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L’Opéra Garnier, quand le rideau se lève

Publié le par Jacques SAMELA.

L’Opéra Garnier, quand le rideau se lève
Photo de C. Samela

Photo de C. Samela

Après l’interview, imaginaire de la Tour Eiffel, et avant les Journées européennes du patrimoine, me voici donc avec un autre monument phare de Paris, j’ai nommé l’Opéra de Paris ou Opéra Garnier ou encore Palais Garnier, c’est selon, et c’est parti.

Jacques Samela. Bonjour, je me présente, Jacques de Compétitivité In France

Opéra Garnier. Bonjour, enchanté de vous recevoir, surtout après l’entrevue de ma grande amie La Tour Eiffel que j’ai particulièrement appréciée

JS. Merci. Je souhaitais justement avant l’ouverture des Journées européennes du patrimoine, rencontrer un autre monument phare de la scène parisienne, et bien évidemment j’ai pensé à vous.

OG. Je vous en remercie, commençons donc sans attendre alors, j’ai du monde qui m’attend ce weekend.

JS. Allons-y. Vous venez de fêter vos 350 années d’existence, que pouvez-vous nous en dire ?

OG. Eh bien que cela a commencé tout d’abord en 1661 avec le roi Louis XIV, qui décida de créer l’Académie royale de danse, mais effectivement, c’est surtout en 1669, sous l’égide de Colbert, informé qu’en Italie de multiples académies appelés Opéras avaient été créés, que fût ouvert l’ Académie royale de Musique, sous la tutelle du roi bien sûr, rassemblant en son sein une troupe de chanteurs, le 1er orchestre professionnel de France, et aussi le corps de ballet de l’Académie royale de danse, précédemment créé.

JS. Et tout cela toujours au même endroit qu’aujourd’hui ?

OG. Non, car avant d’être où nous sommes aujourd’hui, ce sont onze lieux différents qui m’accueillirent. Des salles de la Bouteille de 1670 à 1672, à celle du Jeu de Paume de 1672 à 1673, en passant par la porte Saint-Martin de 1781 à 1794, et pour finir, à la salle le Peletier de 1821 à 1873.

JS. Avant d’être donc sur cette fameuse place de l’Opéra

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019
Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

OG. En effet, dû notamment à l’attentat perpétré à l’époque (14 janvier 1858) par l’anarchiste italien Félice Orsini contre l’empereur Napoléon III devant la façade de l’Opéra de l’époque, qui, sans pour autant le toucher directement, grâce notamment à un blindage astucieux sous le carrosse impérial, et même si l’impératrice Eugénie, fût retrouvée couverte de sang, mais saine et sauve, ne les empêcha en rien à participer comme si de rien n’était à la représentation prévue, et l’empereur, peut-être pour éviter de laisser une trace maculée de sang, décida dès le lendemain de construire une nouvelle salle. Finalement une bonne idée, car la salle disparut complètement durant un incendie en 1873.

JS. Par le biais d’un concours si je ne m’abuse ?

OG. Tout à fait, concours international même, lancé deux ans plus tard avec 171 architectes à y prendre part, dont celui qui deviendra mon créateur, Charles Garnier.

JS. Plutôt méconnu à l’époque

OG. Complètement, âgé juste de 35 ans, jeune pour l’époque, mais avec un culot certain, qui lui permit de vaincre ce concours au nez et à la barbe de ses congénères plus expérimentés.

JS. C’est-à-dire ?

OG. Eh bien, durant la présentation finale des projets, l’impératrice, plutôt porté sur le projet de Viollet-Le-Duc, lui demanda quel était le style de son projet, vu que pour elle, il n’était ni grec, ni Louis XV, et encore moins Louis XVI ? Sans se dégonfler, l’apanage de la jeunesse certainement, il lui répondit du tac au tac en disant, mais majesté, c’est du Napoléon III.

JS. Effectivement, plutôt culotté ce monsieur

OG. Judicieux même, car l’empereur, également présent, apprécia bien évidemment cette réponse, et lui décerna au final le premier prix.

JS. Et ce fut certainement les prémisses de ce que l’on appelle aujourd’hui le style Napoléon III, connu également sous l’appellation style second empire

OG. Certainement, surtout que ma construction, qui dura quand même 14 ans, fut totalement intégrée dans les grands travaux d’urbanisme du baron Haussmann voulus par l’empereur, englobant également la réalisation de la place de l’opéra.

JS. De grands travaux qui durèrent eux près de 20 ans

OG. Oui, il se dit que ces travaux ont modifiés la ville de Paris de près de 60 %

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019
Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

JS. Et aujourd’hui cela représente une des images de marque de la ville de Paris. Mais pour en revenir à vous, votre inauguration fût faite en 1875 je crois ?

OG. En effet, et en présence du président de la république Patrice de Mc Mahon, l’empereur étant décédé deux ans auparavant, n’ayant pas vu son idée terminée

JS. Et avec Charles Garnier également, qui d’après mes informations, dut payer sa place pour assister à votre inauguration, est-ce vrai ?

OG. Je ne sais pas, il parait, mais c’est peut-être une des légendes me concernant ?

JS. Comme celle du fantôme par exemple ?

OG. Oui, et celle-ci perdure dans le temps

JS. Vous pouvez nous en raconter l’histoire ?

OG. Disons qu’en 1873, un incendie se déclarant au conservatoire de la rue Le Peletier, l’ancien Opéra, occasionna des brûlures graves au visage d’un jeune pianiste appelé Ernest, mais surtout le décès de sa fiancée, ballerine. Inconsolable, on dit qu’il errera dans les souterrains durant ma construction. Par la suite, divers évènements plutôt mystérieux s’y déroulèrent, comme le décrochage d’un lustre, s’écrasant sur un spectateur assis à la place n° 13, un machiniste retrouvé pendu, une danseuse faisant une chute, occasionnant son décès, ou encore, un mystérieux spectateur exigeant qu’on lui réserve à chaque représentation la loge n° 5, toujours visible aujourd’hui, et dont l’origine pour beaucoup était ce pauvre Ernest. Et avec le roman de Gaston Leroux, il est clair que cette « légende » est depuis passée à la postérité, puisqu’aujourd’hui, des visites s’organisent autour de ce personnage. Pour ma part, je ne l’ai jamais vu. Et vous ?

Photo de C. Samela

Photo de C. Samela

JS. Moi non plus, mais durant ma première et seule visite pour l’instant, j’ai pu voir effectivement nombre de vos visiteurs munis de masques blancs. Mais pour rester dans le monde des légendes, que dire de celles qui ont jalonnées votre vie ?

OG. Vous voulez parler des musiciens ?

JS. Oui, et pas n’importe lesquels

OG. En effet, avec comme précurseur Lully, qui de 1672 à 1687 en devint mon directeur, tout en composant vingt ouvrages, dont celui considéré comme le premier opéra français, Cadmus et Hermione en 1673, suivi en 1733 par Jean-Philippe Rameau, qui lui composera en vingt ans une douzaine d’ouvrages, dont Les Indes galantes en 1735 et Les Paladins en 1757, en 1782, c’est Luigi Cherubini qui y composera son premier opéra, Anacréon ou l’Amour fugitif, et Gioacchino Rossini, ses derniers opéras, dont le monumental Guillaume tell en 1829, Gaetano Donizetti y créa également son premier opéra appelé La favorite en 1840, Giuseppe Verdi y composa lui Les Vêpres siciliennes en 1855 et Don Carlos en 1867, et au final, Richard Wagner, qui avec Tannhaüser en 1861 déclencha une polémique telle, qu’il quitta précipitamment la ville de Paris. Ses œuvres seront représentées par la suite avec plus ou moins de succès.

JS. Nos amis mélomanes apprécieront

OG. Et encore j’en ai oubliés.

JS. Ne vous inquiétez-pas, nos lecteurs pourront retrouver les liens à la fin de cette entrevue

OG. Deux informations quand même, tout d’abord la création d’une école de danse par l’entremise du roi Louis XVI en 1784, et, la création par Philippe Taglioni du premier ballet à être dansé en tutus blanc, dénommée La Sylphide

JS. Effectivement, vous avez raison, l’information c’est sacré

OG. Oui, surtout aujourd’hui, à l’ère des dites « fake news ou infox »

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019
Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

JS. Eh bien justement, reprenons donc le cours de cette entrevue, avec quelques dates significatives de votre existence, comme par  exemple ce fameux 19 août 1932, que s’est-il passé ?

OG. Les premières retransmissions radiophoniques d’un opéra, depuis l’émetteur de mon amie La Tour Eiffel. Il s’agissait de Mârouf, savetier du Caire de Henri Rabaud. Ensuite, c’est un peu le mélange des genres, avec la politique qui vient mettre son nez dans mes affaires, en m’associant l’Opéra-Comique (décidé en 1936 et promulgué en 1939 par le Front populaire) afin de créer un établissement public appelé la Réunion des théâtres lyriques nationaux (RTLN). Supprimé en 1978, il fera place au théâtre de l’Opéra de Paris. Quant à l’Opéra-Comique, il ne retrouvera son autonomie qu’en 1990.

JS. Et en 1982, le coup de tonnerre

OG. Oui, jugeant ma jauge peu satisfaisante, le président de l’époque, François Mitterrand, décida la construction d’un nouvel opéra à Paris, considéré plus moderne et plus populaire.

JS. Vous n’en meniez pas large

OG. C’est peu de le dire. Un concours international fût donc lancé, avec 1 700 architectes et 756 projets reçus. Comparé à celui de ma création, il y a une sacrée différence.

JS. Autre époque, et je crois que c’est un architecte uruguayen qui a gagné ?

OG. Oui, il s’appelle Carlos Ott, et comme Charles Garnier, il était assez jeune, puisqu’il avait 37 ans.

JS. Ah la jeunesse.

OG. A qui le dites-vous

JS. Donc, après plusieurs années de travaux, l’Opéra Bastille est inauguré en 1989 ?

OG. Oui, dans le cadre notamment des manifestations du Bicentenaire de la révolution française, et avec comme directeur du conseil d’administration, Pierre Bergé, le cofondateur et président de la maison de couture Yves Saint-Laurent.

JS. Et un an plus tard, les deux opéras formeront l’Opéra de Paris ?

OG. Oui, mais pas longtemps, puisqu’en 1994, l’Opéra de Paris deviendra l’Opéra national de Paris, soulignant là la volonté de l’institution de rayonner au-delà de Paris.

Photo C. Samela

Photo C. Samela

JS. Pari réussi ?

OG. Je le pense, et comme je ne ressens aucune concurrence de la part de mon petit frère, je me dis que finalement deux opéras à Paris peuvent sans problèmes coexister, apportant même à la ville une plus-value exceptionnelle en termes de spectacles de renom. La ville de Francfort en Allemagne en a également deux, et Prague, la capitale de la république tchèque en a même trois.

JS. Donc, saine concurrence et apport mutuel ?

OG. Oui

JS. Eh bien c’est avec cette évidence que se termine cette longue entrevue, sans omettre quelques informations sur notre interlocuteur, soit que le lustre de la salle pèse 8 tonnes, et, est descendu une fois par an pour son nettoyage, que la scène peut contenir près de 400 personnes, que le plafond, représentant 14 scènes des plus célèbres opéras et ballets a été réalisé par le peintre Chagall, que l’école de danse, celle des petits rats, se trouve depuis 1987 à Nanterre, et que depuis 1982, des ruches sont installé sur le toit, dont le miel est vendu à la boutique.

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019 et Photo de C. Samela
Art et Décoration n° 543 de septembre 2019 et Photo de C. Samela

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019 et Photo de C. Samela

OG. Que d’informations pour vos lecteurs, j’espère justement avoir été à la hauteur de vos attentes, même si bien sur je n’atteindrai jamais celle de mon amie La Tour Eiffel. Merci pour ce moment, qui je l’espère intéressera vos lectrices et lecteurs.

JS. Merci à vous surtout, et que s’ouvrent donc vos portes pour ces 36èmes Journées Européennes du Patrimoine, dédiées justement cette année à l’art et au divertissement.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.operadeparis.fr

. www.histoire-de-paris.fr

. www.paris1900;Lartnouveau.com

. www.parisbalade.fr

. https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/02/08/les-dates-qui-ont-marque-l-histoire-de-l-opera-de-paris_5420845_3246.html

. Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

A voir :

. Habiller l'opéra, costumes et ateliers de l'Opéra de Paris / https://www.cncs.fr/costumes-de-lopera-de-paris

 

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019
Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

Art et Décoration n° 543 de septembre 2019

Télé-Loisirs n° 1750 du 14/09/19
Télé-Loisirs n° 1750 du 14/09/19

Télé-Loisirs n° 1750 du 14/09/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'interview du 30 mars 2018, intitulé : La Tour Eiffel, 129 ans et la vie devant elle

Publié dans Portrait français.

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A ne pas rater

Publié le par Jacques SAMELA.

A ne pas rater
A ne pas rater

Oui, à ne pas rater demain, et avant les 36èmes Journées Européennes du Patrimoine, l'entrevue d'un des personnages incontournables de la ville de paris.

Jacques Samela

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Août 2019

Publié le par Jacques SAMELA.

Août 2019
Août 2019

PREMIERE. Pour une française, en l’occurrence Pénélope Bagieu, à remporter le prix Eisner de la meilleur BD étrangère publiée aux Etats-Unis, équivalent d’un oscar, pour son album intitulé « Culottées », succès éditorial en France avec 450 000 exemplaires vendus.

Elle du 02 août 2019

 

LIVRAISON. D’un pont géant de l’Atlantique au Panama pour le groupe Vinci (www.vinci.com), permettant sur 4,6 km de relier l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud. Le chantier, commencé en 2013, rapporta au groupe 366 millions de dollars.

Les Echos du 06 août 2019

 

PROGRESSION. De l’emploi salarié dans le privé au deuxième trimestre avec 62 100 créations, soit une hausse de 0,3 % par rapport au trimestre précédent, et 1,3 % sur un an.

EXCELLENTE. La moisson 2019 pour le blé tendre en France, avec une estimation autour de 38 millions de tonnes. Se rapprochant du record de 2015 (40,9 millions de tonnes), cette progression s’explique par l’amélioration du rendement estimé à 76,1 quintaux par hectares, soit une hausse de 8,2 % par rapport à la moyenne quinquennale 2014-2018.

Les Echos du 12 août 2019

 

BAISSE. Du chômage au second trimestre 2019, avec – 0,2 %, atteignant aujourd’hui 8,5 %.

L’Usine Nouvelle du 14 août 2019

 

ECONOMIES. De 2 milliards pour la France en 2019, grâce aux taux d’intérêts en vigueur très bas.

Europe 1 du 21 août 2019

 

ACCELERATION. De la croissance du secteur privé en août, avec 52,7 points contre 51,9 points le mois d’avant.

BFM Business du 22 août 2019

 

PALMARES. L’équipe de France des métiers repart de la 45ème Worlskills competition organisée à Kazan en Russie avec 27 médailles dont une en or, quatre en argent, et trois en bronze, ainsi que 19 médailles d’excellence.

Batiactu.com du 28/08/19

 

CROISSANCE. Du PIB français relevé à 0,3 % au deuxième trimestre, ainsi que de la consommation des ménages avec un rebond de 0,4 % en juillet.

BFM du 29 août 2019

 

GROS. Contrat pour Thales-Gemalto en Thaïlande, avec un contrat de sept ans pour la fourniture de 15 millions d’e-passeports.

VIPress.net du 30 août 2019

Publié dans Revue de presse

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Opinel (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Opinel (suite)
Opinel (suite)
Vu et lu dans Gala n° 1369 du 05/09/19
Vu et lu dans Gala n° 1369 du 05/09/19

Vu et lu dans Gala n° 1369 du 05/09/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 18 mai 2017, intitulé : Laguiole & Opinel : A couteaux tirés.

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ETI, SCOP (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

ETI, SCOP (suites)
ETI, SCOP (suites)
Vus et lus dans Les Echos du 22/07/19
Vus et lus dans Les Echos du 22/07/19

Vus et lus dans Les Echos du 22/07/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 08 janvier 2014, intitulé : Les ETI : Un gisement de croissance à protéger.

Vu et lu dans Les Echos du 29/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 29/07/19

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 octobre 2013 intitulé : Les SCOP ou sociétés coopératives et participatives.

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Le rendez-vous de l'Europe : Finance verte, tech, compétitivité, défense, Galileo

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Finance verte, tech, compétitivité, défense, Galileo
Le rendez-vous de l'Europe : Finance verte, tech, compétitivité, défense, Galileo
Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19
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Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 30/06/19, et l'Usine Nouvelle n° 3608 du 25/04/19
Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 30/06/19, et l'Usine Nouvelle n° 3608 du 25/04/19
Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 30/06/19, et l'Usine Nouvelle n° 3608 du 25/04/19
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Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 30/06/19, et l'Usine Nouvelle n° 3608 du 25/04/19

Le système européen de radionavigation par satellite Galileo atteint le milliard d’utilisateurs

https://www.vipress.net/le-systeme-europeen-de-radionavigation-par-satellite-galileo-atteint-le-milliard-dutilisateurs/

10 Sep 2019

Galileo, le système européen de radionavigation par satellite, atteint le milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde. Cette étape coïncide avec le 15e anniversaire de l’Agence du GNSS européen (GSA), partenaire clé de la Commission pour l’exploitation de Galileo.

Aujourd’hui, 95% des entreprises produisant des puces pour smartphone pour la radionavigation par satellite fabriquent des puces compatibles avec Galileo. Ce seuil du « milliard d’utilisateurs » est calculé sur la base des ventes de smartphones utilisant Galileo à l’échelle mondiale. En réalité, le nombre d’utilisateurs de Galileo est déjà plus important. En Europe, tous les nouveaux modèles de voitures ayant l’autorisation de mise sur le marché sont équipés du système eCall, qui utilise Galileo pour communiquer la localisation du véhicule aux services d’urgence. Depuis cette année, Galileo est intégré dans les tachygraphes numériques des camions, qui permettent l’enregistrement de la vitesse et de la distance, afin de garantir le respect des règles relatives au temps de conduite et d’améliorer ainsi la sécurité sur les routes.

« Galileo fournit à présent des services perfectionnés de synchronisation et de navigation à un milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde. Et cela grâce à des efforts véritablement européens pour mettre en place le système de radionavigation le plus précis au monde, avec le soutien et l’engagement de la GSA », se félicite Elżbieta Bieńkowska, commissaire chargée du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME.

Depuis décembre 2016, Galileo propose des «services initiaux» qui facilitent déjà la vie quotidienne des citoyens et des entreprises grâce à des signaux de positionnement, de radionavigation et de synchronisation extrêmement précis.

Galileo propose également un service de recherche et de sauvetage (SAR), qui réduit à moins de dix minutes le temps nécessaire pour détecter une personne équipée d’une balise de détresse en mer, en montagne ou dans le désert. Avec Galileo, la précision de la géolocalisation s’est améliorée, passant de dix kilomètres à moins de deux kilomètres. À l’avenir, le système confirmera également à la personne en détresse que les secours sont en route.

Enfin, Galileo soutient les autorités publiques avec son service public réglementé, pour une utilisation répondant à des objectifs de sécurité. Il offre un service robuste et entièrement crypté qui permet aux pouvoirs publics de garantir la continuité des services en cas de situations nationales d’urgence ou de crise, telles que des attaques terroristes.

L’industrie spatiale européenne, la deuxième plus importante au monde, est forte et compétitive. Afin de contribuer à maintenir et à conforter davantage la première place de l’UE dans ce domaine, la Commission a proposé un programme spatial de 16 milliards d’euros pour le prochain budget à long terme de l’UE, qui couvre la période 2021-2027.

 

 

Publié dans En bref

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Poma (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Poma (suite)
Poma (suite)
Vu et lu dans Le Point n° 2432 du 11/04/19
Vu et lu dans Le Point n° 2432 du 11/04/19

Vu et lu dans Le Point n° 2432 du 11/04/19

Vu et lu dans Le Point n° 2432 du 11/04/19
Vu et lu dans Le Point n° 2432 du 11/04/19

Vu et lu dans Le Point n° 2432 du 11/04/19

Vu et lu dans Les Echos du 27/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 27/06/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 11 décembre 2014, intitulé : Poma, de la montagne à la ville.

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Airbus, Figeac Aéro, Le Bourget (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Airbus, Figeac Aéro, Le Bourget (suites)
Airbus, Figeac Aéro, Le Bourget (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 17/06/19
Vu et lu dans Les Echos du 17/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 17/06/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 03 juin 2013, intitulé : Airbus, de l'A300 à l'A350.

Vus et lus dans Machines Production n° 4 de juin 2019, et Les Echos du 15/06/19
Vus et lus dans Machines Production n° 4 de juin 2019, et Les Echos du 15/06/19
Vus et lus dans Machines Production n° 4 de juin 2019, et Les Echos du 15/06/19
Vus et lus dans Machines Production n° 4 de juin 2019, et Les Echos du 15/06/19

Vus et lus dans Machines Production n° 4 de juin 2019, et Les Echos du 15/06/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 20 avril 2018, intitulé : Figeac Aero, l'autre leader.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3617 du 27/06/19
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3617 du 27/06/19

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3617 du 27/06/19

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G7 (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

G7 (suite)
G7 (suite)

Alors que s'ouvre à Brest le G7 des parlementaires, je ne sais si vous aviez lu mon sujet du 23 août dernier consacré à ces rendez-vous internationaux (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/08/a-7-8-ou-20-l-essentiel-c-est-de-se-parler.html), où je mettais en évidence l'importance de la photo clôturant ces discussions, nous permettant, en fonction des visages de chacun des acteurs, de vérifier du résultat final ?

Eh bien la voici ci-dessous, à vous donc de vous faire votre propre sentiment.

Jacques Samela

Vu et lu dans Les Echos du 27/08/19
Vu et lu dans Les Echos du 27/08/19
Vu et lu dans Les Echos du 27/08/19

Vu et lu dans Les Echos du 27/08/19

Brest aura son G7 en septembre

https://www.letelegramme.fr/france/sommet-brest-aura-son-g7-en-septembre-23-08-2019-12366209.php

le 24 août 2019  

Les 5, 6 et 7 septembre, Brest accueillera la 17e réunion des parlementaires du G7. Au menu de ces rencontres : les enjeux maritimes.

Les 5, 6 et 7 septembre, Brest accueillera la 17e réunion des parlementaires du G7. Les sept présidents des parlements des pays les plus puissants du monde y sont attendus, à l’invitation de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et de François Cuillandre, maire de Brest. Au menu de ces rencontres : les enjeux maritimes.

 « C’est un rendez-vous très important. Les sept présidents des parlements des sept pays les plus puissants, (Allemagne, Canada, États-Unis, Japon, France, Italie, Royaume-Uni), qui se retrouvent toujours en parallèle du G7, travailleront cette année sur les enjeux maritimes, annonce Richard Ferrand. Généralement, ces rendez-vous ont lieu dans les capitales. Je suis très satisfait que, cette année, tout cela soit décentralisé à Brest. Il m’a semblé logique qu’on aille parler de cela ailleurs qu’à Paris. Quand j’ai présenté le projet à François Cuillandre, il a très favorablement accueilli ma proposition. Nos équipes ont travaillé main dans la main pour organiser tout cela au mieux. »

Une centaine de participants

Les participants (plus d’une centaine de personnes au total) convergeront vers Brest dès le jeudi soir. Le vendredi matin, après une cérémonie au Mémorial des marins morts pour la France de la pointe Saint-Mathieu, les présidents d’assemblées visiteront le Technopôle brestois. Plus particulièrement l’Institut universitaire européen de la mer, ainsi que l’Ifremer. L’après-midi de cette première journée sera consacrée à une réunion de travail qui se tiendra aux Capucins. « Quatre grands thèmes seront abordés, poursuit Richard Ferrand : les enjeux énergétiques et ce que peut représenter la mer comme source d’énergie propre, l’alimentation et la pêche, la santé et la recherche sur de nouvelles molécules issues des océans. Et puis, évidemment, la protection des océans. Comment faire en sorte qu’il y ait une régulation des activités et un développement vertueux. »

Le samedi sera principalement axé sur les pollutions marines avec une visite du Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) et du Centre d’expertises pratiques de lutte antipollution de la Marine nationale (Ceppol). En fin de matinée, les participants se retrouveront à la Préfecture maritime pour des entretiens bilatéraux.

Richard Ferrand assure que tous les présidents d’assemblées seront présents, en personne, durant ces trois jours *. « Ils n’envoient pas de représentants. C’est un signe d’intérêt marqué pour notre initiative, son thème et sa localisation. Ce que je souhaite, c’est que cette réunion ne soit pas sans lendemain et que l’on puisse avancer. Un exemple, la Grande Bretagne est très engagée sur l’éolien. Le Japon, en revanche, ne l’est pas du tout. La confrontation de nos expériences, je l’espère, débouchera sur la mise en place de projets concrets dans nos pays respectifs. Mais aussi de projets communs comme la lutte contre les pollutions. »

Cette réunion des présidents d’assemblées du G7 entraînera sans nul doute, et pour des questions de sécurité, des modifications de la circulation en ville. « Je tiens à m’en excuser auprès des Brestois », souligne Richard Ferrand.

Des appels à manifester

Quelques appels à manifester contre cette réunion, pour la « perturber et la bloquer », ont fleuri ces dernières semaines sur des sites internet alternatifs. « Ces assemblées soutiennent le libre-échange, le dérèglement, et imposent l’austérité. Ces assemblées, à la solde des intérêts capitalistes et des multinationales, contribuent à l’effondrement de la biodiversité, à la pollution des océans, à l’altération du climat », peut-on lire sur ces sites. « Je ne comprends pas cette hostilité, conclut Richard Ferrand. Car nos travaux vont dans le sens de la préservation de la planète. »

* Seul le président de la Chambre des Communes du Canada, Geoff Regan ne sera pas présent. Il sera représenté par le vice-président Bruce Stanton.


 

 

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Xavier Niel (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Xavier Niel (suites)
Xavier Niel (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 28/06/19
Vu et lu dans Les Echos du 28/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 28/06/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le portrait français du 25/09/17, intitulé : Xavier Niel, l'oncle d'Amérique de la French Tech.

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3583 du 01/11/18 et Les Echos du 06/09/18, du 19/03/19 et du 03/06/19
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3583 du 01/11/18 et Les Echos du 06/09/18, du 19/03/19 et du 03/06/19
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3583 du 01/11/18 et Les Echos du 06/09/18, du 19/03/19 et du 03/06/19

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Deux ans après son ouverture, quel bilan pour Station F ?

https://www.frenchweb.fr/decode-deux-ans-apres-son-ouverture-quel-bilan-pour-station-f/364922?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=8316678a06-EMAIL_CAMPAIGN_2019_06_28_PM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-8316678a06-106733281

27/06/2019

C’était déjà il y a deux ans. Le 29 juin 2017, Emmanuel Macron, le président de la République, inaugurait en grande pompe Station F, campus XXL de start-up présenté comme plus incubateur du genre au monde, en présence d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, et du gratin de la Tech française, avec Xavier Niel, initiateur du projet dans lequel il a investi 250 millions d’euros, comme figure de proue.

Après une année de lancement lors de laquelle la structure dirigée par Roxanne Varza a procédé à de nombreux ajustements pour répondre aux attentes et aux besoins des entrepreneurs, le campus géant parisien, en mesure d’accueillir 1 000 start-up, prend progressivement son rythme de croisière. Érigé comme le symbole de la French Tech à l’international, Station F est-il aujourd’hui une référence dans l’accompagnement de start-up «made in France» ?

Sur les 34 00 mètres carrés sur lesquels s’étend l’ancienne Halle Freyssinet, Station F propose pléthore d’espaces et de services pour simplifier le quotidien des entrepreneurs. Ces derniers ont accès à plus de 3 000 postes de travail, 60 salles de réunion, un fablab, un pop-up store, un bureau de poste, un auditorium ou encore 8 espaces dédiés à l’événementiel. Les coûts de fonctionnement de l’incubateur sont estimés entre 7 et 8 millions d’euros par an, mais Xavier Niel a souligné que l’ambition de Station F n’était pas d’être rentable à tout prix, mais plutôt d’épauler l’écosystème français.

3 grands espaces pour stimuler l’innovation 

Le campus parisien est découpé en trois grands espaces. Tout d’abord, il y a la «Share Zone» qui est un grand lieu de rassemblement pour l’écosystème français avec son lot d’événements et de cocktail de networking afin de favoriser les interactions entre acteurs français et internationaux, et ainsi nourrir l’inspiration des entrepreneurs. 

A l’autre extrémité de Station F, l’heure est à la détente dans la «Chill Zone». Et pour cause, l’incubateur géant de Xavier Niel héberge La Felicità, l’un des plus grands restaurants d’Europe qui s’étable sur 4 500 mètres carrés pour accueillir 1 500 personnes assises et assurer jusqu’à 4 500 couverts par jour. Derrière ce restaurant XXL regroupant cinq cuisines et trois bars, on retrouve le groupe Big Mamma, lancé par Victor Lugger et Tigrane Seydoux, qui a ouvert plusieurs restaurants italiens dans la capitale au cours de ces dernières années. 

Si les deux extrémités du bâtiment sont des ouvertures sur le monde, le coeur entrepreneurial et technologique de Station F bat au centre de l’édifice dans un vaste espace où les développeurs développent leur projet sous l’oeil des investisseurs (Kima Ventures, Daphni, Alven, ISAI, Elaia, Balderton Capital, Axeleo, Idinvest…) présents sur le campus. Au coeur de l’immense «Tour Eiffel couchée» (310 mètres de long), la «Create Zone» est le réacteur de Station F. Il s’agit de l’endroit réservé aux start-up résidentes qui sont accompagnées par les différents programmes proposés par l’incubateur et ses partenaires. A ce jour, les start-up françaises et internationales peuvent postuler pour rejoindre une trentaine de programmes d’accompagnement parmi ceux proposés par Facebook, Microsoft, TF1, LVMH ou encore L’Oréal.

Station F, vitrine des GAFAM et des grands groupes français 

Si la présence de grands groupes est évidemment une aubaine pour les jeunes pousses incubées à Station F, avoir son espace dans le campus parisien, c’est aussi l’occasion pour ces géants de soigner leur image et de renforcer encore un peu plus leur domination sur la scène mondiale. C’est simple, à l’exception d’Apple, qui se plaît à cultiver le mythe du mystère, tous les GAFAM sont présents à Station F. Au sein du campus parisien, Facebook a ainsi lancé son «Startup Garage», Microsoft a déployé le programme «AI Factory» dédié à l’intelligence artificielle, Amazon dispose d’un espace pour sa filiale d’hébergement en ligne Amazon Web Services (AWS) et Google propose aux entrepreneurs des conférences, des ateliers pratiques et des rendez-vous individuels pour les conseiller sur leur stratégie et les former aux outils numériques. 

Concernant les programmes d’accompagnement de start-up mis en place à Station F par les GAFAM, Facebook et Microsoft ont à deux épaulé 60 start-up à Station F. Dans son «Startup Garage», la firme de Mark Zuckerberg a orienté son programme de six mois vers l’usage et la protection de données, un choix sans doute renforcé par la pluie de scandales qui s’est abattue sur Facebook au cours de ces deux dernières années, avec l’affaire Cambridge Analytica en guise de détonateur. Depuis l’ouverture du «Startup Garage» à Station F, Facebook a accompagné 33 start-up, dont Alan, qui a levé 12 millions d’euros en 2016, 23 millions en 2018 et 40 millions en début d’année, Goshaba, qui vient de boucler un tour de table de 2 millions d’euros, ou encore RogerVoice.

Chez Microsoft, l’accent est mis sur l’intelligence artificielle. Et pour faire émerger des champions du secteur, la firme américaine a créé le programme «AI Factory», en partenariat avec l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Moins de deux ans après son lancement, le dispositif a permis de soutenir 27 jeunes pousses françaises. Parmi elles, on retrouve notamment AB Tasty, Deepomatic, qui a levé 6,2 millions de dollars en février pour sa technologie de reconnaissance visuelle appliquée à des projets industriels, et Tilkee, start-up lyonnaise qui développe un outil d’optimisation de la prospection commerciale

 Xavier Niel, fondateur de Station F, et Ian Rogers, Chief Digital Officer de LVMH, pour le lancement du programme d’accélération du groupe LVMH à Station F. Crédit : Joseph Postec – Decode Media.

TF1, BNP Paribas, LVMH… : ces géants contraints d’innover 

Si les GAFAM occupent devant la scène à Station F pour redorer leur blason après des derniers mois compliqués, marqués principalement par un traitement abusif ou défaillant des données personnelles chez Facebook et Google, les grands groupes français ne sont pas en reste sur le campus parisien. Car avoir un espace à Station F, c’est montrer à ses actionnaires et à ses consommateurs que l’on est à la pointe de l’innovation. Il s’agit évidemment d’un argument marketing, même s’il ne faut pas sous-estimer l’apport de ces start-up pour ces groupes qui ont parfois plusieurs décennies d’existence et autant de processus ralentissant leur fonctionnement.

Dans ce cadre, plusieurs fleurons français ont posé leurs valises à Station F, en quête d’inspiration pour se réinventer. TF1 a ainsi lancé en janvier 2018 son Media Lab pour expérimenter des solutions et des services destinés à permettre au groupe audiovisuel de faire face à un environnement toujours plus concurrentiel et des usages en pleine mutation, avec une forte hausse de la consommation de contenus vidéo sur mobile. Dans le même temps, BNP Paribas s’appuie sur l’accélérateur californien Plug and Play pour travailler pendant trois mois avec des start-up afin de développer des solutions qui permettront au groupe bancaire d’innover dans un secteur en pleine ébullition, marqué par l’envol de nombreuses FinTech, au premier rang desquels on retrouve des néobanques comme N26 et Revolut qui défient les banques historiques dans leur coeur de métier. Preuve de l’attractivité de Station F, même le groupe LVMH, numéro un mondial du luxe, a fait son entrée dans le campus parisien l’an passé. Et le groupe français n’a pas fait les choses à moitié dans l’incubateur de Xavier Niel en s’offrant un espace de 220 mètres carrés pour accueillir chaque année 50 start-up internationales en deux promotions de six mois.

1 013 start-up actuellement à Station F

Au bout d’un an d’existence, Station F avait indiqué avoir accueilli 1 034 start-up depuis son ouverture et reçu 11 271 candidatures pour rejoindre l’un des programmes d’accélération du méga-campus. Au moment de souffler sa deuxième bougie, l’incubateur de Xavier Niel a dévoilé de nouveaux chiffres pour confirmer son envol sur la scène Tech française et mondiale. 

Au cours d’une conférence de presse, Roxanne Varza a ainsi annoncé que 1 013 start-up sont actuellement présentes sur le campus. Sur l’ensemble de l’année, ce sont au total 1 217 jeunes pousses qui ont été accompagnées dans les murs de Station F. Après la France, les pays les plus représentés dans l’incubateur sont les États-Unis, la Chine, le Maroc, la Tunisie et la Corée du Sud. Au cours de sa deuxième année, Station F a également vu ses start-up lever 317 millions de dollars, contre 250 millions de dollars lors de l’année de lancement. Les secteurs les plus représentés à Station F sont le B2B SaaS, l’intelligence artificielle, l’e-commerce, l’EdTech et la BioTech/MedTech.

 

5 chiffres à retenir sur Station F

https://www.frenchweb.fr/5-chiffres-a-retenir-sur-station-f/365393?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=8316678a06-EMAIL_CAMPAIGN_2019_06_28_PM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-8316678a06-106733281

27/06/2019

Deux ans après son ouverture, Station F fête son anniversaire en publiant une série de statistiques mettant en avant l’activité des start-up hébergées sur les 34 000 mètres carrés de l’ancienne Halle Freyssinet, au coeur du XIIIème arrondissement de Paris. FrenchWeb a isolé 5 chiffres à retenir sur la deuxième année d’existence du campus géant initié par Xavier Niel et dirigé par Roxanne Varza.

1 013 : c’est le nombre de start-up actuellement présentes sur le campus. Sur l’ensemble de l’année, ce sont au total 1 217 jeunes pousses qui ont été accompagnées dans les murs de Station F. Après la France, les pays les plus représentés dans l’incubateur sont les États-Unis, la Chine, le Maroc, la Tunisie et la Corée du Sud. 

317 millions : c’est en dollars le montant total levé par les start-up accompagnées à Station F cette année. En 2018, les jeunes pousses épaulées par le campus parisien avaient levé 250 millions de dollars. Les secteurs les plus représentés à Station F sont le B2B SaaS, l’intelligence artificielle, l’e-commerce, l’EdTech et la BioTech/MedTech.

26,2% : c’est le pourcentage de start-up hébergées à Station F qui ont réalisé un pivot.

30,1 ans : c’est l’âge moyen d’un résident de Station F. Le plus jeune a 14 ans, le plus âgé 65 ans.

45% : c’est le pourcentage d’entreprises qui ont au moins une femme dans l’équipe fondatrice parmi les 5 programmes d’accompagnement lancés par Station F.

 

 

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