Sports d'hiver (suite)
Bonjour,
Cette petite suite, plutôt décalée il est vrai, vu la saison, mais qui me permet de lancer l’opération « Août 2019 », composée de suites un peu plus légères, période oblige, mais me permettant tranquillement de vous faire patienter avant un sujet, plus conséquent lui, sur l’histoire des sommets dits du « Groupe des sept », dont la prochaine édition aura lieu à Biarritz, du 24 au 26 août 2019.
D’ici là, bonnes lectures et à bientôt.
Jacques Samela
. Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15/02/17, intitulé : La France, en haut des sommets.
A voir, à lire
Bonjour à vous toutes et tous,
En pleine période estivale, où que vous soyez, à la plage, à la piscine, à la montagne, à l’étranger, à Paris, où dans le Gers, voici pour vous quelques informations pour occuper ou compléter vos moments de détente.
Bonnes vacances à celles et ceux qui partent, et bon retour à celles et ceux qui reviennent.
A bientôt.
Jacques Samela
Vus et lus dans Télérama n° 3622 du 12/06/19, 20 minutes du 17/06/19 et Les défis du CEA de juin-juillet 2019
Le rendez-vous de l'Europe : JEDI, un modèle, une ambition pour l'Europe
Comme annoncé le mois dernier, le JEDI est bien en Europe, non pour la défendre, mais plutôt pour en révolutionner l’innovation.
Mais attention, que les fans de la célèbre saga ne s’y méprennent pas, Luc Skywalker n’a bien évidemment rien à voir avec le sujet du jour, même si les protagonistes y ont peut-être pensé au moment de son ébauche.
Alors, JEDI (www./jedi.group), pour Joint European Disruptive Initiative, est une initiative franco-allemande imaginé en 2017 par près d'une centaine de dirigeants de grands groupes, start-up ou d'organismes de recherche français et allemands, censé rapprocher la recherche et l'entreprenariat, avec comme modèle, la DARPA (www.darpa.mil) ou Advanced Research Projets Agency Defense, agence américaine créée en 1958 après que, mis sur le fait accompli par les soviétiques, qui venaient de mettre en orbite le satellite Spoutnik, décida les américains, plus que furieux, de maintenir leur suprématie stratégique par la mise en place de cette structure, censée anticiper les technologies du futur, plus ou moins proches, avec comme résultat dès 1969 l'embryon d'Internet appelé Arpanet, la conception du premier satellite espion Corona, la mise au point d'un précurseur des avions de combat furtifs en 1977, connu sous le programme « Have Blue », d'un précurseur de l'ordinateur moderne avec souris et liens hypertextes, mais aussi l’ébauche du système GPS.
Toujours en activité, avec un budget annuel de 3,2 milliards de dollars et 220 employés, elle consacre désormais ses travaux aux domaines de la robotique, à des drones largables et récupérables depuis des avions, aux technologies de machine learning, ainsi qu'à l'élaboration d'implants, capables de restaurer la mémoire à des soldats blessés. Le tout, supervisé en cela par près d'une centaine de gestionnaires, chargés de mettre en oeuvre les dossiers choisis en amont.
Et en ce qui concerne donc ce qui pourrait être son pendant européen, l'idée, qui vient donc d'une initiative franco-allemande, serait tout d'abord de permettre à l'Union Européenne de retrouver une certaine indépendance stratégique et économique, lui permettant de se battre à armes égales face aux géants que sont les Etats-Unis et la Chine, ce qui n'est pas toujours le cas, quand on sait par exemple qu'une vente de Rafale peut être bloqué en raison de la présence d'un composant américain dans un missile, ou alors que l'investissement de sommes colossales de la part de la Chine dans les technologies de pointe cache la plupart du temps des visées plus politiques qu'économiques.
Donc, cette nouvelle structure en devenir, en passe de révolutionner la manière d’innover en Europe, même si certains se posent la question quant à son rôle soit disant similaire au Conseil européen de l'innovation, disposant lui d’un budget de 2,7 milliards d'euros pour trois ans, mais se concentrant essentiellement sur l'innovation de marché, elle ne devrait être qu’un outil de financement de l'innovation de rupture ou disruptive, ce qui justement n'existe pas encore.
D'un budget initial de près de 230 millions d'euros, avec comme objectif de bénéficier chaque année d’un budget de croisière d’un milliard d’Euros, elle pourrait a termes financer de 50 à 70 projets, d’un montant pouvant aller jusqu'à 20 millions par programme, permettant de développer un prototype entre six mois et trois ans, sous l'égide également d’un “program manager” chapeautant les équipes en charge de ceux-ci, avec comme prérogatives, de pousser au maximum les travaux, mais aussi de décider de la faisabilité de tel ou tel de ces programmes, et donc de savoir dire stop quand il le faut, l’idée n’étant pas de perdre du temps et de l’argent.
La dizaine de gestionnaires choisie, ainsi que les technologies, en l’occurrence l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la capacité informatique, les biotechnologies, le stockage de l’énergie, et les nanotechnologies, sa philosophie se rapprocherait plutôt de celle d’une start-up, avec un fonctionnement dit agile, des projets limités dans le temps, renouvelables une seule fois, non rentables à court terme, mais assurant d’ici à dix ans ou plus des innovations révolutionnant le monde de demain, mais permettant surtout à l’Europe de retrouver son rang, sa compétitivité, et son indépendance dans les cycles de développement technologiques, toujours plus courts.
Cependant, contrairement à la DARPA, elle ne se consacrerait qu’au financement de projets civils, ce qui, dans le cadre d’une certaine réserve de certains pays, y compris la France, à divulguer des informations plutôt confidentielles touchant le secteur de la défense notamment, permettra peut-être à rallier un nombre suffisant d’acteurs pour passer à l’étape suivante, soit la création en bonne et due forme de cette structure hors du commun. Souhaitons juste que cela se fasse rapidement, car nos concurrents actuels et en devenir ne nous attendrons pas.
Et vu les épisodes de fortes chaleurs que nous vivons en ce moment, il y a même un sujet sur lequel l’Europe pourrait être leader, c’est bien celui de la transition énergétique, avec l’idée, et l’apport justement de cette structure, pour trouver des réponses adéquates et innovantes afin de contrecarrer ou au moins de limiter au possible les conséquences du réchauffement climatique en cours.
L’innovation disruptive au service de l’humanité, une sacrée bonne idée, non ?
Jacques Samela
Sources :
. Le Point du 05 janvier 2018
. Euractiv du 15 mars 2018
. Challenges du 18 mai 2018 et du 28 juin 2018
Brevets (suite)
Les ETI et les PME entrent au palmarès de l'Inpi dominé par Valeo
Les Echos / Le 05/04/19 / Par Chantal HOUZELLE
La hiérarchie des plus grands déposants de brevets en France reste inchangée en 2018. Toujours en tête du palmarès 2018 de l'Inpi, l'équipementier automobile Valeo conforte même largement sa pole position. Pour la première fois, ce classement intègre le Top 10 des ETI et des PME.
En 2018, l'Inpi a enrichi son palmarès des grands déposants de brevets en France de focus régionaux et du Top 10 des ETI.
La hiérarchie des grands déposants de brevets en France ne change pas, selon le palmarès 2018 de l'Inpi publié, ce vendredi, en exclusivité par « Les Echos ».
En revanche, deux ans près avoir ravi le titre de champion tricolore toute catégorie à PSA, Valeo met encore un coup d'accélérateur qui le propulse très largement en tête du classement, avec un compteur arrêté à 1.355 demandes de brevets publiées contre 1.110 l'an dernier (+22 %).
C'est le résultat de l'effort de R&D sans précédent produit par l'équipementier automobile avec un budget qui, pour la première fois l'an dernier, a dépassé la barre des 2 milliards d'euros, dont un tiers consacré au véhicule autonome et la moitié aux technologies innovantes visant à réduire les émissions de CO2. « Notre PDG, Jacques Aschenbroich, a clairement donné le cap d'une très forte intégration de la propriété intellectuelle au coeur de la stratégie d'innovation », explique Béatrice Lévy-Moulin, directrice de la propriété intellectuelle de Valeo, leader mondial de l'électrification des véhicules et des capteurs d'assistance à la conduite. « Au total, le groupe a déposé 2.145 nouvelles demandes de brevets dans le monde en 2018, soit un rythme de près de 6 inventions par jour. »
Forte progression d'Alstom
Incluant le score de sa filiale Faurecia (111), PSA consolide aussi sa 2e position avec 1.074 brevets, contre 1.021 l'an dernier. En léger recul, Safran (783) et le CEA (674) préservent respectivement leur 3e et 4e rang. Suivi par un autre fleuron de la recherche publique française, le CNRS qui, avec 401 brevets (-4), recède la 5e place du palmarès à Renault, reparti à la hausse avec un score de 453, contre 400 en 2017.
Mais la plus forte progression est signée, pour la deuxième année d'affilée par Alstom qui, après avoir fait un bond de 110 % l'année dernière pour s'inviter dans le Top 20, progresse encore de 30 %, à 131 demandes publiées en 2018, et gagne trois places.
« Ce classement confirme la tendance à la concentration observée ces dernières années. Pour la première fois en 2018, les 50 premiers déposants dépassent la barre des 50 % de demandes de brevets publiées. Ce qui signifie que notre tissu économique se cristallise autour de quelques acteurs, alors que de nombreuses entreprises recourent peu à la propriété industrielle, mais sont créatrices de valeur et d'emplois », analyse Pascal Faure, le nouveau directeur général de l'Inpi, précédemment directeur général des entreprises au ministère de l'Economie et des Finances.
« Il montre aussi que les points forts de la France reposent sur les secteurs traditionnels de la mécanique (47 % des demandes en 2018), de l'électronique (27 %) et de la chimie (19 %), qui ressortent comme les secteurs les plus innovants, poursuit-il. Il n'est pas vrai que notre industrie manufacturière appartient au passé, vu la force de l'automobile avec PSA et Renault, du transport ferroviaire avec Alstom ou de l'aéronautique avec Airbus et Safran. »
Soitec en tête des ETI
Pour cette édition 2018, l'Inpi a aussi réinventé son palmarès en créant deux nouveaux indicateurs clefs : les Top 10 des ETI et des PME. Seules les deux premières entreprises de taille intermédiaire, Soitec et Trèves, figurent parmi les 50 grands plus déposants en France.
Quant au titre de la PME championne des brevets, il est décroché par SuperGrid Institute, qui, avec 16 demandes publiées, se classe à la 80e place du classement général (lire ci-dessous). Suivent ex aequo, avec 12 brevets, Aledia, l'expert des LED 3D à bas prix, et Capsum, l'inventeur d'un procédé original de fabrication d'émulsions dotées de gouttes macroscopiques prisées par des marques comme Chanel, Guerlain ou L'Occitane.
Logiquement, on retrouve dans les dix premières PME deux autres pépites de la high-tech avec Sigfox, le spécialiste de l'IoT (4e), et Devialet (5e), le concepteur des célèbres enceintes connectées ultra-design « C'est très intéressant de faire ce focus sur les ETI et les PME précisément au moment où la loi Pacte vise à les aider à grandir et à devenir plus compétitives, en leur facilitant notamment l'accès à la propriété industrielle », souligne Pascal Faure.
Pour sa part, l'Inpi a mis en place deux mesures phares : le Prédiagnostic PI pour les initier aux bonnes pratiques de propriété industrielle et le Master Class PI pour les aider à construire une véritable stratégie de protection de leurs innovations. La Maison des innovateurs propose désormais un nouveau service : la cartographie des inventions brevetées, qui permet de décrypter, visuellement, l'environnement technologique et concurrentiel d'une entreprise à l'échelle mondiale.
À noter
Ce classement comptabilise les brevets déposés entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017, compte tenu du délai légal de publication de 18 mois.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 avril 2015, intitulé : France Brevets, valorisation à la française.
. Mais aussi les sujets sur les acteurs comme Le CEA, Airbus, Soitec, Sigfox et Devialet
























































