Les Rencontres Economiques d'Aix en Provence 2021 (retour et suite)
De retour à Aix en Provence, en présentiel, rappelez-vous la présentation de l'année dernière :
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/les-rencontres-d-aix-en-seine.html

Blog d'informations positives à tendance économique, pour un autre regard sur la France
De retour à Aix en Provence, en présentiel, rappelez-vous la présentation de l'année dernière :
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/les-rencontres-d-aix-en-seine.html

A vous qui comme moi êtes importunés chaque année par les hordes de moustiques, à la recherche de sang frais, oubliez insecticides, répulsifs, moustiquaires, citronnelle et tout autre remède plus ou moins efficace.
La réponse ultime semble être trouvée, et elle émane d’une entreprise française du nom de Techno-Bam (www.qista.com), dont le produit en question se nomme Qista.
Créée comme certains grands de l’informatique mondiale, dans un garage, l’idée d’origine a germée dans la tête des deux fondateurs que sont Pierre Bellagambi et Stéphane Vincent, qui, après la lecture d’un article d’un certain docteur Poulin, consacré aux zones humides et à leur démoustication, furent estomaqués par l’impact catastrophique des méthodes actuelles et courantes de lutte anti-moustique sur l’environnement, et la faune animale, qui, comme par exemple les hirondelles ou les libellules sont souvent des victimes collatérales de cette lutte acharnée.
Mais, tout en rappelant quand même que le moustique est l’espèce qui tue le plus d’humains chaque année, soit environ 750 000 morts (Fondation Bill Gates), et que la femelle d’un moustique tigre, l’ennemi actuel, est capable de pondre 200 œufs toutes les 48 heures.
Donc, après l’élaboration de premiers prototypes, d’essais permanents, puis fructueux, ils présentèrent le résultat de leurs recherches au Centre de recherche de la Tour du Valat (www.tourduvalat.org), et au Parc Naturel de Camargue (www.parc-camargue.fr), afin de tester cette fois-ci en situation leur borne, et trouver des partenaires dont les activités côtoient de près le sujet.
Le dépôt d’un brevet en 2014 enclenchera par la suite la création de la société, qui très rapidement, l’année suivante, installera 16 bornes dans le village du Sambuc en Camargue, devenant de fait le site du 1er essai grandeur nature. Le résultat en fut exceptionnel, avec une chute de 88 % de la nuisance habituelle des moustiques.
Mais au fait, et avant d’aller plus loin, comment fonctionne-t-elle réellement cette borne révolutionnaire ?
Assez simplement dirais-je, puisque la borne en question simule la respiration humaine en expirant du CO2 recyclé, tout en expulsant une odeur corporelle similaire à la nôtre, induisant donc une méprise de la part du moustique, qui, persuadé d’être en contact avec une personne respirant, s’approche donc de celle-ci, et, est tout simplement aspiré.
Alors, après l’utilisation plus que prometteuse dans la première ville test (voir plus haut), puisque grâce à l’utilisation des bornes, les cours de récréation des écoles de cette ville ont pu accueillir les enfants sans interruption, d’autres villes ont également souhaité s’équiper, en l’occurrence Marseille, afin de les installer aux abords de ses crèches, Bouc Bel Air pour ses écoles, Hyères, mais aussi La Nouvelle Calédonie, La Réunion et La Polynésie, sans oublier bien évidemment l’étranger, comme le Sénégal, où près d’une centaine de ces bornes ont déjà été installées, au Canada, où une borne a capté en l’espace de 24 heures 12 000 moustiques, un record, et ou encore aux Etats-Unis, où là, à la différence des collectivités, des gouvernements, voire des ONG, qui représentent aujourd’hui l’essentiel des clients, ce sont plutôt les particuliers qui représente la majorité des acquéreurs de ces bornes.
En tout, ce sont plus de 7 000 bornes qui sont déjà en action dans le monde, avec comme objectif, de s’ouvrir rapidement l’Asie, continent qui, avec l’Afrique, est certainement le plus touché par ce fléau.
Même si il est désormais clair qu’avec le réchauffement climatique en cours, c’est l’ensemble de la planète qu’il faudra certainement équiper, ce qui pour cette société augure de longues années de croissance, de développement, en France, un souhait des dirigeants, privilégiant justement comme au début de l’aventure l’innovation, ce qui par le passé, récent, lui a apporté divers prix comme le Med’Innovant en 2017, le World Efficiency en 2018, et la consécration, pour l’instant, avec 2 awards au CES de Las Vegas (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/01/la-petite-histoire-du-ces.html), pour la connectivité et le monitoring en temps réel de leur borne anti-moustique.
Ce qui me fait revenir sur ce que je disais plus haut, comme quoi le principe de la borne était assez simple, je pensais bien évidemment à l’idée, non pas à la partie technique (pas la mienne de partie justement), certainement complexe à mettre en œuvre. Loin de moi l’idée de minimiser un travail manifestement bien réalisé, comme vous pouvez le lire ci-dessus.
Par-contre, vu que leur activité semble lancé pour plusieurs années, je serai tenté de leur demander un service, soit de réfléchir à un système similaire à celui-ci, mais cette fois-ci pour contrer l’avancé inexorable des frelons asiatiques en France.
Peut-être qu’ils y pensent déjà, je n’en sais rien, mais si ils lisent ce sujet, ils pourraient peut-être s’y pencher sérieusement, avec comme premiers supporters les apiculteurs, à la recherche d’une parade efficace, mais aussi les particuliers (voir plus haut), et bien sur les collectivités, où des pièges fleurissent déjà, sans pour autant connaître leur efficacité.
Donc Messieurs, l’idée est lancée, à vous de la prendre en compte, ou pas.
Et puis finalement, pourquoi ne pas réfléchir à d’autres nuisibles, de nombreux marchés en devenir n’attendent qu’à s’ouvrir, comme par exemple la problématique de la mineuse du marronnier (pour ceux qui comme moi ont connu les cours d’écoles avec ses marronniers, et donc joués avec les marrons, voir les feuilles séchées de nos marronniers aujourd’hui m’insupporte), ou encore celle des chenilles processionnaires, pour ne citer que ces quelques exemples, qui malheureusement s’allongent chaque jours.
Jacques Samela
Sources :
. https://qista.com/fr/a-propos
. https://www.ecologie.gouv.fr/qista-ou-comment-se-debarrasser-des-moustiques
. https://www.challenges.fr/start-up/qista-la-start-up-serial-killer-de-moustiques_488148
. https://gomet.net/qista-leve-500-000e-accelerer-croissance/
Révélation du palmarès
CHAMPIONS 2021
#Champion2021_Systematic
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Cette année, ADACORE, ECOMUNDO, IMAGINE OPTIC, QARNOT et TEHTRIS rejoignent le club sélectif des Champions du Pôle Systematic, portant désormais à 61 le nombre total de PME distinguées depuis 2011.
Découvrons tout de suite QARNOT !
Qarnot est un fournisseur de services cloud spécialisés dans le calcul haute performance à faible empreinte environnementale, ayant la particularité de réutiliser la chaleur fatale informatique générée par les serveurs.
Pour cela, Qarnot installe ses infrastructures de calcul là où la chaleur est nécessaire : dans les bâtiments (logements, tertiaires, entrepôts, piscines…), réseaux de chaleur, industries…
Dans cette optique, Qarnot a développé un radiateur-ordinateur (QH.1) et une chaudière numérique (QB.1) qui embarquent des processeurs informatiques comme sources de chaleur.
Reliées à Internet, ces technologies réalisent plus ou moins de calculs informatiques suivant le besoin de chaleur de l’usager final.
Qarnot est opérateur de son propre data center distribué au niveau du edge, avec une dizaine de sites installés, comptant près de 100 000 cœurs de calcul.
Qarnot a ainsi créé une solution d’économie circulaire numérique : le déchet des uns -la chaleur dans l’informatique- est la ressource précieuse des autres, la chaleur dans le bâtiment.
Parmi ses dernières réussites :
Le choix de Qarnot par IMG (Illumination McGuff, une référence mondiale dans l’animation 3D, partenaire français d’Universal Pictures) pour le rendu du film d’animation Les Minions 2.
Le choix de Qarnot par Natixis pour ses besoins de calculs en position de risques, sur les sujets de performances, de sécurité et de coût.
Et enfin en Finlande, le déploiement de son premier gros marché d’infrastructure au sein d’un réseau de chaleur, permettant de concrétiser le modèle de développement à l’export.
Création en 2010 – Effectif : 52 collaborateurs – Implantations : France et Finlande (1er site accompagné)
Les atouts de Qarnot qui ont retenu l’attention du Jury : « La résilience de l’entreprise, son modèle économique qui croise le calcul haute performance et l’économie circulaire ; l’impact territorial, énergétique et l’approche distribuée de Qarnot Computing »
https://systematic-paris-region.org/success_story/interview-qarnot-champion-2021-pole-systematic/
Pouvez-vous nous présenter Qarnot en quelques lignes ?
Paul Benoît, CEO & co-fondateur de Qarnot
Paul Benoît : Qarnot est un fournisseur de services cloud spécialisés dans le calcul haute performance à faible empreinte environnementale, ayant la particularité de réutiliser la chaleur fatale informatique générée par les serveurs. Pour cela, Qarnot installe ses infrastructures de calcul là où la chaleur est nécessaire : dans les bâtiments (logements, tertiaires, entrepôts, piscines…), réseaux de chaleur, industries… Dans cette optique, Qarnot a développé un radiateur-ordinateur (QH.1) et une chaudière numérique (QB.1) qui embarquent des processeurs informatiques comme sources de chaleur. Reliées à internet, ces technologies réalisent plus ou moins de calculs informatiques suivant le besoin de chaleur de l’usager final.
Qarnot est opérateur de son propre data center distribué au niveau du edge, avec une dizaine de sites installés, comptant près de 100 000 cœurs de calcul.
Qarnot a ainsi créé une solution d’économie circulaire numérique : le déchet des uns -la chaleur dans l’informatique- est la ressource précieuse des autres, la chaleur dans le bâtiment.
Quelles sont vos plus belles réalisations ces trois dernières années ?
PB : Sur 2020, nous avons 3 belles réussites dont nous pouvons être fiers. En premier lieu, la société Qarnot a été choisie par IMG (Illumination McGuff, une référence mondiale dans l’animation 3D, partenaire français d’Universal Pictures) pour le rendu du film d’animation Les Minions 2 (dont la sortie a été repoussée par la crise sanitaire. Ensuite, nous avons convaincu l’ensemble des équipes de Natixis, pour ses besoins de calculs en position de risques, sur les sujets de performances, de sécurité et de coût. Enfin, en Finlande, Qarnot a déployé son premier gros marché d’infrastructure au sein d’un réseau de chaleur, permettant de concrétiser le modèle de développement à l’export.
Quelle aide Systematic a pu vous apporter depuis votre adhésion ?
PB : Notre adhésion chez Systematic nous a beaucoup apporté sur plusieurs points. D’abord au niveau information et veille, via les newsletters, les alertes de l’équipe. Ensuite en ce qui concerne les appels à projets : l’équipe relève souvent des opportunités intéressantes, en lien précis avec notre cœur d’activité. Concernant la visibilité de notre société au sein de l’écosystème Systematic, nous avons eu l’occasion quelques fois de présenter Qarnot et de valoriser ainsi notre savoir-faire : table-ronde, Welcome Session, matinée d’échanges, etc,… Enfin, nous commençons à nous mettre en lien avec les autres membres du Pôle, ce qui est prometteur, … ».
Quels sont les principaux axes de votre plan de développement à 3 ans ?
PB : Nous avons 3 grands axes. D’abord l’axe Iaas : nous souhaitons en effet développer une offre Iaas adaptée à notre infrastructure distribuée et edge permettant plus de flexibilité pour nos clients, tout en conservant les spécificités de l’approche unique proposée par Qarnot. La conformité Gaïa-X fait également partie du plan de développement à court terme. Ensuite, nous avons l’axe GPU / IA pour développer une offre orientée vers l’Intelligence Artificielle permettant d’exploiter une infrastructure intégrant plus de GPU. Enfin, nous avons l’axe Europe : nous misons sur notre développement commercial à l’Europe tant pour la partie Green Cloud que pour la partie chaleur. En effet, il s’agit de capitaliser sur les réussites réalisées en France pour répliquer ce modèle en Europe, d’abord sur les segments historiques de Qarnot (animation 3D et fintech) pour ensuite poursuivre la croissance sur d’autres marchés.
Être Champion du Pôle, cela représente quoi pour vous ?
PB : Nous sommes investis dans le pôle depuis notre arrivée, convaincus que nous pouvons y apporter notre expertise et notre approche environnementale forte, et qu’en retour le pôle et ses membres nous apporterons (R&D, partenariats, clients…). Nous avons décidé d’intégrer le Directoire lors des dernières élections et sommes heureux d’avoir été élus !
Les Champions passés (avant nous, nous l’espérons !) sont tous des entreprises s’étant démarquées par leur singularité, leur caractère visionnaire, leurs performances ou leurs produits et offres atypiques. Nous croyons faire partie de la même veine que ces entreprises qui ont eu la force d’avoir eu de l’avance sur le marché et d’avoir anticipé les attentes de société.
Qarnot a pensé son offre avec une approche de “bon sens” : le problème des uns peut être résolu par le problème des autres. La chaleur, à évacuer dans l’IT, est recherchée et précieuse dans le bâtiment ! Notre approche combine la performance, l’environnement et la R&D. Nous ne présentons peut-être pas le CA le plus florissant parmi tous les concurrents, mais notre entreprise a anticipé l’avenir, nous sommes positionnés au confluent de la pollution numérique et de la transition énergétique des bâtiments, deux enjeux clefs de nos sociétés !
Devenir Champion, c’est pour nous d’abord une grande reconnaissance, la marque de la confiance du Pôle dans un modèle alternatif, vertueux environnementalement “by design”, et d’un potentiel énorme.
Marcher dans les pas des pépites devenues Champions avant nous est un encouragement à suivre leur exemple !
Nous pensons que la visibilité et l’accompagnement apportés par cette reconnaissance seront extrêmement bénéfiques pour Qarnot, dans le but d’accélérer encore sa croissance et sa notoriété !
Et si on vous demandait de définir Systematic en trois mots ?
Carte d’identité de Qarnot :
Date de création : 2010
Effectif : 52
Implantations (France, étranger) : France, Finlande (1er site accompagné)
Labels ou récompenses obtenus : Label Green Tech Innovation
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/qarnot-computing-chauffer-a-moindre-cout.html
Le 03 Juin 2021
Le constructeur français Atos va fournir un nouveau supercalculateur hybride à l’université d’Edimbourg, au Royaume-Uni. Avec une puissance crête de calcul de 9,1 petaflops, cette machine va quadrupler la capacité de calcul intensif de l’institution. De quoi aider les scientifiques britanniques à repousser les limites de la recherche en physique des particules, astrophysique, physique nucléaire ou cosmologie.
Une puissance de calcul quatre fois supérieure à celle disponible aujourd’hui et une meilleure efficacité énergétique. C'est avec ces arguments que le constructeur français de supercalculateurs Atos a remporté le contrat de fourniture d’un supercalculateur hybride BullSequana XH2000 à l’université d’Édimbourg, au Royaume-Uni.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html
Comment Louis Gallois (PSA, Airbus, SNCF) veut réindustrialiser l’Europe «à la coréenne»
Le 16/06/2021
Pour lui, « industrie » est l’un des plus beaux mots qui soit, synonyme de technologie, savoirs, balance commerciale, emplois et aménagement du territoire. Après avoir dirigé Snecma (devenu Safran), Aerospatiale, EADS (devenu Airbus), la SNCF et PSA, Louis Gallois copréside aujourd’hui le club de réflexion « La Fabrique de l’Industrie* ». Il plaide pour une réindustrialisation de la France et de l’Europe «à la coréenne», mêlant investissement, innovation, recherche et… planification, afin d’éviter « l’humiliation » connue selon lui par les Français de ne pas avoir encore réussi à produire un vaccin face au Covid-19. Il a répondu aux questions de l’AFP.
Quelles sont les priorités pour relancer l’industrie en France ?
Il n’y a pas de recette miracle, il faut de la persévérance et de la cohérence dans la politique de l’offre que la France mène depuis 2013-14. Autour de trois éléments: investissement, innovation et compétences. Cette politique a permis d’arrêter le déclin de l’industrie, il faut continuer. Pour investir, il faut des fonds propres, la baisse des impôts de production est une mesure extrêmement utile qui permet de dégager des marges, comme l’a été le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), transformé par Emmanuel Macron en allègement de charges sociales. Mais la crise du Covid s’est traduite par un endettement accru des entreprises et va donc poser avec plus d’acuité encore la question des fonds propres dans un certain nombre d’entreprises.
La question du remboursement ou de la consolidation des prêts garantis par l’Etat (PGE) sera inévitable pour certaines entreprises. En matière d’innovation, les financements existent. Il faut sans doute simplifier les mesures mises en place depuis une dizaine d’années. Idem pour les compétences, il faut simplifier l’ambitieuse réforme de la formation professionnelle. Je suggère en particulier de mieux articuler lycées professionnels et apprentissage. Enfin, il faut que les territoires soient attractifs, car les industries ne s’installent pas en ville. Il faut des infrastructures, des services, le très haut débit. La route entre Alès et Nîmes est encore sur 15 kilomètres à deux voies; ça pénalise la transformation du bassin d’Alès. Au Creusot, le bassin fait des efforts considérables pour créer du logement, changer son image. L’attractivité ça se construit.
La souveraineté, un mot remis à la mode par la crise du Covid: est-elle encore possible en matière industrielle en France ?
La question de la souveraineté se pose avec acuité sur certains secteurs essentiels que le pays ou l’Europe doit maîtriser: alimentation, santé, nucléaire, aéronautique, défense, spatial et semi-conducteurs. Mais la souveraineté, cela ne veut pas dire tout faire en France. Cela veut dire pouvoir parler d’égal à égal avec les autres pays industriels. Voilà pourquoi il faut absolument soutenir la recherche et la culture mathématique. Or la France n’a pas consacré en 2018 plus de 0,8% de son PIB à la recherche publique, contre 1,3% en 1995. En incluant la recherche privée, la recherche totale est à 2,2% du PIB, là où il faudrait être à 3%. C’était l’objectif, les moyens n’ont pas suivi, les Allemands sont à 3,1%, les Américains à plus de 3%, les Coréens sont à 4,5%. Nous avons un vrai risque de décrochage, on l’a vu sur les vaccins. Nous risquons de bâtir notre industrie avec les technologies des autres.
Est-il possible de réaliser à la fois la transition énergétique et une relocalisation de l’industrie ?
Oui, avec une industrie qui se verdit, sur les nouvelles énergies, les matériaux isolants, les plastiques biodégradables, les pompes à chaleur, les systèmes de gestion de l’énergie -et j’ajoute l’énergie nucléaire, une énergie pilotable qui ne dégage pas de CO2. C’est un sujet sur lequel je vais m’investir. Pour mettre cela en oeuvre, je propose une planification sur le modèle de la Corée du Sud: le pays se fixe une priorité pour 5 et 10 ans, le Parlement vote les lois de programmation (énergie, recherche, formation professionnelle..). Il faut aussi un véritable ministère de l’Industrie, réunissant Energie et recherche technologique, et un suivi assuré par un Conseil du Plan, comme il y a un Conseil de Défense.
Ce sont des recettes du capitalisme d’État d’il y a 50 ans, non ?
Ce sont des recettes qui marchent en Corée du Sud, un pays que je connais bien et qui m’inspire beaucoup car c’est un pays de 50 millions d’habitants donc de taille comparable au nôtre, qui n’a aucune ressource naturelle et qui est entouré par des voisins aussi accommodants que la Chine, le Japon, la Russie et la Corée du Nord. Ils ont décidé en 2000 le plan Cyber alors qu’ils étaient en retard sur les technologies de l’électronique. Vingt ans après, ils ont Samsung et LG, et c’est le pays le plus connecté du monde. En 2010, ils ont fait un plan sur le climat. C’est un succès. Ce pays montre que la planification de l’effort de l’État peut être efficace. D’ailleurs, toutes les entreprises planifient, pourquoi l’Etat ne planifierait-il pas son action ? Les opérateurs privés ont besoin de savoir où veut aller l’Etat.
*https://www.la-fabrique.fr/fr/la-fabrique-en-bref/
En ce mois de juin 2021, aurait dû se dérouler la 54ème édition du salon aéronautique international du Bourget. Seulement voilà, en raison de la crise sanitaire, toujours en cours, il a été décidé de la reporter en juin 2023.
Et pourtant, les secteurs de l’aéronautique et de l’espace sont en pleine ébullitions.
En effet, d’un côté, l’aéronautique civile qui panse ses plaies tout en se projetant vers l’avenir en imaginant de nouveaux procédés pour répondre au trafic de demain, et de l’autre, l’espace, ou plutôt ce que l’on appelle aujourd’hui le New Space, de plus en plus remodelé, notamment par l’arrivée d’acteurs privés, obligeant les acteurs historiques à se remettre en question, afin de ne pas se faire distancer, voir tout bonnement disparaitre à leurs profits.
La NASA l’a par exemple très bien compris, puisqu’elle utilise désormais les fusées Space X, toutes droites sorties de la tête d’Elon Musk, le monsieur Tesla, gage de moyens financiers presque sans fin, ce qu’elle ne peut plus faire aujourd’hui, mais apportant par-contre son savoir-faire et son expérience incontournable dans l’élaboration de programmes spatiaux dignes de ce nom.
A l’échelle de l’Europe, pas encore d’acteurs privés capables d’élaborer des lanceurs à forts rendements, et donc de concurrencer Arianespace, mais par-contre, et notamment en France, de nouveaux acteurs, pour la plupart start-up, pourvoyeurs d’innovations disruptives, et en quête de marchés plus que prometteurs, arrivent sur le devant de la scène.
En voici donc mon podium personnel, avec tout d’abord celui qui semble être le leader toute catégorie de l’activité, Kinéis (www.kineis.com), opérateur de nano-satellites pour l’IoT, ou de connectivité globale dédié à l’internet des objets comme aiment le préciser les dirigeants, basé à Toulouse, et dont la création, effective en 2018, a hérité de 40 ans d’expertises du Centre national d’études spatiales (CNES), et de la société CLS (Collecte Localisation Satellites) sur le système Argos (www.argos-system.org).
Ayant effectué une levée de fonds de 100 millions d’Euros en 2020, historique pour l’activité en France, et avec laquelle il compte lancer l’année prochaine une constellation 100 % française de 25 satellites entièrement dédiée aux objets connectés, il vient d’intégrer récemment le Next40 (www.lafrenchtech.com), représentant une sélection des 40 startups françaises ayant le potentiel pour devenir des leaders technologiques mondiaux, garant selon son président, Alain Tisserant, d’une visibilité incomparable en France, mais surtout à l’étranger, rappelant qu’à terme, les trois-quarts de leurs activités se feront en dehors de l’Europe.
Mais aujourd’hui, et donc dans l’attente de cette montée en puissance, leurs satellites déjà en action servent à des usages scientifiques et environnementaux comme le suivi d’animaux sauvages, de troupeaux ou de bétails sur de très grandes zones (Australie, Amérique du sud), mais également au monitorage des sols, à la surveillance des réseaux d’infrastructures, ou encore au suivi des conteneurs et à la surveillance des bateaux (Afrique de l’Ouest, l’Asie).
Cependant, dans l’attente de ce qui serait une première pour un acteur français (voir plus haut), dont des contrats ont déjà été signés en 2019 avec des leaders du secteur de l’IoT comme Bouygues Telecom et la Wize Alliance (Suez, GRDF, SagemCom), d’autres programmes sont en cours de finalisation pour les prochains mois, soit la livraison du premier modèle d’une série de station-sol, destinée à être disposée tout autour de la planète afin de recevoir les signaux de leurs satellites, ou encore le lancement d’une balise individuelle équipée d’un système « Search & Rescue », intégrant le système mondial d’alerte Cospas-Sarsat (1500 vies sauvés chaque année), destinée à la localisation des sinistres, voire à celle de sportifs en montagne ou dans le désert.
Mais pour revenir à ce lancement de 25 nano satellites, une question reste encore en suspens, soit, où trouver un ou des lanceurs adaptés, capable de répondre à la complexité nouvelle qui est celle d’envoyer des satellites de plus en plus petits, alors qu’habituellement, ils pèsent entre 150 kg et bien plus. Espérons juste que cette réponse sera trouvée en Europe, avec Arianespace, en attente de son prochain lanceur, Ariane VI
Par-contre, cette problématique, le suivant ne se la pose pas directement, car son activité elle, consiste à développer des systèmes de propulsion électriques pour petits satellites, destinés à y optimiser leur orbite, à leur éviter toute collisions, et à leur permettre un retour sur terre pour ceux, qui en fin de vie, pollueraient fatalement l’espace, ce qui est déjà pas mal le cas.
Donc, cette société, dont je n’ai pas encore donné le nom, s’appelle Exotrail (www.exotrail.com), et elle a été créée en 2017 par des anciens de Polytechnique et du CNRS.
Basée à Toulouse, ainsi qu’à Massy, site inauguré en 2019 en présence de la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher, elle non plus n’a pas attendue longtemps pour faire sa place dans ce nouveau monde, avec sur l’année 2020, des levées de fonds de près de 20 millions d’Euros, suivies de premiers contrats prometteurs, notamment avec la société anglo-suédoise AAC Clyde Space, considérée comme l’un des principaux fournisseurs européens de nano satellites, mais aussi avec les principales agences spatiales françaises et européennes que sont le CNES et l’ESA, et le Commandement de l’espace français.
Succès non démentis encore aujourd’hui, avec en décembre dernier, à plusieurs milliers de km de la terre, la réussite de la mission de son nouveau propulseur électrique appelé EXOMG tm, élaboré en à peine dix mois, s’allumant et poussant dans l’espace un petit satellite d’à peine 8 kg, une première mondiale.
D’autres existent déjà, comme le propulseur EXO MG Nano, dédié aux satellites de 10 à 20 kg, et l’EXO MG Micro, dédié lui aux satellites pouvant aller jusqu’à 100 kg.
Mais comme l’idée n’est manifestement pas de se cloisonner à une seule activité, avec comme souhait également de se démarquer de ses principaux concurrents (Comat, ThrustMe, Enpulsin), elle élabore également des logiciels de commande à distance et de navigation des satellites, tout en planchant sur un modèle de véhicule de transport orbital, pouvant héberger des nano satellites ou des micro satellites, afin de les transporter jusqu’à leur orbite finale, et dont le nom est SpaceVan. Possible décollage d’ici 2024.
Concernant enfin le troisième larron, son nom est Anywaves (www.anywaves.eu), basée elle aussi à Toulouse, elle a été créée également en 2017, par Nicolas Capet, ancien du CNES, et son activité principale consiste à fabriquer des antennes à partir de l’impression 3D en céramique, alliée en cela avec la société 3DCeram (www.3dceram.com), utilisées pour compléter les nouvelles constellations de satellites, plus performantes que les antennes traditionnelles.
Tellement performantes, qu’en 2020, elle obtient le prix de la « Start-up de l’année » au concours Les Innovations 2020, mais surtout, elle signe en décembre dernier, son premier contrat international avec une start-up indienne appelée Pixxel (www.pixxel.space), dont l’objectif est de lancer à termes une constellation d’au moins 24 nano-satellites, afin de fournir des images satellitaires mondiales en temps réels et à prix abordables, et dont le souhait était d’acquérir deux modèles de vol de son antenne bandes pour équiper un autre satellite de la start-up, dont la mise en orbite est prévue elle cette année.
Et en tout, ce sont près d’une soixantaine d’antennes qui ont déjà été vendues, cinq par exemple pour Eyesat, un microsatellite de communication expérimental américain, pour le programme Angels, le premier nano satellite « Made in France », pour Thales Alenia Space, fournissant des antennes missions sur les deux premiers nano satellites de la constellation IoT américaine Omnispace, et très récemment, avec la signature d’un contrat avec la société californienne Loft Orbital (www.loftorbital.com), également présente à Toulouse, et spécialiste de l’organisation de missions spatiales, pour deux antennes embarquées sur le micro satellite YAM-3, dont le lancement s’effectuera depuis et grâce à la fusée Falcon 9 de Space X.
Space X que vous commencez à bien connaître désormais, notamment grâce au lancement récent de la mission spatiale où Thomas Pesquet représentera la France et l’Europe à bord de la station spatiale internationale ou ISS (International Space Station), , ce qui pose finalement la question de la solvabilité dans le temps des acteurs français, petits par la taille, mais déjà reconnus par leur apport innovant, face aux mastodontes en devenir, américains bien évidemment, mais aussi chinois, voir indien ?
Eh bien, à l’heure où justement en France, certains demandent expressément le lancement d’assises du New Space français, d’autres se sont lancés dernièrement dans la création d’une alliance fédérant les principaux acteurs français de ce domaine, appelée Alliance Newspace France, dont font partis deux des acteurs présentés dans ce dossier, à savoir Kineis, Anywaves, (et Exotrail ?), et dont le but est de promouvoir ce vivier à l’échelle internationale, tout en faisant déjà du lobbying au niveau national et européen, représentant déjà près de 1 000 salariés et des dizaines de millions d’Euros de chiffres d’affaires.
Mais justement, pour aller encore plus loin, il ne faudra surtout pas occulter le poids de l’Europe dans l’aventure spatiale, commencé le 30 mai 1975 avec la création de l’Agence spatiale européenne ou ESA, et bien évidemment par la suite sa tête de gondole que représente la fusée Ariane, à même d’assurer une assise incontournable, une expérience de premier plan, pour développer, pérenniser dans le temps ce secteur clé pour garantir une certaine indépendance dans ce qui semble devenir une course contre la montre dans cette nouvelle aventure spatiale, apparue il y a déjà quand même près de vingt ans aux Etats-Unis.
Jacques Samela
Sources :
. https://fr.wikipedia.org/wiki/Kineis
. https://www.challenges.fr/entreprise/la-start-up-exotrail-fait-decoller-le-new-space-francais_653243
A lire :
. https://digital.essais-simulations.com/essais-simulations-145/65718611
. https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/new-space-new-space-16591/
. https://www.20minutes.fr/high-tech/3051875-20210601-8-projets-similaires-a-starlink
A écouter :
A voir :
. https://www.minalogic.com/evenements/space4/
. https://www.3af.fr/agenda/summer-space-festival-2021-2114
RYAN GOSLING EN TOURNAGE AU CHÂTEAU DE CHANTILLY POUR NETFLIX
Le 11/06/21
Ryan Gosling et Chris Evans sont en tournage dès ce vendredi soir au château de Chantilly. Ils sont à l’affiche d’un film fantastique, «The Grey Man», réalisé par les frères Russo. Une production pour Netflix.
La rumeur évoque quelque 350 millions d’euros de budget. La production Pathfinder du film «The Grey man» a prévenu la ville de Chantilly et les environs que le tournage allait durer sept nuits. Attention : certaines séquences d’explosions vont faire du bruit… Pour participer au tournage de ce blockbuster, Ryan Gosling est venu accompagné à Chantilly, de sa compagne, Eva Mendes. Le tournage va débuter par deux jours de répétitions. Dimanche les caméras se mettent en action.
Des spécialistes des Marvel
Les frères Russo sont deux réalisateurs et scénaristes américains, à l’origine de «Tyler Lake», deux «Captain America» et deux «Avengers». Après ces succès, ils reviennent avec un nouveau film, «The Grey Man». Le film est basé sur une série de romans de Mark Greaney, qui racontent la traque d’un assassin par un ancien agent de la CIA. Ce duel entre deux tueurs sera incarné par Chris Evans, qui a déjà joué dans plusieurs Marvel pour les frères Russo, ainsi que Ryan Gosling, un des acteurs les plus bankable d’Hollywood.
«Le film est un vrai bras de fer entre ces deux grands acteurs, qui représentent deux versions différentes de la CIA, dans ce qu’elle peut être et ce qu’elle peut faire», dit le réalisateur Anthony Russo à propos de son film.Une très grosse production qui reste néanmoins dans les budgets habituels des blockbusters modernes. «L’idée est de créer une franchise et de construire tout un univers, avec Ryan au centre. Nous nous sommes tous engagés dans ce premier film et il devra être formidable pour nous amener à en faire un second», affirme Joe Russo.
Le tournage a débuté fin janvier à Los Angeles. Depuis le printemps les réalisateurs tournent diverses scènes un peu partout en Europe. A Chantilly, le tournage doit s’achever dimanche 20 juin.
Sortie prévue en 2022.
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L’UE emprunte 20 milliards, coup d’envoi d’un plan de relance historique
Le 16/06/21
L’UE a réussi à emprunter 20 milliards d’euros mardi sur les marchés financiers pour commencer à financer son plan de relance européen historique de 750 milliards d’euros destiné à surmonter les conséquences économiques de la pandémie.
« Aujourd’hui, nous avons conduit avec succès la première opération d’émission d’obligations » pour financer le plan NextGenerationEU, a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse.
« La Commission a levé 20 milliards d’euros sur les marchés financiers via une obligation à 10 ans. C’est la plus grande opération » de ce type jamais réalisée en Europe, a-t-elle affirmé, évoquant « une journée historique ».
Les 27 Etats membres de l’UE avaient achevé fin mai le processus de ratification de la décision les autorisant à s’endetter en commun.
Cette étape a permis à la Commission de lancer son opération sur les marchés pour commencer à financer les 672 milliards d’euros de subventions et prêts aux pays membres, qui représentent la plus grosse part du plan « NextGenerationEU » d’un total de 750 milliards sur plusieurs années.
L’opération « a suscité un très fort intérêt auprès d’un large panel d’investisseurs », la demande pour les obligations européennes a été sept fois supérieure à l’offre, permettant d’obtenir un tarif attractif, a expliqué Mme von der Leyen.
La Commission va payer « moins de 0,1% d’intérêts » sur ces obligations, a-t-elle précisé.
D’ici à la fin de l’année, Bruxelles prévoit d’émettre un total de 100 milliards d’euros d’obligations.
La Commission européenne empruntera sur les marchés dès juin pour financer le plan de relance
La Commission européenne a confirmé lundi (31 mai) qu’elle commencerait à emprunter les 800 milliards d’euros nécessaires au financement du plan de relance pour l’Europe d’ici à juin.
Solidarité européenne
La Commission avait annoncé début juin qu’elle tablait sur « des volumes moyens d’emprunt d’environ 150 milliards d’euros par an entre mi-2021 et 2026 qui feront de l’UE l’un des plus gros émetteurs en euros ».
Le recours commun à l’emprunt est un mécanisme inédit qui incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19. Il avait été décidé en juillet 2020 après de difficiles négociations pour surmonter l’hostilité de plusieurs pays dits « frugaux », menés par les Pays-Bas, qui s’inquiètent de devoir financer les dépenses de pays du sud de l’Europe, selon eux moins vertueux.
L’argent emprunté doit faciliter la modernisation de l’économie européenne pour renforcer l’écologie et le numérique. Concrètement, il doit financer la rénovation thermique de bâtiments, des projets ferroviaires, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des réseaux de télécommunications à haut débit ou encore des infrastructures de stockage des données.
Les pays de l’UE ont commencé à déposer fin avril à Bruxelles des plans nationaux d’investissements associés à des réformes structurelles, afin de décrocher ces financements.
L’Espagne et l’Italie devraient être les principaux bénéficiaires avec près de 70 milliards d’euros chacune, devant la France (près de 40 milliards).
Ursula von der Leyen est attendue mercredi à Lisbonne puis à Madrid où elle devrait annoncer le feu vert de Bruxelles aux premiers plans nationaux qui vont profiter de la manne européenne. La validation définitive sera prononcée, dans un délai maximal d’un mois, par le Conseil de l’UE qui représente les 27 Etats membres.
La Commission dispose de deux mois pour analyser chaque projet et formuler sa recommandation au Conseil. Elle a déjà achevé l’évaluation de plusieurs plans nationaux, a annoncé mardi Mme von der Leyen, laissant entendre que celle-ci était positive.
Outre le Portugal et l’Espagne, la responsable a prévu de se rendre cette semaine en Grèce, au Danemark et au Luxembourg. « D’autres déplacements suivront ces prochaines semaines », a-t-elle précisé.
Les premiers versements sont prévus en juillet prochain. Il s’agira de préfinancements représentant 13% des subventions totales. Les déboursements s’étaleront sur plusieurs années.
Plan de relance : l'UE peut démarrer son processus de dette commune
Au total, 672 milliards d’euros de subventions et de prêts doivent être accordés aux pays membres de l’UE, dans le cadre d’un plan de relance global de 750 m
Huawei mise 8 millions d’euros sur le moteur de recherche français Qwant
Le 14/06/2021
Le géant chinois des télécoms Huawei va financer Qwant en souscrivant pour 8 millions d’euros d’obligations convertibles émises par le moteur de recherche français, a-t-on appris auprès de Qwant, qui confirmait des informations publiées par Politico pendant le week-end. « Il s’agit de la poursuite de notre partenariat existant », a indiqué un représentant de Qwant, précisant que cette émission d’obligations convertibles avait été approuvée lors d’une assemblée générale du groupe français, le 18 mai dernier. « Concrètement, avec son investissement obligataire, Huawei aide Qwant à se développer et à se déployer à l’échelle européenne pour l’ensemble des nouveaux smartphones de la marque qui seront mis sur le marché en France, en Allemagne et en Italie », a-t-il ajouté.
Séduire l’opinion et les autorités françaises
Huawei et Qwant ont chacun des raisons différentes de sceller un accord de ce type. En butte à l’hostilité des États-Unis, Huawei n’a jamais renoncé à séduire l’opinion et les autorités françaises. Huawei a ainsi annoncé en janvier dernier l’installation d’une usine dans le Bas-Rhin, et dispose d’un centre de recherches à Paris. Qwant, ex-vedette de la Tech française, a de son côté des besoins de financement importants. Le moteur de recherche technologiquement indépendant n’a jamais réussi tout au long de sa croissance à dégager des ressources commerciales suffisantes pour se rentabiliser.
Début 2020, son flamboyant fondateur Eric Leandri a dû lâcher les rênes de l’entreprise, confiées à son ancien directeur commercial Jean-Claude Ghinozzi. Les pertes ont été divisées quasiment par deux en 2020, à 13 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de 7,5 millions d’euros. M. Ghinozzi espère que l’entreprise se rapprochera de l’équilibre cette année. Elle avait été recapitalisée début 2020 par ses actionnaires, dont la Caisse des dépôts et le groupe allemand Axel Springer, pour un montant « d’une dizaine de millions d’euros », selon une source proche de l’opération. Qwant a déjà signé un partenariat avec Huawei en mars 2020, lui permettant de voir son moteur de recherche déployé sur les nouveaux smartphones du constructeur chinois.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/06/qwant-moteur-de-decouverte-a-la-francaise.html