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Le luxe français (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le luxe français (suite)
Le luxe français (suite)

Hermès, Kering, LVMH… Le luxe français en grande forme malgré les tensions internationales

BFM Business / Le 25/10/19

http://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/herm%c3%a8s-kering-lvmh%e2%80%a6-le-luxe-fran%c3%a7ais-en-grande-forme-malgr%c3%a9-les-tensions-internationales/ar-AAJkfz3?li=BBkG5mY&ocid=DELLDHP

 

L'action LVMH décollait de plus de 4%, jeudi 10 octobre au matin à la Bourse de Paris, bénéficiant à plein d'une croissance toujours au beau fixe pour le numéro un mondial du luxe au 3e trimestre.

Face aux tensions géopolitiques internationales, et en particulier la crise à Hong Kong, le luxe français fait mieux que résister et affiche toujours une croissance exceptionnelle. Tour d'horizon des performances des champions français LVMH, Kering et Hermès, qui viennent de publier leurs résultats pour le troisième trimestre. 

Kering : toujours tiré par sa locomotive Gucci

Au troisième trimestre, les ventes de Kering ont progressé de 14,2% sur un an, à 3,88 milliards d'euros, le groupe de luxe continuant d'être porté par la croissance, certes moins forte, de son fleuron Gucci (+13,3% de chiffre d'affaires sur un an) ainsi que par ses performances dans la région Asie Pacifique (+17% pour les ventes au détail en comparable), en dépit d'une situation géopolitique tendue à Hong Kong.

Face à un environnement mondial de plus en plus complexe, nous sommes pleinement confiants dans notre capacité à réaliser des performances soutenues dans la durée", a souligné jeudi 24 octobre dans un communiqué François-Henri Pinault, PDG du groupe dont le chiffre d'affaires trimestriel est conforme aux consensus établis par les agences Factset et Bloomberg.

Pour les mois de juillet, août et septembre, la croissance du chiffre d'affaires - en ligne avec les attentes - connaît cependant un ralentissement: la progression en comparable (c'est-à-dire à périmètre et taux de changes constants) est de 11,6%, contre 17,5% au premier trimestre et 13,2% au deuxième trimestre de l'exercice. "Nos performances, au-delà des impressionnantes bases de comparaison établies ces deux dernières années, sont saines et bien équilibrées entre nos différentes maisons", s'est félicité le PDG François-Henri Pinault dans un communiqué.

Hermès : les ventes bondissent grâce à l'Asie

La croissance d'Hermès a également accéléré au troisième trimestre, avec des ventes dépassant les 1,73 milliard d'euros notamment grâce à la Chine où la dynamique du groupe de luxe ne se dément pas. Pour les mois de juillet, août et septembre, le sellier-maroquinier voit son chiffre d'affaires progresser de 18,2% sur un an en données publiées (+15% à taux de changes constants), selon un communiqué diffusé jeudi.

Une performance très solide après des progressions de chiffre d'affaires sur un an aux trimestres précédents, toujours à taux de changes constants, de 12,3% (T2 2019), 11,6% (T1 2019) 9,6% (T4 et T3 2018) et de 11,6% (T2 2018). 

Le directeur financier, Eric du Halgouët, a mis en avant "une croissance exceptionnelle au troisième trimestre" et une "progression à deux chiffres dans toutes les régions du monde", lors d'une conférence téléphonique. En Asie hors Japon, le chiffre d'affaires du groupe grimpe de 21,8% à taux de changes constants (après +18,6% au deuxième trimestre). 

"Malgré l'impact des événements à Hong Kong, nous avons une performance remarquable de la Chine continentale" où il "n'y a pas de rupture de tendance", a-t-il souligné. Concernant plus précisément Hong Kong, touchée par d'importantes manifestations pro-démocratie depuis plusieurs mois, "Hermès est resté en croissance sur les neuf premiers mois de l'année grâce à notre fort ancrage auprès de la clientèle locale, même si l'activité a fléchi et qu'il y a eu quelques jours où nous avons dû fermer nos magasins", a précisé le directeur financier.

Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes totalisent 5,012 milliards d'euros, soit une progression de 13% à taux de changes constants. Hermès ne donne pas d'objectifs chiffrés, mais il indique qu'"à moyen terme, malgré le renforcement des incertitudes économiques, géopolitiques et monétaires dans le monde, le groupe confirme un objectif de progression du chiffre d'affaires à taux constants ambitieux". Au cours du premier semestre de l'exercice, le sellier-maroquinier avait atteint une marge opérationnelle courante de 34,8%, soit très proche du niveau record de 34,9% atteint lors des six premiers mois de 2018.

LVMH: solide numéro un mondial

Enfin, LVMH bénéficie toujours d'une croissance au beau fixe. Le numéro un mondial du luxe avait publié début octobre d'excellents résultats pour le 3e trimestre. LVMH a enregistré une progression de 17% en données publiées et de 11% (en ligne avec le premier semestre) en données organiques, à taux de changes et périmètre constants. LVMH a ainsi généré 13,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires de juillet à septembre. 

Un chiffre d'affaires qui était nettement supérieur aux consensus établis par les agences Bloomberg et Factset, qui tablaient respectivement sur 12,6 et 12,7 milliards. En Asie hors Japon, le groupe constatait néanmoins un ralentissement de sa croissance à +12% sur un an en organique au 3e trimestre (contre +18% au premier semestre). 

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 février 2016, intitulé : Le luxe français, savoir-faire, rayonnement et avenir.

 

Et dans quelques jours, ne ratez-pas le sujet consacré à la marque J.M. Weston, chausseur de renom et de tradition française.

 

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OVH (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

OVH (suite)
OVH (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 10/10/19

Vu et lu dans Les Echos du 10/10/19

OVHcloud ne veut pas vivre le fiasco du cloud souverain

https://www.frenchweb.fr/ovhcloud-ne-veut-pas-vivre-le-fiasco-du-cloud-souverain/378712?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=d559255eda-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_16_AM_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-d559255eda-106733281

Patrick Randall (Decode Media) avec l'AFP

10/10/2019

 

L’OVHcloud Summit, qui se tient jeudi 10 octobre à Paris Expo Porte de Versailles, célébrera les 20 ans d’OVH, aka « On Vous Héberge? » ou « Oles Van Herman », le surnom d’Octave Klaba, le fondateur de l’entreprise qu’il conviendra désormais d’appeler OVHcloud, signe d’une internationalisation de l’entreprise née dans un sous-sol d’Iliad dans le 11e arrondissement de Paris.

Une édition qui sera l’occasion de revenir « sur cette épopée (…) qui nous a permis de nous hisser parmi les leaders mondiaux du cloud », annoncent Octave Klaba et son CEO Michel Paulin, qui a rejoint OVH il y a un an pour accélérer l’internationalisation de l’entreprise fondée 1999 et aujourd’hui membre du Next40. Nous vous proposons de revenir sur cinq points clés de cette épopée.

Du soutien d’Iliad à la prise de participation des fonds KKR et Towerbrook

Vingt ans après sa création, OVHcloud compte 30 data centers dans 12 villes dans le monde (en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Pologne, aux Etats-Unis, au Canada, à Singapour et en Australie). Cinq autres sont en construction, notamment en Inde et en Corée du Sud. Forte de 2 200 employés à travers le monde, l’entreprise basée à Roubaix, d’où est originaire une partie de la famille d’Octave Klaba, revendique aujourd’hui 1,5 million de clients et 3,8 millions de sites hébergés dans le monde. Après un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros sur l’exercice fiscal 2017-2018, elle revendique un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros sur la période 2018-2019.

Pour en arriver là, OVHcloud est passé par plusieurs phases de développement (chacun avec leurs parts de hauts et de bas):

  • En 2000, la startup, alors l’une des premières entreprises européennes d’hébergement, voit son activité décoller. Avec le soutien de Xavier Niel et Iliad, Octave Klaba développe une offre à destination des TPE, PME et startups. La force de l’offre: des délais de livraison courts et une dépendance réduite aux fournisseurs à une époque où l’hébergement web était une activité laborieuse pour les entreprises. OVH développe également un système innovant de refroidissement qui fonctionne avec l’eau pompée dans les nappes phréatiques, transitée ensuite dans son data center (en location) pour baisser la température des cartes mères.
  • De 2004 et 2009, OVH s’étend en Europe avec des filiales en Pologne, en Espagne, aux Pays-Bas, en Irlande, en Finlande, en Lituanie et en République tchèque. Octave Klaba décide également de déménager le siège social de l’entreprise de Paris à Roubaix et y construit son premier data center. Le premier réseau fibre optique est également déployé et OVH devient officiellement un télécom.
  • A partir de 2010, l’entreprise nordiste cherche à diversifier son activité: c’est le début de l’ère du cloud pour OVH avec une première offre de cloud privé. En 2011, OVH développe une offre de cloud public basé sur OpenStack. L’hébergeur web, désormais le premier en Europe, dépasse ensuite l’Europe en 2012 avec l’ouverture de bureaux et de data center aux Etats-Unis et au Canada. Il construit un an plus tard à Gravelines le plus grand data center en Europe, doté de 400 000 serveurs.
  • En 2016, l’expansion internationale se confirme: OVH réunit 250 millions d’euros auprès des fonds américains KKR & Co (spécialiste des entreprises familiales comme OVH et des entrepreneurs européens) et TowerBrook Capital Partners (adapté aux entreprises dirigées par leur fondateur) contre une participation minoritaire, et signe un an plus tard une ligne de crédit de 400 millions d’euros auprès de JP Morgan Chase, le CIC Nord Ouest et la Banque commerciale du marché nord Europe. En 2017, l’entreprise acquiert vCloudAir, le cloud public de VMware.
  • En septembre 2017, OVH annonce son intention de recruter jusqu’à 13 000 personnes dans le monde d’ici 2025 pour atteindre 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise nordiste indiquait aussi vouloir atteindre les 4 200 collaborateurs à la fin de 2019, dans le cadre d’un plan de recrutement fraichement lancé et centré sur la France. Des ambitions revues à la baisse cette année: Octava Klaba a fait état dans un post de blog en juin dernier d' »erreurs de recrutement » et déconseillait le « blitzscaling ».

Une nouvelle équipe de direction pour se poser en tant qu’alternative cloud crédible à AWS, Microsoft Azure et Google Cloud

A l’été 2018, pour accélérer l’internationalisation d’OVHcloud, Octave Klaba se choisit un CEO champion des télécoms, Michel Paulin, ancien directeur général de SFR. Il a notamment pour mission d’assurer la mise en oeuvre du plan stratégique « Smart Cloud », qui vise à consolider le positionnement d’OVHcloud en tant qu’alternative cloud crédible à AWS, Microsoft Azure et Google Cloud. Octave Klaba conserve la fonction de président du conseil d’administration. Le nouvel homme fort de l’hébergeur européen a réalisé l’essentiel de sa carrière dans les télécoms, l’IT et le web. Il a notamment supervisé l’entrée en Bourse de Neuf Cegetel lorsqu’il en était CEO (avant de diriger Méditel et SFR).

La nomination de Michel Paulin traduit la volonté d’OVHcloud de s’entourer de personnes clés et de profils techniques pour assurer son hypercroissance. C’est ainsi que Sylvain Rouri, ancien senior vice-president of global sales chez Survey Sampling International et sales director chez France Télécom, devient chief sales officer chez OVH fin 2017. Il a pour mission d’implémenter les stratégies globales de vente de l’entreprise en dirigeant les ventes directes et indirectes.

Alain Fiocco, ex-CTO de Cisco et ancien d’Alcatel, rejoint OVHcloud début 2018 en tant que CTO. Il est chargé de gérer les unités produits, R&D, ainsi que le déploiement des produits et solutions OVHcloud. L’entreprise s’était précédemment entourée en mars 2017 de Dominique Michiels en tant que chief service delivery officer. Ancien de Worldline, il supervise les services d’OVH. En juillet 2017, OVH avait aussi recruté Francois Sterin, ancien de Google et France Télécom, comme chief industrial officer. Il pilote l’infrastructure technique de l’entreprise. En août de la même année, c’est Frédéric Etheve, qui a fait ses armes chez France Télécom, McKinsey & Company et Google, qui rejoint les rangs de l’hébergeur. En 2018, Miroslaw Klaba, frère d’Octave et jusque-là CTO de la société, prend les fonctions de chief information officer.

L’entreprise a en outre trouvé un nouveau chief financial officer (en janvier 2019) en la personne de Yann Leca, fort de près de 30 ans de fonctions financières dans différents entreprises de tailles variées, une nouvelle chief human resources officer (en décembre 2018) avec Line Cadel, jusque-là HR business partner manager, et un nouveau chief legal officer (en mai 2018) avec Adam Smith, ancien de chez Safran, DCNS et Airbus.

Comment OVHcloud a su se hisser au niveau de ses rivaux américains

OVHcloud mise encore aujourd’hui sur ce qui a fait sa force ces 20 dernières années: le focus sur le développement d’un modèle intégré, une forte capacité à innover, et un choix de s’axer sur la règlementation (rivaliser avec Amazon et Google n’est pas forcément chose aisée).

En termes d’innovation, l’entreprise dispose par exemple d’une usine de serveurs de 14 000 mètres carrés à Croix, dédiée à la fabrication, la logistique et la R&D. Le taux annuel de production de serveurs, précédemment de 120 000, est aujourd’hui à 400 000 serveurs.

« Il y a 15 ans, OVH a fait un choix technologique et industriel qui est de refroidir les puces de ses serveurs par de l’eau. Il n’y a pas de climatisation, pas de ventilation, ça coûte moins cher à produire et consomme moins d’énergie. Nous avons déposé un brevet pour ces ‘Waterblocks’ dont sont équipés nos 30 centres de données répartis sur 12 sites », a expliqué Michel Paulin.

Aujourd’hui, et dans l’optique de faire d’OVHcloud un élément indispensable des stratégies cloud des entreprises, la société a par ailleurs prévu de présenter lors de son sommet son nouveau produit OVHCloud Marketplace. Celui-ci aura pour ambition de « rassembler et offrir l’ensemble des offres d’un écosystème d’entreprises partageant la même vision d’entraide, de partage et de coconstruction », annonce OVH. La place de marché proposera une « sélection d’offres et de solutions basées sur les infrastructures OVHcloud et soutenues par un réseau de partenaires-vendeurs sélectionnés ».

OVH pourra en outre détailler sa nouvelle game d’infrastructures lancée fin septembre, six mois après la refonte complète de son offre de serveurs dédiés. Cette nouvelle gamme, qui propose quatre configurations, entend répondre « aux besoins d’évolutivité et de performance des entreprises de tailles intermédiaires, des administrations ou des universités, pour notamment bâtir des architectures de serveurs en cluster ou gérer d’importantes bases de données »

L’évènement permettra enfin à OVH de détailler ses nouveaux produits et offres, dont: les solutions d’OVH pour le secteur de la santé ; OVHcloud Prescience, outil d’apprentissage automatique qui vise à accélérer les projets de machine learning des entreprises (lancé en avril dernier) ; Enterprise Cloud Databases, nouvelle offre de bases de données « as a Service » lancée cette année ; et les dernières innovations des gammes bare metal et les prochains projets de ces gammes.

Le « temps des écosystèmes et des communautés »

Une session de l’OVHcloud Summit sera dédiée aux partenaires d’OVHcloud. Le mois dernier, l’entreprise a étendu à l’international son partner program destiné à favoriser la formation des partenaires, leur assistance à la vente et le support technique autour des solutions d’OVH.

« Les temps ont changé. On n’est plus dans un rapport capitalistique, de rachats. On est dans le temps des écosystèmes et des communautés. Des partenariats et des plateformes », souligne Octave Klaba dans son post de blog du mois de juin.

« D’où l’initiative lancée il y a un an et que j’avais appelée ‘virtual GAFAM’. (…) Si les européens font écosystème et bossent ensemble, on peut être aussi fort que les Gafam, tout en respectant nos valeurs européennes de privacy. Ce mode de fonctionnement partage mieux la valeur créée et évite les phénomènes de dominance abusive », ajoute-t-il.

Cette ambition reflète les nouveaux enjeux qui attendent OVH: enrichir son écosystème pour accentuer sa position sur les big caps. L’entreprise s’est développée avec succès sur les TPE/PME. Il s’agit aujourd’hui d’aller chercher les Accenture, Capgemini, Deloitte et autres Sopra Steria, tout en développant son offre historique dédiée aux startups et nouvelles entreprises technologiques.

OVHCloud ne veut pas vivre le fiasco du cloud souverain tel que l’ont vécu Orange et SFR avec CloudWatt et Numergy

Début octobre, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé la volonté du gouvernement de développer une offre cloud alternative pour contourner le Cloud act américain. Cette loi permet aux agences de sécurité du pays de réquisitionner auprès des opérateurs de cloud américains des données de leur clients, même si ces données sont stockées à l’étranger. Il a donc demandé à Dassault Systèmes (3DS Outscale, filiale à part entière depuis 2017) et OVH de travailler sur la mise en place d’un « cloud de confiance » capable d’accueillir les données des entreprises françaises et européennes. Ce nouveau cloud souverain pourrait être créé en collaboration avec l’Allemagne dans un premier temps, puis éventuellement à un niveau européen, a fait savoir M. Le Maire.

Octave Klaba et Michel Paulin ont répondu à l’affirmative à l’appel du gouvernement. Ils ne souhaitent toutefois pas répéter les erreurs du passé commises par leurs concurrents. En 2011, le gouvernement avait lancé le projet « Andromède » (150 millions d’euros d’investissement), première tentative de cloud souverain qui s’est soldée par un échec. Le plan a mené aux projets Cloudwatt (porté par Orange et Thales, il sera désactivé le 1er février 2020) et Numergy (absorbé par SFR en janvier 2016).

« Je n’utilise pas l’expression ‘cloud souverain’, mais ‘cloud de confiance’. En 2012, on l’avait contraint à un marché de niche, avec deux acteurs (CloudWatt et Numergy, NDLR) dans un Meccano industriel très compliqué qui fonctionnait avec beaucoup d’argent public. Aujourd’hui, on ne demande pas d’argent public. On ne va pas inventer une nouvelle technologie, mais s’appuyer sur les standards du marché et travailler avec les acteurs en place. On promeut un écosystème ouvert qui n’emprisonne pas les clients », a également souligné Michel Paulin.

Octave Klaba a aussi fait savoir que la vision d’OVH n’est pas de créer un cloud souverain, mais bien un « trusted cloud » dédié à la gestion des données de ses clients.

Pour développer cette nouvelle infrastructure, OVH entend ainsi rester les mains libres et ne pas dépendre des subsides de l’Etat, que ce soit sous forme de subventions ou de demandes de prestations.

Les premières propositions d’OVH et Dassault Systèmes doivent être livrées en décembre 2019.

« Nous sommes dans une compétition technologique mondiale d’une férocité assez inégalée dans les dernières années, avec deux ensembles majeurs: les Etats-Unis et la Chine. Un impératif pour l’Europe et la France est d’être au niveau de cette compétition technologue mondiale », a déclaré le secrétaire d’État chargé du Numérique Cédric O lors de l’OVHcloud Summit. « Certains de nos alliés peuvent prendre parfois des lois un peu extra-territoriales », a-t-il ajouté.

M. O a décrit une stratégie cloud de l’Etat qui se joue sur trois cercles: la capacité de l’Etat à développer ses propres applications et infrastructures cloud ; le cloud privé ; et la capacité à utiliser des fournisseurs de cloud public.

« Il fut un temps où l’Etat s’est dit que le cloud souverain, il pouvait le faire par lui-même et pour lui-même », a-t-il également souligné. « Pourquoi OVH est important pour nous? (…) Parce que la première force d’OVH est de s’être développé tout seul, sans nous. Si OVH est fort, c’est parce qu’OVH est compétitif. Dans un monde comme le nôtre de mondialisation, de compétition, les seules solutions viables sont les solutions compétitives. Il fallait avoir une certaine audace à l’époque pour se dire qu’un acteur français, à Roubaix, pouvait être capable de concurrencer de très grands acteurs internationaux ».

L’ancien conseiller d’Emmanuel Macron chargé des participations publiques et de l’économie numérique a par ailleurs noté que pour créer une offre de cloud de confiance européen, « OVH tout seul n’y arrivera pas »: « on est dans un monde où l’imbrication entre IaaS, PaaS, SaaS, fait que la plupart des clients, de plus en plus, ne veulent pas s’embêter avec une infrastructure d’un côté, une plateforme de l’autre ».

« La solution ne viendra jamais de l’Etat. Notre job, c’est de créer les conditions », a-t-il également affirmé.

OVH: les donnés clés

Fondateurs: Octave Klaba
Création: 1999
Siège social: Paris
Effectifs: 2 200
Secteur: cloud
Marché: hébergement internet, cloud, serveurs dédiés
Chiffre d’affaires: 600 millions d’euros en 2018-2019, 500 millions d’euros en 2017-2018


Financement: près de 650 millions d’euros levés auprès de CIC Nord Ouest, JP Morgan Chase, Banque Commerciale du Marché Nord Europe, Kohlberg Kravis Roberts, TowerBrook Capital Partners

 

. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 05 octobre 2013, intitulé, OVH, une réussite française.

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Glowee (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Glowee (suite)
Glowee (suite)

Tech & Youth – Comment Sandra Rey veut faire émerger la bioluminescence sur le marché de la lumière ?

Pierre Berthoux - le 16 octobre 2019

https://www.alliancy.fr/a-laffiche/start-up/2019/10/16/comment-sandra-rey-veut-faire-emerger-la-bioluminescence-sur-le-marche-de-la-lumiere?utm_source=Newsletter17octobre&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

 

C’est au tour de Sandra Rey, fondatrice de Glowee, de jouer le jeu. Cette start-up utilise des micro-organismes marins pour produire un éclairage bioluminescent et écologique.

Sandra Rey nous présente son activité et répond à quatre questions :

– Ses plus grandes réussites ?
– Comment se différencier sur le marché de la lumière ?
– Comment assurer la confiance dans son écosystème ?
– Quels challenges ?
– Quel impact environnemental visé ?
– Est-ce que défendre son éthique est compatible avec la course à l’innovation ?

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23 mars 2017, intitulé : Glowee, et la lumière (bioluminescente) fût

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Champagne, Vuitton (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Champagne, Vuitton (suites)
Champagne, Vuitton (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 07/10/19

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 décembre 2017, intitulé : Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles.

Vus et lus dans Les Echos du 18/10/19 et du 21/10/19
Vus et lus dans Les Echos du 18/10/19 et du 21/10/19

Vus et lus dans Les Echos du 18/10/19 et du 21/10/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15 février 2016, intitulé : Louis Vuitton, une saga française.

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La filière bio (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière bio (suite)
La filière bio (suite)
Vus et lus dans Les Echos du 05/06/19, du 12/07/19, et du 03/09/19
Vus et lus dans Les Echos du 05/06/19, du 12/07/19, et du 03/09/19
Vus et lus dans Les Echos du 05/06/19, du 12/07/19, et du 03/09/19

Vus et lus dans Les Echos du 05/06/19, du 12/07/19, et du 03/09/19

Vus et lus dans Les Echos du 11/07/19, et le Parisien Weekend du 06/09/19
Vus et lus dans Les Echos du 11/07/19, et le Parisien Weekend du 06/09/19
Vus et lus dans Les Echos du 11/07/19, et le Parisien Weekend du 06/09/19

Vus et lus dans Les Echos du 11/07/19, et le Parisien Weekend du 06/09/19

Le bio plus efficace que les pesticides selon l'INRA

 le 20/08/2018 / L’Usine Nouvelle

Alors que l'utilisation et la  dangerosité  du  glyphosate  sont de plus en plus questionnées, les chercheurs de l'INRA de Rennes montrent, dans un article publié  mi-juillet  dans Nature  Sustainability , que l'agriculture biologique est aussi efficace que la pratique conventionnelle contre les parasites.

Les partisans du glyphosate le clament depuis des mois : il n’y a, à l’heure actuelle, aucune technique aussi efficace que l’utilisation du fameux pesticide pour protéger les cultures. Un argument que les chercheurs de l’INRA de Rennes viennent de mettre à mal. Dans une étude publiée cet été dans la revue scientifique Nature Sustainability, les chercheurs démontrent que la culture en agriculture biologique est au moins aussi efficace que la pratique conventionnelle. "Nous démontrons que, par rapport aux systèmes de culture conventionnels, l’agriculture biologique favorise le potentiel biologique global de lutte antiparasitaire", expliquent les scientifiques.

Une efficacité due à la régulation naturelle des parasites plus importante dans les systèmes de culture d'agriculture biologique que dans les systèmes conventionnels, et ce pour tous les types de bio-agresseurs. Pour arriver à ce résultat, l’INRA de Rennes a analysé plus de 177 études réalisées sur le sujet. Certes, les scientifiques observent une présence plus importante des mauvaises herbes dans les champs bio, mais selon eux, c’est la "présence de ces cultures non désirées qui permet de lutter au mieux contre les maladies et les ravageurs ".

Un recours judiciaire pour faire interdire le glyphosate en France

Les résultats de cette étude interviennent alors que le glyphosate est de plus en plus questionné. La semaine passée, un tribunal de Californie condamnait le géant de l’agro-chimie Monsanto à indemniser un jardinier atteint de cancer après qu’il ait utilisé du glyphosate. "Nos conclusions ouvrent des perspectives d’intérêt pour réduire l’utilisation de fongicides ou d’insecticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation des pathogènes ou des ravageurs", expliquent les chercheurs de l’INRA.

Une optique sur laquelle les députés du groupe Europe Ecologie Les Verts devraient s’appuyer. Les députés écologistes ont, en effet, ce lundi 20 août, déposé un recours judiciaire en référé pour faire interdire en France les herbicides contenant du glyphosate produit par Monsanto. 

Vu et lu dans Gala n° 137 du 10/10/19

Vu et lu dans Gala n° 137 du 10/10/19

Vu et lu dans Elle n° 3838 du 12/07/19
Vu et lu dans Elle n° 3838 du 12/07/19

Vu et lu dans Elle n° 3838 du 12/07/19

Vu et lu dans Elle n° 3838 du 12/07/19
Vu et lu dans Elle n° 3838 du 12/07/19

Vu et lu dans Elle n° 3838 du 12/07/19

Vu et lu dans Ca m'interesse / Automne 2019
Vu et lu dans Ca m'interesse / Automne 2019
Vu et lu dans Ca m'interesse / Automne 2019

Vu et lu dans Ca m'interesse / Automne 2019

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27/10/17, intitulé : La filière bio, à la croisée des champs et des chemins.

 

Salon international des produits biologiques (www.natexpo.com) / Du 20 au 22 octobre 2019

Salon international des produits biologiques (www.natexpo.com) / Du 20 au 22 octobre 2019

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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

Comment la cosmétique “Made In France” fait rayonner notre savoir-faire à l’international

https://www.industries-cosmetiques.fr/comment-la-cosmetique-made-in-france-fait-rayonner-notre-savoir-faire-a-linternational/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=notre_info_du_jour_comment_la_cosmetique_made_in_france_fait_rayonner_notre_savoir_faire_a_l_international&utm_term=2019-10-16

16 octobre 2019

En amont du salon du « Made in France » (8 au 11 novembre), la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA) dresse, avec le cabinet d’étude Astérès, l’état des lieux d’un secteur majeur du « Made in France », celui de la cosmétique.
Le secteur compte en effet plus de 3200 entreprises(1). Parmi elles, des grands groupes, mais pour l’essentiel il s’agit de PME familiales, réparties dans toute
la France. Dynamiques et innovantes, fortement créatrices d’emplois locaux qualifiés, les entreprises cosmétiques françaises participent au rayonnement et à l’attractivité du pays.

Des entreprises exportatrices et dynamiques

La France, leader mondial de la cosmétique, détient 23% des parts de marché dans le monde. Et le fait d’apposer la marque « France » sur un produit cosmétique permet d’augmenter en moyenne sa valeur de 30%, par rapport à un produit équivalent d’un autre pays ! « La cosmétique, dont les exportations progressent de 5% chaque année, est l’un des emblèmes de la « marque France », souligne Patrick O’Quin, président de la FEBEA (Fédération des Entreprises de la Beauté). Notre secteur est aussi un facteur majeur d’attractivité touristique : les touristes consomment, en France, 3 milliards d’euros par an de produits cosmétiques ! Nous sommes fiers et heureux de soutenir cette filière, essentielle aussi bien sur le plan territorial qu’à l’international ». Ce rayonnement international s’explique par l’excellence du secteur français.

Des entreprises solides, créatrices d’emploi dans toute la France

Le secteur cosmétique est constitué d’un tissu d’entreprises historiques, ancrées dans leur territoire, parfois depuis le XVIème siècle. Aujourd’hui, les pôles de Grasse, d’Occitanie et d’Ile-de-France regroupent la majorité des entreprises. D’autres territoires comme l’Outre-Mer se sont spécialisés sur les matières premières, tandis que le poumon de l’innovation du secteur se trouve dans la « Cosmetic Valley » le pôle de compétitivité situé entre Chartres, Orléans et Tours, Au total, la cosmétique (matières premières, fabrication, distribution) regroupe 3 200 entreprises, dont 67% en région et 33% en Ile-de-France.
Solides, ces entreprises sont à 82% à actionnaire familial unique. Ce qui explique qu’elles mènent, le plus souvent, des stratégies de long terme alliées à une volonté de transmission du savoir-faire et du patrimoine économique. De ce fait, leur durée de vie est élevée : leur moyenne d’âge est de 16 ans, contre 12 ans pour la moyenne des entreprises françaises.

Ces entreprises sont également créatrices d’emplois qualifiés, bien répartis sur l’ensemble du territoire. Les 164 000 emplois directs du secteur sont concentrés, à 80%, en région. La cosmétique emploie 33% d’ingénieurs et de cadres et 39% d’agents de maîtrise ou techniciens, contre 17% et 26% respectivement pour la moyenne nationale. Cet écosystème d’excellence unique au monde est porté par les entreprises, grands groupes, TPE et PME, les fournisseurs de matières premières, les fabricants, ainsi que par les établissements d’enseignements spécialisés.

Des entreprises innovantes

Chaque année, 170 nouvelles entreprises cosmétiques sont créées, nourries par l’innovation foisonnante du secteur : sa R&D est la plus performante de France avec 3,6 brevets déposés par million d’euros dépensé. Cette créativité s’oriente, de plus en plus, vers la recherche de solutions meilleures pour l’environnement, grâce à des formules plus naturelles, des ingrédients moins polluants, et à des déchets éco-conçus.

(1) Etude Astérès pour la FEBEA – L’économie des cosmétiques : innovation, dynamisme territorial et rayonnement mondial – mai 2019

 

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 14 octobre 2019, intitulé : La filière cosmétique, une embellie française

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Compétitivité In France

Publié le par Jacques SAMELA.

Compétitivité In France
Compétitivité In France
Vu et lu dans Les Echos du 07/10/19

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/19

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Cognac, Vuitton (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Cognac, Vuitton (suites)
Cognac, Vuitton (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 20/08/19

Vu et lu dans Les Echos du 20/08/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 25 janvier 2019, intitulé : Le cognac, à l'export toute

Vu et lu dans Les Echos du 25/07/19

Vu et lu dans Les Echos du 25/07/19

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 15 février 2016, intitulé : Louis Vuitton, une saga française.

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Criteo (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Criteo (suite)
Criteo (suite)

Pourquoi Criteo porte plainte contre Facebook devant l'Autorité de la concurrence

https://www.usine-digitale.fr/article/pourquoi-criteo-porte-plainte-contre-facebook-devant-l-autorite-de-la-concurrence.N890514

Publié le 02 octobre 2019

La société française spécialiste du retargeting a publié un bref communiqué le 1er octobre dans lequel elle annonce avoir saisi l’Autorité de la Concurrence d’une plainte contre Facebook. Une procédure qui fait suite à l’exclusion, il y a un an, de Criteo du programme Facebook Marketing Partner.

La plainte aurait été déposée le 10 septembre 2019, mais elle a été officialisée le 1er octobre par un très bref communiqué publié sur le site de Criteo. La plateforme publicitaire française a saisi l'Autorité de la Concurrence d’une plainte contre Facebook, estimant que "l’exclusion progressive d’entreprises de la plateforme Facebook a nui à la diversité du secteur de la publicité en ligne".

"La finalité de cette plainte est de recréer les conditions d’une concurrence saine et juste dans le secteur, en restaurant la possibilité pour Criteo et d’autres entreprises d’accéder aux services de la plateforme Facebook selon des termes équitables. Il s’agit en priorité de remettre de la transparence et d’instaurer des règles claires qui inciteront Facebook à ne pas favoriser ses services aux dépends de ceux de ses concurrents", précise Criteo dans ce communiqué. Contactée par l’Usine Digitale, la société déclare : "Etant donné la procédure judiciaire en cours, nous ne sommes pas en mesure de commenter davantage cette affaire portée devant l'Autorité de la concurrence".

En conflit depuis 2018 Pour comprendre l’origine de cette procédure, il faut revenir un peu plus d’un an en arrière. En juillet 2018, le Journaldunet révèle que la société française spécialisée dans le ciblage publicitaire est exclue du programme Facebook Marketing Partner. Cette plate-forme permet à des développeurs partenaires de tester des outils sur-mesure en phase de test. Depuis cette rétrogradation, Criteo doit se contenter d’un accès à l’API standard.

A l’époque, et ce malgré une chute du titre en bourse dès le lendemain de 11%, Criteo avait minimisé les conséquences de cette exclusion auprès de ses clients annonceurs. Cette plainte laisse penser le contraire dans un contexte de plus en plus difficile pour cette entreprise, créée en en 2005 par Jean-Baptiste Rudelle, Franck Le Ouay et Romain Niccoli, et fleuron de la French Tech.

Criteo avait revu à la baisse ses prévisions de croissance pour son activité 2018, en pleine restructuration de son offre pour adapter son modèle aux évolutions de la publicité en ligne. En 2018, son chiffre d'affaires était passé de 542 à 537 millions de dollars, en baisse de 1%.

 

. Pour plus d'informations sur Criteo, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 février 2013, intitulé : Criteo, le rêve américain.

 

 

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Blablacar (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Blablacar (suite)
Blablacar (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 12/06/19

Vu et lu dans Les Echos du 12/06/19

Blablacar trouve enfin son modèle économique en Russie

https://www.frenchweb.fr/blablacar-trouve-enfin-son-modele-economique-en-russie/377042?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=86d30aed34-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_16_AM_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-86d30aed34-106733281

25/09/2019

 

La plateforme de covoiturage Blablacar vient d’annoncer l’acquisition de son partenaire Busfor, une startup d’achat de tickets de bus en Russie.

Créée en 2011 en Ukraine par Artem Altukhov et Ilya Ekushevskiy, Busfor est aujourd’hui une société polonaise qui adresse principalement les marchés russe, ukrainien, géorgien et biélorusse. Busfor (initialement Gillbus) a développé un réseau de plus de 700 sociétés de transport collectif, et devrait vendre en 2019 près de 10 millions de tickets en ligne. Le ticket moyen en Russie est d’environ 20 euros sur lequel Busfor prélève une commission de 15%. Le marché russe du transport collectif en bus est estimé à 9 milliards d’euros. Sa digitalisation n’en est qu’au tout début, seul 2 à 3% des tickets de bus sont aujourd’hui achetés en ligne, et pourrait rapidement atteindre les 10% du marché au regard du développement des usages en Russie.

Busfor a reçu plus de 30 millions d’euros de financement principalement des fonds Baring Vostok Capital Partners et Elbrus Capital. La société a été financée à son démarrage par Intel Capital, InVenture Partners et FinSight en 2014, puis Chernovetskyi Investment Group (CIG) en 2015.

Busfor est l’acquisition la plus importante de l’histoire de Blablacar

Et surtout l’opportunité de développer enfin commercialement ses activités en Russie, où Blablacar compte plus de 20 millions de membres mais n’en tirait jusque là aucun revenus, le paiement des trajets s’effectuant en cash entre chauffeurs et passagers, et échappant à toute commission.

C’est aussi un modèle que Blablacar pourrait étendre aux autres pays d’Europe en déplacant son business sur le ticketing de bus tout en s’appuyant sur sa communauté d’utilisateurs de covoiturage. Ainsi Blablacar a fait l’acquisition de Ouibus fin 2018, cédé par la SNCF qui en a profité pour monter au capital de la startup.

BlaBlaCar revendique une communauté de plus de 80 millions de membres dans 22 pays. Pour 2018, la startup française a enregistré plus de 50 millions de passagers, et enregistre une croissance de 40% de son activité par rapport à 2017, après avoir connu des années compliquées en raison de son hypercroissance. Blablacar a annoncé avoir atteint la rentabilité pour la première fois en septembre 2018 après douze ans d’existence, diversifie donc ses activités.

Depuis sa création la société fondée par Fréderic Mazella, Nicolas Brusson et Francis Nappez a reçu plus de 407 millions d’euros d’investissements. Soutenu dès sa création par le fonds d’investissement Isai (Ouriel Ohayon avait initié le deal), Blablacar compte aujourd’hui de nombreux fonds d’investissement comme Accel partners, Index Ventures, ou Baring Vostok Capital Partners.

 

Pour encore plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 22 janvier 2015, intitulé Blablacar, en voiture tout le monde.

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