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La filière cosmétique, une embellie française

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique, une embellie française
La filière cosmétique, une embellie française

L’aéronautique, l’automobile, l’agro-alimentaire, sont sans contestations aucunes des secteurs phares de l’industrie française, mais saviez-vous que la filière cosmétique l’était également ?

En effet, elle est même n°1 à l’échelle mondiale, avec un chiffre d’affaires de 25 milliards d’Euros, représentant aujourd’hui le troisième secteur exportateur en France avec 25 % de part de marché international, 13,6 milliards d’exportations, en progression de 12 % en 2017, et un excédent commercial de près de 8 milliards d’Euros.

Bien évidemment, cette filière est portée haut la main par des groupes mondialement connus comme l’Oréal, LVMH, Chanel, et j’en oublie, mais il faut savoir également, que sa force réside sur ses TPE et PME, qui représente quand même près de 81 % de celle-ci, soit près de 80 000 établissements, et près de 200 000 emplois.

Et cette réalité, elle est notamment portée depuis 25 ans par la Cosmetic Valley, pôle de compétitivité situé dans la zone incluant les villes de Chartes, Orléans et Tours, regroupant pas moins de 458 entreprises, dont justement 78 % de PME, lui permettant de représenter 18 % des effectifs des entreprises de la filière, et 53 % du chiffre d’affaire national de cette même filière, le reste étant représenté notamment par la région PACA, autre pourvoyeur d’entreprises du secteur, comme par exemple le parfumeur Fragonard à Grasse, ou encore l’Occitane à Marseille.

Quant à sa représentation globale, c’est la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA) qui s’en charge, depuis plus de 125 ans, fédérant à elle seule plus de 300 adhérents et 95 % de chiffre d’affaire de la filière.

Cependant, talonnée de près par les pays asiatiques comme le Japon, la Corée, ou encore la Chine, la filière, afin de conserver son rang, se doit d’innover en fédérant l’ensemble de ses acteurs, tout en répondant aux nouvelles tendances d’un marché mondial estimé à 300 milliards d’Euros et en croissance régulière d’environ 4 % par an.

En effet, que ce soit dans le domaine des ingrédients naturels, le bio représentant déjà 4,5 % du marché, en progression de 15 à 20 % par an, dans l’utilisation de matériaux écologiques, du recyclage, de la mise en place de solutions de traçabilité unitaire et de packaging éco-responsable, de l’utilisation du digital, comme l’élaboration de masques intelligents, d’objets qui scannent et diagnostiquent la peau, ou de capteurs de stress environnementaux, sans omettre l’élaboration des cosmétiques chez soi, appelé « made at home » ou « do-it yourself » (DIY), la filière française a largement de quoi s’imposer sur ces nouveaux créneaux, grâce notamment aux actions de R & D menées par le pôle de référence (voir plus haut), qui à lui tout seul représente 8 universités membres, plus de deux cents laboratoires de recherche public, représentant plus de 8 000 chercheurs, et pour l’année 2018, 273 projets de recherche collaboratifs labellisés, soit 320 millions d’Euros investis. En 2015, ce sont 175 projets qui avaient été labellisés, pour la somme de 280 millions d’Euros.

Et si le sujet vous intéresse fortement, ne manquez surtout pas les 16 & 17 octobre prochain au Carrousel du Louvre, la 5ème édition du salon international intitulé « COSMETIC 360 », où vous retrouverez justement l’ensemble des leaders français de la filière, 50 pays représentés, dont l’invité d’honneur cette année sera les Etats-Unis, donnant l’occasion de la signature d’une convention de partenariat entre le pôle français de référence et organisateur de cet évènement, vous l’avez je crois bien compris, « COSMETIC VALLEY », et l’association américaine ICMAD (Independant Cosmetic Manufactures and Distributors), dont le rôle est également de soutenir les entreprises créatives et innovantes américaines, quelques soient leurs tailles, et près de 5 000 visiteurs attendus, devenant, et étant déjà considérée comme la vitrine mondiale de la filière.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cosmetic-valley.com

. www.febea.com

. www.cosmetic-360.com

. https://www.bpifrance.fr/A-la-une/Dossiers/La-filiere-cosmetique-parfums-l-excellence-a-la-francaise/Cosmetique-quelles-sont-les-tendances-de-demain-47331

. https://www.lafrenchfab.fr/2019/08/26/whats-up-french-fab-lindustrie-cosmetique-nous-en-met-plein-les-yeux/

. Les Echos du 08/11/18

 

 

Vus et lus dans les Echos du 08/11/18 et du 30/09/19
Vus et lus dans les Echos du 08/11/18 et du 30/09/19

Vus et lus dans les Echos du 08/11/18 et du 30/09/19

Vus et lus dans Industries Cosmétiques n° 22 de juin 2019
Vus et lus dans Industries Cosmétiques n° 22 de juin 2019

Vus et lus dans Industries Cosmétiques n° 22 de juin 2019

Vu et lu dans Elle du 20/09/19
Vu et lu dans Elle du 20/09/19

Vu et lu dans Elle du 20/09/19

Publié dans Les dossiers

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Compétitivité In France

Publié le par Jacques SAMELA.

Compétitivité In France
Compétitivité In France
Vu et lu dans Les Echos du 07/10/19

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/19

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Cognac, Vuitton (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Cognac, Vuitton (suites)
Cognac, Vuitton (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 20/08/19

Vu et lu dans Les Echos du 20/08/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 25 janvier 2019, intitulé : Le cognac, à l'export toute

Vu et lu dans Les Echos du 25/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 25/07/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15 février 2016, intitulé : Louis Vuitton, une saga française.

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Criteo (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Criteo (suite)
Criteo (suite)

Pourquoi Criteo porte plainte contre Facebook devant l'Autorité de la concurrence

https://www.usine-digitale.fr/article/pourquoi-criteo-porte-plainte-contre-facebook-devant-l-autorite-de-la-concurrence.N890514

Publié le 02 octobre 2019

La société française spécialiste du retargeting a publié un bref communiqué le 1er octobre dans lequel elle annonce avoir saisi l’Autorité de la Concurrence d’une plainte contre Facebook. Une procédure qui fait suite à l’exclusion, il y a un an, de Criteo du programme Facebook Marketing Partner.

La plainte aurait été déposée le 10 septembre 2019, mais elle a été officialisée le 1er octobre par un très bref communiqué publié sur le site de Criteo. La plateforme publicitaire française a saisi l'Autorité de la Concurrence d’une plainte contre Facebook, estimant que "l’exclusion progressive d’entreprises de la plateforme Facebook a nui à la diversité du secteur de la publicité en ligne".

"La finalité de cette plainte est de recréer les conditions d’une concurrence saine et juste dans le secteur, en restaurant la possibilité pour Criteo et d’autres entreprises d’accéder aux services de la plateforme Facebook selon des termes équitables. Il s’agit en priorité de remettre de la transparence et d’instaurer des règles claires qui inciteront Facebook à ne pas favoriser ses services aux dépends de ceux de ses concurrents", précise Criteo dans ce communiqué. Contactée par l’Usine Digitale, la société déclare : "Etant donné la procédure judiciaire en cours, nous ne sommes pas en mesure de commenter davantage cette affaire portée devant l'Autorité de la concurrence".

En conflit depuis 2018 Pour comprendre l’origine de cette procédure, il faut revenir un peu plus d’un an en arrière. En juillet 2018, le Journaldunet révèle que la société française spécialisée dans le ciblage publicitaire est exclue du programme Facebook Marketing Partner. Cette plate-forme permet à des développeurs partenaires de tester des outils sur-mesure en phase de test. Depuis cette rétrogradation, Criteo doit se contenter d’un accès à l’API standard.

A l’époque, et ce malgré une chute du titre en bourse dès le lendemain de 11%, Criteo avait minimisé les conséquences de cette exclusion auprès de ses clients annonceurs. Cette plainte laisse penser le contraire dans un contexte de plus en plus difficile pour cette entreprise, créée en en 2005 par Jean-Baptiste Rudelle, Franck Le Ouay et Romain Niccoli, et fleuron de la French Tech.

Criteo avait revu à la baisse ses prévisions de croissance pour son activité 2018, en pleine restructuration de son offre pour adapter son modèle aux évolutions de la publicité en ligne. En 2018, son chiffre d'affaires était passé de 542 à 537 millions de dollars, en baisse de 1%.

 

. Pour plus d'informations sur Criteo, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 février 2013, intitulé : Criteo, le rêve américain.

 

 

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Blablacar (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Blablacar (suite)
Blablacar (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 12/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 12/06/19

Blablacar trouve enfin son modèle économique en Russie

https://www.frenchweb.fr/blablacar-trouve-enfin-son-modele-economique-en-russie/377042?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=86d30aed34-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_16_AM_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-86d30aed34-106733281

25/09/2019

 

La plateforme de covoiturage Blablacar vient d’annoncer l’acquisition de son partenaire Busfor, une startup d’achat de tickets de bus en Russie.

Créée en 2011 en Ukraine par Artem Altukhov et Ilya Ekushevskiy, Busfor est aujourd’hui une société polonaise qui adresse principalement les marchés russe, ukrainien, géorgien et biélorusse. Busfor (initialement Gillbus) a développé un réseau de plus de 700 sociétés de transport collectif, et devrait vendre en 2019 près de 10 millions de tickets en ligne. Le ticket moyen en Russie est d’environ 20 euros sur lequel Busfor prélève une commission de 15%. Le marché russe du transport collectif en bus est estimé à 9 milliards d’euros. Sa digitalisation n’en est qu’au tout début, seul 2 à 3% des tickets de bus sont aujourd’hui achetés en ligne, et pourrait rapidement atteindre les 10% du marché au regard du développement des usages en Russie.

Busfor a reçu plus de 30 millions d’euros de financement principalement des fonds Baring Vostok Capital Partners et Elbrus Capital. La société a été financée à son démarrage par Intel Capital, InVenture Partners et FinSight en 2014, puis Chernovetskyi Investment Group (CIG) en 2015.

Busfor est l’acquisition la plus importante de l’histoire de Blablacar

Et surtout l’opportunité de développer enfin commercialement ses activités en Russie, où Blablacar compte plus de 20 millions de membres mais n’en tirait jusque là aucun revenus, le paiement des trajets s’effectuant en cash entre chauffeurs et passagers, et échappant à toute commission.

C’est aussi un modèle que Blablacar pourrait étendre aux autres pays d’Europe en déplacant son business sur le ticketing de bus tout en s’appuyant sur sa communauté d’utilisateurs de covoiturage. Ainsi Blablacar a fait l’acquisition de Ouibus fin 2018, cédé par la SNCF qui en a profité pour monter au capital de la startup.

BlaBlaCar revendique une communauté de plus de 80 millions de membres dans 22 pays. Pour 2018, la startup française a enregistré plus de 50 millions de passagers, et enregistre une croissance de 40% de son activité par rapport à 2017, après avoir connu des années compliquées en raison de son hypercroissance. Blablacar a annoncé avoir atteint la rentabilité pour la première fois en septembre 2018 après douze ans d’existence, diversifie donc ses activités.

Depuis sa création la société fondée par Fréderic Mazella, Nicolas Brusson et Francis Nappez a reçu plus de 407 millions d’euros d’investissements. Soutenu dès sa création par le fonds d’investissement Isai (Ouriel Ohayon avait initié le deal), Blablacar compte aujourd’hui de nombreux fonds d’investissement comme Accel partners, Index Ventures, ou Baring Vostok Capital Partners.

 

Pour encore plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 22 janvier 2015, intitulé Blablacar, en voiture tout le monde.

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Atos, Qwant, Sigfox, Traxens (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Qwant, Sigfox, Traxens (suites)
Atos, Qwant, Sigfox, Traxens (suites)
Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1023 de septembre 2019, et Les Echos du 03/07/19 et du 20/09/19
Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1023 de septembre 2019, et Les Echos du 03/07/19 et du 20/09/19

Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1023 de septembre 2019, et Les Echos du 03/07/19 et du 20/09/19

 

Atos compte doubler sa production de serveurs de calcul à Angers en trois ans

https://www.vipress.net/atos-compte-doubler-sa-production-de-serveurs-de-calcul-a-angers-en-trois-ans/

20 Sep 2019

Atos a inauguré officiellement hier son nouveau centre mondial d’essais des supercalculateurs à Angers. L’usine d’Angers va produire 5000 serveurs de calcul en 2019, à comparer à 3000 unités en 2016, et vise près de 10 000 machines en 2022.

D’une surface de 2000 m2, le centre est capable d’accueillir l’équivalent de 48 supercalculateurs BullSequana, offrant aux clients d’Atos l’opportunité de tester leurs équipements de supercalculateurs en conditions réelles, afin de s’assurer qu’ils répondent à des critères d’évaluation rigoureux, avant leur livraison.

Ce centre d’expertise technique mondial est une nouvelle étape qui s’inscrit dans la stratégie d’Atos de développer la région Pays de la Loire et le site historique d’Angers, où le groupe (à travers Bull) est présent depuis près de 60 ans. Depuis l’acquisition de Bull par Atos en 2014, Atos continue à investir à Angers et les commandes pour le site n’ont cessé d’augmenter. Concrètement sur la période 2016 – 2019, l’usine d’Angers a produit près d’un demi-exaflop de puissance de calcul. Cela correspond à une augmentation de la production de serveurs de calcul de 3000 en 2016, à 5000 serveurs de calcul en 2019. En 2022, Atos produira près de 10 000 machines sur le site d’Angers, soit l’équivalent de près de 2 exaflops, faisant d’Atos l’une des trois plus importantes usines HPC au monde.

Le centre renforce la présence et le rôle d’Atos dans la région, mais également le positionnement du groupe en tant que leader européen des supercalculateurs. Le groupe accompagne ainsi ses propres activités et celles de ses clients dans le développement de supercalculateurs ‘exascale’ (capables de traiter plus d’un milliard de milliard d’opérations par seconde).

« Je suis ravi d’inaugurer officiellement aujourd’hui notre nouveau Centre mondial d’Essais des Supercalculateurs à Angers, qui témoigne de notre volonté de continuer à développer et investir sur notre site historique et dans la région avec ce centre technique mondial de premier plan », a déclaré Thierry Breton, Président Directeur Général d’Atos. « Ce laboratoire veille à ce que le savoir et les compétences clés en calcul haute performance soient encouragées et puissent rester en Europe, afin que nous puissions maintenir notre propre souveraineté en matière de données. Il joue également un rôle important pour assurer à l’Europe une position d’acteur majeur du supercalcul au niveau mondial », ajoute-t-il.

Le site d’Atos à Angers emploie 250 personnes dans le développement et la construction de supercalculateurs, dont le supercalculateur de classe exascale le BullSequana XH2000. Atos est le premier fabricant européen de supercalculateurs et compte 22 supercalculateurs dans le classement Top500, qui recense les 500 systèmes informatiques commerciaux les plus puissants au monde, dont 14 en France.

En France, le BullSequana X a déjà été vendu au CEA (Commissariat aux énergies alternatives et à l’énergie atomique), avec une puissance de calcul de 12 pétaflops, et à GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif), ainsi qu’à d’autres instituts de recherche en Allemagne, au Royaume-Uni, en Inde, en Norvège, aux Pays-Bas, en Finlande, en République tchèque et l’Etats-Unis.

Atos est un leader international de la transformation digitale avec plus de 110 000 collaborateurs dans 73 pays et un chiffre d’affaires annuel de plus de 11 milliards d’euros.

 

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 mai 2019, intitulé : Atos, le mousquetaire du numérique

Qwant propose de rémunérer la presse française à hauteur de 5% de ses revenus

AFP 04/04/2019

Le moteur de recherche indépendant français Qwant, « attend les RIB des éditeurs de presse » pour les rémunérer, assure son patron Éric Léandri, qui propose aussi de créer un système décentralisé pour vérifier facilement à qui appartiennent les photos publiées en ligne.

Dans un entretien à l‘AFP, le cofondateur et président de Qwant prend ainsi position sur la meilleure façon selon lui d’appliquer la réforme européenne sur le droit d’auteur, adoptée fin mars par les eurodéputés. Cette directive, que les Etats membres devront transposer dans leur droit national dans les deux années après la publication au journal officiel de l’UE, prévoit la création d’un « droit voisin » du droit d’auteur pour la presse, afin que les plateformes (Google News, Facebook) rémunèrent mieux les médias pour les articles qu’ils utilisent. « Nous avions commencé à mettre en oeuvre le paiement de la presse avant le vote« précise M. Léandri, pour qui l’actualité « rend le moteur de recherche vivant « . « Sans les news, nos résultats web sont beaucoup moins pertinents«, remarque-t-il.

Cela pourrait représenter 1 million d’euros sur 2019

Il compte appliquer le même accord que celui passé avec VG Media, l’association des éditeurs de presse en Allemagne: 5% des revenus « web et news » sont reversés aux médias concernés. En France, il espère que la presse va s’organiser de la même façon, mais en attendant « on va envoyer des chèques à ceux qui nous envoient leur RIB«, à commencer par le magazine Le Point, qui s’est déjà exécuté.

Qwant pourrait ainsi verser environ 1 million d’euros aux éditeurs de presse en 2019, si ses résultats se révèlent à la hauteur de ses prévisions. « Si Google applique la même chose, il devra 150 à 200 millions par an à la presse française«, affirme-t-il.Depuis 2015, dans le cadre de sa « Digital News initiative » (DNI ou Initiative pour le journalisme numérique), Google attribue des fonds à des titres de presse sélectionnés lors d’appels à projets annuels, notamment sur « la diversification des sources de revenus ». En mars, son fonds pour les médias a ainsi redistribué un total de 25,6 millions d’euros en Europe, dont près de 6,6 millions d’euros en France.

La problématique de l’authentification

Éric Léandri entend aussi profiter de la réforme européenne pour proposer une solution qui réponde aux enjeux actuels de rémunération de la propriété intellectuelle. Qwant a créé un « panier » numérique et décentralisé, qui a vocation à être utilisé par les propriétaires de contenus (photos, textes, vidéos, musique…), pour les « déposer », et par les sites qui publient des contenus, pour les authentifier au moment de la publication. « Ni les géants du web ni personne ne pourra dire: ‘on n’a pas pu vérifier à qui telle photo appartenait’, explique M. Léandri. Cette solution, qu’il compte mettre à disposition des acteurs concernés prochainement, vient s’opposer aux technologies de filtres, comme « Content ID » de Google, utilisé sur sa filiale YouTube pour reconnaître les vidéos et repérer les infractions au droit d’auteur.

Les partisans de la liberté sur internet associent ces filtres à une certaine forme de censure. « Nous voulons inverser le problème: au lieu de mettre des filtres sur les sites, on donne un endroit où on peut vérifier que ça n’appartient à personne d’autre«, argumente M. Léandri, qui dit vouloir éviter « un contrôle total du web par les grandes plateformes«. « Si vous mettez Content ID devant Qwant, c’est terminé, ma promesse de garantir votre vie privée est finie, parce que Content ID est un filtre qui a accès aux adresses IP, qui regarde ce qui a été tapé…«, ajoute-t-il. Il assure qu’un tel « panier » n’est ni difficile, ni coûteux à mettre en place. « C’est une proposition qu’on met sur la table qui permet d’aller dans le sens de la loi, (…) dans une logique décentralisée et ouverte ».

Tristan Nitot, nouveau directeur général de Qwant, veut "se focaliser sur la qualité du moteur et son indépendance"

https://www.usine-digitale.fr/article/tristan-nitot-nouveau-directeur-general-de-qwant-veut-se-focaliser-sur-la-qualite-du-moteur-et-son-independance.N885734

le 19 septembre /  Julien Bergounhoux

 

Entretien Tristan Nitot devient le nouveau directeur général de Qwant, la start-up française qui se rêve en rival de Google. Ce vétéran du logiciel libre, fondateur et ancien dirigeant de Mozilla Europe, va s'ateler à structurer la jeune pousse, à mieux communiquer et à améliorer la qualité et l'indépendance de ses produits. Il a répondu aux questions de L'Usine Digitale à l'occasion de sa nomination.

La start-up française Qwant, qui développe depuis 2013 un moteur de recherche alternatif à Google, a un nouveau directeur général. L'annonce a été faite ce jeudi 19 septembre 2019 de la nomination de Tristan Nitot à ce poste. Il occupait depuis 15 mois le rôle de Vice President Advocacy au sein de l'entreprise. Le précédent directeur général, François Messager, quitte l'entreprise. Éric Léandri en reste le président.

Ingénieur informatique diplômé de Supinfo et titulaire d'un mastère ESCP en management social, Tristan Nitot est surtout connu pour avoir créé et dirigé Mozilla Europe pendant 12 ans. Il rejoint la start-up Cozy Cloud en 2015, puis arrive chez Qwant en 2018. Très respecté dans l'écosystème européen du logiciel libre, il prend les rênes de Qwant à une période difficile, après plusieurs affaires couvertes au mois d'août par nos confrères de NextInpact. A l'occasion de sa nomination, Tristan Nitot a accepté de répondre aux questions de L'Usine Digitale sur la situation de Qwant et ses projets pour la start-up.

 

L'Usine Digitale : Quels ont été les éléments qui ont motivé votre nomination ?

Tristan Nitot : L'ancien directeur général, François Messager, a structuré Qwant sur les aspects financiers depuis 15 mois, et a notamment mis en place un Chief Financial Officer. Mais Qwant est désormais dans une phase qui nécessite quelqu'un qui a davantage de capacités de communication, ce qui est mon cas. Cela vaut aussi bien en interne vis-à-vis de nos équipes qu'à l'extérieur sur le territoire national et à l'international.

 

Comment va s'articuler votre rôle par rapport à celui d'Éric Léandri ?

Éric reste aux commandes en tant que président, c'est lui qui m'a choisi. Il a énormément d'énergie, beaucoup d'audace, donc on le laisse partir devant et mon rôle va être de m’assurer que l'organisation suive derrière.

 

Quels vont être vos grands chantiers ?

Les produits, l'organisation, les ressources humaines et la communication. Du côté des produits, nous allons nous focaliser sur la recherche, sur la qualité du moteur et son indépendance. C’est fondamental, c’est une promesse de Qwant et il faut qu’on aille plus loin que ce que nous faisons aujourd'hui. Il nous faut aussi développer une régie publicitaire. Elle existe déjà, elle a déjà été testée sur Qwant News mais il faut l’étendre à d’autres produits avec d’autres débouchés. Il faut qu'elle nous apporte de meilleures marges. De plus, la régie est externalisée pour le moment [chez Microsoft, NDLR], mais cela a vocation à se terminer petit à petit.

 

La signature de ce partenariat avec Microsoft est pourtant récente, elle date de mai 2019...

Oui, notre partenariat historique avec Microsoft continue mais il évolue en fonction de nos besoins, il glisse d'une gamme de produits à l’autre. C'est une question de ressources de notre côté : il nous faut suffisamment de fonds à la fois pour payer nos ingénieurs et financer notre infrastructure, nos serveurs. Cela se fait petit à petit. C'est quasiment fini sur Search, c'est en place depuis longtemps sur Qwant News, mais sur Qwant Images par exemple, ce n'est pas encore le cas. Le moteur pour les images, qui s'appelle QISS, est prêt et accessible en beta, mais il nous manque l'infrastructure pour le mettre en production et nous nous appuyons donc encore sur Bing Images.

 

Étant donné le discours de Qwant sur la souveraineté, certains vous reprochent de ne pas faire appel à OVH plutôt qu'à Azure...

Il y a plusieurs raisons à cela, à la fois sur le plan business, sur lequel je ne veux pas m'étendre, et aussi sur le plan technique. Nous avons testé OVH pendant plusieurs mois, mais nous souhaitions disposer d'architectures FPGA pour faire tourner nos réseaux de neurones, ce dont dispose Azure. Cela a contribué à ce choix. Maintenant, l'idée est évidemment de ne pas être dépendant d'un prestataire cloud et de pouvoir un jour porter nos technologies ailleurs.

 

Comment va le moral en interne ? Votre nomination a été bien accueillie ?

Des échos que j'ai eus, les gens sont très contents. Je suis intégré au sein des équipes R&D depuis mon arrivée. J'essaie de faire le tour des bureaux aussi. Éric est plus entre deux portes, il est beaucoup en déplacement. Je voyage moins de mon côté, et je vais lever le pied sur mes interventions dans les conférences afin d'être plus présent pour nos équipes.

 

Vous avez mentionné un enjeu organisationnel ?

Oui, il faut que les gens se sentent responsabilisés, il y a une approche RH à mettre en place. Qwant est en période de forte croissance et c'est difficile, nous avions besoin de capacités à une époque, puis on en a eu besoin d’autres. C'est un peu l'adolescence de l'entreprise. Tout change et c'est dur. On n'est pas une PME tranquille, on essaie de faire des choses audacieuses en France, et il est évident que ce n'est pas facile. Tout cela évolue et je suis là pour essayer de structurer les choses, de mettre en place des process, de faire en sorte que les gens se sentent bien et soient efficaces. Je vais me concentrer sur l'ingénierie et la culture d’entreprise.

 

Au niveau des finances, vous en êtes où ?

Nous levons des fonds en ce moment, en obligations convertibles. Nous n'avons rien à annoncer à l'heure actuelle, mais c'est ma priorité numéro un et cela sera vite clôturé.

 

A titre personnel, comment vivez-vous cette prise ce poste ?

Cela sera forcément un challenge pour moi car Qwant est un challenge de manière générale. Mais quand on a pris la décision de monter Mozilla Europe en 2003, on était chômeurs, il y avait 8 employés à la fondation aux Etats-Unis, il n'y avait pas de business model et en face on avait Microsoft avec 95% de parts de marché. J'ai réussi des choses audacieuses par le passé, j'ai aussi échoué parfois, mais je pense que Qwant est une noble cause et donc on va essayer d'y arriver.

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 juin 2016, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.

 

 

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Conteneurs intelligents: Traxens s’ouvre à l’Asie avec l’entrée à son capital du Japonais Itochu

https://www.frenchweb.fr/conteneurs-intelligents-traxens-souvre-a-lasie-avec-lentree-a-son-capital-du-japonais-itochu/370497?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=78fc9ca857-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_17_PM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-78fc9ca857-106733281

17/07/2019

Traxens, spécialiste français des conteneurs intelligents, a levé 20 millions d’euros à l’issue d’un tour de table de série C mené par Itochu Corporation, conglomérat japonais spécialisé dans l’import-export, Bpifrance via son fonds Psim, et Supernova Invest via le fonds Crédit agricole Innovations et Territoires. L’entrée au capital d’Itochu pourra favoriser l’ouverture de Traxens sur le marché asiatique de la logistique. L’entreprise française fondée en 2012 par Michel Fallah avait déjà levé 1,5 million d’euros, en novembre 2015, auprès de du fonds Tertium. CMA CGM, premier transporteur maritime en conteneurs en France, était précédemment entré au capital de la société, en 2012.

Des milliers de conteneurs perdus en mer chaque année

Basé à Marseille et dirigé par Jacques Delors, Traxens s’est spécialisé dans la fourniture de services et de données à destination de l’industrie de la logistique, notamment sur le marché des conteneurs dry et réfrigérés (reefers). La solution IoT et big data de l’entreprise permet à ses clients issus de l’industrie de la logistique — parmi lesquels figurent également le groupe chimique allemand BASF ou le port de Valence, en Espagne — d’optimiser leurs chaînes logistiques et de l’utilisation de leurs actifs via un accès à leurs données et leur traitement en temps quasi-réel.

Pour le secteur maritime, le conteneur intelligent permet de tracker en temps réel la marchandise susceptible de s’égarer ou de se détériorer pendant le transport. Le nombre de conteneurs perdus en mer dans le monde varie fortement selon les sources: il était d’environ 1 390 par an de 2014 à 2016 selon le World Shipping Council ; de 10 000 à 15 000 par an selon le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux ; et de plusieurs dizaines de milliers à 10 000 conteneurs par an selon l’association de défense de l’environnement Robin des Bois. Traxens a aussi développé une solution de fret intelligent en partenariat avec SNCF Logistics.

Un marché de l’IoT de 1,06 milliard d’euros en 2022

Le marché mondial des technologies IoT pourrait valoir près de 1,06 milliard d’euros d’ici à 2022, soit un taux de croissance annuel composé de 13,6% entre 2017 et 2022, selon des chiffres d’IDC.

Avec ce nouveau financement, Traxens ambitionne d’équiper de ses solutions IoT 100 000 conteneurs dans le monde, exploités par ses sociétés partenaires, CMA CGM et de l’Italo-Suisse MSC (entrée au capital de l’entreprise en 2016). Ce dernier a par ailleurs effectué une commande de jusqu’à 50 000 conteneurs auprès de Traxens en juin dernier, pouvant ainsi faire augmenter l’objectif de 100 000 conteneurs équipés de l’entreprise marseillaise.

« Nous allons accélérer la présence de la société sur nos marchés historiques mais aussi en Asie, forts de ce partenariat commercial avec Itochu », a commenté M. Delors.

Traxens: les données clés

Fondateur: Michel Fallah
Création: 2012
Siège social: Marseille
Activité: fourniture de services et de données à destination de l’industrie de la logistique
Financement: 20 millions d’euros en juillet 2019

 

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 18 juillet 2018, intitulé : Traxens, par de-là les mers et les océans

 

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Atos, Qwant, Sigfox, Traxens (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos, Qwant, Sigfox, Traxens (suites)
Atos, Qwant, Sigfox, Traxens (suites)
Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1023 de septembre 2019, et Les Echos du 03/07/19 et du 20/09/19
Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1023 de septembre 2019, et Les Echos du 03/07/19 et du 20/09/19

Vus et lus dans Industrie & Technologies n° 1023 de septembre 2019, et Les Echos du 03/07/19 et du 20/09/19

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 mai 2019, intitulé : Atos, le mousquetaire du numérique

Qwant propose de rémunérer la presse française à hauteur de 5% de ses revenus

AFP 04/04/2019

Le moteur de recherche indépendant français Qwant, « attend les RIB des éditeurs de presse » pour les rémunérer, assure son patron Éric Léandri, qui propose aussi de créer un système décentralisé pour vérifier facilement à qui appartiennent les photos publiées en ligne.

Dans un entretien à l‘AFP, le cofondateur et président de Qwant prend ainsi position sur la meilleure façon selon lui d’appliquer la réforme européenne sur le droit d’auteur, adoptée fin mars par les eurodéputés. Cette directive, que les Etats membres devront transposer dans leur droit national dans les deux années après la publication au journal officiel de l’UE, prévoit la création d’un « droit voisin » du droit d’auteur pour la presse, afin que les plateformes (Google News, Facebook) rémunèrent mieux les médias pour les articles qu’ils utilisent. « Nous avions commencé à mettre en oeuvre le paiement de la presse avant le vote« précise M. Léandri, pour qui l’actualité « rend le moteur de recherche vivant « . « Sans les news, nos résultats web sont beaucoup moins pertinents«, remarque-t-il.

Cela pourrait représenter 1 million d’euros sur 2019

Il compte appliquer le même accord que celui passé avec VG Media, l’association des éditeurs de presse en Allemagne: 5% des revenus « web et news » sont reversés aux médias concernés. En France, il espère que la presse va s’organiser de la même façon, mais en attendant « on va envoyer des chèques à ceux qui nous envoient leur RIB«, à commencer par le magazine Le Point, qui s’est déjà exécuté.

Qwant pourrait ainsi verser environ 1 million d’euros aux éditeurs de presse en 2019, si ses résultats se révèlent à la hauteur de ses prévisions. « Si Google applique la même chose, il devra 150 à 200 millions par an à la presse française«, affirme-t-il.Depuis 2015, dans le cadre de sa « Digital News initiative » (DNI ou Initiative pour le journalisme numérique), Google attribue des fonds à des titres de presse sélectionnés lors d’appels à projets annuels, notamment sur « la diversification des sources de revenus ». En mars, son fonds pour les médias a ainsi redistribué un total de 25,6 millions d’euros en Europe, dont près de 6,6 millions d’euros en France.

La problématique de l’authentification

Éric Léandri entend aussi profiter de la réforme européenne pour proposer une solution qui réponde aux enjeux actuels de rémunération de la propriété intellectuelle. Qwant a créé un « panier » numérique et décentralisé, qui a vocation à être utilisé par les propriétaires de contenus (photos, textes, vidéos, musique…), pour les « déposer », et par les sites qui publient des contenus, pour les authentifier au moment de la publication. « Ni les géants du web ni personne ne pourra dire: ‘on n’a pas pu vérifier à qui telle photo appartenait’, explique M. Léandri. Cette solution, qu’il compte mettre à disposition des acteurs concernés prochainement, vient s’opposer aux technologies de filtres, comme « Content ID » de Google, utilisé sur sa filiale YouTube pour reconnaître les vidéos et repérer les infractions au droit d’auteur.

Les partisans de la liberté sur internet associent ces filtres à une certaine forme de censure. « Nous voulons inverser le problème: au lieu de mettre des filtres sur les sites, on donne un endroit où on peut vérifier que ça n’appartient à personne d’autre«, argumente M. Léandri, qui dit vouloir éviter « un contrôle total du web par les grandes plateformes«. « Si vous mettez Content ID devant Qwant, c’est terminé, ma promesse de garantir votre vie privée est finie, parce que Content ID est un filtre qui a accès aux adresses IP, qui regarde ce qui a été tapé…«, ajoute-t-il. Il assure qu’un tel « panier » n’est ni difficile, ni coûteux à mettre en place. « C’est une proposition qu’on met sur la table qui permet d’aller dans le sens de la loi, (…) dans une logique décentralisée et ouverte ».

Tristan Nitot, nouveau directeur général de Qwant, veut "se focaliser sur la qualité du moteur et son indépendance"

https://www.usine-digitale.fr/article/tristan-nitot-nouveau-directeur-general-de-qwant-veut-se-focaliser-sur-la-qualite-du-moteur-et-son-independance.N885734

le 19 septembre /  Julien Bergounhoux

 

Entretien Tristan Nitot devient le nouveau directeur général de Qwant, la start-up française qui se rêve en rival de Google. Ce vétéran du logiciel libre, fondateur et ancien dirigeant de Mozilla Europe, va s'ateler à structurer la jeune pousse, à mieux communiquer et à améliorer la qualité et l'indépendance de ses produits. Il a répondu aux questions de L'Usine Digitale à l'occasion de sa nomination.

La start-up française Qwant, qui développe depuis 2013 un moteur de recherche alternatif à Google, a un nouveau directeur général. L'annonce a été faite ce jeudi 19 septembre 2019 de la nomination de Tristan Nitot à ce poste. Il occupait depuis 15 mois le rôle de Vice President Advocacy au sein de l'entreprise. Le précédent directeur général, François Messager, quitte l'entreprise. Éric Léandri en reste le président.

Ingénieur informatique diplômé de Supinfo et titulaire d'un mastère ESCP en management social, Tristan Nitot est surtout connu pour avoir créé et dirigé Mozilla Europe pendant 12 ans. Il rejoint la start-up Cozy Cloud en 2015, puis arrive chez Qwant en 2018. Très respecté dans l'écosystème européen du logiciel libre, il prend les rênes de Qwant à une période difficile, après plusieurs affaires couvertes au mois d'août par nos confrères de NextInpact. A l'occasion de sa nomination, Tristan Nitot a accepté de répondre aux questions de L'Usine Digitale sur la situation de Qwant et ses projets pour la start-up.

 

L'Usine Digitale : Quels ont été les éléments qui ont motivé votre nomination ?

Tristan Nitot : L'ancien directeur général, François Messager, a structuré Qwant sur les aspects financiers depuis 15 mois, et a notamment mis en place un Chief Financial Officer. Mais Qwant est désormais dans une phase qui nécessite quelqu'un qui a davantage de capacités de communication, ce qui est mon cas. Cela vaut aussi bien en interne vis-à-vis de nos équipes qu'à l'extérieur sur le territoire national et à l'international.

 

Comment va s'articuler votre rôle par rapport à celui d'Éric Léandri ?

Éric reste aux commandes en tant que président, c'est lui qui m'a choisi. Il a énormément d'énergie, beaucoup d'audace, donc on le laisse partir devant et mon rôle va être de m’assurer que l'organisation suive derrière.

 

Quels vont être vos grands chantiers ?

Les produits, l'organisation, les ressources humaines et la communication. Du côté des produits, nous allons nous focaliser sur la recherche, sur la qualité du moteur et son indépendance. C’est fondamental, c’est une promesse de Qwant et il faut qu’on aille plus loin que ce que nous faisons aujourd'hui. Il nous faut aussi développer une régie publicitaire. Elle existe déjà, elle a déjà été testée sur Qwant News mais il faut l’étendre à d’autres produits avec d’autres débouchés. Il faut qu'elle nous apporte de meilleures marges. De plus, la régie est externalisée pour le moment [chez Microsoft, NDLR], mais cela a vocation à se terminer petit à petit.

 

La signature de ce partenariat avec Microsoft est pourtant récente, elle date de mai 2019...

Oui, notre partenariat historique avec Microsoft continue mais il évolue en fonction de nos besoins, il glisse d'une gamme de produits à l’autre. C'est une question de ressources de notre côté : il nous faut suffisamment de fonds à la fois pour payer nos ingénieurs et financer notre infrastructure, nos serveurs. Cela se fait petit à petit. C'est quasiment fini sur Search, c'est en place depuis longtemps sur Qwant News, mais sur Qwant Images par exemple, ce n'est pas encore le cas. Le moteur pour les images, qui s'appelle QISS, est prêt et accessible en beta, mais il nous manque l'infrastructure pour le mettre en production et nous nous appuyons donc encore sur Bing Images.

 

Étant donné le discours de Qwant sur la souveraineté, certains vous reprochent de ne pas faire appel à OVH plutôt qu'à Azure...

Il y a plusieurs raisons à cela, à la fois sur le plan business, sur lequel je ne veux pas m'étendre, et aussi sur le plan technique. Nous avons testé OVH pendant plusieurs mois, mais nous souhaitions disposer d'architectures FPGA pour faire tourner nos réseaux de neurones, ce dont dispose Azure. Cela a contribué à ce choix. Maintenant, l'idée est évidemment de ne pas être dépendant d'un prestataire cloud et de pouvoir un jour porter nos technologies ailleurs.

 

Comment va le moral en interne ? Votre nomination a été bien accueillie ?

Des échos que j'ai eus, les gens sont très contents. Je suis intégré au sein des équipes R&D depuis mon arrivée. J'essaie de faire le tour des bureaux aussi. Éric est plus entre deux portes, il est beaucoup en déplacement. Je voyage moins de mon côté, et je vais lever le pied sur mes interventions dans les conférences afin d'être plus présent pour nos équipes.

 

Vous avez mentionné un enjeu organisationnel ?

Oui, il faut que les gens se sentent responsabilisés, il y a une approche RH à mettre en place. Qwant est en période de forte croissance et c'est difficile, nous avions besoin de capacités à une époque, puis on en a eu besoin d’autres. C'est un peu l'adolescence de l'entreprise. Tout change et c'est dur. On n'est pas une PME tranquille, on essaie de faire des choses audacieuses en France, et il est évident que ce n'est pas facile. Tout cela évolue et je suis là pour essayer de structurer les choses, de mettre en place des process, de faire en sorte que les gens se sentent bien et soient efficaces. Je vais me concentrer sur l'ingénierie et la culture d’entreprise.

 

Au niveau des finances, vous en êtes où ?

Nous levons des fonds en ce moment, en obligations convertibles. Nous n'avons rien à annoncer à l'heure actuelle, mais c'est ma priorité numéro un et cela sera vite clôturé.

 

A titre personnel, comment vivez-vous cette prise ce poste ?

Cela sera forcément un challenge pour moi car Qwant est un challenge de manière générale. Mais quand on a pris la décision de monter Mozilla Europe en 2003, on était chômeurs, il y avait 8 employés à la fondation aux Etats-Unis, il n'y avait pas de business model et en face on avait Microsoft avec 95% de parts de marché. J'ai réussi des choses audacieuses par le passé, j'ai aussi échoué parfois, mais je pense que Qwant est une noble cause et donc on va essayer d'y arriver.

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 juin 2016, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.

 

 

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Vu et lu dans Electroniques n° 107 de septembre 2019

Conteneurs intelligents: Traxens s’ouvre à l’Asie avec l’entrée à son capital du Japonais Itochu

https://www.frenchweb.fr/conteneurs-intelligents-traxens-souvre-a-lasie-avec-lentree-a-son-capital-du-japonais-itochu/370497?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=78fc9ca857-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_17_PM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-78fc9ca857-106733281

17/07/2019

Traxens, spécialiste français des conteneurs intelligents, a levé 20 millions d’euros à l’issue d’un tour de table de série C mené par Itochu Corporation, conglomérat japonais spécialisé dans l’import-export, Bpifrance via son fonds Psim, et Supernova Invest via le fonds Crédit agricole Innovations et Territoires. L’entrée au capital d’Itochu pourra favoriser l’ouverture de Traxens sur le marché asiatique de la logistique. L’entreprise française fondée en 2012 par Michel Fallah avait déjà levé 1,5 million d’euros, en novembre 2015, auprès de du fonds Tertium. CMA CGM, premier transporteur maritime en conteneurs en France, était précédemment entré au capital de la société, en 2012.

Des milliers de conteneurs perdus en mer chaque année

Basé à Marseille et dirigé par Jacques Delors, Traxens s’est spécialisé dans la fourniture de services et de données à destination de l’industrie de la logistique, notamment sur le marché des conteneurs dry et réfrigérés (reefers). La solution IoT et big data de l’entreprise permet à ses clients issus de l’industrie de la logistique — parmi lesquels figurent également le groupe chimique allemand BASF ou le port de Valence, en Espagne — d’optimiser leurs chaînes logistiques et de l’utilisation de leurs actifs via un accès à leurs données et leur traitement en temps quasi-réel.

Pour le secteur maritime, le conteneur intelligent permet de tracker en temps réel la marchandise susceptible de s’égarer ou de se détériorer pendant le transport. Le nombre de conteneurs perdus en mer dans le monde varie fortement selon les sources: il était d’environ 1 390 par an de 2014 à 2016 selon le World Shipping Council ; de 10 000 à 15 000 par an selon le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux ; et de plusieurs dizaines de milliers à 10 000 conteneurs par an selon l’association de défense de l’environnement Robin des Bois. Traxens a aussi développé une solution de fret intelligent en partenariat avec SNCF Logistics.

Un marché de l’IoT de 1,06 milliard d’euros en 2022

Le marché mondial des technologies IoT pourrait valoir près de 1,06 milliard d’euros d’ici à 2022, soit un taux de croissance annuel composé de 13,6% entre 2017 et 2022, selon des chiffres d’IDC.

Avec ce nouveau financement, Traxens ambitionne d’équiper de ses solutions IoT 100 000 conteneurs dans le monde, exploités par ses sociétés partenaires, CMA CGM et de l’Italo-Suisse MSC (entrée au capital de l’entreprise en 2016). Ce dernier a par ailleurs effectué une commande de jusqu’à 50 000 conteneurs auprès de Traxens en juin dernier, pouvant ainsi faire augmenter l’objectif de 100 000 conteneurs équipés de l’entreprise marseillaise.

« Nous allons accélérer la présence de la société sur nos marchés historiques mais aussi en Asie, forts de ce partenariat commercial avec Itochu », a commenté M. Delors.

Traxens: les données clés

Fondateur: Michel Fallah
Création: 2012
Siège social: Marseille
Activité: fourniture de services et de données à destination de l’industrie de la logistique
Financement: 20 millions d’euros en juillet 2019

 

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 18 juillet 2018, intitulé : Traxens, par de-là les mers et les océans

 

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Octobre 2019

Publié le par Jacques SAMELA.

Octobre 2019
Octobre 2019

Du 29/09/19 au 04 octobre 2019

. EuMW 2019 / www.eumweek.com

European Microwave week

 

Le 01 octobre 2019

. Mécènes Forum / www.mecenesforum.com

Faut-il en finir avec le mécénat ?

 

Du 01 au 03 octobre 2019

. APS / www.salon-aps.com

Le salon de la sécurité et de la sureté

. Rencontres nationales du transport public / www.rencontres-transport-public.fr

Les acteurs du transport public et de la mobilité

 

Du 02 au 03 octobre 2019

. Intelligent Building Systems / www.ibs-event.com

Salon de la performance des bâtiments tertiaires, industriels et collectifs

. Smart City + Smart Grid / www.smartgrid-smartcity.com

Salon des villes, des réseaux intelligents et de la mobilité durable

 

Le 03 octobre 2019

. Investir Day / www.investirday.fr

Donnons du sens à la bourse

. Colloque « Doit-on craindre la Chine ? Les attributs de la puissance chinoise » / www.colloques@iris-france.org

 

Le 08 octobre 2019

. Médias en Seine / www.mediasenseine.com

Le festival des médias de demain

. Forum économique de Toulouse / www.toulouse.cci.fr

 

Du 08 au 10 octobre 2019

. Préventica / www.preventica.com

 

Le 10 octobre 2019

. Bpifrance Inno Génération / www.innogeneration.bpifrance.fr

Au service des entrepreneurs

. Ener J Meeting / www.nantes.enerj-meeting.com

Journée de l’efficacité énergétique et environnementale du bâtiment

 

Du 15 au 18 octobre 2019

. VITeff / www.viteff.com

Le Salon International des Technologies des Vins Effervescents

 

Du 16 au 17 octobre 2019

. Cosmetic360 / www.cosmetic-360.com

Le salon international de l'innovation pour la filière parfumerie-cosmétique

. Les Rendez-vous Carnot 2019 / www.rdv-carnot.com

Le rendez-vous de la R&D pour les entreprises

 

Le 17 octobre 2019

. Tech for Food / www.techforgoodtour.com

les Deep Tech au service la Food, l'Agro alimentaire et l'Agritech

 

Du 20 au 22 octobre 2019

. Natexpo / www.natexpo.com

Salon international des produits biologiques

 

Du 22 au 23 octobre 2019

. Le salon des Entrepreneurs / www.salondesentrepreneurs.com

 

Du 23 au 25 octobre 2019

. Siane / www.salonsiane.com

Le salon des partenaires de l’industrie du grand sud

 

Le 30 octobre 2019

The French German Business Forum / www.lesechos-events.fr

L’Europe entre USA et Chine : L’(im)puissance du milieu ?

 

 

Publié dans Agenda

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Multilatéralisme VS Protectionnisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Multilatéralisme VS Protectionnisme (suite)
Multilatéralisme VS Protectionnisme (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 29/05/19, et Le Monde du 19/09/19
Vus et lus dans Les Echos du 29/05/19, et Le Monde du 19/09/19

Vus et lus dans Les Echos du 29/05/19, et Le Monde du 19/09/19

Vus et lus dans Les Echos du 24/07/19 et du 30/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 24/07/19 et du 30/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 24/07/19 et du 30/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 24/07/19 et du 30/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 24/07/19 et du 30/08/19

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3612 du 23/05/19, et Les Echos du 11/09/19
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3612 du 23/05/19, et Les Echos du 11/09/19
Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3612 du 23/05/19, et Les Echos du 11/09/19

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3612 du 23/05/19, et Les Echos du 11/09/19

Vu et lu dans Challenges n° 621 du 12/09/19
Vu et lu dans Challenges n° 621 du 12/09/19

Vu et lu dans Challenges n° 621 du 12/09/19

Vu et lu dans Les Echos du 22/07/19
Vu et lu dans Les Echos du 22/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 22/07/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 septembre 2018, intitulé : Multilatéralisme VS Protectionnisme, ou tel est pris qui croyait prendre ?

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EuraTechnologies (anniversaire et suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

EuraTechnologies (anniversaire et suite)
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Vu et lu dans Madame Figaro n° 1819 du 05/07/19

Vu et lu dans Madame Figaro n° 1819 du 05/07/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 juin 2018, intitulé : De Sophia Antipolis à EuraTechnologies.

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