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Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement
Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement

Après avoir relaté des pôles de compétitivité (1), des fablabs (2), des incubateurs (3), ou encore des IRT (4), voici donc venu le moment des dits tiers-lieux.

Tiers-lieux ?

De l’anglais « third place », ce terme fût défini à la fin des années 80 par un certain Ray Oldenburg, sociologue américain, comme des lieux où des personnes se plaisent à s’y retrouver de manière informelle, mais situé hors du domicile « first place », et de l’entreprise « second place ».

Tout d’abord installés au sein des grandes villes, ils se multiplièrent au fur et à mesure des années dans les territoires ruraux, les petites et moyennes villes ou encore les quartiers de banlieue, pour en devenir même en 2021 la majorité des cas de création.

Un peu similaires à ceux précités ci-dessus, ils sont également espaces de coworking, friches culturelles, tiers-lieux dits nourriciers (https://www.leschampsdespossibles.fr/refaire-societe-dans-les-tiers-lieux-nourriciers-entretien/), cuisines partagées, et ont donc en commun de mutualiser des espaces, des compétences, des personnes, favorisant en cela coopération, synergies, et innovations sur un territoire bien déterminé.

Territoires, qui justement grâce à ces structures, soutenant en cela l’économie locale, permettant l’accès à la culture, la mise en place d’ateliers, d’événements, voire de formations, s’en retrouvent dynamisés, offrant même pour le coup des alternatives à des modèles connus que sont l’hyper-croissance, le gigantisme ou encore la financiarisation, privilégiant plutôt ce que l’on appelle l’hyper-proximité, connu également sous l’appellation « dernier kilomètre ».

Certains décrivent même cette nouvelle réalité comme l’économie de demain, écologique, sociale et solidaire, et donc un autre visage de la France qui innove.

Et finalement les chiffres le démontrent, car de 2 500 structures et plus en 2021, de 3 000 à 3 500 en 2023, les estimations pour l’avenir sont plus que significatives, puisqu’à l’horizon 2025, nous y sommes, sont attendu près de 5 000 structures similaires dans l’Hexagone.

Et qui dit doublement des moyens, dit aussi doublement du chiffre d’affaires, car en 2023, il était déjà à plus de 800 000 €, soit une moyenne de 252 000 € par structures, collant de près à celui des start-ups, établit lui à 277 000 €.

Ensuite, à même de toucher tout secteur d’activités, j’en ressortirai cependant un qui nous concerne pratiquement tous, si ce n’est tous, c’est celui des tiers-lieux d’expérimentation en santé, ou TLE, censés, dans le cadre de la stratégie d’accélération « santé numérique », mettre en œuvre des programmes d’expérimentation de solutions numériques innovantes.

Avec pour en présenter une réalité, le lien ci-dessous, où justement vous retrouverez en détail les actions menées ce jour par les structures crées en ce sens, et éparpillées de-ci de-là en France :

https://gnius.esante.gouv.fr/fr/strategie-dacceleration-sante-numerique/laureats-par-appel-projet/appel-a-projets-tiers-lieux-dexperimentation/les-laureats-de-lappel-a-projets-tiers-lieux-dexperimentation#:~:text=en%20sant%C3%A9%20(TLE)-,Les%20Tiers%2DLieux%20d'Exp%C3%A9rimentation%20en%20sant%C3%A9%20(TLE),exp%C3%A9rimentation%20de%20solutions%20num%C3%A9riques%20innovantes.

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025
Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025
Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025
Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

Photos J.S / Sources Medi'Nov Connection 2025

En espérant donc que cette présentation vous a éclairé au mieux de ce que peux apporter ce genre de structure, accompagnée également par ces diverses présentations, il faut savoir que depuis 2020, l’Agence nationale de la cohésion des territoires ou ANCT (https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/tiers-lieux#actions-de-l-anct), a lancé de son côté un programme intitulé « Nouveaux Lieux, Nouveaux Liens », avec comme objectif d’encourager justement l’émergence et le développement de nouvelles structures à l’échelle des territoires, et donc de créer une dynamique nationale,  mais aussi de leur permettre des moyens nécessaires pour diversifier leurs revenus, garant d’un pérennisation dans le temps.

Programme également soutenu par deux dispositifs de labellisation que sont, tout d’abord, « Les fabriques de territoires », crées en 2020, et dont le but est de soutenir et de labelliser des tiers-lieux généralistes, plus de 400 déjà, et ensuite, « Les manufactures de proximité », crées en 2021, et dont l’objectif, est de créer des unités de production locales, censées soutenir artisans et producteurs locaux, avec cette fois-ci, 100 structures labellisées, réparties dans 68 départements (https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/tiers-lieux).

Sans oublier également, vous l’avez peut-être vu dans le lien juste au-dessus, un autre dispositif appelé lui « DEFFINOV », créé sous l’impulsion de la Délégation générale à l’emploi, à la formation professionnelle ou DGEFP, et mis en œuvre par les régions, permettant donc aux tiers-lieux de se regrouper en consortium, et ainsi répondre aux besoins aux acteurs et organismes de la formation. 185 labellisations entre 2022 et 2024.

Donc, de 5 000 cette année (voir au début), à je ne sais combien ces prochaines années, en tout cas bien nombreux, vu les estimations et les souhaits énoncés dans l’ensemble de l’Hexagone.

Et pour me répéter, je suivrai donc, comme toujours, cela avec attention pour vous informer au mieux.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://francetierslieux.fr/

. https://tiers-lieux.fr/?PagePrincipale

 

Rappels :


1/ http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-les-poles-de-competitivite

 

2/ http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/06/incubateur-la-poule-aux-oeufs-d-or.html

 

3/ https://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/05/fablab-la-creation-collaborative-au-service-de-l-innovation.html

 

4/ https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/03/les-irt-the-french-institues-of-technology-fit.html

Les Tiers-Lieux, l’innovation autrement

Publié dans Les dossiers

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Aujourd'hui s'ouvre la Paris Fintech Tour

Publié le par Jacques SAMELA.

Aujourd'hui s'ouvre la Paris Fintech Tour
Aujourd'hui s'ouvre la Paris Fintech Tour

PARIS FINTECH TOUR

https://paris-fintech-tour.bf.b2match.io/home

 

SOIRÉE DEEPTECH BY SYSTEMATIC (19 - 20H30 le 28 avril)

Afin de rencontrer les banques internationales présentes au Paris Fintech Tour, merci de vous inscrire sur la plateforme.

MATCHMAKING VILLAGE BY CA (11h - 15h30 le 29 avril)

Pour rencontrer les banques étrangères, vous pouvez réserver directement via cette plateforme

TOURNÉE FINTECH FRANÇAISE

Plus de 1 000 fintechs et 14 licornes : l'écosystème fintech français est en plein essor. Ce voyage d'étude de 3 jours vous permettra de rencontrer des acteurs clés et des fintechs pertinentes pour votre entreprise. Il est organisé par Business France, l'agence publique d'aide au développement international.
 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html

Aujourd'hui s'ouvre la Paris Fintech Tour

Publié dans Agenda

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Domaines skiables français : Le bilan

Publié le par Jacques SAMELA.

Domaines skiables français : Le bilan
Domaines skiables français : Le bilan

Ski : les premiers enseignements de la saison 2024 – 2025

https://www.actumontagne.com/economie/chiffres-saison-ski-2025/

le 23 avril 2025

 

La saison de ski 2024-2025 affiche des indicateurs globalement positifs, avec une fréquentation soutenue et des hausses de chiffre d’affaires dans plusieurs secteurs clés de la montagne. Si les résultats sont encourageants pour les acteurs économiques, certaines fragilités sont apparues, comme la clientèle française et le mois de mars. Voici les grandes tendances d’un hiver contrasté dévoilées à l’occasion du Skidebrief.

Des stations globalement fréquentées

Avec un taux moyen d’occupation moyen de 71 %, la fréquentation des stations est restée soutenue, en équilibre par rapport à l’an passé. Cette dynamique s’est traduite par une hausse de 4 % du chiffre d’affaires des domaines skiables par rapport à la saison précédente. Toutefois, le mois de mars semble marquer un coup d’arrêt. Anne Marty (présidente de Domaines Skiables de France) parle même d’un « effondrement » de la fréquentation sur cette période, avec « un recul de 30 % en trois ans« . Une logique initialement observée en avril sur les domaines skiables, qui semble s’étendre au mois d’avril.

Une fréquentation et une consommation satisfaisante

Si la fréquentation des stations de ski devrait être stable cette saison, plusieurs acteurs semblent tirer leur épingle du jeu. Tous massifs confondus, les magasins de sport enregistrent une hausse de 7 % de leur chiffre d’affaires, selon l’Union Sport et Cycle. Les ventes pures progressent de 6 %, témoignant d’une demande dynamique pour l’équipement de ski. Côté commerce alimentaire, les 120 magasins Sherpa affichent près de 4 millions de passages en caisse et un panier moyen en légère hausse (+1,6 %). La consommation reste marquée par une fragmentation des achats et un intérêt croissant pour les produits locaux (+13 % pour la gamme Terre de l’Alpe).

Le ski nordique tire son épingle du jeu

Grâce à un bon enneigement, notamment dès les vacances de Noël, les sites nordiques réalisent leur troisième meilleure saison. La redevance générée atteint 13,1 millions d’euros, en hausse de 19 % par rapport à l’an passé. Une performance notable dans un contexte où la diversification des pratiques en montagne devient stratégique.

Une clientèle plus internationale

Malgré une baisse constatée de la clientèle française, notamment sur la période de mars, la fréquentation globale a été soutenue par une hausse de 9 % de la clientèle étrangère. On observe également, depuis quelques années, une hausse de la fréquentation française en janvier, y compris de familles avec enfants théoriquement scolarisés à cette période. Les prix plus accessibles, les routes sans bouchons et la moindre affluence sur les pistes peuvent expliquer ce phénomène.

Les moniteurs de ski bénéficient de la « prémiumisation »

Les moniteurs de l’ESF terminent la saison avec une progression de 2 % des heures de cours facturées. Cette performance est surtout tirée par la forte demande en cours privés, qui pèsent désormais autant que les cours collectifs. Eric Brèche, président du syndicat des moniteurs, y voit un effet direct de la montée en gamme de l’offre ski et des clientèles des stations.

En résumé, comme souvent en temps de crise, le tourisme de neige a démontré cet hiver une résilience à toute épreuve dans un contexte géopolitique mondial incertain. « Quel secteur peut se targuer de tels chiffres en 2025 ? » concluaient de concert les acteurs rassemblés ce jour pour le Skidebrief lors du salon Alpipro à Chambéry.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/02/la-france-en-haut-des-sommets.html

 

Domaines skiables français : Le bilan
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France 2030, le bilan

Publié le par Jacques SAMELA.

France 2030, le bilan
France 2030, le bilan

Bilan de France 2030 : ce qu’il faut retenir

https://www.info.gouv.fr/actualite/bilan-de-france-2030-ce-quil-faut-retenir

Publié le 10 avril 2025

 

Quatorze des seize indicateurs de performance du plan d’investissement France 2030, qui accélère la transformation des secteurs clés de l’économie, sont en ligne avec la trajectoire, voire en avance.

Innovation et stratégie nationale -Source : Service d'information du Gouvernement

Le plan d’investissement France 2030 fixe dix défis à la France à atteindre d’ici à la fin de la décennie. Dix défis pour mieux produire, mieux vivre et mieux comprendre le monde. Dix défis pour renforcer l’appareil productif et l'indépendance française, et positionner la France en champion de l’innovation et du monde de demain.

Pour cela, France 2030 actionne six leviers :

  • sécuriser l’accès aux matières premières,
  • sécuriser l’accès aux composants stratégiques,
  • soutenir l'émergence de talents en construisant les formations de demain,
  • maîtriser les technologies numériques indépendantes et sûres,
  • s’appuyer sur l’excellence de nos écosystèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation,
  • accélérer l’émergence de l’industrialisation de startup décisives pour le déploiement de l'innovation.

Des résultats tangibles

38 milliards d’euros ont déjà été investis depuis trois ans, et le premier bilan de France 2030dressé par le Premier ministre, François Bayrou, au cours du Comité interministériel de l’innovation, réuni jeudi 10 avril 2025 à Paris, est positif.

Quatorze des seize indicateurs de performance du plan sont ainsi en ligne avec la trajectoire, voire en avance.

France 2030 se traduit par des résultats « tangibles » partout sur le territoire :

  • 155 000 emplois ont été directement créés, et pour beaucoup dans des PME, ETI et TPE,
  • 7 500 projets soutenus pour 7 000 bénéficiaires, et plus de 6 000 brevets déposés,
  • 100 000 personnes formées aux métiers d’avenir en 2024, sur un objectif de 400 000 par an en 2030,
  • 47 bio-médicaments (produits du vivant ou issus du vivant, et non d’une synthèse chimique) sont déjà produits en France, sur un objectif de 60 en 2030,
  • les ordinateurs quantiques européens à leadership français représentent 52 % des ventes mondiales.
  • le taux d’auto-approvisionnement en fruits et légumes frais est de 56 %, sur un objectif de 60 % en 2030,
  • plusieurs projets de petits réacteurs nucléaires sont en cours en France, avec l’objectif d’un réacteur en service en 2030,
  • 640 000 véhicules électriques et hybrides ont été produits en France en 2024, sur un objectif de 2 millions de véhicules électriques et hybrides d’ici à 2030,
  • les projets aéronautiques bas carbone avancent, avec notamment un premier vol en février 2024 pour un avion à hydrogène français,
  • quatre projets français de micro-lanceurs ont récemment fait leurs premiers tests moteurs, pour donner à la France un accès autonome et compétitif à l’espace,
  • onze studios de tournage sont en train d’être construits ou étendus en France,
  • les émissions de gaz à effet de serre des sites industriels français ont été réduites de 7,2 milliards de tonnes annuelles, sur un objectif de décarbonation de 11 milliards en 2030,
  • 125 000 wafers (petites plaques de semi-conducteurs) ont été produites en 2024, sur un objectif de 234 000,
  • 0,4 gigawatts de capacité d’électrolyse sécurisé, pour un objectif de 0,8 gigawatts en 2026. Une stratégie nationale hydrogène sera détaillée par le ministre chargé de l’Industrie la semaine prochaine.

Poursuivre la dynamique de France 2030

Malgré le contexte budgétaire contraint, les 54 milliards d’euros engagés fin 2021 seront bien mobilisés, a confirmé le Premier ministre, qui appelle à examiner le plan France 2030 et ses projets de manière exigeante pour être « à la hauteur des sommes importantes engagées ».

Il a également souligné que la réindustrialisation exigeait d’autres conditions, en plus de l’innovation et de la formation que France 2030 finance :

  • un foncier disponible. Le Gouvernement soutient pour cela la proposition de loi sénatoriale visant à faciliter l’implantation de projets industriels,
  • un environnement réglementaire et fiscal favorable. Le Premier ministre a rappelé la dynamique de simplification tous azimuts engagée par le Gouvernement, alors que l’Assemblée nationale débat actuellement du projet de loi de simplification de la vie économique.

250 nouveaux projets

Depuis le 1er janvier 2025, le Premier ministre a signé des décisions d’investissement pour plus de 1,5 milliard d’euros dans 250 nouveaux projets.

Ces projets portent notamment sur les domaines de l’hydrogène décarboné, de la santé, des technologies spatiales, de la décarbonation de notre économie, du développement de modes de transport innovants, des technologies d'indépendance numérique…

Plus de 25 dispositifs sont lancés ou relancés dans les domaines de la santé, les transports, les énergies renouvelables, la décarbonation, l’agriculture, les matériaux, le numérique ou encore l’électronique et la robotique.

https://www.prefectures-regions.gouv.fr/auvergne-rhone-alpes/Actualites/DEPLOIEMENT-DE-FRANCE-2030-PLUS-DE-6-3-MILLIARDS-D-EUROS-ENGAGES-POUR-SOUTENIR-LES-PROJETS-INNOVANTS-EN-AUVERGNE-RHONE-ALPES

https://www.lyon-metropole.cci.fr/guide-developpement-entreprise/innovation-et-design/plan-d-investissement-france-2030

https://www.usine-digitale.fr/article/france-2030-8-9-des-fonds-deja-fleches-vers-l-intelligence-artificielle.N2230444

 

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France 2030 : comment ont été utilisés les 54 milliards d’euros du plan ?

https://www.capital.fr/entreprises-marches/france-2030-comment-ont-ete-utilises-les-54-milliards-deuros-du-plan-1511503

Publié le 10/04/2025

 

Lancé en octobre 2021, le plan France 2030 vise à renforcer la compétitivité industrielle de l’Hexagone. Depuis, ce programme d’investissement ambitieux a soutenu le développement de milliers d’entreprises à travers le pays.

Avec 54 milliards d’euros engagés, le plan d’investissement France 2030 représente une ambition sans précédent. Lancé en octobre 2021 par Emmanuel Macron, ce programme vise à réduire le retard industriel de la France et à accélérer l’innovation technologique. Son objectif ? « Préparer la France de demain ». Environ 40 milliards d’euros sont financés par l’Union européenne dans le cadre de ce dispositif stratégique.

Quatre ans après son lancement, l’heure est au bilan. Jeudi 10 avril, le Premier ministre François Bayrou préside le comité interministériel de l’innovation. L’événement se tient au Centre Pompidou, en présence de plus de 400 invités, parmi lesquels figurent les lauréats du programme France 2030, bénéficiaires de ce soutien financier.

38 milliards d’euros déjà dépensés et 7 457 projets financés

Le bilan est jugé « bon » par l’entourage du Premier ministre, qui indique que 38 milliards d’euros ont déjà été dépensés sur les 54 milliards prévus dans le cadre du plan France 2030. Présenté comme un « outil décisif pour une France plus souveraine », ce plan d’investissement lancé en 2021 a permis le financement de 7 457 projets, portés par 7 002 bénéficiaires uniques. Parmi ces bénéficiaires, 55% sont des PMEETI ou TPE, 17 % de grandes entreprises et 28% des acteurs publics tels que des organismes de recherche et des universités. A ce jour, France 2030 comptabilise 6 103 projets de brevets.

François Bayrou revendique la création de «155 000 emplois directs » grâce au plan. Il cite notamment les résultats concrets : « Des "gigafactories" de batteries pour véhicules électriques sortent de terre. La France est devenue le deuxième pays européen dans le secteur des biomédicaments. Des laboratoires naissent, ainsi que des centres de formation tournés vers les métiers d’avenir ».  Malgré un contexte politique instable - censure du gouvernement Barnier, dissolution de l’Assemblée nationale, débats autour de la loi de finances 2025 - le gouvernement affiche sa volonté de «continuer et même accélérer» France 2030. L’adoption de la loi de finances pour 2025 a permis «une reprise des investissements». A l’occasion du comité interministériel de l’innovation, l’exécutif annonce 250 nouveaux lauréats et plus de 25 dispositifs lancés ou relancés dans le cadre du plan.

15 milliards d’euros encore à investir, cap sur le spatial, l’IA et le quantique

« Il reste autour de 15 milliards d’euros de programme qui seront engagés au cours des trois prochaines années », affirme l’entourage du chef du gouvernement. Ces investissements à venir s’inscrivent dans la continuité du plan France 2030, avec un accent particulier sur plusieurs secteurs stratégiques : le spatial, le quantique et l’intelligence artificielle (IA). Sur ce dernier point, le gouvernement indique avoir déjà mobilisé 3,5 milliards d’euros dans le cadre du programme. « Alors que les incertitudes au niveau géopolitique se multiplient, la France continue de s’armer grâce à une politique d’innovation sur laquelle elle accélère, y compris pour investir dans certaines thématiques essentielles à notre pays », avance le cabinet de François Bayrou.

Parmi les 38 milliards d’euros déjà investis, 10 milliards ont été orientés vers des technologies duales, à usage civil et militaire, précise le gouvernement. Ce nouveau point d’étape permet également de repenser certains objectifs initiaux. Le plan France 2030 visait à faire de la France un leader mondial de l’hydrogène vert. En 2025, la stratégie nationale hydrogène est actualisée «au vu de l’évolution technologique, en termes de rentabilité, de perspectives de production », explique le cabinet du Premier ministre, tout en soulignant que « France 2030 est une matière vivante ».

Depuis 2021, plusieurs projets ont connu des ajustements : retards, modifications ou arrêts. France 2030 estime les reliquats d’investissement à 600 millions d’euros, dont un tiers concerne des projets liés à l’hydrogène. Ces fonds seront réorientés vers les secteurs jugés prioritaires par l’exécutif.

France 2030, le bilan
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L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale

Publié le par Jacques SAMELA.

L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale
L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale

Alors que Musk, Bezos et autres milliardaires aux poches bien pleines phagocytent à leurs profits les prérogatives de la célèbre NASA (www.nasa.gov), l’Agence Spatiale Européenne, ou European Space Agency ou encore ESA (www.esa.int) fête cette année les 50 ans de sa création, effective le 30 mai 1975, après que 11 pays européens décidèrent de s’unir afin de se positionner dans la course menant à l’espace, sans pour autant se retrouver dépendant des deux principaux acteurs de l’époque qu’étaient les Etats-Unis et l’URSS.

Alors même si l’aventure spatiale européenne était déjà active quinze ans plus tôt, notamment avec le lancement le 1er décembre 1960 de la Commission préparatoire européenne pour la recherche spatiale (COPERS), aboutissant deux ans plus tard à la création de deux entités que furent le Conseil européen de recherches spatiales (CERS), et le Centre européen pour la construction de lanceurs d’engins spatiaux (CECLES), que la France, en 1965, envoya dans l’espace son premier satellite du nom d’Astérix, au moyen de la fusée Diamant (https://cnes.fr/actualites/y-50-ans-diamant-lancait-asterix-premier-satellite-francais), lui permettant de devenir le 3ème pays au monde à mettre en orbite par ses propres moyens un satellite conçu dans l’Hexagone, ou encore les échecs successifs de la fusée Europa ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Europa_(fus%C3%A9e)), poussèrent finalement à la création de la dite agence.

L’idée étant donc de concurrencer les pionniers de la conquête spatiale, l’ESA, très rapidement, confia au Centre national des études spatiales (CNES), la mise en œuvre du programme connu sous le nom d’Ariane, avec dès le 24 décembre 1979, l’envol du centre de Kourou en Guyane, de la toute première fusée Ariane 1.

Aujourd’hui, l’ESA comporte 22 Etats membres, son siège est basé à Paris, et son budget pour l’année dernière était de 7,4 milliards d’Euros, faisant d’elle la 3ème agence spatiale mondiale derrière la Nasa et la CNSA chinoise.

Par contre, n’étant pas une institution de l’UE, qui a sa propre structure connue sous l’appellation EUSPA (https://www.euspa.europa.eu/) ou Agence de l’Union européenne pour le programme spatial, avec comme prérogatives de mettre en œuvre des objectifs européens, ainsi que d’exploiter des projets dans le domaine de l’espace, des accords sont fréquemment signés entre elles afin de définir des missions communes.

Le dernier en date fût signé en novembre 2000, régi par un accord cadre dit de partenariat financier (FFPA), impliquant pour l’UE un investissement financier à hauteur de 9 milliards d’Euros pour une période allant de 2021 à 2027, et pour l’agence, la mise en œuvre du volet spatial européen.

Et au final donc, des missions ayant largement répondues aux souhaits du projet européen dans sa globalité, avec du côté de l’ESA, l’apport de sa science spatiale, l’observation de la Terre, les télécommunications ou encore les lanceurs, et du côté de l’UE, une réponse plus que jamais dédiée aux besoins de ses citoyens, en intégrant l’espace dans des secteurs comme les transports, la sécurité, l’agriculture, et bien évidemment l’environnement.

Alors bien évidemment le programme Ariane en est un qui compte et représente la tête de gondole par excellence de cette collaboration, mais que dire de celui censé favoriser un accès autonome de l’Europe à internet, baptisé Iris2 (https://cnes.fr/actualites/iris2-nouvelle-constellation-de-satellites-europeenne), et dont on dit qu’il pourrait remplacer l’actuel fournisseur d’accès Starlink, propriété de M. Musk, ou encore de Galileo (https://cnes.fr/projets/galileo), système de navigation par satellites unique au monde, composé d’une trentaine de satellites placés en orbite à 23 222 km d’altitude, accouplés à des stations au sol disséminées tout autour de la terre, et dont le but sera de fournir des informations de positionnement exceptionnels, on parle là d’une précision de 20 cm.

 Et aujourd’hui, plus de 4 milliards de smartphones compatibles avec ce système sont déjà en utilisation dans le monde.

Donc, 50 bougies cette année, avec un sentiment que le travail accompli ne pourra que se bonifier dans l’avenir, avec comme objectif principal, d’appuyer l’émergence d’une autonomie stratégique européenne avec des programmes comme la fusée Ariane 6, dont le 1er vol commercial fût un succès (https://www.numerama.com/sciences/1947629-la-premiere-grande-evolution-technique-de-la-fusee-ariane-6-se-dessine-deja.html), Vega C (https://cnes.fr/projets/vega-c), lanceur léger conçu pour les petits satellites et les constellations, avec mise en orbite basse, la mise au point d’un lanceur partiellement réutilisable (https://ariane.group/transport-spatial/maia/), l’élaboration d’une nouvelle génération d’engins spéciaux, avec lancement prévu d’ici à 2030, la continuation de son concourt dans la construction et le fonctionnement de la Station spatiale européenne (ISS), dans celle de la formation des futurs astronautes européens avec le Centre des astronautes européens (https://www.esa.int/About_Us/EAC), d’où en est sorti Thomas Pesquet, ainsi que la toute nouvelle française, Sophie Adenot (https://www.esa.int/Space_in_Member_States/France/Sophie_Adenot), et j’en passe, car cela serait trop long à énumérer.

A vous d’être curieux, et d’aller visiter le siège de l’ESA, à Paris je le rappelle, où un lieu entièrement dédié au public et appelé l’Astrolabe a été ouvert en ce sens (https://www.esa.int/Space_in_Member_States/France/Le_siege_de_l_ESA_a_Paris_seduit_les_visiteurs_avec_une_exposition_ultramoderne). Bonne visite.

Sinon, pour donner une idée de l’importance de ce secteur à hauteur d’un pays comme le nôtre, 2ème pays contributeur à l’agence à hauteur de 20,4 %, et donc de son importance dans ce programme commun, il faut savoir que la France consacre près de 4 milliards d’Euros à l’espace, la positionnant à la 4ème place des pays les plus impliqués (Etats-Unis, Chine, japon, devant et dans l’ordre), et que la filière française représente aujourd’hui, plus de 1 700 entreprises, pour un chiffre d’affaires de près de 11 milliards d’Euros chaque année.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.esa.int/Space_in_Member_States/Belgium_-_Francais/Les_trente_ans_de_l_ESA_un_bilan_remarquable_pour_l_Europe_spatiale

. https://www.cite-telecoms.com/blog/histoire/histoire-conquete-spaciale/programme-spatial-europeen-lesa/#:~:text=L'ESA%20est%20n%C3%A9e%20sous,France%20souhaitait%20un%20lanceur%20spatial

. https://www.touteleurope.eu/histoire/qu-est-ce-que-l-agence-spatiale-europeenne-esa/#:~:text=Le%2030%20mai%201975%2C%2011,place%20des%20entit%C3%A9s%20pr%C3%A9c%C3%A9demment%20cit%C3%A9es.

. https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/la-politique-spatiale-europeenne-histoire-objectifs-programmes/

. https://www.agenda-2030.fr/a-la-une/actualites-a-la-une/article/l-agence-spatiale-europeenne-et-les-objectifs-de-developpement-durable?

 

A découvrir :

. https://reves-d-espace.com/espace-les-defis-et-perspectives-de-2025/

. https://cnes.fr/actualites/spatial-francais-10-dates-de-2025-ne-manquer

. https://www.latribune.fr/idees/tribunes/souverainete-strategique-l-espace-a-besoin-de-l-europe-1021847.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1743488969

. https://www.ecinews.fr/fr/airbus-va-concevoir-et-construire-la-plate-forme-datterrissage-du-rover-exomars-de-lesa/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-15-04-2025

 

L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Plan, Stimulation, Rappels

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission européenne dévoile son plan d'action pour faire de l'Europe "Le continent de l'IA"

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-devoile-son-plan-daction-pour-faire-de-leurope-le-continent-de-lia/?mc_cid=9d5dd33456&mc_eid=ed2cb670a6

Le 10/04/2025

 

Renforcement des infrastructures de calcul Optimisation de l'accès aux données Adoption de l'IA dans les secteurs stratégiques Formation et attraction de talents Simplification réglementaire 

Malgré la domination des Etats-Unis et de la Chine, pour la Commission européenne la course à l'IA est loin d'être terminée. Elle a dévoilé hier les mesures qui permettront de faire de l'Europe le "Continent de l'IA", comme annoncé en février dernier lors du Sommet pour l'action sur l'IA par sa présidente Ursula von der Leyen. 

Le Plan d'action du Continent IA vise à transformer les industries européennes et son vivier de talents en moteurs d'innovation et d'accélération de l'IA afin de faire de l'Europe un leader mondial du domaine. Pour relever ce défi, la Commission européenne s'appuie sur cinq axes stratégiques :

Infrastructures de calcul, accès aux données, adoption de l'IA, compétences et simplification réglementaire.

Renforcement des infrastructures de calcul

La feuille de route du plan d'action prévoit le déploiement de gigafactories, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d'IA de grande envergure. Elles seront dotées d'environ 100 000 puces d'IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les 13 usines d'IA en cours d'installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens d’EuroHPC. Sur les 200 millions du fonds Invest AI annoncé lors du Sommet sur l'IA, 20 seront consacrés à cinq de ces giga-usines.

La Commission a également pour objectif via le "Cloud and AI Development Act" de tripler la capacité des centres de données européens dans les cinq à sept prochaines années.

Optimisation de l'accès aux données 

Pour garantir un développement efficace de l’IA, l’accès à des volumes de données de haute qualité est essentiel. C’est dans cette optique que le Plan d’action prévoit la création de Data Labs chargés de centraliser, structurer et enrichir d'importants ensembles de données variés. En complément, la Commission européenne lancera en 2025 une Data Union Strategy, visant à instaurer un véritable marché intérieur des données et à faciliter l’essor des solutions IA à grande échelle.

Adoption de l'IA dans les secteurs stratégiques 

À ce jour, seulement 13,5 % des entreprises européennes utilisent l'IA. Pour inverser cette tendance, la Commission lance la stratégie Apply AI, visant à encourager l'intégration de l'IA dans les secteurs publics et privés.

Formation et attraction de talents 

Pour répondre aux besoins croissants de talents en intelligence artificielle, la Commission européenne met en place des mesures destinées à renforcer l’attractivité du secteur et à faciliter le recrutement d’experts hautement qualifiés. À travers des initiatives comme le Talent Pool, l’action Marie Skłodowska-Curie "MSCA Choose Europe", ainsi que des programmes de bourses proposés par la future AI Skills Academy, l’Europe entend ouvrir des voies de migration légale aux spécialistes étrangers tout en encourageant le retour des chercheurs et experts européens.

Simplification réglementaire 

L'AI Act Service Desk sera mis en place afin d'accompagner les entreprises dans la mise en conformité avec la législation sur l'IA.

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L'UE stimule l'innovation par de nouveaux partenariats européens dans les domaines des matériaux avancés, du textile et du photovoltaïque

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_841

Le 20 mars 2025

 

La Commission a franchi une étape déterminante pour conforter la primauté technologique de l'Europe et contribuer à la réalisation de ses objectifs de durabilité en créant trois nouveaux partenariats européens portant sur les matériaux avancés, le textile et le photovoltaïque.

Établis avec le soutien d'Horizon Europe, ces partenariats seront des moteurs de croissance, de durabilité et de résilience, contribuant ainsi à une Europe forte, inclusive et compétitive à l'échelle mondiale.

Considérés comme essentiels dans le plan stratégique d'Horizon Europe 2025-2027, les trois partenariats sont les suivants.

Partenariat européen pour l'innovation dans le secteur photovoltaïque: il renforcera la position de l'Europe dans le secteur mondial du photovoltaïque, en soutenant la transition vers les énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, comme le prévoient le pacte vert pour l'Europe, le plan REPowerEU et la directive sur les énergies renouvelables de 2023. Il développera les capacités européennes de fabrication de technologies photovoltaïques, créera une chaîne de valeur plus résiliente dans l'UE et réduira la dépendance à l'égard des combustibles fossiles en pratiquant la coopération à tous les maillons de la chaîne de valeur du photovoltaïque. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 240 millions d'euros dans le partenariat entre 2025 et 2030.

Partenariat européen pour les textiles du futur: il canalisera la transformation de l'industrie textile vers la durabilité et la circularité, dans le droit fil de la stratégie de l'UE pour des textiles durables et circulaires. L'initiative permettra de tirer parti des innovations numériques et d'exploiter de nouveaux modèles d'entreprise au sein du secteur et renforcera l'autonomie stratégique de l'Europe. Dans le même temps, elle contribuera à préserver la compétitivité, la résilience et la durabilité des entreprises sur un marché mondial en mutation rapide. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 30 millions d'euros dans ce partenariat entre 2025 et 2030.

 Partenariat européen des matériaux avancés innovants pour l'UE: en accord avec la communication sur les matériaux avancés pour assurer la primauté industrielle, il renforcera la souveraineté technologique et la compétitivité industrielle dans le domaine des matériaux avancés. Le partenariat répondra aux besoins de l'industrie et accélérera la conception, le développement et l'adoption par l'industrie de matériaux avancés sûrs et durables et de technologies associées qui soient adaptés à l'économie circulaire. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 250 millions d'euros dans ce partenariat d'ici à 2030.

Prochaines étapes

Le protocole d'accord constitue la base de la coopération entre la Commission et les autres partenaires dans le cadre d'un partenariat coprogrammé. Après adoption et signature, les partenariats débuteront par des appels spécifiques au titre du programme de travail Horizon Europe, complétés par des investissements et des activités supplémentaires émanant des partenaires. Les premières possibilités de financement au titre de ces nouveaux partenariats s'intégreront dans le programme de travail 2025 d'Horizon Europe.

Dans le courant de l'année, un quatrième partenariat coprogrammé sera lancé sur le thème des mondes virtuels. Il vise à façonner des mondes virtuels ouverts, interopérables et sûrs, alignés sur la vision de la décennie numérique de l'Europe à l'horizon 2030, en favorisant l'inclusivité, le respect de la vie privée et l'activité économique.

Contexte

Les trois nouveaux partenariats compléteront et renforceront le portefeuille actuel composé de 12 partenariats coprogrammés qui ont été lancés à la suite du plan stratégique 2021-2024 pour Horizon Europe.

Les partenariats européens au titre d'Horizon Europe sont des initiatives collaboratives qui rassemblent des entités privées et/ou publiques afin de relever les défis les plus urgents de l'UE en déployant des activités conjointes de recherche et d'innovation.

Les partenariats européens coprogrammés associent la Commission et, pour l'essentiel, des partenaires privés, souvent représentés par des associations sectorielles. Ces partenariats facilitent les engagements conjoints de la Commission et des acteurs du secteur privé visant à faire avancer les programmes stratégiques de recherche et d'innovation. En associant des partenaires privés et publics, les partenariats européens coprogrammés contribuent à faire converger les efforts de recherche et d'innovation, à démultiplier les investissements privés et à éviter les doubles emplois et la fragmentation dans le paysage européen de la recherche et de l'innovation.

 

Citation(s) :

Nous posons aujourd’hui un nouveau jalon important vis-à-vis de l’engagement que nous avons pris de renforcer le paysage industriel européen. Notre nouveau partenariat sur l’avenir du secteur textile associe la Commission aux entreprises afin de stimuler le progrès technologique et la durabilité dans l’ensemble du secteur. Cette initiative accélérera la transition vers un secteur textile européen plus fort, plus compétitif et plus durable. 

Stéphane Séjourné, vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle

 

L’avenir de l’Europe dépend de sa capacité d’innover et de se développer. En encourageant la collaboration public-privé dans les secteurs émergents et porteurs de transformation grâce à ces nouveaux partenariats, nous favorisons le progrès dans des domaines clés tels que les matériaux avancés, l’énergie solaire et le textile. Notre trajectoire vers la souveraineté technologique est claire: nous devons faire de l’Europe un moteur mondial du numérique et de l’innovation tout en réduisant notre dépendance à l’égard des technologies importées. 

Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie

 

C’est de la coopération que naissent les progrès. En réunissant la recherche et les entreprises, nous accélérons l’innovation, nous favorisons des investissements plus intelligents et nous comblons les failles du paysage européen de la recherche et de l’innovation. Ensemble, nous construisons une Europe plus résiliente, plus durable et plus compétitive, capable de relever les défis de demain. 

Ekaterina Zaharieva, commissaire aux start-ups, à la recherche et à l’innovation

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Plan, Stimulation, Rappels

Publié dans En bref

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Vacances & Patrimoine

Publié le par Jacques SAMELA.

Vacances & Patrimoine
Vacances & Patrimoine

Patrimoine : 18 sites historiques sélectionnés par la mission Bern

https://www.batiactu.com/edito/patrimoine-18-sites-historiques-selectionnes-par-mission-70976.php?MD5email=8843226679e17408c0597aaee1b4b186&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

Le 19/03/2025 

 

PATRIMOINE. La Mission patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril, conduite par l'animateur Stéphane Bern, vient de dévoiler la liste des sites emblématiques qui bénéficieront d'un projet financier pour réaliser des travaux. Un programme essentiel pour préserver et rénover des ouvrages historiques du territoire.

Dix-huit, c'est le nombre de sites emblématiques choisis en régions métropolitaines et ultramarines par la Mission patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril. Portée par le journaliste et animateur Stéphane Bern et déployée par la Fondation du patrimoine, la mission vise à soutenir la réalisation de travaux de plusieurs sites en France grâce à des enveloppes budgétaires. Les sites témoignent d'une diversité d'usages, de styles architecturaux et d'époques, allant de l'industriel au militaire, et du roman au jardin.

On trouve notamment la collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire), un édifice gothique majeur aux fresques médiévales remarquables, menacées de disparition en raison d'infiltrations d'eau, le phare du Petit Minou à Plouzané (Finistère), emblématique de la rade de Brest, gravement endommagé par la tempête Ciaran, et dont l'objectif est d'étendre l'ouverture au public, ou encore le bâtiment 14 de l'ancien hôpital André Bouron à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane. L'ancien bâtiment hospitalier colonial sera réhabilité pour le transformer en espace de médiation dédié au patrimoine.

La liste des projets sélectionnés en 2025 :

Auvergne-Rhône-Alpes : Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château (Loire)
Bourgogne-Franche-Comté : Collégiale 
Notre-Dame à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or)
Bretagne : Phare du Petit Minou à Plouzané (Finistère)
Centre-Val de Loire : Maison-atelier de Jean Linard à Neuvy-Deux-Clochers (Cher)
Corse : Citadelle de Saint-Florent (Haute-Corse)
Grand Est : Atelier central dit "Locotracteur" à Rombas (Moselle)
Hauts-de-France : Ferme Nord de Zuydcoote (Nord)
Ile-de-France : Nymphée de Soufflot à Chatou (Yvelines)

Normandie : Château de Logempré à Pont-Saint-Pierre (Eure)
Nouvelle-
Aquitaine : Collégiale Notre-Dame-la-Grande à Poitiers (Vienne)
Occitanie : Pont Valentré à Cahors (Lot)
Pays de la Loire : Théâtre le Tivoli à Clisson (Loire-Atlantique)

Provence-Alpes-Côte d'Azur : Jardin Serre de la Madone à Menton (Alpes-Maritimes)
Guadeloupe : Ancienne 
prison de Petit-Canal
Martinique : Fontaine Gueydon à Fort-de-France
Guyane : Bâtiment 14 de l'ancien hôpital André Bouron à Saint-Laurent-du-Maroni
La Réunion : Maison Martin-Valliamée à Saint-André

Mayotte : Chapelle Saint-Michel à Dzaoudzi

 Des centaines de projets soutenus

 La Mission patrimoine agit pour le développement et la revitalisation des territoires, en promouvant la préservation et restauration de sites patrimoniaux, la mise en œuvre de savoir-faire locaux et la mise en lumière de métiers d'art. "Les projets soutenus permettent de créer des emplois et d'attirer des visiteurs et des touristes. Des collectes de dons et de mécénats accompagnent certains projets pour mobiliser la société civile autour de la sauvegarde de ce patrimoine", précise la Fondation du patrimoine dans un communiqué ce mercredi 19 mars 2025.

 Au total, plus de 980 sites ont pu être protégés depuis la première édition en 2018. Dans les faits, 380 chantiers sont terminés, 310 sont en cours et les travaux des autres opérations devraient bientôt démarrer.

 Soutien spécial pour Mayotte

"La huitième édition de l'offre de jeux Mission patrimoine sera lancée à la rentrée de septembre 2025. Le montant de la dotation de chaque site sera annoncé lors des prochaines Journées européennes du patrimoine", annonce la Fondation du patrimoine.

Un soutien particulier est apporté par la Mission patrimoine à Mayotte, département touché par le cyclone Chido en décembre 2024. Ainsi, un million d'euros sera injecté dans des projets mahorais soutenus lors des précédentes éditions, pour "faire face aux travaux complémentaires occasionnés".

"Une porte d'entrée vers la culture"

"Cette année encore, grâce la détermination de Stéphane Bern et la qualité du travail des équipes de la Fondation du Patrimoine, le Loto du Patrimoine a de nouveau permis de fédérer les Français autour de la préservation de nos monuments. Partout en France, le patrimoine est souvent la première porte d'entrée vers la culture. Il renforce notre sentiment d'appartenir à quelque chose qui nous dépasse, à une histoire commune", déclare la ministre de la Culture, Rachida Dati. 

"Grâce à la mobilisation des Français, plus de 310 millions d'euros ont déjà été recueillis, ajoute Stéphane Bern. Le patrimoine national est l'affaire de chacun d'entre nous. Derrière chaque pierre, il y a des aventures humaines, des femmes et des hommes qui font vivre le patrimoine et des artisans d'art qui en vivent aussi, sans oublier que le patrimoine contribue à faire rayonner la culture dans la ruralité et impacte directement le développement économique des territoires." 

Mais malgré les efforts des bénévoles, salariés de la fondation et de la mobilisation des Français, "les besoins restent considérables, et nous recevons chaque année davantage de dossiers", note, de son côté, Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du patrimoine. Rien qu'en 2025, la Mission Bern a reçu 770 candidatures. Les projets sont sélectionnés en fonction de quatre critères (l'intérêt patrimonial et culturel, l'état de péril, la maturité du projet et son impact sur le territoire et le projet de valorisation).

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/07/la-france-une-autre-histoire-rappel.html

 

 

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Mars 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Mars 2025
Mars 2025

SIGNATURE. D’un contrat pour le groupe Colas Rail en Afrique avec le groupe Hitachi Rail, afin de fournir la billetique de la 1ère ligne de métro de la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire), longue de 37,4 km, 20 stations, et composée de 330 portillons de contrôle d’accès. La solution devrait prendre en charge chaque jour, entre 500 000 et millions de passagers.

Le Moci du 04 mars 2025

 

HISTORIQUE. Le montant de commande du groupe Thales en 2024, affichant plus de 25 milliards d’Euros, soit une hausse de 9 %. A eux-seuls, les contrats de défense représentent 58 % de ce montant, avec 50,5 milliards d’Euros, en augmentation de 12 %.

L’Usine Nouvelle du 04 mars 2025

 

PREVISIONS. D’embauches dans 8 entreprises sur 10 en 2025, avec 70 % en CDI et 26 % sur des contrats temporaires et freelance.

Ecoréseau du 06 mars 2025

 

SACRE. Pour le Grand Rex à Paris, après avoir été désigné par le groupe de presse britannique Time Out comme le plus beau cinéma du monde.

Le Parisien Week-end du 07 mars 2025

 

EXTENSION. De l’usine du groupe Siemens Gamesa au Havre, avec dès 2026, la production d’éoliennes encore plus grandes et puissantes, utilisables à termes sur les grands projets éoliens. L’investissement est de 200 millions d’Euros.

Jec Composites du 07 mars 2025

 

DOUBLE. Succès pour la France et l’Europe, après la mise en orbite par la nouvelle fusée Ariane 6 du satellite militaire d’observation CSO-3 construit par Airbus pour les Forces armées françaises, et dont l’objectif est de fournir la meilleure résolution possible, avec un réseau agile et sécurisé, au service de l’intelligence, de l’autonomie et de la sécurité de notre nation.

VIPress du 07 mars 2025

 

POURSUITE. De l’internationalisation de l’école supérieure d’informatique Epitech, avec l’ouverture prochaine d’un campus dans la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire pour la rentrée 2025-2026.

ActuIA du 07 mars 2025

 

RENOVATION. De l'aile ouest du British Museum par l’agence d’architecture française Lina Ghotmeh après sa victoire à l’appel d’offres international lancé en mai 2024. Le projet sera l'une des plus grandes rénovations culturelles menées dans le monde affirme le musée, représentant un tiers de ses espaces d'exposition et d'importantes zones de l'arrière-boutique, soit 15.650 m2.

Batiactu du 07 mars 2025

 

ACQUISITION. De 50 monocouloirs de la famille des A320neo du groupe Airbus par le loueur d’avions japonais Jackson Square Aviation, afin de compléter sa flotte, actuellement à 286 appareils, et répondre aux besoins des quelques 60 compagnies aériennes basées dans une trentaine de pays.

La Tribune du 11 mars 2025

 

COMMANDES. Importantes pour le groupe Airbus Helicopters durant le 1er jour du salon Verticon à Dallas, engrangeant 60 intentions pour le nouvel appareil intitulé H140, prévu dans le domaine des services médicaux d'urgence (EMS), un segment de marché privilégié par le constructeur de Marignane.

La Tribune du 12 mars 2025

 

LAUREATE. Du programme européen EuroHPC AI Factory la France, programme visant à doter l’Europe d’une infrastructure de calcul de pointe optimisée pour les besoins de l’intelligence artificielle. 

La Veille Acteur de Santé du 13 mars 2025

 

MULTIPLICATION. Par 3 en 5 ans pour la deeptech française, passant en termes de levées de fonds, de 1,5 milliards d’Euros en 2019 à 4,1 milliards en 2023, permettant à La France de devenir ainsi le 1er pays au sein de l’Union européenne en termes de levées de fonds deeptech, et le 4e pays à l’échelle mondiale, après les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni.

La French Tech du 14 mars 2025
 

SEPT. Français dans le top 100 mondial des sociétés les plus innovantes de Clarivate (www.clarivate.com), avec comme dignes représentants le CEA (30è), Airbus (32è), Safran (42è), Thales (89è), le CNRS (94è), Michelin (98è) et Forvia (99è). Dans l’ensemble du classement, l’Asie place 60 entreprises, l’Europe 22 et les Etats-Unis 18.

VIPress du 14 mars 2025

 

EMBARQUEMENT. De deux groupes français que sont Eiffage et Ingerop sur le projet rail Baltica concernant la partie estonienne, longue de 213 km.

Batiactu du 14 mars 2025

 

INSTALLATION. Dès cet été d’un datacenter géant dans la métropole grenobloise visant à devenir « le plus grand supercalculateur pour l’IA en Europe », mobilisant pour l’occasion 800 M€ d’investissement.

Présences du 17 mars 2025

 

FARAMINEUSE. L’année 2024 pour le missilier MBDA avec des commandes s’élevant à 36 millions environ, pour un chiffre d’affaires atteignant lui la barre de 5 milliards d’Euros.

La Tribune du 18 mars 2025

 

ENRACINEMENT. Encore plus prononcé pour le groupe Artelia en Australie, après l’acquisition de la société australienne LCI, spécialisée dans le bâtiment. Groupe multidisciplinaire de conseil, d'ingénierie et de management de projet dans les secteurs de la mobilité, de l'eau, de l'énergie, du bâtiment et de l'industrie, il est présent dans une quarantaine de pays, et avec un chiffre d'affaires de 1,15 milliard d'euros, il compte près de 10.000 collaborateurs.

Batiactu du 19 mars 2025

 

VICTOIRE. Double pour l’équipe de France de Rugby, après avoir remporté le match contre les écossais (35-16), et le Tournoi des Six Nations.

Le Parisien Week-end du 21 mars 2025

 

LIVRAISON. Par Thales à la Royale Navy des 1ers systèmes de déminage autonome au monde, utilisant des drones autonomes cybersécurisés et dotés d’IA, et déjà présentés comme « une rupture technologique » permettant de « révolutionner les opérations de lutte contre les mines avec une précision et une sécurité sans précédent ».

VIPress du 27 mars 2025

 

CHOIX. De la société Nidec Conversion, fournisseur international de solutions de conversion de puissance pour les secteurs de l’énergie, de la mobilité et de l’environnement, pour un projet d’envergure en Estonie appelé Hertz 1.

Le Dauphiné Libéré du 27 mars 2025

 

VICTORIEUSE. L’entreprise stéphanoise Dessintey dans le cadre de l’appel à projets du nouveau Fonds français pour la résilience économique de l’Ukraine, dit « Fonds Ukraine », doté de 200 millions d’euros d’argent public et géré par la direction générale du Trésor. Dans les prochains mois, elle équipera donc 45 hôpitaux ukrainiens de dispositifs médicaux innovant de thérapie miroir, très attendus à court terme pour traiter les blessés de cette guerre.

Le Moci du 27 mars 2025

 

BAISSE. De l’empreinte carbone en France, avec depuis 1990, une diminution de 13 % sous l’effet de la réduction des émissions intérieures (- 33 %). Et par français, elle a été réduite de 31 % en 15 ans (13,7 tonnes en 2008, pour 9,4 tonnes en 2023), tout en étant inférieure de 12 % à celle d’un chinois.

La Tribune Dimanche du 30 mars 2025

 

ENREGISTREMENT. De 15 231 décisions d’investissements en France entre 2014 et 2024, soit 7 300 entreprises ayant décidées d’investir en France, et 429.069 postes créés ou maintenus grâce à ses projets.

La Tribune du 31 mars 2025

Mars 2025

Publié dans Revue de presse

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Le NewSpace vous invite demain à.....

Publié le par Jacques SAMELA.

Le NewSpace vous invite demain à.....
Le NewSpace vous invite demain à.....

Minalogic Connect Annecy

https://www.minalogic.com/evenements/minalogic-connect-annecy/

Le 10/04/2025

 

Une matinée placée sous le signe du NewSpace !

Démarrez votre journée sur une note dynamique et inspirante avec le Minalogic Connect du 10 avril à Annecy ! Dans un cadre convivial, venez échanger autour d’un café et d’un croissant tout en découvrant les dernières tendances du secteur spatial.

Pourquoi participer ?

  • Un thème d’actualité : Le NewSpace bouleverse les usages et ouvre de nouvelles opportunités dans l’exploration spatiale, les télécommunications ou encore l’imagerie satellite. Venez découvrir comment votre entreprise peut tirer parti de cette révolution.
  • Des rencontres enrichissantes : Que vous soyez adhérent ou pas encore 😉, que vous soyez start-up, PME ou grand groupe, cet événement est une occasion d’élargir votre réseau et d’explorer des synergies avec d’autres acteurs de l’innovation.
  • Un moment convivial : Profitez d’un petit-déjeuner pour commencer votre journée sous les meilleurs auspices, tout en discutant avec l’équipe Minalogic et les autres participants.

Infos pratiques :

📅 Date : Jeudi 10 avril 2025
📍 Lieu : Galiléo - 178 Route de Cran-Gevrier - 74650 Chavanod
🎯 Thématique : NewSpace
💰 Gratuit et ouvert à tous

Ne manquez pas cette opportunité de plonger au cœur des innovations du NewSpace et d’intégrer un réseau dynamique d’acteurs technologiques.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/le-nouvel-espace-a-la-francaise.html

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OPINION. Souveraineté stratégique : l'espace a besoin de l'Europe

https://www.latribune.fr/idees/tribunes/souverainete-strategique-l-espace-a-besoin-de-l-europe-1021847.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1743488969

Publié le 01/04/25

Le spatial est un domaine complexe. Si la France a acquis au sein de l'Europe une qualification spatiale enviée après plus de 50 ans d'expérimentations, la technologie ne s'offre pas pour autant aisément aux nouveaux acteurs du Newspace. Depuis cinq ans plusieurs petits lanceurs spatiaux persévèrent dans la mise au point de leur technologie : échec du lancement de Miura de PLD Space en Espagne en octobre 2023 ; tentative avortée du lanceur RFA One en Écosse en octobre 2024 ; et crash en mer de Norvège de Spectrum d'Isar Aerospace le 30 mars 2025.

Du côté des lanceurs lourds de 2003 à 2025, huit vols de Starship de SpaceX ont été qualifiés de vol d'essai sans le succès escompté. La fusée soviétique N-1 Herculès a connu quatre échecs pour quatre vols, seule Saturne 5 a effectué 13 vols sans échec aux États-Unis entre 1967 et 1973.

Le NewSpace persévère

« Changer d'époque » ne signifie pas simplement changer de mode opératoire ou d'industriel mais également faire évoluer les technologies dans un secteur à caractère monopolistique ou les barrières à l'entrée sont trop élevés pour de nouveaux entrants. Mais les acteurs du Newspace en Europe ne renoncent pas et commencent à s'imposer. De nouveaux lanceurs en France feront à leur tour leur vol inaugural début 2026 avec MaiaSpace et Latitude. Ces jeunes entreprises ont massivement recruté ces trois dernières années notamment chez les acteurs historiques pour être en capacité de disposer des meilleures technologies et de leurs évolutions.

En France, 70 startup ont ainsi bénéficier du volet spatial du plan France 2030 doté de 1,5 milliard d'euros dopant ainsi nos capacités en recherche et technologie. En Espagne, en Royaume Uni, en Italie, en Allemagne 650 millions ont ainsi été levés depuis cinq ans pour soutenir les budgets publics et monter en puissance.

Accès à l'espace : un programme majeur

Après Copernicus (1998), services autonomes d'observation de la terre, Galileo (2011), système civil de navigation et de positionnement par satellite, Iris² (2023), constellation satellitaire de connectivité sécurisée, l'Europe doit se doter de nouvelles infrastructures de lancement et d'accès à l'espace pour faire face à la concurrence accrue avec les lanceurs américains et chinois. En 2025, plus de 250 lancements sont planifiés dans le monde, dont 170 pour SpaceX, le Starship à lui seul devrait réaliser jusqu'à 25 vols, la Chine a prévu une soixantaine de lancements pour déployer ses mégaconstellations de satellites de télécommunications en orbite basse.

En Europe, Ariane 6, après avoir réussi le lancement de CSO-3 a également prévu, à l'automne le lancement du satellite européen de météorologie et plusieurs satellites de première génération Galileo. Plusieurs lancements Vega sont également planifiés pour la mise sur orbite des satellites d'observation de la terre européen ainsi que pour le Space rider. Mais ces lancements restent insuffisants pour répondre à la nouvelle donne géopolitique et aux besoins de sécurisation des infrastructures spatiales européennes. Le ministère des armées français évoque même le besoin d'un second lanceur lourd européen pour « Faire Face » au niveau européen.

La Commission européenne demande régulièrement de réduire les coûts des lanceurs et particulièrement celui d'Ariane 6 pour multiplier les lancements et augmenter les capacités européennes. A titre d'exemple les retards pris par Ariane 6 sur CSO-3 ont couté environ 30 millions d'euros aux armées françaises auxquels s'ajoutent les prix du lancement. L'opérateur de satellites météo européen Eumetsat avait annulé le lancement de son satellite MTG-S1 par Ariane 6 au profit de SpaceX pour des causes Identique.

L'indisponibilité du lanceur européen, qui n'est pas réglée, constitue de facto une rente de situation pour SpaceX devenu incontournable pour longtemps. Du point de vue de la Commission européenne, investir dans les lanceurs en Europe, c'est mécaniquement et financièrement réduire la rente de la firme américaine, ainsi que son exposition au risque stratégique de perte de souveraineté. La question de l'autonomie stratégique de l'Europe devient dans ces conditions une priorité absolue et le prochain MFF (multi-annual financial framework) devrait durant les sept prochaines années prévoir des capacités de financement élargies pour ce faire.

European Launcher Challenge

En 2024, l'US Space force à investi 29 milliards dans le spatial, soit 3,5% du budget du département américain de la défense. Pour la Chine, les investissements se montent à 19 milliards. Le programme spatial européen entre 2021 et 2027 a été provisionné à hauteur de 14,9 milliards. Concevoir un budget spatial à hauteur de 3,5% sur la nouvelle base de 800 milliards d'euros représenterait un doublement du précédent budget consacré à l'espace pour un montant de 28 milliards sur six ans : 8 milliards seraient consacrés à l'accès à l'espace souverain et environ huit milliards pour le vol habité en plus des expérimentations scientifiques. Le programme Iris² sera révisé à hauteur de huit milliards d'euros.

De son côté, l'ESA a lancé une première compétition ce 24 mars, l'European Launcher Challenge (ELC). Après avoir investi pendant 50 ans dans le développement des familles de lanceurs Ariane et Vega, l'ESA va soutenir des initiatives privées dans l'espoir d'attirer de nouveaux investisseurs dans le secteur pour renforcer l'écosystème spatial européen. Il s'agit d'encourager les consolidations dans le secteur des lanceurs en proposant une compétition, qui serait la première étape du plan financier piloté par la commission et constitutif de ce quatrième grand programme spatial européen d'accès à l'espace lequel a déjà démarré dans les faits en 2025.

Ce plan devrait permettre la montée en puissance des capacités de lancement européennes dans laquelle les entreprises françaises bénéficient de grands savoir-faire en matière de construction de lanceurs mais également de vaisseaux cargos spatiaux et de lancement, dit réactif.

Explore 2040 : une vision spatiale à soutenir et partager

Alors que la NASA se retire progressivement de l'ISS, dont la fin est programmée en 2030, l'Europe doit construire une alternative autonome pour garantir une présence humaine en LEO, vitale pour les expérimentations scientifiques et les préparatifs de nouvelles missions plus lointaines. Il s'agit de définir une stratégie vers une présence européenne en orbite basse accompagnée par l'agence spatiale nationale, le CNES. Cette présence européenne se traduira par un programme de fret en LEO capable de transporter des équipements et à terme de développer des missions de vol habités européens. Il s'agit en d'autres termes de démontrer des capacités de transport aller-retour de matériel en complément des systèmes américains et chinois en cours de développement. Les coûts d'infrastructures spatiales en LEO sont en estimation basse établis à un milliard d'euros par an pour le développement et l'entretien de ces missions.

Seconde initiative d'importance, le projet Argonaut qui illustre l'ambition européenne lunaire pour poser un pied sur la lune : l'ESA a développé un atterrisseur lunaire en collaboration avec Airbus capable de transporter jusqu'à 1,7 tonne de matériel sur la surface lunaire. Ce module logistique permettrait de déposer des charges utiles essentielles pour des missions internationales assurant ainsi l'autonomie européenne sur la lune. Ces missions logistiques en orbite lunaire sont stratégiques pour l'ESA car elles posent les bases d'une collaboration internationale élargie tout en renforçant la capacité d'intervention de l'Europe sur le plan spatial.

Troisième programme à noter Moonlight, infrastructure de communications pour des opérations lunaires durables. L'initiative Moonlight vise à établir un réseau de navigation et de communications autour de la lune essentiel pour coordonner les missions lunaires et fournir une communication ininterrompue aux astronautes. Ce réseau réduira la complexité des communications directes et augmentera la précision de la navigation. Ce est un atout pour la logistique lunaire. Ces infrastructures permettront de soutenir des activités scientifiques sur la lune tout en facilitant l'installation éventuelle de bases lunaires, un objectif partagé par plusieurs agences spatiales dans le monde.

Le programme Explore 2040 reflète l'ambition de l'Europe d'établir une présence spatiale durable et autonome en développant des infrastructures en orbite terrestre avec des projets majeurs. Aligner les programmes nationaux sur les programmes européens est non seulement logique mais gage d'une efficacité programmée.

Des Chinois prochainement sur la Lune

Les Chinois vont très probablement atterrir sur la Lune avant la fin de la décennie 2029. Ils disposent déjà autour de la terre d'une station spatiale avec astronautes à bord et ils vont ouvrir très bientôt une collaboration internationale sur l'exploration au-delà de la lune. Ni l'Europe, ni la France ne disposent à ce jour de station spatiale mais simplement d'un accès à l'ISS en échange de matériels que nous fournissons aux Etats-Unis comme par exemple le module de service qui permet à Orion d'aller autour de la lune et de revenir et en échange de quoi nous pouvons envoyer nos astronautes dans la station. Actuellement cette contribution représente 1,2 euros par an et par citoyen européen le prix de l'accès à l'espace.

Maitriser le spectre des activités spatiales ici décrites donnent à l'Europe et à la France un poids politique et scientifique certain et nécessaire dans tous les cas pour s'imposer et discuter avec les grandes puissances spatiales de demain, USA et Chine et préparer l'avenir de l'espace et donc de la terre. 2025 est une année clé pour confirmer ces choix. L'espace a définitivement besoin de l'Europe.

 

Le NewSpace vous invite demain à.....

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Aujourd’hui s’ouvre la 27ème édition du Laval Virtual

Publié le par Jacques SAMELA.

Aujourd’hui s’ouvre la 27ème édition du Laval Virtual
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Laval virtual : le plus grand événement xr en europe

https://laval-virtual.com/qui-sommes-nous/

27ᵉ édition du 9 au 11 avril 2025

 

Laval Virtual, 1er événement dédié aux technologies immersives (réalité virtuelle, réalité augmentée, spatial computing…) rassemble depuis 1999 toute la communauté XR en Europe.

Professionnels, startupeurs, universitaires, artistes, étudiants et précurseurs de l’industrie des technologies immersives se retrouvent en un même lieu, faisant du salon un écosystème pluridisciplinaire offrant des opportunités de réseautage exceptionnelles.

Au programme : espace d’exposition, conférences B2B, compétitions, tech-talks, soirées de networking (LV Party et LV Awards)…

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/03/laval-virtual-certainement-pas-une-illusion.html

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