complement d'information
Criteo, Parrot, SeaBubbles, Traxens (suites)
Des « retards dans l’exécution » gênent Criteo dans son plan de transformation
30/04/2019 / frenchweb.fr
Le groupe français spécialisé en ciblage publicitaire en ligne Criteo a revu mardi à la baisse ses prévisions de croissance en 2019. Il a invoqué des « retards dans l’exécution » de son plan de transformation, après des résultats qui ont déçu en stagnant au premier trimestre.
Criteo, fondée en 2005 en France et cotée depuis 2013 au Nasdaq américain, table désormais sur une croissance organique de son chiffre d’affaires hors reversement aux partenaires (ou « revenu ex-TAC », son indicateur de référence) comprise entre 0 et 2% pour 2019, contre une fourchette annoncée auparavant d’entre 3% et 6%.
Un bénéfice net en légère hausse, mais inférieur au consensus des analystes
Au premier trimestre, le revenu ex-TAC s’établit à 236 millions de dollars, en baisse de 2% sur un an, mais en progression de 2% à taux de change constant, conformément à l’objectif annoncé en février. Le chiffre d’affaires du groupe ressort à 558 millions de dollars (-1% mais +3% à taux de change constant) et son bénéfice net à 21 millions de dollars, en légère hausse de 1% mais inférieur au consensus des analystes compilé par Factset, qui prévoyait 28 millions.
« Nous progressons sur plusieurs de nos priorités clés« , a estimé le PDG du groupe Jean-Baptiste Rudelle. Mais il reconnaît que « 2019 sera une nouvelle année de transition » pour son entreprise. « Certains des nouveaux outils que nous construisons pour transformer notre entreprise vont mettre plus de temps que prévu à générer les bénéfices attendus« , a détaillé l’entreprise française au sujet des objectifs. « En conséquence nous adoptons une approche plus modeste vis-à-vis de notre perspective de croissance en 2019 (…) ».
Réduire la dépendance au ciblage
Alors que le marché publicitaire traverse une forte mutation technologique et réglementaire, Criteo cherche à réduire sa dépendance à son métier historique, basé sur les cookies qui permettent de cibler de nouveau des consommateurs ayant déjà repéré des produits en ligne. Le groupe a ainsi conçu une plateforme sur laquelle ses clients peuvent configurer et contrôler leurs campagnes publicitaires. Et il investit sur les technologies de ciblage des consommateurs sur mobile, devenues incontournables.
Le revenu ex-TAC dérivé des applications mobiles a grossi de 32% en un an, et celui des « nouveaux produits » de 74%. Mais ils ne représentent encore que 9% du total. En 2017, Criteo avait dû abaisser plusieurs fois ses prévisions de croissance suite à des changements du système d’exploitation chez Apple, qui rendaient plus difficile le suivi publicitaire des internautes par des cookies et ont pesé lourdement sur l’activité de l’entreprise.
Le groupe a aussi dû faire face en 2018 au Règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui oblige notamment depuis un an les sites internet à obtenir le consentement de leurs utilisateurs avant de collecter des informations personnelles.
. Pour plus d'informations sur Criteo, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 février 2013, intitulé : Criteo, le rêve américain.
Parrot sélectionné par l’armée américaine avec cinq autres fabricants de drones
28/05/2019 / Frencheweb.fr
Le fabricant de drones Parrot a annoncé mardi avoir été retenu en compagnie de cinq autres sociétés pour participer à un programme de 11 millions de dollars destiné à développer la nouvelle génération d’engins de reconnaissance destinés à l’armée américaine.
« Nous comprenons parfaitement combien un drone ultra-compact possède les atouts pour devenir un élément central de la défense», se réjouit dans un communiqué le PDG de Parrot, Henri Seydoux. « Nous sommes impatients de mettre à profit l’excellence de notre R&D afin d’intégrer l’efficacité offerte par les drones et d’accompagner la plus importante force armée et de défense au monde« .
Nouvelle génération de drones
Skydio, Altavian, Teal Drones, Vantage Robotics et Lumenier sont les autres entreprises sélectionnées au terme de cet appel d’offres lancé en novembre 2018. Ce programme cherche à développer une nouvelle génération de drones de reconnaissance rapidement déployable, d’un temps de vol de 30 minutes et d’une autonomie pouvant aller jusqu’à 3 kilomètres, pour un poids maximum de 1,3 kg. Ces appareils devront pouvoir être opérationnels en moins de deux minutes et tenir dans les sacs à dos standards utilisés par les soldats.
Créé en 1994, Parrot emploie 600 personnes et réalise la plupart de ses ventes à l’export. Mais après avoir connu son heure de gloire il y a quelques années, il traverse actuellement une période plus difficile et, mi-avril, il prévoyait une baisse de 28% de ses ventes à 109 millions d’euros pour tout l’exercice 2018.
Fin novembre, le groupe, qui s’est fait distancer par le chinois DJI, avait même annoncé la suppression d’une centaine d’emplois.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23 février 2015, intitulé : Parrot, le perroquet connecté.
Les «bateaux volants» de SeaBubbles passent sous pavillon étranger
08/04/2019 / frenchweb.fr
Et une pépite française de plus qui tombe dans les mains de propriétaires étrangers. La start-up tricolore SeaBubbles, qui fabrique des taxis électriques volant au-dessus de l’eau, s’apprête à être rachetée par des investisseurs étrangers, selon une information révélée par Business Insider France.
Si les modalités financières et l’identité des nouveaux propriétaires n’ont pas été indiquées, il est revanche précisé que quatre offres ont été formulées par des investisseurs chinois, suisses, suédois et américains.
Dans le cadre de cette opération, Alain Thébault et Anders Bringdal, les fondateurs de SeaBubbles, devraient conserver une part dans le capital de la société en tant qu’actionnaires minoritaires.
La start-up française compte également la Maif, l’assureur français qui était entré au capital de l’entreprise en décembre 2016 à l’occasion d’un tour de table de 3 millions d’euros, avant de remettre en pot quelques mois plus tard en injectant 10 millions supplémentaires en mai 2017.
Le fonds Partech et Henri Seydoux, le patron de Parrot, avaient également soutenu la jeune pousse à ses débuts lors d’une première levée d’un million d’euros en 2016. Il y a deux ans, la société avait assuré qu’elle allait lever 100 millions d’euros, mais l’opération ne s’était jamais concrétisée.
Dans ce contexte, trouver des fonds pour financer le développement du projet était devenu un impératif, sous peine de mettre la clé sous la porte.
Une «bulle» commercialisée à 200 000 dollars l’unité
Fruit de l’imagination du navigateur Alain Thébault, SeaBubbles ambitionne de commercialiser des navettes électriques capables de voler au-dessus de l’eau à une vitesse de 50 km/h sans faire de bruit, sans produire de vagues et sans émettre la moindre émission de CO2.
Produites en Asie, ces «bulles», peuvent embarquer un pilote et quatre passagers, sont vendues 200 000 dollars pour 2h30 d’autonomie sur l’eau. En utilisant les fleuves et les rivières des villes pour le transport de passagers, la société estime qu’elle pourrait ainsi décongestionner les grandes métropoles mondiales confrontées aux embouteillages routiers.
Lancée en 2015, la start-up française s’était distinguée l’an passé à Paris avec une première expérimentation sur la Seine. Selon Le Parisien, l’État a donné son accord de principe pour que les taxis volants de SeaBubbles puissent bénéficier d’un nouveau test sur la Seine cette année.
Cependant, la France n’était jamais apparue comme un terrain de jeu idéal aux yeux d’Alain Thébault, qui n’avait pas mâché ses mots à l’égard de l’administration française, qu’il juge trop lente.
5 000 bateaux-taxis déployés dans 50 villes à l’horizon 2024
Face aux difficultés pour faire voler ses engins au-dessus des fleuves français, la société n’a pas hésité à se rendre aux quatre coins du globe pour faire la promotion de ces taxis flottants d’un nouveau genre.
En début d’année, SeaBubbles avait indiqué avoir signé un premier contrat avec un client américain en Floride. La start-up a également indiqué à Business Insider France être «en négociations avancées aux Pays-Bas, en Italie et en Australie».
A terme, la société prévoit de déployer 5 000 bateaux volants dans 50 villes d’ici 2024. L’entreprise française songe également à développer un bus volant sur l’eau, capable de transporter jusqu’à 50 personnes.
En attendant de voir un jour les bateaux volants de SeaBubbles mis en service sur la Seine, la start-up rejoint la liste des pépites françaises rachetées par un propriétaire étranger, à l’image de Deezer, tombé dans le giron du fonds russo-américain Access Industries en septembre 2016.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 juin 2018, intitulé : SeaBubbles, au-delà des océans
Traxens séduit trois des principaux armateurs à l’international
27/05/2019 | VIPress.net
Traxens, société marseillaise qui développe une solution IoT pour l’industrie de la logistique, et A.P. Moller – Maersk, entreprise de logistique intégrée dédiée aux conteneurs, annoncent aujourd’hui que Maersk a rejoint CMA CGM et MSC en tant que client et actionnaire clé de Traxens.
Avec pour clients et actionnaires trois des principaux armateurs à l’international, exploitant près de la moitié de la flotte mondiale de conteneurs, Traxens propose à l’ensemble de l’écosystème de la logistique une nouvelle solution de conteneur intelligent intéropérable. Cela confirme que la numérisation de la chaîne logistique est en marche grâce aux ‘conteneurs intelligents’.
« Nous sommes ravis d’accueillir Maersk parmi nos actionnaires, après CMA CGM et MSC. Avec trois des principaux armateurs mondiaux à nos côtés, nous allons pouvoir accélérer notre développement à l’international et faire de notre solution un standard à l’international pour le secteur logistique », se félicite Jacques Delort, Directeur Général de Traxens.
Une commande de 50 000 dispositifs de suivi
Fondée en 2012, Traxens développe des solutions pour le secteur du fret et a créé une solution innovante de surveillance et de coordination de conteneurs. CMA CGM a investi dans la société dès 2012 et a été rejoint en 2016 par MSC.
Par le biais de cet accord, Maersk prendra une participation au capital de Traxens, et aura des droits d’actionnaire similaires à ceux de CMA CGM et MSC. Maersk s’est également engagé à commander 50 000 dispositifs Traxens, un ordre de grandeur similaire aux commandes de CMA CGM et de MSC.
Traxens peut ainsi se concentrer sur le renforcement de sa solution et le développement d’une interopérabilité basée sur des technologies non-propriétaires et des standards ouverts.
« Avoir de la visibilité sur l’état et la localisation des cargaisons conteneurisés, c’est la traduction en situation réelle de notre stratégie qui consiste à offrir des solutions numériques de bout en bout.
Après avoir été des pionniers de l’utilisation de l’Internet des Objets dans notre flotte de conteneurs réfrigérés, nous sommes ravis de rejoindre Traxens et de collaborer sur l’énorme potentiel des conteneurs connectés.
Avec cet investissement, nous sommes impatients de travailler avec les principaux acteurs du secteur pour développer une solution de pointe dans le domaine des produits et technologies connectées, pour du fret à haute valeur ajoutée, tout en laissant les clients libres de leur choix grâce à l’interopérabilité et aux standards ouverts », souligne Ingrid Uppelschoten Snelderwaard, Vice-Présidente, Direction des Equipements chez A.P. Moller – Maersk.
Traxens génère, collecte, consolide, enrichit et transforme les données logistiques en informations exploitables pour ses clients des secteurs maritime, ferroviaire et de la logistique.
La technologie IoT de la société fournit des informations complètes et en temps réel pour gérer les actifs logistiques partout dans le monde. Avec ses solutions, Traxens permet à ses clients de transformer numériquement leurs chaînes logistiques multimodales, et ainsi de réduire leurs coûts, d’optimiser leurs investissements, de se conformer à la réglementation environnementale et de fournir des services de qualité à leurs clients finaux.
La solution IoT de Traxens a reçu le prix ‘Technology Leadership’ de Frost & Sullivan en 2019.
La solution de Traxens répond aux principaux défis de l’industrie du transport maritime, rencontrés à la fois par les affréteurs et les armateurs. En combinant la télématique et le traitement intelligent des données, les affréteurs peuvent contrôler les coûts et mettre en place des solutions métiers plus agiles, pendant que les armateurs peuvent suivre facilement leurs conteneurs, améliorant ainsi leurs process et leurs systèmes de prise de décision.
Parmi les principaux avantages des solutions intelligentes de Traxens : une réduction des coûts opérationnels, une amélioration de l’efficacité de la logistique, une sécurité renforcée et la possibilité d’offrir cette solution à ses propres clients.
Tout l’écosystème maritime, y compris les ports, les transitaires, les compagnies financières et d’assurance, peuvent également bénéficier des données à forte valeur ajoutée recueillies par la technologie Traxens.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 18 juillet 2018, intitulé : Traxens, par de-là les mers et les océans
La France
La France double la Chine, et entre dans le top cinq des pays les plus attractifs pour les investisseurs étrangers
Le 13/05/2019 / L’Usine Nouvelle
Pour la première fois depuis 2002, la France fait partie du top cinq du classement des pays les plus attractifs au monde, réalisé par le cabinet de conseil américain A.T. Kearney.
Etats-Unis, Allemagne, Canada... Si Neuf des dix pays les plus attractifs en termes d’investissement direct à l’étranger (IDE) restent les mêmes, la France signe la plus belle progression dans le classement pour atteindre la cinquième place. Le pays gagne deux rangs et dépasse la Chine, au plus bas depuis 20 ans, désormais au septième rang.
"L'Allemagne reprend la deuxième position, tandis que le Canada chute à la troisième place. Le Royaume-Uni se maintient à la quatrième place, tandis que la France se hisse à la cinquième place", détaille le cabinet. Seul changement sur le top dix : Singapour a remplacé la Suisse
Le classement d'A.T. Kearney se base sur une enquête au près de 500 dirigeants de grandes entreprises mondiales, réalisée en janvier 2019. Le sondage repose sur la probabilité de réaliser un investissement direct sur un marché au cours des trois prochaines années.
L'instabilité politique, un facteur risque important
"La confiance des investisseurs a légèrement augmenté depuis l'arrivée au pouvoir du président Emmanuel Macron, en mai 2017, et les récentes manifestations anti-gouvernementales de type "gilet jaune" à travers le pays n'ont pas affecté l'opinion", explique le cabinet de conseil américain A.T. Kearney.
Pourtant, selon A.T. Kearney, les facteurs particulièrement pris en compte cette année par les investisseurs sont l’instabilité politique, la possibilité de crise économique des marchés développés et l’environnement commercial plus ou moins restrictif.
Pour la septième année consécutive, les Etats-Unis figurent au premier rang du classement. Le cabinet de conseil précise cependant que "l’instabilité récente des politiques pourrait bien réduire quelque peu l’attractivité des États-Unis, dans la mesure où l’écart entre les États-Unis et les autres pays bien classés a diminué cette année".
La domination des pays développés
Le poids des marchés dits développés ne cesse d'augmenter, analyse A.T. Kearney. Leur présence dans le top 25 "dépasse tous les records". "La domination persistante des marchés développés est probablement liée au fait que quatre des cinq principaux facteurs pris en compte par les investisseurs lorsqu'ils choisissent où investir sont liés à la gouvernance et à la réglementation", explique le cabinet.
Les marchés développés européens sont restés stables, occupant 14 places du top 25 cette année, tandis que les marchés développés de la région Asie-Pacifique sont passés de cinq places l'année dernière à six cette année.
Cependant cette tendance n’est pas gravée dans le marbre : "43% des investisseurs disent qu'ils recherchent de nouvelles opportunités sur les marchés émergents". La France ne peut donc pas se permettre de se reposer sur ses lauriers et la compétition internationale n'a jamais été aussi vive.
La France a enregistré 9 milliards d'euros de commandes pour des exportations d'armes en 2018, en hausse de 30%
Le 17/04/2019 / L’Usine Nouvelle
Le montant des commandes d'armement à l'exportations réalisées en France en 2018 représenteraient plus de 9 milliards d'euros, en hausse de 30% selon La Tribune. Des chiffres confirmés par la ministre des Armées, Florence Parly, ce 18 avril.
Selon La Tribune, la commande d’armes à l’exportation a progressé de 30 % sur l’année 2018. Ce serait la "troisième meilleure performance de la France depuis 20 ans", rapporte le média. "Elles représentent entre 9,1 et 9,2 milliards d’euros contre 6,9 milliards en 2017", détaille La Tribune, de sources provenant de l’entourage de la ministre. Florence Parly a confimé ce chiffre ce 18 avril sur Radio Classique.
Selon ces résultats, l’année 2018 est particulièrement bonne et se place derrière les deux années exceptionnelles de 2015 et 2016 dont les commandes avaient atteint 16,9 milliards et 13,9 milliards d’euros, exercices qui avaient été bonifiés par la vente de Rafale à l'Egypte, au Qatar et à l'Inde
Le 3e exportateur d'armes du monde
Selon la Sipri (Stockholm International Peace Researche Institute), un institut indépendant spécialisé dans la recherche sur les conflits, la France est le troisième exportateur d’armes au monde. Sur le podium se trouvent les Etats-Unis et la Russie. L’Allemagne et la Chine se placent en quatrième et cinquième rang.
Dans l’Hexagone, sur la période 2014-2018, l’export d’armes a augmenté de 43 % par rapport à la période 2009-2013. Les trois principaux clients de la France sont l’Egypte, l’Inde et l’Arabie Saoudite. Le pays est l’un des rares à être capable de concevoir tout le spectre du matériel de guerre, du sous-marin à propulsion nucléaire aux avions de combat, en passant par les satellites espions. De quoi se positionner sur les contrats les plus importants.
La France à nouveau leader mondial des green bonds
26/06/2019 / La Tribune
Les émissions d'obligations vertes sont reparties de l'avant et viennent de franchir le cap des 100 milliards de dollars, ce qui pourrait se solder par un nouveau record sur l'année. Avec plus de 15 milliards émis depuis janvier, la France se place à la première place des émetteurs, devant les Etats-Unis et les Pays-Bas. Pionnier, Engie est le premier émetteur corporate dans le monde.
La France reprend son titre de championne du monde de la finance verte. Au premier semestre, d'après le classement publié ce mardi 25 juin par l'organisation à but non lucratif britannique Climate Bonds Initiative, le premier pays émetteur d'obligations vertes depuis le début de l'année est la France avec 15,3 milliards de dollars (environ 13,4 milliards d'euros).
Elle supplante les Etats-Unis, qui étaient leaders en 2018 et au premier trimestre, et les Pays-Bas, qui ont émis avec succès en mai dernier leur premier green bond souverain de 6 milliards d'euros.
Le marché des green bonds - ces emprunts émis sur les marchés dans le but de financer exclusivement des projets "verts", à l'impact positif sur le climat et/ou l'environnement (énergies renouvelables, réduction des émissions de CO2, etc), et assortis de contraintes de suivi et reporting - a repris des couleurs cette année : le volume d'émissions a franchi la semaine dernière les 100 milliards de dollars en moins de six mois et pourrait bien inscrire un nouveau record sur l'année.
« C'est la première fois que nous franchissons cette étape clé dès le premier semestre de l'année » s'est félicité Sean Kidney, le directeur général de Climate Bonds Initiative.
Ce cap des 100 milliards d'émissions avait été atteint l'an dernier en septembre 2018 et en 2017 en novembre, pour la première fois. C'est évidemment de bon augure pour l'ensemble de l'année.
HSBC, qui souligne que les émissions de green bonds sont en hausse de 57% par rapport à l'an dernier, vient de relever sa prévision annuelle entre 180 et 240 milliards de dollars, contre une fourchette comprise entre 140 et 180 milliards. En 2018, le marché avait déçu en ne progressant que de 5% à 163 milliards de dollars. Moody's table sur 200 milliards de dollars cette année et Climate Bonds Initiative sur 250 milliards.
Le marché reste petit à l'échelle de l'ensemble du colossal marché obligataire : les green bonds pèsent pour 2% des émissions de l'année selon l'estimation de HSBC.
Engie champion corporate
Un grand groupe français se classe en tête des trois plus gros green bonds corporate de ce semestre : Engie, avec sa cinquième obligation verte émise en janvier pour un milliard d'euros puis sa sixième en deux tranches d'un total de 1,5 milliard d'euros le 14 juin. Depuis 2014, l'ex-GDF Suez, pionnier de la finance verte, a émis pour 8,75 milliards d'euros de green bonds, ce qui le place « à la première place des émetteurs corporate de green bonds dans le monde » se félicite le groupe.
« Engie s'est engagé à concilier la vision de long terme de l'entreprise et les objectifs financiers des investisseurs. Les green bonds, qui permettent de financer la transition zéro carbone de nos clients, en sont un levier essentiel » a commenté Judith Hartmann la directrice générale adjointe et directrice financière du groupe.
Sur les 15,3 milliards d'émissions françaises, la part des acteurs de la sphère publique (dont la note est soutenue par celle de l'Etat) est importante, s'élevant à 6,1 milliards selon les chiffres précisés par Climate Bonds Initiative.
Parmi ces acteurs publics très actifs du semestre, la Caisse des Dépôts a émis sa première obligation durable (verte et sociale) pour 500 millions d'euros le 13 juin, la Ratp a émis son deuxième green bond de 500 millions d'euros le même jour, tandis que Sncf Réseau a émis son quatrième en janvier pour 500 millions d'euros. En mai, la Société du Grand Paris, chargée de piloter la construction du supermétro francilien Grand Paris Express, a émis sa troisième obligation verte, pour un milliard d'euros, deux mois après avoir réalisé la deuxième, pour 2 milliards d'euros !
La Banque Postale s'est aussi lancée sur le marché en émettant son premier green bond en avril, pour un montant de 750 millions d'euros.
L'obligation verte souveraine de la France, émise en janvier 2017 pour 7 milliards d'euros, ce qui avait placé le pays en tête de classement cette année-là, a été abondée à plusieurs reprises, en février et mai dernier par adjudication pour 1,7 et 2,47 milliards d'euros respectivement. Son encours s'élève désormais à 19 milliards d'euros.
Du côté des arrangeurs de green bonds, les banques françaises sont également bien placées. Crédit Agricole avait fini l'année numéro un et se situe actuellement au troisième rang mondial selon Global Capital, derrière HSBC et Bank of America Merrill Lynch, devant BNP Paribas.
Phenix (suite)
Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le sujet du 11 janvier 2017
Euratechnologies, Sophia Antipolis (suites), Silicon Valley
https://lejournaldeleco.fr/lincubateur-decouvreur-de-talents/#.XQs-ck17mM9
50 ans après sa création, quel bilan pour la technopole Sophia Antipolis ?
18/03/2019 / Frenchweb.fr
Née il y a 50 ans sur la Côte d’Azur en France, quand la vie universitaire y était embryonnaire, la technopole de Sophia Antipolis frôle aujourd’hui les 40 000 emplois et en attire toujours plus, même si elle n’est jamais devenue le « Quartier Latin des champs » rêvé par ses concepteurs.
Bâtie ex nihilo au milieu d’une garrigue sans route, ni eau, ni électricité, où l’on chassait le perdreau et la grive, la technopole se présente comme une succession de petits immeubles d’allure impersonnelle, au milieu d’une pinède parcourue de joggeurs et fléchée de pancartes parfois en anglais. Rares sont les réalisations architecturales marquantes. Mais le plus important ne se voit pas: la matière grise et les brevets déposés.
À quoi ressemble le salarié type de Sophia Antipolis ?
Le salarié type de Sophia Antipolis a une formation supérieure, des collègues étrangers (60 nationalités sont représentées) et il travaille 15% de plus qu’à Paris car il peut partir en week-end plus vite, affirme le syndicat mixte Symisa qui supervise les mètres carrés disponibles.
A Sophia Antipolis, les tailles d’entreprises sont variées, du numéro un mondial de la réservation de voyage Amadeus aux petites start-ups. Les laboratoires sont privés ou publics, comme l’Inria, l’Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique, dont certains chercheurs ont participé à la création du web.
La technopole brasse aujourd’hui 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. En un demi-siècle, elle s’est construite avec des hauts et des bas, mais engrange 1 000 créations nettes d’emplois par an depuis cinq ans. « On a plus un problème de gestion de croissance » que l’inverse, assure le maire d’Antibes, Jean Leonetti, du parti Les Républicains.
Créatif mais « mort le soir »
Interrogez ses habitants ou ses promoteurs: tous vous diront qu’il fait bon vivre et travailler à Sophia Antipolis… à condition d’avoir une voiture et de supporter les bouchons aux heures de bureaux. Ici, pas de bouquinistes, la médiathèque est modeste, et les restaurants ouverts uniquement le midi. Le petit supplément d’âme qui permettrait de rivaliser avec un vrai centre-ville se fait attendre.
François Elzière, membre du Sophia Club Entreprise, y a posé ses valises il y a 35 ans. Lucide, il admet: « C’est vrai, c’est mort le soir et le week-end, sauf pour le sport » mais « il y a l’ambiance, le cadre de vie propice à la créativité, la lumière, l’aéroport » de Nice Côte d’Azur et sa desserte internationale à proximité. « La technopole peut difficilement attirer des sièges sociaux. C’est trop loin des centres de décision« , poursuit-il, mais c’est l’emplacement idéal pour les satellites de développement et de design comme celui de Toyota, dont il est le directeur financier. Renault et Mercedes sont aussi présents.
À l’époque, le projet « fait sourire » certaines personnes
Pourtant en 1969, quand le projet est annoncé, son nom de code, « Cité internationale de la sagesse, des sciences et des techniques », et son objectif de 20 000 chercheurs en 1980 font sourire. Sophia Antipolis n’est encore qu’une idée, mûrie par un polytechnicien, Pierre Lafitte, dont le beau-père est sénateur des Alpes-Maritimes. Il croit à la fertilisation croisée entre universités, entreprises et artistes.
La Silicon Valley californienne n’existe pas encore mais le parc scientifique de Stanford lui sert de modèle. L’université américaine loue des bureaux à des industriels attirés par le vivier de compétences et, dès 1960, Pierre Lafitte, aujourd’hui 93 ans, imagine, selon sa propre expression, « un Quartier Latin des champs ». Reste à convaincre.
A l’époque dans ce Sud-Est français, si Thales vient de s’installer à Cannes, Thomson-CSF à Cagnes-sur-Mer et IBM à La Gaude, pour étudier dans une grande école, faire son droit ou médecine, il faut quitter Nice. La région dépend du tourisme, avec un chômage garanti à la moindre crise, et les industriels sont mitigés. Quand on produit en Lorraine, pourquoi mettre ses chercheurs au bord de la mer, au pays du carnaval de Nice ?
Un développement au gré des cycles économiques
Dans un schéma typiquement français, l’Etat sera omniprésent lors de la création de Sophia Antipolis et le développement de la technopole, exogène. L’Oréal achète le premier un terrain en 1971. La plaquette de 1972 vante la « Florence du XXIe siècle », avant que ne survienne le choc pétrolier et l’échec d’un projet de musée d’art moderne avec l’ami de Picasso et mécène américain Joseph H. Hirschhorn – qui finalement ouvrira à Washington.
Le véritable décollage attendra le milieu des années 1980 avec des implantations d’entreprises étrangères. Au gré des cycles économiques, les secteurs d’activité évoluent: le numérique chasse les télécoms, puis vient l’heure des biotechnologies, de la micro-électronique, aujourd’hui de la voiture autonome et de l’intelligence artificielle.
La crise de 2008 emporte des centaines d’emplois hautement qualifiés. Exit Texas Instrument, HP puis Samsung en 2015, Intel en 2016, Nestlé en 2018. Sophia Antipolis encaisse le choc. Le maire d’Antibes Jean Léonetti a fait appel à l’architecte Jean Nouvel pour construire d’ici à 2023 un nouvel ensemble de bureaux où Xavier Niel, le fondateur d’Iliad-Free, a promis d’implanter une réplique de son incubateur parisien, la Station F. Un centre commercial avec hôtel et faux lagon est aussi envisagé, ce qui vaut au maire foudres de riverains inquiets: ce sera plus de voitures et moins de forêt.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 juin 2018, intitulé : De Sophia Antipolis à EuraTechnologies.
Airbus, Dassault, Le Bourget (suites)
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 03 juin 2013, intitulé : Airbus, de l'A300 à l'A350.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 juin 2017, intitulé : Dassault, cent et, un ans d'innovations.
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-le-salon-du-bourget
Qwant (suite)
Qwant, un petit moteur qui fait du bruit
par Catherine Moal - le 4 juin 2019 / www.alliancy.fr
Face à Google, Qwant, le seul moteur de recherche européen doté de sa propre technologie, file sa route ! Il vient de signer un accord de partenariat avec Microsoft et se voit adopter par défaut par l’administration française.
Éric Léandri, fondateur de Qwant, interviendra lors du dîner-débat du Club des Partenaires du Numérique, le mardi 11 juin 2019 (Paris 2) sur le thème : « Face aux leaders américains et asiatiques du numérique : quelle place pour les alternatives européennes ? ». Inscrivez-vous.
Qwant et Microsoft viennent d’annoncer leur partenariat, pour un Internet ouvert et responsable, un objectif que le géant et la start-up française (née en 2013) partagent. Ainsi, Qwant pourra proposer aux internautes français et des autres pays où il est présent*, une expérience plus efficiente de recherche en ligne en termes de respect de la vie privée et la confidentialité de leurs recherches, tout en améliorant la qualité des résultats obtenus. Ce partenariat permet également à Qwant d’afficher des publicités en ligne qui ne ciblent, ni ne tracent ses utilisateurs.
Dans le cadre de ce partenariat, Qwant reste toutefois maître de sa technologie (et de son algorithme), son index et son infrastructure clients, sans collecte de données personnelles. Il fera surtout partie des options pré-remplies dans les prochaines versions du navigateur Edge* (qui remplacera Internet Explorer) de Microsoft. De son côté, le géant américain met à la disposition de Qwant, la puissance de calcul additionnelle de son Cloud Azure pour répondre aux besoins croissants du marché européen, les services Microsoft Advertising, ainsi que les recherches algorithmiques de Bing, qu’il utilise quand il ne fournit pas ses propres requêtes.
Voir la vidéo : [VivaTech 2019] Interview Éric Léandri (Qwant)
« Ensemble, nous allons poursuivre l’émergence d’un moteur de recherche européen, éthique et souverain. C’est un partenariat gagnant-gagnant-gagnant. Pour Microsoft, pour Qwant et pour l’Europe », a déclaré Eric Léandri, président et co-fondateur de Qwant lors de l’annonce.
Par la suite, Qwant pourra compléter ses technologies propres par des technologies Microsoft pour ses futurs projets, tels que le développement d’une « plateforme de confiance » open source de gestion des contenus et des droits d’auteurs sur Internet permettant de répondre aux objectifs de la directive européenne sur les droits d’auteurs, dans l’optique de protéger et promouvoir la diversité de la culture et de la création européenne.
Une voix enfin entendue par l’administration française
Le secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Cédric O, a d’ailleurs dévoilé, lors du dernier salon Viva Technology, la publication d’une circulaire invitant l’ensemble des directions des Systèmes d’information (DSI) de l’Etat et de l’administration française à installer Qwant comme moteur de recherche par défaut. Les agents de l’Etat pourront bien sûr choisir d’utiliser un autre outil s’ils le souhaitent. France Télévisions, la Région Ile-de-France comme l’Assemblée nationale l’ont également déjà adopté. Enfin, à noter que Qwant s’est engagé à reverser à la presse 5 % de ses revenus publicitaires au titre des droits voisins…
* Qwant est actuellement disponible en 28 langues et plus de 40 pays
** Edge est un des navigateurs intégrés à Windows 10 (système d’exploitation de Microsoft), téléchargeable sur PC, Mac et mobiles.
Un sixième datacenter programmé
Après Paris, Rouen, Nice, Ajaccio et Epinal, Qwant compte implanter son sixième datacenter en Région Occitanie, même si le lieu exact n’est pas encore arrêté. Un nouvel outil, d’une capacité de 4 pétaflops, indispensable pour le moteur de recherche qui a traité plus de 18 milliards de requêtes l’an dernier et pour qui il reste nécessaire d’augmenter continuellement le nombre de pages référencées et de développer les applications autour de l’image (cartes, photos, imagerie médicale…). Sa mise en service est prévue pour l’an prochain.
La région Occitanie souhaite ainsi devenir leader dans l’hébergement de données. Un cluster, « Occitanie Data » (17 membres fondateurs, dont Qwant), a en ce sens été créé en avril dernier pour faciliter les échanges entre les collectivités locales et les acteurs privés du secteur.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 12 juin 2016, intitulé : Qwant, moteur de découverte à la française.
BlaBlaCar (suite)
Pour encore plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 22 janvier 2015, intitulé Blablacar, en voiture tout le monde.











































