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FRANCE 2030

Publié le par Jacques SAMELA.

FRANCE 2030
FRANCE 2030

UN « ESPRIT COMMANDO » POUR LA GOUVERNANCE DU PLAN «

 FRANCE 2030 »

https://vipress.net/un-esprit-commando-pour-la-gouvernance-du-plan-france-2030/

Le 13 Oct 2021 

 

Souhaitant tirer les leçons des échecs du passé, le Président de la République a insisté sur l’esprit « commando » qui devra animer la gouvernance du plan « France 2030 » dont l’équipe réduite de pilotage devrait être désignée avant début janvier.

En clair, pas de part du gâteau réservée aux filières et aux industriels en fonction de leur taille, mais une décision rapide d’octroi d’investissement public aux bons projets deeptech de rupture, même s’ils émanent de start-up.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/10/Macroneconomic-300x206.jpg« L’innovation de rupture a complètement comprimé son temps entre l’invention et son industrialisation. Ma première conviction très forte, c’est qu’on doit vraiment sortir de cette opposition entre recherche fondamentale, recherche incrémentale et technologique et industrialisation massive, et essayer de comprimer tout ça. Notre pays va se réindustrialiser par des start-up technologiques et ce qu’on appelle le DeepTech. Et nos grands groupes industriels vont survivre, se transformer et gagner la partie grâce à l’innovation de rupture de start-up qu’ils auront incubées ou qu’ils auront rachetées ou avec lesquelles ils auront des partenariats. Il n’y a pas de France industrielle contre la France des start-up. Il faut qu’on mène en même temps la bataille de l’innovation et de l’industrialisation, on ne peut pas choisir, il faut les mener ensemble. Et ça veut dire qu’il faut qu’on mette beaucoup d’argent public et privé parce que le gagnant prend tout, comme disent les Anglo-Saxons »

Le chef de l’Etat a ainsi insisté sur l’importance d’octroyer 20, 30 ou 50 M€ pour permette à une start-up de développer un démonstrateur et passer rapidement à l’industrialisation de sa technologie. En régime de croisière, le plan « France 2030 » devra ainsi pouvoir faire émerger une centaine de nouveaux sites industriels par an. Cette agilité dans les prises de décisions se veut une réponse par avance aux accusations de saupoudrage que n’a pas manqué de susciter l’annonce du plan. Simplification de l’organisation du pilotage de France 2030, simplification des procédures, rapidité d’obtention des crédits, confiance faite à l’émergence, prise de risque : tels sont les maître-mots de la méthode du plan « France 2030 ».

« Ce que nous devons accepter, c’est la prise de risque massive. Il y aura beaucoup d’échecs derrière les dix objectifs que j’ai donnés. Il faut qu’il y ait beaucoup d’échecs. La seule chose qui est nécessaire, c’est qu’à chaque fois qu’il y a un échec, il puisse être le plus rapide et le moins coûteux possible. Sortons d’une habitude prise qui consiste à dire l’échec est un drame, s’il y a un échec, il faut tout faire pour l’empêcher ; et il faut le rendre le plus pénible pour tout le monde et donc à la fin le plus coûteux possible ; et y avoir mis toute l’énergie du monde. Non. On va faire plusieurs paris technologiques et d’acteurs. Ce n’est pas nous qui choisirons, c’est à la fois les logiques scientifiques, d’innovation, d’organisation du marché et autres. Mais il faut se mettre en situation de les avoir fait émerger vite, de leur avoir donné les moyens, d’avoir été coopératifs pour faire émerger les nouveaux acteurs, et d’avoir éliminé le plus vite possible nos échecs pour pouvoir rebondir », a martelé le Chef de l’Etat.

Concernant l’enveloppe de 30 milliards d’euros du plan « France 2030 », 3 à 4 milliards seront débloqués dès 2022. 8 milliards seront consacrés à l’énergie (développement de petits réacteurs nucléaires, faire de la France le leader de l’hydrogène vert) et à la décarbonation de l’industrie.

Près de 4 milliards d’euros seront investis pour les transports du futur : produire près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides, produire le premier avion bas-carbone.

2 milliards d’euros seront investis pour les enjeux d’une alimentation saine, durable et traçable. Cela consiste notamment à remettre de la valeur dans l’agriculture grâce au numérique, à la robotique et à la génétique.

L’espace, l’exploration des fonds marins et le médical sont également érigés au rang des 10 objectifs prioritaires. Des domaines où l’électronique aura aussi son rôle à jouer.

Rappelons que transversalement, l’accès aux composants électroniques et à la robotique va mobiliser 6 milliards d’euros d’investissement public dans le cadre du plan « France 2030 ».

Rappel des 10 objectifs pour mieux comprendre, mieux vivre, mieux produire en France à l’horizon 2030

 Objectif 1 : Faire émerger en France des réacteurs nucléaires de petite taille, innovants et avec une meilleure gestion des déchets.

  • 1 milliard d’euro sera investi d’ici à 2030.

 Objectif 2 : Devenir le leader de l’hydrogène vert.

  • En 2030, la France comptera sur son sol au moins deux gigafactories d’électrolyseurs et produira massivement de l’hydrogène et l’ensemble des technologies utiles à son utilisation.

 Objectif 3 : Décarboner notre industrie.

  • Baisser de 35 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2015.

Plus de 8 milliards d’euros seront investis pour atteindre ces trois premiers objectifs.

 Objectif 4 : Produire près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides.

 Objectif 5 : Produire le premier avion bas-carbone.

Près de 4 milliards d’euros seront investis pour ces transports du futur.

 Objectif 6 : Investir dans une alimentation saine, durable et traçable.

  • 2 milliards d’euros investis pour ces enjeux.

 Objectif 7 : Produire 20 biomédicaments contre les cancers, les maladies chroniques dont celles liées à l’âge et créer les dispositifs médicaux de demain.

 Objectif 8 : Placer la France à nouveau en tête de la production des contenus culturels et créatifs.

 Objectif 9 : Prendre toute notre part à la nouvelle aventure spatiale.

 Objectif 10 : Investir dans le champ des fonds marins.

 

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Le quantique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique (suite)
Le quantique (suite)

Informatique quantique

Quels challenges et quelles opportunités pour l’écosystème industriel

[Évènement en présentiel et retransmis en direct pour un suivi en distanciel]

https://www.minalogic.com/evenements/informatique-quantique/

Le quantique est un domaine technologique qui façonnera le futur. Minalogic a fait le choix de se positionner sur le sujet et d’impulser une dynamique pour animer et fédérer une communauté d’acteurs. Après une première édition réussie en octobre 2020 et une stratégie quantique de la France annoncée par le Président Macron, le 21 janvier dernier, Minalogic a souhaité faire de cette journée thématique un évènement annuel.
L'édition 2021 rassemblera un très beau plateau de conférenciers pour un tour d'horizon complet du quantique avec :

🔴 Une keynote sur le décryptage des événements de l’année passée
🔴 Un point d’Atos sur sa stratégie quantique, sur le lien entre le calcul quantique et le HPC  et sur les outils de développement du calcul quantique
🔴 Une table ronde avec des acteurs industriels des technologies habilitantes
🔴 Un focus sur les usages des technologies quantiques dans 3 marchés applicatifs : Energie, Chimie et Finance
🔴 L’épineux thème de la formation quantique
🔴 Le plan quantique national, son objectif, sa mise en œuvre, les actions engagées, les appels à projets par le chef d'orchestre de la stratégie quantique française : Neil Abroug !
🔴 Une table ronde avec les acteurs des plans quantiques dans les territoires pour metre en avant les opportunités de collaborations entre les régions

Inscrivez-vous 

https://www.minalogic.com/evenements/informatique-quantique/

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

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Saint-Gobain (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Ayro, toutes voiles dehors

Publié le par Jacques SAMELA.

Ayro, toutes voiles dehors
Ayro, toutes voiles dehors

Le commerce maritime a doublé entre 1999 et 2018, devenant en cela l’un des secteurs les plus émetteurs de gaz carbonique, soit autant que le transport aérien (3 %). Et d’ici 2050, ses émissions devraient augmenter de 50 %.

Quelles peuvent donc être nos réponses à cette problématique ? Limiter le trafic, possible ? Rien n’est moins sûr.

Par-contre, une start-up française en a peut-être trouvé une partie, Laquelle ?

Celle de remettre au gout du jour l’utilisation des voiles sur l’ensemble des mers et océans de notre chère planète, j’ai nommé Ayro (www.ayro.fr) et son système de propulsion éolienne baptisé « Oceanwings » ou aile à Canopée.

Système qui sera élaboré en France, à Caen, sur le port de commerce, où sera implantée la première usine au monde consacrée à la fabrication de ces modèles innovants.

Innovants, parce-que l’image d’une voile marine telle qu’on la connait depuis des siècles, et passablement oubliée, n’est vraiment pas d’actualité ici, et ce même si la poussée vélique (https://www.encyclopedie.fr/definition/Pouss%C3%A9e_v%C3%A9lique), soit la force aérodynamique exercée par le vent reste la même, revenant justement à l’honneur.

Photo de Gilles Martin-Raget

Photo de Gilles Martin-Raget

Et avec succès en plus, puisqu’en 2010, durant la mythique coupe de l’America, le trimaran USA 17 de l’équipe BMW Oracle Racing, battit son adversaire principal à plate couture, à l’aide justement d’une aile double de 72 mètres (plus grande qu’une aile d’Airbus A380), élaboré par le cabinet d’architecture navale français, VPLP (https://www.vplp.fr/course/usa17-bmw-oracle-racing-90/), précurseur en ce domaine, et fondateur de la start-up en question, chargée de commercialiser dans le monde du transport maritime ce qui peut se voir aujourd'hui sur le catamaran laboratoire Energy Observer (www.energy-observer.org), équipé de deux ailes de 32 m2 , lui ayant permis depuis de comptabiliser près de 10 000 heures de navigation au compteur. Un vrai showroom en grandeur nature.

Photo / Français d'Allemagne 2017

Photo / Français d'Allemagne 2017

Ce qui a eu pour effet également de permettre à Ayro de recevoir en mars dernier le Trophée Innovation Océan 2020-2021 (https://www.gican.asso.fr/Actualite/512/AYRO-recoit-le-Trophee-Innovation-Ocean-2020-2021), dans la catégorie « Décarbonation du transport, maritime par la propulsion éolienne », récompensant en cela 6 ans de R&D.

Mais, et sans attendre ce premier prix gratifiant, il est un projet, issu d’un appel d’offres lancé en 2017, où Ayro pourra à nouveau démontrer et tester son concept innovant, Canopée (https://www.lesechos.fr/thema/economie-durable/canopee-le-voilier-alize-qui-transportera-les-fusees-ariane-1254663), c’est son nom, soit celui du futur navire roulier de 121 m de long, essentiellement dédié au transport des tronçons de la nouvelle fusée Ariane 6 jusqu’à Kourou en Guyane, et dont l’idée est justement d’utiliser un système de propulsion hybride, alliant deux moteurs diesels, garant d’une fiabilité assurée afin de satisfaire les délais de livraison inhérent à ce genre de programme complexe, avec l’utilisation de 4 ailes verticales de 33 mètres de haut par 11 mètres de large chacune, intelligentes, articulées, occasionnant là une baisse de 30 % en moyenne des émissions de CO2, ainsi qu’une baisse équivalente en carburant. Sa mise en service est prévue en 2023.

Photo / Paris Match / DR

Photo / Paris Match / DR

Et 2023 sera peut-être aussi l’aboutissement d’un autre projet auquel participe Ayro, avec à nouveau VPLP Design, mais aussi Alwena Shipping (www.alwenashipping.com), autre acteur français, et le Shanghai Ship Design & Research Institute (www.sdari.com.cn), qui comme son nom l’indique certainement est chinois, consacré lui à la mise en service d’un porte-conteneurs de 196 m de long, destiné à opérer à courte distance, cabotage ou feedering (http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/feeder-feedering), utilisant également le même mode de double propulsion, et appelé le Trade Wings 2500 (https://jeunemarine.fr/2021/05/le-porte-conteneur-trade-wings-2500-recoit-une-approbation-de-principe-par-le-bureau-veritas/).

 Et, venant d’obtenir une AiP ou approbation de principe (voir lien ci-dessus) pour naviguer de la part du groupe de certification internationale  Bureau Veritas (www.bureauveritas.fr), il devrait contribuer de son côté à une baisse de près de 35 % d’émissions de CO2, par rapport à un navire conventionnel.

Photo / Alwena Shipping

Photo / Alwena Shipping

Donc, une question s’impose, sommes-nous vraiment à l’amorce d’un changement radical, avec un petit retour aux sources quand même, dans le domaine du transport maritime, sachant que selon certaines estimations, la propulsion à la voile, en assistance d’une propulsion classique, permettrait d’économiser de 5 à 20 % du carburant consommé et des émissions associées, et que seule, le résultat pourrait même monter jusqu’à près de 80 % ?

L’unique frein, semble-t-il, résiderait dans le fait quand même que ce mode de propulsion serait assez gourmand en capitaux, d’où quelques doutes. Cependant, en France, certains y croient déjà, car l’air de rien près d’une quinzaine d’acteurs se revendiquent comme pionniers, certains de pouvoir répondre aux besoins futurs en la matière, ce qui fait que notre pays pourrait devenir à l’échelle européenne et mondiale, un des leaders, et ce même si d’autres acteurs, notamment en Europe du nord, pointent également leur nez.

Il serait donc bon de garder l’avantage, sans tergiverser, car le potentiel est énorme.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.francebleu.fr/infos/transports/une-nouvelle-usine-d-ailes-articulees-pour-les-navires-de-commerce-s-installe-a-caen-100-emplois-1630488055

. https://www.lesechos.fr/partenaires/bpifrance/ayro-suscite-un-vent-doptimisme-1308792

. https://www.gican.asso.fr/Actualite/512/AYRO-recoit-le-Trophee-Innovation-Ocean-2020-2021

. https://www.journalmarinemarchande.eu/actualite/shipping/bureau-veritas-accorde-une-aip-a-un-porte-conteneur-a-voiles-de-conception

. https://www.journalmarinemarchande.eu/actualite/shipping/le-vent-de-la-consideration-va-t-il-enfin-tourner-en-faveur-de-la-propulsion-a-la

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/la-propulsion-velique-des-cargos-futur-du-transport-maritime-mondial-1332108

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans L'entreprise du mois

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La poussée vélique ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La poussée vélique ?
La poussée vélique ?

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Lhyfe (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Lhyfe (suite)
Lhyfe (suite)

Lhyfe produit ses premiers kilos d’hydrogène vert sur son site vendéen

https://www.industrie-techno.com/article/reportage-lhyfe-produit-ses-premiers-kilos-d-hydrogene-vert-sur-son-site-vendeen.66727#xtor=EPR-25&

Le 04/10/2021

 

Créée il y a quatre ans à Nantes, Lhyfe est désormais un acteur incontournable de l'écosystème hydrogène en France et en Europe. La jeune pousse a inauguré, jeudi 30 septembre, son premier site de production d'hydrogène renouvelable, situé à deux pas de l'océan, à Bouin (Vendée). L'occasion d'annoncer avoir réalisé une levée de fonds de 50 millions d'euros, principalement destinée à renforcer ses équipes, à financer ses nouveaux projets et à investir en R&D.

Au premier étage de l’usine de Lhyfe, à Bouin (Vendée), des tuyaux de toutes les couleurs se mêlent et s’entremêlent derrière une large baie vitrée. « Le tuyau violet contient de l’eau. Le bleu fait passer de l’air comprimé, le vert, c’est le système de refroidissement. Le tuyau blanc sert à évacuer l’oxygène. Enfin, c’est dans le jaune que circule l’hydrogène ! » Casque de chantier vissé sur la tête, gilet jaune sur le dos, Antoine Hamon, le directeur des opérations de la startup française Lhyfe, mène la visite du site vendéen de Lhyfe. Au fond du local, un réservoir, un compresseur et un purificateur autour desquels serpentent les tuyaux colorés sont installés côte à côte. Plus en avant, sur la gauche, se cache un électrolyseur à peine plus grand que la Toyota Mirai à hydrogène exposée à l’entrée du site de production.

Lancée en 2017, le « pure-player de l’hydrogène » Lhyfe a fait coup double ce jeudi 30 septembre : d'une part l'annonce de la réalisation d'une levée de fonds à hauteur de 50 millions d’euros, la deuxième de son histoire, et d'autre part, l’inauguration de son premier site de production, sur le Port-du-Bec en Vendée, en compagnie de ses partenaires, d’investisseurs et de la presse. Deux nouveau investisseurs – SWEN Capital Partners et la Banque des Territoires – ont ainsi rejoint les partenaires historiques (parmi lesquels le Syndicat d’Energie de Vendée, Ovive du groupe Les Saules, Noria) de Lhyfe.

 « L’hydrogène vert, tout le monde en parle, nous, on le fait ! a clamé Matthieu Guesné, le PDG de Lhyfe, lors d'une conférence de presse. C’est une première mondiale ! », a-t-il avancé, avant de prendre de soin de remercier, sur fond de musique galvanisante et sous les applaudissements appuyés de la salle, l'ensemble des salariés « qui sont à pied d’œuvre depuis 2019 ».

Pilotage intelligent

Au loin, les huit éoliennes de Bouin peinent à prendre de l’allure en cette journée ensoleillée. Trois d’entre elles permettent de fournir à l’électrolyseur alcalin de Lhyfe l’électricité nécessaire pour fonctionner. C’est précisément le tour de force de la pépite française : avoir inventé une usine à gaz d’un nouveau genre, qui ne s’appuie plus sur une énergie disponible sans interruption, mais sur une énergie intermittente.

« Nous avons développé de nouveaux process de démarrage et d’arrêt, un logiciel intelligent de prédiction, un système de stockage et nous avons inventé du matériel pour purifier des gaz ; tout un système qui rend possible le branchement direct de l’électrolyseur aux parcs éoliens et solaires, ou aux barrages hydrauliques, aux centrales biomasses », avait déjà détaillé M. Guesné au cours d’une longue interview pour Industrie & Technologies.

En tout, le site vendéen s’étale sur 4 000 m², dimensionné pour produire quotidiennement une tonne d’hydrogène renouvelable par jour. « Pour l’instant, nous produisons 300 kg d’hydrogène par jour. Pour augmenter les capacités de production, il nous suffira d’ajouter des stacks à notre électrolyseur », a précisé M. Hamon. Et de puiser une grande quantité d'eau ?

Antoine Hamon pointe son doigt vers une petite cuve, directement reliée à l’Océan Atlantique qui borde l'usine. « Avec 1m3, nous pouvons produire environ 100 kg d’hydrogène. En d’autres termes, avec l’équivalent en eau d’un jacuzzi, vous pouvez conduire toute l’année ! » Sur la gauche de ce réservoir à eau, une passerelle en ferraille mène vers un bâtiment en bois montée sur pilotis, doté de grandes baies vitrées. C’est le centre de R&D, installé juste en face de l’usine, principalement destiné au développement de l’off-shore.

Décarboner la mobilité lourde et l’industrie

Une tonne quotidienne d'hydrogène renouvelable serait suffisante, d’après M. Guesné, pour « alimenter tous les usages de mobilité lourde d’une ville comme La Roche-sur-Yon [la préfecture de la Vendée, près de 55 000 habitants, ndlr] », qui a déjà acquis un bus à hydrogène et compte également se doter de bennes à ordure à hydrogène dans le cadre du projet « Vallée Hydrogène Grand Ouest » (VHyGO).

Porté par Lhyfe, VHyGO vise une production de 5 tonnes d’hydrogène renouvelable par jour d’ici 2024, répartie sur dix sites de production. Au moins 20 stations-services hydrogène devraient être mises en place, alimentant environ 500 véhicules – bus à hydrogène, bennes à ordures ménagères hydrogène, poids-lourds en rétrofit (adaptés à l'hydrogène après leur construction), véhicules utilitaires légers.

Au-delà des collectivités, certains transporteurs et logisticiens basés en Vendée s’aventurent, timidement, sur la route de l’hydrogène, encouragés par l’implantation d'une unité de production dans la région. « Nous avons une flotte de 33 000 camions au niveau européen et nous avons participé à un appel à projet pour rétrofiter 10 de nos véhicules », a fait savoir Tariel Chamerois, directeur développement durable de DB Schenker France, dont le siège est situé à Montaigu (Vendée).

Dans le secteur du BTP aussi, la réflexion s’amorce doucement. « La société Ineo est en train de retrofiter un de nos tracteurs (350 chevaux) pour qu’il carbure à l’hydrogène. Nous aurons ainsi besoin entre 20 et 30 kg d’hydrogène par jour et sommes en discussion avec Lhyfe », a expliqué Valéry Ferber, directeur innovation et environnement de Charier, une entreprise de travaux public implanté dans l’Ouest.

Produire de l'hydrogène en mer

Mais la France n’est qu’une étape parmi d’autres pour Lhyfe« Nous avons déjà 60 autres sites de production en cours de développement en Europe, qui sont beaucoup plus gros. Certains sont à 10 tonnes d’hydrogène par jour, ce qui permettrait de répondre aux besoins d’une ville comme Nantes », a affirmé le PDG M. Guesné. Au Danemark par exemple, Lhyfe participe au projet GreenHyScale, qui vise l'installation d'une usine d'électrolyse de 100 MW pour une production d'environ 30 tonnes d'hydrogène renouvelable par jour prévue en 2024.

Sur les 50 millions d’euros issus de la levée de fonds, 20 millions sont ainsi dédiés au financement des projets en cours. Les 30 millions d’euros restant sont destinés à « renforcer ses équipes de déploiement et de R&D, en France et à l’international » : si l’entreprise compte aujourd’hui 60 salariés à travers l’Europe, Matthieu Guesné prévoit un doublement des effectifs courant 2022.

L’investissement en R&D est notamment fléché vers le prochain défi de Lhyfe : la production d’hydrogène renouvelable à partir de champs éoliens offshore. « Nous allons faire comme pour le secteur du pétrole : produire notre carburant en mer, soit via un bateau, soit via de nouvelles plateformes », a expliqué Matthieu Guesné.

La mise en place d’un premier démonstrateur de production d’hydrogène en mer sur le site d’essai en mer « SEM-REV » de Centrale Nantes, au large du Croisic, est prévu pour 2022. « Dimensionné pour produire a minima 10 000 tonnes d’hydrogène par an, c’est le modèle offshore qui permettra le déploiement massif de l’hydrogène vert en Europe », a-t-il tranché.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

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Le rendez-vous de l'Europe : Accord, Action, Arte, Coopération, Joue

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Accord, Action, Arte, Coopération, Joue
Le rendez-vous de l'Europe : Accord, Action, Arte, Coopération, Joue
Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 21 du 28/05/21

Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 21 du 28/05/21

4 ans d'actions pour l'Europe

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/europe

 

 

 

Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21
Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21
Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21

Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21

 

La coopération européenne dans le domaine de la défense

https://www.minalogic.com/la-cooperation-europeenne-dans-le-domaine-de-la-defense-saccelere/

 

 

Vu et lu dans Le Journal du Dimanche du 26/09/21
Vu et lu dans Le Journal du Dimanche du 26/09/21

Vu et lu dans Le Journal du Dimanche du 26/09/21

Publié dans En bref

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Jean-Paul Gaultier (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Jean-Paul Gaultier (suite)
Jean-Paul Gaultier (suite)
Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21
Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21

Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21

Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21
Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21

Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21

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Octobre 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

Octobre 2021
Octobre 2021

Du 02 au 03 octobre 2021

. Coutellia / www.coutellia.fr

Le Festival International du Couteau d’Art et de Tradition.

 

Du 05 au 06 octobre 2021

. IoT World + MtoM Embedded / www.salon-iot-mtom.com

Le salon de l’IoT, du MtoM, de l’Embarqué, de la Data, du Cloud et de l’IA.

 

Du 05 au 07 octobre 2021

. Forum Labo / www.forumlabo.com

Le rendez-vous du laboratoire du futur.

 

Du 05 au 14 octobre 2021

. Les RDV Team France Export en Auvergne-Rhône-Alpes / www.rdvteamexport.fr

 

Le 07 octobre 2021

. Grands prix de la Région Capitale 2021 / www.ville-rail-transports.com

. Textival / www.textival.fr

Rendez-vous business & innovations des textiles et des matériaux souples.

. bpifrance inno génération (Big) / www.bpifrance.fr

Le plus grand rassemblement business d’Europe.

 

Du 11 au 12 octobre 2021

. Business Hydro 2021 / www.hydro21.org

Les rencontres incontournables des professionnels de l’énergie.

 

Du 12 au 13 octobre 2021

. MecaPlasTronic 2021 / www.mecaplastronic-connection.com

Salon B2B & Congrès dédiés à la Mécatronique, la Plastronique et l’Electronique Imprimée.

 

Du 12 au 14 octobre 2021

. Sepem Industries Nord / www.douai.sepem-industries.com

Les solutions cœur d’usine pour l’industrie.

 

Du 12 au 15 octobre 2021

. Pollutec / www.pollutec.com

L'événement international de référence des solutions pour l'environnement pour l'industrie, la ville et les territoires.

 

Le 14 octobre 2021

. Progiciels / www.salon-progiciels.com

Salon de la performance & de l’innovation.

 

Du 19 au 22 octobre 2021

. Milipol / www.milipol.com

Salon professionnel consacré à la sécurité intérieure des États.

 

Le 23 octobre 2021

. Champagne Tasting 2021 / www.terredevins.com

 Une journée entière ouverte au grand public et 100% dédiée au champagne.

 

Du 26 au 28 octobre 2021

. Sifer / www.sifer2021.com

Le salon international de l’industrie ferroviaire.

 

Publié dans Agenda

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Propulsions françaises

Publié le par Jacques SAMELA.

Propulsions françaises
Propulsions françaises

Alors que la décision des autorités australiennes de casser le contrat de 50 milliards pour l'élaboration de 12 sous-marins d'attaques se profilait déjà (voir ci-dessous)

Vu et lu dans Challenges n° 709 du 09/09/21
Vu et lu dans Challenges n° 709 du 09/09/21
Vu et lu dans Challenges n° 709 du 09/09/21

Vu et lu dans Challenges n° 709 du 09/09/21

Voici une idée précise des choix français 

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

Vus et lus dans Les Echos du 08 & 09/12/20
Vus et lus dans Les Echos du 08 & 09/12/20
Vus et lus dans Les Echos du 08 & 09/12/20

Vus et lus dans Les Echos du 08 & 09/12/20

Vu et lu dans Les défis du CEA Hors-Série 2020
Vu et lu dans Les défis du CEA Hors-Série 2020

Vu et lu dans Les défis du CEA Hors-Série 2020

Vu et lu dans Les défis du CEA de novembre 2018
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