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Le Rendez-Vous de l'Europe : Galileo, investissements industriels, EU Inc

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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Pourquoi l’Europe veut renforcer Galileo en se dotant d’un «super GPS»

https://www.lefigaro.fr/economie/pourquoi-l-europe-veut-renforcer-galileo-en-se-dotant-d-un-super-gps-20260312?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260312_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=WXN9sN138fijszbD%2BP6j4JBOFt4a%2BWLKVmOhvrWLgfjvXiEWcgK8C9LWwv5aRsmxplCZnJ7qJwK2qpvJdoibdbL6nWdmfH5iWv

 

DÉCRYPTAGE - Les deux premiers satellites de la mission Celeste doivent être lancés le 24 mars prochain, depuis la Nouvelle-Zélande.

Doter l’Europe d’un « super GPS », c’est-à-dire d’un système de navigation et de positionnement par satellites multi-orbites, afin de gagner en performance, en précision et en robustesse face aux menaces de brouillage et de leurrage. Cela, en renforçant le GPS européen, Galileo. Pleinement opérationnel à l’échelle mondiale depuis 2016, celui-ci est constitué de 28 satellites qui tournent en orbite moyenne (MEO) à 24 000 km de la Terre. Il a complété le système Egnos, avec ses trois satellites placés en orbite géostationnaire (GEO, à 36 000 km de la Terre), mis en service en 2004, notamment en charge de la navigation aérienne et maritime.

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C’est donc pour créer un super GPS que l’Agence spatiale européenne (Esa)* a lancé le programme FuturNav en 2022. L’Esa s’apprête entrer dans le vif du sujet, avec le lancement de la mission de démonstration Celeste, destinée à tester une « petite sœur » de Galileo, selon l’expression de l’agence. Elle est composée d’une constellation de 11 petits satellites, déployés à 500 km de la Terre. Les deux premiers engins, des « cube Sats » de 30 kg, doivent être lancés, au plus tôt le 24 mars prochain, par Electron, la petite fusée de la société américaine d’origine néo-zélandaise Rocket Lab.

L’Esa s’est tourné vers une fusée étrangère car « il n’y avait pas de créneau disponible sur les lanceurs européens. Et nous sommes contraints par le calendrier d’utilisation des fréquences allouées pour Celeste », explique Alan Le Priellec, ingénieur systèmes de l’Esa. Les autres satellites, des engins de 70 à 100 kg, devraient en revanche être lancés, en 2027, par une fusée européenne - Ariane 6 ou le petit lanceur italien Vega C - ou par un des mini-lanceurs en cours de développement, tel que Maia, de Maia Space (filiale d’Ariane Group, le constructeur d’Ariane). Les satellites et les deux stations sol (basées à Berlin et à Madrid) ont été confiés à deux consortiums européens. Le premier est piloté par Thales Alenia Space (TAS, filiale de Thales et de l’italien Leonardo) France et Italie ; le second par l’espagnol GMV Aerospace & Defence, avec l’allemand OHB.

« Celeste, qui apporte une couche supplémentaire en orbite basse à Galileo, a trois objectifs : démontrer ses bénéfices en termes de performance et de robustesse, éprouver de nouvelles technologies et générer de nouveaux services », détaille Alan Le Priellec. La constellation fonctionnera de façon synchronisée avec Galileo« En étant plus proche de la Terre, Celeste aura un signal plus puissant et plus précis (de l’ordre de 10 cm) qui sera réceptionné en temps réel grâce à un temps de latence quasi nul, en particulier dans les environnements où le signal de Galileo “passe mal”, comme c’est le cas dans les milieux très urbanisés, les immeubles ou encore les zones polaires où le temps de latence excède plusieurs minutes », explique Michel Monnerat, directeur des offres et projets avancés en navigation de TAS.

Une future constellation de 200 satellites

Une amélioration de performances qui répond aux besoins de nombreuses applications, qui ne peuvent se permettre de perdre le signal, telles que les réseaux de transport d’énergie, les voitures autonomes ou les armements (missiles de croisière, bombes, artillerie longue portée, drones militaires…). Les régions en conflit - Ukraine, Moyen-Orient notamment - subissent régulièrement des opérations massives de brouillage des signaux du GPS et de Galileo. Les infrastructures spatiales ne sont pas non plus à l’abri de cyberattaques et autres manœuvres hostiles en orbite.

L’Esa a pris l’initiative de lancer Celeste afin de préparer le lancement d’un futur programme. La mission de démonstration a reçu le soutien d’une large majorité d’États membres de l’Esa qui se sont mis d’accord pour mobiliser 728 millions d’euros, dont 485 millions décidés fin 2025. Celeste prépare et « dérisque » les technologies d’un futur programme « qui devrait être décidé à partir de 2028 », précise Alan Le Priellec. La future constellation en orbite basse devrait compter 200 satellites pour livrer des services complets (civils et militaires, NDLR) et « devrait, comme Galileo, être financée par la Commission européenne ». Quant à son budget, il n’a pas été rendu public. Dans ce cadre, Galileo, qui a coûté 7 milliards, restera « la colonne vertébrale » du futur système multiorbites.

En se dotant d’un tel système, qui interconnectera les trois GPS (Egnos, Galileo et le successeur de Celeste), l’Europe renforcera son autonomie stratégique mais aussi économique. Galileo compte près de 5 milliards d’utilisateurs dans le monde : des particuliers, via leur smartphone, mais aussi les entreprises de tous les secteurs (banque, transport, automobile, réseaux d’énergie, etc.), les gouvernements, les armées. Le monde d’aujourd’hui serait handicapé sans GPS. « Selon une étude américaine, une coupure totale du GPS coûterait entre 1 et 1,5 milliard de dollars par jour à l’économie des États-Unis. L’impact serait du même ordre de grandeur pour l’économie européenne », illustre Michel Monnerat.

Le Vieux Continent n’est donc pas le seul à vouloir renforcer cette infrastructure critique, en lui ajoutant une composante en orbite basse, qui à terme serait également interconnectée à Iris2, sa future constellation de connectivité spatiale. C’est le cas des États-Unis, pour leur GPS, mais aussi de la Chine, pour le système Beidu, et de la Russie pour Glonas. Outre-Atlantique, le Pentagone et la Nasa testent des solutions qui s’appuieraient sur Starlink, la constellation d’internet spatial de SpaceX. L’objectif étant d’utiliser les signaux de communication pour faire aussi du positionnement.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2026/01/galileo-deja-bien-parmi-nous.html

*https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/04/l-esa-rampe-de-lancement-pour-l-europe-spatiale.html

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/03/26

« On va passer du rêve à la réalité » : Bruxelles dégaine « EU Inc », ce passeport européen tant attendu par les start-ups

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/on-va-passer-du-reve-a-la-realite-bruxelles-degaine-eu-inc-ce-passeport-europeen-tant-attendu-par-les-start-up-20260317?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=20260318_NL_TECHWEB&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=Mf2MU1kQuvo45PChZwhLbIYmoiFh1x4hp9D_uPKS4%2B3FZgQ58MQ1gQy2z3bFObh_zq3ADDH7pwc_f7Hw7C8p57CibD7kaU7kMu

Le 18/03/26

 

DÉCRYPTAGE - Ce nouveau statut permettra de lancer une activité dans n’importe quel pays européen en une poignée de jours et avec un minimum de contraintes. Il doit permettre aux start-ups de gagner en agilité et donc en attractivité auprès des investisseurs.

Ce n’est pas encore le marché unique, mais les start-ups ne comptent pas faire la fine bouche. Depuis plusieurs années, elles poussent l’idée d’un passeport professionnel leur permettant de s’établir en quelques jours dans n’importe quel État membre, afin d’y vendre leurs produits et services. La Commission, qui présente mercredi son projet de 28e régime, rebaptisé « EU Inc », les a entendues. Pour moins de 100 euros, il permettra à n’importe quelle entreprise de s’enregistrer dans un registre numérique sous ce statut paneuropéen à partir du pays où elle s’est créée.

Une fois inscrite, elle pourra depuis Paris se lancer à l’assaut du marché espagnol, allemand ou autrichien, par exemple, dans les plus brefs délais, sans s’acquitter de l’innombrable paperasserie nécessaire jusqu’ici pour s’y installer. « Il faut se rendre compte de la complexité pour une société européenne de vendre à travers le continent. Ce projet est dans les tuyaux depuis longtemps, on va passer du rêve à la réalité », se réjouit Hala Fadel, managing partner au sein du fonds Eurazeo, l’un des principaux investisseurs européens.

Même son de cloche chez France digitale. « Nos premières contributions sur le sujet datent de trois à quatre ans. Mais la Commission a accouché d’un texte ambitieux », indique Maya Noël, la directrice générale du lobby français des start-up. D’autant plus ambitieux qu’il prendra la forme d’un règlement et non d’une directive qui aurait pu être affaiblie par le jeu des transpositions nationales. Plus qu’une simple opportunité, EU Inc est vital, à entendre Pascal Canfin, négociateur sur le texte pour le groupe Renew au Parlement. « Lorsqu’une start-up commençant son activité en France ou en Allemagne veut passer à l’échelle, c’est actuellement plus facile pour elle de créer une deuxième filiale aux États-Unis plutôt qu’en Europe. Nous voulons en finir avec ce paradoxe », rappelle-t-il.

Les start-ups, agiles et internationales

Les start-ups sont à l’évidence les entreprises qui devraient le plus bénéficier de ce nouveau statut. Agiles et internationales par nature, à la recherche de taux de croissance à deux chiffres, elles verront sans doute une opportunité énorme dans la possibilité d’accéder rapidement à un marché de 450 millions de consommateurs, avec le moins d’obstacles possibles. « Ce temps économisé sur les contraintes réglementaires, dans l’époque actuelle, c’est ce qui peut faire la différence entre une bonne entreprise et une licorne ou une décacorne (valorisée plus de 10 milliards d’euros, NDLR) », explique encore Hala Fadel.

Une autre mesure, particulièrement attendue par les start-ups, concerne le sort des stock-options distribuées aux salariés dans leur package de rémunération. Aujourd’hui, les disparités sociales et fiscales entre États membres font de l’implémentation de ces dispositifs un vrai casse-tête. « C’est possible dans certains États membres, pas possible dans d’autres, cela suscite des frais abyssaux auprès des cabinets d’avocats. Le fait que le 28e régime propose une harmonisation est un bon signal », indique Clotilde Hocquard, en charge des affaires publiques pour France digitale.

L’Europe gagne en attractivité

Pour Hala Fadel, ce passeport va également permettre à certaines start-ups d’émerger sur la carte des fonds de capital-risque ou de capital-investissement. « Nous avons beaucoup d’exemples d’entrepreneurs d’Europe de l’Est qui, faute de juridictions crédibles dans leur pays d’origine aux yeux des investisseurs internationaux, rataient des opportunités. Ils allaient s’implanter aux États-Unis », indique la dirigeante. Avec EU Inc, ils pourront bénéficier d’une carte de visite bien plus attirante. Pour la dirigeante, cette mesure rend l’Union européenne « beaucoup plus attractive par rapport aux États-Unis et à la Chine ».

Pascal Canfin rappelle d’ailleurs que le régime pourrait s’adresser aux entrepreneurs européens mais également à ceux, venus des autres régions du monde, désireux de venir s’implanter en Europe. « Dans le contexte de relocalisation et d’attraction des talents, EU Inc est une bonne marque. Nous voulons que l’innovation change d’échelle en Europe », insiste-t-il. À entendre Maya Noël, ce 28e régime ne préempte toutefois pas les nécessaires avancées sur la constitution d’un marché européen des capitaux. Pas plus que les débats sur la possible création d’un mécanisme de préférence européenne ou de volumes substantiels de commande publique. « EU Inc est un bel objet, il faut construire par-dessus et, surtout, aller vite, maintenant », conclut-elle.

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/vous-doutez-encore-de-l-europe-allez-au-diable-d-helsinki-a-berlin-recit-d-une-semaine-ou-la-tech-europeenne-a-releve-la-tete-20251122

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Galileo, investissements industriels, EU Inc

Publié dans En bref

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Vu hier à sa sortie et à voir, rappels & l'air du temps

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Télérama n° 3975 du 21/03/26
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Photos J.S
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Vu et lu dans Le Parisien Week-end  du 27/02/26

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 27/02/26

Vu hier à sa sortie et à voir, rappels & l'air du temps
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La Deeptech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Deeptech (suite)
La Deeptech (suite)

Après les records de 2025, les écosystèmes européen et français de la deeptech doivent se renforcer

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/apres-les-records-de-2025-les-ecosystemes-europeen-et-francais-de-la-deeptech-doivent-se-renforcer-2139007?utm_source=20260316%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260316_180430)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 16 mars 2026

 

Dopées par l’intelligence artificielle, les start-ups de la deeptech française ont levé 4,1 milliards d’euros en 2025, soit quatre fois plus qu’en 2018. Pour Bpifrance, ces résultats ancrent le secteur dans l’économie, partout en France. Mais pour faire face à la concurrence, l’écosystème français et européen va devoir se renforcer.

Avec 4,1 milliards d’euros de fonds levés et 410 start-ups créées en 2025, la deeptech française, dont les projets reposent sur des avancées scientifiques ou technologiques de rupture, se renforce. Si les levées de fonds sont en forte hausse par rapport à 2024 (2,8 Md€), elles sont en revanche au même niveau (élevé) que 2023 (4,1 Md€).

"Le 3e écosystème deeptech mondial en montants levés"

Dans son bilan annuel du plan Deeptech, Bpifrance relève que la France est en bonne position. Paris est "désormais le 3e écosystème deeptech mondial en montants levés" et la France est le 2e acteur du continent européen, derrière le Royaume-Uni.

Des résultats portés par l’IA

Derrière ces chiffres record, portés par l’intelligence artificielle, de gros investissements ont été réalisés notamment dans Mistral AI (1,7 Md€). 72 % des fonds levés concernent des technologique stratégiques comme le spatial, la défense, l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité et les semi-conducteurs. Parmi les entreprises de ce domaine, Bpifrance cite Loft Orbital (dans le spatial), Alice & Bob (le quantique) ou encore le secteur de la santé avec Adcytherix, Nabla ou Wandercraft.

Un secteur de plus en plus présent dans l’économie française

Avec plus de 2 800 start-up actives, générant 5,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et représentant 50 000 emplois directs, la deeptech "s’intègre concrètement dans le tissu socio-économique français", selon la banque publique d’investissement. 2 000 sites industriels sont par ailleurs exploités par ces entreprises qui sont à 47 % composées de start-ups industrielles.

Hors Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région qui rassemble le plus de start-up de la deeptech.

De grands groupes investissent

Pour Bpifrance, "le signal le plus structurant de l’année est le développement de l’activité de grands groupes technologiques européens dans la deeptech". Comme Dassault Aviation qui a pris des participations dans Harmattan AI ou encore Renault dans Wandercraft.

Un écosystème européen à renforcer

Malgré ces bons résultats, l’écart se creuse entre l’Europe et son voisin américain. Le Vieux continent a engrangé 21,6 milliards d’euros de levées de fonds dans la deeptech, contre 137 milliards d’euros aux États-Unis. L’Europe se place quand même devant la Chine qui a levé 16,2 milliards d’euros dans le domaine.

30 milliards d’euros nécessaires d’ici 2 030 pour l’écosystème français

Pour Bpifrance, le continent dispose pourtant de leviers pour se renforcer sur ce marché comme les rapprochements entre industrie et start-up en généralisant les prises de participation stratégiques et en activant la commande publique et privée. Bpifrance appelle aussi à mobiliser davantage les capitaux privés. Ce point sera en effet une nécessité alors que l’écosystème français aura besoin de 30 milliards d’euros pour se développer d’ici 2030.


http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

La Deeptech (suite)
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Columbus Café, l’autre modèle

Publié le par Jacques SAMELA.

Columbus Café, l’autre modèle
Columbus Café, l’autre modèle

Dès le début de sa création, en 1994, la chaine pionnière des coffee-shops français pour se démarquer de son principal concurrent, l’américain Starbucks, décida de se développer plutôt en dehors de Paris en privilégiant les autres territoires de l’Hexagone, représentant aujourd’hui 90 % de ses établissements et seulement sept dans la capitale, dont le dernier en date, qui avec une superficie de 600 m2, sur 3 niveaux, en devient pour le coup son vaisseau amiral. Il est situé à l’angle de la rue de Rivoli et le boulevard Sébastopol (https://resto.zepros.fr/snacking/coffee-shop-patisserie/columbus-cafe-installe-rivoli).

Photos J.S
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Pour l’anecdote, Starbucks posséderait lui une centaine d’établissements dans la capitale.

Cependant, désireux de rester sur la même logique du début, de 250 établissements dans l’Hexagone aujourd’hui, l’objectif d’ici l’horizon 2030 est de passer à 500, en privilégiant à nouveau la province, mais cette fois-ci les villes où la chaine est encore absente, comme Strasbourg, Lorient, où alors de s’installer dans certains centres-villes, comme celui de Toulouse, et bien d’autres encore.

Alors, au-delà du nombre, c’est surtout à travers l’engagements à travailler avec des fournisseurs locaux, favorisant en cela le savoir-faire français, à limiter la teneur en sel et en huile de palme de leurs recettes, tout en proposant également une nouvelle offre de produits salés, à utiliser des œufs frais provenant d’élevages en plein air, ou encore, à réduire au maximum leurs déchets, tout en encourageant la recyclabilité, que le groupe compte s’imposer comme un dauphin aux dents longues.

Et ce n’est pas sa mascotte, l’ours débonnaire (https://graphiste.com/blog/symbolique-animal-que-signifie-un-ours-dans-un-logo/#:~:text=La%20symbolique%20de%20l'ours,il%20n'est%20pas%20menac%C3%A9) que l’on voit sur le devant de leurs coffee-shops, synonyme selon la pensée du groupe d’esprit chaleureux, réconfortant et convivial, qui s’en plaindra, assuré qu’il est de représenter à plus grande échelle encore la marque dans ce qu’elle a de plus révélateur auprès de sa clientèle, qui certainement, durant leurs très jeunes années eurent comme ami un personnage similaire.

Alors, clientèle nationale bien évidemment, qui en 2021 porta l’enseigne au 1er rang de la catégorie café & salons de thés du classement du magazine Capital, mais pas seulement, car depuis 2001, et l’ouverture de son premier établissement à l’étranger, plus précisément à Bruxelles, le groupe a inauguré d’autres sites à travers le globe, comme par exemple à Montréal (Canada) en 2020, suivi par le Qatar, Bahreïn, le Maroc, et bientôt le Koweït.

Photos J.S
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Et l’Italie, pays considéré comme celui du café* sous toutes ses formes ? Marché en visibilité prochaine, qu’en dit la direction ?

En tout cas, pour s’approcher de l’excellence dans ce domaine, l’enseigne ne rechigne pas sur la formation des dits « Baristas »**, leur assurant plusieurs semaines de mise à niveau avant d’intégrer les établissements, instituant au passage un concours chaque année pour en désigner le lauréat ou la lauréate.

Photo J.S

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Ce qui pour l’ensemble, et notamment les 120 franchisés et plus, autre spécificité du groupe, assurera une plus-value optimale pour se démarquer de la concurrence, toujours plus vive, car à l’affut également des nouveaux usages d’une clientèle se rajeunissant, étudiants comme jeunes actifs, souhaitant trouver en ces lieux des réponses à leurs nouveaux désirs en termes alimentaires, ce que l’on appelle désormais le snacking.

Sujet donc que l’enseigne tend à développer au maximum, au-delà de la seule dégustation de café (2,8M d'espressos servis chaque jour quand même), avec la présence d’une carte sucrée/salé représentant déjà 30 % de son activité, assorti d’un côté par la vente de muffins faits maison, la possibilité de déguster désormais du thé ou du matcha (depuis 2018), et d’un autre côté, par le renforcement du créneau (plutôt salé) de midi, entrant de facto en concurrence directe avec les fast-foods ou les boulangeries.

Le tout avant l’arrivée d’autres acteurs*** sur le marché, encore plus gourmands que le concurrent historique ?

L’avenir nous le dira, mais tout en sachant quand même que l’enseigne française se prépare dès à présent pour affirmer et consolider sa présence dans l’Hexagone, tout en préparant j’imagine, d’autres ouvertures à l’international. Etats-Unis par exemple ?

*https://www.roeststaette.com/en/coffee-and-its-history-from-luxury-good-to-the-thrid-wave/#:~:text=Until%20the%2019th%20century%2C%20the,had%20a%20production%2Denhancing%20effect.

**https://www.brigad.co/metier/barista#:~:text=Dans%20le%20cas%20du%20barman,caf%C3%A9%20et%20les%20boissons%20d%C3%A9riv%C3%A9es.

***https://lepetitjournal.com/shanghai/actualites/les-marques-chinoises-de-cafes-lassaut-du-monde-434581

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.columbuscafe.com/

. https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/columbus-cafe-veut-ouvrir-250-nouveaux-coffee-shops-en-france-dici-a-2030-2213626#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_work_in_progress&utm_email_send_date=20260210

. https://www.snacking.fr/actualites/7939--Franchise-A-32-ans-Columbus-Cafe-l-enseigne-francaise-leader-de-coffee-shop-a-encore-faim-de-croissance-/

. https://www.presse-citron.net/une-eclipse-sur-starbucks-250-nouveaux-cafes-columbus-vont-ouvrir-en-france/

Columbus Café, l’autre modèle

Publié dans L'entreprise du mois

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Pasqal & Soitec (suites conquérantes)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal & Soitec (suites conquérantes)
Pasqal & Soitec (suites conquérantes)

Pasqal lève de gros fonds et prépare une double introduction en bourse

https://vipress.net/pasqal-leve-de-gros-fonds-et-prepare-une-double-introduction-en-bourse/

Le 5 Mars 2026 

 

La start-up francilienne spécialisée dans les processeurs quantiques à base d’atomes neutres, entre dans une nouvelle phase de développement grâce à un nouveau financement attendu d’au moins 340 millions d’euros, en prévision de son introduction au Nasdaq et à Euronext Paris.

Pasqal, start-up francilienne spécialisée dans les processeurs quantiques réalisés à partir d’atomes neutres ordonnés dans des matrices 2D et 3D, vient d’annoncer la finalisation d’une levée de fonds privée d’au moins 170 millions d’euros et d’un financement convertible engagé d’environ 170 M€ dans le cadre d’une opération de fusion-acquisition en vue de son introduction en bourse.

Cette opération constitue une première étape vers un projet de double introduction en bourse sur le Nasdaq et sur Euronext Paris. Il est prévu une première cotation sur le Nasdaq en 2026, tandis que les travaux préparatoires à une cotation sur Euronext débuteront en parallèle, avec pour objectif une cotation en 2026 ou 2027.

Dans le cadre de cette opération, Pasqal va réaliser une fusion-acquisition avec Bleichroeder Acquisition, une société d’acquisition à vocation spécifique (SPAC*) qui lui permettra d’entrer en bourse. Cette transaction valorise Pasqal à 2 milliards de dollarsce qui fait de l’entreprise une licorne – et marque une étape capitale dans son développement.

Pasqal insiste sur la souveraineté technologique dans le secteur de l’informatique quantique et sur son ancrage français. Ainsi, les fonds levés, ajoutés au capital issu de l’introduction en bourse à venir, pour un total attendu d’au moins 340 millions d’euros, seront principalement investis dans l’infrastructure de Pasqal en France, notamment pour accélérer la R&D et renforcer les capacités industrielles de l’entreprise basée à Palaiseau, dans l’Essonne. Dans l’Hexagone, Pasqal prévoit de doubler sa capacité de production d’ici deux ans, d’augmenter ses effectifs de près de 20%, avec 50 nouvelles embauches au cours des 18 prochains mois, et d’investir massivement dans sa R&D pour développer un ordinateur quantique tolérant aux pannes d’ici la fin de la décennie.

Le tour de table a réuni un groupe d’investisseurs internationaux composé d’acteurs technologiques, d’entreprises industrielles et d’investisseurs institutionnels tels que Parkway, Quanta Computer, LG Electronics et CMA CGM, tandis que le Fonds du Conseil européen de l’innovation, Temasek, Saudi Aramco Entrepreneurship Ventures et ISAI renouvellent leur engagement auprès de la jeune entreprise. De son côté, Bpifrance, qui est actionnaire de Pasqal depuis 2021, conserve un rôle stratégique à long terme dans la structure du capital, tout en poursuivant son implication dans la gouvernance de l’entreprise, notamment au sein de son conseil d’administration.

Pasqal précise que la gouvernance envisagée pour l’entité issue du regroupement d’entreprises prévoit la nomination d’un nouveau président non exécutif de nationalité française, et que la structure de cette gouvernance a été élaborée en étroite collaboration avec les actionnaires afin de refléter l’engagement de Pasqal à consolider son ancrage français, tout en poursuivant son expansion internationale. L’entreprise devrait notamment conserver son statut juridique français ainsi que son siège social à Palaiseau.

Fondée en 2019 au sein de l’Institut d’Optique par Georges-Olivier Reymond, Christophe Jurczak, le professeur Alain Aspect (prix Nobel de physique 2022), Antoine Browaeys et Thierry Lahaye, Pasqal emploie aujourd’hui plus de 275 personnes et compte environ 25 clients, dont CMA CGM, OVHcloud, Thales, IBM (Pasqal fait partie du réseau IBM Quantum Network), Nvidia et Sumitomo.

Avec Alice & Bob, C12, Quandela et Quobly, Pasqal complète un quintet français prometteur dans le domaine de l’informatique quantique, qui fait de la France l’un des fers de lance européens de cette technologie de rupture.

(*) Une SPAC est une société cotée en bourse qui n’exerce aucune activité commerciale et dont la vocation est de lever des fonds et de fusionner avec une société privée (ou de l’acquérir) pour la rendre publique.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

 

Pasqal & Soitec (suites conquérantes)

 

Soitec remporte un contrat pluriannuel avec l’Américain Skyworks

https://vipress.net/soitec-remporte-un-contrat-pluriannuel-avec-lamericain-skyworks/

Le 5 Mars 2026 

 

En plein changement d’échelle dans le cadre de sa fusion avec Qorvo annoncée en octobre dernier, Skyworks Solutions a choisi Soitec et ses substrats POI (Piezoelectric-On-Insulator) pour répondre à ses besoins futurs, en particulier dans le domaine de la 5G.

Soitec vient de signer un accord pluriannuel avec le fabricant américain de circuits analogiques et mixtes Skyworks Solutions, portant sur la fourniture de substrats POI (Piezoelectric-On-Insulator). Cet accord, dont le montant n’a pas été dévoilé, prolonge la relation de longue date entre les deux sociétés et, surtout, garantit à Skyworks un approvisionnement fiable et à long terme en plaques POI afin de répondre à ses besoins futurs, en particulier dans le domaine de la 5G.

« Nous sommes très heureux que les substrats POI de Soitec constituent désormais un élément important de l’offre 5G de Skyworks Solutions pour les appareils mobiles, souligne Pierre Barnabé, directeur général de Soitecqui s’apprête à céder son poste à Laurent RémontCette étape démontre la confiance de l’industrie dans nos substrats de haute qualité, qui sont un facteur clé pour les prochaines générations de connectivité mobile. »

Dans le cadre de cet accord, Soitec fournira des tranches POI pour la plateforme Sky5 de Skyworks afin de répondre aux exigences RF élevées des smartphones 5G actuels. Selon Soitec, la technologie POI est adaptée à la fabrication en grande série et offre un design ultra-compact et fiable, garantissant une compatibilité avec les processus d’assemblage et de mise en boîtier avancés, pour des modules front-end. La technologie POI assure notamment la coexistence des signaux dans des environnements radiofréquences de plus en plus denses, jusqu’à plus de 3 GHz.

Rappelons que Skyworks est en train de changer d’échelle, alors qu’il prépare sa fusion avec son compatriote Qorvo, annoncée en octobre dernier, et qui donnera naissance à un géant des circuits RF, analogiques et mixtes, valorisé à environ 22 milliards de dollars. Détenue à 63% par Skyworks et à 37% par Qorvo, l’entité résultante sera structurée autour de deux divisions. La première sera axée sur les applications mobiles et devrait générer les deux tiers du chiffre d’affaires annuel du futur groupe (soit environ 5,1 Md$). Le seconde, plus diversifiée, se focalisera sur les marchés de la défense et de l’aérospatiale, de l’IoT, des centres de données d’IA et de l’automobile. Ses ventes, estimées à 2,6 Md$, représenteront un tiers du CA annuel du groupe.

​​​http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

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Brevets (suites françaises)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suites françaises)
Brevets (suites françaises)

Déposants de brevets en France en 2025 : Stellantis, Safran et Renault sur le podium

https://vipress.net/deposants-de-brevets-en-france-en-2025-stellantis-safran-et-renault-sur-le-podium/

Le 4 Mars 2026 

 

Le dernier classement de l’INPI* fait état d’une progression de 8,7% des demandes de brevet en 2025. Le podium est occupé par Stellantis, Safran et Renault, qui n’y était plus monté depuis 2010, tandis que STMicroelectronics manque de peu le Top 10.

Selon le classement des déposants de brevets en France pour l’année 2025 que vient de dévoiler l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) et qui met en lumière les 50 organisations les plus actives en matière d’innovation en France, 16 807 demandes de brevet ont été déposées dans l’Hexagone l’an dernier, soit une nette progression de 8,7% par rapport au nombre enregistré en 2024 qui permet de renouer avec un niveau équivalent à celui d’avant la pandémie de Covid-19.

En tête de ce classement, Stellantis et Safran conservent leurs 1ère et 2è places respectives, confirmant ainsi la stabilité des leaders industriels français. Dans un mouchoir avec 1 294 brevets déposés pour le premier et 1 266 pour le second, les deux industriels surclassent très largement le numéro trois du classement, Renault, et ses 746 brevets déposés. Le constructeur automobile peut toutefois s’enorgueillir de monter sur le podium – une première depuis 2010 – alors qu’il ne pointait qu’à la 6è place en 2024 avec 587 brevets.

Éjecté du podium, L’Oréal tombe au 4è rang (714 brevets), devant le CEA qui maintient sa 5è position (568 brevets) et reste le premier établissement public de recherche du classement. Il s’impose d’ailleurs comme le seul établissement public du classement figurant dans le top 5 depuis plus de 15 ans ! Les rangs six à dix du classement 2025 sont occupés, dans l’ordre, par Valeo (-2 places par rapport à 2024), le CNRS (=), Airbus (=), Orange (qui intègre le Top 10 alors que Michelin en sort) et Thales (-1).

En ce qui concerne les entreprises de la microélectronique, STMicroelectronics** manque de peu le Top 10. Le groupe gagne néanmoins une place par rapport au classement 2024, avec 217 brevets déposés en 2025, ce qui le place en 11è position. A l’inverse, Soitec*** perd trois places, au 25è rang, avec 66 brevets déposés.

L’entreprise grenobloise fait partie des quatre ETI présentes dans le classement 2025 de l’INPI, avec Gaztransport et Technigaz (GTT), société d’ingénierie spécialisée dans les systèmes de stockage et de transport de gaz liquéfiés (23è), ACC – Automotive Cells Company (26è) et Verkor (46è).

« Dans un contexte de forte augmentation des dépôts de brevets en France, cette nouvelle édition du palmarès des déposants de brevets illustre à la fois la diversité sectorielle et la bonne assise industrielle de notre tissu économique. Au-delà des grands groupes industriels, la présence de quatre ETI et de neuf établissements publics de recherche confirment la bonne santé de l’innovation française », souligne Pascal Faure, directeur général de l’INPI.

A noter, enfin, que la « mobilité » (automobile, aéronautique, transports) reste la filière d’activité la plus représentée dans classement 2025 de l’INPI, avec 31% des entreprises classées, devant le numérique et les télécoms (19%), l’énergie (14%) et la santé, la cosmétique et la chimie (14%).

Le rapport complet de l’INPI relatif à son classement 2025 est disponible en cliquant sur ce lien : https://www.inpi.fr/sites/default/files/2026-03/inpi_palmar%C3%A8s-d%C3%A9posants-brevets-en-2025_03-2026.pdf

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

*https://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/12/l-inpi-le-saint-protecteur-des-entrepreneurs-en-tous-genres.html

 

**http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/03/stmicroelectronics-un-geant-europeen-et-mondial.html

 

***http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

Brevets (suites françaises)
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Février 2026

Publié le par Jacques SAMELA.

Février 2026
Février 2026

IMPLANTATION. Au Canada de la start-up grenobloise Quobly, pionnière de la microélectronique quantique à base de silicium, avec l’ouverture d’une filiale à Sherbrooke, au Québec, afin de renforcer ses capacités de recherche, son intégration technologique et ses partenariats industriels en Amérique du Nord.

VIPress du 02 février 2026

 

OFFENSIVE. Aux Etats-Unis pour le groupe audiovisuel français Mediawan après le rachat du groupe indépendant North Road valorisé entre 800 millions et 1 milliard de dollars. Le rapprochement donnera naissance à un ensemble de 100 sociétés, représentant 2 milliards d’euros de production annuelle dans une quinzaine de pays, North Road apportant son expertise dans les émissions de flux et un catalogue diversifié incluant films, séries et télé-réalité.

Challenges du 03 février 2026

 

PROPICES. Les entreprises industrielles françaises à embaucher des cadres, montrant un net regain des intentions pour 2026.

Les Echos du 03 février 2026

 

NETTE. Progression pour Airbus Helicopters en 2025, enregistrant 544 commandes brutes dont 536 nettes, soit une hausse de près de 20 % en volume par rapport à l’année précédente.

Gomet Media du 03 février 2026

 

RACHAT. Par STMicroelectronics, fabricant franco-italien de semi-conducteurs, de l’activité de capteurs MEMS de son concurrent américain NXP Semiconductors.

Le Dauphiné Libéré du 03 février 2026

 

EMBELLIE. Pour la France au 4ème trimestre 2025, avec un excédent commercial en biens et services de 0,7 % du PIB, soit un peu plus de 5 milliards d’euros. Du jamais-vu depuis près de vingt ans.

Billet de France du 05 février 2026

 

RECRUTEMENTS. De 1 200 personnes, dont 800 en France pour le groupe Onepoint, entreprise de services pour le numérique.

ORGANISATION. De cinq lancements de satellites d’ici 2029 par la société rémoise Latitude au profit de la société suisse WISeSat. Annonçant la création de 160 emplois pour les prochaines années, l’objectif principal est de déployer 100 satellites dans l’espace d’ici 2029.

Le Journal des Entreprises du 05 février 2026 

 

INVESTISSEMENTS. Record en France en 2025 avec pas moins de 125 milliards d’Euros annoncés, dû notamment au secteur des data centers s’adjugeant sur cette somme 67 milliards d’Euros.

Les Echos du 05 février 2026

 

BAISSE. De l’inflation en France, passant de +1,2% en septembre 2025 à +0,3 % en janvier, un seuil qu’elle n’avait plus atteint depuis janvier 2021, et en Europe également, s'affichant elle à 1,7% sur un an.

Linkedin Actualités du 06 février 2026

 

ACCORD. Trouvé par le Fonds d’investissement français Antin Infrastructures Partners pour racheter l’américain Vigor Marine Group, acteur de la maintenance, réparation et modernisation navales, au service de l'U.S. Navy, de la défense et du maritime commercial. Basé à Portland, Vigor opère cinq sites (Seattle, Portland, Vancouver, San Diego, Norfolk), avec six cales sèches et 29 postes à quai. Le groupe emploie environ 2 700 personnes et a généré près d’un milliard de dollars de revenus en 2024.
OpexNews du 06 février 2026

 

CONFIRMATION. Du souhait du groupe Thales de recruter 9 000 personnes dont 3 300 en France, afin de répondre aux besoins en hausse des activités dédiées au secteur militaire. Aujourd’hui, le groupe compte 83 000 employés dans le monde, dont 42 000 en France, et affichait un chiffre d’affaires de 20,6 milliards d’Euros en 2024.

20 Minutes du 09 février 2026

 

RELANCE. Par le groupe ArcelorMittal d’un four électrique à Dunkerque, dont le montant de l’investissement s’élève à 1,3 milliards d’Euros.

La Tribune du 10 février 2026

 

RATTRAPAGE. De l’économie française avec la productivité du secteur marchand dépassant désormais de 2 % de son niveau de fin 2019.

Les Echos du 10 février 2026

 

INVESTISSEMENT. De 1,2 milliards d’Euros dans un data center en Suède pour Mistral AI, lui offrant une capacité de calcul avancée et des capacités d’IA localisées. Une étape majeure vers l’indépendance technologique de l’Europe.

ACCELERATION. De son expansion industrielle aux Etats-Unis pour le groupe Le Duff après l’investissement de 200 millions de dollars dans le New Jersey.

Le Journal des Entreprises du 11 février 2026

 

RENFORCEMENT. De l’activité en janvier pour l’économie française, la Banque de France tablant pour une croissance de 0,2 à 0,3 % sur le 1er trimestre 2026.

Le Journal des Entreprises du 12 février 2026

 

HAUSSE. Des projets de recrutement dans la métallurgie dans le Maine et Loire, avec 1 250 projets d’embauche pour le 2ème trimestre 2026.

Le Journal des Entreprises du 13 février 2026

 

DECOLLAGE. Réussi pour l’astronaute française, Sophie Adenot, en route pour la station spatiale internationale. Une 1ère pour une française depuis 25 ans.

La Tribune du 13 février 2026

 

CHOIX. De Béthune dans les Hauts de France pour le groupe néerlandais Nebius afin d’y installer un data centre géant dédié à l’IA.

Le Journal des Entreprises du 16 février 2026

 

NOUVEAUX. Recrutements pour le groupe Stellantis, souhaitant rattraper ses licenciements précédents. 1 400 sont prévus en France, dont 700 ingénieurs.

La Tribune du 16 février 2026

 

COMMANDE. De 140 millions d’Euros dans le domaine de l’IA pour la société 2CRSi au Japon.

ANNONCE. De 3 400 embauches dont 2 200 hors Ile de France pour le groupe Sopra Steria, entreprise de services numériques.

RETOUR. Vers l’Europe pour les entreprises françaises, attirées par la stabilité de la monnaie commune, et des délais de paiement respectés. L’Allemagne en est la première destination.

Le Journal des Entreprises du 17 février 2026

 

RECORDS. Battus par BPifrance en 2025 après avoir injecter dans l’économie française 72 milliards d’Euros, soit 12 de plus qu’en 2024.

PERFORMANCE. Pour la France en 2025 en se classant pour la 1ère fois au 1er rang mondial de l’indice OURdata de l’OCDE.  Cette évaluation, qui analyse les cadres stratégiques et opérationnels mis en place par les administrations, place donc l'Hexagone devant la Corée du Sud.

Le Dauphiné Libéré du 17 février 2026

 

DESIGNATION. De la France comme pays créatif durant le Cannes Lions International Festival of Creativity de cette année.

Dans Ta Pub du 17 février 2026

 

ELECTRIFICATION. Des usages assurés après l’investissement de 100 millions d’Euros du groupe Schneider Electric pour la construction d’une usine entièrement électrifiée. Elle permettra une montée en puissance de la production d’armoires électriques utilisées dans les data centers, les réseaux électriques et l’industrie nucléaire, en proposant des solutions de moyenne tension à la fois innovantes, digitalisées et conçues pour minimiser leur impact environnemental, ainsi que l’embauche d’environ 650 personnes.

VIPress du 18 février 2026

 

BENEFICES. De 2,1 milliards d’Euros pour les collectivités grâce aux énergies renouvelables.

SACRE. Pour la ville de Strasbourg, après avoir obtenu le Prix Jacqueline Pietri « Ville & Congrès de l’année – Audience internationale » décerné par France Congrès et Événements, pour l’accueil du congrès 2025 de la Society of Robotic Surgery au Palais de la Musique et des Congrès et à l’IRCAD 

Le Journal des Entreprises du 18 février 2026

 

BRAVO. A la start-up grenobloise Grapheal, qui vient de remporter le prix du Conseil européen de l’innovation (EIC). Cette distinction lui permettra de développer sa technologie de biocapteurs au graphène et de lancer la première plateforme PFAS sensing portable avec une sensibilité sub-ppm.

Linksium du 19 février 2026

 

MEILLEURS. Résultats de son histoire pour le groupe Air France – KLM, franchissant pour la 1ère fois la barre des 2 milliards d’Euros concernant son résultat d’exploitation, tout en dépassant sa marge de 6 %.

AUGMENTATION. De 6,1 % de l’emploi dans la French Tech en 2025, soit plus de 25 000 embauches, dues notamment au domaine de l’IA.

Les Echos du 19 février 2026

 

PROFITS. Historiques pour Airbus en 2025, réalisant un bénéfice record de 5,22 milliards d’euros porté par des livraisons en hausse et un carnet de commande qui continue de se remplir. En tout, ce sont 793 avions qui ont été livrés par l’avionneur.

L’Usine Nouvelle du 19 février 2026

 

LEADER. Mondial la France en termes de visites touristiques en 2025, recevant 102 millions de visiteurs, soit 3 % de plus qu’en 2024. Elle conserve donc sa place de première destination mondiale, devant l’Espagne (97 millions de visiteurs). Les clientèles européennes progressent de 5 %, tandis que les Américains affichent une forte hausse (+17 % dans l’hôtellerie), et les recettes internationales atteignent 77,5 Mds€ (+9 %), avec une dépense moyenne de 760 € par séjour. La balance touristique reste positive (20,1 Mds€).

L’Echo touristique du 19 février 2026

 

EXPLOIT. De la délégation française aux Jeux de Cortina-Milano 2026, avec 23 médailles, battant les précédentes éditions de 2014 et 2018 où elles recueillirent 15 médailles.

L’Equipe du 22 février 2026

 

ACQUISITION. Par l’entreprise montpelliéraine Quantum Surgical, spécialisée dans la robotique médicale, de la société américaine NeuWave Medical.

La Tribune du 24 février 2026
 

SPECTACULAIRE. La percée française dans la course industrielle mondiale, devenant la 4e destination mondiale des investissements industriels avec 139 milliards $ reçus sur la période allant de 2021 à 2025. Le top 3 est composé des Etats-Unis, de la Chine, et de l’Inde.

Billions du 24 février 2026

 

SIGNATURE. Du plus gros contrat de son histoire pour le groupe Engie, en acquérant UK Power Networks, l’un des plus gros électriciens britanniques. D’un montant de 12 milliards d’Euros, le Royaume Unie deviendra de fait son second marché derrière la France.

Les Echos du 25 février 2026

 

LIVRAISON. A la Finlande par la société Parrot d’un nombre non précisé de de micro-drones destinés à des missions ISR et d'acquisition d'objectifs. Le montant du contrat s’élève à 15 millions d’Euros.

OpexNews du 26 février 2026

 

STRATEGIQUE. Le contrat signé entre la société Quobly, élaboratrice de puces quantiques en silicium, et l’entreprise singapourienne Entropica Labs, afin de développer des logiciels quantiques tolérants aux fautes.

Le Dauphiné Libéré du 27 février 2026

 

ANNONCE. De l’installation à Bordeaux d’un campus de data centers dédiés à l’IA et au cloud, doté de 400 MW sécurisés, conséquence du partenariat entre le français Altarea et l’américain Vantage.

Alliancy du 27 février 2026

Février 2026

Publié dans Revue de presse

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Ma contribution à cette journée

Publié le par Jacques SAMELA.

Ma contribution à cette journée
Ma contribution à cette journée
Vu et lu dans Télérama n° 3931 du 14/05/25
Vu et lu dans Télérama n° 3931 du 14/05/25
Vu et lu dans Télérama n° 3931 du 14/05/25

Vu et lu dans Télérama n° 3931 du 14/05/25

Vu et lu dans Eaubonne Mag n° 282 de mars - avril 2026 et photo J.S
Vu et lu dans Eaubonne Mag n° 282 de mars - avril 2026 et photo J.S

Vu et lu dans Eaubonne Mag n° 282 de mars - avril 2026 et photo J.S

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La Redoute (A voir & Suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Redoute (A voir & Suite)
La Redoute (A voir & Suite)

La Redoute, un temps d’avance. Mode, design, publicité

https://www.roubaix-lapiscine.com/expositions/a-venir-musee-la-piscine/la-redoute-un-temps-davance-mode-design-publicite/

 

Exposition du 7 mars au 5 juillet 2026

Née de la révolution industrielle au XIXe siècle, la Ville de Roubaix s’est façonnée une identité forte autour du textile. La Redoute, créée en 1837 par Joseph Pollet, est avant tout une histoire d’entrepreneurs audacieux installés à Roubaix. Le musée La Piscine propose de raconter cette success-story, née d’une filature familiale réputée pour ses tissus et tricots d’une rare finesse. Au fil du temps, l’enseigne est devenue leader de la vente par correspondance en Europe avant de s’imposer comme un acteur majeur du e-commerce français dans les secteurs du Prêt-à-Porter et de la Maison-Décoration.

Visionnaire, la marque a jeté les bases du commerce moderne avec des innovations majeures : démocratisation de la mode avec le premier catalogue de vente à distance en 1928, département « Ménage-ameublement-loisirs » en 1956, carte de crédit Kangourou en 1968, « Créateur invité » dès 1969, service Minitel en 1982, « 48 h Chrono » en 1984 qui passera à « 24 h Chrono » avant que n’arrive la révolution internet. Autant de nouveautés qui jalonnent son histoire.

L’exposition se propose de retracer, au-delà de cette révolution commerciale, le rôle de La Redoute dans l’évolution de la société et des modes de consommation. S’appuyant sur ses archives, publicités, catalogues de ventes, témoignages, cartes postales, photographies, vêtements, sont présentés au fil d’un parcours riche en découvertes. Cette rétrospective met aussi en lumière les collaborations avec les couturiers et créateurs de prêt-à-porter renommés (Yves Saint Laurent, Issey Miyake, Azzedine Alaïa, Sonia Rykiel, Jacquemus, Kevin Germanier…), les designers phares (Sam Baron, Constance Guisset, Philippe Starck, Jean-Michel Wilmotte, Christian Lacroix) et les mises en scène de célébrités photographiées par Dominique Issermann et Kate Barry entre autres.

Commissariat
Karine Lacquemant, conservatrice des collections Arts-Appliqués à La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent, Sylvette Lepers, responsable partenariats créateurs & Image à La Redoute, Sandrine Tinturier, responsable des archives à la Fondation Azzedine Alaïa.

Cette exposition bénéficie du soutien exceptionnel de La Redoute.
La scénographie est réalisée grâce au généreux concours des peintures Tollens.

Légende : Album Art &Tricot, 50 modèles élégants et pratiques – 1932 (détail)

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« Chez La Redoute, les mots-clés pour nos talents IT sont séniorité et ouverture d’esprit »

https://www.alliancy.fr/chez-la-redoute-les-mots-cles-pour-nos-talents-it-sont-seniorite-et-ouverture-esprit?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=WNCIO&utm_content=ITW-CIO-2&ct=AAAAAhQGEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHphEBZQgHphECc3QRFjY5MDFiMTFhZDk3ZTAwNzQyNzgwODkRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAemEQJ1dBQEEQJ1cxEFRW1haWwRAnVtEQpOZXdzbGV0dGVyEQJ1YxEFV05DSU8RBHVjb24RCUlUVy1DSU8tMg%253D%253D

Le 15 octobre 2025 

 

Jean-Cédric Costa est le chief information officer de La Redoute. La marque bien connue des Français a mené des transformations ambitieuses ces dernières années, servies par des équipes IT réinventées. Le CIO de l’e-commerçant détaille notamment les profils des talents qui les composent et la façon dont ils s’emparent de l’IA.

Quelle a été votre lettre de mission lorsque vous avez rejoint La Redoute en 2020 ? 

La Redoute est une entreprise qui s’est constamment réinventée depuis 180 ans : de la vente par catalogue, qui a rendu la marque célèbre, nous sommes devenus la quatrième plateforme d’e-commerce sur le segment mode/maison en France, avec 36 millions de visiteurs mensuels au global, dont 20 millions dans l’Hexagone. J’ai rejoint l’entreprise pour moderniser et déployer la plateforme technologique qui nous permettra de franchir une nouvelle étape, notamment en matière d’excellence opérationnelle et d’hyperpersonnalisation, alors que 95 % de l’expérience client que nous proposons est aujourd’hui digitale. Derrière cette ambition, l’un des fondamentaux est de renforcer significativement l’exploitation des données et de l’IA. 

Comment organisez-vous vos équipes pour réussir cette mission ?

Nous avons fait le choix de placer « la tech au centre ». En tant que CIO, je siège au comité exécutif, avec un rôle « groupe » couvrant l’ensemble des géographies, autour d’une seule vision stratégique. Mon périmètre inclut ainsi les sujets IT et digital, nos sites et applications mobiles, les applications métiers internes, la cybersécurité, la data et l’IA, mais aussi la prévention de la fraude client et la gestion des tunnels d’achat. Cette vision globale est un élément clé pour proposer une expérience client véritablement différente. Les équipes IT représentent un peu plus de 300 personnes, réparties à parts égales entre la France et le Portugal. Pour moderniser rapidement nos systèmes, notre enjeu est de recruter des compétences suffisamment expérimentées, connaissant bien le marché et le monde de l’e-commerce. Nous cherchons également des profils issus d’autres secteurs pour apporter une vision différente. Le ratio entre collaborateurs internes et externes évolue de manière tactique selon les projets, mais nous souhaitons toujours conserver un socle interne solide pour maîtriser la stratégie. 

Plus précisément, quelles sont les compétences clés que vous souhaitez développer en interne ?

Sans aucun doute, l’architecture d’entreprise est une priorité, car nous transformons toute l’organisation. Nous voulons mieux détecter et coordonner les produits technologiques, tout en sortant d’une approche monolithique du système d’information. Les fonctions de product management sont également essentielles en ce sens. Il est crucial d’avoir les bonnes personnes à ces postes. Au cœur de l’IT, nous avons besoin de senior engineering managers et senior software engineers capables d’analyser l’impact de l’IA sur nos processus. Les mots-clés pour nos talents sont « séniorité », « ouverture d’esprit » et une forte expérience dans le passage à l’échelle des technologies. Il est aussi important de noter que les métiers de l’exploitation et des opérations IT ont connu des évolutions majeures ces dernières années. Nous sommes passés de profils « sachants », principalement exécutants, à des profils d’ingénieurs DevOps et SRE senior véritables owners, à l’image des product owners (PO). Enfin, je porte une attention particulière à la diversité des équipes. Je pense qu’il est essentiel de mélanger les années d’expérience au sein de La Redoute avec la vision de nouveaux arrivants, en intégrant une diversité géographique permise par l’anglais comme langue de travail, ainsi que des profils très experts, qu’ils soient issus du retail ou de la technologie.

Quels sont les résultats obtenus grâce aux transformations menées ?

Le travail accompli depuis cinq ans nous a permis de mettre en place un partenariat IT-métier avec une compréhension business de bout en bout. Les équipes IT parlent désormais le langage du business. Nous savons que l’entreprise dépend de systèmes legacy, mais si nous voulons véritablement transformer cet existant, l’enjeu n’est pas tant technologique que celui de l’unification de l’operating model du business, qui conduira à une évolution du SI. Ce choix a suscité des discussions intenses au sein de l’IT comme des métiers : il a fallu décloisonner les équipes entre elles… et je parle aussi des métiers de l’IT !

Un autre résultat est la compréhension des enjeux liés aux données et à l’IA au sein du comité exécutif. Début 2022, nous avons décidé de fusionner l’ensemble de ces équipes autour d’une gouvernance globale. Le comité exécutif oriente ainsi toute la discussion et évite de se limiter à des débats sur la répartition budgétaire. Ce que je constate, c’est aussi que le comité attend une proactivité bien plus forte de la part du CIO pour accompagner l’innovation. Cela me semble particulièrement important pour éviter les buzzwords et l’effet de mode autour de l’IA. L’enjeu est de passer à l’échelle ce qui fonctionne. En 2026, nous allons par exemple étendre nos services « La Redoute + » à toute l’Europe. Nous voulons capitaliser au maximum sur les réussites identifiées dans chaque pays pour les déployer ailleurs. 

Concrètement, quels sont vos projets IA dans ce contexte ?

Notre premier chantier a été lancé il y a un an, avec un déploiement prévu en 2026 : il s’agit de la création d’une plateforme data/IA s’appuyant sur Microsoft Azure et Databricks. L’objectif est de structurer l’ensemble des données de l’entreprise, avec une gouvernance adaptée et des objets cohérents, partagés par tous. Cela nous permettra de sortir d’un monde où l’habitude était de stocker dans les systèmes des données non structurées, souvent de qualité insuffisante.

En parallèle, nous avons avancé sur des cas d’usage pour améliorer la relation client en France. Nous avons mis en place un premier niveau de chatbot pour répondre aux questions génériques, déployé sur le web et sur notre application mobile, puis plus récemment sur WhatsApp et Messenger. Les avantages sont nombreux : nous avons mesuré une augmentation de la satisfaction client, alors que 60% des contacts ne nécessitent pas d’escalade vers un agent humain, et évalué qu’un euro investi en génère entre 60 et 70 en retour. Cette démarche a également permis à toutes les équipes de travailler sur les données de base, notamment les FAQ, et sur la vision de l’expérience client. Cela ouvre la voie à la personnalisation des réponses en fonction du contexte utilisateur. La plateforme data et API est clé pour y parvenir, car elle nous permettra, par exemple, d’analyser les échanges téléphoniques avec les clients pour comprendre leurs sentiments et la valeur des réponses apportées. En parallèle, nous travaillerons sur le potentiel de l’agentic AI pour mieux suivre l’expédition des colis ou détecter proactivement les anomalies sur les commandes.

Et au sein de l’IT, quels sont vos cas d’usage ?

Je souhaite avant tout éviter les promesses liées à l’effet de mode. Les équipes de software engineering ont étudié les capacités concrètes de l’IA depuis plus d’un an. À ce stade, nous n’envisageons pas de génération de code automatique. L’avantage principal réside pour nous dans l’accélération de la transformation du patrimoine applicatif. L’IA permet de mieux interagir avec les parties du SI reposant encore sur des technologies legacy, comme des langages anciens. Une personne ne connaissant pas le Cobol peut ainsi interroger le système et en comprendre les rouages : documentation, analyse, premiers éclairages… Pour nous, la valeur est bien plus claire que l’idée selon laquelle « l’IA va coder à ma place ». Cela reflète aussi la maturité de nos équipes : elles ont le recul nécessaire sur les pratiques de software engineering dans différents contextes et veulent résoudre des problèmes bien identifiés.

Ces cinq années de transformation ont-elles apporté des évolutions dans votre relation avec vos prestataires ?

De manière générale, l’adoption du cloud a représenté une formidable opportunité. Les capacités d’évolution rapide et l’innovation apportées par les leaders technologiques sont indéniables. Cependant, nous observons des approches de plus en plus agressives en matière de politique tarifaire, visant à rentabiliser leurs investissements dans l’IA. Notre stratégie consiste à limiter les risques de vendor lock-in et à ne pas multiplier le nombre de prestataires. Nous privilégions des partenariats ambitieux, tout en réduisant au maximum les dépendances.

Avoir des compétences expertes en interne sur l’architecture d’entreprise est fondamental. Cela ne se limite pas à identifier des fonctionnalités utiles sur le marché. C’est ce qui nous permet de répondre au cas par cas à la question : « Dois-je opter pour l’open source, une solution managée ou une solution interne ? » Cela est aussi crucial pour établir des partenariats solides et réalistes : pour qu’une relation soit pérenne, il faut identifier les besoins réels et pouvoir challenger les partenaires sur ce qu’ils apportent. Cela nous permet également d’évaluer précisément ce que représenterait une concentration trop importante chez un même partenaire, et de renégocier tous les contrats sur le fond… sans se contenter d’une discussion sur les prix ! Ce niveau d’exigence est sain et nécessaire. 

Quelle place occupent les alternatives françaises dans votre stratégie ? 

Il y a effectivement un enjeu géopolitique actuellement… même si notre activité ne nous amène pas à manipuler des données stratégiques au sens de la souveraineté nationale. Notre implantation internationale est avant tout européenne, ce qui nous permet de bénéficier d’un cadre stable et de privilégier des alternatives européennes. Avec des entreprises comme Mirakl sur les marketplaces, nous travaillons avec des champions crédibles, dont nous sommes ravis de nous entourer ! Pour faire valoir des alternatives face à nos partenaires historiques, nous avons besoin d’arguments solides. Nous ne pouvons donc qu’encourager l’émergence et la croissance d’acteurs locaux.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/la-redoute-renaissance-d-un-leader.html

La Redoute (A voir & Suite)

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Souveraineté Industrielle

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission européenne présente son plan pour rétablir la souveraineté industrielle de l’Europe

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-commission-europeenne-presente-son-plan-pour-retablir-la-souverainete-industrielle-de-leurope-2138197?utm_source=20260304%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260304_180536)&utm_medium=Newsletters_JDE

le 4 mars 2026

 

Création d’une "préférence européenne" pour les marchés et subventions publics, imposition de règles précises pour les investissements étrangers et création de zones d’industrialisation prioritaires… La Commission européenne a présenté sa loi d’accélération industrielle le 4 mars. Elle sera désormais soumise à l’examen du Parlement et du Conseil.

Après plusieurs reports, et de longs débats, la Commission européenne a enfin présenté sa loi sur l’accélération industrielle, le 4 mars 2026. Ce texte introduit notamment la notion de "préférence européenne" en cas de mobilisation d’argent public et modifie les conditions pour les investissements étrangers. Il était attendu par plusieurs filières, notamment celle de l’automobile.

L’objectif est de "ramener l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035 contre 14 % aujourd’hui", a expliqué Stéphane Séjourné, vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.

La préférence européenne pour des secteurs et produits critiques

Ce texte propose la mise en place d’une préférence européenne, "lorsque l’argent public est en jeu avec les marchés publics, les aides à l’achat ou les subventions directes", a précisé Stéphane Séjourné.

Les industries à forte intensité énergétique (travaillant l’aluminium, le ciment, l’acier et dans le domaine de la chimie bas carbone), l’automobile (véhicules électriques, hybrides rechargeables, y compris camions et bus) et les technologies propres (batteries, éolien, électrolyseurs, pompes à chaleur, photovoltaïque, nucléaire) sont concernées.

25 %

Les appels d’offres et dispositifs de soutien publics devront intégrer 25 % d’acier et d’aluminium ou encore 5 % de ciment européen en 2030.

"Pour chaque secteur [précédemment cité], nous exigeons un certain nombre ou pourcentage de composants critiques originaires d’Europe", détaille le vice-président.

Concrètement, dans ces domaines stratégiques, les appels d’offres et dispositifs de soutien publics devront intégrer 25 % d’acier et d’aluminium ou encore 5 % de ciment européen en 2030.

Ces exigences vont même jusqu’à l’identification de certains composants : la cellule dans les batteries ou encore l’onduleur, qui convertit le courant continu en courant alternatif, dans le panneau solaire.

Des pays "partenaires de confiance" intégrés

Pour ce texte, il a aussi fallu définir la zone géographique du "fabriqué en Europe". Elle se compose des pays de l’UE et de ceux de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein et Norvège).

Les "partenaires de confiance", avec lesquels l’UE a des accords commerciaux, s’ajoutent à cette liste. "Nous exclurons par acte délégué, ceux qui ne jouent pas le jeu, ou encore qui représentent un risque pour notre sécurité économique", a prévenu Stéphane Séjourné.

Les conditions pour les investissements étrangers vont changer

Le texte propose que les investissements de plus de 100 millions d’euros, réalisés dans des secteurs stratégiques (batteries, véhicules électriques, photovoltaïque, matières premières critiques) et issus d’un pays étranger qui dispose d’une part de marché mondiale de plus de 40 % dans le secteur concerné, répondent à des critères spécifiques.

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Quatre critères devront être respectés pour les investissements étrangers.

Les investissements étrangers en Europe devront notamment répondre à au moins trois conditions parmi les suivantes : réaliser des transferts de technologie, limiter la participation étrangère à 49 % du capital, réaliser des partenariats avec des entités européennes, investir 1 % du chiffre d’affaires mondial en R & D dans l’UE ou bien que 30 % des composants achetés du produit fini doivent provenir de la chaîne de valeur européenne. Sans oublier, la condition (celle-ci obligatoire) d’avoir un impact positif en termes d’emplois en Europe.

Des zones d’industrialisation prioritaires lancées

Face à la longueur des délais administratifs qui "freinent l’investissement", selon Stéphane Séjourné, la Commission européenne propose en outre la création de zones d’industrialisation prioritaires.

Ces zones permettront aux entreprises d’avoir accès à des facilitations d’obtention de permis, d’accès à l’énergie, aux matières premières et aux financements. Elles s’accompagneront de guichets numériques uniques harmonisés à l’échelle de l’UE.

Pour la France "le compte n’y est pas"

Ce règlement présenté par la Commission sera désormais négocié par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne avant son adoption et son entrée en vigueur. Pour Stéphane Séjourné, il faut désormais "aller vite" pour apporter de la stabilité aux entreprises.

Les débats au Parlement s’annoncent déjà riches. Roland Lescure, ministre de l’Economie et Sébastien Martin, ministre français de l’Industrie ont estimé conjointement que cette proposition "n’est qu’un premier pas car le compte n’y est pas". Pour les ministres, "ce qui est proposé n’est pas encore suffisamment protecteur de nos intérêts. Les avantages donnés à ceux qui produisent en Europe doivent être clairement renforcés". La France va donc se mobiliser pour "muscler le texte" au Parlement et au Conseil.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Souveraineté Industrielle

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