Douane, Poma, Qwant (suite)
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire les dossiers intitulés :
- La douane française, au service de la compétitivité (17/07/15).
- Poma, de la montagne à la ville (13/03/14).
- Qwant, moteur de découverte à la française (12/06/15).
Juillet 2016
Du 04 au 08 juillet 2016
. Cloud Week Paris / www.cloudweek.paris.fr
Le 05 juillet 2016
. Robot Time Connect 2016 / www.robot-time-connect.com
Le 06 juillet 2016
. La transformation industrielle par l’innovation / www.instituts-carnot.eu
Du 06 au 07 juillet 2016
. Salon du luxe 2016 / www.salon-luxe.fr
Qarnot Computing, chauffer à moindre coût
Saviez-vous que l’on pouvait chauffer des logements et des bureaux grâce aux ordinateurs ?
Eh bien oui, et ce grâce à la société française Qarnot Computing (www.qarnot.fr).
En effet, avec la création du radiateur-ordinateur Q.RAD, qui produit de la chaleur grâce aux calculs informatiques, c’est désormais possible.
A l’origine de tout cela, Paul Benoit, ingénieur polytechnicien et donc fondateur de la société en question.
L’idée quant à elle, est née il y a une dizaine d’années au département de recherche de la Société Générale où il travaillait, et où travaillaient des milliers d’ordinateurs chargés de faire des calculs informatiques complexes, mais aussi durant la pratique de son hobby préféré, soit de bricoler des ordinateurs pour les rendre silencieux, se rendant compte qu’avec la chaleur émise par les appareils, il pouvait créer un système de chauffage.
Mais, de l’idée à l’application, quelques années passèrent, avant de rencontrer son binôme Miroslav Sviezeny, et donc de créer Qarnot Computing en 2010, rendant au passage un hommage au physicien Sadi Carnot (1796-1832), pionnier de la thermodynamique, la lettre Q faisant elle référence au symbole physique de la chaleur.
Partant donc du principe que les data centers (centres de traitement de données) sont particulièrement coûteux et énergivores (8 % de l’électricité française et 3 % à l’échelle mondiale), car produisant de la chaleur en grande quantité, obligeant en cela à la construction à côté des centrales électriques pour les refroidir, l’idée fut justement d’utiliser cette chaleur en créant après trois ans d’études Q.RAD, radiateur intelligent connecté à internet, renfermant en son cœur trois ordinateurs ultra-puissants, utilisés à distance par des entreprises pour faire des calculs informatiques, et produisant grâce à des processeurs de la chaleur diffusée par la suite dans les systèmes de chauffage.
Aujourd’hui, après avoir reçu le prix « Popular Mechanics » au CES de Las Vegas de cette année, consacrant la nouvelle version 2.0 du Q.rad, considérée comme l’une des dix innovations susceptibles de changer l’avenir, la société Qarnot Computing chauffe déjà une centaine de foyers à Paris, les locaux de l’école Paristech où son fondateur obtint son diplôme d’ingénieur, 700 radiateurs pour la banque BNP Paribas avec l’utilisation de 5 % de ses calculs, des locaux chez Disney, au sein du groupe Air Liquide, avec en point de mire le Conseil départemental de Gironde et d’autres sites de grands comptes, collectivités locales ou EHPAD (hôpitaux), souhaitant utilisés à leurs profits cette alternative écologique, reconnue également par l’acteur Arnold Schwarzenegger dans son rapport de l’ONG R20, remis durant la COP21, spécifiant que cette technologie innovante pourrait économiser 5 millions de tonnes de C02 par an.
Donc, écologique, mais aussi social, car le principe de ce système, est justement de chauffer à titre gratuit, comme cette centaine de logements sociaux de la Mairie de Paris, tout en faisant payer les clients par la vente notamment des radiateurs aux bailleurs sociaux ou aux entreprises, en leur demandant 25 centimes par heure de calcul.
Ce qui fait qu’en 2015, elle a pu dégager un bénéfice de 150 000 €, et réaliser un chiffre d’affaires de 1 million d’Euros.
Seulement, pour accompagner son ambition internationale, elle se devait également de trouver un financement plus important pour continuer à innover, et c’est le fonds de Colony Data4 (www.data4group.com), spécialisé dans la gestion de « data centers », qui vient de lui octroyer 2,5 millions d’Euros, lui permettant dès à présent de se déployer sur les marchés historiques de ce fonds que sont l’Europe du Nord et l’Italie, lorgnant bien évidemment sur les Etats-Unis, pays d’origine du groupe Colony Capital (www.colonyinc.com), actionnaire du groupe français Accor, garant d’un potentiel énorme pour cette encore jeune société d’une vingtaine d’employés, mais ambitieuse.
Vivement donc les hivers prochains.
Jacques Samela
Sources :
. Ecoreseau n° 27
. Les Echos du 29/12/15 et du 29/01/16
. Le Parisien Economie du 25/01/16
. Management / Avril 2016
Prix de l'inventeur européen 2016 (suite)
. Le Prix de l'Inventeur européen a récompensé divers travaux améliorant les pratiques médicales, dont deux français sur quatre.
Le français Alim-Louis Benabid est ainsi lauréat pour son procédé de stimulation cérébrale profonde (SCP). Le neurochirurgien et physicien vient donc d’être récompensé du Prix de l’Inventeur européen dans la catégorie Recherche.
Son procédé de stimulation cérébrale profonde (SCP) à haute fréquence lui a déjà valu de nombreux prix et consiste à stimuler électriquement certaines régions du cerveau grâce à une électrode.
Cela permet de limiter les tremblements liés à certaines maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson. Déjà utilisé sur plus de 150 000 patients, cette technique évite des opérations chirurgicales lourdes.
Une autre chercheuse française s’est distinguée elle grâce au prix du public. Il s’agit d’Helen Lee, responsable de l'unité de développement des diagnostics (DDU) de l'Université de Cambridge, pour son kit de diagnostic médical de dépistage de maladies telles que le VIH, l'hépatite B et la Chlamydia.
Simple d’usage et peu cher, ce matériel est utile dans les pays en voie de développement.
Samba, tel est le nom de ce kit, acronyme de Simple Amplification Based Assay, a déjà servi à dépister plus de 40 000 personnes.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou relire le complément d'informations du 09 juin 2016.


















































