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l'entreprise du mois

Naval Group : Tenir les délais

Publié le par Jacques SAMELA.

Naval Group : Tenir les délais
Naval Group : Tenir les délais

Le président Macron a fait son choix, le futur porte-avions de la Marine nationale s’appellera « Le France Libre », et c’est Naval Group qui sera chargé de mener ces travaux titanesques.

Alors pour rappel, ce que l’on appelle « La France Libre » dans l’histoire de France concerne cette période où après la défaite de l’armée française en juin 1940 et l’appel du 18 juin du général de Gaulle, des françaises et des français se sont levés pour continuer le combat contre l’ennemi du moment.

Donc pour moi ce choix me parait plus que pertinent, encore plus aujourd’hui où certains souhaiteraient nous faire revivre des moments que ceux-ci ont justement combattus jusque dans leurs chairs.

Et pour rester dans l’avis personnel, avant d’engager la présentation du sujet en question, je serai par contre d’avis de garder le porte-avions actuel, « le Charles de Gaulle » je le rappelle, afin que nous puissions bénéficier dans les années à venir d’une marine de haute intensité, garante d’une souveraineté nationale assumée, mais aussi fer de lance d’une Europe fière de sa puissance, également assumée.

Donc deux porte-avions ne seraient pas de trop, au contraire, et les associer serait symboliquement pertinent quand on sait que c’est justement le général de Gaulle qui créa en juillet 1940 ladite « France Libre »* (https://www.ordredelaliberation.fr/fr/la-france-libre). Et vous qu’en pensez-vous ?

Et donc, après ce court moment d’histoire et d’avis, comme promis, le sujet du jour, concernant donc le leader européen du naval de défense.

Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024

Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024

Eh oui, et qui l’air de rien vit son activité principale initier en 1631 quand le Cardinal de Richelieu (https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Jean_du_Plessis_de_Richelieu) décida de créer les premiers arsenaux du royaume de France, suivi quelques années plus tard avec la création de celui qui sera longtemps connu comme l’arsenal de Cherbourg, la DCNS pour Direction des constructions navales système et services par la suite, et désormais Naval Group.

Avec depuis ce temps, près de 500 navires dont une centaine de sous-marins qui seraient sortis de ce lieu emblématique et historique pour la Marine Nationale, que l’on appelle encore de temps en temps « La Royale », surnom hérité de l’ancienne et vrai marine royale, mais aussi pour ne pas la confondre avec la marine marchande.

Et donc aujourd’hui, avec un carnet de commandes d’une valeur de plus de 30 milliards d’Euros, soit près de 10 ans d’activités assurées, venant donc de se voir confier la construction du prochain porte-avions de nouvelle génération (PA-NG), le groupe s’occupe également des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), le Nec plus ultra de la construction marine, avec pour un seul de ces monstres, notamment le dernier né de la série, « Le Terrible », 15 millions d’heures de travail, et un million de composants utilisés. Pour la comparaison, un avion de type Airbus utilise lui seulement 100 000 pièces et s’élabore en 50 000 heures de travail.

Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024
Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024

Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024

Quant au nouveau porte-avions, estimé à 10 milliards d’Euros sur 20 ans, il devrait représenter sur la période allant de 2026 à 2038, près de 9 000 emplois par an avec un pic à 14 000 au plus fort de l’activité, impliquant au passage 800 sous-traitants dont 600 PME sur l’ensemble de l’Hexagone.

Alors, ces grands programmes seront accompagnés d’un nouveau plan industriel appelé « Cap 2030 », dont l’objectif sera d’investir plusieurs centaines de millions sur l’ensemble des sites du groupe, dix à ce jour, afin de les moderniser et de les doter de nouvelles capacités censées également répondre aux besoins futurs, en particulier ceux concernant les marchés à l’export toujours plus nombreux, conséquence heureuse de son positionnement international via le biais de l’ouverture de près d’une vingtaine de centres d’excellences et de R&D dans des pays comme Singapour, le Brésil, l’Inde, la Belgique, et manifestement encore en Australie**.

Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024

Vu et lu dans Capital n° 398 de novembre 2024

Mais sans oublier pour autant de continuer à compléter son potentiel de production sur le sol national, avec pour la fin 2027, l’inauguration d’un nouveau centre d’excellence à La Londe les Maures dans le var, dédié cette fois-ci aux drones, systèmes autonomes et autres armes sous-marines.

Donc oui, tenir les délais sera certainement le challenge le plus important de ces prochaines années pour Naval Group, mais au vu de son actualité, ses résultats récents, avec pour l’année 2025, un chiffre d’affaires de 4,7 milliards d’Euros (+ 7,5 % par rapport à 2024), et une moisson de contrats d’un montant de 19 milliards d’Euros, on peut aisément penser que son positionnement de leader (voir plus haut) lui restera encore longtemps collé, voire pourquoi pas rattraper ses concurrents internationaux.

*https://francelibre.net/

**https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-enquete-des-matins-du-samedi/echec-des-sous-marins-australiens-d-anciens-hauts-grades-americains-oeuvraient-dans-les-coulisses-4339584

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.naval-group.com/fr

. https://www.lefigaro.fr/economie/nouveaux-porte-avions-sous-marins-fregates-naval-group-se-met-en-ordre-de-marche-face-a-l-afflux-de-commandes-20260323?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260323_NL_ECONOMIE&een=4a95be661899427ee6aa70e0e909d272&seen=2&m_i=OguO462CDRN%2BqzfxHNXE9eaFRW9sP8KIFxRzvkLxSPkFWNwdEQrlUqc_1eqcLs4IS_SDz9Rvpb39xicDzTxdHl4YQJrb9RwNOn

. https://actu.fr/economie/de-larsenal-a-naval-group-a-la-decouverte-de-deux-siecles-dhistoire-a-cherbourg_61769763.html

 

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 17/04/26

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 17/04/26

Naval Group : Tenir les délais

Publié dans L'entreprise du mois

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Columbus Café, l’autre modèle

Publié le par Jacques SAMELA.

Columbus Café, l’autre modèle
Columbus Café, l’autre modèle

Dès le début de sa création, en 1994, la chaine pionnière des coffee-shops français pour se démarquer de son principal concurrent, l’américain Starbucks, décida de se développer plutôt en dehors de Paris en privilégiant les autres territoires de l’Hexagone, représentant aujourd’hui 90 % de ses établissements et seulement sept dans la capitale, dont le dernier en date, qui avec une superficie de 600 m2, sur 3 niveaux, en devient pour le coup son vaisseau amiral. Il est situé à l’angle de la rue de Rivoli et le boulevard Sébastopol (https://resto.zepros.fr/snacking/coffee-shop-patisserie/columbus-cafe-installe-rivoli).

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Pour l’anecdote, Starbucks posséderait lui une centaine d’établissements dans la capitale.

Cependant, désireux de rester sur la même logique du début, de 250 établissements dans l’Hexagone aujourd’hui, l’objectif d’ici l’horizon 2030 est de passer à 500, en privilégiant à nouveau la province, mais cette fois-ci les villes où la chaine est encore absente, comme Strasbourg, Lorient, où alors de s’installer dans certains centres-villes, comme celui de Toulouse, et bien d’autres encore.

Alors, au-delà du nombre, c’est surtout à travers l’engagements à travailler avec des fournisseurs locaux, favorisant en cela le savoir-faire français, à limiter la teneur en sel et en huile de palme de leurs recettes, tout en proposant également une nouvelle offre de produits salés, à utiliser des œufs frais provenant d’élevages en plein air, ou encore, à réduire au maximum leurs déchets, tout en encourageant la recyclabilité, que le groupe compte s’imposer comme un dauphin aux dents longues.

Et ce n’est pas sa mascotte, l’ours débonnaire (https://graphiste.com/blog/symbolique-animal-que-signifie-un-ours-dans-un-logo/#:~:text=La%20symbolique%20de%20l'ours,il%20n'est%20pas%20menac%C3%A9) que l’on voit sur le devant de leurs coffee-shops, synonyme selon la pensée du groupe d’esprit chaleureux, réconfortant et convivial, qui s’en plaindra, assuré qu’il est de représenter à plus grande échelle encore la marque dans ce qu’elle a de plus révélateur auprès de sa clientèle, qui certainement, durant leurs très jeunes années eurent comme ami un personnage similaire.

Alors, clientèle nationale bien évidemment, qui en 2021 porta l’enseigne au 1er rang de la catégorie café & salons de thés du classement du magazine Capital, mais pas seulement, car depuis 2001, et l’ouverture de son premier établissement à l’étranger, plus précisément à Bruxelles, le groupe a inauguré d’autres sites à travers le globe, comme par exemple à Montréal (Canada) en 2020, suivi par le Qatar, Bahreïn, le Maroc, et bientôt le Koweït.

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Et l’Italie, pays considéré comme celui du café* sous toutes ses formes ? Marché en visibilité prochaine, qu’en dit la direction ?

En tout cas, pour s’approcher de l’excellence dans ce domaine, l’enseigne ne rechigne pas sur la formation des dits « Baristas »**, leur assurant plusieurs semaines de mise à niveau avant d’intégrer les établissements, instituant au passage un concours chaque année pour en désigner le lauréat ou la lauréate.

Photo J.S

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Ce qui pour l’ensemble, et notamment les 120 franchisés et plus, autre spécificité du groupe, assurera une plus-value optimale pour se démarquer de la concurrence, toujours plus vive, car à l’affut également des nouveaux usages d’une clientèle se rajeunissant, étudiants comme jeunes actifs, souhaitant trouver en ces lieux des réponses à leurs nouveaux désirs en termes alimentaires, ce que l’on appelle désormais le snacking.

Sujet donc que l’enseigne tend à développer au maximum, au-delà de la seule dégustation de café (2,8M d'espressos servis chaque jour quand même), avec la présence d’une carte sucrée/salé représentant déjà 30 % de son activité, assorti d’un côté par la vente de muffins faits maison, la possibilité de déguster désormais du thé ou du matcha (depuis 2018), et d’un autre côté, par le renforcement du créneau (plutôt salé) de midi, entrant de facto en concurrence directe avec les fast-foods ou les boulangeries.

Le tout avant l’arrivée d’autres acteurs*** sur le marché, encore plus gourmands que le concurrent historique ?

L’avenir nous le dira, mais tout en sachant quand même que l’enseigne française se prépare dès à présent pour affirmer et consolider sa présence dans l’Hexagone, tout en préparant j’imagine, d’autres ouvertures à l’international. Etats-Unis par exemple ?

*https://www.roeststaette.com/en/coffee-and-its-history-from-luxury-good-to-the-thrid-wave/#:~:text=Until%20the%2019th%20century%2C%20the,had%20a%20production%2Denhancing%20effect.

**https://www.brigad.co/metier/barista#:~:text=Dans%20le%20cas%20du%20barman,caf%C3%A9%20et%20les%20boissons%20d%C3%A9riv%C3%A9es.

***https://lepetitjournal.com/shanghai/actualites/les-marques-chinoises-de-cafes-lassaut-du-monde-434581

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.columbuscafe.com/

. https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/columbus-cafe-veut-ouvrir-250-nouveaux-coffee-shops-en-france-dici-a-2030-2213626#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_work_in_progress&utm_email_send_date=20260210

. https://www.snacking.fr/actualites/7939--Franchise-A-32-ans-Columbus-Cafe-l-enseigne-francaise-leader-de-coffee-shop-a-encore-faim-de-croissance-/

. https://www.presse-citron.net/une-eclipse-sur-starbucks-250-nouveaux-cafes-columbus-vont-ouvrir-en-france/

Columbus Café, l’autre modèle

Publié dans L'entreprise du mois

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La DGA, certainement pas une agence quelconque

Publié le par Jacques SAMELA.

La DGA, certainement pas une agence quelconque
La DGA, certainement pas une agence quelconque

Alors que la France se doit d’engager une transformation profonde de son outil de défense* afin de tenir son rang pour peser dans le concert des puissances militaires de demain, il est une agence, créée en 1961 par le général de Gaulle, qui justement par ses actions a permis tout au long de ces années à notre pays d’honorer à plusieurs reprises son statut, non démenti encore aujourd’hui, au contraire.

Son nom d’origine, la DMA ou Délégation ministérielle pour l’armement, et désormais, depuis un décret de 1977, la DGA ou Direction Générale de l’Armement.

L’idée première de cette création était donc de doter la France d’une force de dissuasion nucléaire, mais aussi de forces armées indépendantes, capables de répondre à un besoin souverain de se défendre, sans pour autant dépendre de qui que ce soit.

Et donc, si la France est aujourd’hui positionnée au 7ème rang des puissances militaires mondiales, la 1ère en Europe, c’est justement grâce à cette agence hors normes, et copiées de par le monde que nous le devons.

Mais quelles sont ses secrets pour justement attirer autant l’attention de pays comme l’Afrique du sud, l’Espagne et bien d’autres ?

De cela aucunes fuites à espérer, mais par contre des missions primordiales et toujours autant attendues pour pérenniser sa vocation première, qui est celle d’équiper les forces armées et préparer l'avenir. 

Et notamment ce que l’on appelle le nerf de la « guerre » avec un investissement financier à hauteur de près de 20 milliards chaque année, servant à soutenir l’innovation technologique, le développement de nouveaux équipements, ainsi que l’acquisition de nouveaux matériels pour une utilisation efficace de la part des armées.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche / Supplément Argent du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche / Supplément Argent du 26/10/25

Ensuite, sur des aspects plus techniques, la préparation des futurs systèmes de défense, la conduite des programmes d'armement, l'expertise scientifique et technique, les essais et évaluations des équipements et des systèmes de défense, représentant, tout en maintenant également des relations internationales dans le domaine de l’armement, avec entre autres une présence internationale dans plus de 20 pays, à l’Otan et bien évidemment au sein de l’UE, le cœur même de son positionnement stratégique pour maintenir une certaine pérennité et compétitivité du tissu économique et industriel français.

Sans oublier également l’apport journalier des dix mille et plus femmes et hommes, civils et militaires (20 %), ingénieurs, experts, cadres (60 %), disséminés sur les 18 sites hexagonaux, dont 9 centres d’expertise et d’essais, assurant s’il en est la création de passerelles vers le monde économique, celui des grands groupes industriels**, des PME, des start-ups (de plus en plus), ou encore le monde académique, avec des laboratoires de recherche, des écoles de renoms, afin d’y trouver justement des synergies entre des mondes parfois très éloignés.

Eloignés, mais finalement pas tant que cela, car rejoignant de plus en plus les besoins technologiques de nos armées aujourd’hui, ce que la DGA a bien compris avec l’Agence de l’innovation de défense ou AID***, placée sous sa responsabilité depuis le 1er septembre dernier, et dont les projets consistants à développer des technologies sur le long terme pour garantir la supériorité opérationnelle et l’autonomie stratégique des armées françaises, à accélérer les processus d’innovation, à favoriser l’innovation dite participative, notamment de la part du personnel civil comme militaire du ministère des armées, permettront la détection voire l’émersion de nouvelles technologies.

Rejoignant grandement l’un des objectifs de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 (https://www.defense.gouv.fr/ministere/politique-defense/loi-programmation-militaire-2024-2030/loi-programmation-militaire-2024-2030-grandes), qui, avec un budget de 10 milliards d’Euros dédiés, et donc le désir d’accentuer les efforts pour accroitre l’innovation au sein des forces armées, doit répondre à la consolidation de la supériorité technologique de celles-ci pour répondre cette fois-ci aux nouvelles menaces que nous découvrons chaque jour, et que nous appelons désormais hybrides ( https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_156338.htm).

Donc oui, la DGA n’est certainement pas une agence quelconque, car de ses actions dépend plus que jamais de notre capacité à nous défendre, seuls ou bien accompagnés, mais aussi comme l’a dit un certain Végèce (https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A8ce), « Si vis pacem, para bellum » ou « si tu veux la paix, prépare la guerre », mais sans occulter également de ne pas se trouver dépourvu au moment venu ou la paix, malheureusement, ne serait plus d’actualité.

* https://www.defense.gouv.fr/actualites/comment-france-se-prepare-haute-intensite

** https://vipress.net/thales-va-developper-le-plus-grand-radar-europeen-de-surveillance-de-lespace-depuis-la-terre/

***https://www.defense.gouv.fr/aid/mieux-nous-connaitre/presentation-lagence

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.defense.gouv.fr/dga/nous-connaitre/presentation-direction-generale-larmement

.https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_g%C3%A9n%C3%A9rale_de_l%27Armement#:~:text=La%20DGA%20a%20trois%20missions,promouvoir%20les%20exportations%20d'armement.

. https://www.lajauneetlarouge.com/la-dga-une-reconnaissance-internationale/

 

Rappel :

. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/l-industrie-de-defense-innovations-exportations-emplois.html

 

Agenda :

. https://www.defense.gouv.fr/fid

La DGA, certainement pas une agence quelconque

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Paraboot, toujours bien dans ses pompes

Publié le par Jacques SAMELA.

Paraboot, toujours bien dans ses pompes
Paraboot, toujours bien dans ses pompes

Il fut un temps que les très jeunes d’aujourd’hui ne connaissent pas, comme l’on dit, où j’avais à mes pieds des chaussures de la marque Paraboot, et plus précisément celles appelées « Michael », le modèle le plus connu de la marque.

Eh oui, mais non je ne vous dirai pas mon âge.

Par contre, celui de cette marque, synonyme, comme la marque Weston * d’un savoir- faire français qui résiste encore, celui de la filière tricolore de la chaussure j’entends, il est largement au-dessus du mien, puisqu’elle fût déposée par son créateur, Rémy-Alexis Richard, en 1927.

Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 21/01/24
Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 21/01/24

Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 21/01/24

Et encore, le véritable commencement pris même sa source à la fin du 19ème siècle, à Izeaux, dans l’Isère, où tout d’abord ouvrier-coupeur dans l’un des ateliers (20) du groupe Chevron, avec à la clé une idée bien précise quant à la possibilité de gagner bien mieux sa vie que ses dirigeants du moment, chose qu’il réalisera durant son passage à la capitale, complété qui plus est par un mariage avec une certaine Juliette Pontvert, fille de notaire, dont la dot, plus que fournie, lui permettra un retour gagnant dans son fief, avec tout d’abord l’acquisition de divers ateliers, mais surtout la création en 1922 de sa propre marque de bottine appelée Galibier (www.galibier.com), connue depuis comme la partenaire idéale des montagnards (Maurice Herzog) et des explorateurs (Paul-Emile Victor, Haroun Tazieff) de cette première partie du siècle, avant de péricliter, d’être mise en sommeil, mais depuis peu, de renaitre grâce notamment à l’engouement croissant de la randonnée en montagne, d’hiver comme été désormais.

Sinon, c’est durant un voyage aux Etats-Unis, en 1926, que Rémy-Alexis Richard découvre une particularité aux pieds des américains, des boots en caoutchouc totalement imperméables, ce qui en France n’est pas encore de mise, utilisant par exemple des semelles en bois ou en cuir cloutées.

Et c’est donc avec empressement qu’il ramènera cette idée à la maison afin d’y créer ses propres modèles, et faire qu’un an plus tard, en 1927 donc, il créera la marque Paraboot, association du nom du port d’Amazonie d’où partait le caoutchouc, Para, et de la traduction anglaise du mot botte, boot.

Mais il faudra toutefois attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour voir apparaître le modèle phare de la marque, la « Michael » donc, celui qui dans les années 80 permettra à la marque de se sortir de deux ans de grosses difficultés, grâce notamment aux stylistes de la mode italienne du moment, privilégiant, au détriment du costume sombre, le pantalon de velours, le pull à col roulé, ainsi que la veste en tweed, et estimant que cette chaussure se marierait idéalement à cette nouvelle norme.

Et depuis, après avoir été l’un des symboles des années collège des années 60 et 70, après avoir vécu un dépôt de bilan (1983), mais appartenant toujours à la même famille, et surtout être restée dans sa région d’origine (l’Isère pour rappel), l’entreprise, qui produit chaque jour près de six cents paires de chaussures, et qui voit son chiffre d’affaires augmenter d’année en année (28,2 millions d’Euros de prévisions pour cette année), se voit désormais considéré comme tendance par nombres de branchés dits urbains, mais aussi par d’autres comme José Bové, Vanessa Paradis, la gendarmerie ou la police en France, mais aussi par Johnny Depp et George Clooney, démontrant s’il en est que l’export est toujours plus d’actualité, avec près de 70 % de sa production vendue à l’étranger, contre déjà 45 % dans les années 80, et notamment un pays où la marque jouit d’une considération extrême, au même titre que les grandes maisons de luxe, le Japon.

Pour sa part, le directeur général préfère se positionner comme une marque haut de gamme.

Et donc, pays qui vit l’arrivée des premiers modèles dès le début des années 70, l’ouverture de la 1ère boutique en nom propre, à Tokyo, en 2001, suivi par d’autres, complétées en cela par plus de 300 magasins multimarques les distribuant, faisant du Japon encore aujourd’hui, la tête de gondole du marché asiatique avec 35 % du chiffre d’affaires de la marque, le reste se trouvant en France (33 %), en Europe (30 %), et en Amérique du Nord.

Mais qui dit succès dit aussi obligation d’augmenter les cadences pour répondre aux besoins croissants, qui plus est avec un peu moins de 150 salariés, et surtout des difficultés pour trouver aujourd’hui des « spécialistes » de la chaussure, l’obligeant de former en interne des personnes (très) motivées, ce qui l’air de rien prends du temps, près de six mois, rien que pour le dit cousu norvégien, utilisé toujours dans la conception des modèles, car nécessitant ni plus ni moins 150 étapes, et plus de 5 ans pour se parfaire à l’ensemble des techniques utilisées sur l’ensemble des postes de la production comme la coupe ou le montage.

Vu et lu dans Les Echos du 08/11/24

Vu et lu dans Les Echos du 08/11/24

L’autre idée de la direction fût également d’instituer la semaine de 4 jours pour 35 heures, améliorant manifestement et doublement la productivité de l’entreprise et de ses salariés.

Gageons donc que ces décisions donneront l’occasion à la marque de se pérenniser dans un temps aussi long que celui qui est en cours actuellement, la famille le souhaite, gardant en cela ce savoir-faire français reconnu de par le monde, tout en démontrant également que cette filière a et aura encore son mot à dire face à une concurrence privilégiant le faire vite, le peu cher, ce que l’on appelle aujourd’hui la fast-fashion (https://www.wedressfair.fr/blog/c-est-quoi-la-fast-fashion?srsltid=AfmBOoob056hJZuJS-gr2oDwCi7MxLk9FWv6Raj-ehyUKyscDSTB1XDR).

Est c’est vrai que la marque Paraboot représente pour le coup un véritable contre modèle significatif, car si l’on prend le modèle « Michael », sa durée de vie, avant de montrer des signes d’usures, est estimé à au moins dix ans, voire à plus de quinze après deux ressemelages maison, ce qu’à bien compris l’Institut national des métiers d’arts, en décernant en 2013 le précieux label "Entreprise du Patrimoine Vivant" (https://www.paraboot.com/journal/actualites/chaussures-made-in-france/?srsltid=AfmBOoo_NoM1xyHbEVrRsjlMbew50aAZri3TzvVQTt61K2cHOoLj0Oze), gage d’une reconnaissance de son savoir-faire, hexagonal bien sûr, mais je dirai surtout à l’international, théâtre désormais d’une recherche permanente de l’excellence de la part d’une clientèle de plus en plus regardante sur le rapport qualité prix de leurs achats.

Qu’elle se rassure, ce n’est pas dans l’ADN de la marque.

*http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/11/j.m.weston-so-frenchy.html

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.paraboot.com/la-marque/histoire/

. https://www.presences-grenoble.fr/actualites-made-alpes-grenoble/michael-l-icone-de-paraboot-souffle-ses-80-bougies.htm?utm_campaign=CCI+Grenoble&utm_content=2025+-+Pr%c3%a9sences+actus+juin+n%c2%b04&utm_medium=Emailing&utm_source=Sendethic

. https://www.marques-de-france.fr/listing/paraboot/

. https://lu.fashionnetwork.com/de-lu/videos/video/21535,Paraboot-111-ans-de-savoir-faire-made-in-france.html

. https://www.lesindispensablesparis.com/mode/paraboot

. https://www.bfmtv.com/luxe/lifestyle/paraboot-comment-le-petit-artisan-de-l-isere-est-devenu-le-roi-de-la-chaussure-au-japon_GN-202304100044.html

. https://maginfrance.fr/paraboot-une-histoire-de-famille/

. https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/paraboot-un-succes-construit-pied-a-pied-b87445a0-4164-11f0-adfe-9f9958012b6a

 

A découvrir :

. https://www.chaussuredefrance.com/lindustrie-francaise-de-la-chaussure

 

Vu et lu dans le magazine "A la lyonnaise" n° 12 du printemps 2024

Vu et lu dans le magazine "A la lyonnaise" n° 12 du printemps 2024

Vus et lus dans Le Parisien Week-End du 30/05/25 et de juin 2025
Vus et lus dans Le Parisien Week-End du 30/05/25 et de juin 2025

Vus et lus dans Le Parisien Week-End du 30/05/25 et de juin 2025

Paraboot, toujours bien dans ses pompes

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Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement

Publié le par Jacques SAMELA.

Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement
Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement

Fêtant cette année ses 25 ans d’existence, l’Inserm Transfert, filiale de l’Inserm (www.inserm.fr), et acteur clé de la valorisation de la recherche publique en France, vient de recevoir avec satisfaction le classement 2024 de l’Office Européen des Brevets (OEB), obtenant la 1ère place au classement des structures pharmaceutiques, et la 4ème à celui des biotechnologies.

En 2023, il en était à la 5ème et à la 2ème, soit une belle progression, et un petit recul.

Néanmoins, grâce à ces nouveaux classements, la France conserve donc sa position de leader en matière d’innovation, se classant à la 2ème place des pays les plus innovants en Europe, derrière l’Allemagne (https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-france-est-le-deuxieme-pays-europeen-avoir-depose-le-plus-de-brevets-en-2024-2116260).

Créé donc en 2000, sa genèse prend sa source en 1980 aux USA avec le Bayh-Dole Act (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayh-Dole_Act), portant à la création de bureau de valorisation & Technology Transfert Office (TTO), suivi par la France deux ans plus tard, avec la dite loi « d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique », positionnant la valorisation de la recherche au même niveau que l’acquisition des connaissances, renforcée ensuite deux ans plus tard par une loi sur l’enseignement supérieur, permettant cette fois-ci la création de service de valorisation au sein des universités, et complétée au final en 1999 par la loi Allègre, donnant aux universités ainsi qu’aux chercheurs la possibilité de déposer des brevets, et de créer des start-ups.

Depuis, cette structure, filiale privée de l’Inserm je le rappelle, dite sous Délégation de Service Public, et qui est spécialisée dans le transfert de technologies en santé humaine, gère donc la valorisation économique et sociétale, ainsi que le transfert des connaissances issues des laboratoires de recherche de son établissement de tutelle vers l’industrie, contribuant en cela à l’innovation de la santé en France.

En tout, ce sont trois missions principales qu’elle porte en son sein, soit :

1/ Protéger et développer les innovations de l’Inserm et de ses partenaires ;

2/ Créer de la valeur économique et sociétale au bénéfice de l’innovation de l’Inserm ;

3/ Développer et co-conceptualiser les innovations jusqu’en clinique ;

Missions dont les succès furent plus que certains, car depuis 2009, et les 22 millions d’investissements de la maison mère, dont le dernier budget en date (2025) représente 1,225 milliards d’Euros, ce sont près de 300 projets qui ont pu émerger, accompagnant notamment des chercheurs et cliniciens de la maison, ou d’institutions partenaires comme le CNRS (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/02/le-cnrs-par-de-la-les-frontieres-de-la-connaissance.html), ou des universités, afin d’initier par exemple  de nouvelles approches médicamenteuses, d’innovantes solutions de diagnostic, ou encore rendre la santé de plus en plus digitale.

Et heureusement ce n’est pas près de s’arrêter, alors déjà pour rester aux premières loges en terme de dépôts de brevets (voir plus haut), mais surtout pour continuer à apporter sa pierre à l’édifice de la santé de demain,  suivant en cela les stratégies nationales d’accélération mise en œuvre par l’Etat, notamment dans le cadre de France 2030, où l’Inserm s’est vu confié le pilotage du programme « Impact Santé » (https://presse.inserm.fr/impact-sante-linserm-lance-quatre-projets-de-rupture-pour-la-recherche-en-sante/69477/), et où les maladies infectieuses émergentes, les biothérapies et la bioproduction, sans oublier à nouveau la santé digitale, font office de priorité nationale.

Le thème de la souveraineté n’est pas très loin finalement, car rappelons-nous par exemple le début du Covid, où nous nous trouvions assez démunis face à ce qui deviendra une pandémie mondiale (https://www.who.int/europe/emergencies/situations/covid-19#:~:text=Links%20and%20resources,SARS%2DCoV%2D2).), avec je le rappelle également, plus de 6 millions de décès, dont plus de 160 000 en France (https://fr.statista.com/statistiques/1101324/morts-coronavirus-monde/).

Donc, évitons de nous retrouver à nouveau dépourvu, et faisons en sorte que cet acteur demeure en capacité pour de nombreuses années encore, de transformer des idées en innovations concrètes. Notre santé en dépend.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.inserm-transfert.fr/

. https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/232558/inserm-transfert-se-rejouit-du-classement-oeb-2024-la-france-et-inserm-transfert-champions-de-linnovation-en-europe-communique/

. https://www.entreprendre.fr/inserm-transfert-filiale-privee-de-linserm-specialisee-dans-le-transfert-de-technologies/

. https://www.gazettelabo.fr/afrique/breves/17035Inserm-Transfert-OEB-2024.html

. https://presse.inserm.fr/impact-sante-30-millions-deuros-confies-a-linserm-pour-faire-avancer-la-recherche-en-sante/70177/

 

Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement

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L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale

Publié le par Jacques SAMELA.

L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale
L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale

Alors que Musk, Bezos et autres milliardaires aux poches bien pleines phagocytent à leurs profits les prérogatives de la célèbre NASA (www.nasa.gov), l’Agence Spatiale Européenne, ou European Space Agency ou encore ESA (www.esa.int) fête cette année les 50 ans de sa création, effective le 30 mai 1975, après que 11 pays européens décidèrent de s’unir afin de se positionner dans la course menant à l’espace, sans pour autant se retrouver dépendant des deux principaux acteurs de l’époque qu’étaient les Etats-Unis et l’URSS.

Alors même si l’aventure spatiale européenne était déjà active quinze ans plus tôt, notamment avec le lancement le 1er décembre 1960 de la Commission préparatoire européenne pour la recherche spatiale (COPERS), aboutissant deux ans plus tard à la création de deux entités que furent le Conseil européen de recherches spatiales (CERS), et le Centre européen pour la construction de lanceurs d’engins spatiaux (CECLES), que la France, en 1965, envoya dans l’espace son premier satellite du nom d’Astérix, au moyen de la fusée Diamant (https://cnes.fr/actualites/y-50-ans-diamant-lancait-asterix-premier-satellite-francais), lui permettant de devenir le 3ème pays au monde à mettre en orbite par ses propres moyens un satellite conçu dans l’Hexagone, ou encore les échecs successifs de la fusée Europa ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Europa_(fus%C3%A9e)), poussèrent finalement à la création de la dite agence.

L’idée étant donc de concurrencer les pionniers de la conquête spatiale, l’ESA, très rapidement, confia au Centre national des études spatiales (CNES), la mise en œuvre du programme connu sous le nom d’Ariane, avec dès le 24 décembre 1979, l’envol du centre de Kourou en Guyane, de la toute première fusée Ariane 1.

Aujourd’hui, l’ESA comporte 22 Etats membres, son siège est basé à Paris, et son budget pour l’année dernière était de 7,4 milliards d’Euros, faisant d’elle la 3ème agence spatiale mondiale derrière la Nasa et la CNSA chinoise.

Par contre, n’étant pas une institution de l’UE, qui a sa propre structure connue sous l’appellation EUSPA (https://www.euspa.europa.eu/) ou Agence de l’Union européenne pour le programme spatial, avec comme prérogatives de mettre en œuvre des objectifs européens, ainsi que d’exploiter des projets dans le domaine de l’espace, des accords sont fréquemment signés entre elles afin de définir des missions communes.

Le dernier en date fût signé en novembre 2000, régi par un accord cadre dit de partenariat financier (FFPA), impliquant pour l’UE un investissement financier à hauteur de 9 milliards d’Euros pour une période allant de 2021 à 2027, et pour l’agence, la mise en œuvre du volet spatial européen.

Et au final donc, des missions ayant largement répondues aux souhaits du projet européen dans sa globalité, avec du côté de l’ESA, l’apport de sa science spatiale, l’observation de la Terre, les télécommunications ou encore les lanceurs, et du côté de l’UE, une réponse plus que jamais dédiée aux besoins de ses citoyens, en intégrant l’espace dans des secteurs comme les transports, la sécurité, l’agriculture, et bien évidemment l’environnement.

Alors bien évidemment le programme Ariane en est un qui compte et représente la tête de gondole par excellence de cette collaboration, mais que dire de celui censé favoriser un accès autonome de l’Europe à internet, baptisé Iris2 (https://cnes.fr/actualites/iris2-nouvelle-constellation-de-satellites-europeenne), et dont on dit qu’il pourrait remplacer l’actuel fournisseur d’accès Starlink, propriété de M. Musk, ou encore de Galileo (https://cnes.fr/projets/galileo), système de navigation par satellites unique au monde, composé d’une trentaine de satellites placés en orbite à 23 222 km d’altitude, accouplés à des stations au sol disséminées tout autour de la terre, et dont le but sera de fournir des informations de positionnement exceptionnels, on parle là d’une précision de 20 cm.

 Et aujourd’hui, plus de 4 milliards de smartphones compatibles avec ce système sont déjà en utilisation dans le monde.

Donc, 50 bougies cette année, avec un sentiment que le travail accompli ne pourra que se bonifier dans l’avenir, avec comme objectif principal, d’appuyer l’émergence d’une autonomie stratégique européenne avec des programmes comme la fusée Ariane 6, dont le 1er vol commercial fût un succès (https://www.numerama.com/sciences/1947629-la-premiere-grande-evolution-technique-de-la-fusee-ariane-6-se-dessine-deja.html), Vega C (https://cnes.fr/projets/vega-c), lanceur léger conçu pour les petits satellites et les constellations, avec mise en orbite basse, la mise au point d’un lanceur partiellement réutilisable (https://ariane.group/transport-spatial/maia/), l’élaboration d’une nouvelle génération d’engins spéciaux, avec lancement prévu d’ici à 2030, la continuation de son concourt dans la construction et le fonctionnement de la Station spatiale européenne (ISS), dans celle de la formation des futurs astronautes européens avec le Centre des astronautes européens (https://www.esa.int/About_Us/EAC), d’où en est sorti Thomas Pesquet, ainsi que la toute nouvelle française, Sophie Adenot (https://www.esa.int/Space_in_Member_States/France/Sophie_Adenot), et j’en passe, car cela serait trop long à énumérer.

A vous d’être curieux, et d’aller visiter le siège de l’ESA, à Paris je le rappelle, où un lieu entièrement dédié au public et appelé l’Astrolabe a été ouvert en ce sens (https://www.esa.int/Space_in_Member_States/France/Le_siege_de_l_ESA_a_Paris_seduit_les_visiteurs_avec_une_exposition_ultramoderne). Bonne visite.

Sinon, pour donner une idée de l’importance de ce secteur à hauteur d’un pays comme le nôtre, 2ème pays contributeur à l’agence à hauteur de 20,4 %, et donc de son importance dans ce programme commun, il faut savoir que la France consacre près de 4 milliards d’Euros à l’espace, la positionnant à la 4ème place des pays les plus impliqués (Etats-Unis, Chine, japon, devant et dans l’ordre), et que la filière française représente aujourd’hui, plus de 1 700 entreprises, pour un chiffre d’affaires de près de 11 milliards d’Euros chaque année.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.esa.int/Space_in_Member_States/Belgium_-_Francais/Les_trente_ans_de_l_ESA_un_bilan_remarquable_pour_l_Europe_spatiale

. https://www.cite-telecoms.com/blog/histoire/histoire-conquete-spaciale/programme-spatial-europeen-lesa/#:~:text=L'ESA%20est%20n%C3%A9e%20sous,France%20souhaitait%20un%20lanceur%20spatial

. https://www.touteleurope.eu/histoire/qu-est-ce-que-l-agence-spatiale-europeenne-esa/#:~:text=Le%2030%20mai%201975%2C%2011,place%20des%20entit%C3%A9s%20pr%C3%A9c%C3%A9demment%20cit%C3%A9es.

. https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/la-politique-spatiale-europeenne-histoire-objectifs-programmes/

. https://www.agenda-2030.fr/a-la-une/actualites-a-la-une/article/l-agence-spatiale-europeenne-et-les-objectifs-de-developpement-durable?

 

A découvrir :

. https://reves-d-espace.com/espace-les-defis-et-perspectives-de-2025/

. https://cnes.fr/actualites/spatial-francais-10-dates-de-2025-ne-manquer

. https://www.latribune.fr/idees/tribunes/souverainete-strategique-l-espace-a-besoin-de-l-europe-1021847.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1743488969

. https://www.ecinews.fr/fr/airbus-va-concevoir-et-construire-la-plate-forme-datterrissage-du-rover-exomars-de-lesa/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-15-04-2025

 

L’ESA, rampe de lancement pour l’Europe spatiale

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Denv-R, que vogue les datas

Publié le par Jacques SAMELA.

Denv-R, que vogue les datas
Denv-R, que vogue les datas

Pour le commun des mortels que nous sommes, la prolifération de termes technologiques divers et variés nous fait parfois perdre pied, comme par exemple durant la séquence consacrée au Sommet pour l’Action sur l’IA (https://sanfrancisco.consulfrance.org/bilan-du-sommet-pour-l-action-sur-l-ia-a-paris#:~:text=Le%20Sommet%20a%20abouti%20%C3%A0,accessible%20de%20l'intelligence%20artificielle.), où apparu de nombreuses fois le terme "data center*" ou centres de données, indispensables qu’ils sont et seront pour accompagner les multiples projets consacrés à l’utilisation de l’IA.

Alors, il faut savoir que la France détient déjà plus de 300 de ces hébergeurs de données, se classant pour le coup au 6ème rang mondial, tout en devenant cependant une problématique environnementale grandissante.

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23
Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23

En effet, très gourmands en électricité, créant de la chaleur, qu’il faut refroidir quotidiennement afin de les faire fonctionner sans dommages, il est une obligation de trouver des solutions afin d’éviter que leurs responsabilités dans les émissions de gaz à effet de serre n’augmentent considérablement. Rappel en passant, cela représente déjà 2 % aujourd’hui à l’échelle mondiale.

Et c’est justement ce que nous propose Denv-R (www.denv-r.com), une jeune société originaire de Guérande, la patrie du sel marin, avec l’élaboration d’un data center flottant.

En effet, créée en 2021 par Vincent Le Breton et Maxime Rozier, incubée sur le campus de l’IMT Atlantique (www.imt.fr), celui de Nantes plus précisément, l’idée de départ est d’utiliser l’eau en tant qu’élément rafraichissant des data centers, qu’il provienne d’un fleuve, d’une rivière, ou d’un océan, assurant grâce ce procédé, d’abaisser la consommation énergétique et les émissions de C02 de 40 %.

Vu et lu dans 20minutes du 16/11/22

Vu et lu dans 20minutes du 16/11/22

Ensuite, l’autre idée, est elle d’utiliser l’eau comme support, et non seulement comme apport, avec l’élaboration d’une structure flottante disposant d’une puissance de 200 kW, en acier recyclable, élaboré par la société GEPS Techno (www.geps-techno.com), également guérandaise, complétée par des panneaux solaires, permettant l’alimentation des systèmes dits auxiliaires, occasionnant pour le coup son indépendance énergétique.

Vu et lu dans 20minutes du 16/11/22

Vu et lu dans 20minutes du 16/11/22

Et de l’idée innovante de départ, unique en Europe, reconnue comme telle un an plus tard avec l’obtention du Trophée Port du futur 2022 (https://www.pole-mer-bretagne-atlantique.com/ports-infrastructures-logistique/dc2port), et après avoir été retenue parmi les 100 solutions sélectionnées par le collectif The Arch (https://www.the-arch.eu/), l’événement européen pour accélérer la transition écologique, l’installation de leur premier modèle sur la Loire en octobre 2024 (https://www.ouest-france.fr/high-tech/internet/video-premiere-en-europe-denv-r-le-datacenter-sur-la-loire-est-installe-a-nantes-6c21f781-14ce-37a2-8f86-4be35664435b), leur permettra de tester grandeur nature leur plateforme flottante, tout en démontrant que si elle répond amplement aux enjeux de la loi appelée REEN (https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-dossiers/loi-reen-le-numerique-responsable-un-enjeu-rse-pour-les-entreprises), elle répond également à une autre des problématiques actuelles, qui est celle de faire face aux conséquences de la densité de population, avec un impact totalement nul sur le foncier des villes, souvent rare et cher, car ne nécessitant aucunes structures en dur pour s’y installer.

Ce qui finalement devrait intéresser beaucoup de monde, nous bien sûr, j’entends par là notre pays, avec la demande qui devrait survenir au moment de la mise en place des grands projets de data centers annoncés haut et fort durant la semaine dédiée à l’IA (voir ci-dessus), mais aussi par d’autres, notamment par des pays touchés par des problématiques géologiques, climatiques et énergétiques, ainsi que de foncier, et dont l’idée d’acquérir à moindre frais des solutions comme celle-ci, pourraient leur permettre de subvenir à leurs besoins dans l’application de ces technologies d’avenir.

Alors, pour l’instant le modèle proposé reste encore celui d’origine, d’une puissance de 200 kW pour rappel, mais des réflexions sont en cours pour élaborer une version dite off-shore, s’appuyant sur la puissance de la houle afin d’y produire de l’énergie, mais aussi une structure plus importante, pouvant y accueillir elle plusieurs data centers.

Ce qui en somme,  pourrait parfaitement coller à la volonté de multiplier dans un avenir proche les data centers en France, sachant que notre pays bénéficie de trois façades maritimes, soit plus de 5 500 km de côtes à l’échelle hexagonale, de près de 15 000 km en outre-mer (https://www.eaufrance.fr/les-eaux-cotieres#:~:text=Le%20littoral%20fran%C3%A7ais&text=En%202019%2C%20la%20longueur%20du,de%20lin%C3%A9aire%20en%20outre%2Dmer.), sans oublier pour autant fleuves, lacs, voire barrages hydroélectriques, pléthores sur notre territoire. Un vrai potentiel.

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 20/06/23

Par contre, la question qui se posera, c’est de savoir si cette société pourra répondre en termes de production face à cette future demande, car cela risque d’être intense, qui plus est en un temps assez rapide, eu égard aux enjeux que vont soulever ces projets, notamment en termes de souveraineté, et donc avec idée que le processus menant à l’installation de data centers sur notre territoire, impliquent plutôt des acteurs nationaux, voire européens, afin d’éviter par la suite de dépendre d’autres pas toujours fiables, notamment en ce qui concerne la sécurité des données, sujet on ne peut plus sensible aujourd’hui.

Donc, ce que j’espère c’est que Denv-R devienne leader en son domaine, précurseur, il est déjà, et que son modèle (double sens) s’étende sur l’ensemble du territoire français, en Europe, et de par le monde. A suivre comme toujours.

*https://www.lebigdata.fr/definition-data-center-centre-donnees

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.atlanpole.fr/denv-r-inauguration-du-premier-data-center-flottant-a-nantes/

. https://www.usine-digitale.fr/article/denv-r-prepare-l-installation-de-son-premier-datacenter-flottant-a-nantes.N2125466

. https://www.informateurjudiciaire.fr/actualites/le-data-center-flottant-de-denv-r-est-operationnel/

. https://imtech.imt.fr/2023/05/30/denv-r-un-data-center-sur-leau/

 

Denv-R, que vogue les datas

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Météo France International, objectif préventions

Publié le par Jacques SAMELA.

Météo France International, objectif préventions
Météo France International, objectif préventions

Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient, les inondations de la ville de Valence en Espagne en sont un exemple flagrant et malheureux, et même si certains nient encore cet état de fait, il devient clair aujourd’hui que nous devrons apprendre à vivre avec ce que l’on appelle le réchauffement, dérèglement, changement, ou tout simplement urgence climatique.

Et qui dit apprendre à vivre avec, dit surtout à les prévenir, en anticipation notamment, gage d’une protection quasi permanente des populations et des biens, de plus en plus sous tensions.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 03/11/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 03/11/24

Et justement c’est ce que propose Météo France International (www.mif.fr), filiale du groupe Météo France, dont l’activité principale est de déployer des projets et des solutions météorologiques, capables de répondre à ces attentes nouvelles, et donc de plus en plus recherchées.

Alors, à la différence de son groupe de tutelle, et même si son siège social est basé à Toulouse, près du Centre Opérationnel de Météo France appelé la « Météopole », (https://www.lesechos.fr/pme-regions/occitanie/comment-meteo-france-a-debarque-a-toulouse-1036351), son terrain de prédilection est l’international, avec depuis plus de vingt ans, le déploiement de ses solutions dans près de 120 pays (116) comme par exemple  l’Angola, l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie.

Ou encore très récemment le Koweït, et plus particulièrement la Direction Générale de l’Aviation Civile, avec qui elle vient de signer un contrat de 37 M€, son deuxième plus important depuis sa création, afin de moderniser son département de météorologie (KMD), et améliorer surtout son système d’alerte en cas entre autres de tempêtes de sable, considérées comme problème majeur sous cette latitude.

En tout et pour tout, son activité représente hors Europe 99 % de son chiffre d’affaires.

Ce qui l’air de rien en fait un leader mondial dans son domaine, avec bien évidemment l’objectif de vendre des équipements et des services à la pointe de l’innovation, mais pas seulement, puisqu’il s’engage, avec une stratégie également de formation et de transfert de compétences, à construire avec ses clients des capacités météorologiques en capacité à répondre à leurs besoins, et ce dans un esprit totalement durable.

Un credo finalement, une vocation même, à s’engager dans le temps, avec sa totale implication dans un projet de l’ONU, appelé « Early Warnings for All (EW4ALL) » (https://www.un.org/en/climatechange/early-warnings-for-all), estimé à 3,1 milliards d’Euros, lancé en 2022 par son secrétaire général, Antonio Guterres, et donc l’objectif est de préparer les populations mondiales à se protéger, grâce à des systèmes d’alertes précoces, des phénomènes météorologiques, hydrologiques ou climatiques dangereux d’ici la fin 2027.

Et comme en plus il semble être un des seuls acteurs du marché à proposer une solution complète, innovante, et manifestement efficace, qui plus est avec une augmentation attendue de ces phénomènes dits extrêmes, il y a de fortes probabilités qu’il le reste encore de nombreuses années, avec à la clé de nouveaux marchés de par le monde.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.mfi.fr/fr/

. https://www.ladepeche.fr/2024/09/17/meteo-france-international-signe-un-contrat-de-plusieurs-dizaines-de-millions-deuros-avec-le-koweit-12203162.php

. https://media24.fr/2024/09/23/meteo-france-international-et-le-koweit-un-partenariat-de-37-millions-deuros/

. https://gazette-du-midi.fr/au-sommaire/entreprises/meteo-france-international-signe-un-contrat-de-37-meur-avec-la-direction

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Waga Energy, en leader de la « Greentech » à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Waga Energy, en leader de la « Greentech » à la française
Waga Energy, en leader de la « Greentech » à la française

Pas encore dix ans, mais déjà leader mondial de sa spécialité, soit la valorisation du biogaz, issu de l’installation de stockage de déchets non dangereux, au profit du biométhane, pur à 98 %, et dont la particularité est de pouvoir être injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel.

Et même si le biométhane est considéré comme l’un des pires gaz à effet de serre, manifestement responsable de 40 % du réchauffement de la planète, les créateurs de la société, pour la plupart d’anciens du groupe Air Liquide, au sein duquel ils purent réfléchir pendant plusieurs années sur des solutions technologiques d’épuration et de filtration du méthane, n’ont pas hésité en 2014 au moment de se lancer dans cette aventure.

Qui se concrétisera même très rapidement, en participant l’année suivante comme start-up à un programme d’incubation, tout en bénéficiant d’une première levée de fonds, suivie d’une seconde en 2019, et pour finaliser l’ensemble, et surtout financer le développement de leur technique phare, une entrée en bourse en 2021.

Technique, qui en passant, s’appelle « Wagabox », et dont le modus operandi est qu’elle soit justement entièrement financée, construite et exploitée par la société elle-même dans le cadre de contrats de longue durée avec des opérateurs de sites de stockage pour la fourniture de gaz brut.

Vu et lu dans 20Minutes du 31/05/17

Vu et lu dans 20Minutes du 31/05/17

D’où l’importance de fonds permanents, car la société ne génère des revenus qu’après la fin de la mise en place du processus, en revendant le biométhane, ou en fournissant un service d’épuration.

Et de financements, elle n’a pas l’air d’en manquer, puisqu’elle vient de faire une nouvelle levée de 52 M€, qui lui permettra justement d’accompagner, presque exclusivement à l’étranger, les 120 projets d’extraction de gaz de sites d’enfouissements en cours.

Vus et lus dans La Lettre de l'Economie en Isère

Vus et lus dans La Lettre de l'Economie en Isère

Mais pourquoi l’étranger me direz-vous, c’est qu’en fait le potentiel français par rapport à celui hors Hexagone est moindre, avec si je puis dire seulement 20 millions de tonnes par an de déchets stockés, non dangereux je le rappelle, alors que pour le reste du monde, c’est déjà un potentiel de 2 milliards de tonnes, avec une prospective à horizon 2050, de 3,5 milliards de tonnes.

Mais en attendant, et avant d’en bénéficier totalement, en termes d’exploitation, elle revendique déjà une vingtaine de sites, partagés entre la France, les Etats-Unis, l’Espagne et le Canada, lui assurant une capacité installée de près de 700 GWh/an, ce qui représente au bas mot près de 100 millions de mètres cubes de biométhane injectés directement dans les réseaux de distribution de gaz, soit l’équivalent de 100 millions de litres d’essence économisés, et l’émission de 180 000 tonnes de CO2 évitée, complétés d’ici peu par la quinzaine d’autres en cours de finalisation dans ces mêmes pays, dont les Etats-Unis, faisant office de terre promise, avec très récemment la signature de divers contrats pour la construction, et donc l’exploitation d’unités de production.

Vu et lu dans Bref Eco du 05/05/23

Vu et lu dans Bref Eco du 05/05/23

Unités reconnues également d’un point de vue qualité, puisqu’en 2023, le procédé utilisé, obtint les normes ISO 9001, ISO 14001 et ISCC EU, ce qui ne peut que servir l’entreprise dans sa quête de nouveaux marchés, complétant en cela les nombreux prix obtenus depuis le début de sa création, comme celui reçu l’an dernier, en l’occurrence « l’Efficient Solution Label » de la Fondation Solar Impulse (www.solarimpulse.com), récompensant une innovation alliant protection de l’environnement et viabilité économique, ou encore le fait d’avoir eu l’honneur d’être sélectionné, avec 19 autres sociétés, au sommet économique mondial de Davos (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/01/davos-que-s-ouvre-la-50eme.html) de janvier dernier par la délégation présidentielle.

Et cette reconnaissance, naissante, n’est pas près de se tarir, car le biométhane est vraiment considéré comme une énergie d’avenir, 100 % renouvelable, avec d’excellentes performances environnementales, notamment quant à sa production et sa consommation, émettant seulement 23,4 g CO2eq/kWh PCI1, soit jusqu’à 10 fois moins que le gaz naturel, tout en réduisant également jusqu’à 90 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), par rapport toujours au gaz naturel, mais également à l’essence ou le diésel.

Donc, à moins d’un retournement des politiques de l’environnement à l’échelle nationale, européenne et mondiale, malgré la prise de conscience des populations sur les effets, déjà visibles, du dérèglement climatique, il y a des chances que Waga Energy devienne dans les années à venir un véritable leader, non seulement dans son domaine de prédilection, mais aussi de la « Greentech » française, dont Bpifrance ( https://presse.bpifrance.fr/les-greentech-francaises-une-dynamique-forte-pour-accelerer-la-decarbonation) estime le potentiel à plus de 2 000 entreprises, faisant de la France un des pays phare dans l’innovation en faveur de la transition écologique.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://waga-energy.com/fr/groupe/

. https://www.brefeco.com/actualite/energie/waga-energy-boostee-par-le-marche-mondial-du-biomethane

. https://www.presences-grenoble.fr/actualites-industrie-grenoble/waga-energy-transforme-les-dechets-en-or-vert.htm?utm_campaign=CCI+Grenoble&utm_content=2024+-+Pr%c3%a9sences+Avril+TECH+actus+bis&utm_medium=Emailing&utm_source=Sendethic

. https://www.info.gouv.fr/actualite/le-tri-des-dechets-alimentaires-generalise-au-31-decembre-2023#:~:text=Les%20restes%20alimentaires%20des%20m%C3%A9nages,%C3%A0%20la%20source%20sera%20obligatoire.

 

A découvrir :

.https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/ONERC_Panneaux_expo_CCC_MAJ-2019_800x1100_DEFweb.pdf

. https://infos.ademe.fr/lettre-strategie-mars-2021/des-francais-prets-a-des-changements-en-faveur-de-lenvironnement/

 

 

Publié dans L'entreprise du mois

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Duralex, vraiment incassable ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Duralex, vraiment incassable ?
Duralex, vraiment incassable ?

Vous comme moi j’imagine, avez cherché à connaître votre âge au fond des verres dans les cantines d’écoles.

Bien évidemment, au-delà de vouloir se vieillir (moins aujourd’hui), ou de vouloir se rajeunir (plutôt aujourd’hui), je crois pour ma part que je n’ai jamais trouvé un verre indiquant mon âge véritable, et vous ?

Alors, je m’en excuse par avance, mais pour bien casser le mythe, il faut savoir que ces chiffres correspondent au numéro de l’empreinte de l’un des moules utilisés pour la fabrication des verres en question, 50 en fait, mais avec 48 commercialisés au final, en n’en laissant deux en réserve, afin de palier d’éventuels défauts.

Voilà, c’est fait, pas trop déçus j’espère ? Ne ratez pas ce qui suit, je vous en conjure, car la magie de mon texte devrait opérer, mais surtout vous informer, le but de ce sujet.

Et donc, l’instigatrice de ce moment jouissif de nos cantines (le seul peut-être), c’est la société connue sous l’appellation Duralex, qui maintenant s’appelle La Maison française du verre après avoir rejoint en 2021 le groupe appelé International Cookware, suite à un énième soubresaut de sa vie tumultueuse.

Et justement, cela se réitère à nouveau, avec donc l’ouverture d’une nouvelle procédure de redressement judiciaire en avril dernier.

Mais en y réfléchissant un peu, c’est peut-être dû à son nom, car Duralex viendrait de la locution latine « Dura lex, sed lex », soit « La loi est dure, mais c’est la loi », ce qui finalement est plutôt commun à toutes les entreprises, chahutées qu’elles peuvent être tout au long de leur existence.

Et elle, son existence a débuté en 1927 à la Chapelle St Mesmin dans le Loiret, comme verrerie d’un vinaigrier du nom de Dessaux (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dessaux), avant d’être vendue trois ans plus tard au parfumeur François Coty (https://prixduphenix.fr/index.php/francois-coty/), désireux de fabriquer ses propres flacons.

En 1934, c’est au tour du  groupe Saint Gobain (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/04/saint-gobain-l-innovation-toujours-l-innovation.html) de l’acquérir, avec comme idée lui, d’y produire des feux d’éclairages et des vitres pour le secteur automobile, fabriqués à partir d’une de ses inventions, le verre trempé.

Invention qui verra son processus définitivement abouti et breveté en 1944, avec par la suite, le dépôt de la marque Duralex, et l’envie de l’ouvrir à d’autres débouchées, notamment celui de la vaisselle.

Et dès son premier produit, ce fut un succès.

https://blog.initiatives-chocolats.fr/verre-duralex-tout-savoir-sur-cette-madeleine-de-proust-27618

https://blog.initiatives-chocolats.fr/verre-duralex-tout-savoir-sur-cette-madeleine-de-proust-27618

De nom "Gigogne", il est donc ce petit verre un peu rond que nous retrouverons à foison dans nos cantines, et ailleurs, avec donc ce numéro dont je vous ai déjà parlé ci-dessus.

Ensuite, en 1954, sera créé le verre dit "Picardie", composé lui de 9 facettes.

Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Et ce sont bien ces deux verres qui vont porter haut et loin la marque, des troquets aux écoliers en passant par l’ensemble des familles françaises, des grands chefs étoilés, aux joueurs du Real Madrid, qui, en 1956, durant un déplacement à Paris pour jouer un match européen, achetèrent en plus des verres, de la vaisselle estampillée de la marque, des réalisateurs de cinéma comme Martin Scorsese et Woody Allen, à  James Bond, qui dans le film Skyfall, dégusta un whisky dans un verre Picardie, et, pour couronner le tout, son arrivée dans la collection du Musée des Arts Décoratifs de Paris, ainsi que dans celle du MOMA de New York, qui lui représentera l’ensemble de la gamme, y ajoutant bols et saladiers de la gamme Gigogne.

Belle notoriété n’est-ce pas, complétée en cela par la création en 1962 d’un nouveau modèle de verre, dit « teinté masse », occasionnant pour la société une décennie considérée comme son âge d’or, récompensé même par l’obtention en 1965 d’un prix au 12ème Festival international du film publicitaire de Cannes, pour un spot télévisé de la marque.

 

Cependant, et malgré ces années de succès, les ennuis commencèrent à se présenter tout d’abord avec la cession en 1997 par le groupe Saint Gobain de ses activités au verrier italien Bormioli Rocco, avec à la clé l’arrivée d’actionnaires plus ou moins sérieux, ensuite avec sa vente en 2004 à un de ces cadres, avec pour conséquence un dépôt de bilan l’année suivante, mais surtout le rachat par un de ses principaux clients, un grossiste turc, qui après multiples malversations, comme le départ pour la Turquie d’une partie du matériel de fabrication, vendu qui plus est à 20 % de sa valeur, l’encaissement à son profit de plusieurs millions d’Euros, occasionnant pour le coup un manque à gagner de plus de 4,5 millions d’Euros, et donc son placement en liquidation judiciaire le 1er avril 2008. Certainement pas pris comme un poisson d’avril par les salariés.

Ensuite, après un nouveau rachat en juillet 2008, un incident d’ordre industriel intervient en 2017, un nouveau redressement judiciaire est de nouveau acté en septembre 2020, suivi quelques mois plus tard, en janvier 2021, d’un rachat par le groupe français International Cookware, représentant de la marque américaine Pyrex, avec comme idée, de faire naître des synergies commerciales entre ces deux acteurs, vendant des produits quasi similaires.

Alors, malgré ces rebondissements à répétition, en 2019, la marque obtint le très convoité label "Entreprise du Patrimoine Vivant" (www.institut-savoirfaire.fr), qui récompense chaque année les entreprises françaises historiques pour leur savoir-faire, l’innovation, et la tradition.

Et la même année, le célèbre verre Gigogne s’agrandit, en passant à 36 cl.

Mais comme vous l’avez compris, ces événements sont loin de faire office de barrière à éviter les problèmes, car la guerre entre la Russie et l’Ukraine occasionnera pour l’entreprise une hausse significative de sa facture énergétique, dû entre autres à l’utilisation de fours très gourmands, fonctionnant jour et nuit, et finalement à leur arrêt avant leur redémarrage cinq mois plus tard, compensé s’il en est par 15 millions d’Euros d’aides de l’Etat.

Mais là non plus les problèmes ne s’arrêtent plus, car dans le cadre du rachat de l’usine historique, à la chapelle de St Masmin, et d’une réclamation du dit paiement de droit carbone ou dette carbone de 1,3 millions d’Euros, la direction actuelle s’obligea donc en avril dernier à solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire, pas une nouveauté malheureusement.

Aujourd’hui, la balle est donc dans le camp du tribunal de commerce d’Orléans, avec sur une durée de 6 mois, l’obligation de trouver un ou plusieurs repreneurs en capacité financière pour solder, si possible et en partie le déficit chronique, mais surtout apte à continuer l’activité de façon pérenne.

Donc, attendons, mais espérons que des acteurs se sentiront la volonté, le rêve, pourquoi pas, ayant comme vous et moi utilisé à plus soif ces verres de renom, plutôt français donc, ou tout du moins européen, désireux de se lancer dans l’aventure, tout en voulant également surfer sur le regain de la ré-industrialisation française, tout en profitant du potentiel de cette marque que tout à chacun nous connaissons depuis très longtemps.

Je suivrai donc avec intérêt la suite des événements, et je vous en ferai part.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.duralex.com/

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Duralex

. https://www.marques-de-france.fr/listing/duralex/

. https://routesduverre.fr/recherche/new-duralex-internationalr

. https://blog.initiatives-chocolats.fr/verre-duralex-tout-savoir-sur-cette-madeleine-de-proust-27618

. https://www.ecoreseau.fr/chronique-editorial/le-rebond-et-vous-par-les-rebondisseurs-francais/duralex-une-marque-qui-a-de-la-bouteille-en-matiere-de-rebond-2024-04-22-104391?utm_campaign=Matinale%20Week-End%20-%2020240427&utm_medium=email&utm_source=brevo

 

 

 

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