Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique
Les supports pour stocker nos données numériques, qu’ils soient sous forme de bandes magnétiques ou de disques durs, sont fragiles, ont une espérance de vie allant de 5 à 7 ans, ils sont énergivores, notamment les data centers, consommant désormais près de 2 % de la production électrique, et ils deviennent de plus en plus volumineux, occupant déjà 167 m2 à l’échelle mondiale.
Et comme l’humanité à produit en 2020 45 zettaoctets de données numériques, avec comme prévision pour 2025 de passer à 175 Zo, il y a semble-t-il urgence à trouver des solutions idoines pour limiter cette problématique à venir.
Et bien manifestement, une jeune start-up française, appelée Biomemory (www.biomemory-labs.com), aurait trouvé La Solution idéale.
Créée en 2018 par Stéphane Lemaire, directeur de recherche au CNRS, Pierre Crozet, maître de conférences à Sorbonne Université, et Erfane Arwani, entrepreneur du numérique, sa particularité résiderait dans le fait d’utiliser de l’ADN, car de par ses caractéristiques chimiques comme molécule biologique, permettrait de conserver des données dans un volume des milliards de fois plus petits que les supports habituels.
Cette technologie, ils l’appellent « DNA Drive », elle a déjà fait l’objet d’un dépôt de brevet, et a permis à la société d’obtenir l’an dernier le prix de la 24ème édition d’innovation i-Lab 2021 (https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/biomemory-laureate-du-concours-i-lab-2021), financé par le programme d’investissement d’avenir, et opéré par Bpifrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte).
Alors manifestement cette technologie ne serait pas vraiment récente, puisque l’idée émanerait du physicien américain Richard Feynman en 1959, prix Nobel en 1965, avec une concrétisation seulement en 2012, mais, selon Stéphane Lemaire, sans en avoir encore exploré la partie biologique, à la différence des méthodes chimiques, physiques et mathématiques, utilisées aujourd’hui dans les technologies de stockage connus.
Ce qui fait que depuis trois ans, avec ses partenaires, ils s’affairent à développer leur propre technologie, avec justement comme idée d’utiliser les mécanismes hérités de la biologie, afin de pouvoir éditer et copier facilement des données sur des grands fragments d’ADN.
On parlerait là d’une « Révolution de l’ADN ».
Et comme ces recherches intéressaient déjà des historiens, des philosophes, des informaticiens, des archivistes, mais aussi des étudiants, qui par jeu, les mirent au défi de prouver leurs dires, il a été décidé de faire un test grandeur (si je puis dire) nature, en stockant dans deux petites capsules (voir photo), 200 milliards, soit 100 chacune, de copies de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, rédigée par Olympe de Gouges en 1791 (https://www.larecherche.fr/technologie/des-documents-stock%C3%A9s-sur-adn-entrent-aux-archives-nationales), rejoignant en cela aux Archives nationales l’ensemble des constitutions françaises, le journal de Louis XVI, ou encore le testament de Louis XIV.
Bon, et alors même que ce premier test est plutôt une réussite, le stockage sur ADN n’en est malgré tout qu’à ses balbutiements, on parle là d’une exploitation possible d’ici à 2030, le fait que l’encodage prenne plusieurs jours, qu’il soit cher, coûtant actuellement 10 000 dollars par mégaoctets, et que le décodage prenne lui plusieurs heures, cette technologie que l’on peut dire de rupture, considérée comme bio-inspirée, bio-compatible, et même bio-sécurisée, et qui plus est avec une capacité de stockage pratiquement illimitée, plusieurs milliers d’années, dans des capsules métalliques de la taille d’un grain de riz, à l’abri de l’eau, de l’air, de la lumière, et ce sans apport énergétique, elle répondra aisément aux enjeux de demain que seront la collecte des données numériques en constante croissance, au lieu de ne pas pouvoir les conserver dans de bonne conditions, et au final de les perdre à tous jamais. Cela serait dommageable pour la mémoire de l’humanité.
Pour ma part, j’y vois également une utilisation possible dans l’exploration spatiale, au-delà de notre système solaire, car vu la taille et la durée de vie de ce support, on pourrait y entreposer l’histoire de l’humanité, susceptible d’intéresser d’autres mondes bien bien lointains, si ils existent bien sûr.
Science-fiction me direz-vous, eh bien pas du tout, car en 1977, un disque d’un diamètre de 30 centimètres a été envoyé dans l’espace dans deux sondes appelées Voyager, afin de présenter à d’éventuels mondes extraterrestres, sous formes de sons et d’images, un portrait assez large de la vie et de la culture terrestre. Son nom, « The sounds of Earth » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyager_Golden_Record).
L’ESA, l’Agence spatiale européenne (c'est un exemple comme un autre), devrait rapidement se mettre sur les rangs, avant que d’autres n’y voient grand intérêt, et viennent, à notre détriment, se servir.
Gageons quand même qu’aujourd’hui, au moment où la souveraineté, nationale, européenne, revient en force, on ne laissera pas (plus) une pépite comme celle-ci aller vers d’autres cieux.
Jacques Samela
Sources :
. https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/biomemory-laureate-du-concours-i-lab-2021
. https://lejournal.cnrs.fr/articles/stockage-de-donnees-la-revolution-sur-adn
A lire :
. https://www.lebigdata.fr/stockage-adn-tout-savoir
. https://theconversation.com/ladn-sera-t-il-lavenir-du-stockage-de-donnees-159387
Les ETI (suite)
« Stratégie Nation ETI » : le Gouvernement fait un point d’étape et annonce 10 nouvelles actions pour favoriser la compétitivité des ETI (Communiqué)
Le 05/01/22
Lancée par le président de la République le 21 janvier 2020, la « Stratégie Nation ETI » a vocation à soutenir le développement des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France, en prenant davantage en compte leurs spécificités dans la politique économique du Gouvernement.
A l’occasion des 2 ans de cette stratégie, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’industrie, Sophie Cluzel, secrétariat d’État chargée des personnes handicapées, et Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, ont réuni des dirigeants d’ETI à Bercy afin de faire un point d’étape et présenter les orientations futures de la stratégie.
Cet événement enclenche aujourd’hui la deuxième phase de la « Stratégie Nation ETI », le premier volet ayant été mené avec succès malgré le contexte de crise sanitaire. Trois tables rondes ont été organisées sur les thématiques suivantes : « Produire en France », « Accéder aux compétences en France », et « S’engager en France », au cours desquelles les ministres ont échangé avec des dirigeants d’ETI.
A cette occasion, 10 nouvelles actions ont été annoncées afin d’approfondir et compléter la stratégie initiale, articulées autour de quatre axes :
- Renforcer l’accompagnement des ETI par les pouvoirs publics
- Développer l’attractivité et l’accès des ETI aux compétences
- Améliorer la compétitivité des ETI pour renforcer leur capacité d’investissement
- Favoriser les engagements environnementaux et sociaux des ETI
Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) a par ailleurs pris quatre engagements en matière d’investissement, d’emploi, de partage de la valeur et d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, conditionnés à la poursuite en 2022 et au-delà de la politique économique menée en faveur de la compétitivité du site France.
Bruno Le Maire a déclaré : « Plus d’ETI c’est plus d’emplois et de richesses dans les régions françaises ! La Stratégie Nation ETI du Gouvernement lancée en janvier 2020 est un succès. Elle soutient leur développement et s’inscrit dans une politique globale de réindustrialisation de la France menée depuis l’élection du président de la République. Cette réindustrialisation passe par la baisse des impôts de production et des impôts sur les sociétés. Elle va être complétée par l’amélioration de la compétitivité de nos ETI, le renforcement de leur attractivité, la valorisation de leurs engagements environnementaux et sociaux, et le renforcement de leur accompagnement par les pouvoirs publics. »
Frédérique Vidal a déclaré : « Les ETI sont des partenaires essentiels du monde de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, notamment parce qu’elles sont des actrices engagées de leur territoire et de leur population, Les ETI accompagnent les étudiants dans leur formation grâce à l’apprentissage dont le développement a été sans précédent durant ce quinquennat. Les ETI constituent un gisement d’emploi pour de très nombreux jeunes diplômés. Pour cela, le dialogue constant entre ETI et universités est crucial afin d’adapter les formations aux grands enjeux économiques et écologiques de demain. C’est notamment l’objectif du plan France 2030. »
Agnès Pannier-Runacher a déclaré : « Les ETI incarnent un capitalisme patient et responsable. Elles investissent régulièrement et dans le temps long, misent sur les atouts de leurs territoires et valorisent les savoir-faire de leurs collaborateurs. A ce titre, elles sont l’un des fers de lance de notre stratégie de reconquête industrielle. En enclenchant la deuxième phase de notre stratégie et en annonçant 10 nouvelles actions telles que la création de référents ETI dans les services économiques en région, nous poursuivons notre soutien pour aider les ETI à se développer et à croître. Pour leur part, les ETI, conscientes de leur rôle pour le pays prennent des engagements forts pour l’emploi et la planète et je veux saluer cette mobilisation essentielle pour une relance efficace au bénéfice de tous les français. »
Sophie Cluzel a déclaré : « L’importance des ETI dans l’économie française et leur contribution à l’emploi dans les territoires sont indéniables. La thématique du handicap en entreprise est un véritable levier d’innovation RH et de diversité dans les ETI. Il était donc capital qu’elles s’engagent pour l’emploi des personnes en situation de handicap et développent des politiques RH inclusives qui correspondent à leurs valeurs. Je me réjouis de la collaboration entre le METI et le Secrétariat d’Etat au Handicap qui s’est notamment concrétisé en novembre dernier par la signature d’un partenariat avec l’Agefiph, afin de faire bénéficier les ETI de d’un accompagnement pour mettre en place des plans d’action handicap au sein de leurs entreprises. »
Sarah El Haïry a déclaré : « Il est impératif que les ETI continuent à ouvrir la voie de l’engagement entrepreneurial pour l’avenir de la jeunesse. En réalité, l’engagement sociétal est devenu un impératif économique pour leur réussite. Si une entreprise veut recruter des jeunes, elle doit s’engager sur les plans social, sociétal et environnemental et les ETI, en ayant pris ce virage très tôt, sont des locomotives de l’engagement et du changement. Nous continuerons à accompagner ces transformations pour la réussite de notre pays. »
Philippe d’Ornano et Frédéric Coirier, co-présidents du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), ont déclaré : « La politique économique engagée depuis près de cinq ans a d’ores et déjà un impact tangible sur le tissu des ETI. Notre pays, s’il poursuit le réalignement de sa compétitivité sur la moyenne européenne, peut régénérer, dans les années à venir et sur tout son territoire, un tissu d’ETI comparable à celui de ses voisins européens. Plus d’ETI, c’est plus d’emplois et de richesses créées dans nos régions. La France y gagnerait ainsi une économie plus enracinée, tant les ETI conjuguent efficacité économique, proximité et valeurs humaines. »
Les ETI se digitalisent dans l’urgence
par Catherine Moal - le 14 décembre 2020
Début décembre, EY, Apax Partners et le Meti ont dévoilé les résultats de la quatrième édition du « Baromètre de la transformation digitale des ETI ».Menée auprès de dirigeants d’Entreprises de Taille Intermédiaire en France, cette étude montre que les conséquences de la crise sanitaire leur imposent de s’adapter et le digital devient incontournable pour y parvenir.
Menée auprès de plus de 150 dirigeants d’« entreprises de taille intermédiaire » en France par l’institut CSA courant septembre, cette étude annuelle dresse un état des lieux de l’avancée des ETI françaises en matière de numérique. Avec un focus particulier cette année sur l’impact de la crise sur leur digitalisation…
Si la grande majorité d’entre elles a mis à profit la transformation digitale engagée pour s’adapter aux circonstances exceptionnelles imposées par la crise, celle-ci nécessite toutefois d’articuler deux dynamiques : « la digitalisation d’urgence pour faire front, et la digitalisation de relance pour gagner en compétitivité », a indiqué Alexandre Montay, délégué général du Meti, à la présentation des résultats.
Pour autant, même si la maturité digitale des ETI progresse, elle le fait « à marche forcée », rappelle Dominique Pageaud, associé EY. Résultat : les écarts se creusent entre celles qui y étaient déjà préparées, qui ont su innover et en tirer profit, et celles qui commencent à prendre conscience de la nécessité de faire évoluer leur modèle économique et leur mode de fonctionnement, a précisé Gregory Salinger, CDO chez Apax Partners.
Parmi les grands enseignements de cette nouvelle édition, on constate toutefois que…
- 70 % des entreprises interrogées déclarent avoir une stratégie digitale « en développement » ou « maîtrisée ». Pour le reste, le démarrage se veut surtout « embryonnaire », notamment en ce qui concerne le secteur BtoB et les ETI industrielles.
- 69 % déclarent que la transformation digitale impacte leur modèle économique.
- 72 % affirment que la transformation digitale implique des changements dans leur modèle opérationnel. Le digital a mis le client au cœur de la conception des offres et produits, mais des efforts restent à faire notamment face aux pure players.
…Ainsi, la crise sanitaire accélère la transformation…
- 84 % des entreprises interrogées déclarent avoir été prêtes (infrastructures IT, collaboration à distance…) à affronter la crise sur le plan numérique. « Jusqu’à la mi-février, les signaux étaient au vert pour une année 2020 optimale, situation que le premier confinement n’a pas bousculée. Par contre, tous se montrent plus inquiets depuis septembre face à l’incertitude qui s’installe », commente Alain Conrard, CEO de Prodware et président de la commission digitale du Meti.
… et modifie l’organisation du travail (et cela va durer !)
- 85 % déclarent avoir été en capacité de collaborer à distance.
- 80 % des entreprises répondantes ont une meilleure perception du télétravail.
- 59 % vont renforcer l’e-commerce.
- 79 % vont réduire les déplacements entre sites (gain de temps, moins fatigant, moins de carbone, travail facilité…).
Résultat : les investissements dans le digital s’accélèrent :
- 71 % des répondants déclarent vouloir accélérer leurs investissements dans le digital. Dans quatre domaines principalement : l’amélioration de l’expérience client par le digital, le déploiement des outils collaboratifs digitaux, la modernisation des infrastructures IT (réseau VPN…) et la cyber-sécurité. « Des domaines dont le ROI est palpable et mesurable, et qui vont permettre à ces entreprises de passer au mieux la crise », poursuit l’expert.
Pour conclure sur les chiffres (télécharger l’étude complète ici), dans plus de 44 % des ETI, la direction générale est le sponsor principal de la transformation digitale, aidée de sa DSI. Mais, dans 46 % des cas, l’absence de vision partagée au sein de l’équipe de direction est la principale barrière à sa mise en œuvre… L’enquête montre clairement que le couple DG/DSI drive la transformation numérique. Car, si ce n’est pas le cas, les projets échouent ou vont beaucoup plus lentement… « Aujourd’hui, certaines ETI n’ont pas une transformation numérique à la hauteur de leur ambition car elles n’ont pas une implication suffisante de leur direction générale, ceci par manque de temps, de prise en compte de l’urgence ou d’accointance par rapport au sujet », constate Alain Conrard.
Certains sujets liés aux nouvelles technologies et à la transformation digitale, mais plus de fond (Big Data, Machine Learning, IA, Cloud..) ont été freinés, voire reportés ou annulés du fait de la crise. « Ces domaines d’investissements sont jugés moins prioritaires, plus complexes et de long terme… Ce qui n’est pas une bonne nouvelle, car cela ne les prépare pas à être dans une excellente position à l’heure de la reprises. Les chefs d’entreprises en sont conscients, mais face aux incertitudes, ils préfèrent jouer la prudence. On voit donc une capillarité de la transformation digitale qui est à relativiser par rapport à ces sujets de fond qui ne sont pas aboutis en dehors des pure players ».
Un rôle important d’accompagnement
D’où l’importance des actions que mènent le Meti et le Club Paris Ile-de-France… pour acculturer les membres sur l’ensemble de ces sujets et surtout de les guider. « Il faut qu’elles comprennent la transformation au-delà des technologies et savoir par quel bout la prendre. Il faut élaborer en co-construction le parcours de l’entreprise et du chef d’entreprise dans le cadre de sa transformation digitale », explique Alain Conrard. Les chefs d’entreprises ont vraiment compris qu’il faut se transformer, mais ne savent pas obligatoirement comment s’y prendre. Pour tous, la transformation digitale est un réel atout pour survivre, même si elle coûte cher. La transformation numérique, qui implique du changement, leur ouvre de nouveaux horizons (e-commerce) qu’ils ne veulent pas subir. Les enjeux RH ou financiers sont multiples… Mais reste que 7 % seulement des ETI interrogées considèrent la fonction RH comme porteuse de la transformation digitale dans leur organisation. « C’est là où nous devons les accompagner dans ce parcours qui peut encore paraître confus », conclut l’expert, qui rappelle l’importance du conseil pour y remédier.
De l’importance de devenir « Data Driven »
Les résultats d’une étude, menée en septembre 2020 par YouGov auprès de plus de 3 500 cadres supérieurs et décideurs informatiques de PME, ETI et grandes entreprises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Pays-Bas, mettent en évidence une fracture entre les entreprises qui utilisent les données pour informer leurs décisions pendant la pandémie et celles qui ne le font pas. 80 % des entreprises « data driven » conviennent qu’elles en ont tiré un avantage critique durant la pandémie.
https://www.economie.gouv.fr/presse/communiques/agnes-pannier-runacher
Le rendez-vous de l'Europe : La France à la barre
En ce début d’année, toujours perturbé par le Covid, c’est le moins que l’on puisse dire, et en attente de la très prochaine élection présidentielle, il est un sujet cher au président en exercice qui s’impose également, c’est celui de l’Europe, avec pendant six mois la présidence du Conseil de l’Union Européenne à la France, qui, un peu de politique, malgré l’étonnement de certains quant à ce timing, estimant que cela avait dû être manigancé au plus haut de l’Etat, est seulement dû au départ de la Grande Bretagne après le Brexit, chamboulant l’ordre établi depuis de nombreuses années.
L’Etat français ayant même demandé à la Slovénie, pays prédécesseur, d’intervertir l’ordre des présidences, ce qu’il refusa.
Sinon, vous savez certainement que la France est pour une grande part, avec la célèbre déclaration du 09 mai 1950 de Robert Schuman (https://www.robert-schuman.eu/fr/declaration-du-9-mai-1950), de la création de l’ancêtre de l’UE, la CECA (https://maison-europe-rennes.org/histoire-de-la-creation-de-lunion-europeenne/#:~:text=Rapidement%2C%20le%20trait%C3%A9%20de%20Paris,l'acier%20(CECA).), avec l’Allemagne, l’Italie, et les pays dits du Benelux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas).
Mais par-contre, connaissez-vous le poids réel de notre pays au sein de l’UE aujourd’hui ?
Unique puissance nucléaire depuis le départ de la Grande-Bretagne, unique puissance de l’UE également à avoir un siège permanent à l’ONU, la France est de par son territoire, d’une superficie 550 000 km2, auquel il faut ajouter les 120 000 km2 des départements et des territoires d’outre-mer, le pays le plus vaste de l’UE (15 %), avec en plus une position géographique très centrale en Europe occidentale, ayant des frontières terrestres avec huit pays européens.
Ensuite, avec plus de 67 millions d’habitants (au 1er janvier 2021), il est le 2ème pays le plus peuplé d’Europe, derrière l’Allemagne (82 millions d’habitants), mais avec une situation qui pourrait évoluer dans les années à venir, puisque la France pourrait la dépasser à l’horizon 2045. Par-contre à l’échelle mondiale cela ne représente que 1 % de la population mondiale, à méditer.
Concernant son poids économique, la France est la 2ème puissance au sein de l’UE, qui je le rappelle est toujours la 2ème puissance économique mondiale derrière les Etats-Unis, représentant 17,9 %du PIB mondial.
1er producteur agricole, et 1er exportateur d’armement, la France à une part non négligeable dans le fait que l’Europe est aujourd’hui à la 1ère place du marché mondial de l’aéronautique, grâce bien évidemment au groupe franco-allemand Airbus, son secteur bancaire se situe dans le trio de tête, elle dispose de la 1ère flotte de pêche, plus de 2 % de son PIB est consacré à la recherche et au développement, soit légèrement au-dessus de la moyenne européenne, et elle est le pays recevant le plus de touriste chaque année, l’étant même à l’échelle mondiale (90 millions de visiteurs en 2017), générant en cela plus de 7 % de son PIB.
Quant à son implication dans la construction européenne, elle est bien évidemment fondamentale, car au de-là de son positionnement de pays fondateur, la France est souvent à l’origine, ce que d’aucuns appellent une vision française de l’Europe.
En effet, de la création d’actions devenues pérennes, comme l’instauration de la politique agricole commune (PAC) durant la création de la CEE ou Communauté Economique Européenne en 1957, de la mise en place dès 1974, sous l’égide du président Valéry Giscard d’Estaing, des Conseils européens, désormais installés, la création du système monétaire européen en 1979, avec l'Allemagne comme partenaire primordial, l’adoption en 1985, durant la présidence Mitterrand, de l’accord de Schengen, de l’acte unique en 1986, ou encore la signature du traité de Maastricht en 1992, accepté par les français à la marge durant le référendum qui suivit son adoption, et sans oublier plus récemment, son rôle majeur dans l’adoption du plan de relance de 750 milliards d’Euros, appelé « NextGenerationEU » basé sur le principe d’un endettement commun des 27, censé répondre aux conséquences de la crise sanitaire du Covid 19, certainement un événement majeur de l’histoire de l’UE.
Cependant, il ne faut pas occulter que la France (les français ?), est également à l’origine de blocages importants, comme par exemple en 1954, où l’assemblée nationale de l’époque repoussa la création de la Communauté européenne de défense (CED), alors qu’elle était pourtant à l’origine de ce projet, et qui vous le savez certainement, est remis sur la table par le président Macron, ou encore le refus par 55 % des français du projet de traité constitutionnel lors du référendum de mai 2005, pourtant élaboré par l’ancien président, Valéry Giscard d’Estaing. Comme quoi, cette cohabitation entre l’idée d’une Europe unie, et une France très à cheval sur son indépendance, est loin d’être un long fleuve tranquille.
Quant à ce que l’Europe a apporté ou apporte à la France, souvent occulté par ses détracteurs, il faut justement savoir qu’avec l’instauration de la libre circulation des biens, 60 % de ses exportations se portent aujourd’hui vers l’UE, que la libre circulation des services représente 80 % de son PNB, et qu’au cours des deux premières décennies de son appartenance au marché unique, elle aurait bénéficié d’un surcroit de croissance de 2 %, et d’une amélioration de 1,5 % sur le marché de l’emploi.
Ensuite, bénéficiant de plus de la moitié des financements européens dans le cadre des grands projets d’infrastructures comme Galileo, Egnos, ou encore ITER, il apparait que le « plan Juncker », mis en place en 2015, a permis le financement d’une quinzaine de projets en France d’un montant de 7 milliards d’Euros, et en 2017, elle était le 3ème pays bénéficiaire en volume des dépenses de l’UE, recevant cette même année, 13,5 milliards d’Euros, dont 9,2 pour la PAC.
Quant à sa contribution, elle était de l’ordre de 26,9 milliards en 2021, devenant, derrière l’Allemagne, le 2ème pays contributeur au budget de l’Union.
Alors, même si la France perdit un peu de son influence, notamment durant la réunification allemande, le départ de la Grande-Bretagne à, et va certainement repositionner celle-ci au centre des décisions importantes pour l’avenir de l’UE, comme par exemple avec son implication dans la création du Fonds européen de défense, l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’UE, ou encore la mise en place de consultations européennes tout au long de l’année 2018.
Et sans oublier également l’apport d’éléments de valeur dans les instances européennes que sont Christine Lagarde (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/christine-lagarde-une-femme-francaise-d-influence.html) au poste de présidente de la Banque centrale européenne, ou encore Thierry Breton, ayant obtenu lui le poste si convoité de commissaire au Marché intérieur, portefeuille allant du numérique à la défense, en passant par le programme spatial européen, et sans oublier également les 79 sièges de députés européens, sur les 705 du Parlement européen, et ce même si certains naviguent à contre-courant.
Et puis ne n’oublions pas, la ville de Strasbourg accueille toujours le siège du Parlement européen, et plusieurs agences européennes sont présentes sur le sol français, comme par exemple l’Autorité européennes des marchés financiers (AEMF), dont le siège est Paris.
Sinon, au-delà d’organiser et de présider l’ensemble des réunions du Conseil de l’UE, par domaine d’activité, neuf en tout, le Conseil des Affaires étrangères étant lui présidé pendant cinq ans par le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, quels seront les objectifs affirmés de la France sur cette présidence ?
Plus que des objectifs, ce seront surtout des priorités, et elles concernent tout d’abord la souveraineté européenne, qui selon le président Macron, doit être pleine et entière, garante d’une Europe puissante, libre de ses choix et surtout maitre de son destin. Ensuite, la création d’un réel marché unique du numérique, censé apporter une indépendance de choix dans un avenir prochain, un nouveau modèle de croissance, apportant à l’horizon 2030 une capacité d’innovations, de production et de créations d’emplois, lui permettant d’assoir sa compétitivité face au duo chinois et américain, un rappel de l’état de droit, en appuyant particulièrement sur le sujet de la liberté de la presse, avec la création d’un fonds européen de soutien au journalisme indépendant et d’investigation, et bien évidemment la promotion de la transition écologique, accompagnant en cela le Pacte vert européen, dont le but est de viser la neutralité climatique à l’horizon 2050.
Mais d’autres thèmes auront l’occasion de se retrouver sur le devant de la scène, comme par exemple l’idée d’une nouvelle relation dite structurante entre l’Europe et l’Afrique, le réengagement de l’Europe dans les Balkans occidentaux, terrains de chasse actuels d’influences étrangères, russe, turque et même chinoise, mais aussi l’adoption de la directive sur les salaires minimums, ainsi que celle concernant la transparence salariale, ayant pour objectif de réduire les écarts de salaire entre les femmes et les hommes. Tout en imaginant que d’autres encore, à définir, et en fonction d’une actualité, s’intercaleront et s’imposeront peut-être.
Donc, du travail en perspective pour la « team » France, en charge de préparer et traiter tous ces dossiers, avec succès, tout en s’intéressant bien évidemment de très près à la présidentielle, pas une première dans le cadre d’une présidence française.
En tout cas, quoiqu’il se passe, pour ma part je choisi le meilleur, l’exercice sera gravé sur une nouvelle pièce de deux Euros, et la devise choisie, Relance, puissance, appartenance » guidera pendant ces six mois la gouvernance européenne de la France.
Jacques Samela
Sources :
. https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/269913-la-france-et-leurope
. https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/la-france-dans-l-union-europeenne/
A lire :
. https://www.europe-en-france.gouv.fr/fr
. https://www.horizon-europe.gouv.fr/le-conseil-europeen-de-l-innovation-24119
. https://vipress.net/la-france-dedie-8-milliards-deuros-pour-soutenir-les-pieec/
. https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/269913-la-france-et-leurope
Bibliographie :
. Thierry Chopin, “Emmanuel Macron, la France et l’Europe.
. Le « retour de la France en Europe » : à quelles conditions ?”, Marc Lazar et Ricardo Brizzi (dir.)
. La France d’Emmanuel Macron, Presses universitaires de Rennes, 2018.
. Jacques Delors, Mémoires, Plon, 2004.
Philippe Huberdeau, La Construction européenne est-elle irréversible ?, La Documentation française, coll. “Réflexe Europe”, série Débats, 2017.
. Jean Monnet, Mémoires, Fayard, 1976.
Le luxe français, Louis Vuitton, Repetto, Weston (suites)
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 février 2016, intitulé : Le luxe français, savoir-faire, rayonnement et avenir.
Décembre 2021
STAR. Des échecs à seulement 18 ans pour Alireza Firouzja, d’origine iranienne, et depuis peu de nationalité française, après être devenu numéro deux du classement mondial en remportant ses premiers championnats d’Europe.
CHEF. Des chefs pour le français Daniel Boulud après avoir obtenu le titre de meilleur restaurateur du monde de la part de l’association « les Grandes Tables du Monde ». Installé à New-York depuis 1982, ce lyonnais représente pour les américains la vraie gastronomie française.
Le Parisien Week-End du 03 décembre 2021
FRUCTUEUSE. Moisson de contrats pour l’économie française durant la visite présidentielle au Moyen Orient. 12 hélicoptères Caracal aux Emirats Arabes Unis pour la valeur d’un milliard d’Euros, deux accords de coopérations avec des fonds souverains d’Abou Dhabi, Mubadala et ADQ pour un total de 8 milliards d’Euros, intégrant le plan de relance France 2030, deux contrats d’un montant total de 11 milliards d’Euros pour le groupe Safran et ses moteurs LEAP, un accord de coopération entre le groupe Engie et l’entreprise Masdar, filiale du fonds Mubadala pour développer un pôle d’hydrogène vert aux Emirats Arabes Unis d’une capacité de 2 gigawatts et avec 4,4 milliards injectés pour l’opération, l’installation pour 100 millions d’Euros d’un électrolyseur de 20 mégawatts pour le groupe Air Liquide en Arabie Saoudite, un contrat de 1,33 milliards d’Euros pour Technip Energies pour la construction d’un craqueur d’éthanes aux Emirats Arabes Unis, un partenariat pour Total Energies dans le domaine de la capture et du stockage du carbone, mais aussi dans la production d’hydrogène et d’ammoniac, et pour finir, la mise en oeuvre de la mobilité du futur mégasite Al-Ula par RATP Dev, qui imaginera l’ensemble du plan de déplacement et de mobilité douce.
Les Echos du 06 décembre 2021
TANDEM. Gagnant entre Alstom et Hitachi, après s’être vu attribuer le contrat du matériel roulant pour 54 rames de la future ligne à grande vitesse Londres-Birmingham. Le montant de la commande s’élève à 2,3 milliards d’Euros.
Les Echos du 10 décembre 2021
AUSPICES. Favorables pour le marché de l’emploi en 2022 selon l’INSEE, qui après 153 000 créations d’emplois au 2ème semestre 2021, devrait être de 80 000 durant le 1er semestre 2022.
20 Minutes du 15 décembre 2021
INTERNATIONAL. Le titre que vient d’obtenir le capitaine de l’équipe de rugby à 15, Antoine Dupont, après avoir été élu joueur de l’année 2021 par la Fédération internationale de rugby.
Le Parisien Week-End du 17 décembre 2021
PREMIER. Titre international pour le français Maxime Vachier-Lagrave, après avoir obtenu la victoire durant les championnats du monde d’échecs en dite cadence ultra-rapide ou « Blitz », durant seulement trois minutes.
20 Minutes du 31 décembre 2021
Fintech (suite)
QONTO DEVIENT (PENDANT QUELQUES HEURES) LA PLUS GRANDE LICORNE FRANÇAISE
Le 11/01/2022
Après une nouvelle levée de fonds, la fintech affiche désormais une valorisation record de 4,4 milliards d'euros, faisant d'elle la plus grosse licorne française, jusqu'à l'annonce de Back Market.
Qonto frappe fort. Ce mardi, la fintech française dédiée aux PME et aux indépendants annonce une nouvelle levée de fonds 486 millions d'euros, portant ainsi sa valorisation à 4,4 milliards d'euros. Non seulement la startup devient une licorne, mais elle s'installe au sommet de la liste des licornes française. Elle aura cependant été détrônée dans la journée par une autre licorne, Back Market, qui a annoncé quelques heures plus tard une nouvelle levée de fonds impressionnante de 450 millions d'euros. Cet apport valorise désormais le spécialiste du reconditionnement de produits électroniques à 5,1 milliards d'euros, devant toutes les autres startup françaises.
Lancée en 2017, l'entreprise poursuit son incroyable ascension avec "l’ambition de construire la première solution financière tout-en-un pour les PME et les indépendants" indique Qonto dans un communiqué. Sans être une banque, la fintech propose de simplifier la gestion des finances et de piloter les dépenses des professionnels.
Un million de clients d'ici 2025
L'entreprise compte actuellement plus de 220.000 clients sur quatre marchés (Allemagne, Espagne, France et Italie) et entend toucher un million de PME et de travailleurs indépendants européens d'ici 2025.
"Cette nouvelle levée de fonds est une opportunité incroyable pour nous d'accélérer notre trajectoire d'hypercroissance en investissant dans notre produit, notre service client et notre capacité d'attirer de nouveaux talents" indique Alexandre Prot, cofondateur et PDG de Qonto.
"Nous ne sommes qu’au début de l'aventure, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et nous nous réjouissons de ce que l'avenir nous réserve."
Thomas Leroy Journaliste BFM Business
Atos, Criteo, Parrot, OVHcloud (suites)
Excellence AI Lab, le nouveau laboratoire d’Atos et NVIDIA qui fonctionnera avec le supercalculateur BullSequana X
Le 22 novembre 2021
Les sociétés Atos et NVIDIA sont partenaires dans des domaines différents comme les supercalculateurs, les solutions “edge”, la santé avec la plateforme Clara. Le 15 novembre dernier, elles ont annoncé la création d’un nouveau laboratoire d’intelligence artificielle, l’Excellence AI Lab (EXAIL) où scientifiques et chercheurs auront pour objectif d’accélérer le progrès des technologies informatiques, de l’éducation et de la recherche en Europe à l’aide du calcul haute performance et de l’IA. Les premiers travaux du laboratoire se concentreront sur cinq domaines de recherche : la recherche climatique, la santé et l’analyse du génome, l’hybridation avec l’informatique quantique, l’edge IA/ « Computer Vision » et la cybersécurité.
Pour ces travaux, Atos développera un supercalculateur BullSequana X avec le processeur Arm Grace de NVIDIA, le GPU nouvelle génération Ampere Next, la solution BXI Exascale Interconnect d’Atos et la plateforme réseau Quantum-2 Infiniband de NVIDIA qui permet des performances prédictives comme si l’application était exécutée sur un système dédié.
Prédire et combattre le réchauffement climatique
Atos et Nvidia vont utiliser le supercalculateur JUWELLS, signé Atos qui a bénéficié des architectures GPU de NVIDIA pour tenter notamment de lutter contre le changement climatique. À ce sujet, Agnès Boudot, Senior Vice President, Directrice des activités HPC & Quantique chez Atos a déclaré :
“Cette année, à SC’20, nous mettons en avant la manière dont Atos permet une simulation plus rapide, plus intelligente et plus écologique – et le système de supercalcul JUWELS en est un excellent exemple. Ce fut fantastique de travailler avec Jülich et ses partenaires pour offrir ces performances et cette puissance accrues afin de stimuler une recherche et une innovation sans précédent en Europe”
De son côté, Ian Buck, directeur général et vice-président de l’informatique accélérée chez Nvidia déclarait:
“Nos GPUs A100 Tensor Core présentés dans ce module ‘booster’ sont basés sur l’architecture Ampere de NVIDIA, une réalisation technique révolutionnaire qui apporte une amélioration massive des performances par rapport à la génération précédente, pour la l’apprentissage et l’inférence en IA. Cette plateforme, à l’échelle d’un datacenter, avec des unités de calcul GPU et le réseau Mellanox HDR InfiniBand, permet aux chercheurs de Jülich de se lancer dans le développement et le déploiement de l’analyse accélérée des données, du HPC et de l’IA pour relever les défis de l’ère de l’IA exascale.”
Les chercheurs d’Atos et de NVIDIA exécuteront donc de nouveaux modèles d’IA et de deep learning sur le supercalculateur Juwell basé au Jülich Supercomputing Centre, en Allemagne. Ces modèles à grande échelle pourront servir à prédire l’évolution de phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les ouragans, etc.
Atos et NVIDIA espèrent ainsi mieux comprendre le changement de comportement de ces phénomènes météorologiques dus au réchauffement climatique grâce aux calculs de classe exascale. Andy Grant, vice-président des ventes mondiales, HPC,IA et Quantomm chez Atos a déclaré :
“Atos est fermement engagé dans ses ambitions en matière de décarbonation, qui consistent à compenser toutes nos émissions résiduelles d’ici 2028 pour atteindre “zéro émission nette” et à réaliser l’objectif SBTi de réduire nos émissions mondiales de carbone sous notre contrôle et notre influence de 50 % d’ici 2025, De nombreux centres de modélisation climatique de premier plan, tels que Météo France, DKRZ, KNMI et AEMet, utilisent nos supercalculateurs BullSequana pour exécuter leurs modèles météorologiques et climatiques à grande échelle. L’annonce de la création du laboratoire EXAIL illustre notre engagement continu dans ce domaine, un an après la création de notre centre d’excellence en modélisation météorologique et climatique avec l’ECMWF.”
Chez Nvidia, Ian Buck, Vice-Président et Directeur général, Informatique accélérée, a commenté :
“Le changement climatique s’intensifie et augmente la fréquence de phénomènes météorologiques extrêmes qui perturbent des régions entières, coûtant aux gouvernements et aux économies des centaines de milliards d’euros chaque année, L’objectif d’EXAIL est de faire avancer des travaux de recherche critiques pour relever les défis mondiaux urgents liés au changement climatique.”
Booster la recherche médicale
Le traitement informatique des données génomiques révolutionne la mise au point de médicaments et les soins de santé. Le framework Clara, développé par NVIDIA, sera utilisé par les chercheurs, ses performances de calcul sont très intéressantes pour des applications en imagerie médicale, en génomique et en chimie numérique.
Le nouveau laboratoire EXAIL devrait permettre d’accélérer la découverte de médicaments et la conception de solutions de diagnostic avancées à l’aide de systèmes embarqués, de l’edge computing, de centre de données et de plateformes cloud.
Faire progresser la recherche quantique
Le quantique devrait permettre de résoudre certains problèmes complexes plus rapidement que les systèmes HPC les plus puissants actuels. En 2016, Atos a lancé un programme quantique dirigé par un conseil consultatif de haut niveau et mis en œuvre par le laboratoire Atos Quantum.
Quantum Learning Machine, plateforme de simulation et de développement logiciel quantique, utilisera les GPU de NVIDIA pour contribuer à augmenter de façon considérable la vitesse et l’échelle des simulations quantiques, et ainsi accélérer la recherche sur les algorithmes quantiques, la science de l’information quantique, les nouvelles architectures de processeurs quantiques et les architectures de systèmes hybrides associant quantique et GPU.
Accélérer la Computer Vision
Les équipes de recherche d’EXAIL travailleront à accélérer les progrès de Computer Vision et de l’infrastructure sans fil 5G via six laboratoires Atos équipés de la technologie NVIDIA Fleet Command pour assurer le déploiement et la gestion sécurisés des applications.
Développer la cybersécurité « Zero Trust »
Les équipes de recherche d’EXAIL ont aussi pour objectif de développer une nouvelle plateforme de cybersécurité data-center-to-edge « Zero Trust », qui s’appuiera sur le framework d’IA ouvert Morpheus de Nvidia ainsi que de nouveaux modèles d’IA pour détecter instantanément les nouvelles menaces de cybersécurité.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html
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