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Et vous, que pensez-vous du B.F.

Publié le par Jacques SAMELA.

Et vous, que pensez-vous du B.F.
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Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 24/11/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 24/11/24

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Octobre 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

Octobre 2024
Octobre 2024

FINALISATION. Du protocole d’accord entre la compagnie aérienne Cebu Pacific et le groupe Airbus pour 70 Airbus A321neo.

Air et Cosmos du 02 octobre 2024

 

HAUSSE. Du nombre de médecins en 2024 avec une progression de 0,8 %, soit un rebond à contre-courant des années précédentes. D’après l’ordre des médecins, le mouvement devrait même s’accélérer dans les années à venir.

La Tribune du 02 octobre 2024

 

CONSOLIDATION. De ses positions sur le créneau des métros automatiques pour le groupe Keolis, leader mondial sur ce segment de marché, après l’assurance de continuer pour huit ans supplémentaires celui des Docklands à l’est de Londres.

Les Echos du 03 octobre 2024

 

LIVRAISON. De 5 avions monomoteurs de la société Elixir Aircraft pour le centre de formation britannique Leading Edge Aviation.

Jec Composites du 04 octobre 2024

 

MODERNISATION. Assurée par deux filiales du groupe Vinci au Canada d’un corridor autoroutier appelé la « Fraser Valley » près de la ville de Vancouver.

Batiactu du 04 octobre 2024

 

NETTE. Hausse de la production industrielle en France au mois d’août avec + 1,4 % de progression.

Ecoréseau du 07 octobre 2024

 

DISTINCTION. Pour Business France après la réception du prix de la meilleure utilisation des partenariats durant les WTPO Awards 2024, prix mondiaux du réseau des Organisations de promotion de commerce. Cette récompense souligne l’impact significatif de ses actions, ayant générées 3,3 milliards d’Euros de revenus d’exportation supplémentaires réalisés par les entreprises accompagnées, avec plus de 20 000 nouveaux exportateurs et 30 000 nouveaux emplois créés.

Linkedin du 08 octobre 2024

 

AUGMENTATION. Du nombre d’écoutes de titres francophones par les auditeurs du monde entier à hauteur de 94 % selon les chiffres de Spotify.

Télérama du 09 octobre 2024

 

MIEUX. Que 2023 pour le groupe Airbus avec la livraison sur les neuf premiers mois de l’année de 497 avions, et dont l’objectif reste toujours celui d’atteindre les 770 unités sur l’ensemble de l’année 2024.

Air & Cosmos du 09 octobre 2024

 

SUCCES. A répétition pour Météo France International (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/11/meteo-france-international-objectif-preventions.html) la filiale de Météo France, après la signature notamment d’un contrat de 37 millions d’Euros au Koweït.

Le Journal des Entreprises du 10 octobre 2024

 

NOUVELLE. Usine de mécano-soudure pour le groupe Manitou à Candé dans le Maine et Loire, soit un projet de 26 millions d’Euros, afin de soutenir sa croissance internationale, et notamment les Etats-Unis.

Industrie Online du 14 octobre 2024

 

COOPERATION. Bilatérale entre la France et les Pays-Bas dans le domaine nucléaire.

La Tribune du 15 octobre 2024

 

DEPLOIEMENT. Des systèmes radio PR4G et SYNAPS-H du groupe Thales au sein des groupements de présence avancée de l’OTAN, sur le flanc Est de l’Europe.

VIPress du 15 octobre 2024

 

CONTRAT. Pour le groupe Vinci en Australie dans le cadre de la modernisation d’une ligne ferroviaire dans le Queensland.

Batiactu du 15 octobre 2024

 

PORTEUR. Le marché égyptien pour NGE, après l’obtention de deux nouveaux contrats majeurs dans ce pays où il est présent depuis de nombreuses décennies.

Batiactu du 17 octobre 2024

 

CHOIX. De l’aéroport de Daytona aux Etats-Unis pour le toulousain Aura aero et son usine d’avions hybrides. Le site devrait être opérationnel en 2028.

L’Usine Nouvelle du 17 octobre 2024

 

ATTRIBUTION. De la médaille d’or à la française Léa Bonetto-Marmugi durant l’OMC Hair World Cup 2024, le championnat du monde de la coiffure.

BFMTV du 21 octobre 2024

 

ACQUISITION. D’une division de l’avionneur américain par le groupe Thales. Spécialisée dans les radios logicielles, elle s’appelle Digital Receiver Technology (DRT).

INVESTISSEMENT. De 90 M€ de la part du groupe Nexans pour la construction d’une usine de production et de recyclage de cuivre sur son site de la ville de Lens dans les Hauts de France.

VIPress du 22 octobre 2024

 

OUVERTURE. Du premier magasin du groupe Salomon à New-York. Ephémère (du 02/10/24 à janvier 2025) au début, son objectif est de s’y implanter durablement comme précédemment à Londres, Barcelone, Séoul, ou encore Tokyo.

Le Dauphiné Libéré du 24 octobre 2024

 

OBTENTION. De 95 millions d’Euros de la part de l’UE pour l’avionneur toulousain Aura Aero, portant l’ensemble des fonds levés en 2024 à 134 millions d’Euros. C’est la 1ère société aéronautique à bénéficier du Fonds d’innovation de l’UE.

La Tribune du 24 octobre 2024

 

LAUREAT. Du Fonds pour l’innovation européenne le projet « CarboClearTech » du groupe Lafarge, dont l’objectif est d’atteindre le zéro émissions à l’horizon 2031 grâce à son programme de captation carbone.

Batiactu du 25 octobre 2024

 

CHAMPIONNE. D’Europe l’Université Grenoble Alpes (UGA) en termes de dépôts de brevets, avec 3 348 demandes sur la période 2000-2020.

Le Dauphiné Libéré du 28 octobre 2024

 

SOUTIEN. De neuf projets français par le Fonds de l’innovation européen, afin d’aider l’industrie à accélérer sa transition technologique vers la décarbonation.

Batiactu du 29 octobre 2024

 

REPRISE. De la croissance française au 3ème trimestre avec une augmentation de 0,4 %.

La Tribune du 30 octobre 2024

 

IMPLICATION. Du groupe TotalEnergies avec l’Université technique du Danemark dans l’intégration des énergies renouvelables au réseau électrique dans une centrale hybride.

L’Usine Nouvelle du 31 octobre 2024

Publié dans Revue de presse

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L'isolationnisme, qu'est-ce donc ?

Publié le par Jacques SAMELA.

L'isolationnisme, qu'est-ce donc ?
L'isolationnisme, qu'est-ce donc ?

L’isolationnisme moral des Américains

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-01-24/l-isolationnisme-moral-des-americains.php

 

le 24 janv. 2021

 

Il aura fallu la Première Guerre mondiale pour que les Américains abandonnent la fameuse doctrine Monroe qui, jusque-là, guidait leurs relations internationales fondées sur l’isolationnisme. Ironiquement, c’est l’intervention tant redoutée dans les affaires européennes qui allait leur permettre de devenir la première puissance mondiale. Comme quoi, les « voyages » ne forment pas seulement la jeunesse. Ils façonnent aussi les empires.

Un siècle plus tard, c’est un slogan qui peut sans doute le mieux résumer les années trumpiennes : « Make America Great Again ». Derrière ce slogan qui a fait le bonheur des fabricants de casquettes se cache ce bon vieux fond de repli sur soi évoqué par la doctrine Monroe qui n’a en réalité jamais véritablement quitté l’Amérique, doctrine qu’on renommera « isolationnisme moral », car, au XXIe siècle, il est bien sûr impossible de se couper du reste du monde comme on pouvait encore le faire au XIXe siècle.

Surtout pas quand, comme nos voisins du Sud, ont est au cœur des échanges économiques mondiaux et du nouveau noyau industriel récemment constitué par les GAFAM qui ont transformé l’Amérique en empire invisible, selon la brillante formule de l’essayiste Mathieu Bélisle.

Non, cet isolationnisme est d’abord et avant tout de nature morale, comme en fait étalage celui qui, leurré pas son omnipuissance (on peut penser au monarque de droit divin), a perdu la capacité de composer avec l’altérité, l’autre ne pouvant être qu’un sujet ou un ennemi à soumettre.

Qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières. C’est cela que révèle le « Make America Great Again ».

Aveuglés par leur magnificence

Dans son plus récent ouvrage, le biologiste et géographe américain Jared Diamond décrit ainsi ce repliement sur soi de ses concitoyens incapables par exemple de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs pour surmonter leurs crises. Il parle du « refus d’apprendre ». Ce refus, nous dit-il, « est lié à la croyance dans le caractère “exceptionnel” des États-Unis, c’est-à-dire la conviction que ce pays est si singulier que rien de ce qui s’est fait ailleurs ne peut s’appliquer à lui »*. Autrement dit, les Américains seraient aveuglés par leur magnificence. « Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle. »

Aujourd’hui, après l’investiture de Joe Biden, on peut espérer que la vente de casquettes reculera un peu et que l’ère de l’emmurement (au propre et au figuré) disparaîtra tranquillement.

L’isolationnisme moral pourrait effectivement un peu s’atténuer. Mais les États-Unis font face à tant de défis qu’il est permis de rester sceptique quant à leurs chances de vaincre le repli identitaire à la source de leur paralysie idéologique. Les manifestations de cette paralysie sont nombreuses : anticommunisme primaire, pensée manichéenne, bigoterie religieuse et cette incapacité à reconnaître l’altérité évoquée plus haut. La cuite narcissique des quatre dernières années n’a fait qu’amplifier le phénomène et aggraver ses conséquences sociales, politiques et économiques qui minent les États-Unis. Celles-ci sont maintenant bien documentées : polarisation extrême, inégalités galopantes, déliquescence des institutions politiques, menace du terrorisme intérieur, déficit budgétaire monstrueux et dysfonction de l’État dont témoignent en premier lieu un système de santé cauchemardesque (révélé en outre par l’inaccessibilité des soins de santé, la baisse de l’espérance de vie et plus de 400 000 victimes de la pandémie) ainsi qu’un système d’éducation en péril. Et ultime dérapage de l’épisode de délire narcissique trumpienne : les camouflets nombreux aux alliés, y compris les plus chers, comme le Canada.

Cette idéologie exacerbée de repliement sur soi, ce chauvinisme érigé en raison d’être ont des conséquences plus graves encore. Les États-Unis sont devenus non seulement dangereux pour eux-mêmes, mais aussi pour le monde. Avant de s’écrouler, Rome était devenue trop grosse, trop bureaucratique, trop corrompue, trop ingérable. Sa chute a entamé une longue période de noirceur. Aujourd’hui, les États-Unis sont menacés par la Chine, la Russie, le terrorisme islamique (qui est toujours bien vivant), et par bien d’autres périls. Aucun empire n’aime céder sa place. Le plus grand défi des Américains sera de regarder ce miroir en pleine face et de cesser d’en contempler la grandeur. En seront-ils capables ? Bonne chance à vous, M. Biden !

Bouleversement, Jared Diamond, Gallimard, 2019, p. 318

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/1823-doctrine-monroe-certains-l-aiment-isolationniste-4875770

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/multilateralisme-vs-protectionnisme-ou-tel-est-pris-qui-croyait-prendre.html

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Les Jours Tricolores VS le Black Friday

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Jours Tricolores VS le Black Friday
Les Jours Tricolores VS le Black Friday

Les Jours Tricolores, c'est quoi ?

https://www.lesjourstricolores.fr/

 

11 jours d’une opération de communication commerciale collective se déroulant du 22 novembre au 2 décembre 2024.

#LesJoursTricolores sont une opération de communication commerciale gratuite, libre et flexible.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective au #BlackFriday invitant à relocaliser ses achats. Un mois avant Noël, unissons nos forces en additionnant nos communautés et audiences, réseaux sociaux et newsletters.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective à l’inflation en mettant en place toutes les mécaniques de bonnes affaires rendant le Made in France plus accessible que jamais.

#LesJoursTricolores sont une réponse collective aux #FrenchDays et aux pratiques trompeuses de francolavage ne faisant cette fois uniquement
la promotion de produits
Made in France.

 

Le Made in France unit ses forces pour contrer le Black Friday

Du 22 novembre au 2 décembre se dérouleront #LesJoursTricolores, la réponse collective du Made in France au Black Friday. Cette opération collective de communication commerciale a réuni plus de 200 marques en 2023.

Nous espérons faire encore mieux en 2024. Unissons les forces de tous les acteurs de Made in France durant cette période décisive : rejoignez le collectif !

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Et vous, qu'en pensez vous ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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Défense : le titanesque chantier du nouveau porte-avion français sur les rails

https://www.euractiv.fr/section/defense/news/defense-le-titanesque-chantier-du-nouveau-porte-avion-francais-sur-les-rails/?utm_source=Euractiv&utm_campaign=df887058f4-EMAIL_CAMPAIGN_2023_11_03_09_29_COPY_27&utm_medium=email&utm_term=0_-340ef6fac4-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

 Le 17 oct. 2024

 

Dans un contexte d’économies généralisées, le ministère de la Défense a confirmé la commande du porte-avion de nouvelle génération (PANG), destiné à remplacer le Charles-de-Gaulle et dont le budget sera finalisé à la fin de l’année 2025.

L’un des projets les plus importants du ministère de la Défense semble avoir pour l’heure échappé aux restrictions budgétaires tous azimut, lancées par le gouvernement du Premier ministre Michel Barnier. Lors d’une audition devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale lundi 14 octobre, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a confirmé que « l’année 2025 sera celle de la passation de commande du porte-avion de nouvelle génération ».

Destiné à naviguer aux côtés du Charles-de-Gaulle à partir de la fin des années 2030, puis à le remplacer définitivement, ce bâtiment de 80 000 tonnes — contre 42 000 pour son prédécesseur — devrait être le grand navire jamais construit en Europe et embarquer 2000 membres d’équipage et 40 aéronefs, dont une trentaine d’exemplaires de futur Rafale Marine, mais aussi des hélicoptères, des avions-radars (E2-D Hawkeye) et des drones.

Considéré comme un « outil de puissance par excellence mais aussi de diplomatie » par le chef d’État-major Thierry Burkhard, le PANG sera construit sur les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire. Il devrait coûter autour de 10 milliards d’euros, même si le chiffrage du projet ne sera achevé qu’à la fin de l’année prochaine, a assuré mercredi 16 octobre, devant la même commission, le chef d’État-major de la Marine, l’amiral Nicolas Vaujour.

« Le devis doit faire l’objet de travaux itératifs, pour arriver fin 2025 à un coût que je ne suis aujourd’hui pas capable d’exprimer », a-t-il précisé, soulignant lors de son allocution la nécessité de disposer d’un tel bâtiment, « pour avoir un accès partout », à l’heure de la « fermeture du monde ».

Cette commande intervient alors que le projet de loi de finance (PLF) 2025 prévoit d’augmenter de 3,3 milliards d’euros les crédits de la mission « Défense ». Ces derniers devraient l’année prochaine atteindre 50,54 milliards d’euros, conformément à la loi de programmation militaire 2024-2030, alors même que le gouvernement cherche partout à réaliser des économies pour combattre la hausse spectaculaire du déficit de l’État, qui devrait dépasser 6 % du PIB en 2024.

La confirmation du projet n’a donc pas manqué de faire grincer certaines dents sur les bancs de l’Assemblée nationale. « L’augmentation des dotations de l’armée est acceptable si on conserve par ailleurs un budget assez juste », explique la députée écologiste Cyrielle Chatelain, membre de la commission de la Défense. « Avons-nous encore les moyens financiers d’avoir un porte-avion ? », questionne-t-elle.

« Nous voulons un modèle de défense 100 % français. Il coûte un peu plus cher mais il fixe aussi beaucoup d’emplois sur le territoire », se défend de son côté Sébastien Lecornu. « La plupart des pays européens se réarment en achetant des armes américaines [au contraire de la France]. Or la dépense publique participe à notre croissance et à notre souveraineté. »

« Les investissements dans la défense ont bien sûr des conséquences économiques sur les territoires, notamment au niveau local, et l’on estime qu’un emploi dans l’industrie de la défense crée de 1,5 à 2 emplois supplémentaires dans le secteur civil », souligne Julien Malizard, chercheur au sein de la Chaire Économie et défense de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

Si le budget du nouveau porte-avion n’est pas encore finalisé, la direction générale de l’armement (DGA) avait déjà notifié en avril dernier « la commande des prestations à longs délais d’approvisionnements » pour la propulsion nucléaire du navire, tels que « les chaufferies et les enceintes de confinement et la conversion énergie vapeur », auprès des entreprises en charge de construire le bâtiment, Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique réunis au sein de la société MO-Porte-Avions, et TechnicAtome.

Avoir les moyens de ses ambitions

Reste maintenant à ce que les crédits militaires prévus par la loi de programmation militaire 2024-2030 ne soient pas mis en danger par de futures coupes budgétaires. Selon le document approuvé en juillet 2023, 413,3 milliards d’euros doivent être consacrés aux armées françaises sur sept ans, soit une augmentation de 118 milliards et une hausse de 40 % par rapport à la LPM précédente.

« Les crédits militaires sont de fait en augmentation depuis 2015, mais la question est de savoir si ces crédits augmentent suffisamment pour que notre modèle d’armée soit pérenne sur le long terme », continue Julien Malizard. « Les programmes du futur coûtent en moyenne deux à trois plus cher que les programmes actuels. Si la France veut continuer à faire un peu de tout dans tous les domaines, sans faire de choix, il faut que le budget de la défense continue d’augmenter au même rythme durant deux décennies. »

Une décision politique qui sera peut-être difficile à assumer, alors que la croissance ne devrait pas être en mesure de combler le déficit public ces prochaines années, et que la cure d’austérité lancée par le gouvernement de Michel Barnier pourrait se poursuivre. D’autant que le développement du nouveau porte-avion interviendra alors que l’armée française va également devoir financer le renouvellement de la composante océanique de sa dissuasion nucléaire, ou encore les successeurs des chars Leclerc et des avions Rafale.

 

« Nous avions souligné lors du lancement de la loi de programmation militaire que nous ne faisions de choix sur rien, que nous voulions tout faire, avec la difficulté de pouvoir tout réaliser », explique de son côté la députée socialiste Anna Pic, également membre de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. « Mais nous n’allons pas pouvoir continuer à être encore longtemps les meilleurs partout, et nous allons avoir besoin de travailler sur l’interopérabilité avec nos partenaires européens », conclut-elle.

 

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 08/03/24

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 08/03/24

Défense : compte à rebours engagé pour le déploiement du Charles-de-Gaulle

https://air-cosmos.com/article/defense-compte-a-rebours-engage-pour-le-deploiement-du-charles-de-gaulle-69506?utm_source=sfmc&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_content=7963&utm_id=113d7dae-1654-4c91-96b1-203be71e5c1e&sfmc_activityid=84335bd3-da26-4795-bd3e-135a37e2602b&utm_medium=email&utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_id=133195&sfmc_id=37221109

le 21 octobre 2024

 

Le groupe aéronaval français partira fin 2024 vers l'Indo-Pacifique, avec une série d'innovations à expérimenter durant les quatre à cinq mois de déploiement.

Depuis le soir du dimanche 6 octobre, le Charles-de-Gaulle a repris la mer, appareillant près de 48 heures après la date prévue, le temps de terminer un arrêt technique qui a duré plus longtemps que prévu. Il doit qualifier seize nouveaux pilotes de Rafale Marine et de Hawkeye, un volume conséquent mais pas inédit -le record serait à 18- dont certains pourraient être intégrés au déploiement prévu en Indo-Pacifique, à partir de la fin de l'année. Des essais liés notamment au standard F4.2 du Rafale sont aussi menés par le CEPA/10S d'Hyères durant cette période de remontée en puissance.

Le groupe aérien embarqué de la future mission comptera comme d'habitude deux flottilles de Rafale Marine, les 12F et 17F, mais le nombre d'appareils est à ce stade encore à consolider, du fait des indisponibilités que connaît actuellement ce parc. Le contrat opérationnel du porte-avions est à 24 appareils, mais avec 41 appareils en parc, il s'avère complexe à tenir, surtout si l'âge du Rafale Marine (20 ans pour les premiers) impacte la disponibilités. Et le déploiement du porte-avions ne peut pas non plus assécher la formation qui se poursuivra à Landivisiau avec les appareils restants, au sein de la 11F.

Egalement des Dauphin, Caïman Marine et Panther

Deux Hawkeye de la flottille 4F seront aussi sur le pont d'envol, avec des Dauphin et au moins un Caïman Marine. Un Panther devrait être déployé à bord de la frégate de défense aérienne prévue sauf évolution (Forbin) et un Caïman sur la FREMM (a priori la Provence). Le choix de ces navires plutôt que d'autres du même type est notamment lié aux data hubs embarqués (DHE) qu'ils ont déjà utilisés en opérations, que ce soit en Méditerranée orientale ou en mer Rouge (ainsi que des dispositifs optroniques Paseo-XLR). Ces installations permettent de valoriser la donnée collectée à bord, et ce, dans tous les domaines, du fonctionnement du navire à des données plus opérationnelles (capteurs, etc). Le Charles-de-Gaulle est aussi concerné par cette évolution.

Expérimentations dans le domaine des liaisons de données

Le groupe aérien embarqué sera aussi concerné par des expérimentations, notamment dans le domaine des liaisons de données tactiques avec les premiers déploiements de la L22, remplaçant la L11 pour les échanges entre navires, et entre les navires et leurs aéronefs. Sont notamment concernés les Panther, Caïman Marine et l'ATL2 qui accompagnera le GAN dans toute sa mission. Dans le GAN figureront aussi une nourrice flottante, vraisemblablement le bâtiment de ravitaillement de force Jacques Chevallier, et un sous-marin nucléaire d'attaque non défini : la durée du déploiement fait qu'il réalisera une relève d'équipage durant la mission.

La liste des interactions et escales prévues reste encore sous le boisseau, comme le nom du déploiement. Une des rares certitudes est qu'il faudra passer par la mer Rouge : une zone où les Houthis font régulièrement feu de tout bois, avec des drones aériens et de surface, des missiles balistiques, de croisière et anti-navires. Possiblement une zone qui éprouvera comme jamais les ressources du groupe aéronaval, qui n'a jamais été pris à partie depuis sa première sortie opérationnelle au large du Pakistan en 2001.

Vu et lu dans Le Parisien Week-end
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La Semaine de l'Industrie

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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La Semaine de l'Industrie

Semaine de l’industrie 2024

https://www.semaine-industrie.gouv.fr/actualites/semaine-de-l-industrie-2024-labellisez-votre-evenement

 

Depuis 2011, la Semaine de l'industrie contribue à établir des passerelles entre le monde professionnel et l’enseignement. Elle permet de changer le regard porté par les jeunes générations sur l'industrie et ses métiers, à un moment clé où ils doivent préciser leur projet d’orientation. L’édition précédente avait rassemblé plus de 2,2 millions de participants autour de 5 500 événements organisés dans l'ensemble de la France.

« Avec l’industrie, fabrique ton avenir »

Pour préparer la France de demain et réussir la réindustrialisation, il est nécessaire de susciter des vocations, lever les barrières de l’auto-censure et encourager les femmes à s'orienter vers ce secteur.

Une semaine pour découvrir une industrie innovante qui relève les grands défis sociétaux

Si l’industrie souffre encore d’un déficit d’image et d’attractivité, cette semaine donne l’occasion aux collégiens, lycéens, apprentis et demandeurs d’emploi d'aller au-delà des clichés et de découvrir une industrie innovante, engagée dans la décarbonation, ancrée dans les territoires et qui permet de répondre aux besoins du quotidien (se loger, se nourrir, se soigner, se déplacer, se cultiver, etc.).

L'industrie est également un secteur qui recrute proposant des métiers d'avenir : les entreprises industrielles font état de près de 260 000 projets de recrutement pour 2024*C’est donc une opportunité pour les acteurs industriels de promouvoir leurs métiers et savoir-faire afin de recruter.

Un coup de projecteur sur la richesse et la diversité du tissu industriel en France

Avec 274 000 entreprises et 3,2 millions d’emplois directs, l’industrie est un poids lourd de l'économie française. La réindustrialisation de la France, pilier essentiel pour assurer l'indépendance et la souveraineté industrielle et énergétique française, est une réalité : 130 000 emplois ont été créés dans les entreprises industrielles depuis 2017 et la France recensait 201 ouvertures nettes de sites industriels en 2023.

*France Travail, Enquête Besoins en Main-d'Œuvre 2024

 

Liens et téléchargements

·  Lire le communiqué de presse

https://www.entreprises.gouv.fr/fr/presse/13e-edition-de-la-semaine-de-l-industrie-labellisations-sont-ouvertes

 

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La Semaine de l'Industrie
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Yves Jégo : « La Lettre du Made in France est un acte de résistance »

https://www.ecoreseau.fr/societe/societe-france/yves-jego-la-lettre-du-made-in-france-est-un-acte-de-resistance-2024-11-14-109332?utm_campaign=Vendredi%2015112024&utm_medium=email&utm_source=brevo

https://www.ecoreseau.fr/wp-content/uploads/2024/11/Screenshot-2024-11-08-at-11-06-37-Publier-Fil-dactualite-LinkedIn-109x150.pngL’ancien ministre Yves Jégo et défenseur de la production française lance une lettre d’information dédiée.

Une annonce forte qui est intervenue concomitamment au salon MIFEXPO.

Pourquoi cette nouvelle aventure entrepreneuriale et médiatique ?

Le « Made in France » ne disposait pas jusqu’alors de support médiatique dédié. Pour défendre l’industrie française, le savoir-faire, les métiers… Face à la nouvelle conjoncture, il est fondamental de continuer à marteler notre message auprès du grand public. Cette lettre est aussi bien un acte de foi qu’un geste militant. J’emploie évidemment ce terme dans son acception la plus noble. Ce nouveau média indépendant portera exclusivement la voix de ceux qui produisent dans nos territoires.

Que pourra-t-on lire chaque semaine dans La Lettre du Made in France ?

Il y aura un contenu important, entre quatre et six pages. Nous préparerons cela avec Pierre Dumazeau, rédacteur en chef. Il y aura à la fois des brèves synthétiques, des informations exclusives sur l’écosystème du Made in France. Sans oublier – évidemment – des coups de cœur et coups de gueule… Je signerai pour ma part un éditorial hebdomadaire.

Nous sommes au cœur d’une période de turbulence pour la production française. Votre média est-il un antidote à la sinistrose ?

Notre pays doit en effet se souvenir qu’il ne peut pas uniquement se distinguer dans le secteur tertiaire, celui des services. La France des ateliers, des fermes et des usines, en bref la France de tous ceux qui produisent, elle est là. Et nous devons la défendre. À une époque où la mondialisation de l’économie menace d’effacer nos spécificités locales le Made in France n’est pas une simple expression apposée sur un produit. C’est un acte de résistance.

https://lalettredumadeinfrance.fr/

 

 

La Semaine de l'Industrie
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Publié dans Agenda

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Météo France International, objectif préventions

Publié le par Jacques SAMELA.

Météo France International, objectif préventions
Météo France International, objectif préventions

Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient, les inondations de la ville de Valence en Espagne en sont un exemple flagrant et malheureux, et même si certains nient encore cet état de fait, il devient clair aujourd’hui que nous devrons apprendre à vivre avec ce que l’on appelle le réchauffement, dérèglement, changement, ou tout simplement urgence climatique.

Et qui dit apprendre à vivre avec, dit surtout à les prévenir, en anticipation notamment, gage d’une protection quasi permanente des populations et des biens, de plus en plus sous tensions.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 03/11/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 03/11/24

Et justement c’est ce que propose Météo France International (www.mif.fr), filiale du groupe Météo France, dont l’activité principale est de déployer des projets et des solutions météorologiques, capables de répondre à ces attentes nouvelles, et donc de plus en plus recherchées.

Alors, à la différence de son groupe de tutelle, et même si son siège social est basé à Toulouse, près du Centre Opérationnel de Météo France appelé la « Météopole », (https://www.lesechos.fr/pme-regions/occitanie/comment-meteo-france-a-debarque-a-toulouse-1036351), son terrain de prédilection est l’international, avec depuis plus de vingt ans, le déploiement de ses solutions dans près de 120 pays (116) comme par exemple  l’Angola, l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie.

Ou encore très récemment le Koweït, et plus particulièrement la Direction Générale de l’Aviation Civile, avec qui elle vient de signer un contrat de 37 M€, son deuxième plus important depuis sa création, afin de moderniser son département de météorologie (KMD), et améliorer surtout son système d’alerte en cas entre autres de tempêtes de sable, considérées comme problème majeur sous cette latitude.

En tout et pour tout, son activité représente hors Europe 99 % de son chiffre d’affaires.

Ce qui l’air de rien en fait un leader mondial dans son domaine, avec bien évidemment l’objectif de vendre des équipements et des services à la pointe de l’innovation, mais pas seulement, puisqu’il s’engage, avec une stratégie également de formation et de transfert de compétences, à construire avec ses clients des capacités météorologiques en capacité à répondre à leurs besoins, et ce dans un esprit totalement durable.

Un credo finalement, une vocation même, à s’engager dans le temps, avec sa totale implication dans un projet de l’ONU, appelé « Early Warnings for All (EW4ALL) » (https://www.un.org/en/climatechange/early-warnings-for-all), estimé à 3,1 milliards d’Euros, lancé en 2022 par son secrétaire général, Antonio Guterres, et donc l’objectif est de préparer les populations mondiales à se protéger, grâce à des systèmes d’alertes précoces, des phénomènes météorologiques, hydrologiques ou climatiques dangereux d’ici la fin 2027.

Et comme en plus il semble être un des seuls acteurs du marché à proposer une solution complète, innovante, et manifestement efficace, qui plus est avec une augmentation attendue de ces phénomènes dits extrêmes, il y a de fortes probabilités qu’il le reste encore de nombreuses années, avec à la clé de nouveaux marchés de par le monde.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.mfi.fr/fr/

. https://www.ladepeche.fr/2024/09/17/meteo-france-international-signe-un-contrat-de-plusieurs-dizaines-de-millions-deuros-avec-le-koweit-12203162.php

. https://media24.fr/2024/09/23/meteo-france-international-et-le-koweit-un-partenariat-de-37-millions-deuros/

. https://gazette-du-midi.fr/au-sommaire/entreprises/meteo-france-international-signe-un-contrat-de-37-meur-avec-la-direction

Publié dans L'entreprise du mois

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La Saga des Grands Magasins / Episode 2

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le 11 novembre (rappels)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 11 novembre (rappels)
Le 11 novembre (rappels)

Le 11 novembre 1940

https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-11-novembre-1940

 

14 juin 1940 : après cinq semaines de combats, la France chancelle. Les Allemands pénètrent dans Paris déclarée ville ouverte. Le 17 juin, le maréchal Pétain ordonne la cessation des combats et, le 22 juin, un armistice est signé.

A la fin de l'été, les réfugiés parisiens reviennent et la capitale française occupée retrouve progressivement une animation. Les vacances scolaires terminées, les cours reprennent dans les écoles, les lycées et les universités. En apparence, la vie commence à redevenir normale.

Le principal souci des Parisiens est de s'adapter à la nouvelle situation. Si les tous premiers mouvements de résistance s'esquissent, la plupart de ceux qui pensent qu'il "faut faire quelque chose" n'ont pas encore trouvé le moyen de traduire leur pensée.

Il en va ainsi dans le milieu étudiant et enseignant où la présence ennemie dans la capitale suscite un rejet pour des raisons diverses, naissant, à droite, du spectacle offert par le désastre et l'humiliation nationale, et, à gauche, de l'extinction des libertés et du règne du fascisme abhorré, la position des étudiants communistes étant quant à elle plus nette que celle du parti.

Vont ainsi entrer dans l'action des hommes et des femmes aussi différents que Roger Morais, de la Corpo des lettres, l'un des fondateurs, dès septembre, du groupe Maintenir. Philippe Viannay, étudiant en philosophie, et Robert Salmon, élève au lycée Louis-le-Grand, qui, avec Hélène Mordkovitch, bibliothécaire à la faculté des sciences, vont être à l'origine du mouvement Défense de la France qui naît à l'hiver 40-41. Jean Ebstein, sympathisant de l'Action française, qui, avec ses amis fait du comité de la Corpo de Droit un bloc d'opposition  Claude Lalet, étudiant en histoire, qui réunit des étudiants communistes pour rédiger des tracts et écrire un journal clandestin, La Relève.

Dans cette atmosphère, le milieu étudiant, traditionnellement indocile, s'agite : des "V" - initiale du mot "Victoire" - sont tracés sur les murs, des "Vive de Gaulle" sont criés dans les couloirs du métro, des tracts sont lancés dans des amphithéâtres... Des incidents, voire des bagarres, éclatent parfois entre jeunes et soldats allemands.

Après la parution du décret du 3 octobre excluant les juifs de l'enseignement conformément au Statut des juifs, des professeurs manifestent leur sympathie envers les collègues évincés. La rencontre, le 24 octobre à Montoire, d'Hitler et du maréchal Pétain, et le discours du 30 octobre où apparaît le mot "collaboration", jettent le trouble parmi ceux qui font confiance au chef de l'Etat français.

Ce même 30 octobre, le professeur Langevin - physicien réputé et fondateur en 1934 du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes - est arrêté et interné. En riposte, les étudiants proches du Parti communiste français manifestent devant le Collège de France où enseigne cet universitaire, le 8 novembre.

Le 28 octobre, le préfet de police Langeron note : "On parle de manifester le 11 novembre. (..) Montoire a déjà eu un résultat, celui de stimuler la propagande gaulliste chez les étudiants".

La date du 11 novembre est un symbole : si l'Allemagne l'emporte aujourd'hui, elle fut vaincue le 11 novembre 1918. La célébration de ce 22e anniversaire donne aux Parisiens l'occasion de témoigner leur opposition à l'ennemi et à ses partisans.

Dès les premiers jours de novembre, des tracts circulent dans les lycées parisiens, à Janson de Sailly, Carnot, Condorcet, Buffon, Chaptal, Saint-Louis et Henri IV, ainsi qu'à la Corpo de Droit, dans le Quartier latin... Parmi ces tracts, celui émanant d'un groupe lié au réseau Maintenir et tiré au Centre d'entraide aux étudiants mobilisés et prisonniers, appelle à manifester le jour de l'armistice, place de l'Etoile à 17h30.

 La radio de Londres, voix française de la France Libre, invite d'ailleurs la population parisienne à commémorer la victoire de 1918 en fleurissant la statue de Clemenceau et la tombe du Soldat inconnu.

Le 10 novembre, les journaux parisiens publient un communiqué de la préfecture de police stipulant que : "Les administrations publiques et les entreprises privées travailleront normalement le 11 novembre à Paris et dans le département de la Seine. Les cérémonies commémoratives n'auront pas lieu. Aucune démonstration publique ne sera tolérée."

L'avis interdisant de manifester pour le 11 novembre est affiché dans les lycées et les facultés parisiennes, avec des instructions très fermes aux inspecteurs d'Académie et aux chefs d'établissement. Cette interdiction provoque un mouvement spontané contre l'injonction assimilée à une brimade.

Les initiatives lancées pour le 11 novembre émanent de petits groupes, souvent sans liens entre eux mais dont l'action converge, influençant plus ou moins une masse de jeunes qui veut surtout défier l'occupant.

Ils bravent à la fois le communiqué du 10 novembre, l'ordonnance allemande du 20 juin 1940 qui interdit les manifestations, et l'article 4 du décret-loi du 23 octobre 1935 qui prévoit des sanctions correctionnelles à l'encontre de ceux qui participent à une manifestation non déclarée ou interdite.

Les autorités se méfient des éventuelles réactions de la jeunesse. Au matin de ce lundi 11 novembre, des inspecteurs de police visitent les lycées parisiens mais ne constatent rien d'anormal.

Or, vers 5h30, André Weil-Curiel, Michel Edinger et Léon-Maurice Nordmann, membres d'un groupe d'opposants rassemblant des avocats, des professeurs et des intellectuels, déposent, en toute hâte, une gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau sur les Champs-Élysées, "En témoignage d'admiration envers l'homme qui ne voulut jamais capituler et ne désespéra pas de la Patrie". La gerbe est entourée d'un ruban tricolore et accompagnée d'une grande carte de visite au nom du général de Gaulle.

Carte et ruban disparaissent au cours de la matinée, mais des mains anonymes continuent à placer des bouquets près de la gerbe.

Vers midi, une centaine de jeunes gens arborant des cocardes tricolores se heurte à la police sur les Champs-Elysées. Un professeur qui s'interpose est arrêté.

Entre 16h30 et 17h30, à la sortie des cours, ou les ayant "séchés", des lycéens, des étudiants, des enseignants, se mêlent aux promeneurs venus flâner sur la grande artère.

Individuellement, en petits groupes, en cortèges un instant compacts et celui d'après éclatés puis reformés à nouveau, les Parisiens convergent vers les Champs-Elysées et la Place de l'Etoile. Des cortèges viennent des Lycées Carnot, Buffon, Janson de Sailly...

Dans ce dernier établissement, les lycéens ont organisé une quête pour acheter une gerbe, à laquelle le fleuriste choisit de donner une forme de Croix de Lorraine. Peu avant 16 h, les élèves de Schotten et Dubost, la déposeront sur la tombe du Soldat inconnu, avec l'accord tacite des policiers, avant de rejoindre leurs camarades.

Cette gerbe rejoint de nombreux bouquets et quelques gerbes dont une aux couleurs de la Belgique. Les manifestants offrent un large échantillonnage politique, du sympathisant royaliste Alain Griotteray au guadeloupéen communisant Tony Bloncourt...

Des lycéens et des étudiants, mais aussi des professeurs comme Edmond Lablénie, de Janson de Sailly ou Raymond Burgard, de Buffon. La foule ne cesse de grossir sur les Champs-Elysées, estimée entre 3 000 et 5 000 personnes. Sur toute l'avenue, alors que la nuit tombe, des cortèges défilent, se dispersent, se regroupent en fonction des interventions de la police.

Certains manifestants, cravatés de noir, arborent des rubans tricolores ou portent une croix de Lorraine à la boutonnière. L'esprit estudiantin inspire à certains de brandir deux cannes à pêche au cri de "Vive" suivi d'un bref silence (sous-entendu "deux gaules" - "de Gaulle"), sous le sourire des passants. Des drapeaux tricolores font leur apparition. Pourchassant sans ardeur les manifestants, la police se contente surtout de canaliser la foule ou conseille aux jeunes de déguerpir.

De ces attroupements fusent bientôt des acclamations : "Vive la France", "A bas Pétain", "A bas Hitler"... Ça et là éclatent la Marseillaise et le Chant du Départ.

Les plus surpris sont sans doute les Allemands installés dans les cafés ou qui stationnent dans le hall des cinémas.

Tandis qu'à l'Etoile, des bouquets sont encore déposés sur la tombe du Soldat inconnu, des bagarres éclatent plus bas, devant le siège de deux organisations collaborationnistes. Des Allemands interviennent et arrêtent des étudiants.

C'est vers 18 heures que débouchent sur les Champs-Elysées et la place de l'Etoile des soldats de la Wehrmacht, armés de fusils, de mitrailleuses et de grenades, pour disperser violemment la manifestation.

Tandis que certains soldats chargent entre l'avenue Georges V et le rond-point des Champs Elysées, maniant la matraque ou la crosse de fusil, d'autres tirent au jugé en direction de la foule, tandis que des véhicules militaires ratissent les trottoirs en roulant en zigzag. La confusion est totale.

La police interdit l'accès à l'Arc de Triomphe. Ayant fait le vide sur les Champs-Elysées, les soldats allemands déboulent sur la foule amassée place de l'Etoile, tout en poursuivant les fuyards par les rues de Tilsitt ou de Galilée. Les fourgons de police et les camions militaires se remplissent.

Moins de trente minutes plus tard, les abords de la place de l'Etoile sont déserts de tout manifestant. Des groupes d'étudiants continuent à manifester aux environs de la place de la Concorde, des échauffourées ont encore lieu vers 19 h.

Vers 18 h 30, comme de tradition depuis 1923 et en dépit des évènements de la journée, la Flamme du Souvenir est ravivée par le Comité en présence d'une centaine de personnes.

Le lendemain, la radio de Londres va dénoncer la mort de plusieurs manifestants. Il n'y a eu de fait, que des blessés, dont quelques-uns, certes, grièvement, et des arrestations.

Le nombre exact de ces arrestations est difficile à établir. Une liste de la Préfecture de Police de Paris énumère 105 noms (93 étudiants et lycéens, 1 professeur, 11 personnes de professions diverses et plus âgées que les étudiants, dont 4 femmes), un communiqué de la vice-présidence du Conseil, en date du 8 décembre 1940, énonce 123 arrestations dont 104 étudiants et lycéens. Un communiqué du Commandement militaire allemand en France, du 13 décembre, évoque l'arrestation de 143 étudiants. Le nouveau recteur, Jérôme Carcopino, avance le chiffre de 150 étudiants arrêtés.

 Beaucoup d'entre eux font un court séjour dans les postes de police. D'autres sont emmenés dans les prisons du Cherche-Midi et de la Santé, molestés et incarcérés. Ils seront, pour la plupart, relâchés dans les semaines qui suivent. En cette fin de 1940, le souhait de ne pas abimer l'image de la politique de collaboration qu'essaient d'entretenir aussi bien les autorités allemandes que le gouvernement pétainiste peut expliquer cette clémence.

Premier témoignage massif de l'opposition des Parisiens à l'occupant, la manifestation du 11 novembre 1940 est perçue aujourd'hui comme le premier acte collectif de résistance.

Menée en grande partie par des lycéens et des étudiants, une part de romantisme entre, certes, dans cette action. Mais, en manifestant contre les Allemands, la jeunesse intellectuelle a surtout affirmé sa résolution de combattre pour la liberté. Moins de trois semaines après l'entrevue de Montoire, l'événement est significatif.

Cette manifestation heurte d'ailleurs le gouvernement de Vichy qui voudrait mobiliser la jeunesse autour de son programme. Le 13 novembre, l'Université de Paris et une trentaine d'autres établissements d'enseignement supérieur sont fermés (ils rouvriront avant les congés de Noël). Gustave Roussy, recteur de l'Université de Paris, est limogé et remplacé par Jérôme Carcopino. Plaçant le quartier latin sous haute surveillance, les autorités allemandes procèdent à des arrestations préventives - plus d'un millier, pour quelques heures seulement - le 21 novembre. Les journaux parisiens ne parlent de la manifestation, de manière plus ou moins directe, qu'à partir du 15 novembre et ne publient un communiqué du gouvernement donnant un "bilan officiel" des manifestations que le 8 décembre.

Vue de Londres, où vient de parvenir la nouvelle du ralliement du Gabon à la France libre, la manifestation parisienne est ressentie comme un opportun témoignage d'encouragement pour le général de Gaulle.

Au lendemain de l'évènement, beaucoup d'étudiants, craignant pour leurs études, préfèrent se vouer à celles-ci dès que les cours reprennent. Mais d'autres, encouragés par leur propre audace et choqués par la répression disproportionnée, vont entrer en résistance.

Clandestinement, ils vont constituer des petits groupes qui, peu à peu, se rapprocheront des grands mouvements de résistance, commençant leur action par l'impression et la diffusion de tracts ou de journaux, et la poursuivant avec la falsification de papiers, la récupération et le stockage d'armes...

Tandis que certains manifestants rejoindront par la suite des réseaux de résistance, d'autres choisiront de gagner les rangs de la France Libre.

Les Parisiens ne sont pas les seuls à avoir manifesté le 11 novembre 1940. Rouen ou Dijon ont vu éclore les rubans tricolores, à Nantes, c'est un drapeau français qui est hissé sur la cathédrale. Des arrêts de travail ont lieu dans les houillères du Nord.

Durant toute la Seconde Guerre mondiale, le jour du 11 novembre, par ailleurs toujours célébré par les autorités officielles, va donner lieu à des gestes symboliques, dont le plus célèbre est le défilé des maquisards à Oyonnax, en 1943.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/11/le-11-novembre-anecdotes-suites-et-consequences.html

 

 

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Le MIF ouvre ses portes aujourd'hui

Publié le par Jacques SAMELA.

Le MIF ouvre ses portes aujourd'hui
Le MIF ouvre ses portes aujourd'hui
Photo J.S

Photo J.S

MIF Expo Paris 

https://www.mifexpo.fr/

Du 8 au 11 Novembre 2024

Après une 11ème édition qui a regroupé 1000 exposants et réuni plus de 100 000 visiteurs, MIF Expo vous donne rendez-vous les 8, 9, 10 et 11 novembre 2024 à Paris Porte de Versailles.

MIF Expo, c’est le plus grand évènement célébrant la fabrication française.

Au programme, de nombreux exposants vous feront découvrir leur savoir-faire et leurs produits et redoubleront d’inventivité pour animer leur stand et vous faire gagner de nombreux cadeaux ! Une belle occasion de découvrir et acheter des milliers de produits de tous secteurs confondus : mode, déco, gastronomie, innovation, high-tech, enfance, tourisme … et bien d’autres encore !

Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 03/11/24
Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 03/11/24

Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 03/11/24

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Ma visite en 2023

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/11/le-fabrique-en-france-suite.html

 

 

Vu dans Le Parisien Week-End du 31/10/24

Vu dans Le Parisien Week-End du 31/10/24

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