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Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace
Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace

Nuit des audacieux. Les lauréats sont…

https://www.decideurs-magazine.com/strategie/61020-nuit-des-audacieux-les-laureats-sont.html

Le 4 avril 2025

 

Un Carrousel du Louvre rempli, un discours vidéo du président de la République, des entrepreneurs venus de tous les horizons, une cérémonie dynamique et rythmée. La première édition de la Nuit des audacieux qui s’est déroulée le 3 avril au soir a été un véritable succès. Onze trophées ont été distribués par les animateurs de la chaîne BSmart 4Change. Voici les lauréats.

Audace durable. Bayes Impact et Nexans ont reçu ce trophée qui récompense une initiative remarquable en faveur du développement durable et de l’économie responsable.

Audace de croître. Certaines entreprises se distinguent par des stratégies de diversification ou d’acquisitions stratégiques qui permettent de remarquables expansions. C’est pour les distinguer que ce prix a été mis en place. Il récompense les sociétés Aroma Zone, Chargeurs et OPmobility.

Audace de la diversité. Certes, il existe une législation forte pour favoriser l’inclusion, la diversité et l’égalité des chances dans le secteur privé. Mais des entreprises vont au-delà de "l’obligatoire". C’est notamment le cas de Saint-Gobain et Vinci.

Audace boursière. Ce trophée met à l’honneur une stratégie d’investissement visionnaire et audacieuse au sein de l’industrie financière. Il revient à LightOn, groupe d’IA générative, coté depuis peu.

Audace de transmettre. La transmission est toujours un défi pour les entreprises familiales. La seconde génération à la tête du Groupe Baudelet a su diversifier la société, tout en restant présente sur son marché d’origine, la gestion des déchets.

Audace de la résilience. Tout le monde a déjà bu dans un verre Duralex, au moins dans une cantine scolaire. Si le groupe verrier a traversé bien des tourmentes, il vit toujours. Le voici lauréat d’un prix qui récompense entreprises et entrepreneurs qui ont relevé des défis majeurs, fait face à l’adversité et transformé les épreuves en opportunités de croissance et d’innovation.

Audace des quartiers. Ce prix met en lumière IzyBiote, Finition Nette Bâtiment et StudiAva, trois sociétés à fort potentiel de croissance qui dynamisent le tissu local et favorisent l’ascension sociale.

Audace d’entreprendreLe lauréat de cette catégorie qui récompense un projet entrepreneurial exceptionnel caractérisé par sa vision, son ambition et son impact est Phenix.

Audace pionnière. La société Alice & Bob spécialisée dans l’informatique quantique est la gagnante de ce trophée qui célèbre les innovations de rupture et les projets disruptifs.

Audace de se transformer. Certains groupes auraient pu se reposer sur leurs lauriers, mais ils ont opté pour un pivot stratégique majeur qui a donné lieu à encore plus de croissance et de création d’emplois. Le jury a décerné deux prix. Le premier va à Accor qui a diversifié sa gamme d’hôtels et s’est digitalisé. Le second est remis à Elior Derichebourg qui a misé avec succès sur le marché de la restauration.

Audace de montrer la voie. Le dernier prix de la soirée a récompensé une personnalité et non une entreprise. Il revient à Isabelle Kocher de Leyritz, première femme à avoir dirigé un groupe du CAC 40. Elle sert de "role model" à une nouvelle génération qui commence peu à peu à s’imposer à la tête des grands groupes.

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Duralex, Phenix & Saint Gobain, les prix de l'Audace

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Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?
Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?

Trump déclenche ses droits de douane réciproques, l'Europe taxée à 20 %

https://www.latribune.fr/economie/international/droits-de-douane-reciproques-trump-1022011.html

Publié le 02/04/25

 

« Rendre l'Amérique à nouveau riche » : c'est sous ce slogan, qui a le mérite de la clarté, que Donald Trump a dévoilé mercredi soir les contours exacts de son « Liberation Day ». Le renouveau de l'industrie américaine, décliné à l'envi par le président, passera désormais par la mise en œuvre des droits de douane réciproques au plan mondial, au nom « des taxes, des TVA et des normes que subissent les Etats-Unis ».

« Ce qu'ils nous font, nous leur ferons », a une nouvelle fois lancé Donald Trump, dans une logique d'œil pour œil, dent pour dent. « Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis », a martelé le président des Etats-Unis, dans une posture aux allures volontairement guerrières.

Frappes ciblées

Pour rester dans l'esprit militaire, le plan d'attaque choisi par la Maison-Blanche combine l'arme de dissuasion massive, avec un droit de douane plancher de 10 % qui sera appliqué sur tous les produits entrant dans le pays. En complément, s'y ajoutent des frappes chirurgicales. Pour ces dernières, la mise en place des droits de douane réciproques se fera de façon différenciée, selon les évaluations de l'administration Trump en matière de taxes locales appliquées sur les exportations américaines. Avec un grand flou, savamment entretenu, sur la façon dont ces taxes réciproques s'appliquent ou se combinent.

Dans le détail, avec un tableau à l'appui dévoilé par Donald Trump et listant des pays ou zones économiques, l'Union européenne sera taxée à hauteur de 20 %, la Chine de 34 %, le Royaume-Uni de 10 %, l'Inde de 26 %, le Japon de 24 %, Israël de 17 %, la Suisse de 31 %, la Corée du Sud de 25 %. Parmi les pays les plus taxés figurent le Sri Lanka (44 %), le Vietnam (46 %) et le Cambodge (49 %). Petite curiosité, au regard des premières batailles douanières livrées par Donald Trump : ni le Canada, ni le Mexique ne sont mentionnés dans la liste présentée ce mercredi.

Quant au calendrier des hostilités, il est connu, et se fera en deux étapes. Tout d'abord  le 5 avril à 4H01 GMT, pour les droits de douane de 10 % sur tous les produits entrant aux Etats-Unis. Puis le 9 avril à 04H01 GMT, pour les droits de douane majorés visant notamment la Chine et l'Union européenne.

Bras de fer

L'Union européenne, justement, ripostera à ces nouveaux droits de douane « avant la fin du mois d'avril », a indiqué ce mercredi la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas. « Il y aura deux ripostes. La première, qui aura lieu mi-avril, est une riposte aux droits de douane déjà décidés sur l'acier et l'aluminium (...) Ensuite, il va y avoir une étude précise, secteur d'activité par secteur d'activité, et une décision européenne devrait être annoncée avant la fin du mois d'avril, de façon concordante, unie et forte par l'Union européenne », a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil des ministres.

Un usage extensif des droits de douane

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a fait un usage extensif des droits de douane durant les deux premiers mois de sa présidence. Pour rappel, la première annonce du président américain a concerné une taxation à 25 % de l'ensemble des produits canadiens et mexicains entrant aux Etats-Unis. Tous les produits chinois ont eux subi 20% de droits de douane additionnels.

La Maison Blanche l'a justifié en affirmant que les trois pays n'en faisaient pas assez contre le trafic de fentanyl, puissant opioïde responsable d'une grave crise sanitaire aux Etats-Unis. Donald Trump a cependant rapidement exclu des 25 % les produits canadiens et mexicains entrant aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord de libre-échange Canada-Etats-Unis-Mexique, qu'il avait signé durant son premier mandat.

Aucune suspension en revanche concernant les droits de douane supplémentaires appliqués aux produits chinois. Autre mesure phare : depuis le 12 mars, l'acier et l'aluminium importés aux Etats-Unis sont taxés à hauteur de 25 %, quelle que soit leur provenance. Il s'agit cette fois d'une mesure protectionniste afin de défendre l'industrie américaine dans ce secteur considéré comme stratégique.

https://www.latribune.fr/economie/international/document-le-tableau-des-droits-de-douane-reciproques-presentes-par-tump-1022022.html?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20250403&M_BT=6363555962

 

Vu et  lu dans La Tribune Dimanche du 30/03/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 30/03/25

États-Unis : La guerre commerciale de Trump pèse sur l’économie américaine

https://www.lemoci.com/etats-unis-la-guerre-commerciale-de-trump-pese-sur-leconomie-americaine/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

 

Les nuages s’accumulent sur l’économie américaine, deux mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Ses décrets déroutent non seulement « Wall Street » et les principaux partenaires commerciaux du pays, mais commencent aussi à heurter « Main street ». Le point dans cet article proposé par notre partenaire La newsletter BLOCS.

Investi le 20 janvier dernier à la Maison Blanche, Donald Trump avait hérité de son prédécesseur une économie des plus vigoureuses : un taux de chômage très bas, une forte croissance et une inflation qui, après avoir flambé depuis 2022, était en passe d’être complètement maîtrisée.

Il n’a ainsi fallu que deux mois pour que le 47ème président des États-Unis fasse vaciller les certitudes de l’appareil productif américain, et réapparaître les spectres de l’inflation et de la récession.

La soudaine poussée de défiance qui gagne la première économie mondiale, illustrée par la chute de la la Bourse de New York, a ceci de particulier qu’elle n’est pas due à un choc externe (prix de l’énergie, faillite bancaire, pandémie, guerre …), mais bien aux seuls actes de Donald Trump et de son administration.

Ce sont avant tout les droits de douane imposés aux frontières qui ont cueilli Wall Street à froid. Si ces mesures tarifaires avaient été largement annoncées par M.Trump lors de sa campagne, les investisseurs et autres analystes n’avaient pas anticipé que la politique protectionniste interviendrait de manière si rapide, et si massive.

Le choc des tarifs douaniers

En additionnant les tarifs actuels visant notamment tous les produits chinois importés (à hauteur de 20 %, depuis un décret du 4 mars) et ceux de 25 % s’appliquant depuis le 12 mars à toutes les importations d’acier et d’aluminium, ces mesures touchent jusqu’ici des importations d’une valeur totale d’un millier de milliards de dollarsselon le think tank Tax Foundation.

Le chiffre monte à 1,4 millier de milliards de dollars en supposant que les droits contre la quasi-totalité des produits canadiens et mexicains, suspendus jusqu’au 2 avril, seront réintroduis. A titre de comparaison, lors de sa première offensive protectionniste entre 2018 et 2020, le sulfureux président avait frappé 380 milliards de dollars de biens.

Conséquence automatique de ce brutal renchérissement des échanges, auquel s’ajoutent les contre-mesures mises en œuvre par des partenaires, dont la Chine, le Canada et l’Union européenne (UE), l’inflation fait son retour. En mars, les perspectives d’inflation sur un an ont grimpé à 4,9 %, en hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport à février, atteignant leur niveau le plus élevé depuis novembre 2022.

Les premières victimes sont naturellement les consommateurs américains, lesquels constituent l’un des principaux moteurs de l’économie outre-Atlantique. L’indice du moral des ménages calculé par l’Université du Michigan s’est dégradé en mars, à 57,9, soit une chute de 11% par rapport à février, bien plus que ce que pensaient les économistes. Un bien mauvais présage.

Outre les consommateurs, les PME, a fortiori celles qui dépendent le plus de l’importation de biens intermédiaires dont les coûts augmentent du fait des droits de douane, sont dans l’œil du cyclone. Si les grosses valeurs pâtissent en bourse, les plus petites entreprises, moins à même d’absorber les chocs, souffrent encore davantage : l’indice boursier Russell 2000 des petites capitalisations, a perdu près de 19 % en un mois.

Perspectives économiques sombres

Résultat : les perspectives de croissance s’assombrissent, selon des prévisions publiées ce lundi par l’OCDE : la progression du PIB aux États-Unis devrait ralentir cette année à 2,2 % avant de perdre encore plus de vigueur en 2026 pour atteindre seulement 1,6 %, contre 2,4 % et 2,1 % anticipés précédemment. L’organisation intergouvernementale fait l’hypothèse que les tarifs douaniers augmenteront de 25 points de pourcentage supplémentaires sur presque toutes les importations de biens à partir d’avril.

Certains éminents prévisionnistes vont jusqu’à évoquer un risque de récession imminente, en fonction des futures décisions douanières de la Maison Blanche.

La date du 2 avril prochain s’annonce clé : M.Trump est non seulement censé réintroduire ses droits contre le Mexique et le Canada, mais aussi appliquer ses nouveaux tarifs « réciproques », taxant les produits mondiaux sur la même base que les droits de douane que leur pays d’origine appliquent aux produits américains, en violation des règles de l’OMC.

Le flou demeure toutefois sur la forme et l’ampleur que prendront ces droits de douane réciproques. Au-delà des effets des mesures protectionnistes en elles-mêmes, c’est ainsi l’incertitude extrême instaurée par M.Trump qui déstabilise les acteurs économiques.

L’exemple le plus parlant étant les tarifs contre le Canada et le Mexique, annoncés, reportés une première fois, puis mis en œuvre, avant d’être de nouveau reportés. Un climat qui empêche les entreprises de déployer des stratégies pour s’adapter, et conduit les investisseurs à geler leurs projets.

Incertitudes persistantes

L’indice d’incertitude de la NFIB (National Federation of Independent Business), une association représentant les petites entreprises aux États-Unis, calculé depuis les années 1970, frôle ainsi aujourd’hui son plus haut historique.

Le flou concerne aussi l’objectif des droits de douanes : doivent-ils servir à rapatrier des productions sur le sol américain et à générer des recettes fiscales, comme M.Trump l’affirme parfois, ou bien à convaincre les voisins nords-américains des États-Unis de lutter contre l’immigration irrégulière et le trafic de drogue ?

Pour ce qui est de l’Europe, l’idée est-elle de réduire le déficit commercial américain sur les biens, ou bien de sanctionner les régulations de l’UE contre les géants du numérique ?

Plusieurs lignes co-existent au sein de l’administration américaine, et le discours de Donald Trump fluctue, si bien que les partenaires commerciaux – et donc les acteurs économiques – peinent à déterminer si un compromis est envisageable, ou si ces mesures sont là pour durer.

En dépit des multiples signaux d’alerte, on ne voit à ce stade pas poindre d’inflexion majeure de la doctrine économique trumpienne.

Si l’angoisse de Wall Street n’amène pas, pour l’heure, le président américain à se remettre en question, la résurgence de l’inflation, à laquelle son électorat est très sensible, est à terme susceptible de ramener M.Trump à la raison, estimait vendredi dernier [14 mars] l’ancien commissaire européen au Commerce Pascal Lamy sur le plateau de C à vous.

Quel impact pour l’Europe ?

Outre-Atlantique, l’impact économique de la politique de Donald Trump sur l’Europe demeure incertain. Le recul de l’attractivité des États-Unis pourrait rediriger certains investisseurs vers le Vieux Continent, perçu comme plus stable. Pourtant, les guerres commerciales fragilisent l’ensemble des économies impliquées, limitant tout bénéfice réel.

Les États-Unis – et le dollar – occupent de surcroît une place bien trop centrale dans l’économie mondiale pour que la politique chaotique de Trump puisse constituer une bonne nouvelle. L’OCDE a ainsi réduit ses prévisions de croissance non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour la planète, en premier lieu pour le Mexique et le Canada, et dans une moindre mesure pour la Chine et pour l’Europe.

En matière de sécurité, le désengagement américain d’Europe prive d’ailleurs les Européens des « dividendes de la paix », en les forçant à investir dans leur industrie de défense. Face à la nouvelle donne géopolitique, le Canada remet en question l’intérêt de ses contrats d’achat d’avions de combat américains F-35 conclus avec le fabricant américain Lockheed Martin. D’autres pays européens, tels que le Portugal, l’Allemagne ou encore la Suisse ouvrent aussi le débat. Une dynamique qui pourrait profiter aux constructeurs européens, notamment au suédois Saab, à l’anglais Eurofighter et au français Dassault Aviation.

 

Donald Trump : pourquoi sa lune de miel avec les Américains est terminée

https://journalducoin.com/economie/guerre-commerciale-etats-unis-chances-subir-recession-2025/

https://www.publicsenat.fr/emission/sens-public/guerre-commerciale-trump-pris-a-son-propre-piege-e0

 

https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/economie/les-guerres-commerciales-sont-elles-benefiques-et-faciles-a-gagner/#:~:text=Quelques%20cas%20de%20guerres%20commerciales,la%20Russie%20en%201893%E2%80%931894.

https://www.lepoint.fr/monde/ces-7-guerres-commerciales-entre-l-ue-et-les-usa-depuis-1963--22-01-2025-2580598_24.php

http://www.constructif.fr/bibliotheque/2014-7/guerre-economique-une-tres-vieille-histoire.html?item_id=3418

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/l-article-a-lire-pour-comprendre-la-guerre-commerciale-entre-la-chine-et-les-etats-unis_3567797.html

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Guerre commerciale : "C'est le début d'une marche vers l'indépendance" de l'Europe, estime Christine Lagarde

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/guerre-commerciale-c-est-le-debut-d-une-marche-vers-l-independance-de-l-europe-estime-christine-lagarde_7162308.html

Publié le 31/03/2025

 

La présidente de la Banque centrale européenne appelle à "prendre mieux notre destin en main".

La situation géopolitique et économique actuelle, avec notamment l'augmentation des droits de douane décidée par Donald Trump, "est le début d'une marche vers l'indépendance" de l'Europe, indique lundi 31 mars sur France Inter Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne. "Je considère que c'est un moment où nous devons ensemble décider de prendre mieux notre destin en main et je pense que c'est une marche vers l'indépendance."

"Nous sommes dans un moment existentiel pour l'Europe", ajoute Christine Lagarde, appelant à être capable "d'entamer ensemble cette marche vers l'indépendance à la fois sur le plan de la défense, de l'indépendance énergétique et sur le plan financier et numérique""Nous devons prendre les rênes en main, maintenant", insiste-t-elle.

"Toute guerre commerciale fait des perdants"

Dans ce contexte particulièrement incertain, "l'inflation est un combat de tous les jours", souligne la présidente de la BCE. Avec une prévision de 2,3% en Europe cette année, "on est presque dans tous les clous, mais il faut y rester". "Notre impératif absolu est de maintenir la stabilité des prix", rappelle-t-elle. "On est tous déterminés à arriver à cette cible de 2%. Pour y parvenir, certains veulent galoper, aller très vite. D'autres se disent 'allons à petit trot, voyons quels sont les obstacles sur la route'", souligne-t-elle, appelant à ne pas "anticiper" mais à "enregistrer toutes les données" et à avoir "une analyse sérieuse de la perspective de la stabilité des prix".

Ainsi, "dire que c'est terminé, c'est derrière nous, non, car malheureusement, nous sommes soumis à des tas d'incertitudes", souligne-t-elle. Christine Lagarde cite notamment les décisions de Donald Trump sur les droits de douane. Le début d'une guerre commerciale qui "entraînerait une baisse de la croissance de la zone euro de -0,3%", et de "-0,5%" si l'Europe applique une politique de réciprocité. "Toute guerre commerciale fait des perdants. Personne ne gagne", souligne-t-elle.

Questionner l'épargne européenne

La présidente de la BCE appelle dans ce contexte à s'interroger sur les placements de l'épargne des Européens. "Aujourd'hui, les Européens économisent considérablement plus que les Américains. Cette épargne va pour l'essentiel sur des comptes de dépôt, qui ne rapportent pas beaucoup, et cet argent est placé largement en bons du trésor américain. Donc notre épargne européenne finance l'économie américaine", indique Christine Lagarde. "On a peut-être besoin de s'interroger sur les financements qui sont nécessaires ici en Europe et sur la manière dont on peut les organiser."

Concernant les placements sur les politiques de réarmement, elle indique que "la sécurité n'est jamais risquée, c'est un impératif". "Il faut que des produits d'épargne soient conçus" pour "financer des dépenses en matière de défense", demande-t-elle, appelant aussi à "simplifier" la circulation de l'argent en Europe. Interrogée enfin sur le déficit de la France, Christine Lagarde rappelle qu'il est "impératif de rétablir la stabilité des finances publiques et d'avoir une dette soutenable sur le moyen et long termes". Elle appelle à une "reprioritisation des dépenses publiques". "Si on veut financer un effort de défense, il faut impérativement reprioritiser. Des dépenses devront être réduites", indique la présidente de la BCE.

https://www.europarl.europa.eu/topics/fr/article/20180308STO99328/conflits-commerciaux-les-instruments-de-defense-commerciale-de-l-ue#:~:text=Il%20existe%20%C3%A9galement%20un%20risque,plus%20compliqu%C3%A9es%20pour%20les%20entreprises

https://www.europarl.europa.eu/topics/fr/topic/international-trade

 

https://www.ouest-france.fr/monde/chine/guerre-commerciale-tokyo-seoul-et-pekin-sunissent-face-aux-taxes-americaines-7cadeea6-0d0f-11f0-ab9e-ddf89dc6d8e3

https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/guerre-commerciale-et-fragmentation-geopolitique

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Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?
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Les Journées Usines Ouvertes, c'est bientôt

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Journées Usines Ouvertes, c'est bientôt
Les Journées Usines Ouvertes, c'est bientôt

Les 4 et 5 avril 2025, les industries ouvrent gratuitement leurs portes au grand public et aux scolaires.

https://journees-usines-ouvertes.fr/

Rapprocher les Français de leurs industries et inspirer les talents de demain !

Les Journées Usines Ouvertes, organisées par la Société des Ingénieurs Arts & Métiers, s’inspirent des Journées du Patrimoine pour rapprocher le grand public de l’industrie et sensibiliser aux enjeux de la réindustrialisation.

Les 4 et 5 avril 2025, plus de 200 usines ouvriront leurs portes à travers la France pour faire découvrir les métiers, les innovations et les savoir-faire industriels.

Le vendredi 4 avril sera dédié aux scolaires, offrant aux jeunes une immersion dans l’industrie. Le samedi 5 avril, les familles et le grand public pourront explorer les coulisses de la production et échanger avec les professionnels du secteur.

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Nos objectifs

Reconnecter les Français avec leur patrimoine industriel

Nous utilisons chaque jour des objets fabriqués dans des usines françaises.
Les Journées Usines Ouvertes rappellent que ces installations sont aujourd’hui plus modernes, respectueuses de l’environnement et engagées dans la transition écologique.

Mettre en lumière la diversité des métiers et des carrières

Derrière chaque usine se trouvent des métiers passionnants, des savoir-faire variés et des parcours professionnels enrichissants. Ces journées dévoilent les talents et les profils qui font vivre l’industrie française.

Faire découvrir les défis et les opportunités de demain

Décarbonation, automatisation, innovation… L’industrie est à la croisée des grands enjeux du futur. En exposant ces défis, nous montrons pourquoi ce secteur est essentiel pour construire un avenir durable et compétitif.

Créer des vocations et encourager l’orientation

Les jeunes générations, et particulièrement les jeunes filles, sont au cœur de l’industrie de demain. Nous souhaitons leur donner envie de s’engager dans des carrières industrielles et convaincre les parents et enseignants d’encourager les études techniques et scientifiques.

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Plus de 200 usines inscrites aux Journées Usines Ouvertes !

https://journees-usines-ouvertes.fr/actualite/plus-de-200-usines-inscrites-aux-journees-usines-ouvertes/

 

Les Journées Usines Ouvertes, c'est bientôt

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Le Rendez-Vous de l'Europe : ReArm, Sanctions, Industrie, Solaire, Aides

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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La Commission présente le livre blanc sur la défense européenne et le plan « ReArm Europe »

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-presente-le-livre-blanc-sur-la-defense-europeenne-et-le-plan-rearm-europe-2025-03-19_fr?prefLang=en

 

La Commission européenne a présenté aujourd'hui un ambitieux programme visant à stimuler les investissements en matière de défense dans l'UE, et, avec la haute représentante, a dévoilé un livre blanc sur la défense européenne. 

Aujourd’hui, la Commission et la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont présenté un livre blanc sur la défense européenne. La Commission a également présenté, dans le cadre du plan « ReArm Europe/Readiness 2030 », un ambitieux programme offrant aux États membres de l’UE des leviers financiers pour stimuler les investissements dans les capacités de défense.

Alors que le plan « ReArm Europe/Readiness 2030 » vise à renforcer les capacités de défense paneuropéennes grâce à de nouveaux moyens financiers, le livre blanc définit une nouvelle approche en matière de défense et identifie les besoins d’investissement.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré :

« L'ère des dividendes de la paix est révolue. L'architecture de sécurité sur laquelle nous comptions ne peut plus être considérée comme acquise. L'Europe est prête à passer à l'action. Nous devons investir dans la défense, renforcer nos capacités et adopter une approche proactive de la sécurité. Nous prenons des mesures décisives, en présentant une feuille de route vers l’état de préparation à l’horizon 2030, avec des dépenses de défense accrues, des investissements importants dans les capacités industrielles de défense européennes. Nous devons acheter davantage européen. Car cela signifie renforcer la base technologique et industrielle de défense européenne. Cela signifie stimuler l'innovation. Et cela signifie créer un marché européen pour les équipements de défense. »

Ces mesures visent à répondre à l'urgence à court terme de soutenir l'Ukraine, mais aussi à répondre au besoin urgent à long terme de renforcer la sécurité et la défense de l'Europe.

 

Plus d'informations sont disponibles en ligne :

Communiqué de presse : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_793

Fiche questions/réponses sur le livre blanc sur la défense européenne : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_25_794

Fiche questions/réponses sur le plan « ReArm Europe » : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_25_790

Fiche d'information sur le livre blanc sur la défense européenne : https://defence-industry-space.ec.europa.eu/document/download/3ce35bde-8519-416a-bc89-56a3681629ac_en?filename=WP%20on%20defence%20-%20factsheet%20v23_0.pdf

Fiche d'information sur le plan « ReArm Europe » : https://defence-industry-space.ec.europa.eu/document/download/13ec18d2-8366-4fc8-a4ff-2bdfdf8e1f5f_en?filename=REARM%20Europe%20factsheet%20v17_1.pdf

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Sanctions contre la Russie : les principales cibles du 16ème paquet adopté par l’Union européenne

https://www.lemoci.com/sanctions-contre-la-russie-les-principales-cibles-du-16eme-paquet-adopte-par-lunion-europeenne/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le 03/03/25

 

Comme une réponse du berger à la bergère à la suite de la rencontre des émissaires américains et russes en Arabie Saoudite la semaine dernière, et le jour même du 3ème anniversaire de « l’agression illégale de la Russie » contre l’Ukraine, le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté, le 24 février, un 16ème paquet de sanctions ciblant la lutte contre les contournements, l’aluminium, les biens à double usage, les transports, notamment. Revue de détail.

Les termes du communiqué de presse de la Commission européenne montrent à quel point Bruxelles entend rester sur sa ligne malgré les tentatives de la Maison Blanche d’imposer un arrêt de la guerre via une négociation directe avec Vladimir Poutine mais sans ni l’Ukraine, ni ses alliés européens. « Alors que l’agression illégale de la Russie entre dans sa quatrième année, ce train de mesures vise à accroître encore la pression sur l’agresseur et s’inscrit dans le cadre de l’engagement indéfectible de l’UE en faveur d’une paix juste et durable pour l’Ukraine » déclare la Commission en introduction de son communiqué saluant le 16ème paquet de sanctions adopté le jour même, date du 3ème anniversaire du déclenchement de la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie, par le Conseil de l’UE.

Ce 16ème paquet de sanctions, adopté deux mois et demie après un précédent qui ciblait les circuits de contournement, cible les secteurs considérés comme « d’importance systémique » pour de l’économie russe tels que l’énergie, le commerce, les transports, les infrastructures et les services financiers. Il comprend également des mesures visant à « lutter contre le contournement » des sanctions, et précise à cet égard que « certaines dispositions du 16e paquet sont désormais également reprises dans le régime de sanctions contre la Biélorussie ».

Enfin, l’UE indique avoir mis à jour et renforcé ses régimes de sanctions concernant la Crimée et Sébastopol, ainsi que les zones non contrôlées par le gouvernement des oblasts de DonetskKhersonLouhansk et Zaporijjia.

Les principales mesures de ce 16ème paquet sont :

1/-Mesures anti-contournement

74 navires supplémentaires sont ajoutés à la liste des « navires fantôme » ou ayant contribué aux revenus énergétiques de la Russie, portant à 153 le nombre total de navires inscrits. Un nouveau critère d’inscription est désormais pris en compte, ciblant les navires qui soutiennent les opérations de pétroliers dangereux.

Le 16ème paquet impose par ailleurs des restrictions ciblées à l’exportation à 53 nouvelles entreprises soutenant le complexe militaro-industriel russe ou engagées dans le contournement des sanctions. Cela comprend 34 entreprises dans des pays autres que la Russie.

2/-Annonces complémentaires

Le 16ème paquet comprend 83 cotations supplémentaires, dont 48 personnes et 35 entités, telles que celles soutenant le complexe militaire russe, actif dans le contournement des sanctions, les échanges d’actifs cryptographiques russes et dans le secteur maritime.

Le 16e paquet ajoute également un autre nouveau critère pour l’inscription sur la liste des personnes et des entités qui font partie du complexe militaire et industriel de la Russie, qui le soutiennent ou qui en bénéficient.

3/-Mesures commerciales

Aluminium : en plus de l’interdiction des importations de produits transformés en aluminium en provenance de Russie, déjà en place, ce 16ème paquet instaure dans l’UE l’interdiction des importations d’aluminium primaire en provenance de Russie. Toutefois, afin d’assurer une transition en douceur pour les entreprises, un mécanisme de quotas est mis en place, permettant d’utiliser 275 000 tonnes, ce qui équivaut à 80 % des importations de l’UE en 2024, sur une période de 12 mois.

-Biens à double usage : Les restrictions à l’exportation de biens à double usage sont étendues à d’autres articles afin de couper l’accès de la Russie aux technologies clés qu’elle utilise sur le champ de bataille, notamment :

  • Précurseurs chimiques à double usage pour produire de la chloropicrine et d’autres agents antiémeutes utilisés comme armes chimiques par la Russie en violation de la Convention sur les armes chimiques.
  • Logiciels liés aux machines-outils à commande numérique par ordinateur (CNC) utilisées pour fabriquer des armes et aux manettes de jeux vidéo utilisées par l’armée russe pour piloter des drones sur le champ de bataille.
  • Minerais et composés de chrome en raison de leurs applications militaires.

Les dérogations et exemptions limitées pour certaines exportations de technologies à double usage et de pointe, par exemple à des fins médicales, ont été clarifiées et renforcées afin de favoriser une application efficace par les autorités douanières et les organismes de délivrance des licences.

De plus, des restrictions supplémentaires à l’exportation ont été introduites sur les produits industriels, ciblant spécifiquement les minéraux, les produits chimiques, l’acier, les matériaux en verre et les feux d’artifice, avec une signification militaire particulière.

4/-Mesures énergétiques

L’UE a décidé d’interdire totalement le stockage temporaire ou le placement sous des procédures de zone franche de pétrole brut ou de produits pétroliers russes dans les ports de l’UE, ce qui était jusqu’à présent autorisé, si le pétrole respectait le plafonnement des prix et partait vers un pays tiers.

Le 16ème paquet étend l’interdiction de fournir des biens, des technologies et des services pour l‘achèvement des projets de GNL russes pour qu’elle s’applique également aux projets de pétrole brut en Russie, tels que le projet pétrolier Vostok.

Le paquet étend l’interdiction existante des logiciels pour restreindre l’exportation, la fourniture ou la fourniture de logiciels d’exploration pétrolière et gazière à la Russie.

5/-Mesures de transport

-Aérien : Le 16ème paquet étend l’interdiction de vol afin de permettre l’inscription sur la liste des transporteurs de pays tiers effectuant des vols intérieurs en Russie ou fournissant des biens aéronautiques à des compagnies aériennes russes ou pour des vols intérieurs en Russie. Si elles figurent sur la liste, ces compagnies aériennes ne seront pas autorisées à voler vers l’UE.

Transport routier : le 16ème paquet ajoute un amendement qui empêche l’augmentation de la participation russe au-dessus de 25 % dans les entreprises de transport routier de l’UE, comblant ainsi les lacunes potentielles permettant de contourner les sanctions existantes.

6/-Mesures d’infrastructures

Le 16ème paquet introduit l’interdiction totale de transaction sur certaines infrastructures russes : cela comprend deux aéroports de Moscou (l’aéroport de Vnoukovo et l’aéroport de Joukovski), quatre aéroports régionaux et le port de la Volga d’Astrakhan et le port de Makhatchkala sur la mer Caspienne. Les ports maritimes d’Oust-Louga et de Primorsk sur la mer Baltique et de Novorossiysk sur la mer Noire ont également été inclus.

Est également instaurée l’interdiction des services de construction fournis par les opérateurs de l’UE en Russie.

7/-Mesures concernant le secteur financier

La Russie a détourné une grande partie de ses flux financiers par l’intermédiaire de banques plus petites. Le 16e paquet renforce les mesures sur le secteur financier, en particulier :

  • Ajout de 13 établissements financiers à la liste des entités soumises à l’interdiction de fournir des services de messagerie financière spécialisée.
  • Ajout de trois banques à l’interdiction de transaction en raison de leur utilisation du système de messagerie financière de la Banque centrale de Russie (SPFS) pour contourner les sanctions de l’UE.
  • Extension de l’interdiction des transactions pour permettre à l’UE d’inscrire sur la liste les établissements financiers et les fournisseurs d’actifs cryptographiques qui participent au contournement du plafonnement des prix du pétrole et facilitent les transactions avec les navires cotés de la flotte fantôme.

8/-Lutte contre la désinformation

Suspension des activités de diffusion de huit autres médias dans l’UE ou à destination de l’UE, compte tenu de leur rôle de soutien et de justification de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.

 

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Comment l’Europe compte sauver son industrie

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/comment-leurope-compte-sauver-son-industrie-2114372

le 26 février 2025

 

Pour tenter d’améliorer la compétitivité de l’industrie du Vieux-continent, la Commission européenne vient de dévoiler son plan pour une industrie propre. Il tente de redonner des moyens aux industriels européens dans la compétition internationale tout en les incitant à se décarboner.

Le plan de Bruxelles affiche un double objectif : redonner de la compétitivité tout en accélérant la décarbonation des usines 

L’Europe dégaine son "Clean Industrial Deal", son plan pour tenter de sauver son industrie. Face aux récents appels à l’aide de la chimie, de la sidérurgie ou encore de l’automobile, "les industries européennes ont besoin d’un soutien urgent", indique la Commission européenne. Le plan de Bruxelles affiche un double objectif : redonner de la compétitivité tout en accélérant la décarbonation des usines. Ce plan est dévoilé le même jour que le projet Omnibus, destiné à simplifier les réglementations auxquelles sont soumises les entreprises, notamment en matière de durabilité (CSRD) et de vigilance (CS3D).

"Les coûts élevés de l’énergie nuisent aux citoyens et aux entreprises de l’union Européenne"

Le plan pour l’industrie s’attaque d’abord aux coûts de l’énergie, devenue trop chère en Europe. "Les coûts élevés de l’énergie nuisent aux citoyens et aux entreprises de l’Union Européenne", assure la Commission européenne. Celle-ci indique que l’électricité est trois fois plus onéreuse que le gaz dans de nombreux pays européens et que les prix de détails pour les industriels ont presque doublé depuis entre 2021 et 2023 (ils ont baissé depuis, NDLR).

De la visibilité pour les industriels énergivores

Pour rendre l’énergie plus abordable, la Commission européenne propose plusieurs actions d’urgence. Pour les industries les plus consommatrices en énergie, la Commission compte mettre en place des contrats tripartites entre les pouvoirs publics, les producteurs d’énergies et les industriels. Ces contrats de longs termes devront offrir de la visibilité aux industriels comme la chimie ou la sidérurgie et leur proposer des prix attractifs. En janvier, le président d’ArcelorMittal France Alain Le Grix de La Salle avait alerté sur la situation des producteurs d’acier en Europe, pointant notamment du doigt les coûts énergétiques en Europe.

"Le coût de l’énergie est le principal facteur qui explique notre retard de compétitivité. Afin de convaincre les fournisseurs d’électricité propre de consentir des contrats à long terme aux industriels, et donc de désindexer le prix qu’ils consentent de celui du marché, la Banque européenne d’investissement se portera garante", explique Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne dans une interview accordée à nos confrères du Monde.

Des mesures pour baisser les coûts de l’énergie

Dans le but de réduire la facture, l’Europe veut massifier ses achats de gaz. La Commission "étudiera comment exploiter le pouvoir d’achat de l’Union pour obtenir de meilleurs prix pour le gaz naturel importé".

Au niveau de l’électricité, la Commission proposera une méthodologie devant permettre aux pays membres d’utiliser plus efficacement le réseau, en réduisant les coûts de fonctionnement et d’investissement. Cela pourrait se traduire pour les consommateurs par une réduction des taxes nationales sur l’électricité.

Énergies renouvelables et économies d’énergie

La Commission compte mettre en œuvre des mesures permettant d’accélérer les procédures d’autorisations des projets énergétiques. Elle encouragera par ailleurs les acteurs du marché qui fournissent des solutions d’efficacité énergétiques aux entreprises (en matière de rénovation de bâtiment ou de solutions d’éclairage), par le biais d’incitations financières.

Le plan européen ne modifie toutefois pas les règles controversées de construction du prix de l’électricité, qui font que ce dernier est lié au prix du gaz. "Cette discussion devra avoir lieu. Mais les différences de mix énergétique entre États membres la rendent très difficile", assure Stéphane Séjourné au Monde.

45 milliards d'économies sur l'énergie dès cette année

L'ensemble de ces mesures doit dégager des résultats dès à présent. Pour la Commission européenne, elles permettront "de réaliser des économies globales estimées à 45 milliards d'euros en 2025, avec une augmentation progressive jusqu'à 130 milliards d'euros par an d'ici 2030, et 260 milliards d'euros par an d'ici 2040".

Favoriser le made in Europe

Outre l’énergie, l’Europe annonce qu’elle va favoriser les produits fabriqués en Europe. Dans les marchés publics, la Commission examinera en 2026 la préférence européenne pour des secteurs jugés stratégiques. Cela va passer par l’introduction de "critères de durabilité, de résilience" et de "fabriqué en Europe" dans les marchés publics.

100 milliards d’euros d’aides

Le pacte industriel européen s’appuiera sur une enveloppe de 100 milliards d’euros. "Nous mobiliserons 100 milliards d'euros afin d'établir une nouvelle banque de la décarbonation. Nous lancerons bientôt de nouveaux appels à propositions dans le domaine de la décarbonation de l'industrie, en nous appuyant sur un modèle particulièrement réussi, celui de la Banque de l'hydrogène", indique Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Contrairement à ce que son nom suggère, la Banque de l'hydrogène n'est pas une institution financière. Mais un mécanisme qui vise à doper la production d'hydrogène en allouant les fonds européens disponibles.

Sécuriser l’approvisionnement

Pour permettre aux industriels européens de sécuriser leur approvisionnement, la Commission compte jouer la carte collective. Elle veut mettre en place un mécanisme permettant aux industriels de se regrouper pour massifier leurs achats de matières premières critiques, ce qui leur permettra de créer des économies d’échelles et d’avoir plus de poids dans les négociations commerciales.

Taxe carbone revisitée

Enfin, pour se protéger de la concurrence internationale, la Commission annonce qu’elle simplifiera et renforcera le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

https://www.lemoci.com/etats-unis-bruxelles-reste-ferme-face-a-lannonce-par-donald-trump-de-droits-de-douane-de-25/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

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Electricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE

https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/electicite-le-solaire-supplante-enfin-le-charbon-dans-l-ue-1016545.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1737636375

Publié le 23/01/25

 

L'énergie solaire a supplanté pour la première fois le charbon dans l'Union européenne en 2024 et permis de porter la part des énergies renouvelables à près de la moitié de la production d'électricité des 27, selon un rapport diffusé ce jeudi.

En 2024, les énergies renouvelables ont représenté 47 % de la production totale d'électricité des 27, contre 29 % pour les fossiles. En comparaison, les renouvelables n'atteignaient que 34 % en 2019.

Pour la première fois, la production d'électricité solaire a surpassé celle du charbon dans l'Union européenne en 2024, indique le think tank Ember dans son rapport annuel sur l'électricité en Europe. Dans le même temps, la production à partir de gaz a enregistré sa cinquième année consécutive de baisse, ramenant la part totale des combustibles fossiles à son plus bas niveau historique.

« Les combustibles fossiles perdent leur emprise sur l'énergie de l'UE »,observe le Dr Chris Rosslowe, auteur principal du rapport.« Depuis le lancement du Pacte Vert en 2019, peu imaginaient une transition aussi rapide : le solaire et l'éolien relèguent le charbon aux marges et accélèrent le déclin structurel du gaz. »

En 2024, les énergies renouvelables ont représenté 47 % de la production totale d'électricité des 27, contre 29 % pour les fossiles. En comparaison, les renouvelables n'atteignaient que 34 % en 2019. Cette transition a permis à l'UE d'économiser 59 milliards d'euros en importations de combustibles fossiles.

Un mouvement généralisé en Europe

La progression de l'énergie solaire s'observe dans tous les États membres, souligne Ember. Plus de la moitié des pays européens ont réduit la part du charbon dans leur mix énergétique à moins de 5 %, et plusieurs l'ont totalement éliminé. Toutefois, les défis demeurent. « L'éolien doit doubler ses capacités d'ici 2030 », avertit Chris Rosslowe. De plus, le système électrique européen devra se doter de solutions plus flexibles, notamment pour gérer les intermittences des énergies renouvelables.

L'abondance d'énergie solaire en 2024 a généré des effets inattendus sur les marchés. Les prix de l'électricité en milieu de journée ont chuté, atteignant parfois des valeurs négatives : durant 4 % des heures de l'année, l'électricité a été vendue à un prix inférieur à zéro, soit le double de 2023.

Un besoin urgent de solutions de stockage

Ces prix bas offrent cependant des opportunités pour les consommateurs, à condition de pouvoir ajuster la demande en fonction des périodes d'abondance. Les fournisseurs d'électricité pourraient également stocker l'énergie produite en surplus et la redistribuer lors des pics de consommation, comme en fin de journée.

Le déploiement des batteries s'accélère : la capacité installée a doublé en un an, passant de 8 GW en 2022 à 16 GW en 2023. Cependant, 70 % de ces capacités sont concentrées en Allemagne et en Italie. « Nous devons renforcer la flexibilité du système énergétique pour s'adapter aux nouvelles réalités », insiste Walburga Hemetsberger, PDG de SolarPower Europe« Les énergies renouvelables et le stockage sont désormais les piliers de la transition énergétique. »

Face au retrait climatique de Trump, l'UE regarde du côté de la Chine

L'Union européenne a une longue tradition de leadership climatique et a réduit ses émissions de 7.5% entre 2022 et 2023, loin devant les autres grands pays riches. Elle est également le premier bailleur international de la lutte contre le changement climatique. « L'accord de Paris reste le meilleur espoir de l'humanité. L'Europe maintiendra donc le cap et continuera à travailler avec toutes les nations qui veulent protéger la nature et stopper le réchauffement climatique » a assuré mardi Ursula von der Leyen, chef de l'UE. Lors du premier mandat de Donald Trump, l'UE et la Chine avaient lancé un dialogue sur le climat avec le Canada, en attendant le retour des Américains. Il faudra un effort similaire, dans la période mouvementée qui s'annonce, anticipe Alex Scott, du groupe de réflexion italien sur le climat ECCO.  Mais l'UE est aux prises avec d'importantes difficultés budgétaires et des revirements politiques en faveur de partis plutôt hostiles aux éoliennes ou aux véhicules électriques. Tandis que Pékin est dans un conflit commercial avec Bruxelles à cause de sa taxe carbone sur les importations.

(Avec AFP)

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La Commission autorise un régime français d'aides d'État d'un montant de 500 millions d'euros destiné à favoriser le recyclage chimique des déchets plastiques

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-autorise-un-regime-francais-daides-detat-dun-montant-de-500-millions-deuros-destine-2025-02-03_fr?prefLang=en

Le 3 février 2025

 

La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État, un régime français d'un montant de 500 millions d'euros destiné à faciliter le recyclage chimique de certains types de déchets plastiques. Cette mesure d'aide contribue à la réalisation des priorités de la Commission européenne pour la période 2024-2029, fondées sur les orientations politiques, qui appellent à améliorer la circularité et la résilience de l'économie.

Le régime français

La France a notifié à la Commission son intention de mettre en place un régime d'aides de 500 millions d'euros destiné à soutenir les investissements en faveur du recyclage chimique de certains types de déchets plastiques, tels que les plateaux, les films, les bouteilles autres que celles pour boissons et les matières textiles contenant une certaine quantité de polyester. Ce régime vise à soutenir les technologies de recyclage chimique qui convertissent les déchets plastiques mélangés et/ou contaminés en matières premières «vierges». Il contribuera à la réalisation de l'objectif de l'UE en matière de circularité des processus de production et de consommation, qui s'inscrit dans le cadre d'une transformation plus large de l'industrie en vue d'atteindre la neutralité climatique.

Dans le cadre de ce régime, qui est ouvert aux entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, l'aide sera accordée sous la forme de subventions directes. Son montant maximal est fixé à 40 % des coûts admissibles, qui correspondent aux coûts d'investissement supplémentaires déterminés en comparant les coûts d'investissement totaux d'un projet de recyclage chimique des déchets plastiques avec ceux de projets moins respectueux de l'environnement.

L'appréciation de la Commission

La Commission a apprécié la mesure au regard des règles de l'UE en matière d'aides d'État, en particulier de l'article 107, paragraphe 3, point c), du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne («TFUE»), qui permet aux États membres de soutenir le développement de certaines activités économiques sous certaines conditions, et des lignes directrices concernant les aides d'État au climat, à la protection de l'environnement et à l'énergie pour 2022 (les «CEEAG»).

Il s'agit du premier régime d'aides d'État examiné au titre de la section 4.4 des CEEAG, qui autorise les aides à l'utilisation efficace des ressources et au soutien à la transition vers une économie circulaire.

La Commission a conclu que :

  • le régime est nécessaire et approprié pour permettre le déploiement du recyclage chimique des plastiques;
  • la mesure a un «effet incitatif», sachant que les bénéficiaires ne réaliseraient pas les investissements concernés sans ce soutien public;
  • la France a mis en place des garde-fous suffisants pour garantir que le régime a une incidence limitée sur la concurrence et les échanges dans l'UE. En particulier, le régime est ouvert à toutes les entreprises de tous les secteurs, et l'aide se limite au minimum nécessaire pour mener les projets.

Sur cette base, la Commission a autorisé le régime français en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État.

Contexte

Les CEEAG de 2022 fournissent des orientations sur la manière dont la Commission appréciera la compatibilité des mesures d'aide à la protection de l'environnement, y compris la protection du climat, et d'aide à l'énergie qui sont soumises à l'obligation de notification en vertu de l'article 107, paragraphe 3, point c), du TFUE.

La version non confidentielle de la décision sera publiée sous le numéro SA.108044 dans le registre des aides d'État figurant sur le site web de la DG Concurrence, dès que les éventuels problèmes de confidentialité auront été résolus. Le bulletin d'information électronique Competition Weekly e-News fournit la liste des dernières décisions relatives aux aides d'État publiées au Journal officiel et sur l'internet.

Citations

 Le régime français autorisé aujourd’hui soutiendra les investissements en faveur du recyclage chimique des plastiques. Il contribuera à la réalisation de l’objectif de l’UE de parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050, en encourageant une utilisation des ressources existantes fondée sur les principes d’efficacité et de circularité. Dans le même temps, les éventuelles distorsions de concurrence causées par ce régime seront réduites au minimum. 

Teresa Ribera, vice-présidente exécutive chargée d’une transition propre, juste et compétitive

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : ReArm, Sanctions, Industrie, Solaire, Aides

Publié dans En bref

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L'industrie de défense, son présent, son devenir

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie de défense, son présent, son devenir
L'industrie de défense, son présent, son devenir

La France devient le deuxième exportateur mondial d’armes en 2024

https://www.lejournaldesentreprises.com/breve/la-france-devient-le-deuxieme-exportateur-mondial-darmes-en-2024-2115390

le 12 mars 2025

 

La France est le deuxième exportateur d'armes mondial depuis 2024.

Troisième en 2023, la France devient le deuxième pays au monde exportateur d’armes en 2024, selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri). Ses exportations ont généré 18 milliards d'euros, selon le ministère des Armées. Le pays représente 7,9 % des exportations mondiales d’armes, loin derrière les États-Unis qui ont exporté 47 % des armes, et devant l’Allemagne, qui en a exporté 7,1 %. La France est le principal fournisseur de la Grèce, de l’OTAN et du Brésil. Elle est aussi l’un des principaux fournisseurs de l’Inde, deuxième importateur mondial. La Russie, 3e exportateur mondial (7,8 %) sur la période 2020-2024, voit son nombre d’exportations diminuer depuis 2022, date de l’invasion de l’Ukraine. Sur cette même période, l’Ukraine est devenue le premier importateur d’armes, fourni pour près de la moitié de son armement par les États-Unis, puis pour un peu plus de 10 % de son armement par l’Allemagne, et la Pologne. La guerre en Ukraine explique l’augmentation de 155 % de l’import d’armes en Europe entre 2020 et 2024, par rapport à la précédente période de 2015 à 2019. En revanche, à l’échelle mondiale, le volume de transfert d’armes a légèrement baissé (-0,6 %) entre ces deux périodes.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/l-industrie-de-defense-innovations-exportations-emplois.html

Armement : que pèse l’industrie française de la défense terrestre ?

https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/defense/armement-que-pese-l-industrie-francaise-de-la-defense-terrestre_AV-202406170055.html

Le 17/06/2024

 

Les entreprises spécialisées du secteur de l'armement terrestre et aéroterrestre forment un tissu industriel installé dans l'ensemble du pays. Tour d'horizon sur ce secteur à l'occasion du salon Eurosatory.

L'économie de guerre n'est pas une notion théorique. Cette dynamique lancée il y a deux ans par Emmanuel Macron lors du salon Eurosatory (qui ouvre ses portes ce lundi) -et organisée avec le ministre des Armées Sébastien Lecornu- repose sur un tissu industriel dense. Il se compose de plus de 4.000 entreprises et 225.000 emplois.

Certaines régions sont spécialisées dans les équipements aérien ou naval, mais dans l'armement terrestre, le maillage couvre l'ensemble des régions françaises. Selon les données du dernier rapport du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestre et aéroterrestres (GICAT), cette catégorie représente 48.000 emplois sur les 210.000 de l'ensemble de la BITD (base industrielle et technologique de défense). Cette activité est principalement composée de PME qui représentent près de 80% des entreprises.

Les pôles majeurs de l’armement terrestre

"Le secteur terrestre irrigue nos territoires. De Bergerac à Roanne, en passant par Limoges ou adossé aux 100 régiments français, l'industrie terrestre parsème l'Hexagone et permet à de nombreux départements français de résister à la désindustrialisation", note Thomas Gassilloud, député (Renaissance) sortant et président de la Commission de la défense nationale et des forces armées à l'Assemblée nationale.

La répartition de ces industries est historiquement organisée selon les spécialités des entreprises. L'Île-de-France abrite non seulement des sièges sociaux des géants de l'industrie, mais aussi les TPE et PME spécialisées dans les services. L'électronique et l'aéroterrestre est en Haute-Garonne ou dans les Bouches-du-Rhône.

Les sites spécialisés dans les armes de petit, moyens et gros calibres ainsi que les véhicules blindés sont, depuis des décennies, basés dans la Loire, le Cher, le Loiret et le Loir-et-Cher. Les pôles majeurs de l’armement terrestre sont notamment à Bourges avec le missilier MBDA et KNDS France (ex-Nexter) qui produit entre autres le canon Caesar dont la production est en forte augmentation depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. D'autres pôles importants se trouvent à la Ferté-Saint-Aubin avec des groupes comme Thales ou à Limoges avec Arquus ou Texelis.

Produire plus, plus vite et en France

Depuis deux ans, l'ensemble de ces entreprises et quelle que soit leur taille ont été mises sous pression pour produire plus et plus vite, mais aussi pour "retrouver notre souveraineté dans les secteurs stratégiques". Le cas le plus cité depuis des mois a été celui de KNDS France qui a triplé en seulement deux ans la production des canons Caesar pour atteindre une cadence mensuelle de six unités.

Un autre site stratégique a aussi été relancé. C'est Eurenco qui produit de la poudre nécessaire pour les obus de 155 millimètres du canon Caesar. Ce site a été arrêté en 2007 "pour de mauvaises raisons", selon le ministre des Armées, qui l'a relancé il y a deux ans dans le cadre de l'économie de guerre.

20 milliards de commandes en 2023

En deux ans, le site d'Eurenco à Bergerac a été remis sur pied et sera en capacité de produire chaque année 1.200 tonnes de poudre dès 2025 afin de reconstituer les stocks de l'armée française, soutenir l'Ukraine et participer au réarmement de l'Europe. Pour parvenir à cette performance, cette PME héritière de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE) créée en 1915, a investi 50 millions d'euros et a bénéficié d'un soutien de dix millions d'euros de la Direction générale de l'armement (DGA).

Cette économie de guerre s'appuie sur une Loi de programmation militaire (LPM) dont le budget est en augmentation de 40% pour atteindre 413 milliards d'euros entre 2024 et 2030. Sur les 30 milliards de commandes en cours, 20 milliards d'euros ont été passés par l'Etat à la BITD pour l'année 2023, dont 1,5 milliard à Arquus, trois milliards pour MBDA, un milliard et demi pour KNDS France, 2 milliards pour Safran et 6 milliards pour Thales.

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/industrie-de-defense-armement-aeronautique-quelles-sont-les-plus-grandes-entreprises-europeennes/

L'industrie de défense, son présent, son devenir
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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

Cosmétiques : des exportations en hausse mais la perte de parts de marché se poursuit

https://www.lemoci.com/cosmetiques-des-exportations-en-hausse-mais-la-perte-de-parts-de-marche-se-poursuit/

Le 12/02/25

 

Si le secteur des cosmétiques occupe toujours la deuxième place sur le podium du commerce extérieur français, derrière l’aéronautique, il perd des parts de marché. Selon une étude d’Asterès pour Cosmetic Valley, la cosmétique tricolore a plus à craindre du ralentissement de la demande chinoise que des droits de douane promis par les États-Unis.  

En progression de 6,8 %, les exportations de parfum, maquillage, soins et autres produits de beauté ont atteint 22,2 milliards d’euros (Md EUR) l’an dernier et le solde excédentaire du secteur a atteint +17,2 Md EUR en 2024.

« Sur un marché mondial de 220 Md EUR, la production française totalise 75 Md EUR dont un tiers part à l’export, a résumé Marc-Antoine Jamet, président du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, lors de la présentation des résultats du secteur le 6 février, au lendemain de la publication des chiffres du Commerce extérieur. Elle perd cependant des parts de marché face à la concurrence de pays comme l’Italie, la Corée et le Brésil. »

Le phénomène n’est pas nouveau : en 20 ans, sa part de marché est tombée de 20 % à 14 %. Elle repart cependant légèrement à la hausse depuis 2020. Dans le même temps, des pays asiatiques sont passés à l’offensive dont le Japon et la Corée du Sud.

Si les produits de beauté du pays du Matin calme ont envahi les rayons et représentent aujourd’hui 4,5 % du marché mondial, il n’en produisait pratiquement pas il y a vingt ans. La Corée du Sud est devenu en 20 ans le 7e exportateur mondial, derrière l’Italie et Singapour, importante plateforme de réexport de la région, et juste devant la Chine (4 % de part de marché).

Des mesures douanières généralisées aurait peu d’effet

 Alors que Donald Trump continue de menacer d’imposer des droits de douane prohibitifs sur les produits européens, « la menace chinoise et plus inquiétante », estime Marc-Antoine Jamet. « Pékin mène une politique de China first et favorise les investissements BtoB tandis que la National Medical Products Administration [également en charge des cosmétiques, ndr] est de plus en plus tatillonne et que la consommation des ménages baisse. »

Le quatrième marché de la filière française à l’export, derrière les États-Unis, l’Allemagne et l’Espagne, semble ainsi se fermer. Les exportations de cosmétiques tricolores vers la Chine ont ainsi fléchi de 10 % en 2024.

Reste que les droits de douane américains, s’ils sont effectivement mis en place, ne seraient pas totalement indolores.

Pour Sylvain Bersinger, économiste chez Asterès, « si ces droits de douanes sont généralisés, la cosmétique française serait peu pénalisée car l’effet de change annulerait une grande partie de la perte de compétitivité et que ses concurrents seraient désavantagés de la même manière ». A contrario, en cas de mesures ciblées sur les produits spécifiquement français, anticipe son étude, « l’effet négatif serait puissant ». Et un scénario de guerre commerciale généralisée mettrait en péril les fabricants français, qui exportent plus de 60 % de leur production.

Par ailleurs, la hausse des droits de douane par Washington pénaliserait d’abord les États-Unis, comme l’ont déjà souligné maints observateurs. « Donald Trump fait n’importe quoi et comme l’a titré le Wall Street Journal, il s’agit de  » la guerre commerciale la plus stupide du monde «  car les droits de douane ne sont pas faits pour réduire un déficit commercial, comme il le souhaite, c’est même totalement contre-productif », estime l’économiste.

Sophie Creusillet

 

Vu et lu dans Marie-Claire n° 869 de février 2025
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La filière cosmétique (suite)
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Les Deeptech, le bilan

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Deeptech, le bilan
Les Deeptech, le bilan

La Direction générale des entreprises publie son rapport sur l’écosystème deeptech en France (Document)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/231405/la-direction-generale-des-entreprises-publie-son-rapport-sur-lecosysteme-deeptech-en-france-document/

Le 14/03/25

 

La Direction générale des Entreprises (DGE) a remis son rapport sur l’écosystème deeptech à Éric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Philippe Baptiste, ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, Marc Ferracci, ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie, et Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.

Intitulé « L’innovation de rupture au défi du passage à l’échelle », ce rapport dresse un état des lieux de l’écosystème deeptech en France et des enjeux pour les années à venir. Le Plan Deeptech, lancé il y a six ans, visait à structurer un écosystème d’innovation de rupture en finançant la création et la maturation de startups deeptech, en simplifiant le transfert technologique depuis la recherche publique et soutenant l’amorçage des startups par des financements et accompagnement renforcé.  Le rapport met en évidence le bilan positif de ce plan sur la structuration de l’écosystème deeptech sur les stades amont de développement. 

Un positionnement renforcé sur la scène internationale

Le volume de levées de fonds sur le segment deeptech a quasiment été multiplié par trois en cinq ans (de 1,5 Md€ en 2019 à 4,1 Md€ en 2023), positionnant la France à la première place au sein de l’Union européenne et à la quatrième place mondiale (derrière les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni), avec des succès notables dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, le quantique, le stockage ADN, la biotech et le new space.

Dans un contexte géopolitique de plus en plus complexe, les entreprises deeptech présentent régulièrement un potentiel dual, à la fois civil et militaire, qui justifie une attention accrue des pouvoirs publics pour préserver la souveraineté technologique de la France et sa capacité de défense.

Des enjeux persistants pour les entreprises deeptech françaises

Le passage à l’échelle en termes de levées de fonds, d’industrialisation et d’internationalisation constituent des enjeux majeurs pour les entreprises deeptech françaises. Le rapport met en évidence un risque de distanciation de l’écosystème français d’entreprises deeptech à échelle internationale, faute d’une recherche suffisamment axée sur les priorités stratégiques d’avenir et d’une capacité de financement permettant d’accompagner leur montée en puissance.

Perspectives d’avenir pour poursuivre dans cette dynamique

Afin de poursuivre la dynamique positive observée depuis cinq ans et de relever le défi du passage à l’échelle, le rapport émet des pistes de réflexion :

  • Renforcer de la valorisation de la recherche scientifique française, en accélérant le passage du « labo à l’usine », pour faire de l’innovation de rupture un véritable moteur de compétitivité et de souveraineté industrielle.
  • Répondre à un besoin de financement de 30 Md€ d’ici 2030 pour les entreprises deeptech, afin d’accompagner les startups tout au long de leur cycle de développement et permettre de créer de champions technologiques de rang mondial. La France et l’Europe doivent se doter de capacités de soutien avec des outils de financement privé et public des start-ups, capables de rivaliser avec les principaux compétiteurs internationaux.
  • Accélérer la transition des startups deeptech vers des entreprises industrielles compétitives, en renforçant l’adoption de leurs innovations sur le marché. Le rapport préconise un recours accru et systématique aux instruments extra-financiers que sont la commande publique et privée, les garanties et les leviers règlementaires, afin d’accélérer la normalisation des entreprises deeptech dans le tissu économique.

Sur la base de ces conclusion et pistes, une réflexion interministérielle, associant l’ensemble des acteurs privés de l’écosystème deeptech, doit aboutir d’ici l’été à une nouvelle stratégie en faveur de la deeptech française.

Consulter le rapport complet : https://www.entreprises.gouv.fr/la-dge/publications/linnovation-de-rupture-au-defi-du-passage-lechelle

Éric Lombard : « L’innovation de rupture est un levier stratégique pour notre souveraineté et notre croissance. Ce rapport met en lumière les défis que nous devons collectivement relever : mobiliser plus de financements, accélérer l’industrialisation et structurer des champions technologiques capables de rivaliser sur la scène mondiale. La France a tout pour être à la pointe, nous devons amplifier notre action avec ambition. »

Philippe Baptiste : « La France dispose d’un écosystème de recherche d’excellence, reconnu dans le monde entier, qui est à la source des grandes innovations de rupture. Ce rapport souligne l’urgence de mieux valoriser notre potentiel scientifique et de renforcer le passage du laboratoire à l’usine. Ce rapport rappelle une évidence : investir dans la science, c’est investir dans notre souveraineté et dans notre avenir. »

Marc Ferracci : « Ce rapport dresse un constat clair : si nous voulons que la France reste une puissance industrielle, nous devons donner à nos startups deeptech les moyens de grandir et d’industrialiser leurs innovations de rupture. Dans les prochains mois, nous travaillerons avec l’ensemble des acteurs pour structurer une stratégie ambitieuse, qui permettra à ces technologies de rupture de se déployer en France et en Europe. »

Clara Chappaz : « L’essor de la deeptech, notamment dans l’intelligence artificielle et les technologies numériques stratégiques, nécessite des choix clairs et une action concertée. Ce rapport apporte des éléments essentiels pour nourrir une réflexion collective et aboutir à une feuille de route qui permettra d’accélérer l’innovation et de renforcer notre souveraineté technologique. »

Contacts presse :

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A lire

https://www.maddyness.com/2025/03/14/deeptech-pourquoi-la-france-et-leurope-doivent-investir-30-milliards-deuros-dici-2030-selon-la-dge/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=017cfbe095-EMAIL_CAMPAIGN_2025_03_14_02_13&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-017cfbe095-72370078

Rappel

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

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Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation

Publié le par Jacques SAMELA.

Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation
Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation

Alors que l’Amérique de Mister T renoue avec les (pires) moments du Maccarthysme (https://www.lhistoire.fr/%C2%AB%C2%A0maccarthysme%C2%A0%C2%BB%C2%A0-la-peur-am%C3%A9ricaine), en ciblant cette fois-ci chercheurs et scientifiques, et que la Silicon Valley, pour des raisons plutôt financières, vire elle de plus en plus vers des couleurs de moins en moins empreintes de libertés, voire plutôt hégémoniques, comme quoi l’appât du gain peut changer tout à chacun, il est un lieu en France, et plus particulièrement en région parisienne qui pourrait à terme pas si lointain devenir le centre européen et mondial de la recherche, dans ce qu’elle a de plus vertueuse, en l’occurrence le cluster scientifique et technologique Paris-Saclay.

Créé dans la foulée du projet du Grand Paris de 2008, se classant dès 2013 parmi les huit clusters mondiaux de l’innovation, il regroupe aujourd’hui 21 % de la recherche nationale, et 40 % des emplois de la recherche publique et privée d’Ile de France.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 09/03/25
Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 09/03/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 09/03/25

Situé donc sur le plateau de Saclay, plus précisément sur sa frange sud-est, (7 km de long sur un 1 km de large), il se trouve à quelques encablures de Paris (25 minutes), de l’aéroport d’Orly (13 minutes), et d’ici fin 2026, l’arrivée de la ligne 18, le mettra à 6 minutes de la gare TGV de Massy.

Et donc l’idée de départ, au-delà de son volet scientifique (j’y reviendrai), était de privilégier un aménagement dense, compact, garantissant une vie urbaine somme toute normale, mais aussi de préserver un espace naturel et agricole de référence, ce qu’il était depuis l’antiquité (https://www.mangerlocal-paris-saclay.fr/fermes-et-produits-locaux/decouvrir-lagriculture-du-plateau/).

Quant à sa gestion, elle est opérée depuis 2016 par un Etablissement Public d’Aménagement (EPA)* après une Opération dite d’Intérêt National (OIN), avec deux missions régaliennes que sont, le pilotage et la coordination du développement de cet écosystème scientifique et technologique, et assurer son rayonnement international.

Et manifestement cela fonctionne, car rien que dans le domaine de l’IA, Le sujet du moment, il obtient la 1ère place en France, mais surtout la 2ème à l’échelle mondiale. Il est le 1er écosystème scientifique et technologique d’innovation d’Europe, un positionnement au plus haut dans le domaine de la recherche dite fondamentale, autour notamment de l’Université Paris-Saclay, ainsi que de l’Institut polytechnique de Paris, il accueille deux des trois supercalculateurs français parmi les plus puissants en Europe, que sont « Le TGCC », ou Très Grand Centre de Calcul du CEA (https://www-hpc.cea.fr/fr/TGCC.html), et le tout récent « Jean Zay » (http://www.idris.fr/jean-zay/jean-zay-presentation.html), du nom de l’ancien ministre, résistant, à l’origine de la création du CNRS (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/02/le-cnrs-par-de-la-les-frontieres-de-la-connaissance.html), et assassiné en 1944 par la Milice française, mais aussi des prix Nobel, des médaillés de la prestigieuse récompense en mathématique Fields, et des stars à foison du domaine de l’IA.

Oui, encore elle, et ce n’est pas près de se terminer, voir entre autres l’existence depuis 2020 du Centre interdisciplinaire sur l’IA et l’analyse de données ou Hi ! Paris (www.hi-paris.fr), mais quand même pas seulement, puisque ce sont six filières stratégiques qui sont finalement représentées, soit les TIC, la Santé-Biotech, l’Agritech-Foodtech, l’Energie, l’Aéronautique-Sécurité-Défense, et enfin la Mobilité.

Ce qui donne sur le site plus de 300 laboratoires et instituts de recherche publics, près de 10 000 chercheurs et enseignants-chercheurs, plus de 50 000 étudiants, plus de 500 plateformes expérimentales, six incubateurs, plus de 70 000 entreprises, près de 500 000 emplois, 50 startups créées chaque année, et près de 800 partenariats industriels et internationaux, sans oublier la présence de grands groupes industriels tels Danone, Sanofi, Safran, Thales, Air Liquide, EDF, et bien d’autres, d’instituts de recherche comme le CEA, le CNRS, l’INRIA, ou encore des pôles de compétitivité comme Medicen, Systematic et Mov’eo.

Donc de quoi créer de l’émulation, d’y voir naitre des projets innovants, des technologies disruptives, et de talonner son modèle d’origine, afin pourquoi pas de le dépasser, et de devenir le lieu où s’inventera le monde de demain, où tous les pourvoyeurs d’idées nouvelles voudront les confronter, les développer, les étudiants y parfaire leurs connaissances, et donc que ce cluster devienne le fer de lance d’une France et d’une Europe en capacité optimale pour s’imposer face à des adversaires de plus en plus à même de mener de grands projets scientifiques et technologiques, occasionnant une concurrence  de plus en plus vive et en capacité de contester des positions autrefois dominantes.

En conclusion, le chemin qui mène vers la 1ère place des clusters mondiaux, sera certainement long, sachant par exemple que la Silicon Valley (https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-regionaux/etats-unis-espaces-de-la-puissance-espaces-en-crises/articles-scientifiques/silicon-valley-territoire-productif-innovation#:~:text=N%C3%A9e%20sous%20l'impulsion%20de,partir%20des%20ann%C3%A9es%201950%2D1960.) a été créée en 1891, donc avec quelques années d’avance, mais comme aujourd’hui tout va de plus en plus vite, l’impulsion donné à sa création, ainsi qu’à son développement et son potentiel, permettra certainement au cluster Paris-Saclay de bruler quelques étapes fondamentales pour y parvenir, j’y crois, et il le faut si nous souhaitons rester maître de notre avenir.

*https://epa-paris-saclay.fr/comprendre-loperation-dinteret-urbain/#:~:text=La%20loi%20sur%20le%20Grand,mettre%20en%20%C5%93uvre%20ce%20cluster.  

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.paris-saclay.com/l-agglo/grands-projets/cluster-paris-saclay-270.html

. https://welcometoparissaclay.com/fr/

. https://www.chooseparisregion.org/fr/actualites/paris-saclay-le-plus-grand-centre-de-rd-deurope

. https://mesinfos.fr/ile-de-france/paris-saclay-un-cluster-attractif-au-service-de-l-innovation-27414.html

. https://www.chooseparisregion.org/fr/choisir-l%C3%AEle-de-france/les-territoires-de-la-region-ile-de-France/paris-saclay

 

A découvrir :

. https://www.universite-paris-saclay.fr/luniversite/universite-paris-saclay

 

A lire :

. https://www.leparisien.fr/sciences/la-france-veut-accueillir-les-chercheurs-americains-menaces-par-trump-09-03-2025-X4S5BPACTNENXJVULHUA3GUIBY.php

. https://sante.lefigaro.fr/medecine/attaques-contre-la-science-aux-etats-unis-des-chercheurs-tapent-a-la-porte-de-l-institut-curie-tous-les-jours-explique-un-dirigeant-20250311

. https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/231428/chercheurs-aux-usa-la-fondation-arc-debloque-35m-deuros-communique/

. https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/files/2025/03/CP_ARC_chercheursUSA.pdf

 

Agenda :

20 - 21 MAI 2025

PARIS-SACLAY PRINTEMPS 2025 SOUS LE HAUT PATRONAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

M. Emmanuel Macron souhaite exprimer son vif intérêt pour Paris-Saclay SPRING, l'événement B2B incontournable qui met en lumière l'excellence scientifique et technologique de Paris-Saclay. Cette marque d'intérêt du Président de la République témoigne de l'engagement profond de toutes les parties prenantes pour renforcer l'écosystème, favoriser l'innovation et renforcer l'attractivité internationale de Paris-Saclay.

. https://paris-saclay-spring.com/

 

 

Paris-Saclay, terreau plus que fertile pour l’innovation

Publié dans Les dossiers

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Duralex, ouverture de sa 1ère boutique

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex, ouverture de sa 1ère boutique
Duralex, ouverture de sa 1ère boutique

Duralex s’installe aux Halles Châtelet

https://www.orleans-metropole.fr/actualites/detail/duralex-sinstalle-aux-halles-chatelet

 le 17/12/2024

Nouvelle étape dans le soutien de la Ville d’Orléans et d’Orléans Métropole à l’entreprise Duralex, avec la mise à disposition des anciens locaux des Galeries Lafayette, aux Halles Châtelet, pour permettre l’installation d’une boutique.

Après avoir soutenu et activement participé au rachat de l’entreprise par ses propres salariés via la création d’une Scop (société coopérative de production)*, la Ville d’Orléans et Orléans Métropole réaffirment leur engagement à la préservation de ce joyau du savoir-faire local et national, reconnu à l’international, avec la mise à disposition des anciens locaux des Galeries Lafayette, aux Halles Châtelet, pour permettre l’installation d’une boutique.


Au cœur des quelque 500 m² où les incontournables verres Picardie et Gigogne ont remplacé les jeans griffés et tee-shirts logotés, les clients peuvent désormais, depuis jeudi 12 décembre, découvrir la centaine de références de la marque, des tasses aux gobelets, en passant par les plats ou les produits de conservation de la marque, symbole de l’excellence industrielle tricolore. 


« Cela fait plusieurs mois que nous nous mobilisons pour préserver Duralex. Je suis très heureux de leur offrir les locaux des anciennes Galeries Lafayette pour soutenir leur développement. C’est une action forte, et cette présence en centre-ville leur permettra de faire découvrir leurs produits au plus grand nombre », a souligné le maire d’Orléans et président d’Orléans Métropole, Serge Grouard. 


Cette boutique, la toute première de la marque, est ouverte du mercredi au samedi du 10h à 19h, et les dimanches de décembre aux mêmes horaires. 

Et s’invite aussi à l’office du tourisme !

Mifamosa, le streetartiste bien connu des Orléanais pour ses illustrations en mosaïque, pleines d’humour, des plaques de rues emblématiques de la cité johannique, s’invite sur les verres de cantine ! Ainsi, 4 iconiques verres du modèle « Le Gigogne » rendent désormais hommage aux rues de Bourgogne, de la Cigogne, de l’Empereur et Jeanne-d’Arc dans une collection « capsule », en vente exclusivement à l’office de tourisme d’Orléans Métropole, au prix de 25€ les 4. 


À noter qu’une seconde collection limitée, des verres « Le Picardie » estampillés « Destination Orléans Val de Loire », a été éditée, elle aussi en vente exclusivement à l’office de tourisme, 20 € les 4 pour les plus petits, 22 € les 4 pour les plus grands.
Office de tourisme d'Orléans Métropole, place du Martroi, Orléans

 

https://www.orleans.fr/actualites/detail/duralex-sinstalle-aux-halles-chatelet-1

https://www.ledauphine.com/economie/2025/01/03/on-ne-s-attendait-pas-a-un-tel-succes-la-boutique-duralex-d-orleans-casse-la-baraque

Photo J.S

Photo J.S

Vu et lu dans Elle de novembre 2024
Vu et lu dans Elle de novembre 2024

Vu et lu dans Elle de novembre 2024

Vu et lu dans Elle de novembre 2024
Vu et lu dans Elle de novembre 2024

Vu et lu dans Elle de novembre 2024

Duralex, ouverture de sa 1ère boutique
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Lactips, le plastique sans plastique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Lactips, le plastique sans plastique (suite)
Lactips, le plastique sans plastique (suite)

Du « plastique » à base de lait: comment la PME ligérienne Lactips mène de front l’industrialisation et l’internationalisation de sa technologie « verte »

https://www.lemoci.com/comment-la-pme-ligerienne-lactips-mene-de-front-industrialisation-et-internationalisation-de-sa-technologie/

Le 14/03/25 

 

📌L’essentiel : Startup industrielle de la greentech créée pour lancer un polymère naturel issu de la caséine, une molécule du lait, qui permet d’offrir des alternatives « vertes » aux matières plastiques pour toutes sortes d’industries, Lactips accélère depuis 2022 en menant de front le passage à l’échelle industrielle et l’internationalisation de son offre. Son moteur : adapter sa gamme de produits aux besoins réels des marchés.

🔑Les clés du succès :

-Une entreprise bien conçue dès le départ, avec un service R&D structuré et performant.

-Le recrutement de managers chevronnés dans les métiers de l’industrie, du marketing et des ventes.

-Une capacité à adapter ses produits innovants aux besoins des clients en coopération avec eux.

L’HISTOIRE

Un « plastique sans plastique » issu du lait

L’histoire de cette startup de l’industrie née en 2015 et basée à Saint-Paul-en-Jarez (Loire) commence avec une innovation : la mise au point d’un polymère naturel biosourcé, hydrosoluble et biodégradable issu de la caséine, une molécule du lait, permettant la fabrication de « plastique sans plastique ». L’innovation brevetée est le fruit des travaux d’un enseignant-chercheur de l’Université de Saint-Etienne, Frédéric Prochazka, fondateur de Lactips et aujourd’hui son directeur scientifique.

Mais tout l’enjeu a été de réussir le passage délicat à l’échelle industrielle. Il a fallu des financements – Lactips a bénéficié du soutien d’investisseurs de long terme, dont Bpifrance et BNP Paribas Développement -, mais aussi identifier des débouchés commerciaux à long terme.

Pour cela, il a fallu être prêt à remettre à plat le modèle économique initial, basé sur une offre mono-produit à base de caséine, pour explorer de nouvelles applications. Et aller d’entrée à l’international.

Un binôme avec une jambe industrielle et une jambe commerciale

Lactips disposait d’une usine depuis à peine un an et n’avait pas encore de directeur général qu’elle recrutait, fin mars/début avril 2022, Vincent Dupeyroux, aujourd’hui vice-président en charge des Ventes et du marketing. Le nouveau directeur général, Alexis von Tschammer, est arrivé trois mois après.

L’un comme l’autre, chacun dans leur métier, sont des professionnels chevronnés de l’industrie, affichant chacun au minimum une vingtaine d’années d’expérience dans la chimie, la plasturgie ou les équipements d’emballage pour l’industrie agroalimentaire, des domaines connexes aux activités de Lactips. En outre, Vincent Dupeyroux avait déjà accumulé de l’expérience à l’international dans ses postes précédents, surtout en Europe, mais aussi en Asie et en Amérique.

« Cette double expérience industrielle et commerciale nous a permis de recaler l’entreprise sur des rails industriels avec une perspective marketing et commerciale plus affinée » estime aujourd’hui Vincent Dupeyroux. La répartition des tâches s’est imposée d’elle-même : à Alexis von Tschammer « l’excellence industrielle », à Vincent Dupeyroux « l’excellence commerciale ». « En définissant bien les périmètres afin de s’assurer qu’on pouvait avancer en parallèle sans gêner l’autre » précise ce dernier.

Diversification des applications 

En 2022, beaucoup de chemin avait été fait, notamment après une longue période de R&D, mais la route était encore longue. Lactips proposait en effet un portefeuille de produits exclusivement issus de la caséine, ce qui restreignait les opportunités de marché car les fonctionnalités de cette molécule ne répondent pas à tous les besoins des utilisateurs potentiels. Il fallait donc repartir sur de nouvelles bases pour capter ces nouveaux business.

« Nous avons rebâti une feuille de route et identifié des marchés qui demandaient d’autres fonctionnalités que la caséine ne pouvait pas apporter », relate Vincent Dupeyroux. « Nous avons donc fait entrer d’autres matériaux naturels dans nos fabrications, biosourcés et biodégradables pour respecter notre ADN, qui nous ont permis de palier les faiblesses de nos matériaux existants et d’apporter de nouvelles fonctionnalités ».

Un cocon pour jeunes plants

Un exemple. Avec un partenaire allemand à l’origine rencontré sur un salon, Lactips développe depuis deux ans un cocon biodégradable pour l’arboriculture, permettant aux jeunes plants de grandir plus facilement et d’être protégés durant toute la phase de préculture et de pré-croissance. Ce cocon, une fois mis en terre, doit se biodégrader sans laisser de microplastiques.

Au départ, Lactips avait mis au point un premier prototype 100 % à base de caséine : cela fonctionnait mais il se dégradait trop vite pour tenir durant toute la phase de préculture des jeunes plants. L’équipe de R&D a donc amélioré sa copie en intégrant d’autres matériaux biosourcés. Résultat : un cocon dont la biodégradation est ralentie, et dont on peut même monitorer le processus, autrement dit faire en sorte que la biodégradation arrive au moment choisi par l’exploitant.

« Cela représente tout un travail d’ingénierie et de formulation » précise Vincent Dupeyroux. Mais il était nécessaire. « Nous devions entrer dans une phase de scale up industrielle qui nous permettrait de nous ouvrir de nouveaux marchés et surtout d’assurer la fiabilité de nos produits sur leurs nouvelles applications » complète le dirigeant.

Mettre en cohérence l’offre et la demande

Cette diversification des applications est devenue un point clé de la stratégie de croissance de la jeune pousse industrielle. Pour rester sur l’exemple du cocon pour végétaux, les perspectives commerciales sont prometteuses alors que le reboisement est devenu une priorité en Europe dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Au fond, il s’agissait ni plus ni moins de mettre Lactips en position de répondre à des besoins qu’elle n’avait pas identifiés initialement et d’élargir ainsi ses débouchés. « Concrètement, il s’agissait de mettre en cohérence notre offre et la demande », résume le dirigeant.

Dans cette démarche, l’un des facteurs clés de succès a été d’impliquer tous les acteurs de la chaîne de valeur dès qu’un nouveau marché potentiel était identifié. Dans le cas du cocon, « on a avancé ensemble avec le client » souligne Vincent Dupeyroux.

D’autres chantiers de ce type sont en cours. Par exemple, en novembre dernier, la PME française a annoncé un partenariat stratégique avec Walki, entreprise finlandaise leader de la transformation des emballages, avec laquelle elle travaille depuis 2022. Les deux sociétés vont coopérer pour créer des emballages alimentaires entièrement biodégradables et sans plastique à l’aide de polymères naturels, sans impact sur la recyclabilité des papiers et cartons enduits. Concrètement, Lactips fournira à Walki de nouvelles formulations spécifiques du polymère naturel, tandis que l’entreprise finlandaise veillera à répondre aux exigences du marché en termes de propriétés et d’aptitude à la transformation des produits d’emballage finaux. La mise sur le marché des produits est prévue dès 2025-2026

Une vision internationale des débouchés

Même si la diversification des produits est devenue un axe fort de la stratégie de croissance de Lactips, l’entreprise continue à commercialiser ses granulés à base caséine. « Un de nos premiers clients, décroché en 2019 à l’occasion d’une visite présidentielle au Japon, a été Ajinomoto, un groupe agroindustriel japonais, relate Vincent Dupeyroux. Le marché japonais est très sensible aux produits vertueux ». Aujourd’hui, parmi ses clients, Lactips compte aussi CGP CoatingGuyennesMichelman (US), Truplast (Allemagne) et bien-sûr Walki (Finlande).

L’international a été le « terrain de jeu » dès les débuts de Lactips car le marché français est trop « étroit ». « On a des projets dans toute l’Europe », souligne le responsable. Mais là non plus, cela ne suffira pas car si l’Europe pousse au recyclage des emballages à travers sa directive PPWR, entrée en vigueur le 11 février dernier, son orientation manque encore de clarté sur le biodégradable. « Il nous faut des leviers de croissance au-delà de l’Europe » souligne Vincent Dupeyroux.

Bien que déjà actif au Japon, Lactips ne fait pas des marchés asiatiques sa priorité à court terme. « Ce sont des marchés qui s’évaluent sur le temps long » indique Vincent Dupeyroux. D’autres géographies sont plus porteuses à court terme, en premier lieu l’Amérique du Nord, où il existe une demande pour les produits biodégradables. « Les États-Unis, le Canada, sont des marchés que nous connaissons bien, ils peuvent aller vite car ils ont de l’appétence pour l’innovation et la prise de risque » analyse le responsable.

Une stratégie d’internationalisation pragmatique

Là encore, l’entreprise mettra en œuvre une stratégie pragmatique, « multicanal » car, souligne Vincent Dupeyroux, « nous faisons attention à nos ressources financières ».

C’est tout l’objet de la dernière levée de fonds de 16 millions d’euros bouclée fin novembre 2024 avec des investisseurs de long terme. Menée par le de fonds Blue Ocean géré par Swen Capital Partners, elle réunit un tour de table associant Ocean Capital (géré par Go Capital) et les investisseurs historiques que sont Bpifrance (fonds SPI) et BNP Paribas développement. Objectif : réunir les « ressources nécessaires pour réaliser ses ambitions et devenir un acteur international de premier plan », précisait à l’époque un communiqué de Lactips.

En pratique, un premier axe de la stratégie est de s’appuyer sur ses partenaires industriels et ses actionnaires existants. « Certains de nos actionnaires nous ont déjà permis de mener quelques actions avec un système de portage », souligne le dirigeant. Et l’un de ses partenaires industriels, Mitsubishi Chemical, a donné son accord pour que Lactips utilise son réseau américain lorsque ce sera nécessaire.

Un deuxième axe sera d’utiliser le réseau français : « Nous sommes en relation avec des institutions françaises pour établir une stratégie de pénétration du marché, avec un vrai travail de prospection » confie le dirigeant. Réaliste, il anticipe déjà que si Lactips parvient à percer aux États-Unis, « il faudra envisager de produire sur place ».

Un service commercial connecté aux « voix » des marchés

L’entreprise est fin prête. Bien que de petite taille, une cinquantaine de salariés au total, elle est bien structurée : le service R&D compte 8 personnes qui, outre les projets de développement, gèrent la partie brevet et les aspects réglementaires (homologation, certification). « Lactips a été bien conçue dès le départ » se réjouit Vincent Dupeyroux.

Quant au service commercial, il compte 10 personnes qui ont déjà l’expérience de l’international, organisées en trois pôles orientés sur l’écoute des « voix » des marchés : le premier, « Voice of Market » comme l’appelle Vincent Dupeyroux, suit les tendances des marchés et s’occupe du marketing ; le second, « Voice of Business », s’occupe du suivi des ventes avec deux chefs de produits ; enfin le troisième, « Voice of Customer », regroupe les chefs de projets, des « Business developer » qui travaillent sur les nouveaux produits, en lien étroit avec les grands comptes.

« Nous sommes relativement bien staffé » estime Vincent Dupeyroux. L’entreprise étant en phase de décollage, difficile de donner des chiffres précis. Mais il estime que d’ici 4 à 5 ans, les marchés nord-américains pèseront « un tiers du portefeuille ».

📖✨🧠Les leçons

  • Lactips a remis à plat son modèle économique pour saisir toutes les opportunités des marchés ouvertes par son innovation initiale
  • La PME a su impliquer ses partenaires et clients dans les projets de développement de nouveaux produits biosourcés pour se créer de nouvelles opportunités en France et à l’international.
  • Le soutien de ses actionnaires de long terme a permis de lever les fonds nécessaires à une incontournable internationalisation.

Christine Gilguy

Lactips, le plastique sans plastique (suite)
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