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Longchamp, du Sultan à la maison unique

Publié le par Jacques SAMELA.

Tout commence dans les années 30, au sein d’une petite civette* appelée « Au Sultan », et située bd Poissonnière à Paris. Jacques Cassegrain et sa femme y commercialisent des articles pour fumeurs, notamment des pipes à tabac gainées de cuir, tant appréciées des troupes alliées au sortir de la deuxième guerre mondiale, qu’elles furent vendues par la suite dans les magasins approvisionnant les bases américaines de par le monde.

Pour autant, le succès n’arrête pas Jean Cassegrain, au contraire même. Il continue d’innover, tout en se diversifiant, avec notamment la confection de portefeuilles pour homme, ou encore ce qui semble être la genèse de son activité dans la maroquinerie, un porte habit en agneau souple.

Donc, petit à petit, les articles en cuir pour hommes prennent la place des articles pour fumeurs, avec un lancement officiel dans la maroquinerie en 1955.

Entre temps, la société « Jean Cassegrain et Compagnie » est créée, mais, déjà utilisée par un membre de sa famille, il est obligé d’abandonner ce nom, l’obligeant à la réflexion et à l’inspiration. Inspiration qu’il trouvera en passant près du champ de course de Longchamp où se trouvait le dernier moulin de Paris, clin d’œil à son nom.

La marque Longchamp (www.longchamp.com) naît en 1948.

Pour le logo, c’est un illustrateur de l’époque, Turenne Chevallereau, qui le trouvera, s’inspirant d’un dessin datant du 19ème siècle, et donnant le motif maintenant reconnu dans le monde entier, le cheval de course au galop. Car, à nouveau, ayant pensé à ce moulin, vu près du champ de course de Longchamp, toujours le même clin d’œil à son nom de famille, il dut malgré tout renoncer, en raison d’une nouvelle utilisation familiale. C’est donc le cheval au galop qui l’emportera sur la ligne d’arrivée.

Ensuite, soucieux d’une qualité et d’un savoir-faire à la française, il fit appel à un couple d’artisan près d’Angers, les Lallet, pour fabriquer divers articles. Racheté quelques années plus tard, le petit atelier de l’époque est devenu aujourd’hui la plus grosse unité de production des huit usines du groupe.

A partir des années 60, Jean Cassegrain parie sur la croissance du trafic aérien et donc du voyage avec l’ouverture d’une boutique à l’aéroport d’Orly, suivi d’une seconde à l’aéroport de Roissy, mais aussi sur l’international avec la commercialisation de ses produits dans une centaine de pays dont les Etats-Unis, où Elvis Presley devenant un inconditionnel de la marque, en collectionna les objets les plus significatifs.

En 1972, avec la disparition tragique de son créateur, remplacé par son fils Philippe, une nouvelle ère commence, marquant au passage une continuité familiale non démentie encore aujourd’hui. J’en reparlerai.

En effet, une nouvelle ère commence, avec une immersion remarquée dans le monde des bagages et des sacs, appuyée notamment par une idée, soit, celle de détourner la toile de nylon militaire, plus légère et plus solide que les matières utilisées à l’époque, rendant les bagages plus souples et plus légers, alors que la règle et la mode était aux bagages plutôt rigides. L’un de ses produits phares, s’appelle donc l’Xtra bag, avec comme particularité, de pouvoir se plier en quatre, et donc de pouvoir se ranger dans une petite pochette. Ce modèle sera à l’origine du sac Le Pliage, commercialisé en 1993.

Entre-temps, c’est la ligne appelée LM qui fait son apparition, en 1979, avec en parallèle l’abandon total des produits pour les fumeurs, au profit d’une ligne de maroquinerie s’adressant à une clientèle plus féminine. Dessiné par Philippe Cassegrain, le sac LM est tout d’abord destiné au marché japonais, où il rencontre un succès non démentie aujourd’hui encore.

D’autres modèles vont contribuer à assoir la réputation de la marque, en l’occurrence le Veau Foulonné en 1980, et la collection Derby en 1982, mais c’est surtout avec le modèle devenu culte, Le Pliage, qui lancé en 1993, est devenu le plus gros succès et le sac le plus vendu au monde avec près de 30 millions d’exemplaires dans le monde. Son inspiration n’est autre que le modèle Xtra bag, imaginé lui dans les années 70 (voir plus haut).

Aujourd’hui, après plus de vingt ans d’existence, Le Pliage s’écoule encore à plus de 2 millions d’exemplaires, et représente pas loin de 50 % du chiffre d’affaires de la marque.

Afin d’accompagner cette reconnaissance, toujours plus internationale, la marque est gérée aujourd’hui de mains de maitres par le fils du créateur Philippe, son épouse Michèle, qui s’occupe de la direction des boutiques Longchamp en Europe, et surtout par ses petits-enfants, Jean, directeur général, Olivier, qui s’occupe des boutiques aux Etats-Unis, et Sophie Lafontaine, directrice générale et artistique de la marque. Une vraie société familiale (voir le dossier du 12 octobre 2015).

Mais, loin de rester sur des acquis, la nouvelle génération suit les pas de leur ainé, en bousculant justement ce qui a fait la notoriété de la marque, notamment en faisant appel en 2006 au top model Kate Moss, en ruptures de contrats, suite à la divulgation d’une photo compromettante. Le partenariat durera huit ans, et elle deviendra même créatrice de sacs en 2010, avec le lancement de sa collection Kate Moss for Longchamp.

Labélisée en 2007 par l’Etat français comme « Entreprise du patrimoine vivant », faisant partie de ce que l’on appelle les 3L de la maroquinerie française avec lancel (www.lancel.com), et Lamarthe (www.lamarthe.org), d’autres partenariats, comme avec la marque Eres (www.eres.fr), ou encore le créateur Jeremy Scott pour le sac pliage, ont permis à la marque Longchamp de se faire une place de choix dans le luxe à la française, avec aujourd’hui une présence de plus en plus marquée dans le domaine du prêt à porter et des souliers. Un film étant même attendu d’ici peu sur les réseaux sociaux et le site de la marque, intitulé « Ladies Ladies Ladies », appuyant justement sur cette diversification en cours, garante d’une croissance non démentie, avec pour la première fois depuis sa création un chiffre d’affaires de 495 millions d’Euros en 2014, contre 462 millions d’Euros en 2013.

Et avec plus de 100 boutiques et 2 000 points de vente dans le monde, plus de 2 000 employés, une présence toujours aussi marquée dans le monde du numérique, mais surtout un état d’esprit familial, toujours aussi ouvert à la nouveauté, à la capacité de se renouveler pour se démarquer des autres marques du luxe français, le groupe Longchamp peut se targuer aujourd’hui d’être l’un des seuls, si ce n’est le seul à ne pas être pas dans le giron des très grands du luxe français.

Gageons donc que la génération d’aujourd’hui, et celle de demain sauront donner l’impulsion nécessaire pour que cela continue, mais en famille bien sûr.

* Civette : Bureau de tabac à priser.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. Livre "Longchamp". Editions de la Martinière

. www.ville.segre.fr/Longchamp-une-marque

. www.fashionmag.com

. www.inandout-blog.com/2012/01/lhistoire-de-longchamp/

Photos :

. N° 1 : Couverture du livre Longchamp des Editions de la Martinière

. N° 2 et N° 3 : © Archives Longchamp

. N° 4 et N° 5 : © Philippe Garcia

. N° 6 et N° 7 : © Adrian Wilson

Longchamp, du Sultan à la maison unique
Longchamp, du Sultan à la maison unique
Longchamp, du Sultan à la maison unique
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Publié dans L'entreprise du mois

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Novembre 2015

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 1er novembre 2015

. 6ème édition du TEDxParis sur le thème des (R)évolutions françaises

www.tedxparis.com

Du 02 au 06 novembre 2015

. Batimat

www.batimat.com

Du 04 au 05 novembre 2015

. Salon Eureka à Clermont-Ferrand

www.salon-eureka.com

Du 04 au 07 novembre 2015

. Semaine économique de la méditerranée à Marseille

www.semaine-eco-med.com

Le 06 novembre 2015

. Colloque « La petite hydroélectricité en ce début du 21ème siècle » à Grenoble

www.hydro21.org

Du 06 au 08 novembre 2015

. Salon du MADE IN France (MIF) à Paris

www.mifexpo.fr

Le 10 novembre 2015

. 15ème édition des projets urbains à Paris

www.projetsurbains.com

Le 17 novembre 2015

. EY – T-DAY / Positive Disruption

lgourmelon@lesechosmedias.fr

Du 17 au 19 novembre

. Europack Euromanut CFIA

www.europack-euromanut-cfia.com

Du 17 au 19 novembre 2015

. Salon des maires et des collectivités locales

www.salondesmaires.com

. Cartes Secure Connection

www.cartes.com

Du 17 au 20 novembre 2015

. Midest

www.midest.com

Du 18 au 19 novembre 2015

. 6ème édition de la conférence fatigue design à Senlis

www.fatiguedesign.org

. Les rendez-vous Carnot 2015

www.rdv-carnot.com

Du 18 au 20 novembre 2015

. Mapic à Cannes

www.mapic.com

Le 23 novembre 2015

. Les rencontres de la transmission d’entreprise (TRANSFAIR)

www.transfair.pro

. Les trophées de l’innovation à Grenoble

www.trophees-innovation-bref.com

Novembre 2015

Publié dans Agenda

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Chute des défaillances d'entreprise

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu et lu dans Les Echos du 13 octobre 2015
Vu et lu dans Les Echos du 13 octobre 2015

Vu et lu dans Les Echos du 13 octobre 2015

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CICE : 15 milliards d'Euros pour les entreprises

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu et lu dans Les Echos du 16 septembre 2015
Vu et lu dans Les Echos du 16 septembre 2015

Vu et lu dans Les Echos du 16 septembre 2015

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Les experts-comptables redynamisent l'entreprise

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu et lu dans Les Echos du 13 août 2015.
Vu et lu dans Les Echos du 13 août 2015.

Vu et lu dans Les Echos du 13 août 2015.

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Les séniors et la croissance

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu et lu dans Les Echos du 15 septembre 2015
Vu et lu dans Les Echos du 15 septembre 2015

Vu et lu dans Les Echos du 15 septembre 2015

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DRH et Compétitivité ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu et lu dans Les Echos du 07 septembre 2015.
Vu et lu dans Les Echos du 07 septembre 2015.

Vu et lu dans Les Echos du 07 septembre 2015.

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Sigfox (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

. Pour plus d'information, lire ou relire l'article du 24 mars 2015, intitulé Sigfox, l'envol du papillon.

Vus et lus dans Les Echos du 19 août 2015, du 02 et du 17 septembre 2015
Vus et lus dans Les Echos du 19 août 2015, du 02 et du 17 septembre 2015
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Vus et lus dans Les Echos du 19 août 2015, du 02 et du 17 septembre 2015

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Les entreprises familiales, pérennité et compétitivité

Publié le par Jacques SAMELA.

Dans un contexte toujours difficile pour l’économie française, et donc pour ses entreprises, il en est une qui résiste mieux que les autres, l’entreprise familiale.

En effet, d’après une enquête réalisée en 2013 par le cabinet PWC (www.pwc.fr) et la Family Business network (www.fbn-i.org), entité regroupant les entreprises familiales dans le monde, 32 % d’entre elles ont enregistrées une hausse supérieure à 5 % de leur C.A., tout en consacrant près de 5 % en R&D. C’est ce que l’on appelle l’innovation persévérante.

Mais, au-delà de ces chiffres, tentons de comprendre au mieux les clés de ce succès, par ce qui me semble être les règles premières de toute entreprise familiale.

Donc, tout d’abord, le contrôle du capital.

En effet, avec le souhait de garder le capital de l’entreprise en famille, plutôt que de passer par des éléments extérieurs comme les banques ou des actionnaires financiers, plus enclins à attendre des profits rapides, celles-ci privilégient donc un actionnariat familial stable, faisant preuve de prudence dans leur stratégie de développement et d’investissements, tout en se donnant une grande liberté d’action avec des chaines de gouvernance courtes, et des décisions prisent rapidement quand il le faut, gage d’efficacité.

Ensuite, le souci du long terme.

On dit d’elles qu’elles raisonnent en termes de génération plutôt que de mois, qu’elle ont donc une vocation trans-générationnelle, et que s’inscrire dans le long terme constitue justement pour elles un objectif et une valeur à pérenniser, car tous les dirigeants de ces structures savent qu’en cas de bêtises, ce seront leurs descendants et donc la famille au final, qui paieront les pots cassés.

Et enfin, les valeurs humaines.

Alors qu’une majorité des salariés français ne se sentent pas toujours valorisés au sein de leur entreprise, dans ces structures familiales, c’est plutôt le contraire. En effet, les dirigeants, connaissent plutôt bien leurs employés, pour certains même depuis leur prime jeunesse, car ayant fréquenté les mêmes écoles, sont souvent plus à l’écoute de ceux-ci justement, plus proches d’eux, et attentifs à leur bien-être, avec comme conséquences, quand des faits que l’on appelle les variables conjoncturelles les y obligent, à être plus impliqués et plus enclins à accepter des sacrifices primordiaux pour la survie de leur entreprise.

Et, quand on sait que le turn-over du management dans ce genre de structure est limité, avec notamment une moyenne de 14 ans pour un directeur général, au lieu de 7 ans dans les autres entreprises, les salariés y trouvent donc au final un havre de paix et de stabilité, gage d’une productivité supérieure à la norme, et donc d’une compétitivité pérenne.

Cependant, tout n’est pas parfait, car par exemple, à l’heure de l’internationalisation des échanges, et à part des groupes comme Michelin, Decaux ou encore Longchamp (voir dossier futur), plus petit en taille, mais de renommée mondiale, nombre de ces entreprises n’ont aucune ou peu activités à l’international, dû justement à leur taille, car composé en grande partie de TPE ou PME, soit 83 % des entreprises familiales françaises, avec des difficultés à trouver des zones de croissance autres que locales, ce qui démontre d’un fort ancrage territorial, mais un frein à leur expansion.

Et ensuite, qui dit familial, dit succession, et là, on touche à une problématique cruciale, soit qu’une entreprise créée puisse rester dans le giron familial pendant plusieurs générations.

En effet, en France, contrairement à l’Allemagne ou l’Italie, les dirigeants de ces entreprises attendent souvent trop longtemps pour organiser leur succession, ce qui fait que seulement 10 % restent justement familiales. Les raisons, principalement la difficulté de trouver parmi les héritiers le bon profil, et pour les créateurs de passer la main, œuvre d’une vie, de leur vie. Et pourtant, ces étapes sont très importantes, car aujourd’hui, au vu du nombre d’entreprises centenaires, soit près de 1 400, il y a une entreprise familiale centenaire (EFC) qui disparaît chaque mois. Mais, fort heureusement, beaucoup résistent, et ont même pour certaines dépassées ce nombre, comme par exemple le groupe Saint-Gobain (www.saint-gobain.com), anciennement Manufacture Royale des Glaces de Miroirs, et qui, avec 570 ans d’existence, lui vaut d’être aujourd’hui la plus ancienne entreprise familiale française.

Sans oublier également que ces entreprises centenaires représentent près de 125 000 emplois et un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions d’Euros. A ne pas négliger donc.

Et à ne pas négliger non plus, l’attractivité de ces structures auprès de la population française, soit près de sept actifs sur dix, très attachée à des valeurs peu usitées dans les autres entreprises, et déjà vues plus haut, soit le sens des valeurs, l’authenticité, les notions de fidélité, l’engagement des dirigeants à long termes, mais aussi un climat social apaisé, et un espace de dialogue entre collaborateurs et dirigeants.

Donc, oui l’entreprise familiale peut être un modèle à suivre pour les autres entreprises, en mettant justement l’accent sur la stabilité, la logique du long terme, et privilégier les ressources humaines, avec pour objectif de sceller un accord de partenariat entre les principales forces vives de l’entreprise.

C’est ce que certains appellent un « changement de paradigme ».

Rendez-vous d’en plusieurs années.

Jacques Samela

Sources :

. Les Echos du 07/10/2013

. Les Echos du 15/01/2014

. Les Echos du 21/10/2014

. L’Usine Nouvelle du 12/06/2015

. Les Echos du 08/06/2015

. La Tribune du 29/09/2015

www.fbn-france.fr

www.efc-centenaires.fr

www.entreprises-familiales.com

www.economie.gouv.fr/transmettre-mon-entreprise

. Family Business Network / Montreux / 14 – 17 octobre 2015

www.fbnsummit.org

. Trophées de l’entreprise familiale

www.tropheedeschenes.fr

. A lire :

La stratégie du propriétaire, enquête sur la résilience des entreprises familiales face à la crise. Alain Bloch, Nicolas Kachaner, Sophie Mignon. Editions Pearson.

Les entreprises familiales, pérennité et compétitivité
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Publié dans Les dossiers

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FabLab (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

. Pour plus d'informations, lire ou relire le dossier du 05 mai 2015, intitulé "FabLab, la création collaborative au service de l'innovation".

Vus et lus dans les Echos du 07 et du 22 septembre 2015.
Vus et lus dans les Echos du 07 et du 22 septembre 2015.
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Vus et lus dans les Echos du 07 et du 22 septembre 2015.

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