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Lactips, le plastique sans plastique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Lactips, le plastique sans plastique (suite)
Lactips, le plastique sans plastique (suite)

Du « plastique » à base de lait: comment la PME ligérienne Lactips mène de front l’industrialisation et l’internationalisation de sa technologie « verte »

https://www.lemoci.com/comment-la-pme-ligerienne-lactips-mene-de-front-industrialisation-et-internationalisation-de-sa-technologie/

Le 14/03/25 

 

📌L’essentiel : Startup industrielle de la greentech créée pour lancer un polymère naturel issu de la caséine, une molécule du lait, qui permet d’offrir des alternatives « vertes » aux matières plastiques pour toutes sortes d’industries, Lactips accélère depuis 2022 en menant de front le passage à l’échelle industrielle et l’internationalisation de son offre. Son moteur : adapter sa gamme de produits aux besoins réels des marchés.

🔑Les clés du succès :

-Une entreprise bien conçue dès le départ, avec un service R&D structuré et performant.

-Le recrutement de managers chevronnés dans les métiers de l’industrie, du marketing et des ventes.

-Une capacité à adapter ses produits innovants aux besoins des clients en coopération avec eux.

L’HISTOIRE

Un « plastique sans plastique » issu du lait

L’histoire de cette startup de l’industrie née en 2015 et basée à Saint-Paul-en-Jarez (Loire) commence avec une innovation : la mise au point d’un polymère naturel biosourcé, hydrosoluble et biodégradable issu de la caséine, une molécule du lait, permettant la fabrication de « plastique sans plastique ». L’innovation brevetée est le fruit des travaux d’un enseignant-chercheur de l’Université de Saint-Etienne, Frédéric Prochazka, fondateur de Lactips et aujourd’hui son directeur scientifique.

Mais tout l’enjeu a été de réussir le passage délicat à l’échelle industrielle. Il a fallu des financements – Lactips a bénéficié du soutien d’investisseurs de long terme, dont Bpifrance et BNP Paribas Développement -, mais aussi identifier des débouchés commerciaux à long terme.

Pour cela, il a fallu être prêt à remettre à plat le modèle économique initial, basé sur une offre mono-produit à base de caséine, pour explorer de nouvelles applications. Et aller d’entrée à l’international.

Un binôme avec une jambe industrielle et une jambe commerciale

Lactips disposait d’une usine depuis à peine un an et n’avait pas encore de directeur général qu’elle recrutait, fin mars/début avril 2022, Vincent Dupeyroux, aujourd’hui vice-président en charge des Ventes et du marketing. Le nouveau directeur général, Alexis von Tschammer, est arrivé trois mois après.

L’un comme l’autre, chacun dans leur métier, sont des professionnels chevronnés de l’industrie, affichant chacun au minimum une vingtaine d’années d’expérience dans la chimie, la plasturgie ou les équipements d’emballage pour l’industrie agroalimentaire, des domaines connexes aux activités de Lactips. En outre, Vincent Dupeyroux avait déjà accumulé de l’expérience à l’international dans ses postes précédents, surtout en Europe, mais aussi en Asie et en Amérique.

« Cette double expérience industrielle et commerciale nous a permis de recaler l’entreprise sur des rails industriels avec une perspective marketing et commerciale plus affinée » estime aujourd’hui Vincent Dupeyroux. La répartition des tâches s’est imposée d’elle-même : à Alexis von Tschammer « l’excellence industrielle », à Vincent Dupeyroux « l’excellence commerciale ». « En définissant bien les périmètres afin de s’assurer qu’on pouvait avancer en parallèle sans gêner l’autre » précise ce dernier.

Diversification des applications 

En 2022, beaucoup de chemin avait été fait, notamment après une longue période de R&D, mais la route était encore longue. Lactips proposait en effet un portefeuille de produits exclusivement issus de la caséine, ce qui restreignait les opportunités de marché car les fonctionnalités de cette molécule ne répondent pas à tous les besoins des utilisateurs potentiels. Il fallait donc repartir sur de nouvelles bases pour capter ces nouveaux business.

« Nous avons rebâti une feuille de route et identifié des marchés qui demandaient d’autres fonctionnalités que la caséine ne pouvait pas apporter », relate Vincent Dupeyroux. « Nous avons donc fait entrer d’autres matériaux naturels dans nos fabrications, biosourcés et biodégradables pour respecter notre ADN, qui nous ont permis de palier les faiblesses de nos matériaux existants et d’apporter de nouvelles fonctionnalités ».

Un cocon pour jeunes plants

Un exemple. Avec un partenaire allemand à l’origine rencontré sur un salon, Lactips développe depuis deux ans un cocon biodégradable pour l’arboriculture, permettant aux jeunes plants de grandir plus facilement et d’être protégés durant toute la phase de préculture et de pré-croissance. Ce cocon, une fois mis en terre, doit se biodégrader sans laisser de microplastiques.

Au départ, Lactips avait mis au point un premier prototype 100 % à base de caséine : cela fonctionnait mais il se dégradait trop vite pour tenir durant toute la phase de préculture des jeunes plants. L’équipe de R&D a donc amélioré sa copie en intégrant d’autres matériaux biosourcés. Résultat : un cocon dont la biodégradation est ralentie, et dont on peut même monitorer le processus, autrement dit faire en sorte que la biodégradation arrive au moment choisi par l’exploitant.

« Cela représente tout un travail d’ingénierie et de formulation » précise Vincent Dupeyroux. Mais il était nécessaire. « Nous devions entrer dans une phase de scale up industrielle qui nous permettrait de nous ouvrir de nouveaux marchés et surtout d’assurer la fiabilité de nos produits sur leurs nouvelles applications » complète le dirigeant.

Mettre en cohérence l’offre et la demande

Cette diversification des applications est devenue un point clé de la stratégie de croissance de la jeune pousse industrielle. Pour rester sur l’exemple du cocon pour végétaux, les perspectives commerciales sont prometteuses alors que le reboisement est devenu une priorité en Europe dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Au fond, il s’agissait ni plus ni moins de mettre Lactips en position de répondre à des besoins qu’elle n’avait pas identifiés initialement et d’élargir ainsi ses débouchés. « Concrètement, il s’agissait de mettre en cohérence notre offre et la demande », résume le dirigeant.

Dans cette démarche, l’un des facteurs clés de succès a été d’impliquer tous les acteurs de la chaîne de valeur dès qu’un nouveau marché potentiel était identifié. Dans le cas du cocon, « on a avancé ensemble avec le client » souligne Vincent Dupeyroux.

D’autres chantiers de ce type sont en cours. Par exemple, en novembre dernier, la PME française a annoncé un partenariat stratégique avec Walki, entreprise finlandaise leader de la transformation des emballages, avec laquelle elle travaille depuis 2022. Les deux sociétés vont coopérer pour créer des emballages alimentaires entièrement biodégradables et sans plastique à l’aide de polymères naturels, sans impact sur la recyclabilité des papiers et cartons enduits. Concrètement, Lactips fournira à Walki de nouvelles formulations spécifiques du polymère naturel, tandis que l’entreprise finlandaise veillera à répondre aux exigences du marché en termes de propriétés et d’aptitude à la transformation des produits d’emballage finaux. La mise sur le marché des produits est prévue dès 2025-2026

Une vision internationale des débouchés

Même si la diversification des produits est devenue un axe fort de la stratégie de croissance de Lactips, l’entreprise continue à commercialiser ses granulés à base caséine. « Un de nos premiers clients, décroché en 2019 à l’occasion d’une visite présidentielle au Japon, a été Ajinomoto, un groupe agroindustriel japonais, relate Vincent Dupeyroux. Le marché japonais est très sensible aux produits vertueux ». Aujourd’hui, parmi ses clients, Lactips compte aussi CGP CoatingGuyennesMichelman (US), Truplast (Allemagne) et bien-sûr Walki (Finlande).

L’international a été le « terrain de jeu » dès les débuts de Lactips car le marché français est trop « étroit ». « On a des projets dans toute l’Europe », souligne le responsable. Mais là non plus, cela ne suffira pas car si l’Europe pousse au recyclage des emballages à travers sa directive PPWR, entrée en vigueur le 11 février dernier, son orientation manque encore de clarté sur le biodégradable. « Il nous faut des leviers de croissance au-delà de l’Europe » souligne Vincent Dupeyroux.

Bien que déjà actif au Japon, Lactips ne fait pas des marchés asiatiques sa priorité à court terme. « Ce sont des marchés qui s’évaluent sur le temps long » indique Vincent Dupeyroux. D’autres géographies sont plus porteuses à court terme, en premier lieu l’Amérique du Nord, où il existe une demande pour les produits biodégradables. « Les États-Unis, le Canada, sont des marchés que nous connaissons bien, ils peuvent aller vite car ils ont de l’appétence pour l’innovation et la prise de risque » analyse le responsable.

Une stratégie d’internationalisation pragmatique

Là encore, l’entreprise mettra en œuvre une stratégie pragmatique, « multicanal » car, souligne Vincent Dupeyroux, « nous faisons attention à nos ressources financières ».

C’est tout l’objet de la dernière levée de fonds de 16 millions d’euros bouclée fin novembre 2024 avec des investisseurs de long terme. Menée par le de fonds Blue Ocean géré par Swen Capital Partners, elle réunit un tour de table associant Ocean Capital (géré par Go Capital) et les investisseurs historiques que sont Bpifrance (fonds SPI) et BNP Paribas développement. Objectif : réunir les « ressources nécessaires pour réaliser ses ambitions et devenir un acteur international de premier plan », précisait à l’époque un communiqué de Lactips.

En pratique, un premier axe de la stratégie est de s’appuyer sur ses partenaires industriels et ses actionnaires existants. « Certains de nos actionnaires nous ont déjà permis de mener quelques actions avec un système de portage », souligne le dirigeant. Et l’un de ses partenaires industriels, Mitsubishi Chemical, a donné son accord pour que Lactips utilise son réseau américain lorsque ce sera nécessaire.

Un deuxième axe sera d’utiliser le réseau français : « Nous sommes en relation avec des institutions françaises pour établir une stratégie de pénétration du marché, avec un vrai travail de prospection » confie le dirigeant. Réaliste, il anticipe déjà que si Lactips parvient à percer aux États-Unis, « il faudra envisager de produire sur place ».

Un service commercial connecté aux « voix » des marchés

L’entreprise est fin prête. Bien que de petite taille, une cinquantaine de salariés au total, elle est bien structurée : le service R&D compte 8 personnes qui, outre les projets de développement, gèrent la partie brevet et les aspects réglementaires (homologation, certification). « Lactips a été bien conçue dès le départ » se réjouit Vincent Dupeyroux.

Quant au service commercial, il compte 10 personnes qui ont déjà l’expérience de l’international, organisées en trois pôles orientés sur l’écoute des « voix » des marchés : le premier, « Voice of Market » comme l’appelle Vincent Dupeyroux, suit les tendances des marchés et s’occupe du marketing ; le second, « Voice of Business », s’occupe du suivi des ventes avec deux chefs de produits ; enfin le troisième, « Voice of Customer », regroupe les chefs de projets, des « Business developer » qui travaillent sur les nouveaux produits, en lien étroit avec les grands comptes.

« Nous sommes relativement bien staffé » estime Vincent Dupeyroux. L’entreprise étant en phase de décollage, difficile de donner des chiffres précis. Mais il estime que d’ici 4 à 5 ans, les marchés nord-américains pèseront « un tiers du portefeuille ».

📖✨🧠Les leçons

  • Lactips a remis à plat son modèle économique pour saisir toutes les opportunités des marchés ouvertes par son innovation initiale
  • La PME a su impliquer ses partenaires et clients dans les projets de développement de nouveaux produits biosourcés pour se créer de nouvelles opportunités en France et à l’international.
  • Le soutien de ses actionnaires de long terme a permis de lever les fonds nécessaires à une incontournable internationalisation.

Christine Gilguy

Lactips, le plastique sans plastique (suite)
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Cybermenace en France, le vrai du faux & rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Cybermenace en France, le vrai du faux & rappel
Cybermenace en France, le vrai du faux & rappel

Panorama de la cybermenace 2024 : la France sous pression constante

https://www.alliancy.fr/panorama-de-la-cybermenace-2024-la-france-sous-pression-constante?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20250314

Le 11 mars 2025 

 

En 2024, la France a été confrontée à une cybermenace croissante, marquée par une augmentation importante des incidents de sécurité. L’Anssi tire la sonnette d’alarme, appelant à maintenir une vigilance constante face aux attaques cybercriminelles et à l’espionnage provenant d’acteurs étatiques étrangers. 

Avec 4 386 événements de sécurité traités en 2024, l’Anssi constate une hausse significative de 15 % par rapport à l’année précédente. Parmi ces incidents, les attaques par rançongiciels restent particulièrement préoccupantes, ciblant en majorité les PME/TPE/ETI (37 %), les collectivités territoriales (17 %) et les établissements d’enseignement supérieur (12 %). Ces attaques ont des conséquences majeures, affectant gravement la réputation et la continuité d’activité des victimes. L’année a également été marquée par une forte augmentation des attaques à but de déstabilisation menées par des groupes hacktivistes, notamment par des attaques par déni de service (DDoS) qui ont doublé par rapport à 2023. Bien que ces actions restent de faible technicité, leur visibilité accrue et la tendance à cibler des installations industrielles de petite taille illustrent une évolution inquiétante vers des logiques de sabotage. 

Menace persistante d’espionnage étranger

Cependant, c’est la menace persistante d’espionnage qui a le plus mobilisé les équipes de l’Anssi. Les attaquants liés à la Russie poursuivent leurs activités principalement dans le but de recueillir des renseignements stratégiques pouvant soutenir leurs ambitions diplomatiques et militaires. Parallèlement, l’espionnage associé aux intérêts chinois s’est intensifié, ciblant particulièrement les secteurs économiques stratégiques et les opérateurs de télécommunications français. Malgré ces défis importants, la France a démontré sa capacité à assurer sa cyber-résilience lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Aucune attaque significative n’a perturbé cet événement majeur grâce à une mobilisation exemplaire des acteurs français de la cybersécurité. 

Ne pas se reposer sur ses lauriers

L’Anssi insiste néanmoins sur la nécessité urgente pour les organisations de renforcer la sécurité de leurs systèmes d’information, notamment en appliquant systématiquement les correctifs de sécurité pour réduire leur surface d’attaque. En parallèle, l’Agence souligne l’importance de consolider l’écosystème cyber français, notamment par le développement des centres de réponse aux incidents (CSIRT) et en renforçant la coopération internationale pour lutter efficacement contre les cybercriminels. Selon Vincent Strubel, directeur de l’Anssi si l’année 2024 a permis de démontrer l’efficacité du dispositif cyber français, elle invite aussi à redoubler de vigilance : « Il serait malavisé de faire dans l’excès de confiance et de se reposer sur nos lauriers à l’heure où l’intensification des conflits impose une vigilance constante de la part de tous les acteurs français ». Le message est clair : face à une menace omniprésente, la mobilisation doit rester entière. 

https://www.alliancy.fr/le-senat-adopte-une-loi-ambitieuse-pour-renforcer-la-cybersecurite-nationale?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20250314

 

Vu et lu dans le magazine Elle du 09/01/25

Vu et lu dans le magazine Elle du 09/01/25

 

Cyberattaque : plus gros coup de filet « jamais réalisé » par Europol contre des logiciels malveillants

Le 30 mai 2024

https://www.latribune.fr/economie/international/cyberattaque-plus-gros-coup-de-filet-jamais-realise-par-europol-contre-des-logiciels-malveillants-998689.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240530&M_BT=6363555962

 

Quatre personnes ont été arrêtées et plus de 100 serveurs mis hors ligne lors de « la plus grande opération jamais réalisée » contre des logiciels malveillants, a annoncé Europol ce jeudi. Baptisés « droppers », ils jouent un rôle majeur dans le déploiement de rançongiciels. Les autorités européennes veulent les fragiliser, notamment à l'approche des JO de Paris où les cyberattaques sont attendues à la hausse.

Outre les quatre interpellations, huit individus liés à ces activités criminelles vont être ajoutés à la liste des personnes les plus recherchées d’Europe.

C'est un coup de filet d'ampleur que vient de mener l'agence européenne de police criminelle, dans sa lutte contre les logiciels malveillants. Mené entre les 27 et 29 mai, il a donné lieu à quatre interpellations, effectuées en Arménie et en Ukraine. Près d'une vingtaine de perquisitions ont eu lieu dans ces deux pays, ainsi qu'au Portugal et au Pays-Bas. Et plus de 100 serveurs ont été saisis dans différents pays européens, aux États-Unis et au Canada. Baptisée « Endgame », cette opération internationale a eu « un impact mondial sur l'écosystème des "droppers" », assure Europol.

Les droppers « permettent aux criminels de contourner les mesures de sécurité et de déployer des programmes nuisibles. Eux-mêmes ne causent généralement pas de dommages directs, mais sont cruciaux pour accéder et mettre en œuvre des logiciels nuisibles sur les systèmes concernés. Tous sont désormais utilisés pour déployer des rançongiciels et sont considérés comme la principale menace dans la chaîne d'infection », a ajouté l'agence.

Ces « droppers » sont généralement installés via des mails, contenant des liens infectés ou des pièces jointes Word et PDF, pour accéder aux données personnelles et aux comptes bancaires des utilisateurs d'ordinateurs, a expliqué l'agence judiciaire européenne, Eurojust.

Outre les quatre interpellations, huit individus liés à ces activités criminelles vont être ajoutés à la liste des personnes les plus recherchées d'Europe.

Les autorités françaises sur le pont

Les autorités ont visé en premier lieu les groupements à l'origine des six familles de logiciels malveillants : IcedID, SystemBC, Bumblebee, Smokeloader, Pikabot et Trickbot. Ces « droppers » sont associés à au moins 15 groupements de rançongiciels, ont précisé dans un communiqué conjoint l'Office fédéral de police criminelle allemand et le parquet de Francfort. Selon l'enquête, ouverte en 2022, l'un des principaux suspects a gagné au moins 69 millions d'euros en crypto-monnaie en louant une infrastructure criminelle pour le déploiement de rançongiciels, a précisé Eurojust.

Les enquêteurs français ont joué un rôle crucial dans l'opération « Endgame ». Ils ont identifié l'administrateur de « SystemBC », cartographié les infrastructures liées au « dropper », et coordonné le démantèlement de dizaines de serveurs de contrôle, a indiqué ce jeudi la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, dans un communiqué. SystemBC facilitait la communication anonyme entre un système infecté et des serveurs de commande et de contrôle, a précisé Europol. Ils ont aussi identifié l'administrateur de Pikabot, « dropper » qui permettait le déploiement de rançongiciels, la prise de contrôle d'ordinateurs à distance et le vol de données. Elles ont procédé à son interpellation et à une perquisition de son domicile, en Ukraine, avec le concours des autorités ukrainiennes, a précisé la procureure.

Les enquêteurs français ont également identifié l'un des acteurs principaux de « Bumblebee », procédé à son audition en Arménie, ainsi qu'à des opérations de perquisition. Bumblebee, distribué principalement via des campagnes de phishing ou des sites web compromis, a été conçu pour permettre le déploiement et l'exécution d'autres attaques.

Quant à « Trickbot », il a été utilisé notamment pour rançonner des hôpitaux et centres de santé aux États-Unis pendant la pandémie de Covid-19.

Des millions de victimes

Ce sont principalement des entreprises, autorités et institutions nationales qui ont été victimes de ces « systèmes malveillants » démantelés, a précisé Eurojust. Elles ont, d'après la police néerlandaise, subi des dommages s'élevant à des « centaines de millions d'euros ».

« Des millions de particuliers ont également été victimes parce que leurs systèmes ont été infectés, ce qui les a intégrés » à ces logiciels malveillants, a précisé la police néerlandaise dans un communiqué.

Ce n'est qu'après l'analyse des serveurs démantelés que les autorités pourront donner une estimation du nombre de victimes, a toutefois indiqué Nicolas Guidoux, le chef de l'Office anti-cybercriminalité de la police judiciaire (Ofac), qui a coordonné l'opération côté français. Elles devraient se compter en centaines de milliers selon lui.

Agir avant les JO de Paris

Le timing de ce coup de filet ne doit rien au hasard. « Cette opération, on voulait la faire avant les Jeux olympiques » de Paris, cet été, a déclaré à l'AFP le chef de l'Ofac« C'est important de fragiliser les infrastructures attaquantes, de limiter leurs moyens », avant cet évènement mondial, a relevé Nicolas Guidoux.

D'autant plus que les autorités craignent de nombreuses cyberattaques pendant la période de cette grande messe sportive, qui se déroulera du 26 juillet au 11 août dans l'Hexagone. La menace cyber va y être multipliée par dix, selon le Comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo). Et personne ne sera épargné : déjà réelles pour les collectivités, les établissements de santé et les grands événements sportifs, les attaques, toujours plus sophistiquées, peuvent viser le grand public tout comme les entreprises et leurs dirigeants.

En attendant, l'opération « Endgame » se poursuit et d'autres arrestations sont attendues, a prévenu Europol.

(Avec AFP)

 

Vus et lus dans Le Journal des Entreprises de novembre 2023
Vus et lus dans Le Journal des Entreprises de novembre 2023

Vus et lus dans Le Journal des Entreprises de novembre 2023

 

Rappel

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/tehtris-la-parade-assuree.html

 

A retenir

https://www.european-cyber-week.eu/

The Sovereign Cyber & Defence AI forum

SAVE THE DATE - 10E EDITION !
17 - 20 novembre 2025
Rennes-France

 

Cybermenace en France, le vrai du faux & rappel
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Ynsect, et pourtant

Publié le par Jacques SAMELA.

Ynsect, et pourtant
Ynsect, et pourtant

Ynsect, officiellement placé en redressement judiciaire

https://www.maddyness.com/2025/03/04/ynsect-demande-officiellement-a-passer-en-redressement-judiciaire/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=427e21b8ab-EMAIL_CAMPAIGN_2025_03_09_08_54&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-427e21b8ab-72370078

 

A sa demande, Ynsect vient d'obtenir son placement en redressement judiciaire auprès du Tribunal de commerce d'Evry. L'entreprise espère désormais une reprise totale ou partielle de ses activités par un repreneur.

C'est officiel. Ynsect a été placé en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce d'Evry. Il s'agissait d'une demande de la part la startup, spécialiste de la production de protéines à base d'insectes. Plus précisément, l'entreprise a souhaité convertir sa procédure de sauvegarde en procédure de redressement judiciaire. Ce qui lui permet désormais de faire appel à des repreneurs potentiels.

En effet, contrairement à la sauvegarde, le redressement judiciaire permet d'envisager, dans un plan de cession, la cession totale ou partielle des actifs de l'entreprise. Ce qui semble inéluctable dans le cas d'Ynsect. L'entreprise est au bord de la cessation de paiements. Il ne lui reste que quelques semaines de trésorerie. Seule une reprise totale ou partielle de ses activités pourrait l'aider à se relancer. C'est pourquoi l'entreprise précise qu'elle est "plus que jamais en recherche active d’un ou plusieurs repreneurs dans le cadre d’un plan de cession. Les candidats repreneurs sont d’ores et déjà invités à se rapprocher de l’administrateur judiciaire". En l'occurrence, l'administrateur judiciaire est Hélène Bourbouloux, sacrée « meilleure administratrice judiciaire au monde » en 2024, et derrière les reprises d’Orpéa ou de Casino.  

Qui pour sauver Ynsect ?

Plusieurs noms ont été évoqués pour assurer la pérennité de l'entreprise. Selon Les Echos, Nestlé a manifesté un intérêt commercial pour l'entreprise. Tout comme l'autre géant de l'agroalimentaire Mars, intéressé selon l'Usine Nouvelle. Tous deux disposent d'activités "pet food", un segment au coeur de la stratégie d'Ynsect.

Selon nos informations, Bpifrance pourrait aussi remettre au pot, à condition de trouver un autre acteur. Nous parlions la semaine dernière d'un fonds singapourien qui pourrait avec elle partager le risque. A ce stade, Ynsect n'a reçu aucune offre de reprise.

Pour rappel, Ynsect a levé 600 millions d’euros depuis sa création, avec un dernier tour de table à 160 millions en avril 2023. Ce qui ne lui a pas permis de compenser la perte financière liée au retard de deux ans de la construction de son immense usine de Poulainville (Somme). Un retard dû notamment au Covid-19.

En 2023, l’entreprise perdait 80 millions d’euros. Avec de potentielles offres de reprise, Ynsect pourrait retrouver un nouveau souffle. 200 emplois sont menacés.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

Ynsect, et pourtant

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Multilatéralisme vs protectionnisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Multilatéralisme vs protectionnisme (suite)
Multilatéralisme vs protectionnisme (suite)

OPINION. « Protectionnisme : les Américains vont vite déchanter » (Stéphane Auray et Aurélien Eyquem)

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/opinion-protectionnisme-les-americains-vont-vite-dechanter-stephane-auray-et-aurelien-eyquem-1016568.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20250124&M_BT=6363555962

Publié le 24/01/25

 

OPINION. Par Stéphane Auray, Rennes School of Business, CREST-Ensai et OFCE, et Aurélien Eyquem, Université de Lausanne.

Le président Trump a promis pendant sa campagne électorale de protéger l'Amérique grâce à une forte augmentation des droits de douane, pour lutter contre « l'invasion » de produits étrangers, notamment chinois. Une telle démarche est parée de bien des vertus, censée tout à la fois réduire le déficit commercial, restaurer l'emploi industriel aux États-Unis, et, grâce aux sommes collectées, diminuer d'autres taxes. Mais ces objectifs semblent être davantage des mirages que des réalités, comme l'illustrent nos travaux sur les dynamiques économiques induites par les guerres commerciales.

Les mesures prises en 2018 par le précédent gouvernement Trump ont montré que les hausses des droits de douane, décidées à l'époque, se répercutaient directement sur les prix. Elles ont entraîné alors une baisse des échanges des États-Unis, mais aussi une augmentation sensible des prix pour les consommateurs américains et la perte d'accès à des produits clés.

Ces mesures ont constitué un fardeau pour les ménages, en particulier à faible revenu. Elles ont aussi accru les coûts de l'industrie américaine et réduit sa compétitivité. Nos recherches montrent que de telles hausses des prix peuvent être tempérées par une politique monétaire adaptée, mais, que sans coopération entre le gouvernement et la banque centrale, la situation peut s'enflammer. Les États-Unis ne sont pas à l'abri d'un retour de l'inflation.

Face à la concurrence chinoise, les barrières douanières ne sont pas non plus la panacée.  Lors du précédent mandat Trump, de nombreuses entreprises chinoises ont contourné les obstacles tarifaires en délocalisant leur production. Une société comme Man Wah emploie ainsi aujourd'hui 450 personnes au Mexique, illustrant l'incapacité des taxes différenciées à contenir des flux commerciaux pilotés par la Chine. Ces mesures provoquent surtout une réorganisation des chaînes d'approvisionnement.

Le déficit commercial lui-même, que dénonce l'administration Trump, et qu'elle prétend vouloir combler, mérite également d'être mis en perspective. Ce déficit n'est pas uniquement le résultat d'échanges commerciaux déséquilibrés. La perception des obligations américaines comme valeur refuge, l'attrait des investissements outre-Atlantique, rendent inefficaces les efforts pour le réduire, car ils permettent aux entreprises américaines d'acheter sans effort plus qu'elles ne produisent. Vouloir réduire le déficit commercial sans prendre en compte cet aspect de la question est illusoire.

L'idée selon laquelle les droits de douane pourraient permettre aux États-Unis de créer de nouveaux emplois industriels, à l'abri de la concurrence internationale, n'est enfin pas plus convaincante.

C'est ignorer des tendances structurelles majeures, telles que l'automatisation à l'œuvre depuis plusieurs décennies, qui a érodé le pouvoir d'achat des classes moyennes américaines et amplifié les inégalités. Les promesses de Trump de ramener une ère industrielle prospère sont d'autant moins crédibles que les usines les plus récentes sont parmi les plus automatisées. Elles ne recréeront pas les emplois industriels perdus lors des décennies passées.

L'augmentation des droits de douane prévue par l'administration Trump est donc inefficace, voire nuisible pour les consommateurs et l'économie américaine dans son ensemble.  Plutôt que de s'enfermer dans cette logique protectionniste, les États-Unis gagneraient à renouer avec les anciens accords commerciaux et à investir dans de nouvelles politiques de soutien à l'innovation et à la formation, plus à même de restaurer leur compétitivité tout en réduisant les inégalités croissantes qui fragilisent la cohésion du pays.

_____

(1) Trade Wars, Nominal Rigidities and Monetary Policy, Stéphane Auray, Aurélien Eyquem, Michael Devereux ; The Review of Economic Studies, 2024
(2) Trade Wars and the Optimal Design of Monetary Rules, Stéphane Auray, A. Eyquem , M. Devereux, Journal of Monetary Economics, 2024
(3) Robots and Jobs: Evidence from US Labor Markets, Daron Acemoglu, Pascual Restrepo ; Journal of Political Economy, 2020

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/multilateralisme-vs-protectionnisme-ou-tel-est-pris-qui-croyait-prendre.html

 

https://www.lemoci.com/commerce-international-la-france-veut-accelerer-le-projet-imec-de-nouveau-corridor-inde-europe/

Multilatéralisme vs protectionnisme (suite)
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Ma contribution à cette journée

Publié le par Jacques SAMELA.

Ma contribution à cette journée
Ma contribution à cette journée

L’impact des femmes dans les entreprises tech : quand diversité rime avec productivité et performance

https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/limpact-des-femmes-dans-les-entreprises-tech-quand-diversite-rime-avec-productivite-et-performance-2024-11-27-109829?utm_campaign=Jeudi%2028112024&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 27 novembre 2024

 

De l’importance des femmes dans la tech. Par Fariha Shah, CEO & cofondatrice de Cominty.

TRIBUNE. Face à la pénurie de talents et aux défis croissants en matière d’innovation, l’inclusion de femmes dans les équipes tech n’est plus une simple case à cocher en matière de diversité. C’est un impératif stratégique, un véritable levier de productivité et de compétitivité pour les entreprises. Au-delà de la diversité « pour la diversité », la présence des femmes dans les entreprises technologiques démontre des effets mesurables sur la performance, l’engagement et la rétention des talents.

Une dynamique de collaboration qui propulse la productivité

Les équipes équilibrées en genre créent une dynamique de collaboration plus forte et une meilleure communication, essentielles dans un secteur aussi compétitif que la tech. Des études montrent que les équipes diversifiées, notamment en genre, sont plus efficaces et performantes. Dans son rapport « Diversity Wins: How Inclusion Matters » (2020), McKinsey révèle que les entreprises ayant une diversité de genre élevée dans leurs équipes de direction ont 25 % plus de chances de surpasser leurs concurrents en matière de performance financière. La diversité favorise une complémentarité des compétences et des perspectives, réduisant les angles morts et permettant de traiter les problèmes de manière plus inclusive et innovante. Cette synergie devient un moteur de productivité qui distingue les entreprises les plus performantes.

Un puissant catalyseur d’innovation

Dans le domaine technologique, où l’innovation est cruciale, les équipes mixtes jouent un rôle déterminant en apportant des perspectives variées et complémentaires. Les femmes contribuent par des approches alternatives qui enrichissent les solutions développées et ouvrent la voie à de nouvelles opportunités. Une étude de BCG, intitulée « How Diverse Leadership Teams Boost Innovation » (2018), indique que les entreprises avec des équipes de direction diversifiées, tant en genre qu’en origine, connaissent une augmentation de 19% de leurs revenus provenant de l’innovation. Cela démontre que la diversité n’est pas simplement un « nice to have », mais un impératif pour les entreprises qui cherchent à se différencier et à croître.

Des décisions plus robustes et éclairées

Les entreprises tech prennent des décisions rapides et stratégiques. Dans ce contexte, la diversité de genre devient un levier pour des prises de décision plus équilibrées et mesurées. Une étude de Cloverpop (2017) a montré que les équipes diversifiées surpassent de 87 % les équipes homogènes dans la qualité de leurs décisions. Les femmes, par leurs perspectives, défient les biais et permettent aux équipes de prendre des décisions plus inclusives et solides. Ces décisions, éclairées par une variété de points de vue, se traduisent par une performance accrue et des solutions mieux adaptées aux besoins de clients toujours plus diversifiés.

La rétention des talents : un avantage concurrentiel

Les entreprises qui s’engagent réellement pour la diversité de genre constatent un bénéfice direct en termes de rétention des talents. Cela va au-delà de l’engagement moral ; c’est un investissement stratégique pour fidéliser les employés et réduire les coûts associés au turnover. Un rapport de Deloitte, « The Diversity and Inclusion Revolution : Eight Powerful Truths » (2018), souligne que les organisations inclusives ont une probabilité 2,3 fois plus élevée de retenir leurs talents. En offrant un environnement respectueux et inclusif, les entreprises tech attirent et retiennent les meilleurs talents féminins, un avantage crucial dans un marché du travail ultra compétitif. Cette fidélisation se traduit par une meilleure continuité des projets, une expertise renforcée et une amélioration de la productivité globale.

Diversité et performance financière : un lien indissociable

Les entreprises qui intègrent des femmes à leurs équipes tech ne le font pas uniquement pour l’image : elles le font pour la performance. L’étude de McKinsey mentionnée précédemment établit également un lien direct entre diversité de genre et rentabilité. Les entreprises diversifiées surperforment de manière systématique, et les équipes composées de talents féminins en particulier génèrent des bénéfices financiers qui surpassent ceux des équipes homogènes. La diversité, loin d’être un simple concept théorique, devient un moteur économique incontournable pour toute entreprise tech qui vise à prospérer. 

L’inclusion des femmes dans les entreprises tech n’est pas un luxe ou un effort accessoire. C’est une stratégie fondamentale pour toute entreprise cherchant à améliorer sa productivité, sa rentabilité et son innovation. Les entreprises qui hésitent encore à prendre des mesures concrètes pour favoriser la diversité et l’inclusion risquent de se retrouver à la traîne, incapables de s’adapter à un marché en constante évolution.

Pour la tech de demain, il ne s’agit pas d’être « politiquement correct » mais de faire les choix qui propulsent les entreprises vers le succès. Recruter et intégrer des talents féminins, c’est renforcer ses équipes, ses capacités d’innovation, et sa compétitivité. La diversité de genre s’impose comme un véritable levier de transformation, un atout stratégique qui, loin de diluer la performance, en est un accélérateur essentiel.

 

Vu et lu dans Télé Loisirs du 06/03/24
Vu et lu dans Télé Loisirs du 06/03/24

Vu et lu dans Télé Loisirs du 06/03/24

 

Ne laissons pas aux seuls hommes le soin de créer le numérique de demain

https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/ne-laissons-pas-aux-seuls-hommes-le-soin-de-creer-le-numerique-de-demain-2025-03-05-111712?utm_campaign=Jeudi%2006032025&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 05 mars 2025

 

TRIBUNE. La question de la parité dans les sciences n’est pas nouvelle. Selon l’Unesco, on compte environ 30 % de femmes dans la recherche scientifique en France, contre 41 % dans les pays arabes, 44 % en Amérique Latine et les Caraïbes, ou encore 47 % en Asie Centrale. Dans le numérique aussi, les femmes doivent être plus nombreuses.

Un secteur en plein essor

Si l’on s’intéresse plus précisément au numérique, on dénombre environ 24 % de femmes en activité en France, un chiffre qui augmente peu malgré les initiatives de nombreux acteurs. Pourquoi, dès lors, est-ce que les pays européens et plus particulièrement la France ont autant de difficultés à attirer les femmes dans les carrières scientifiques, et par extension à les intégrer dans la révolution numérique ?

D’abord, il faut souligner que ce problème ne devrait, en théorie, pas exister. Les femmes comme les hommes ont les mêmes compétences pour exercer des métiers des plus accessibles aux plus techniques. De plus, le secteur du numérique reste en croissance, poussé par l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité… Les entreprises sont toujours en pénurie de profils qualifiés sur le marché, dont la croissance est estimée à plus de 4 % en 2025 par Numeum.

Les femmes sont donc peu représentées dans des domaines qui construisent pourtant notre avenir. L’IA générative en est un bon exemple, car elle connaît un développement rapide et tout semble indiquer que, d’ici à quelques années, elle fera partie intégrante de notre quotidien. Si les questions de diversité et de parité ne sont pas prises en compte durant la conception et l’entraînement des modèles d’IA, ils peuvent alors perpétuer des biais – par exemple  représenter un ingénieur informatique comme masculin, ou encore privilégier des CV d’hommes dans des logiciels de recrutement.

Sensibiliser au plus tôt

Mon constat, après des années d’effort pour promouvoir les matières scientifiques auprès des jeunes filles, c’est qu’il est nécessaire d’agir le plus tôt possible si l’on souhaite féminiser le numérique. En effet, si le choix des spécialités scientifiques, nécessaires pour travailler dans le numérique, se fait au lycée, il découle d’une réflexion qui démarre dès le collège si ce n’est à l’école primaire. Or, dès le plus jeune âge, les filles peuvent être exposées à des stéréotypes et être découragées à se tourner vers les domaines scientifiques.

La parité dans le numérique n’est atteignable qu’avec une mobilisation continue de l’ensemble des acteurs évoqués plus tôt : l’État, les entreprises, les établissements d’enseignement du primaire jusqu’au supérieur… C’est une question qui touche à notre culture, aux modèles que nous souhaitons transmettre à nos enfants. La charte sur les jouets non-genrés est un bon exemple d’action concrète, et la mise en avant de « role models » féminins est également efficace pour montrer aux jeunes filles les possibilités de carrière dans le domaine. Enfin, les professeurs des écoles, mais aussi les parents ont plus particulièrement un rôle à jouer pour orienter, dépasser les clichés et encourager les jeunes filles à casser ce plafond de verre.

Le numérique est le secteur d’avenir, qui offre une multitude de métiers passionnants et bien rémunérésL’enjeu est bien réel : ne laissons pas aux seuls hommes le soin de créer le futur du numérique !

Vu et lu dans La tribune Dimanche du 10/11/24
Vu et lu dans La tribune Dimanche du 10/11/24

Vu et lu dans La tribune Dimanche du 10/11/24

 

Cap vers « Elles bougent pour demain » 2025

https://www.jeccomposites.com/news/by-jec/cap-vers-elles-bougent-pour-demain-2025/?news_type=announcement

Le 07/03/25

 

L'association Elles bougent s'apprête à donner le coup d'envoi de la deuxième édition de l'événement « Elles bougent pour demain » qui se tiendra du 31 mars au 4 avril 2025. L'objectif est de faire découvrir aux collégiennes, lycéennes et étudiantes les métiers de l'industrie et leurs nombreuses perspectives d'avenir.

Du 31 mars au 4 avril 2025, Elles bougent organisent la deuxième édition de l'événement « Elles bougent pour demain » afin de promouvoir les métiers de l'industrie auprès des élèves et des étudiantes françaises. « Nos 62 entreprises partenaires et écoles d'enseignement supérieur ouvrent leurs portes aux collégiennes, lycéennes et étudiantes pour leur faire découvrir l'industrie de demain à travers 122 événements dans 17 régions », précise une porte-parole de l'association présidée par Valérie Brusseau, par ailleurs directrice R&D chez Valeo.

Les industries aéronautiques et éoliennes bien représentées

Parmi les initiatives d'ores et déjà confirmées, on peut citer celles d'Airbus, Thales, Dassault Aviation, Renault, Valeo, Naval Group, Safran, Valorem, BW ideol, Nantes Saint-Nazaire Port, Nordex et SBM Offshore. Les visites de sites industriels permettent de mieux comprendre les métiers, en compagnie d'experts, tandis que les écoles présentent les formations qui ouvrent la voie aux carrières dans l'industrie.

Elles bougent présentes lors de JEC World 2025

Rappelons que le 6 mars 2025, l'association Elles bougent a invité un groupe de lycéennes à découvrir le salon JEC World, pour présenter les innovations de pointe liées aux composites, ainsi que les opportunités que cette filière représente dans les domaines scientifiques et techniques.

Du 3 au 8 mars, Elles bougent orchestre la deuxième édition de l'Equity Week, riche en conférences et en initiatives d'entreprises, qui trouvera son point d'orgue avec la grande campagne numérique internationale « Elles bougent pour le 8 mars ».

Plus d'informations : www.ellesbougent.com 

Vu et lu dans Val d'Oise Magazine n° 31 / Printemps 2025
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Ma contribution à cette journée
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Février 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Février 2025
Février 2025

DESORMAIS. Les tenues de travail des agents SNCF seront fabriquées avec du lin français (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/10/industrie-territoires-le-lin-il-coche-presque-toutes-les-cases.html), soit une première mondiale pour des équipements de protection individuelle (EPI).

IFTH News de février 2025

 

CLASSEMENT. De choix pour la ville de Paris, se positionnant à la 2ème place du classement des performances de 70 villes du monde en matière de mobilité et de transformation des transports.

Ca M’intéresse n° 528 de février 2025

 

ACCEPTATION. De la Commission européenne pour octroyer 48 M€ à la gigafactory (Douai) de la société Envision AESC, destinée à approvisionner le groupe Renault en batteries, soit d’une capacité de 200 000 unités.

ECINews du 01 février 2025

 

PREMIERES. Pour le groupe Publicis, décrochant le titre de numéro un mondial de la publicité, avec près de 14 milliards d’Euros de revenu net, et une croissance organique de 5,8 % sur un an. Et pour le groupe Safran, obtenant la 1ère certification au monde délivrée par l’agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) pour un moteur d’avion électrique, l’Engineus 100, destiné à l’aviation de loisir et aux futurs taxis volants.

Les Echos du 04 février 2025

 

HISTORIQUE. La progression de la France dans le domaine des énergies renouvelables, avec en 2024, un taux record de 148 TWh pour un parc total dépassant les 78 GW, soit 6 GW supplémentaires par rapport à l’année 2023.

Ecoréseau du 04 février 2025

 

TROIS. Contrats pour le groupe Colas au Maroc, dans le cadre des travaux de la ligne à grande vitesse entre les villes de Tanger et Marrakech, rejoignant en cela d’autres acteurs tricolores que sont Egis, Systra, et NGE.

Batiactu du 05 février 2025

 

CONSTRUCTION. D’un data center géant pouvant aller jusqu’à un gigawatt en France par les Emirats Arabes Unis, soit près de 50 milliards d’investissements.

La Tribune du 07 février 2025

 

RECORDS. Sportifs et financiers pour les clubs français en Ligue des champions, avec pour le PSG, l’octroi de 80,917 millions d’Euros, 78,717 millions d’Euros pour Le LOSC, 59,769 millions d’Euros pour l’AS Monaco, et 51,828 millions d’Euros pour Le Stade Brestois.

Ecoréseau du 09 février 2025

 

PRESTIGIEUX. Les prix remportés par la musique française aux Grammy Awards 2025, avec dans la catégorie Meilleure Performance Métal, le groupe Gorija et sa chanson désormais célèbre après son passage durant la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, « Mea Culpa » (Ah ! Ca ira), et dans celle du Meilleur Enregistrement Dance/Electro, le duo Justice, avec le titre « Neverender ».

Linkedin du 10 février 2025

 

FINALISATION. Pour le groupe Saint-Gobain de l’acquisition du géant de la chimie de la construction indienne, Fosroc.

Batiactu du 10 février 2025

 

STABLE. Le chômage en France, avec même une légère baisse de 0,1 point au 4ème trimestre 2024, atteignant donc 7,3 % de la population active.

La Tribune du 11 février 2025

 

PROGRAMME. D’investissement de 20 milliards d’Euros en France par le groupe canadien Brookfield Asset management, afin de créer des infrastructures de centres de données d’IA dans l’Hexagone.

ECINews du 11 février 2025

 

SELECTION. Par la Royal Navy du groupe Thales portant sur la modernisation des systèmes de communications internes et externes de l’ensemble de la flotte de la marine britannique pendant 10 ans.

VIPress du 12 février 2025

 

GROS. Contrat pour TotalEnergies avec la société indienne GSPC, afin de lui fournir pendant 10 ans et annuellement 400 000 tonnes de gaz naturel liquéfié à compter de 2026.

La Tribune du 12 février 2025

 

STRATEGIQUE. Le partenariat entre le CEA et l’acteur majeur américain des semi-conducteurs AMD pour façonner l’avenir du calcul en IA, et répondre aux besoins croissants dans des secteurs comme l’énergie et la médecine.

Actu IA du 12 février 2025

 

SIGNATURE. D’un contrat cadre de plus de 600 M€ entre le groupe Alstom et la Deutsche Bahn, portant sur la modernisation et la digitalisation du réseau ferroviaire allemand, et donc la fourniture de près de 2 000 systèmes d’enclenchement digital d’ici à 2032.

VIPress du 13 février 2025

 

PREMIERE. Bénéficiaire des fonds de la BEI la France, avec en 2024 la réception sous forme de prêts de 12,6 milliards d’Euros, dont 70 % seront fléchés vers des projets visant à limiter le réchauffement climatique.

La Tribune du 13 février 2025

 

LIVRAISON. De 6 000 drones à l’Ukraine par la société franco-allemande Helsing, spécialisée dans l’IE de défense.

L’Usine Nouvelle du 13 février 2025

 

GERANCE. Du nouveau terminal de Pointe Noire au Congo par la nouvelle société créée par le groupe français CMA CGM et le géant émirati de la logistique AD Ports Group.

CONTRAT. Exceptionnel pour la PME angevine Stif avec le groupe Tesla, afin de lui fournir des solutions pour lutter contre les incendies et les explosions industrielles, et répondre à ses besoins dans le domaine du stockage d’énergie renouvelable, autre activité du groupe américain.

Le Moci du 13 février 2025

 

OUVERTURE. En Inde d’une usine de cartes électroniques et d’un centre de R&D en électronique du groupe Safran, afin de répondre aux besoins des secteurs de l’aéronautique et de la défense du pays.

VIPress du 14 février 2025

 

HAUSSE. Du recrutement cette année, avec des intentions de plus de 80 groupes français, dont la SNCF, LVMH, ou Bouygues d’embaucher près de 155 000 personnes.

La Tribune Dimanche du 16 février 2025

 

ASSOCIATION. Entre les groupes TotalEnergies et Air Liquide pour produire de l’hydrogène aux Pays-Bas, en investissant plus d’un milliard d’Euros dans deux projets d’électrolyseurs.

L’Usine Nouvelle du 18 février 2025

 

EXCEPTIONNELS. Les résultats de la société Aixam Mega, leader sur le marché des véhicules sans permis, après avoir vendu en 2024 près 19 500 véhicules en Europe, et près de 10 000 en France, soit une croissance de 55 % en Europe et de 43 % en France par rapport à 2019.

Le Dauphiné Libéré du 19 février 2025

 

RECORD. Pour la France, après le maintien d’un plasma pendant un peu plus de 22 minutes sur le réacteur tokamak West, opéré par le CEA, améliorant en cela le précédent record établi par la Chine.

La Tribune du 19 février 2025

 

ANNONCES. Phares durant le Sommet IA, avec 5 milliards d’Euros investis par la société américaine Digital Reality pour poursuivre le développement de ses data centers à Marseille et en Ile de France, 10 milliards par l’entreprise britannique Fluidstack pour déployer le plus grand supercalculateur au monde, 20 milliards par le canadien Brookfield pour déployer un data center à Cambrai, 50 milliards par les Emirats arabes unis pour construire un gigantesque data center en France, 109 milliards d’investissements privés pour soutenir le secteur de l’IA dans l’Hexagone, et enfin 200 milliards d’Euros de fonds publics et privés mobilisés par l’UE dans le cadre de l’initiative « RU AI Champions », regroupant 60 grands groupes industriels et technologiques.

France Digitale du 19 février 2025

 

INVESTISSEMENTS. De 30 millions d’Euros de la part de l’américain Carrier à Montluel (Ain) pour son centre de référence mondial pour le traitement de l’air et les pompes à chaleur industrielles, ainsi que pour un autre site, à Culoz, où l’activité de refroidisseurs pour data centers monte en puissance.

L’Usine Nouvelle du 20 février 2025

 

COLLABORATION. Entre le groupe français Sicomin, leader mondial dans la production de résines époxy, et le groupe Premier Composite Technologies (PCT), de Dubaï, afin d’étendre le Mataf des 2 Saintes Mosquée de la Mecque en Arabie Saoudite, soit 216 800 mètres carrés.

Jec Composites du 21 février 2025

 

AMELIORATION. Du climat des affaires en France en février avec un total de 96 points, tiré notamment par les services (rebond de 2 points) et l’industrie (+ 1,4 point).

Le Journal des Entreprises du 21 février 2025

 

CLASSEMENT. De choix pour la France, après l’obtention, pour la 2ème année consécutive, de la 1ère place du rapport 2024 de l’ESNA (Europe Startup Nations Alliance), qui évalue les politiques publiques en faveur de l’innovation selon 8 critères clés que sont :

. Création rapide de startups

. Attraction et rétention de talents

. Accès aux financements

. Innovation et régulation

. Marchés publics et innovation

. Diversité et inclusion sociale

. Priorité au numérique

. Option d’achats

Business France du 24 février 2025

 

NOUVEAU. Contrat de 200 millions d’Euros pour KNDS France, dans le cadre du soutien de la flotte de chars Leclerc des Emirats Arabes Unis, en attendant la signature d’une méga-commande évaluée à plus de 2,5 milliards d’Euros, portant elle sur la modernisation de ces mêmes chars.

La Tribune du 27 février 2025

 

ACCORD. Courant de 2024 à 2031, permettant au groupe Safran Electronics & Defense de fournir aux forces de défense finlandaises des systèmes de navigation inertielle avancés Geonyx, assurant d’améliorer les capacités en termes de précision opérationnelle de l’armée.

VIPress du 27 février 2025

 

INSTALLATION. D’un circuit de 800 mètres au cœur de la capitale des Emirats Arabes Unis par la société Urbanloop, de Nancy, et fabricante d’un système de transport visant à faire circuler des capsules sur des rails connectés, dont c’est une première à l’international.

Le Journal des Entreprises du 28 février 2025

 

SOUS. La barre de 1 % sur un an l’inflation française en ce début d’année, soit une première depuis quatre ans, et dû par un recul sur les prix de l’énergie, des services et des produits manufacturés.

La Tribune du 28 février 2025

Février 2025

Publié dans Revue de presse

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Hyvolution 2025 (suite & plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

Hyvolution 2025 (suite & plus)
Hyvolution 2025 (suite & plus)

Hyvolution Paris 2025 : une 8e édition qui confirme son rôle de leader mondial de l’hydrogène

https://www.controles-essais-mesures.fr/mesures/0022974-hyvolution-paris-2025-une-8e-edition-qui-confirme-son-role-de-leader-mondial-de-lhydrogene/

Le  10 février 2025

 

Avec 550 exposants et marques, plus de 15 000 professionnels venus de 65 pays et une dynamique d’affaires exceptionnelle, la 8e édition de Hyvolution Paris, qui s’est tenue du 28 au 30 janvier 2025 à Paris Expo Porte de Versailles, a de nouveau démontré sa place incontournable dans l’écosystème mondial de l’hydrogène.

Des producteurs d’hydrogène aux industriels, en passant par les collectivités et investisseurs, couvant les principaux marchés cibles de la mobilité, de l’énergie et de l’industrie : tous les acteurs concernés par la problématique de l’hydrogène s’étaient donnés rendez-vous à Paris à l’occasion du salon Hyvolution.

Cette année, les échanges se sont particulièrement focalisés sur les défis de l’industrialisation, le financement des projets et l’accélération du déploiement à grande échelle.

Quelque 550 exposants et marques (dont 41 % de nouveaux participants et 33 % d’internationaux), 15 300 visiteurs (en hausse de +3 % par rapport à 2024 dont ¼ d’internationaux) et 300 experts et speakers internationaux (animant 120 workshops) étaient présents.

S’est également tenue la 3e édition du sommet stratégique, Hyvolution Summit, rassemblant des leaders politiques et économiques pour définir les grandes orientations de la filière.

Parmi les temps forts, la révélation en exclusivité de l’Indice européen de l’Hydrogène 2025, réalisé en partenariat avec EY, a fourni un cadre stratégique essentiel pour le développement de l’hydrogène bas carbone en Europe.

Une ouverture internationale renforcée 

Avec la participation record de 12 pavillons internationaux et la visite de nombreux ambassadeurs, Hyvolution Paris 2025 a également affirmé sa dimension internationale. Des pays leaders de l’hydrogène comme l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, le Brésil et le Royaume-Uni ont exposé leurs avancées technologiques et partagé leur vision du développement de l’hydrogène à grande échelle.

Par ailleurs, la diversité des visiteurs internationaux a souligné l’attractivité croissante du salon. Des délégations venues d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et d’Asie ont participé aux échanges, favorisant de nouveaux partenariats et renforçant la coopération mondiale autour des enjeux énergétiques et climatiques.

Une impulsion forte pour les territoires et l’emploi 

Présentes pour mettre en avant leurs initiatives et contribuer à l’essor d’une filière hydrogène structurée sur le territoire national, les régions françaises ont également joué un rôle majeur en accompagnant leurs entreprises locales. 

En outre, l’édition 2025 a été marquée par une forte dynamique de recrutement, avec de nombreuses offres d’emploi publiées et des rencontres dédiées entre entreprises et talents qualifiés. La montée en puissance des compétences dans la filière confirme Hyvolution Paris comme un véritable accélérateur pour structurer les métiers de demain.

Hyvolution 2026 : une ambition renouvelée 

Hyvolution donne déjà rendez-vous en janvier 2026 pour une nouvelle édition. L’événement franchira une nouvelle étape en s’installant dans le Pavillon 1 de Paris Expo Porte de Versailles, un espace plus vaste.

L’objectif ? Poursuivre l’accélération de l’industrialisation et renforcer la coopération internationale pour faire de l’hydrogène un pilier incontournable de la transition énergétique mondiale.

À noter par ailleurs : la 3e édition Hyvolution Chile 2025 se tiendra à Santiago les 2, 3 et 4 septembre 2025 ; la première édition Hyvolution Canada 2025 sera organisée un mois plus tard à Trois-Rivières les 1er et 2 octobre 2025.

 

 

Vu et lu dans Ca m'intéresse n° 528 de février 2025
Vu et lu dans Ca m'intéresse n° 528 de février 2025

Vu et lu dans Ca m'intéresse n° 528 de février 2025

Hyvolution 2025 (suite & plus)
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Les portes du JEC World 2025 s'ouvrent aujourd'hui

Publié le par Jacques SAMELA.

Les portes du JEC World 2025 s'ouvrent aujourd'hui
Les portes du JEC World 2025 s'ouvrent aujourd'hui
Vu et lu dans Jec Composites Magazine n° 161 de mars & avril 2025

Vu et lu dans Jec Composites Magazine n° 161 de mars & avril 2025

Vu te lu dans Les Echos du 26/02/24
Vu te lu dans Les Echos du 26/02/24

Vu te lu dans Les Echos du 26/02/24

Les portes du JEC World 2025 s'ouvrent aujourd'hui

Publié dans Agenda

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Le domaine skiable français (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le domaine skiable français (suite)
Le domaine skiable français (suite)

Les domaines skiables de France ont investi 568 millions d'euros en 2024

https://www.ledauphine.com/societe/2025/02/26/les-domaines-skiables-de-france-ont-investi-568-millions-en-2024?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises

Le Dauphiné Libéré / Le 27/02/25

 

Une étude économique réalisée par Domaines Skiables de France, Atout France et le magazine Montagne Leaders fait savoir que 568 millions d'euros ont été investis en 2024. Un investissement plus important que l'année passée.

C'est par un communiqué que nous avons appris que les domaines skiables avaient, en 2024, investi 568 millions d'euros, soit plus de 20 millions que l'année précédente. Ce chiffre représente 34 % du chiffre d'affaires total des domaines skiables français. Des investissements dont se réjouit la présidente, Anne Marty : « Quelle autre filière touristique réinvestit 34 % de son chiffre d’affaires comme le font les opérateurs de domaines skiables français cette année ? Un choix raisonné qui s’appuie aussi sur des études pour simuler l’état de l’enneigement en 2050 et 2080 afin d’orienter les investissements et s’adapter au monde de demain. »

La Savoie fait partie des gros investisseurs

C'est en Savoie que l'on investit le plus, avec pas moins de 279 millions d'euros, suivi par son voisin haut-savoyard, dont le chiffre s'élève à 115 millions. Des chiffres gonflés notamment avec les restructurations des télécabines de Saint-Gervais. L'Isère clôture le podium avec un investissement estimé à 88 millions d'euros. Suivent ensuite les Alpes du Sud (44 millions d'euros), les Pyrénées (37,8 millions d'euros) et les Vosges (1,9 million d'euros). Le Massif central et le Jura sont en queue de peloton : 1,3 million d'euros a été investi dans chacun de ces territoires. Des chiffres qui ont notamment subi un hiver difficile, notamment sur cette zone, avec des conditions d'enneigement qui se dégradent. Anne Marty, fait également remarquer que l'âge des pratiquants se rajeunit, que ce soit en alpin ou en ski de fond. Une nouvelle qui laisse entrevoir de beaux jours économiquement parlant pour nos domaines skiables.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/02/la-france-premi%C3%A8re-destination-mondiale.html

 

Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024
Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024

Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024

Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024
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Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024

Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024

Vu et lu dans Pour l'éco d'avril 2024

Le domaine skiable français (suite)
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Denv-R, que vogue les datas

Publié le par Jacques SAMELA.

Denv-R, que vogue les datas
Denv-R, que vogue les datas

Pour le commun des mortels que nous sommes, la prolifération de termes technologiques divers et variés nous fait parfois perdre pied, comme par exemple durant la séquence consacrée au Sommet pour l’Action sur l’IA (https://sanfrancisco.consulfrance.org/bilan-du-sommet-pour-l-action-sur-l-ia-a-paris#:~:text=Le%20Sommet%20a%20abouti%20%C3%A0,accessible%20de%20l'intelligence%20artificielle.), où apparu de nombreuses fois le terme "data center*" ou centres de données, indispensables qu’ils sont et seront pour accompagner les multiples projets consacrés à l’utilisation de l’IA.

Alors, il faut savoir que la France détient déjà plus de 300 de ces hébergeurs de données, se classant pour le coup au 6ème rang mondial, tout en devenant cependant une problématique environnementale grandissante.

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23
Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23

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En effet, très gourmands en électricité, créant de la chaleur, qu’il faut refroidir quotidiennement afin de les faire fonctionner sans dommages, il est une obligation de trouver des solutions afin d’éviter que leurs responsabilités dans les émissions de gaz à effet de serre n’augmentent considérablement. Rappel en passant, cela représente déjà 2 % aujourd’hui à l’échelle mondiale.

Et c’est justement ce que nous propose Denv-R (www.denv-r.com), une jeune société originaire de Guérande, la patrie du sel marin, avec l’élaboration d’un data center flottant.

En effet, créée en 2021 par Vincent Le Breton et Maxime Rozier, incubée sur le campus de l’IMT Atlantique (www.imt.fr), celui de Nantes plus précisément, l’idée de départ est d’utiliser l’eau en tant qu’élément rafraichissant des data centers, qu’il provienne d’un fleuve, d’une rivière, ou d’un océan, assurant grâce ce procédé, d’abaisser la consommation énergétique et les émissions de C02 de 40 %.

Vu et lu dans 20minutes du 16/11/22

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Ensuite, l’autre idée, est elle d’utiliser l’eau comme support, et non seulement comme apport, avec l’élaboration d’une structure flottante disposant d’une puissance de 200 kW, en acier recyclable, élaboré par la société GEPS Techno (www.geps-techno.com), également guérandaise, complétée par des panneaux solaires, permettant l’alimentation des systèmes dits auxiliaires, occasionnant pour le coup son indépendance énergétique.

Vu et lu dans 20minutes du 16/11/22

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Et de l’idée innovante de départ, unique en Europe, reconnue comme telle un an plus tard avec l’obtention du Trophée Port du futur 2022 (https://www.pole-mer-bretagne-atlantique.com/ports-infrastructures-logistique/dc2port), et après avoir été retenue parmi les 100 solutions sélectionnées par le collectif The Arch (https://www.the-arch.eu/), l’événement européen pour accélérer la transition écologique, l’installation de leur premier modèle sur la Loire en octobre 2024 (https://www.ouest-france.fr/high-tech/internet/video-premiere-en-europe-denv-r-le-datacenter-sur-la-loire-est-installe-a-nantes-6c21f781-14ce-37a2-8f86-4be35664435b), leur permettra de tester grandeur nature leur plateforme flottante, tout en démontrant que si elle répond amplement aux enjeux de la loi appelée REEN (https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-dossiers/loi-reen-le-numerique-responsable-un-enjeu-rse-pour-les-entreprises), elle répond également à une autre des problématiques actuelles, qui est celle de faire face aux conséquences de la densité de population, avec un impact totalement nul sur le foncier des villes, souvent rare et cher, car ne nécessitant aucunes structures en dur pour s’y installer.

Ce qui finalement devrait intéresser beaucoup de monde, nous bien sûr, j’entends par là notre pays, avec la demande qui devrait survenir au moment de la mise en place des grands projets de data centers annoncés haut et fort durant la semaine dédiée à l’IA (voir ci-dessus), mais aussi par d’autres, notamment par des pays touchés par des problématiques géologiques, climatiques et énergétiques, ainsi que de foncier, et dont l’idée d’acquérir à moindre frais des solutions comme celle-ci, pourraient leur permettre de subvenir à leurs besoins dans l’application de ces technologies d’avenir.

Alors, pour l’instant le modèle proposé reste encore celui d’origine, d’une puissance de 200 kW pour rappel, mais des réflexions sont en cours pour élaborer une version dite off-shore, s’appuyant sur la puissance de la houle afin d’y produire de l’énergie, mais aussi une structure plus importante, pouvant y accueillir elle plusieurs data centers.

Ce qui en somme,  pourrait parfaitement coller à la volonté de multiplier dans un avenir proche les data centers en France, sachant que notre pays bénéficie de trois façades maritimes, soit plus de 5 500 km de côtes à l’échelle hexagonale, de près de 15 000 km en outre-mer (https://www.eaufrance.fr/les-eaux-cotieres#:~:text=Le%20littoral%20fran%C3%A7ais&text=En%202019%2C%20la%20longueur%20du,de%20lin%C3%A9aire%20en%20outre%2Dmer.), sans oublier pour autant fleuves, lacs, voire barrages hydroélectriques, pléthores sur notre territoire. Un vrai potentiel.

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23

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Par contre, la question qui se posera, c’est de savoir si cette société pourra répondre en termes de production face à cette future demande, car cela risque d’être intense, qui plus est en un temps assez rapide, eu égard aux enjeux que vont soulever ces projets, notamment en termes de souveraineté, et donc avec idée que le processus menant à l’installation de data centers sur notre territoire, impliquent plutôt des acteurs nationaux, voire européens, afin d’éviter par la suite de dépendre d’autres pas toujours fiables, notamment en ce qui concerne la sécurité des données, sujet on ne peut plus sensible aujourd’hui.

Donc, ce que j’espère c’est que Denv-R devienne leader en son domaine, précurseur, il est déjà, et que son modèle (double sens) s’étende sur l’ensemble du territoire français, en Europe, et de par le monde. A suivre comme toujours.

*https://www.lebigdata.fr/definition-data-center-centre-donnees

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.atlanpole.fr/denv-r-inauguration-du-premier-data-center-flottant-a-nantes/

. https://www.usine-digitale.fr/article/denv-r-prepare-l-installation-de-son-premier-datacenter-flottant-a-nantes.N2125466

. https://www.informateurjudiciaire.fr/actualites/le-data-center-flottant-de-denv-r-est-operationnel/

. https://imtech.imt.fr/2023/05/30/denv-r-un-data-center-sur-leau/

 

Denv-R, que vogue les datas

Publié dans L'entreprise du mois

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