges, souligne Pierre Jenouvrier, directeur de l’unité Produits Refroidis chez Lynred. Une collaboration dans ce domaine technologique était absolument nécessaire ; l’envergure du projet ne pouvait être supportée par une seule entreprise. »

L’originalité de Spirit réside donc dans son modèle de « coopétition » : Lynred, AIM et Exosens, les trois principaux fabricants européens de détecteurs infrarouges, habituellement concurrents, ont choisi de mutualiser leurs expertises et leurs investissements pour atteindre une masse critique impossible à réunir individuellement. « La disponibilité de circuits ROIC Cmos haute performance constitue un levier essentiel pour améliorer les performances des capteurs infrarouges de nouvelle génération », assure Rainer Breiter, vice-président des programmes modules IR chez AIM.

À terme, Spirit permettra aux fabricants européens de proposer un large portefeuille de démonstrateurs couvrant plusieurs bandes spectrales (SWIR étendu, MWIR T2SL et MCT) ouvrant de nouvelles capacités opérationnelles pour les forces de défense : allongement des distances de détection, meilleure identification des drones, retour d’information en temps réel et systèmes anti-drones à plus longue portée. L’enjeu ultime est de réduire durablement la dépendance de l’Europe aux technologies extérieures dans les domaines sensibles.

(*) AIM (Allemagne), Exosens (France/Belgique), Falconers (Estonie), CEA (France), MLT (Grèce), Integrated Detector Electronics AS – IDEAS (Norvège), Indra Espacio et Indra Sistemas (Espagne), EM&E Group (Espagne), E4D (Espagne), Leonardo (Italie), Kongsberg (Norvège), PCO (Pologne), CSL (Belgique)

Le Rendez-Vous de l'Europe : Subventions chinoises, le programme Jasmine, détecteurs souverains

Publié dans En bref

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Avant le 06 juin 1944

Publié le par Jacques SAMELA.

Avant le 06 juin 1944
Avant le 06 juin 1944
Source : Mémorial de Bruneval
Source : Mémorial de Bruneval

Source : Mémorial de Bruneval

 

80e D-Day. Comment les résistants ont-ils aidé les Alliés dans la Manche ?

https://www.ouest-france.fr/d-day/80e-d-day-a-quoi-ont-servi-les-resistants-dans-la-manche-pour-aider-les-allies-210be812-e14d-11ee-94a7-1385a6efe21e

Publié le 28/05/2024

 

Sans la Résistance, le Débarquement et l’avancée des troupes alliées dans la Manche auraient été plus compliqués. Renseignements, sabotages, récupération d’armes, sauvetages de parachutistes et attaques de soldats ont eu un impact conséquent. À l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement de Normandie, coup de projecteur sur ces femmes et hommes de l’ombre.

Le territoire de la Manche n’était pas propice à la constitution de grands maquis du type de celui du Vercors, lors de la Seconde Guerre mondiale. Pour autant, des mouvements de résistance se sont structurés. Des femmes et des hommes sabotant des équipements, transmettant des informations utiles aux chefs militaires, protégeant les soldats alliés… Coup de projecteur sur ces femmes et hommes de l’ombre qui ont joué un rôle marquant, favorisant par leurs actions, le succès du Débarquement et de la Bataille de Normandie, en 1944.

Les résistants dans la Manche étaient principalement des agents de renseignement

Pendant l’Occupation, les résistants manchois renseignent les Alliés. Fournissent de faux papiers, sabotent, attaquent des soldats isolés. Font de la propagande. « Près des deux tiers sont des agents de renseignement et plus de 20 % des agents de liaison », selon l’historien manchois Michel Boivin. Parmi eux, des personnels administratifs, des cheminots, des postiers, des ouvriers. La Résistance recrute aussi chez les réquisitionnés du travail obligatoire (STO).

Le département est proche des côtes anglaises. D’où la présence d’une armée d’occupation conséquente. D’où aussi l’importance d’avoir sur le terrain des hommes et des femmes capables de fournir des informations sur les implantations des troupes allemandes, les armements, les transports, les effectifs des unités et leurs commandements.

Outre les télécommunications, les résistants manchois feront sauter les voies ferrées pour empêcher le transport de soldats allemands vers le front manchois

Outre les télécommunications, les résistants manchois feront sauter les voies ferrées pour empêcher le transport de soldats allemands vers le front manchois | FONDATION DE LA RÉSISTANCE

Verlaine et les carottes sont cuites

Dans la Manche, il existe plusieurs réseaux de résistants. Leurs chefs tentent assez tôt de créer une unité pour mieux coordonner les actions à mener. « Il y a eu plusieurs tentatives en vain jusqu’au 5 mars 1944 », précise Michel Boivin. Pourtant les premiers essais d’unité sur le plan militaire datent de l’automne 1943, menés par Louis Renault (FTPF) Marcel Lucas (Libération Nord) et Marcel Tabur (OCM). Au final, à la veille du D-Day, selon les sources, entre 1 800 et 2 800 résistants sont unis et répartis en quatre zones : le Cotentin, le Coutançais, le Saint-Lois, l’Avranchin-Mortainais.

Les groupes FFI (Forces françaises de l’Intérieur) ne disposent pas de beaucoup d’armes. Ils en ont récupéré lors de deux parachutages dans l’Orne et le Calvados, en ont volé ou caché. Avant même le D-Day, la mobilisation commence dès le 1er juin 1944. Avec le message de la BBC, « L’heure du combat viendra », suivi des premiers vers du poème de Verlaine Chanson d’automne qui annoncent le Débarquement.

La nouvelle fait le tour des réseaux et des plans d’actions sont définis. Des volontaires rejoignent des groupes, forment de petits maquis et s’apprêtent à se battre. Michel Boivin rapporte : « Le 5 juin le chef départemental de la résistance, Yves Gresselin, est à son poste de commandement au château de Rauville-la-Place. Dans la soirée, le message « Les carottes sont cuites » annonce le Débarquement et invite les résistants à passer à l’action. »

Les objectifs ? Pratiquer la guérilla, saboter les voies ferrées, détruire les communications téléphoniques. Il faut empêcher toute communication entre les troupes, leurs commandements, l’État-major et même avec Berlin. Les câbles souterrains entre Saint-Lô et Cherbourg, entre Saint-Lô et Jersey sont visés. Lors de la libération du département une trentaine de résistants manchois seront tués. Certains les armes à la main. D’autres arrêtés, torturés, seront tués sur place ou fusillés peu après. Une douzaine d’entre eux internés à la prison de Saint-Lô mourra sous les bombes alliées.

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/l-esprit-de-resistance-toujours-present.html

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/02/par-ideal-et-pour-une-certaine-vision-de-la-france.html

 

A voir jusqu'au 20 juin 2026
A voir jusqu'au 20 juin 2026

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Avant le 06 juin 1944

Publié dans Agenda

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Choose France 2026 : Des investissements record

Publié le par Jacques SAMELA.

Choose France 2026 : Des investissements record
Choose France 2026 : Des investissements record

IA, pharmacie, logistique... Quels sont les principaux investissements annoncés lors de Choose France 2026 ?

https://www.lefigaro.fr/societes/ia-pharmacie-logistique-quels-sont-les-principaux-investissements-annonces-lors-de-choose-france-2026-20260601?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260601_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=40lzmcv7pjJjqu5V10i_04_yIx8i6zRkK8lmGACVtmKBxp94ba4fzUyD4zPVuhE7ybER9GIhy8m%2B7Fy5OuLpHPC84DJJUSe34x

Le 02 juin 2026

 

La neuvième édition du sommet Choose France, organisée ce lundi au château de Versailles, a une nouvelle fois été l’occasion d’une série d’annonces d’investissements étrangers dans l’Hexagone. Un cru 2026 « record », s’est félicité Emmanuel Macron.

Data centers, acier décarboné, sites logistiques et même cookies : la neuvième édition du sommet Choose France, organisée ce lundi au château de Versailles, grand-messe dédiée à l’attractivité de la France, est une nouvelle fois l’occasion d’une série d’annonces d’investissements étrangers dans l’Hexagone. Une édition 2026 « record », s’est félicité Emmanuel Macron, avec 93 milliards d’euros d’investissements confirmés à travers 71 projets, représentant 15.600 emplois créés, selon l’Élysée. Tour d’horizon des principales annonces.

L'IA en tête de gondole avec SoftBank et Salesforce

Le géant japonais des investissements dans les technologies SoftBank a annoncé dès samedi soir une enveloppe de 75 milliards d'euros, dont 45 milliards d'ici à 2031, dans les Hauts-de-France, pour la construction de centres de données, soit « l'investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle », selon son patron, Masayoshi Son.

Parmi les autres nombreuses annonces dans ce secteur, le gestionnaire d'actifs canadien Brookfield investira 10 milliards d'euros supplémentaires dans les infrastructures liées à l'IA en France pour atteindre jusqu'à 30 milliards au total. Le fonds émirati MGX et Bpifrance annoncent eux «la sélection imminente d'un deuxième site » pour construire des infrastructures liées à l'IA, représentant « un investissement d'environ 7,5 milliards d'euros », après le Campus AI de Fouju (Seine-et-Marne), projet en coentreprise avec Mistral AI et Nvidia, « actuellement en construction ».

L'américain Salesforce, spécialisé dans la distribution de logiciels de gestion et dans l'informatique à distance (« cloud »), a annoncé un investissement de 2 milliards de dollars en France d'ici 2030 dans un pôle dédié à l'intelligence artificielle à Paris et pour soutenir des initiatives dédiées à l'éducation et au développement de compétences dans l'IA.

La société d'investissement Ardian et la plateforme nordique de centres de données Verne, qu'elle contrôle, ont annoncé le développement « d'un campus d'infrastructures numériques » en Île-de-France, pour un montant « pouvant atteindre 5 milliards d'euros », sans échéance précise. Selon les entreprises, « le site accueillera un centre de données dédié notamment au calcul haute performance, à l'entraînement de modèles d'IA et aux applications industrielles avancées », pour « accélérer le développement des capacités européennes de calcul et d'intelligence artificielle à grande échelle ». La start-up américaine d'analyse de données et d'IA Databricks a indiqué vouloir investir plus de 300 millions de dollars en d'ici 2029 pour porter ses équipes en France à plus de 400 salariés et former plus de 40.000 personnes à l'utilisation des outils d'IA sur les trois prochaines années.

Plus modeste, le groupe taïwanais Foxconn devrait lui investir 120 millions d'euros, principalement à Angers, pour lancer des lignes de productions de serveurs et de centres de données dédiés à l'intelligence artificielle, en partenariat avec le spécialiste français des supercalculateurs Bull. Le groupe taïwanais a aussi posé la première pierre de son projet d'usine d'assemblage de semi-conducteurs dans la région de Bordeaux, avec les français Thales et Radiall, annoncée lors du Choose France de 2025. Le géant allemand des logiciels pour entreprises SAP a de son côté annoncé un investissement pouvant atteindre 300 millions d’euros sur les trois prochaines années, « afin de développer ses capacités en matière de cloud souverain et d’IA d’entreprise sécurisée ».

Trois nouveaux sites logistiques pour Amazon

Amazon, qui avait dévoilé début mai un plan d'investissement de plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans, a annoncé ce lundi « trois nouveaux sites logistiques en Pays de la Loire, Île-de-France et Nouvelle-Aquitaine ». Il s’agit d’un centre de distribution et deux agences de livraisons. Ces trois sites sont censés créer 1000 emplois, en plus des 7000 d’ici 2028 déjà promis par le géant américain du e-commerce début mai. Il s’agit du plus gros investissement en France de la firme de Seattle. Avec le centre de distribution prévu à Ensisheim (Haut-Rhin), ces quatre sites représentent plus de 400 millions d’euros d’investissements.

VGP, développeur et gestionnaire belge de parcs industriels et d'activités, annonce, lui, « un investissement de plus de 1,5 milliard d'euros », permettant « la création de 5000 emplois » en six ans. Sur le volet transport logistique, le groupe allemand DHL annonce un investissement supplémentaire d’environ 160 millions d’euros sur la période 2026-2027, « destiné à la modernisation de ses infrastructures et à sa transition écologique ». De son côté, le polonais InPost, propriétaire de Mondial Relay, prévoit d’investir au moins 500 millions d’euros supplémentaires en France d’ici 2030.

« La première aciérie en France depuis plus de 50 ans »

Le groupe sidérurgique italien Marcegaglia va investir 600 millions d'euros de plus dans son projet de production d'acier primaire décarboné à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), baptisé Mistral. Le montant total atteindra ainsi environ 1,2 milliard d'euros. Ce projet « donnera naissance à la première aciérie en France depuis plus de 50 ans et au premier grand laminoir depuis cette période », a indiqué le groupe dimanche, dans un communiqué.

Des projets en lien avec la transition énergétique

L'énergéticien portugais EDP prévoit 1,3 milliard d'euros de nouveaux investissements d'ici 2030 pour des projets éoliens, solaires, de stockage par batteries et d'infrastructures de réseau. L'allemand Enertrag consacrera 1,1 milliard d'euros d'ici 2030 dans «de nouvelles infrastructures énergétiques » avec là aussi «de nouvelles capacités renouvelables et de stockage par batteries ». L’entreprise britannique Octopus prévoit, elle, d’investir jusqu’à 150 millions d’euros pour construire une usine de pompes à chaleur en France

L'agroalimentaire représenté par Mars et Ferrero

Le géant américain de l’agroalimentaire Mars a annoncé investir plus de 100 millions d’euros sur des sites dans plusieurs régions pour « moderniser les infrastructures, augmenter les capacités de production, réduire l’empreinte environnementale et améliorer la performance opérationnelle et logistique pour mieux servir les clients et consommateurs français et européens ».

De son côté, le groupe italien Ferrero investira 60 millions, répartis équitablement entre son site de Villers-Écalles (Normandie), pour la production de formats Nutella 3 kg destinés aux professionnels, et son usine de Nieppe (Hauts-de-France), pour une ligne de production dédiée au lancement d’un nouveau produit, les Nutella Cookies, prévu à l’été.

Plusieurs annonces dans la pharma

Le géant pharmaceutique britannique GSK annonce 140 millions d’euros de nouveaux investissements en France, entrant dans un programme de près de 550 millions d’euros sur la période 2026-2028 dans l’Hexagone pour contribuer « directement à la souveraineté sanitaire européenne ». Dans le détail, 74,1 millions d’euros seront alloués au renforcement des sites d’Évreux (Normandie), de Mayenne (Mayenne) et de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) tandis que 63,6 millions d’euros seront consacrés à la recherche et au développement (R&D)

Le fabricant suisse de génériques Sandoz a annoncé un investissement supplémentaire d’environ 150 millions d’euros destiné à renforcer les capacités de production de son site Sandoz Biologics France à Toulouse (Haute-Garonne) « dédié au développement et à la fabrication de biosimilaires jusqu’en 2034 ».

Le laboratoire suisse Stallergenes Greer, l’un des leaders en France des traitements de désensibilisation aux allergies, annonce un investissement de 125 millions d’euros d’ici 2030 sur son site majeur de production à Antony, en région parisienne. Cet investissement, annoncé dans le cadre du sommet Choose France, doit permettre « un doublement », selon la direction, de la capacité industrielle de ce site.

Défense et spatial

Le constructeur de drones portugais Tekever annonce un investissement de 100 millions d’euros en France sur cinq ans, accompagné de la création de 100 emplois qualifiés en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine. « Cet investissement double l’initiative annoncée en 2025, portant leur investissement total à 200 millions d’euros et 200 emplois », précise l’Élysée

L’entreprise monégasque Venturi Space annonce quant à elle un investissement supplémentaire de 150 millions d’euros, portant le montant total à 250 millions d’euros, pour l’établissement à Toulouse de son nouveau centre de technologies. « Il sera dédié à la conception et à la fabrication de technologies critiques pour la mobilité lunaire et martienne, ainsi qu’à l’assemblage des astromobiles développées par l’entreprise », explique la société.

Et aussi...

Ikea mise désormais sur un nouveau format en France : les magasins compacts. Le premier a ouvert le 27 mai à Limoges et un prochain est déjà en préparation au Mans. Lors de ce Choose France, le géant suédois de l’ameublement a annoncé un investissement supplémentaire de 35 millions d’euros sur la période 2026-2030, avec l’objectif d’ouvrir 10 magasins compacts supplémentaires d’ici 2030, représentant à terme environ 300 créations de postes.

De son côté, la banque en ligne britannique Revolut a annoncé un investissement additionnel de 100 millions d’euros d’ici 2030 et la création de 200 emplois supplémentaires, principalement dans les domaines de la lutte contre la fraude financière et du développement commercial. Le groupe suédois Scania a quant à lui présenté un projet d’investissement de près de 70 millions d’euros pour la production de camions électriques sur son site d’Angers.

 

https://www.lefigaro.fr/economie/la-der-d-emmanuel-macron-a-choose-france-20260531?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260601_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=FCwutKpBANCLaOo8EqhHGp7Gk9kPg_iNYRa9k3q0rCjqABOF5QKZkv96lfH0bbSomAtx3l4nYhpKqh6%2BOj2BLsZwS59gah2EFM

 

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/choose-france-combien-ont-rapporte-les-dernieres-editions-du-sommet-annuel-d-emmanuel-macron-20250518?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260601_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=pAsrOd6hJLw419GTEYbYfjza6W13CollsRrmliYqmNtV5fbrhmKiJnsLjBlMQmlYiGKUIZLxitdENpw06fd_XiqfVpfjJDIspq

 

Choose France 2026 : Des investissements record
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Maintien de sa note

Publié le par Jacques SAMELA.

Maintien de sa note
Maintien de sa note

L’agence S&P maintient la note de la France

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-agence-s-p-maintient-la-note-de-la-france-20260529?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260530_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=CFoxVsAw7pS50cTUT17N5Lxw0ITBHC73LhFxVPtNxDIw%2Bphu7is1W4UI5jGtWXpeU810CET4H6hf2mtihEuxgCAbHqxLt9vdE6

Le 01 juin 2026

 

L’agence américaine garde inchangée la notation de la dette souveraine, après sa dégradation de l’automne dernier.

Un îlot de soulagement dans la mer agitée des finances publiques. L’agence de référence Standard & Poor’s (S&P) a choisi ce vendredi soir de maintenir la note de la France. Elle évalue donc toujours l’Hexagone à A+ avec une perspective stable rejoignant ainsi l’analyse de Fitch qui, elle aussi, a décidé il y a quelques semaines de garder la note de la dette à A+ avec perspective stable. Roland Lescure, ministre de l’Économie, «prend acte de la décision de l’agence S&P», a communiqué Bercy. «Le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit public et de la dette, afin de garantir dans la durée la solidité financière et la compétitivité de l’économie française», poursuit le ministère.

Bas du formulaire

En octobre dernier, en amont du calendrier prévu, S&P Global avait créé la surprise en dégradant d’un cran la note de la dette souveraine, l’abaissant à A+ (dette de qualité «moyenne supérieure»). L’agence intervenait quelques jours seulement après la présentation de la copie budgétaire 2026 du second gouvernement de Sébastien Lecornu, s’inquiétant alors de «l’incertitude sur la finances publiques» «élevée». Pour l’instant, la troisième grande agence, Moody’s, reste un cran au-dessus, à Aa3. Elle n’a pas changé cette note en avril.

La décision de S&P marque donc la clôture d’une «saison des notations» relativement calme pour la France. Les prochains verdicts sont prévus pour l’automne. Après les deux grandes dégradations de fin 2025, cette détente pour les notes françaises était attendue par les observateurs.

Premièrement, car Bercy a enregistré une bonne nouvelle sur le front des finances publiques au début de cette année avec un déficit public qui s’est limité à 5,1% du PIB en 2025 alors même que le gouvernement prévoyait 5,4%. Pour l’année en cours, S&P prévoyait que le déficit atteindrait 5,3% dans sa précédente analyse. Or, la Commission européenne estime désormais que celui-ci devrait se maintenir aux abords des 5,1% du PIB.

Deuxièmement, car la situation géopolitique particulièrement tendue depuis le déclenchement du conflit en Iran a tendance à pousser les agences à une certaine forme de prudence. «Dans le choc (géopolitique) qu’on est en train de traverser, explique Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à l’institut Rexecodec’est rarement une bonne idée d’amplifier un problème alors qu’on est déjà en période de tension». Ainsi, une dégradation aurait été une nouvelle particulièrement mauvaise pour la dette française dans un contexte où la crise internationale a déjà fait s’envoler les taux d’emprunt. En France, la guerre au Moyen-Orient a entraîné une progression de la charge de la dette à hauteur d’environ 3,6 milliards d’euros, selon les calculs de Bercy. Les taux d’emprunt à 10 ans de l’État oscillaient autour de 3,2% avant la guerre du Golfe et tournent autour de 3,6% après avoir dépassé à plusieurs reprises 3,8%. Par ailleurs, le conflit en Iran a grevé les perspectives de croissance pour cette année. L’Insee a annoncé vendredi que le PIB s’était contracté de 0,1% au premier trimestre. Alors que le gouvernement espérait atteindre les 1% en 2026, la Commission et le FMI l’entrevoient désormais respectivement à 0,8 % et 0,7 %.

Efforts budgétaires

Malgré ces vents contraires, le gouvernement semble résolu à adopter une réponse mesurée à la crise. Les aides accordées pour y répondre représentent pour l’instant 1,2 milliard d’euros, et sont distribuées de manière «ciblée», martèle le gouvernement, aux ménages et secteurs économiques les plus concernés, loin des plus de 60 milliards déversés à partir de 2022 pour atténuer la poussée d’inflation née de la guerre en Ukraine.

«Les agences préfèrent agir quand on y voit clair, et c’est ce qu’elles ont fait en 2025, quand on était sorti du choc énergétique et que la France ne faisait pas d’efforts assez importants» pour redresser ses finances publiques, ajoute l’expert de Rexecode. Et, justement, la question des «efforts» budgétaires sera, à n’en pas douter, au cœur des réflexions des agences (et des débats politiques) à l’automne prochain. En effet, même si le déficit public semblerait pouvoir être maîtrisé en 2026, la Commission Européenne alerte déjà sur la possibilité d’un nouveau dérapage en 2027.

Bruxelles dit tabler sur une hausse du déficit à 5,7% du PIB en 2027, ce qui serait le niveau le plus élevé de toute la zone euro «à politique inchangée». Or, dans une situation politique où le gouvernement est bloqué entre le marteau d’une Assemblée sans majorité et l’enclume d’une élection présidentielle qui exacerbe les tensions, la France aura probablement beaucoup de difficultés à mettre en œuvre des économies d’ampleur en 2027.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/09/comme-quoi-elles-aussi.html

 

Maintien de sa note
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Etat de la France

Publié le par Jacques SAMELA.

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La France au fond du trou, vraiment ?

https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/la-france-au-fond-du-trou-vraiment-2233491#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260527

Publié le 27 mai 2026

 

Personne ne nie que la France n'est pas en grande forme. Mais le tableau « macro » n'est pas si mauvais et de bonnes nouvelles économiques mériteraient d'être plus médiatisées, relativise notre éditorialiste Dominique Seux.

La France reste la destination européenne qui accueille le plus d'investissements étrangers pour la septième année consécutive, nous a appris le baromètre EY.

C'est devenu le sport national le plus prisé du moment : dresser un tableau apocalyptique du pays. Economie, social, finances publiques, éducation, hôpitaux, moral individuel et collectif, influence de la France en Europe et dans le monde, etc. : tout est noir, sans une nuance de gris et ne parlons pas de blanc. Cela fait la manchette des journaux dominicaux et des news magazines, les émissions télévisées se régalent. Trop, c'est trop ?

Personne ne nie évidemment que la France n'est pas au top de sa forme. Elle vit un déclassement au minimum relatif. Concrètement, notre désastreuse situation des finances publiques prive en ce moment les Français d'airbag pour affronter la guerre dans le détroit d'Ormuz. Une première depuis les débuts de la Ve République. La situation politique et le désintérêt d'Emmanuel Macron pour ses concitoyens sont délétères.

Première destination d'investissements en Europe

Quelques signaux, pourtant, devraient attirer l'attention. Ainsi, la consommation de carburants en France a reculé de 6,5 % en avril (-9,1 % pour le gazole) par rapport au même mois de 2025, selon l'Ufip. La baisse a été de 11,5 % entre le 1er et le 20 mai par rapport à il y a un an (source Comité professionnel du pétrole), avec plusieurs jours fériés. Sachant que 72 % des trajets sont d'ordre privé, donc souvent ajustables, ce n'est pas un effondrement.

Seconde information qui contredit le récit du fond du trou, la France reste la destination européenne qui accueille le plus d'investissements étrangers pour la septième année consécutive, nous a appris le baromètre EY. Devant le Royaume-Uni et l'Allemagne. Mieux, elle défend ses couleurs dans les domaines d'avenir que sont l'IA, la défense et l'énergie. Ces investisseurs sont-ils assez fous de venir dans un pays à bout

Une performance

La Banque de France a eu la bonne idée, dans le dernier rapport au président de la République que lui a présenté François Villeroy de Galhau, de tracer un sobre bilan de notre situation en une quarantaine d'indicateurs. Avec des pastilles de couleur qualifiant la position de la France par rapport à la moyenne de la zone euro. Résultat : 14 pastilles vertes (on fait mieux), 12 jaunes (identique) et 17 oranges (moins bien).

Le bilan ? « Globalement sur quinze ans, écrit la Banque, la France affiche une performance intermédiaire, souvent proche de la moyenne de la zone euro, elle-même en retrait significatif par rapport aux Etats-Unis : la croissance française annuelle est de 1,1 % en moyenne, contre 1,2 % en zone euro, mais 2,3 % aux Etats-Unis. La démographie française ayant été nettement plus dynamique, le PIB par habitant augmente moins que dans l'ensemble de la zone euro (à 0,7 % par an, contre 1 %) ».

La photographie, au fil des pastilles colorées, fait ressortir des entreprises dont la situation financière est plutôt bonne, une amélioration de la situation de l'emploi, un pouvoir d'achat qui a évolué comme dans la moyenne des pays de la zone euro et une épargne abondante. La compétitivité n'est pas si mauvaise que cela et le système éducatif, contrairement au sentiment général, reste dans la moyenne (pas terrible).

« Ce qui nous manque ensemble, c'est la confiance en nous-mêmes, et la capacité à mobiliser ces atouts. Pour le dire simplement, le jeu individuel français reste de très bonne qualité ; c'est le jeu collectif qui pèche », conclut Villeroy de Galhau. Certains diront que ce tableau très « macro » ne reflète pas la fermeture des commerces de centre-ville, les rendez-vous médicaux tardifs, sans oublier les ressentiments ou l'insécurité.

Le salaire moyen réel a très peu augmenté

La vérité est que la lecture des indicateurs fournit une clé limpide au mal-être des Français. Depuis 2010, le salaire moyen réel n'a progressé que de 2,7 % en France, ce qui est très faible. En Allemagne, cette hausse a été de 12 %, aux Etats-Unis de 17 %. Si le pouvoir d'achat a grimpé, lui, de 12 % sur la même période, au même rythme qu'ailleurs, c'est grâce aux prestations sociales et aux « boucliers » de toutes sortes.

Les Français ont plus ou moins consciemment compris que tirer des chèques (publics) sur l'avenir en creusant la dette n'a aucun sens et, surtout, que ce temps-là est terminé. C'est ce travail de deuil pourtant inévitable qui nous rend groggy et si malheureux.

Dominique Seux

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Ne serions-nous pas tous coupables ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Ne serions-nous pas tous coupables ?
Ne serions-nous pas tous coupables ?

Il y a quelques semaines de cela, nous apprenions, avec surprise, les difficultés d’un des derniers fabricants d’électroménager français, Brandt (Vedette, Sauter, De Dietrich)

Avec surprise vraiment, ou plutôt surpris par le fait que cette marque existe encore ?

Car il faut bien se l’avouer, qui d’entre nous achetait encore des produits de cette marque ?

Au vu de son actualité, plus grand monde en vérité.

Et pourtant, nombres de commentaires offusqués quant à la disparition prochaine d’une marque significative de notre mémoire, pullulèrent dans les médias, sur les réseaux sociaux, estimant encore une fois que les pouvoirs publics ne jouaient pas (plus) leur rôle, oubliant au passage nos manques quant à nos désirs d’achats la concernant.

Et pas qu’elle, rappelons-nous de l’histoire récente de Duralex (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/05/duralex-vraiment-incassable.html), devenu pour s’en sortir ce que l’on appelle une Scop (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/scop-ti-resilience-apaisante.html), ayant bénéficié d’une visibilité exceptionnelle, occasionnant au passage 20 millions d’Euros de promesses de dons, et pourtant, les dernières nouvelles ne sont pas très bonnes, départ de deux dirigeants, problèmes de trésorerie récurrent, de gestion.

Et que dire d’Alinéa, qui faute de repreneurs vient d’être purement et simplement liquidé avec ses 1 200 salariés, le chausseur Minelli, fermant définitivement ce jour après de nombreuses années de bons et loyaux services depuis sa création en 1973, Maison du Monde, à la recherche d’investisseurs pour continuer dans de meilleurs conditions ses activités, Bouchara, repris in extremis par une société basée à Hong Kong, mais gardant seulement 184 salariés sur 542, tout en fermant près de la moitié de ses 52 magasins, sans oublier le redressement judiciaire en cours du groupe Gibert le 28 avril dernier, laissant également pantois les habitués comme les salariés, conscient des problèmes actuels du monde du livre, mais sans pour autant imaginer cette réalité.

Vu et lu dans Télérama n° 3982 du 06/05/26

Vu et lu dans Télérama n° 3982 du 06/05/26

Alors, de quoi serions nous coupables de ces situations me direz-vous ?

Du Covid 19 et de ses divers confinements, non, de la guerre en Ukraine et de l’augmentation du coût de l’énergie et de l’inflation, non, de la guerre au Moyen-Orient, encore moins et merci qui ?

Et encore moins il est vrai des problèmes de gestion de ces entreprises, de leur trésorerie, de leurs difficultés d’approvisionnements, de la concurrence bien loin d’être loyale.

Mais par contre, d’un recul significatif des achats les concernant, oui, et là est peut-être le domaine où justement notre rôle doit être primordial.

En effet, suite et en partie à cause de la pandémie du Covid, mais pas que, nos modes d’achats ont largement évolués, laissant notamment la place à l’E-commerce (https://www.ecommerce-nation.fr/e-commerce-france-2025-chiffres-cles-fevad/), impactant pour le coup et malheureusement l’achat en magasin, ce ne sont pas les Camaïeu, San Marina, Kookaï, André, Naf-Naf, IKKS, et j’en passe, qui nous diront le contraire, avec comme conséquences, en plus de leurs liquidations et des pertes d’emplois induites (37 000 depuis 2020), la désertification des centres-villes, les centres commerciaux, à leurs périphéries, en sont également coupables, entrainant pour le coup un sentiment d’abandon de notre part, sous estimant ou ne voulant pas voir les conséquences directes et indirectes de nos actes, comme par exemple l’intérêt, financier notamment, de garder ouvertes des petites lignes ferroviaires, alors que nous prenons pour la plupart la voiture pour aller travailler, l’intérêt d’accueillir de nouveaux commerces en ville, alors que nos choix iront, j’y reviens, vers les centres commerciaux, des cafés, alors que nous préférons demeurer chez nous, visionnant avec effarement et continuellement ces situations, et que de toute manière, ces lieux ne sont pas pour nous.

Alors, quitte à changer, à suivre malgré tout les usages d’aujourd’hui, privilégions quand même nos acteurs nationaux, il y en a dans tous les domaines, essayons de faire des efforts, quand cela est possible bien sûr, notamment d’un point de vue financier, en nous disant que si nous achetons aussi peu chers tel ou tel produit, c’est qu’il y à un loup quelque part, notamment en termes de concurrence, voire de conditions de travail, et qu’au final, même si nous nous estimons gagnants, d’autres, en l’occurrence les salariés des entreprises françaises, en ressortiront eux perdants.

Mais comme nous tous finalement, car avec la disparition de toutes ces entreprises, aux conséquences critiques sur le marché de l’emploi, d’un certain savoir-faire, et bien évidemment de la Compétitivité de notre économie, c’est bien la confirmation d’une mort lente de nos centres-villes qui nous attends, mais aussi et surtout l’enrichissement d’entreprises hors de nos frontières, ne laissant la plupart du temps que des miettes en termes d’impôts, qui je le rappelle finance notre mode de vie depuis de nombreuses années.

Donc, pour nous éviter un appauvrissement généralisé, faisons en sorte de bien réfléchir avant d’agir.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.lefigaro.fr/societes/shein-temu-aliexpress-comment-l-ultra-fast-fashion-fait-disparaitre-les-boutiques-de-mode-en-ile-de-france-20260424?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260424_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=CFoxuuX3OHZ0QWJZQzYfO8c5IOV0N2K%2Bqxrpovv_bxkjxZhxqCXVJsudxAY57aZs5isbz%2BYhyXoYljmA2u0dJ5F5JcG_p%2BZ9Cq

. https://www.lefigaro.fr/medias/si-ce-n-est-pas-la-c-est-nulle-part-grandeur-et-decadence-de-gibert-joseph-monument-de-la-librairie-francaise-20260502?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260502_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=KLvOYHDoSgOg7SugY4QXn1l9JmBUr%2BylGCpNWY5ezn4E7U6dUYIplH6kvm7wWwUtTDHIy06XgBFTbNjT70Fphrl8D9vh1FVvKs

. https://www.lefigaro.fr/societes/plombe-par-la-crise-du-pret-a-porter-l-emploi-dans-le-commerce-est-en-baisse-20260513?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260513_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=xugHN0vR4IvNV199X%2B1mVaW59v71tikCXgB8AE1X%2BrTV8CZC5DvctNVKD3QrfftqvZAIja8zwGFv8G0ig0dce6PxeNoOAGixxr

. https://www.lefigaro.fr/societes/okaidi-jennyfer-ikks-la-liste-noire-des-marques-de-mode-frappees-par-la-crise-du-secteur-depuis-2020-20260203

 

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Demain, s'ouvrent les Journées Choose France

Publié le par Jacques SAMELA.

Demain, s'ouvrent les Journées Choose France
Demain, s'ouvrent les Journées Choose France

Journées Choose France : Les entreprises qui investissent en France ouvriront leurs portes au public les 29, 30 et 31 mai 2026

https://presse.economie.gouv.fr/journees-choose-france-les-entreprises-qui-investissent-en-france-ouvriront-leurs-portes-au-public-les-29-30-et-31-mai-2026/

le 11 mai 2026

 

À l'initiative du président de la République, et dans la continuité des Sommets internationaux et nationaux Choose France qui valorisent les entreprises françaises et étrangères ayant choisi d'investir en France, le Gouvernement lance les « Journées Choose France », sur le modèle des Journées européennes du patrimoine.

À cette occasion, des entreprises ayant annoncé des investissements lors des précédents Sommets ouvriront exceptionnellement leurs portes au grand public les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mai 2026.

Cette initiative a pour objectif de mieux faire connaître aux Français les entreprises qui investissent sur le territoire, de valoriser leurs activités, leurs savoir-faire et leurs métiers, et de renforcer les liens avec leur environnement local.

Elle s'inscrit dans la continuité d'initiatives comme la Semaine de l'industrie ou la Grande Exposition du Fabriqué en France, qui contribuent à rapprocher les Français du tissu économique et industriel du pays.

La liste des entreprises inscrites à cet événement ainsi que le lien d'inscription grand public (à partir du 18 mai) sont accessibles via le lien suivant : https://media.businessfrance.fr/actualites/les-journees-choose-france-au-coeur-des-entreprises-engagees-73b33-0fea0.html

 

https://media.businessfrance.fr/actualites/les-journees-choose-france-au-coeur-des-entreprises-engagees-73b33-0fea0.html

Demain, s'ouvrent les Journées Choose France

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De l'argent pour le quantique

Publié le par Jacques SAMELA.

De l'argent pour le quantique
De l'argent pour le quantique

La France débloque 1,55 milliard d’euros de plus pour le quantique et les semi-conducteurs

https://vipress.net/la-france-debloque-155-milliard-deuros-pour-le-quantique-et-les-semi-conducteurs/

| Le 22 Mai 2026 | 

 

Dans le cadre d’un déplacement au Très Grand Centre de calcul (TGCC) du CEA ce jour, Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 1,55 milliard d’euros supplémentaires dans le quantique et les semi-conducteurs via France 2030. Le président de la République a également évoqué la présentation, en juillet prochain, d’une nouvelle stratégie nationale électronique à horizon 2035.

Emmanuel Macron a annoncé ce jour une nouvelle enveloppe de 1,55 milliard d’euros destinée aux technologies quantiques et aux semi-conducteurs, afin d’accélérer les capacités françaises et européennes dans des domaines jugés essentiels pour l’intelligence artificielle, le calcul intensif et la souveraineté numérique. Dans le cadre d’un déplacement au Très Grand Centre de calcul (TGCC) du CEA, à Bruyères-le-Châtel, dans l’Essonne, le président de la République a confirmé un milliard d’euros supplémentaires pour le plan Quantique français, financé dans le cadre de France 2030. Cette décision intervient dans un contexte de forte accélération des investissements américains et chinois dans ce domaine.

« Ce dont nous parlons aujourd’hui, c’est du défi de notre indépendance, de notre souveraineté sur ces grandes capacités de l’électronique, du calcul et aussi de l’intelligence artificielle pour les années et les décennies à venir », a déclaré Emmanuel Macron. Le chef de l’État a appelé à « accélérer l’innovation » et à « changer d’échelle ».

En parallèle, la France s’engagera à hauteur de 550 millions d’euros dans un futur programme européen consacré aux semi-conducteurs. Selon Emmanuel Macron, ces financements serviront à soutenir la recherche et l’industrialisation sur les technologies pertinentes pour l’intelligence artificielle et les data centers.

Ces nouveaux engagements viennent renforcer des investissements déjà conséquents. Le plan Quantique lancé entre 2021 et 2025 représentait déjà 1,8 milliard d’euros, auxquels se sont ajoutés 500 millions d’euros en 2024 pour soutenir les besoins du secteur de la défense. Côté semi-conducteurs, la stratégie nationale initiée en 2022 totalise désormais 5,5 milliards d’euros d’investissement.

Le président s’exprimait en clôture d’un forum européen consacré au calcul haute performance, aux technologies quantiques et aux semi-conducteurs. Il a notamment visité l’ordinateur quantique photonique Lucy et évoqué l’importance de renforcer la coordination européenne dans ces secteurs face à la compétition mondiale. « Nous sommes dans la bataille concernant la filière du quantique », a-t’il affirmé, rappelant que « quantique et semi-conducteurs sont deux piliers structurants de France 2030 ».

Enfin, Emmanuel Macron a annoncé la présentation en juillet d’une nouvelle stratégie nationale électronique à horizon 2035, destinée à renforcer durablement les capacités françaises dans les technologies critiques.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

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De nouveaux sites clés en main à disposition en France

Publié le par Jacques SAMELA.

De nouveaux sites clés en main à disposition en France
De nouveaux sites clés en main à disposition en France

Pour attirer les industriels, la France compte sur 200 nouveaux Sites clés en main

https://www.lefigaro.fr/societes/pour-attirer-les-industriels-la-france-compte-sur-200-nouveaux-sites-cles-en-main-20260520?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260520_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=iJBMKUKufV2UWPNaEsKfhC7IJF_%2BzPq3nC4NRRUGbYwVOR2iXoCgPPS7cvMzVcGAVhv5obvkSnLJQSTdVNXAOkJIi7H2GTYeiH

Le 20/05/26

 

DÉCRYPTAGE - La disponibilité du foncier et la rapidité d’obtention des autorisations sont cruciales pour attirer les projets industriels. C’est pourquoi la puissance publique propose de prendre en charge certaines procédures dans les Sites clés en main.

C’est dans l’ancien bassin minier de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, que l’américain USA Rare Earth va installer son usine de traitement des terres rares et de production de métaux. Elle sera juste à côté de celle de la start-up Carester, qui produira des aimants permanents et devrait être opérationnelle à la rentrée. Elyse Energy, une start-up française spécialisée dans les carburants durables, s’apprête, quant à elle, à prendre sa décision finale d’investissement pour construire sa propre unité dans le même bassin. Cette pluie de nouvelles usines dans un même périmètre ne doit rien au hasard. Lacq est un Site clés en main, où l’implantation industrielle est facilitée grâce à des dispositions ad hoc. C’est aussi le cas de Saint-Vulbas, près de Lyon, dont le parc industriel de la plaine de l’Ain (Pipa) devrait bientôt accueillir la nouvelle usine de fabrication de freins carbone, destiné aux avions commerciaux, de Safran. Un investissement de 450 millions d’euros, conquis de haute lutte face à la concurrence de projets en Amérique du Nord.

Ces Sites clés en main ont été créés en 2019. À l’époque, le constat a émergé que l’accès au foncier constituait l’un des principaux freins à l’implantation industrielle en France. Le gouvernement a décidé de répertorier les terrains immédiatement mobilisables, juridiquement sécurisés et respectant les exigences environnementales. L’objectif ? Ne pas manquer les investissements potentiels à cause d’un manque de foncier. Le tout alors que la France a par ailleurs la volonté de réduire au maximum l’artificialisation des sols. Pour apporter une aide sur ce point, un certain nombre de ces Sites clés en main étaient constitués d’anciennes friches industrielles, aux sols déjà imperméabilisés.

En 2024, une nouvelle étape a été franchie, avec la présentation de 55 nouveaux sites bénéficiant du label Sites clés en main. Un label qui a été alors enrichi. Le gouvernement s’était rendu compte que les procédures administratives hexagonales prenaient beaucoup de temps, ce qui était parfois rédhibitoire pour gagner des projets. Le label Sites clés en main garantit depuis 2024 qu’un certain nombre d’études ont été réalisées en amont et que certaines contraintes ont été levées, comme l’alimentation en énergie. « Pour sécuriser les investissements, il faut dire aux industriels que, quand ils viennent, toutes les procédures sont sécurisées et qu’ils n’ont plus que le permis de construire à déposer et l’autorisation ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) à obtenir », explique Sébastien Martin, le ministre délégué à l’Industrie.

En début d’année, 125 Sites clés en main à disposition

Depuis la mise en place du dispositif en 2019, environ 125 Sites clés en main (en version un et deux) ont été créés en France. En février dernier, Sébastien Martin a décidé de franchir une nouvelle étape, en refondant et pérennisant le dispositif, via une circulaire du mois de février. Le dispositif est assoupli, avec un seuil abaissé à 3 hectares pour les sites standards et à 1 hectare pour les friches réhabilitées. La taille moyenne des 55 sites de 2024 était de 60 hectares. Cette évolution permet d’élargir le nombre de sites éligibles et de diversifier l’offre foncière disponible. Et donc de mieux répondre aux besoins de PME et des entreprises de taille intermédiaire.

Aujourd’hui, il y a 112 Sites clés en main en phase de développement et une trentaine de collectivités se sont encore positionnées depuis le début de l’année

Sébastien Martin, ministre délégué à l’Industrie

Cette nouvelle mouture renforce aussi les exigences en amont. Les sites labellisés doivent garantir une maîtrise foncière sécurisée, une compatibilité avec les documents d’urbanisme, une anticipation des contraintes environnementales, la réalisation des études préalables, notamment l’étude « faune-flore » et l’absence de servitudes incompatibles avec un projet industriel. Objectif : que les investisseurs aient une sécurité encore plus forte dans la solidité du dossier, pour obtenir plus rapidement les dernières autorisations.

Enfin, l’enjeu est de parvenir à faire connaître la disponibilité des sites (désormais gérée à un niveau plus local), pour que les grands investissements venus de l’étranger, qui se sont d’abord examinés à Paris, ne soient pas manqués par simple manque d’information. Alors que les conditions économiques se sont dégradées en raison du conflit au Moyen-Orient, il s’agit de ne pas passer à côté des investissements - forcément moins nombreux - qui se présentent. Pour l’instant, la dynamique ne ralentit pas. « Aujourd’hui, il y a 112 Sites clés en main en phase de développement et une trentaine de collectivités se sont encore positionnées depuis le début de l’année », se félicite Sébastien Martin. Et les objectifs sont élevés puisque le ministre vise nouveaux 200 sites à horizon 2028.

Emmanuel Egloff

De nouveaux sites clés en main à disposition en France
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Demain s'ouvre la Nuit européenne des musées & Le Louvre (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Demain s'ouvre la Nuit européenne des musées & Le Louvre (suite)
Demain s'ouvre la Nuit européenne des musées & Le Louvre (suite)
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 17/05/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 17/05/26

https://nuitdesmusees.culture.gouv.fr/

 

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Le projet Louvre-Nouvelle Renaissance est lancé avec la nomination d’un groupement d’architectes

https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/le-projet-louvre-nouvelle-renaissance-est-lance-avec-la-nomination-d-un-groupement-d-architectes-20260518?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260518_NL_ACTUALITES&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=OgudzF_kUbjX1DJ2deLiY%2BVelO6y9b%2BX2r%2BX9ukhvWRmpbao3wPs1evjA2O3894dbpjck44Vxcolpl_s9mvdrI6m3N6w2XiOxq

Le 18/05/26

 

Le projet Louvre-Nouvelle Renaissance sera piloté par Studios Architecture. Il réactive la perspective originelle qui rejoint l’Arche de la Défense depuis la Cour carrée et la Pyramide, en passant par les Arcs de triomphe et de l’Étoile.

Le projet Louvre-Nouvelle Renaissance sera piloté par Studios Architecture. Il réactive la perspective originelle qui rejoint l’Arche de la Défense depuis la Cour carrée et la Pyramide, en passant par les Arcs de triomphe et de l’Étoile. Studios Architecture Paris et Selldorf Architects

Le ministère de la Culture a dévoilé ce matin le nom du lauréat de ce concours hautement politique dont le calendrier a été retardé par le vol des bijoux. L’agence française Studios Architecture l’emporte en association avec la Germano-américaine Annabelle Selldorf pour la muséographie et BASE pour l’urbanisme et le paysage.

Quel suspens ! Il aura fallu plusieurs jours pour que les cinq équipes en lice pour le concours international d’architecture lancé par le Louvre connaissent leur sort. Entre mercredi, moment où le jury s’est réuni et ce lundi, où le nom du vainqueur a été annoncé officiellement par un communiqué, à 10 heures, signé par la ministre de la Culture Catherine Pégard, rien n’a fuité. Les membres du jury, présidé par Marc Guillaume, préfet de la Région d’Île-de-France et Christophe Leribault, président-directeur de l’établissement pour la vice-présidence, ayant signé un accord de confidentialité pour ce projet hautement politique.

Dès vendredi, les candidats ayant été appelés un par un, on apprenait toutefois par le petit milieu le nom du vainqueur : Studios Architecture et Seldorf Architects. Le duo a été retenu en finale par le jury « pour la qualité de sa proposition architecturale et de son insertion patrimoniale, urbaine et paysagère, intégrant pleinement les enjeux de qualité d’accueil des publics, clarté des cheminements, sobriété et végétalisation, le tout avec une prise en compte pertinente des enjeux de sécurité ».

À l’inverse d’un concours mettant en lumière une seule star architecte signant un bâtiment phare, ce n’est pas un seul nom qui monte sur le podium mais plusieurs. Soit un groupement de talents aux compétences multiples, pour « réparer et transformer », « le double objectif » de ce « grand plan Louvre lancé début 2025 intitulé Louvre-Nouvelle Renaissance », comme le dit en tête le communiqué. Le programme devant répondre « aux impératifs de développement durable qui sont aussi l’enjeu des prochaines décennies du musée ».

La clarté du parcours intérieur des salles du projet Louvre-Nouvelle Renaissance piloté par Studios Architecture. Studios Architecture Paris et Selldorf Architects

Le grand gagnant est donc Studios Architecture, l’agence française d’un collectif international (New York, Washington, San Francisco, Los Angeles, Toronto) dont les bureaux de la rue de Grenelle (Paris 7e) sont un modèle de bien-être hautement récompensé. Depuis sa création en 1985 aux États-Unis, l’agence a surtout œuvré à des projets pour des campus, bureaux nouvelle génération, sièges sociaux, entreprise dans la tech, restés peu connus. Son nom a percé dans le monde culturel avec des réalisations pour les Fondations Louis Vuitton à Paris et Luma à Arles, aux côtés de Gehry Partners. Pour ce nouveau Louvre, le jury a apprécié « la symétrie marquée autour de l’axe est-ouest et la clarté du parcours guidant la composition d’ensemble », permettant de réactiver la perspective originelle qui rejoint l’Arche de la Défense depuis la Cour carrée et la Pyramide, en passant par les Arcs de triomphe et de l’Étoile.

Pour la scénographie et muséographie, l’agence œuvrera avec Annabelle Selldorf qui a fondé son cabinet en 1988 à New York. L’architecte allemande de 65 ans, une professionnelle de l’élégance minimale, a le vent en poupe après la rénovation de la Frick Collection à New York, l’extension du Clark Art Institute dans le Massachusetts et la création de la nouvelle aile de la National Gallery à Londres. Elle a aussi conquis les poids lourds de l’art, David Zwirner, Hauser & Wirth ou Barbara Gladstone, qui lui ont confié l’aménagement de leurs galeries. Et son nom a sûrement pesé dans la balance. Avec plus de 90 collaborateurs entre Paris, Lyon et Bordeaux, l’agence BASE est en charge du volet paysage et urbanisme.

Le projet Louvre-Nouvelle Renaissance de Studios Architecture permet de reconnecter le musée à la ville, par la nouvelle entrée côté Saint-Germain-l’Auxerrois, pour désengorger la pyramide et ses espaces aborés, en contre-bas. Studios Architecture Paris et Selldorf Architects

À charge pour le vainqueur, comme cela était précisé dès le départ, de créer un nouvel accès au musée par la partie orientale du palais pour désengorger une pyramide

Dès vendredi, selon nos informations, on apprenait que ce n’était pas l’agence Dubuisson et SANAA. La première étant pourtant bien placée pour avoir mené plusieurs interventions au Louvre et la seconde pour avoir livré le Louvre Lens récompensé par le prix Pritzker. On avait la confirmation également que n’était pas retenue la Britannique Amanda Levete (agence AL_A) qui s’est fait remarquer avec l’extension du Victoria & Albert Museum à Londres, en association avec la scénographe française de renom Nathalie Crinière. Ni le prometteur Japonais Sou Fujimoto connu pour son arbre blanc à Montpellier. Ni Architecture studio avec plus de cinquante ans d’activité à l’international.

À charge pour le vainqueur, comme cela était précisé dès le départ, de créer un nouvel accès au musée par la partie orientale du palais côté Saint-Germain-l’Auxerrois, pour désengorger une pyramide conçue pour 4 millions de visiteurs, alors que le musée en accueille plus de 9 aujourd’hui. Cette modernisation nécessaire va ainsi remettre en valeur la « Grande Colonnade » du Louvre, chef-d’œuvre de l’architecture classique et la reconnecter à la ville. À charge également de réaliser de nouvelles salles sous la Cour carrée, dont une de 3 000 mètres carrés pour La Joconde, cette icône que 95 % des visiteurs veulent admirer, ainsi que de requalifier les abords du musée.

Autant dire que c’est le projet d’une vie pour le trio gagnant qui laissera son nom dans le musée le plus visité et connu au monde. Et une révolution au moins aussi importante que les grands travaux mitterrandiens et la pyramide de Pei, inaugurés en 1989. Comme tous ses prédécesseurs, Emmanuel Macron aura voulu laisser son empreinte dans la culture, secteur de prestige pour la France et levier de soft power dans le monde.

Un budget estimé à 1 milliard d’euros

Le choix de ce groupement donne le top départ d’un projet soulevant une foule d’interrogations, voire d’opposition. Passé les critiques sur le « fait du prince », et « la mégalomanie » du président de la République, qui avait annoncé le principe du concours en janvier dernier devant la Joconde, elles se centrent sur l’opportunité de lancer des grands travaux. Un an et demi après l’annonce du Louvre-Nouvelle Renaissance, le contexte a changé : il y a encore moins d’argent dans les caisses de l’État, et les fronts de guerre se sont multipliés dans le monde. Or, selon les estimations, le budget pour une nouvelle grande entrée et des nouvelles salles tournerait autour de 500 à 600 millions d’euros - voire plus, selon la Cour des comptes, qui l’estime à 1 milliard d’euros.

Au moment du dévoilement du Louvre-Nouvelle Renaissance, Laurence des Cars, ancienne présidente de l’établissement public, avait indiqué qu’elle mobiliserait le fonds de dotation du Louvre Abu Dhabi pour moitié, et qu’elle trouverait un ou plusieurs grands mécènes pour le reste. Alors qu’elle avait commencé une tournée, notamment en Asie et aux États-Unis, à la rencontre de grandes fortunes - et que plusieurs d’entre elles semblaient montrer un intérêt à financer une nouvelle salle pour le chef-d’œuvre de Leonard de Vinci -, le vol des bijoux en octobre dernier a cassé cette dynamique. Aujourd’hui, aucun grand mécène ne s’est déclaré - le vol et le remaniement ont créé un flottement politique autour du Louvre-Nouvelle Renaissance, dont beaucoup prédisaient l’abandon.

Pendant les mois qui ont suivi le cambriolage, il n’a d’ailleurs plus été question de Grand Louvre, mais de la nécessité de résoudre des problèmes en cascade, à commencer par le niveau de sûreté pour les collections. Il va falloir mobiliser 400 millions d’euros dans les dix ans pour redresser les installations techniques, dont les circuits électriques et les systèmes de sécurité, changer les escalators ou mettre ce palais de 240 000 mètres carrés aux normes. L’État a déjà accepté de mettre 150 millions sur la table, et les hausses de tarifs appliquées depuis janvier sont censées alimenter le reste. « Redresser les murs et les installations techniques, cela devrait être la priorité du Louvre, pas de se lancer dans un grand projet », estiment, en chœur les syndicats du musée, à l’unisson avec la Cour des comptes

À quoi serviraient des travaux somptuaires dans la Cour carrée, si le reste du palais continue de dysfonctionner ? En novembre, une fuite d’eau avait endommagé plusieurs centaines d’ouvrages de la bibliothèque des Antiquités égyptiennes et la galerie Campana avait dû être fermée par précaution, une partie de ses poutres de soutènement ayant bougé.

Mais aujourd’hui, les deux volets - un plan d’investissements techniques et un nouveau Louvre - ne sont pas incompatibles, aux yeux du président du musée, Christophe Leribault. « On ne va pas faire une belle entrée pour arriver dans un musée soumis à toutes sortes d’avaries et d’embolies. Mais on ne peut pas non plus réparer le Louvre sans ouvrir de nouveaux accès pour régler la question des flux. Le Louvre, c’est un tout. Son chantier est un tout », a-t-il indiqué début mai, à nos confrères du Monde. S’il faut « impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée », le Louvre-Nouvelle Renaissance est un « projet capital et nécessaire pour le Louvre ». Son coût est par ailleurs « incompressible ».

Au Figaro, la ministre de la Culture a admis que le Louvre-Nouvelle Renaissance ferait l’objet d’ajustements, en tenant compte « du souhaitable, du possible, du faisable ». Tout cela devra être négocié avec Studios architecture même s’il semble impossible de tout remettre sur la table, à moins de relancer un autre concours. Reste le calendrier. Si Emmanuel Macron avait évoqué une ouverture en 2031/2032, les travaux ne devraient pas démarrer avant 2028, et la nouvelle entrée, ainsi que les nouvelles salles ne devraient pas voir le jour de sitôt. Avant de quitter la scène, en mai 2027, Emmanuel Macron aura tout de même le temps de poser une première pierre (même symbolique !) d’un projet qu’il souhaite irréversible pour son successeur. Le musée est à l’aube d’écrire une nouvelle page de son histoire.

Par Claire Bommelaer et Béatrice de Rochebouët

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/la-petite-histoire-du-plus-grand-musee-du-monde.html

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Publié dans Agenda

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