La France, son attractivité
Attractivité : pourquoi la France s'en sort selon Pascal Cagni, président de Business France
Par Grégoire Normand | 21/11/2018, La tribune
À la veille d'un conseil national de l'industrie très attendu au Grand Palais, Pascal Cagni, président de Business France, revient sur le bilan de la France en matière d'attractivité tant au niveau des investisseurs que des étudiants.
À l'occasion de la publication du tableau de bord de l'attractivité réalisé par l'agence Business France, la Tribune a interrogé l'ancien patron d'Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique de 2000 à 2012, et fondateur et directeur général du fonds londonien C4 Ventures, sur les résultats de la France.
LA TRIBUNE - Quels sont les principaux enseignements du dernier tableau de bord de l'attractivité établi par Business France ?
PASCAL CAGNI - La France est en train de bâtir un cadre dans lequel elle réussit à attirer un maximum d'investisseurs étrangers sur son territoire. Si les entreprises étrangères représentent moins de 1% du total, elles emploient près de 11% des salariés français. Elles représentent 21% des efforts de recherche et développement et contribuent à hauteur de 30% aux exportations. L'enjeu n'est pas seulement d'ouvrir la voie à des investisseurs étrangers qui viendraient pour tirer partie du territoire. C'est aussi avoir des entreprises qui participent à la création de richesse nationale et aux efforts de recherche et développement au niveau national.
L'autre principale conclusion est que, contrairement à certains discours ambiants, la France est une économie ouverte et accueillante. Cela fait partie d'une stratégie construite autour d'un multilatéralisme qui permet de protéger les peuples bien plus que les nationalismes ou les diverses formes de protectionnisme. Cela se traduit par des flux d'étudiants et d'investissements entrants importants.
Lors de notre précédent rapport au mois d'avril, nous avions montré qu'en 2017 nous avions une croissance de 16% du nombre de projets d'investissements d'entreprises étrangères en France. Ce qui est le meilleur chiffre depuis 10 ans. Le cabinet Ernst and Young a confirmé que nous étions en train de dépasser de l'Angleterre et de rattraper l'Allemagne qui a pourtant une économie bien plus importante.
Comment la France se situe-t-elle en termes d'innovation dans le monde ?
Le tableau de l'attractivité montre que nous sommes un pays innovant par rapport à des pays comparables. Quand on regarde les résultats en matière de dépôts de brevets, la France est le quatrième pays au monde. Et le phénomène devrait se renforcer avec le gouvernement qui a décidé d'étendre le taux réduit au dépôt de brevet pour les logiciels. Nous comptons environ un million d'ingénieurs et 40.000 sont formés chaque année. La recherche et développement est favorisée par le crédit d'impôt recherche et le statut de jeune entreprise innovante. Les institutions de recherche, qui étaient parfois perçues comme poussiéreuses il y a 15 ans, sont aujourd'hui vues comme un atout dans la course à l'intelligence artificielle ou à la blockchain. L'Inserm, l'Inria, le CNRS sont aujourd'hui réputés dans le monde.
Quels sont les autres atouts de la France ?
Il y a une meilleure culture d'entreprise avec un environnement d'affaires favorable. Dans un grand nombre d'écoles de commerce ou d'ingénieurs, beaucoup d'étudiants veulent créer leurs entreprises. Cette dynamique se retrouve dans les chiffres de créations d'entreprises. Il y a une création nette plus forte que dans les autres pays, même quand on neutralise l'effet des microentreprises. L'entrepreneuriat est favorisé également par la rapidité à créer des entreprises qui est supérieure à celle de l'Allemagne ou du Royaume-Uni. La loi Pacte devrait encore accélérer ce mouvement.
On est à la veille d'une reconquête industrielle. La France est passé du label de la French Tech à celui de la French Fab. Plus de 3.000 entreprises de qualité se sont engagées pour former leurs salariés à l'industrie 4.0. Pour la première fois depuis 15 ans, le solde d'emplois créés dans l'industrie est positif. Le nombre de créations d'usines est supérieur au nombre de destructions. Seul 12% de notre PIB provient de l'industrie contre 23% en Allemagne. On doit reconquérir notre industrie.
Dans quelle mesure les investissements directs étrangers et les entreprises étrangères ont-ils contribuer à créer des emplois ?
En 2017, 1.298 projets d'investissements étrangers ont été recensés. Ces projets ont permis de garder, conserver ou créer plus de 30.000 emplois. Sur les 28.000 entreprises étrangères implantées en France, le stock d'emplois est évalué à 2 millions. La fonction production est la première contributrice en termes de créations d'emploi avec 16.213
emplois.
Combien d'étudiants étrangers viennent en France chaque année ?
Avec plus de 245.000 étudiants en mobilité internationale, la France maintient sa quatrième place au niveau mondial comme pays d'accueil des étudiants internationaux après les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, mais avant l'Allemagne. Et sur les 75.000 doctorants que compte la France, 40% sont étrangers. L'objectif du gouvernement serait d'atteindre 500.000 étudiants étrangers.
Les frais d'inscription pour les étudiants étrangers non issus de l'espace économique européen devraient augmenter comme l'a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe lundi dernier. N'est-ce pas un mauvais signal pour l'attractivité de la France ?
Je ne pense pas que c'est à cause de ça que la France ne va pas attirer les talents. Si aujourd'hui les étudiants étrangers veulent venir sur le territoire français, ce que la France leur offre est monétisable à la sortie. La France peut mettre en place un bon arsenal d'aides, de bourses à travers les fondations d'entreprises pour aider les étudiants les plus démunis à venir se former et participer à la construction de la richesse nationale comme la France l'a fait pour des générations d'Italiens ou de Polonais. Les bons élèves devraient avoir les ressources pour venir faire des études sur notre territoire. La France reste beaucoup moins cher que le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou l'Australie par ailleurs.
Le mouvement des gilets jaunes ne risque-t-il pas de dégrader l'image de la France à l'étranger ?
Il serait facile de se plaindre et de faire une autoflagellation. Les investisseurs étrangers et patrons d'entreprises sont attentifs à la tendance des réformes qui rend la possibilité de créer des entreprises et donc des emplois. Le fait que le Premier ministre dimanche dernier a reconnu une certaine crainte et en même temps réaffirmé que les réformes allaient se poursuivre est perçu de manière positive. Par ailleurs, le contexte géopolitique actuel est favorable à la France. En Europe, la montée des populismes en Italie, la poussée de l'extrême droite en Autriche et le Brexit contribuent à renforcer l'image de la France comme un îlot de stabilité.
Décembre 2018
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. Transfair / www.transfair.pro
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Journée pour faciliter le rebond des entrepreneurs
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L’évènement des fournisseurs de solutions de technologies pour les besoins de la Supply Chain
Le 12 décembre 2018
. Fin&Tech Community / www.finance-innovation.org
Fintech et finance de demain
Le 13 décembre 2018
. Trophées des cartes innovantes / www.point-banque.fr
. Meetup des rebondisseurs français / www.lesrebondisseursfrancais.fr
Le rendez-vous de l'Europe : L'€uro
Alors qu’à bientôt 20 ans d’existence, certains veulent déjà l’abandonner pour revenir aux monnaies nationales, ce que d’autres estiment dangereux pour l’ensemble des pays l’ayant adopté, et donc pour l’Union Européenne dans son ensemble.
Voici donc un petit rappel du pourquoi et du comment de sa création.
C’est donc avec le traité de Maastricht (1992) aux Pays-Bas que tout a commencé, avec la création par les douze membres de la CEE (Communauté Economique Européenne) d’une union économique et monétaire et d’une monnaie unique.
Entré en vigueur en 1999, il a pour objectif de faciliter les échanges commerciaux entre ses membres, mais pas seulement, car à notre échelle de citoyen européen lambda, quelle facilité de pouvoir voyager dans les pays membres, sans pour cela se démener pour faire du change, rarement à notre bénéfice, n’est-ce pas ?
Ensuite, sa création donne également naissance à la Banque Centrale européenne (un prochain sujet), chargée de contribuer à la stabilité des prix en y limitant l’inflation, avec à la clé, l’obligation pour les membres de maintenir leur niveaux de déficit à 3 %, et de dette publique à 60 % du PIB. Ce qui aujourd’hui, vous le savez bien, semble difficile à tenir pour certains, dû notamment, mais pas seulement, à la crise américaine dite des « Subprimes » de 2008, ayant mis en évidence certaines lacunes importantes, comme le manque de convergences entre les différentes économies, des mécanismes de solidarité inefficaces, et une faiblesse criante des banques européennes.
Conscients de ces faiblesses, les membres décidèrent donc d’y remédier, en instaurant diverses mesures comme le Semestre européen, permettant de mieux contrôler les comptes de chaque état, et donc d’éviter tout dérapage budgétaire, la mise en place du mécanisme européen de stabilité, apportant, sous conditions, une aide financière aux états et aux banques en difficulté, et le rachat par la BCE des dettes des états en grande difficulté.
Mais pour beaucoup, notamment la France, le processus est loin d’être terminé, puisqu’au de-là d’un renforcement de la zone Euro accepté par tous, la création d’un budget spécifique semble être une des réponses forte parmi tant d’autres, à charge de la faire accepter par tous, ce qui est encore loin d’être le cas. En réflexion donc.
Sinon, aujourd’hui, 19 pays sur les 27 que compte l’Union Européenne sont donc membres de la zone Euro, avec pour les nouveaux venus l’obligation de satisfaire aux critères que sont à nouveau un déficit public inférieur à 3 % du PIB, une dette publique inférieure à 60 % du PIB, une inflation maîtrisée, une indépendance de la banque centrale du pays, et une stabilité de la devise nationale durant deux ans au sein du MCE II (mécanisme de taux de change européen). Cependant, aujourd’hui, le processus est actuellement en pause.
Mais pour la petite histoire, sachez que Andorre, Monaco, Saint-Marin, le Vatican, le Monténégro et le Kosovo, utilisent eux aussi la monnaie unique.
Et pour être encore plus complet, vous trouverez ci-dessous quelques informations supplémentaires, vous permettant je l’imagine, de vous faire votre propre idée.
Jacques Samela
Sources :
. https://www.touteleurope.eu/actualite/l-economie-europeenne-et-l-euro.html
. https://www.economie.gouv.fr/facileco/causes-crise-leuro
. https://europa.eu/european-union/about-eu/money/euro_fr
. https://www.ecb.europa.eu/euro/html/index.en.html
. https://www.infinance.fr/articles/bourse/forex/article-l-euro-histoire-et-caracteristiques-66.htm
. https://www.touteleurope.eu/les-pays-membres-de-la-zone-euro.html
Vu et lu dans le "Petit guide de l'euro" de la Commission européenne / Office des publications / www.ec.europa.eu
Une brève histoire de l'euro
L’euro fait partie du paysage financier depuis le 1er janvier 1999; il est dans notre poche depuis le 1er janvier 2002. La naissance d'une monnaie unique européenne a demandé des décennies de préparation.
- 2015 Le dernier pays à avoir adopté l'euro est la Lituanie, le 1er janvier 2015.
- 1957 Tout a commencé avec le Traité de Rome, signé en 1957, qui a fixé pour objectif à l'Europe la création d’un « marché commun » en vue d’accroître la prospérité économique et de contribuer à « une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens ». Cependant, l'union économique et monétaire et la monnaie unique n'apparaissaient pas dans ce texte.
- 1970 Il faut attendre le Rapport Werner (fin 1970), pour que la Communauté européenne envisage l'union monétaire. Les turbulences monétaires de l'époque et la fin des accords de Bretton Woods empêcheront ce projet d'aboutir.
- 1985 La Communauté européenne adopte le projet d'un marché unique européen. Il apparaît vite qu'il doit être complété par une monnaie unique.
- 1989 Le Rapport Delors sur l'Union économique et monétaire propose un plan en trois phases pour arriver à la création d'une monnaie unique et d'une banque centrale européenne. Il relance les discussions sur le Traité de Rome.
- 1992 Le Traité de Maastricht transforme la Communauté européenne en une Union Économique et Monétaire complète. Les participants s'imposent une série de critères macroéconomiques à respecter impérativement pour pouvoir participer à l'Union monétaire.
Les critères de Maastricht - 1995 L'engagement formel des 15 États membres en faveur d'une monnaie unique, assorti d'un calendrier, sont adoptés au Sommet européen de Madrid, sur la base du Livre vert établi par la Commission européenne sur les modalités pratiques du passage.
- 1997 Le Pacte de stabilité et de croissance est adopté par tous les pays membres au Conseil européen d'Amsterdam. Pour les pays qui adhéreront à l'euro, il fixe certaines contraintes communes en matière de finances publiques, principalement un plafond (3 %) pour le déficit budgétaire, et prévoit des sanctions financières. Ces contraintes sont nécessaires dans un système dissymétrique où les pays de la zone euro ont une politique monétaire unique, tandis que la politique budgétaire reste nationale.
Le Pacte de stabilité et de croissance (site de la Commission européenne) - 1999 La troisième phase de l'union économique et monétaire débute le 1er janvier. Les taux de change des monnaies participantes sont fixés de manière irrévocable. Les États de la zone euro mettent en œuvre une politique monétaire unique. L'euro est introduit comme monnaie légale.
Jusqu'en 2001, l'euro n'existe que sous forme scripturale (chèques, virements, cartes bancaires). Les paiements aux administrations fiscales et sociales peuvent se faire en franc belge ou en euro, il n'y a ni interdiction, ni obligation d'utiliser la monnaie unique.
La Grèce adopte l'euro en janvier 2001. - 2002 Le 1er janvier, apparition des pièces et des billets en euro et début du retrait du franc belge. La période de double circulation euro/monnaie nationale s'est terminée, en Belgique, le 28 février 2002.
- 2004 Au mois de mai, dix nouveaux pays rejoignent l'Union européenne et s'engagent ainsi à adopter à terme l'euro comme monnaie.
- 2007 Le 1er janvier, la Bulgarie et la Roumanie rejoignent l'Union européenne et s'engagent ainsi à adopter à terme l'euro comme monnaie. La Slovénie rejoint la zone euro.
- 2008 L'entrée de Chypre et de Malte dans la zone euro, le 1er janvier 2008, porte à quinze le nombre de pays de l'Union européenne ayant adopté la monnaie unique.
- 2009 Le 1er janvier, la Slovaquie rejoint la zone euro.
- 2011 L’Estonie devient, le 1er janvier 2011, le dix-septième État membre participant à la zone euro.
- 2014 Le 1er janvier, la Lettonie devient le dix-huitième État membre à rejoindre la zone euro.
Vus et lus dans Le Monde du 19/05/18, Capital de janvier 2018, Alternatives Economiques de novembre 2018
Et si vous voulez intervenir dans l'Europe de demain, n'hésitez-pas à remplir le questionnaire dont voici le lien :
https://ec.europa.eu/consultation/runner/future-of-europe
Et comme d'habitude maintenant, faites passer.
France-Japon, coopération approfondie (協力 kyouryoku 重要な juuyou na)
En cette année 2018, se célèbre le 160ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Japon, d’où ce sujet consacré au deuxième partenaire commercial de la France en Asie, et le premier investisseur asiatique dans l’hexagone.
3ème puissance économique avec un PIB nominal de 4 300 Mds €, la France est à 2 300 Mds €, la situation du Japon se caractérise aujourd’hui par le fait que malgré la taille de son excédent, le 2ème au monde, une position de leader dans la R&D avec 3,5 % du PIB en 2016 , soit au 2ème rang au sein de l’OCDE, une croissance prévue pour 2018 de 1,2 %, il doit faire face à une dette publique représentant plus de 230 % du PIB en 2016, heureusement détenus par 90 % de créanciers japonais, ce qui fait que ce problème, qui peut en être un pour d’autres, ne le pénalise outre mesure, mais également, le Japon doit faire face à un problème démographique important pour son avenir, avec le vieillissement et la diminution de la population, rendant la situation des entreprises à termes problématiques, entrainant une augmentation des coûts du travail, diminuant en cela la compétitivité du pays.
Mais, conscient de ce problème à venir, le gouvernement actuel souhaite justement déposer un projet de loi autorisant l’accueil de davantage de travailleurs étrangers, avec un visa permettant à ceux ayant des qualifications inférieures à celles habituellement requises, de pouvoir travailler pendant une durée de cinq ans. Une révolution ? Une obligation surtout.
Sinon, en ce qui concerne les rapports économiques entre la France et le Japon, il faut donc savoir que les échanges commerciaux se sont élevés en 2017 à 16,28 Mds €, avec notamment 65 projets d’investissements détectés, faisant du Japon le 5ème pays investisseurs dans l’hexagone, à égalité avec la Chine, permettant la création ou le maintien de 1 926 emplois.
Et sur ces investissements, 70 % se sont portés vers des secteurs industriels, comme dans celui des machines et équipements mécaniques (12 %), l’automobile (12 %), ou encore le textile (12 %), avec comme région privilégiée, l’Ile de France avec 29 % des projets, suivi par la région Grand Est, avec elle, 22 % d’investissements recensés.
En tout et pour tout, la présence japonaise se résume à 490 entreprises, employant 74 000 salariés, avec Toyota Motor Corporation comme exemple phare, et dont l’usine principale est située à Onnaing dans les Hauts de France.
En ce qui concerne les exportations françaises, elles se sont élevées en 2017 à 6,359 Md€uros, soit une augmentation de 1,77 %.
Et ce n’est pas près de s’arrêter, car le 13 juillet dernier, une déclaration conjointe sur la coopération franco-japonaise dans les domaines de l’innovation et de l’économie digitale, a été signée, afin d’approfondir leurs coopérations dans les nouvelles technologies que sont l’IA, le Big Data, l’IoT, et la 5G, permettant le développement réciproque de start-up, avec par la suite l’ouverture d’un premier hub japonais en Europe, appelé « Global Acceleration Hub », petit frère de celui de la French Tech, installé au japon depuis 2015, appelé lui le « French Tech Tokyo » (www.tokyo.lafrenchtech.com).
Et en soutien avec le Jetro (Japan External Trade Organization) et Business France (voir le dossier du 18/01/17), des actions respectives seront menées vers les start-up des deux pays, en accueillant par exemple celles du Japon durant l’évènement Vivatech (www.vivatechnology.com) à Paris, et durant l’évènement japonais dédié aux nouvelles technologies, le « Ceatec » (Combined Exhibition of Advanced Technology), d’accueillir celles venant de l’hexagone.
Sans oublier également la volonté commune de renforcer les programmes de R&D entre les principaux instituts de recherche français et japonais.
Quant à l’accord commercial signé récemment entre l’UE et le Japon, le JEFTA, il pourrait particulièrement bénéficier à la France, sachant que ce marché de 127 millions d’habitants, très au fait et appréciant au plus haut point un certain savoir-faire à la française, notamment dans les domaines du luxe (2ème marché mondial), de l’hôtellerie, de la restauration haut de gamme, ou encore du design, pourrait permettre aux entreprises françaises de faire leur trou à long terme dans ce pays considéré à juste titre comme exigeant, voire très difficile.
Et avec les jeux olympiques de Tokyo en 2020, ce sont les entreprises liées au domaine du sport qui pourraient également s’ouvrir des débouchées importantes.
Souhaitant également accompagner ce mouvement, la CCI France Japon (www.ccifj.or.jp) organisa le 19 de ce mois, un « Business Summit » à Tokyo, sur le thème « Investing for your future », rassemblant divers intervenants des deux pays, soucieux de partager leurs visions du futur quant à la coopération franco-japonaise devant un parterre de dirigeants, journalistes, leaders d’opinions et officiels.
Donc, comme vous pouvait le voir, ces relations autrefois compliquées, ont plutôt tendance aujourd’hui à se multiplier entre ces deux nations diamétralement opposées culturellement parlant, mais en raison certainement d’un nouveau paradigme en cours actuellement, avec en particulier la poussée chinoise, la concurrence coréenne, notamment sur des secteurs jadis fer de lance d’une industrie à la pointe technologiquement parlant, mais aussi d’une Amérique plus autocentrée que jamais sur elle-même, le Japon cherche donc de nouvelles pistes, et la France, portée par cette nouvelle dynamique, peut représenter une réponse idéale, servant également de tête de pont d’un marché européen non négligeable pour l’avenir.
Et comme le dit ce petit poème japonais d’un certain Yosa Buson (1716-1783), appelé un « Haiku », et qui pourrait aller on ne peut mieux avec cette situation, quand souffle le vent du nord, les feuilles mortes fraternisent au sud.
Jacques Samela
Sources :
. https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/JP/bilan-macro-economique-du-japon
. https://atradius.fr/rapports/rapport-pays-japon-2017.html
. http://www.ccifj.or.jp/news-japon/a-la-une/
Octobre 2018
CHAMPIONS. Les neuf jeunes apprentis officiant dans le secteur de la construction durant les olympiades des métiers à l’échelle européenne, avec une médaille d’or, deux médailles d’argent, trois médailles de bronze, et trois médailles d’excellence, permettant à la France de finir à la troisième marche du podium.
Batiactu du 01 octobre 2018
DISTINCTION. Pour le professeur Gérard Mourou, en obtenant le prix Nobel de physique pour ses travaux sur le laser, soit le 13ème français à avoir été distingué dans ce domaine.
FranceInfo du 03 octobre 2018
HAUSSE. De la fréquentation touristique en 2018, avec une progression de 2,3 % sur les huit premiers mois de l’année. 37 millions de nuitées ont été assurées par la clientèle européenne, 9,7 par les américains, et 8,9 par les asiatiques.
Le Figaro du 03 octobre 2018
COULEURS. Que devrait retrouver l’activité économique française au second trimestre 2018, grâce notamment aux gains de pouvoir d’achat dus aux mesures fiscales. Le PIB progresserait lui de 1,6 %.
Les Echos du 05 octobre 2018
FONDS. Au premier semestre 2018, les fonds levés par les start-up françaises ont progressé de 61 % par rapport à 2017.
Les Echos du 09 octobre 2018
VENTILATION. La PME familiale Secmo (www.secmo-france.com), spécialisé dans la chaudronnerie, fournira les ventilateurs des machines chargées de poser la fibre optique de Google en milieu urbain.
Les Echos du 11 octobre 2018
SECURISER. La PME francilienne Ercom (www.ercom.fr), va sécuriser les téléphones Samsung grâce à une technologie de chiffrement de bout en bout des appels, des SMS et des datas envoyés sur les réseaux sans fil.
EMBAUCHES. Les Chantiers de l’Atlantique (www.chantiers-atlantique.com) devront embaucher plus de cent personnes chaque année d’ici 2026, afin de construire les 11 paquebots prévus dans le carnet de commandes.
L’Usine Nouvelle du 12 octobre 2018
DYNAMIQUES. Les créations d’entreprises sur les douze derniers mois, avec une progression de 18 %.
Les Echos du 15 octobre 2018
CHAMPIONNE. Du monde la française Christelle Brua, élue la meilleur pâtissière par l’association Les grandes tables du monde, devenant au passage la première femme à obtenir ce prix.
CNEWS du 15 octobre 2018
CHIPER. Le groupe allemand Wolkswagen perd sa place de premier constructeur européen au profit de PSA.
L’Usine Nouvelle du 17 octobre 2018
PREMIERE. Commande pour le moteur Silvercrest du groupe Safran Aircraft Engines (SAE), au profit de la compagnie américaine NetJets, et pour 300 exemplaires.
Le Monde du 17 octobre 2018
CREATION. La troisième banque américaine, la Wells Fargo (www.wellsfargo.com), va créer un hub à Paris, afin de servir ses clients en Europe continentale, doublant ses effectifs avec une quarantaine d’arrivées.
EXPORT. Les éditeurs de logiciels tricolores ont réalisés plus de la moitié de leur chiffre d’affaires 2017 hors de l’Hexagone, progressant de 12 % pour atteindre 15 milliards d’Euros.
Les Echos du 17 octobre 2018
MISER. Sur la société française Hap2U (www.hap2u.net), spécialisé dans le domaine de l’haptique, pour le groupe allemand Daimler, lui permettant de s’ouvrir le marché de l’habitacle des véhicules automobiles.
Bref Eco su 17 octobre 2018
PREMIERE 2. Mondiale dans le domaine fluvial, avec l’installation de quatre hydroliennes fluviales dans le Rhône, à hauteur de Caluire et Cuire, près de Lyon, et ce pour une durée de 18 ans. D’une puissance de 320 KW, elle produira 1 Gigawatt-heure d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation énergétique de 44 ménages et 300 tonnes de CO2 évitées chaque année.
Le journal de l’éco du 18 octobre 2018
LANCEMENT. Le géant allemand du logiciel, SAP, va accueillir sur son site parisien, SAP.iO, un nouveau programme d’accélération appelé Foundry, avec comme idée d’accompagner chaque année une dizaine de pépites françaises.
Les Echos du 18 octobre 2018
OPTIMISTES. Les entreprises allemandes sur la situation économique de la France, avec 90 % de satisfaites, alors qu’il y a deux ans, elles n’étaient que 41 % à l’être. L’Allemagne représente toujours le deuxième contingent d’investisseurs étrangers en France.
Les Echos du 19 octobre 2018
PIC. Des déclarations d’embauches en France, avec 2,14 millions de plus d’un mois au troisième trimestre 2018. La part des CDI continuant également à augmenter.
Les Echos du 25 octobre 2018
ACHAT. De 442 blindés aux industriels français par la Belgique, avec 60 véhicules de combat médians du type « Jaguar », et 382 véhicules de combat légers de type « Griffon ».
VIPress.net du 26 octobre 2018
ACQUISITION. De l’américain Airware par la société française Delair (www.delair.aero), spécialisée dans les drones professionnels, devenant en cela le leader mondial du domaine, et rapatriant en même temps la société française Redbird, acheté en 2016 par l’entreprise américaine.
Frenchweb.fr du 30 octobre 2018
COOPERATION. Franco-chinoise dans l’espace, avec le lancement en Chine du premier satellite d’observation, chargé d’étudier le vent et les vagues à la surface des mers, afin d’améliorer les prévisions météorologiques marines, notamment pour prévoir les tempêtes et les cyclones.
Les Echos du 30 octobre 2018
CONTRAT. De plus d’un milliard de dollars pour le groupe d’ingénierie pétrolière, Technip (www.technip.com), pour l’extension et la modernisation d’une raffinerie en Egypte.
L’usine Nouvelle du 31 octobre 2018
Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement
Par ce sujet-ci, et dans la suite logique (la mienne) de mes précédentes publications, je souhaitai donc cette fois-ci rappeler ce qui ne parait pas être une évidence pour beaucoup d’entre nous, soit que l’Union Européenne est un acteur mondial phare et incontournable, et ce dans beaucoup de domaines.
En effet, avec son marché unique de 28 pays, bientôt 27 cause Brexit, l’UE est donc l’une des principale puissance économique et commerciale, avec notamment un PIB de 15 326 milliards d’Euros en 2017, représentant à l’échelle mondiale 22 % du PIB total (à prix courants 2016), et des échanges avec le reste du monde s’élevant à 15 % du commerce international de biens.
Et pourtant, elle ne compte que 6,9 % de la population mondiale avec près de 500 millions d’habitants (devant les USA) détenant un niveau de vie élevé, et un modèle sociale envié dans le monde entier, que nous devons garantir pour les générations futures, tout en l’améliorant bien sûr.
Mais l’Union Européenne c’est aussi sa monnaie, l’Euro, deuxième monnaie au niveau mondial derrière le dollar, qui bien évidemment est à consolider, et non à détricoter, afin qu’elle devienne dans l’avenir l’équivalente de la monnaie américaine. Pure utopie ? J’en parlerai une autre fois.
Membre du G8 et du G20, elle a développé depuis sa création une multitude de liens économiques, assortis d’une centaine d’accords internationaux, pesé de tout son poids sur les négociations du cycle de l’Uruguay du GATT en 1995, aboutissant à la création de l’organisation mondiale du commerce, tout en étant présente à travers quelque 140 délégations dans les capitales du monde entier, et auprès des principales organisations internationales.
Ensuite, elle est un acteur incontournable en matière de changement climatique, ainsi qu’en termes d’aides au développement vers les pays les plus pauvres, avec notamment l’Office Humanitaire des Communautés Européennes (ECHO), considéré comme l’un des plus efficaces instruments de secours humanitaire à l’échelle planétaire, classant l’UE au premier rang des donateurs du monde en aidant plus de 120 millions de personnes, et ce avec seulement 1 % de son budget annuel total, ce qui pour nous européens, représente seulement une dépense globale par personne de 2 €uros.
Donc voici en quelques lignes une idée je l’espère assez explicite de ce que représente l’UE dans ce monde globalisé et de plus en plus concurrentiel, voire dangereux, avec comme souhait que malgré les difficultés actuelles, ne soyons pas aveugles, elle reste cette exemple unique dans l’histoire, d’unions de pays autrefois pour certains belligérants, continuant à accueillir, dans un avenir à préciser, de nouveaux adhérents, afin de constituer un contrepoids efficace face aux blocs économiques naissants que deviennent la Chine et l’Inde, dépassant je vous le rappelle le milliard d’habitants, sans oublier la Russie et sa sphère d’influence, voire les Etats-Unis, s’éloignant aujourd’hui de ce monde que nous connaissons, auquel pourtant, elle a largement contribué.
Ce qui me fait dire que ceux qui souhaitent revenir au chacun pour soi, devraient y réfléchir à deux fois, afin d’éviter que nous devenions dans le futur, les vassaux désargentés de ces forces en devenir.
Ah, une dernière chose concernant l’Union Européenne, c’est également rappeler qu’elle reçue le prix Nobel de la paix en 2012, pour dixit le comité, distinguer les idéaux de l’intégration européenne, permettant depuis sa création de pacifier notre continent. Ne l’oublions pas.
Jacques Samela
Sources :
. https://europa.eu/european-union/about-eu/figures/economy_fr
. https://www.touteleurope.eu/actualite/l-economie-europeenne-et-l-euro.html
Et si vous voulez intervenir dans l'Europe de demain, n'hésitez-pas à remplir le questionnaire dont voici le lien :
https://ec.europa.eu/consultation/runner/future-of-europe
Et comme d'habitude maintenant, faites passer.
La Nouvelle Calédonie
Le référendum d’autodétermination ayant donné la victoire aux partisans du non à l’indépendance avec 56,4 % de suffrages, contre 43,3 % pour les partisans du oui, et ce, avant l’éventuelle organisation de deux prochaines votations d’ici 2022, comme prévu par l’accord de Nouméa en 1998, venant de se terminer, il me paraissait opportun de démontrer ce que ce petit bout de terre française pouvait apporter à l’avenir de notre pays.
Mais tout d’abord un petit peu d’histoire. Française depuis 1853, la Nouvelle Calédonie, qui se situe à plus de 16 000 km de Paris, compte aujourd’hui près de 270 000 habitants, composés par près de 40 % de kanaks, et près de 40 % d’européens ou caldoches, terme désignant la population non mélanésienne habitant l’ile depuis au moins deux générations.
Anciennement colonie pénitentiaire, elle abandonne ce titre au sortir de la 2ème guerre mondiale, ainsi que le code de l’indigénat, institué à l’ensemble des colonies françaises en 1881 par le gouvernement de Jules ferry.
Elle deviendra par la suite territoire outremer, disposant aujourd’hui d’un statut de large autonomie, obtenu à la suite des accords de Nouméa en 1998, conséquence d’une quasi- insurrection entre 1984 et 1988, terminée par la prise d’otage d’Ouvéa du 05 mai 1988, ayant entrainé la mort d’une vingtaine de personnes entre les preneurs d’otages et les forces de l’ordre.
Alors, d’aucuns dirent ou disent que si l’issue de ce référendum eut été favorable à l’indépendance, la France n’aurait perdu que 0,5 % de sa population, et 18 575,5 km2 de son territoire, soit 2,75 % de sa superficie globale. Mais est-ce bien vrai ?
En fait, elle aurait eu pour conséquence d’amoindrir la zone économique exclusive (ZEE) française de plus de 12 % (1 364 000 km2), soit aujourd’hui la deuxième au monde avec 11 millions de km2, derrière les Etats-Unis (11,6 millions de km2), et devant l’Australie (8,2 millions de km2), ce qui représente en termes de ressources émergées et immergées, un potentiel non négligeable, notamment dans le domaine de ce que l’on appelle les terres rares*, très utilisées dans les smartphones, les écrans d’ordinateurs portables, les éoliennes, ou encore les batteries des véhicules électriques, ce qui pour l’hexagone, dépourvue de pétrole ou de gaz, peut représenter pour son avenir, mais aussi pour l’Europe, une réponse significative à cette dépendance technologique, devenant de plus en plus stratégique pour les états aujourd’hui, mais surtout demain, notamment de la part d’une Chine, en passe de devenir la 1ère puissance du monde, malgré les agissements à contre-emploi me semble-t-il de Mr T, et dont la prédominance dans le contrôle et la production de ces matériaux fait craindre une certaine surenchère.
Ensuite, ce petit archipel, se situant au carrefour de l’Asie du Sud-Est, soit au plus proche de ces puissances émergentes, il permet donc à la France, tête de pont de l’Europe également, de se trouver là où se jouera certainement les compétitions de demain, quelle soient bien sur économiques, mais aussi militaires, avec des tensions déjà palpables sur le terrain. Sur ce sujet précis, il faut savoir que la France, grâce justement à la Nouvelle Calédonie, y maintient une présence militaire non négligeable, avec une base navale et une base aérienne, regroupant près de 2 000 militaires, considéré à juste titre par l’Australie, comme un point stabilisateur face à l’avancée continuelle de la Chine dans le pacifique.
Mais le sujet ne serait pas complet en oubliant ce qui parait être fondamental pour l’île et son avenir et que l’on appelle l’or vert, plus communément connu sous l’appellation nickel, et dont la Nouvelle Calédonie représente le sixième producteur mondial avec près de 210 millions de tonnes extraites chaque année. Elle en détiendrait même 25 % des ressources mondiales, grâce à l’ensemble de ses sites miniers, reconnus comme les plus prometteurs au monde, de part notamment la qualité de son minerai, convoité par la Chine, dépassant aujourd'hui les productions de l’Australie, sa proche voisine, et du Canada, ce qui permet à la France de bénéficier en quantité importante d’une matière première hautement stratégique pour la fabrication d’acier inoxydable, mais aussi pour le secteur de l’électronique, largement utilisateur et en grande quantité.
Et à l’échelle de l’île, elle représente un cinquième du PIB, 90 % d’exportations, et un emploi sur cinq, non négligeable, quand on connait les difficultés des territoires d’outre-mer à assurer à leurs administrés des emplois sur place, même si cette dépendance par moment, peut devenir problématique, en raison notamment des aléas du cours du nickel, divisé par deux entre 2011 et 2016, s’établissant aujourd’hui à près de 12 000 € la tonne. Et en plus, la concurrence devient de plus en plus rude, surtout en termes de coûts, portées notamment par des pays représentant aujourd’hui 70 % de la production mondiale que sont le Brésil et Madagascar.
Voilà, j’espère que ce petit sujet vous aura permis de vous faire votre petite idée sur la Nouvelle Calédonie, assez loin de nous il est vrai, et si peu représentée en métropole, si ce n’est par Christian Karembeu, champion du monde 98, ou Antoine Kombouaré, ancien entraineur du club de l’En Avant Guimgamp, et donc encore aujourd’hui partie prenante de notre pays.
*https://www.geo.fr/environnement/definition-terres-rares-scandium-yttrium-et-lanthanides-124433
Jacques Samela
Sources :
. Les Echos du 18/05/18 et du 02/11/18
. Le Figaro du 02/11/18
. 20 minutes du 05/11/18








































































