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Les IAA en 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

Les IAA en 2024
Les IAA en 2024

L’agroalimentaire, secteur en pleine expansion

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/lagroalimentaire-secteur-en-pleine-expansion-2024-09-29-107982?utm_campaign=Lundi%2030092024&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 29 septembre 2024

 

"Par Laurine Cassé, International Recruitment Consultant, est experte agroalimentaire chez Approach People Recruitment."

TRIBUNE. Le secteur agroalimentaire, pilier de l’économie française, continue d’évoluer et de prospérer, entraînant une demande croissante de profils aussi variés que spécialisés. Aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, notamment de profils commerciaux, s’ajoutent des demandes croissantes en maîtrise des langues rares. La digitalisation croissante de l’industrie ouvre quant à elle la voie à de nouveaux métiers, nourrissant une dynamique profonde d’expansion dans le secteur.

Un secteur toujours aussi dynamique

L’agroalimentaire constitue l’une des industries les plus importantes et dynamiques de France. Elle se distingue notamment par la diversité des opportunités de poste, que ce soit pour des profils juniors ou seniors pour des missions opérationnelles ou stratégiques. Le secteur couvre ainsi un large éventail de profils et de compétences, offrant un grand nombre de postes et de métiers à pourvoir pour des professionnels d’horizons et de niveaux d’expérience très variés.

L’industrie agroalimentaire dispose de nombreux postes en logistique, notamment sur les profils très recherchés de techniciens. Parmi les métiers les plus porteurs figurent également les chefs de secteurs, indispensables sur le terrain, en relation directe avec les clients. En parallèle, la digitalisation croissante fait émerger de nouveaux métiers depuis quelques années (chef de projet numérique, commercial web, analyste marketing, business analyst, etc.), offrant des opportunités de carrières stimulantes pour les talents orientés vers l’innovation et la technologie.

Enfin, ces industries travaillant à l’international recherchent des profils qui maîtrisent des langues étrangères mais ces postes restent néanmoins complexes à pourvoir, comme dans de nombreux autres secteurs.

Accompagner les entreprises

Bien qu’attirant en matière d’embauches, le secteur agroalimentaire n’échappe pas à la versatilité des candidats, à la volatilité des commerciaux et à la pénurie de candidats. Face à cela, les entreprises du secteur doivent trouver des solutions innovantes. En effet, les candidats aux compétences spécialisées étant peu nombreux et très prisés, les recruteurs du secteur agroalimentaire sont amenés à réinventer leur stratégie d’embauche. Il est plus important que jamais pour les entreprises de se donner les moyens de capter les bons candidats.

Pour combiner efficacement des critères de stabilité, curiosité et connaissance de l’industrie en plus des compétences techniques, et ainsi trouver le candidat idéal, l’entreprise doit autant être à l’écoute de ses propres besoins que ceux de son candidat. L’intégration de spécialistes en ressources humaines se révèle de plus en plus courante au sein des grandes sociétés afin de définir les stratégies de recrutement optimales. Ces dernières mettent l’accent sur la marque employeur de l’entreprise et les atouts qui permettront d’investir durablement dans des profils alignés avec la culture d’entreprise et la vision à long terme. Elles doivent séduire les candidats potentiels tout en retenant les salariés actuels. La formation continue et les possibilités d’évolution, par exemple, sont des facteurs clés pour assurer la captation et la fidélisation des talents. La qualité de vie au travail est également étudiée par les candidats, qui ne choisissent pas simplement un salaire mais ont une vision plus globale (localisation, formation, télétravail, évolution, turnover, projet de l’entreprise, avantages sociaux, atmosphères, manager, etc.).

Une industrie mouvante soumise à l’influence sociétale et technologique

L’avenir du recrutement dans le secteur agroalimentaire sera influencé par ces recruteurs et ces nouvelles stratégies de recrutement. Dans un marché où le savoir être est aussi important que le savoir-faire, les recruteurs se montrent prêts à se tourner vers des profils plus atypiques qu’ils s’engagent à former, quand cela est possible. La lumière est ainsi mise sur l’alignement de l’entreprise et des candidats au niveau des valeurs, tout en prenant le pari que les compétences seront acquises grâce à un parcours de formation créé sur mesure. Par ailleurs, les avancées technologiques telles que l’intelligence artificielle auront un impact significatif sur l’industrie, faisant émerger de nouveaux métiers et créant de nouvelles opportunités professionnelles (création de nouveaux produits, accès à de l’information comme des listes de prospects, de nouvelles approches commerciales, des analyses de consommation, etc.).

Par sa nature même, l’industrie évolue et continuera d’évoluer au rythme des changements d’habitudes et de mentalités en matière de consommation (végétarisme et véganisme, favorisation des produits locaux et de saison, expansion du bio, etc.). Les acteurs du secteur doivent voir ces opportunités comme prometteuses et s’y adapter rapidement.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/les-iaa-de-nombreux-challenges-a-relever.html

 

https://agriculture.gouv.fr/industries-agroalimentaires-les-chiffres-et-indicateurs-cles-2024

 

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Et finalement…

Publié le par Jacques SAMELA.

Et finalement…
Et finalement…
Vu et lu dans Capital d'octobre & Novembre 2017
Vu et lu dans Capital d'octobre & Novembre 2017

Vu et lu dans Capital d'octobre & Novembre 2017

Vu et lu dans Capital d'octobre & Novembre 2017
Vu et lu dans Capital d'octobre & Novembre 2017

Vu et lu dans Capital d'octobre & Novembre 2017

 

1/ Dans un contexte de conflits mondiaux, une célébration nationaliste, un événement international tape à l’œil, certains adolescents et jeunes adultes se demandent si les Jeux sont encore cool ?

2/ Un projet inutile, un impact éphémère sur la pratique sportive de la population, un théâtre politique avant tout.

3/ Un projet inutile et ruineux, les cachets pris par les membres du Comité, la sécurisation des Jeux, la crainte d’un second Bataclan et des agressions de touristes dans Paris.

4/ Une organisation chaotique, des transports bondés, des embouteillages monstres, des foules mal gérées, l’impossibilité de marcher sur les trottoirs, la prolifération de punaises de lits dans les hôtels, les cinémas, les transports en commun, etc… (https://www.latribune.fr/economie/france/punaises-de-lit-en-france-la-russie-a-bien-participe-a-la-psychose-991838.html),  crainte pour les habitants de la région parisienne d’une dégradation de leur environnement de vie pour un événement éphémère.

5/ Le risque d’un dépassement financier, le spectre d’un bide au tableau des médailles, des Jeux boudés par les français

6/ Le vivre-ensemble est un leurre, l’obscurité gagne, la Ville Lumière devrait donc se désister.

7/ Suggestion de renoncer à la cérémonie d’ouverture sur la Seine, car la sécurité pourrait ne pas y être assurée.

8/ Une baignade sans risque dans la Seine, qui plus est avec un coût de 1,4 milliards d’Euros, vraiment ?

9/ Ces politiques prédisaient le pire pour la France et les JO, et ils se sont trompés

 

Voici donc un petit florilège de ce que nous avons pu entendre, voir, durant la préparation de cet événement, et encore, nous concernant, aucunes tentations d’abandonner, mais par-contre, pour celles et ceux qui durant les dix ans de préparation en reçurent chaque jour en pleine face, et j’en ai certainement oublié, qui plus est venant de France, cela devait être difficile à gérer, à concevoir même, non ?

Vu et lu dans Télérama n° 3891 du 07/08/24

Vu et lu dans Télérama n° 3891 du 07/08/24

Mais pourquoi être autant dans le négativisme, alors que le monde entier s’invite à Paris, que les Jeux Olympiques reviennent après 100 ans d’absence, occasion donc unique pour rendre cela exceptionnel ?

La jalousie, la frustration, un retour, après le Covid des « yakafokon », certains journalistes de France Télévision parlaient eux des « gnagnans », un pessimisme bien ancré, un mécontentement permanent, que sais-je, peut-être ce côté râleur très français, que les étrangers nous envie, tout en nous le reprochant, et qui depuis quelques années est porté aux nues par certains médias (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/07/la-france-a-toujours-peur-ou-diatribe-contre-l-inconsequence-des-medias.html), avides de buzz permanents, d’argent pour survivre, mais aussi avec des idées et des vues purement politiques, plus ou moins marqués, plutôt plus même, se nourrissant comme souvent de la misère des autres, de la peur d’autrui, pourrissant au final pas mal notre vie de tous les jours.

Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24

Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24

Et heureusement, à rebours de toutes ces annonces anxiogènes, et sans vous relater ce que vous avez vécu vous-mêmes, l’édition 2024 des JO fût on ne peut plus positif, avec justement quelques chiffres corroborant mes dires.

Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24

Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24

En effet, 4 milliards de téléspectateurs assistèrent à l’ensemble des Jeux (cérémonies et épreuves sportives),16 millions de visiteurs, dont 1,6 millions d’internationaux y furent accueillis, 12,1 millions de billets furent au final vendus, 1,5 millions de Phryges furent vendues (https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/les-phryges-des-jo-paris-2024-le-pari-gagnant-de-doudou-et-cie-a-la-guerche-de-bretagne-4497793), l’objectif d’atteindre les 120 millions d’Euros de revenus pour la vente des produits estampillés « Paris 2024 », sera peut-être dépassé (https://www.e-marketing.fr/Thematique/marques-1296/strategie-marque-2250/Breves/JO-2024-Plus-de-6000-references-de-produits-Paris-2024-461052.htm), et, porté, doublement, par le Coq Sportif (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/07/le-coq-sportif-le-retour.html), les athlètes français obtinrent en tout et pour tout 139 médailles (https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A17671#:~:text=Les%20athl%C3%A8tes%20fran%C3%A7ais%20ont%20obtenu,position%20au%20classement%20des%20nations.).

 

Vu et lu dans Le Parisien Week-End

Vu et lu dans Le Parisien Week-End

Et pour la petite info, 43 tentatives d’ingérences numérique étrangères furent interceptées, dont une vingtaine pendant les Jeux.

Donc finalement, pas si mal pour des Jeux qui devaient se dérouler dans des conditions exécrables (le bon mot ?), on peut encore en remercier l’ensemble des acteurs, qui sans eux effectivement Paris2024 ne serait pas devenu désormais la référence incontournable pour organiser un événement de cette envergure, Los Angeles peut dès à présent se creuser les méninges.

 

1/ https://www.teenvogue.com/story/2024-olympics-why-young-people-dont-care

2/ https://www.capital.fr/economie-politique/pour-ou-contre-les-jo-2024-a-paris-1223833

3/ https://www.opinionact.com/ressources/prospectives-digitales/jo-2024-quels-sont-les-facteurs-dadhesion-et-de-rejet-de-lorganisation-des-jeux-olympiques-et-paralympiques-en-france

4/ https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024/ne-venez-pas-a-paris-pour-les-jo-des-influenceurs-dissuadent-les-visiteurs-etrangers-sur-les-reseaux-sociaux_6543404.html

5/ https://www.marianne.net/societe/jo-2024-a-paris-securite-budget-transports-cinq-raisons-de-sinquieter

6/ https://www.lejdd.fr/societe/jo-paris-2024-les-jeux-olympiques-sont-liberticides-142034

7/ https://www.ouest-france.fr/jeux-olympiques/jo-2024-tres-risque-eric-ciotti-suggere-de-renoncer-a-la-ceremonie-douverture-sur-la-seine-21afb526-96c2-11ee-b5ab-4c9dbbc4ce19

8/ https://www.novethic.fr/economie-et-social/droits-humains/a-j-9-les-jo-2024-racontes-en-cinq-polemiques

9/ https://www.youtube.com/watch?v=jAWinUvZSqM

 

Jacques Samela

 

A découvrir :

. https://www.humanite.fr/sports/jeux-olympiques-paris-2024/a-500-jours-des-jo-paris-2024-le-public-populaire-sur-la-touche-et-des-promesses-non-tenues-786286

. https://www.lexpress.fr/societe/affiche-des-jo-de-paris-2024-denigrer-pour-tenter-dexister-2PVBE64IPVAAJA4JVUM7X6IOR4/

. https://air-cosmos.com/article/bilan-de-la-protection-aerienne-des-jeux-paralympiques-des-interceptions-des-drones-et-2-personnes-qui-tentaient-de-livrer-illegalement-du-materiel-dans-une-prison-69330?utm_source=sfmc&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_content=7963&utm_id=113d7dae-1654-4c91-96b1-203be71e5c1e&sfmc_activityid=84335bd3-da26-4795-bd3e-135a37e2602b&utm_medium=email&utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne&utm_term=%%%3dRedirectTo(%40link)%3d%%&utm_id=123892&sfmc_id=37221109

. https://www.lepoint.fr/sport/oui-les-jo-de-paris-2024-ont-ete-une-reussite-totale-12-08-2024-2567726_26.php#11

. https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/08/12/la-reussite-des-jeux-olympiques-de-paris-ne-peut-pas-etre-sans-lendemain_6277396_3232.html

. https://www.challenges.fr/economie/les-meilleurs-jeux-olympiques-de-l-histoire-le-coup-de-foudre-de-la-presse-etrangere-pour-paris-2024_902143

. https://www.linternaute.com/sport/competitions/4880244-les-francais-tres-critiques-avec-la-mascotte-des-jo-qu-ils-n-aiment-pas/

. https://www.ecoreseau.fr/chronique-editorial/sport-business/jop-2024-les-produits-derives-vendus-par-millions-2024-09-15-107273?utm_campaign=Lundi%2016092024&utm_medium=email&utm_source=brevo

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/superbe-bilan-economique-pour-les-jeux-de-paris-2024-09-01-106902?utm_campaign=Lundi_02.09.2024&utm_medium=email&utm_source=newsletter

Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24
Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24

Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24

Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24
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Vu et lu dans Télérama n° 3893 du 21/08/24

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Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite
Les Journées européennes du Patrimoine, mon choix, ma visite
Photos C.S et J.S
Photos C.S et J.S
Photos C.S et J.S

Photos C.S et J.S

Photos C.S
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Photos C.S

Photos J.S et C.S
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Photos J.S et C.S

Photos J.S et C.S

Photos J.S
Photos J.S
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Photos J.S

Photos J.S
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Photos J.S
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Photos J.S

Photos J.S
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La visite du patrimoine continue

Publié le par Jacques SAMELA.

La visite du patrimoine continue
La visite du patrimoine continue

Les très riches heures du château de Chantilly

 

« Un cygne endormi sur les eaux ». Voilà comment le duc d’Aumale décrivait Chantilly, cet impressionnant domaine au coeur de l’Oise, à l’orée d’une forêt, entre jardins et plans d’eau. Le fils de Louis-Philippe hérite en 1830 de l’impressionnante bâtisse, à l’âge de huit ans. En effet, son parrain, le dernier prince de Condé, fut retrouvé pendu à l’espagnolette d’une fenêtre du château de Saint-Leu, dans des conditions assez troubles. Le malheureux n’avait pas d’enfants. Toutefois, il faut imaginer l’émerveillement que ressentit le tout jeune duc d’Aumale lorsqu’il découvrit sa nouvelle demeure aux airs de paradis bucolique. 

Des jardins vraiment extraordinaires

Dans les couloirs du château, il rêve en observant les portraits du Grand Condé, ce cousin de Louis XIV qui fit connaître Chantilly dans tout le Royaume. Tour-à-tour seigneur de guerre et traître à la couronne, le Grand-Condé transforma Chantilly en « contre-Versailles » et y reçût la fine-fleur artistique française, en toute liberté, loin de l’oppression de la Cour.

C’est au Grand-Condé que Chantilly doit ses prodigieux jardins, commandés à André Le Nôtre. De manière assez originale, ils ne sont pas organisés par rapport au château, mais vis-à-vis de l’escalier du Connétable. Ces jardins à la française sont un modèle du genre : ils repoussent la nature sur les côtés et dévoilent un univers organisé, maîtrisé, entièrement tenu par la main de l’Homme.

Et puis bien sûr, il y a l’immense plan d’eau, les fontaines, le grand canal long de plus de deux kilomètres (plus grand que celui de Versailles). Sans compter les ajouts plus récents que constituent le jardin anglais et le jardin anglo-chinois. Le duc d’Aumale n’aura toutefois pas la chance d’observer les jeux de la fontaine de Beauvais, chef d’oeuvre d’André Le Nôtre malheureusement détruit à la Révolution… Mais aimera s’amuser avec les nombreux animaux qui peuplent les lieux : cygnes, oies égyptiennes, moutons, poules d’eau…

Et bien entendu, les chevaux, qui sont l’âme même de Chantilly. Les grandes écuries voisines sont un véritable temple dédié à cet animal fascinant, sans compter les courses qui se tiennent tout à côté. Citons notamment le prix de Diane, incomparable rendez-vous de l’élégance française, où les dames rivalisent de magnificence avec leurs chapeaux.

Le destin de Chantilly se confond dans celui de son bienfaiteur, le duc d’Aumale 

« CHANTILLY EST LA PLUS BELLE MAISON DE FRANCE » – HENRI IV

Revenons au duc d’Aumale, passons quelques années. En 1843, devenu jeune homme, Aumale se distingue en Algérie, vainqueur d’Abd-el- Kader. Il rentre à Paris tout auréolé de gloire. Son roi de père, Louis-Philippe, commande un immense tableau à Horace Vernet pour inscrire cet événement dans l’Histoire.

Mais l’apothéose est de courte durée. En 1848, une révolution chasse Louis-Philippe du pouvoir. Les Orléans doivent fuir la France. Aumale doit dire au revoir à Chantilly. Tout ce beau monde se retrouve à Orléans House, non loin de Londres, où ils couleront un exil confortable sur le plan matériel, mais tout de même assez amère. Aumale s’y révèle aussi bon amateur d’art qu’il ne fut chef de guerre. Toute la bonne société britannique vient admirer ses collections. Napoléon III, à la faveur d’un coup de force, condamne plus tard les Orléans à se défaire de tous leurs biens en France.

Aumale vend tout, sauf Chantilly, qu’il parvient à conserver dans son escarcelle, grâce à des prête-noms anglais. Le voilà du même coup à la tête d’une immense fortune, pratiquement inégalée en Europe… Il faudra attendre 1870, la chute de Napoléon III à Sedan et le retour de la République, pour que le duc d’Aumale soit autorisé à regagner la France. Il sera d’ailleurs élu député de l’Oise dans la foulée, et certains tenteront même de le porter à la Présidence de la République. Son retour à Chantilly est évidemment marqué par l’émotion. Après vingt-deux ans d’exil, il porte haut sa devise : « J’attendrai ».

Aumale décide de consacrer son immense fortune à l’entretien du château, qu’il rêvait déjà de réhabiliter dans sa prime jeunesse. Les jardins sont magnifiés, des tours sont ajoutées, les douves sont reconstruites. Le duc d’Aumale décide d’entreposer à Chantilly son impressionnante collection de tableaux anciens – encore à ce jour la deuxième de France, après celle du Louvre.

Une ode à la défense du patrimoine

L’âge venant, une angoisse le traverse. Comment garantir l’avenir du château et de ses jardins, lorsqu’il ne sera plus là pour le défendre ? Il imagine avec horreur l’éparpillement de sa collection, fruit d’une vie de labeur… Et puis l’homme a appris – comme on l’a vu – à se méfier des tribulations politiques françaises. Le duc d’Aumale finit par trouver la solution. Il lèguera Chantilly, le château, ses jardins et toutes ses collections à l’Institut de France.

Cette maison le compte d’ailleurs trois fois parmi des membres (Académie Française, Institut des sciences morales et politiques, Académie des beaux-arts). La Coupole, qui se tient à l’écart des bouleversements politiques, saura préserver son héritage, cela jusqu’à aujourd’hui. Conformément à ses dernières volontés, l’agencement des pièces est laissé tel qu’il l’avait voulu.

Aucune oeuvre de sa sublime collection de peinture n’est d’ailleurs autorisée à sortir du château, fusse pour un prêt. Le duc d’Aumale, par ses innombrables efforts, est ainsi le père de tous les défenseurs du patrimoine. En léguant ses biens à l’Institut de France, c’est finalement à nous tous, Françaises et Français, qu’il fit un immense cadeau.

VALENTIN GAURE

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html

La visite du patrimoine continue
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L’Hôtel national des Invalides & le Panthéon, prêts à vous accueillir

Publié le par Jacques SAMELA.

L’Hôtel national des Invalides & le Panthéon, prêts à vous accueillir
L’Hôtel national des Invalides & le Panthéon, prêts à vous accueillir

Les nouvelles Journées européennes du Patrimoine (https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/) arrivent à grands pas (ce week-end en fait), avec son lot de lieux à découvrir, plus ou moins connus, mais néanmoins partie prenante de notre patrimoine, comme ceux dont je vais relater l’histoire aujourd’hui, et qui seraient les monuments les plus visitées en France durant ce rendez-vous plus qu’ancré dans notre vie culturelle depuis 41 ans.

Et comme toujours, je commencerai en suivant l’alphabet, et donc par l’Hôtel national des Invalides, devenu cet été un des acteurs incontournables des JO2024 de Paris.

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024
Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Acteur, qui vit donc sa création imaginée au VIIème siècle par le roi Louis XIV, qui par l’édification d’un bâtiment, décida de remercier ceux qui par leurs actions, permirent à son armée royale d’être considérée comme la plus grande et plus forte d’Europe.

A la fois hospice, notamment pour ceux ayant effectué dix ans de service, tout en restant vivant, caserne, couvent, hôpital, pour ces mêmes vivants mais néanmoins invalides, et manufacture, l’Hôtel ouvrit donc ses portes à ses premiers locataires dès 1674, sans pour autant devenir une maison de repos, quoiqu’ils pourraient légitimement le réclamer, après avoir guerroyer autant de temps, mais en devenant également un lieu où ils pourraient se cultiver et procéder à diverses taches comme par exemple réparer des uniformes ou des chaussures de l’armée. Au final, ils furent plus de 4 000 à y vivre.

Ensuite, avec l’édification du dit Dôme des Invalides, entre 1677 et 1706, le site est également devenu un panthéon (https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/pantheon#0) militaire, où, vous devez le savoir se trouve le tombeau de Napoléon 1er, entouré de deux de ses frères (Joseph et Jérôme), et de son fils (Jérôme Napoléon Charles Bonaparte), ainsi que d’hommes et de héros de la nation comme les maréchaux Lyautey, Foch, Juin, Leclerc, les généraux, comme Nivelle, Mangin, Giraud, mais aussi Claude Joseph Rouget de Lisle, l’auteur de la Marseillaise, sans oublier également la dite Eglise des soldats, où à l’intérieur se retrouvent une centaine de trophées prélevées aux ennemis des armées françaises depuis 1805 jusqu’au XX siècle.

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Et aujourd’hui, tout en continuant sa vocation initiale (www.invalides.fr), soit celle de répondre aux besoins des hommes de rang, sous-officiers, officiers, ayant été touchés gravement dans leurs chairs, le site héberge le musée de l’armée (www.musee-armee.fr), représentant l’une des plus exceptionnelles collections d’histoire militaire d’Europe, d’aucuns disent du monde, les bureaux du gouverneur militaire de Paris (https://www.terre.defense.gouv.fr/gmp/mieux-nous-connaitre/fonctions-du-gouverneur-militaire-paris), garant encore aujourd’hui de la coordination des moyens des armées et des services interarmées contribuant à la défense civile de la ville de Paris, et pour finir, l’organisation dans la cour d’honneur, entourée qu’elle est d’une collection d’artillerie retraçant plus de 200 ans d’histoires, de cérémonies d’hommages nationaux, tant militaires que civils, de prises d’armes, ainsi que d’adieu aux armes, toujours pour rester dans l’esprit de départ.

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Donc, même si le sujet de la guerre vous rebute, cela se comprend, allez-y quand même, car dans ce lieu résident des pans de l’histoire, avec un grand H, de France, qui oui, ne fût pas de tout repos, au contraire même.

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024
Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024
Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Vu et lu dans Paris Vous Aime Magazine d'avril, mai, juin 2024

Et maintenant, place au Panthéon (www.paris-pantheon.fr), monument un peu similaire à celui précité ci-dessus, mais quand même différent, notamment par son histoire.

En effet, tout commença donc par un état de fébrilité plutôt aigue de la part de Louis XV, qui, se trouvant à Metz, pour affaires dirions-nous (guerre de Succession d’Autriche), invoqua pour s’en sortir la protection de Sainte Geneviève, la patronne de Paris.

Et donc, par miracle, ou grâce finalement à une santé de fer, le roi s’en sortit sans dommage, lui donnant pour le coup l’occasion, en revenant dans la capitale, de se rendre à l’abbaye située sur la montagne Sainte Geneviève, avec comme idée de reconstruire l’ancienne église, dédiée qu’elle était justement à la sainte patronne depuis près de mille ans.

Seulement voilà, si miracle il fût pour sa santé, tel ne fût pas le cas pour son projet, bloqué qu’il était par des caisses de l’Etat plus que vide.

Donc, pour remédier à ce contre-temps, il fût décidé d’organiser une immense loterie royale, mais qui ne vit son résultat que 20 ans plus tard, avec le dépôt par le roi de la 1ère pierre le 06 septembre 1764, et le début des travaux par l’architecte Jacques Germain Soufflot, dont ses modèles furent tout bonnement Saint Pierre de Rome, et Saint Paul de Londres.

Finalement, il optera pour un plan en croix grecque, surplombé d’une triple couronne, choix qu’il ne verra finalement pas, décédant avant l’édification finale de son oeuvre, qui, petite anecdote, deviendra le plus haut point de Paris, avant la construction de la Tour Eiffel (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/03/la-tour-eiffel-129-ans-et-la-vie-devant-elle.html).

Quant à sa fonction, d’église comme prévu, il deviendra Panthéon à la Révolution française en recevant en 1791 la dépouille de Mirabeau (https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Honor%C3%A9_Gabriel_Riqueti_comte_de_Mirabeau/133343), mais retiré 3 ans plus tard, après la découverte de sa correspondance avec le roi. Suivront les dépouilles de Voltaire et Rousseau.

Ensuite, avec l’arrivé au pouvoir de Napoléon Bonaparte, l’édifice reviendra à nouveau à l’église catholique, délesté de sa crypte, afin d’y inhumer les dignitaires de l’empire.

Et en fait, sa fonction changera 6 fois avant de prendre définitivement le rôle que nous lui connaissons aujourd’hui, et ce juste après les funérailles nationales de Victor Hugo (https://www.maisonsvictorhugo.paris.fr/paris/collections/les-photographies/funerailles-de-victor-hugo-cortege-debouchant-sur-la-place-du).

Depuis, ce sont bon nombres de représentant illustres qui y reposent aujourd’hui, comme par exemple Sadi Carnot, l’unique président de la République, Louis Braille, Condorcet, Alexandre Dumas, Victor Schoelcher (https://memoire-esclavage.org/biographies/victor-schoelcher#:~:text=Journaliste%20et%20homme%20politique%20fran%C3%A7ais,d%C3%A9finitivement%20l'esclavage%20en%20France.), l’instigateur principal de l’abolition de l’esclavage en France, Léon Gambetta, Jean Jaurès, Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’UE, André Malraux, l’auteur de la célèbre phrase « entre ici (au Panthéon) Jean Moulin », Pierre et Marie Curie, d’autres personnalités de la résistance que sont Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle -Anthonioz, la nièce du général de Gaulle, l’écrivain, auteur de « Ceux de 14 », Maurice Genevoix, Simone Veil, accompagné de son mari, Antoine Veil, et dernièrement Joséphine Baker, américaine d’origine, résistante chevronnée, et Missak Manouchian, également avec sa femme, Mélinée, connu par sa photo sur la désormais célèbre affiche intitulée l’Affiche rouge, représentant plusieurs combattants / résistants des FTP-MOI (https://fr.wikipedia.org/wiki/Francs-tireurs_et_partisans_-_Main-d%27%C5%93uvre_immigr%C3%A9e), mouvement composé pour beaucoup par des étrangers ou juifs souhaitant défendre leur France, face aux allemands et collaborationnistes.

En tout et pour tout, ce sont près de 81 personnalités, 75 hommes et 6 femmes à bénéficier des hommages de l’Etat français dans ce temple devenu au fil du temps laïc et républicain.

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L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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A voir le 18 septembre 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

A voir le 18 septembre 2024
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Comment devenir milliardaire : Xavier Niel sur scène à l’Olympia le 18 septembre

https://www.maddyness.com/2024/08/28/comment-devenir-milliardaire-xavier-niel-sur-scene-a-lolympia-le-18-septembre/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=93c2346cd8-EMAIL_CAMPAIGN_2024_08_31_05_04&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-93c2346cd8-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

https://www.olympiahall.com/agenda/xavier-niel/

 

Contre toute attente, Xavier Niel donnera une conférence sur la scène mythique de l'Olympia le 18 septembre prochain. Un événement pour revenir sur son parcours et promouvoir la sortie de son autobiographie.

Journée chargée en vue dans la French Tech le 18 septembre prochain. En plus du France Digitale Day (1), grande réunion de famille des acteurs tricolores et européens de la tech, un événement intrigant aura également lieu en soirée à l’Olympia, célèbre salle de concerts parisienne. Mais pas de groupe de musique ou d’humoriste à l’horizon, mais un certain Xavier Niel qui s’y produira à 20h30.

En effet, le milliardaire français, fondateur d’Iliad, Kima Ventures, Station F ou encore 42, a diffusé sur Twitter une vidéo tournée à Times Square, à New York, où l’on peut lire sur un écran publicitaire : « Comment devenir milliardaire » le 18 septembre prochain à l’Olympia. Si Xavier Niel s’est contenté d’indiquer que des places à deux euros étaient disponibles ce mercredi 28 août, après avoir ironisé sur un éventuel « rap contenders avec SFR » la veille, la description de l’événement sur le site internet de l’Olympia permet d’en savoir un peu plus : « Comment devenir milliardaire ? C’est la question que tout le monde se pose. Il n’y a que 53 personnes en France qui peuvent y répondre. Un seul va le faire sur la scène de l’Olympia.

Une masterclass à l’occasion de la sortie de son autobiographie

Autrement dit, il faut donc s’attendre à une conférence du créateur de Free où il devrait livrer quelques secrets sur son brillant parcours d’entrepreneur. Un événement qui n’est pas le fruit du hasard, puisque celui qui est considéré comme l’un des «pères» de la French Tech s’apprête à sortir une autobiographie, réalisée au travers d’entretiens avec Jean-Louis Missika, qui n’est autre qu’un ancien vice-président de Free en plus d’avoir été l’adjoint de Bertrand Delanoë et d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris.

Le livre, baptisé « Entretiens XN », sera mis en vente dans les librairies le 25 septembre prochain au prix de 19,99 euros, mais il sera possible de l’acheter en avant-première dès le 18 septembre pour les participants à la conférence de Xavier Niel à l’Olympia. A noter que les prix pour y assister vont de 2 à 39,99 euros, un clin d’œil aux tarifs des forfaits mobiles et box de Free. Mais pas de présentation d’une nouvelle Freebox à l’horizon, comme pouvaient l’espérer certains fans de l’opérateur, mais une masterclass de l’entrepreneur le plus emblématique de la tech française. A l’heure où nous écrivons ces lignes, il reste encore quelques places

1/ https://francedigitale.org/agenda/fdday-2024

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html

 

 

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Soitec, STMicroelectronics, Isorg

Publié le par Jacques SAMELA.

Soitec, STMicroelectronics, Isorg
Soitec, STMicroelectronics, Isorg

Semi-conducteurs : le groupe isérois Soitec à la tête d’un projet européen

https://www.ledauphine.com/economie/2024/09/10/semi-conducteurs-le-groupe-iserois-soitec-a-la-tete-d-un-projet-europeen?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_direct_entreprises&ii=

Le 10 septembre 2024

 

Ce mardi 10 septembre, le groupe isérois a annoncé le lancement d’un consortium européen de recherche et industriel pour développer des semi-conducteurs plus performants et efficaces en énergie.

 Installé à Bernin, le groupe Soitec pilote le projet européen “Move2THz” pour développer une future génération de semi-conducteurs haute fréquence reposant sur du phosphure d’indium. Photo archives Le DL /Stéphane Pillaud

“Move2THz” : derrière ce nom un peu complexe se cache un nouveau projet européen de recherche et industriel qui vient tout juste de se lancer. Son objectif ? Développer une future génération de semi-conducteurs haute fréquence à base de phosphure d’indium. À sa tête, on retrouve Soitec, groupe installé à Bernin et spécialisé dans la conception et la production de matériaux semi-conducteurs innovants.

« Ce projet marque une étape clé dans l’intégration des technologies semi-conducteurs toujours plus performantes et efficaces en énergie », déclare, citée dans un communiqué, Emmanuelle Bely, secrétaire générale du groupe isérois. Car les semi-conducteurs en phosphure d’indium présentent l’avantage de “fonctionner à des fréquences proches ou supérieures à 1 térahertz, offrant des vitesses supérieures et une efficacité énergétique accrue par rapport aux technologies basées sur le silicium”, explique Soitec dans le même document.

Transformer les secteurs de l’IA et des télécommunications 6G

Pendant trois ans, les 27 membres du consortium, dans lequel sont engagés des acteurs de grande envergure comme STMicroelectronics, le CNRS, le CEA-Leti ou encore Aixtron, “ont pour objectif de poser les fondations d’un solide écosystème européen d’approvisionnement et de fabrication de semi-conducteurs en phosphure d’indium et de lever les freins à leur adoption à grande échelle, notamment le coût et la disponibilité des substrats avancés en phosphure d’indium”.

« Ensemble, nous ouvrons la voie à des innovations basées sur le phosphure d’indium qui transformeront des secteurs aussi cruciaux que les télécommunications 6G, la photonique et l’intelligence artificielle », ambitionne la secrétaire générale du groupe isérois qui a réalisé 978 millions d’euros de chiffre d’affaires au cours de son exercice 2023-2024.

À noter également que ce projet “Move2THz” bénéficie d’un financement de l’Union européenne et d’un financement complémentaire des gouvernements français, suisse, allemand, suédois, néerlandais et belge.

 http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

 

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ST VA CONSTRUIRE À CATANE UNE USINE ENTIÈREMENT INTÉGRÉE À 5 MD€ POUR LE SIC

https://vipress.net/st-va-construire-a-catane-une-usine-entierement-integree-a-5-mde-pour-le-sic/

Le 31 Mai 2024 

 

Bénéficiant d’une aide de 2 Md€ de l’État italien dans le cadre de l’European Chips Act, cette future usine, qui devrait être opérationnelle dès 2026, intégrera sur un même site la totalité des étapes du flux de production, de la R&D à la fabrication et du substrat jusqu’au module de puissance.

STMicroelectronics annonce ce jour qu’il va construire sur son site de Catane, en Sicile, la première usine au monde entièrement intégrée – de la R&D à la fabrication et du substrat au module de puissance – et dédiée à la production en grands volumes de tranches de 200 mm en carbure de silicium (SiC) pour composants et modules de puissance, ainsi qu’aux activités de test et de conditionnement. L’investissement total prévu est d’environ 5 milliards d’euros, avec un soutien de l’État italien d’environ 2 Md€ dans le cadre de l’European Chips Act.

Ensemble, l’unité de fabrication de substrats SiC en cours de construction sur ce même site et cette nouvelle usine formeront le Silicon Carbide Campus de ST, concrétisant la vision du groupe d’une installation de production entièrement intégrée verticalement et dédiée à la production de masse de carbure de silicium sur un seul site.

« Les capacités entièrement intégrées mises à disposition par le Silicon Carbide Campus de Catane contribueront de manière significative au leadership technologique de ST dans le domaine du carbure de silicium pour les clients des secteurs automobile et industriel au cours des prochaines décennies, assure Jean-Marc Chéry, président du Directoire et directeur général de STMicroelectronicsL’envergure et les synergies apportées par ce projet nous permettront d’innover davantage avec une capacité de production en grands volumes et ce, au bénéfice de nos clients européens et internationaux qui évoluent vers l’électrification et recherchent des solutions à haute efficacité énergétique afin d’atteindre leurs objectifs de décarbonation. »

Le Silicon Carbide Campus servira de pôle central pour l’écosystème SiC mondial de ST et intégrera la totalité des étapes du flux de production, à savoir le développement de substrats SiC, les processus de croissance épitaxiale, la fabrication de tranches de 200 mm (front-end) et l’assemblage de modules (back-end), la R&D des procédés, la conception de produits, les laboratoires de R&D avancée pour les circuits intégrés, les modules et les systèmes de puissance, ainsi que des capacités complètes de conditionnement. Il s’agira, selon ST, de la première unité de cette nature en Europe pour la production de masse de tranches SiC en 200 mm, chaque étape du processus – substrat, épitaxie & front-end, et back-end – utilisant les technologies 200 mm pour des performances et des rendements améliorés.

Cette nouvelle unité devrait démarrer la production en 2026 et atteindre sa pleine capacité d’ici 2033, pour produire jusqu’à 15 000 tranches SiC par semaine à pleine capacité. Le groupe franco-italien assure par ailleurs que des pratiques durables seront intégrées dans la conception, le développement et l’exploitation du Silicon Carbide Campus pour une utilisation responsable des ressources, notamment l’eau et l’énergie.

Rappelons que ST fabrique actuellement ses produits SiC en grands volumes sur deux lignes de production de tranches de 150 mm à Catane et à Ang Mo Kio (Singapour). Le troisième pôle de production est une coentreprise avec Sanan Optoelectronics, avec une unité de fabrication en 200 mm en cours de construction à Chongqing (Chine), qui permettra à ST de servir le marché chinois. Les unités de production de tranches SiC de ST sont complétées par des activités d’assemblage et de test en grands volumes qualifiées pour l’automobile à Bouskoura (Maroc) et à Shenzhen (Chine). La R&D et l’industrialisation des substrats SiC de ST ont lieu à Norrköping (Suède) et à Catane où l’unité de fabrication de substrats SiC augmente la production et où sont basées la plupart des équipes de R&D et de conception des produits SiC de ST.

 

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La Commission européenne a approuvé aujourd’hui une subvention de 2 milliards d’euros pour l’usine intégrée de carbure de silicium de 200 mm que ST Microelectronic est en train de construire à Catane, en Sicile.

https://www.ecinews.fr/fr/lue-approuve-2-ge-pour-la-ligne-sic-de-200-mm-de-st/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-04-06-2024

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/03/stmicroelectronics-un-geant-europeen-et-mondial.html

 

 

 

Soitec, STMicroelectronics, Isorg

Clap de fin à Limoges pour Isorg, pionnier de l’électronique organique

https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/clap-de-fin-a-limoges-pour-isorg-pionnier-de-lelectronique-organique_14521621/

le 20/06/2024

 

Cela aurait dû être le fleuron de l’industrie limougeaude mais, malgré de lourds investissements, l’aventure d’Isorg s’achèvera le 12 juillet. Le licenciement économique est lancé pour la vingtaine de salariés de son usine de production de Limoges.

Créée en 2010 à Grenoble et pionnier de l’électronique organique, Isorg a fait le choix en 2014 d’implanter son unité de fabrication sur le parc d’Ester technopole à Limoges.

Une annonce reçue à l’époque avec enthousiasme par les acteurs politiques et économiques du territoire, y voyant le futur fleuron de l’industrie limougeaude. D’autant qu’une cinquantaine d’emplois sont promis d'ici au printemps 2016.

Constat d’échec

Il n’y en aura finalement jamais autant et la vingtaine de salariés actuels fait l’objet d’une procédure de licenciement économique et un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été mis en place. Conséquence du placement en liquidation judiciaire d’Isorg. Chez nos confrères de France 3, ce mardi, Cédric Laming, nouveau directeur d’Isorg nommé en décembre dernier, invoque les conséquences du Covid et l’échec technique d’un capteur*, celui, si prometteur, qui a obtenu la certification du FBI en mars 2021.

« Il y a eu, à la fin de l’année dernière, un double constat : un constat d’échec technique sur ce produit, qui est lié à des ruptures technologiques sur le marché des écrans de téléphones portables. Ça, c’est la première chose. Et puis, il y a aussi, en parallèle, la prise de conscience qu’une entreprise de la taille d’Isorg avait du mal à suivre le rythme et les exigences de clients de cette ampleur », confesse-t-il.

En « off »

Pour le licenciement économique et l’absence de repreneur, il s’agit d’une information donnée « en off » par un salarié ce jeudi.  Et du « off », il y en a eu dans cette histoire… Nommé dans la catégorie « Innovation » des Trophées des entreprises de la Haute-Vienne 2023 le 7 décembre dernier et pressenti pour être lauréat, Isorg annonce son retrait quasiment la veille…

En mai dernier, à l’occasion d’une conférence de presse, un lanceur d’alerte anonyme souffle : « vous devriez vous intéresser à Isorg… ». Et de s’interroger sur le retour sur investissement.

Plusieurs levées de fonds

Or, les investissements se chiffrent en millions d’euros. En 2021, à l’occasion d’une nouvelle levée de fonds de 16 millions d’euros émanant de Sumitomo chemicalco ltd et Mitsubishi corporation, on rappelait dans nos colonnes que les actionnaires historiques Bpifrance, à travers ses grands fonds de capital-risque, New science venture, CEA investment et le Groupe Sofimac (Limousin participations), avaient permis à Isorg de lever 47,8 millions d’euros. Et aujourd’hui, le premier actionnaire de la société reste la SA Bpi participations qui détient 24.62 % du capital de l’entreprise.

La région Nouvelle-Aquitaine a, elle aussi, mis la main à la poche depuis 2015. 4.620.866,84 € ont été versés. Ces sommes concernent pour 2.280.433,42 € et une rallonge de 2.310.433,42 € la construction du site d’Ester et pour 30.000 € le recrutement d’un cadre. Il faut ajouter une aide au titre du Fonds européen de développement régional (Feder) pour l’aide à la transformation numérique d’un montant de 94.128 € avec à ce jour un solde à verser de 16.708 €.

Que d’efforts financiers vains et quelle déception pour le territoire. Reste maintenant à savoir ce que va devenir le site quasi flambant neuf de Limoges.

(*) Un module à photodiode organique pour scanners d’empreintes digitales.

Maryline Rogerie

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/12/isorg-une-technologie-francaise-de-rupture.html

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Le rendez-vous de l'Europe : Rapport, 1 000 milliards, Compétitivité, Championne, Forte, Concrète, Protège, Lutte

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
Photo J.S

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À la Une

https://mailchi.mp/euractiv/lexpresso-novembre-06-20248649?e=195d727192

 

Chers lecteurs et chères lectrices de L’Expresso,

 

Hier à Bruxelles, Mario Draghi a présenté son rapport tant attendu que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui avait commandé il y a un an.

Sur le volet économique (1), l’ancien Premier ministre de l’Italie et président de la Banque centrale européenne (BCE) de 2011 à 2019 mentionne à plusieurs reprises le « fardeau réglementaire » auquel sont soumises les entreprises européennes par rapport à leurs homologues chinoises ou américaines.

Selon lui, cette situation contribue à créer des « conditions de concurrence inégales au niveau mondial » pour les « entreprises par ailleurs productives » de l’Union.

Mario Draghi déplore également 
l’affaiblissement de la productivité européenne (2)« Il est important que les entreprises européennes gardent un pied dans les domaines où la souveraineté technologique est nécessaire », a-t-il encouragé en citant les secteurs de la numérisation, des technologies vertes et des industries clés, en particulier la défense.

En matière de défense (3) justement, il préconise une réorganisation globale grâce, entre autres, à la constitution de grands groupes et l’instauration d’une préférence européenne pour les achats militaires.

Préoccupé par 
les enjeux climatiques (4), l’économiste considère que l’énergie propre mettra l’Europe à l’abri des hausses de prix et estime que les technologies respectueuses de l’environnement offrent de nouvelles opportunités économiques.

Les eurodéputés ont accueilli le rapport de Mario Draghi avec 
des éloges et des réserves (5). Les élus centristes espèrent une correction rapide des politiques industrielles de l’Union européenne (UE), les conservateurs craignent une accélération des dépenses et l’extrême gauche met en garde contre les monopoles.

S’il est encore difficile de savoir dans quelle mesure le rapport de Mario Draghi influencera la politique européenne des années à venir, l’ancien président de la BCE a souligné que les contraintes budgétaires de l’UE et le remboursement de la dette commune de la période Covid-19 pourraient impacter le calendrier des investissements.


Merci à tous et à toutes pour votre fidélité, bonne lecture !

 

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 05/05/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 05/05/24

 

Compétitivité : l’UE doit agir rapidement pour rivaliser

https://www.ecoreseau.fr/actualites/competitivite-lue-doit-agir-rapidement-pour-rivaliser-2024-04-17-104325?utm_campaign=Matinale%20Jeudi%20-%2020240418&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 17 avril 2024

 

L’ancien Premier ministre italien Enrico Letta appelle l’Union européenne à agir sans délai pour combler son retard en matière de compétitivité par rapport aux États-Unis.

A travers son insistance sur la nécessité de créer un marché intérieur robuste pour les services financiers, Enrico Letta met alors en garde contre les conséquences de l’augmentation des prix de l’énergie et de la concurrence étrangère soutenue par des subventions massives et des réglementations allégées.

L’Union européenne semble ainsi confrontée à un défi urgent, selon Enrico Letta, actuellement président de l’Institut Jacques Delors. Alors que les États-Unis et la Chine bénéficient d’un avantage compétitif, l’Europe doit donc d’après lui agir rapidement pour ne pas être hors course. Notons également que cette mise en garde intervient alors que l’UE se prépare à un sommet crucial à Bruxelles cette semaine.

Ainsi, la montée en flèche des prix de l’énergie en Europe, à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, exacerbe les difficultés de l’industrie européenne déjà confrontée à une concurrence féroce. Letta souligne dans ce contexte, l’urgence d’agir, déclarant qu’« il n’y a pas de temps à perdre ».

Quels investissements ?
De plus, parmi les préoccupations d’Enrico Letta figurent les technologies d’avenir telles que les panneaux solaires, les batteries, les puces électroniques et l’intelligence artificielle. Ainsi, l’Europe devrait davantage miser sur elles pour rester compétitive. Le Vieux Continent, pour assoir sa compétitivité, devra également investir massivement dans la transition écologique et numérique, qui nécessite actuellement plus de 620 milliards d’euros supplémentaires par an.

Pour mobiliser de tels fonds, Letta insiste sur la nécessité de parachever un marché unique des services financiers. Actuellement, des réglementations nationales divergentes entravent grandement les efforts pour exploiter pleinement un marché de 450 millions d’habitants, ce qui fragmente ainsi l’épargne et l’investissement européens.

Promouvoir les capitaux européens

L’absence de levées de fonds à grande échelle désavantage alors les start-up européennes, les incitant donc à chercher du financement aux États-Unis, où les marchés financiers sont plus puissants et attractifs. Face à cela, Letta propose alors la construction d’une Union de l’épargne et de l’investissement pour retenir les capitaux européens et promouvoir la croissance locale.

De même dans le domaine de la défense, l’Europe est confrontée à des défis similaires. La fragmentation du marché nuit à sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour renforcer ses forces militaires. Letta le souligne : « Environ 80% de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l’Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens. C’est de la folie. » D’après lui, l’urgence repose sur le fait de renforcer la filière européenne dans ce domaine.

Enrico Letta met alors en garde contre le risque que l’Europe soit laissée pour compte dans la course à la compétitivité mondiale. Selon lui, l’UE doit agir rapidement et de manière décisive pour créer un environnement favorable à la croissance économique et à l’innovation, et ce, afin de rivaliser avec les géants économiques tels que les États-Unis et la Chine déjà bien avancés dans la course…

 

Vu et lu dans La Croix du 10/05/24
Vu et lu dans La Croix du 10/05/24

Vu et lu dans La Croix du 10/05/24

 

LA SOUS-TRAITANCE ÉLECTRONIQUE RESTE FORTE EN EUROPE

https://vipress.net/la-sous-traitance-electronique-reste-forte-en-europe/

Le 12 Juin 2024 

 

Malgré le déclin de la production électronique européenne décrit hier par l’IPC dans un rapport, l’organisation professionnelle estime que la sous-traitance électronique reste forte sur notre continent et va par conséquent jouer un rôle crucial dans le soutien aux transitions numérique et écologique de l’Europe.

Dans un rapport publié en début de semaine et sur lequel nous sommes revenus hier dans ViPress, l’IPC a exhorté l’Europe à enrayer le déclin de sa production électronique, alertant sur le fait que, si rien n’est fait, ce déclin va se poursuivre et mettre en péril les priorités stratégiques de l’UE en termes de sécurité, de résilience industrielle et de compétitivité.

Dans ce rapport qui prend en compte la production électronique européenne dans son ensemble et huit secteurs applicatifs stratégiques (Aérospatial/Défense, Automatisation, Santé, Mobilité, Énergies renouvelables, Sécurité, Serveurs, Infrastructures télécoms), l’IPC fait un point sur les différents pans de la filière électronique en Europe, y compris la sous-traitance qui constitue clairement pour l’organisation professionnelle le domaine qui résiste le mieux au déclin décrit dans ce rapport.

L’IPC parle même d’un avenir prometteur pour le marché européen de la sous-traitance électronique, porté par les progrès technologiques en cours et les initiatives stratégiques visant à améliorer la compétitivité et la durabilité. Qui plus est, la complexité croissante et l’intégration de l’électronique dans divers secteurs continueront de stimuler la demande de services de sous-traitance, d’autant que l’évolution vers des chaînes d’approvisionnement plus durables et localisées créera de nouvelles opportunités dans l’UE.

Alors que l’UE continue d’investir dans les technologies de fabrication avancées et de renforcer son écosystème électronique, la sous-traitance devrait jouer un rôle crucial dans le soutien aux transitions numérique et écologique de l’Europe, selon l’IPC, qui précise qu’elle pourra maintenir son avantage concurrentiel et contribuer à la croissance et à la résilience de la fabrication électronique européenne dans son ensemble en se concentrant sur l’innovation, l’efficacité et la durabilité.

Preuve de la bonne résistance de ce secteur au déclin de la production européenne, le nombre de sous-traitants en électronique n’a que très peu diminué au cours de la dernière décennie, comme le montre la figure en bas de cet article. Et la France reste un haut lieu de la sous-traitance électronique européenne avec le deuxième plus important contingent d’entreprise en Europe, derrière l’Allemagne, mais loin devant des pays tels que la Grande Bretagne et l’Italie (voir carte ci-dessous).

Si le marché de la sous-traitance électronique résiste bien, c’est parce qu’il s’est adapté au fil du temps. Retraçant l’historique de ce secteur, l’IPC note qu’il a considérablement évolué au cours des dernières décennies.

Initialement, la sous-traitance était considérée comme une fonction de support pour les équipementiers, en fournissant des services d’assemblage de base, avant de connaître, dans les années 1990, une croissance rapide en raison de l’externalisation accrue des équipementiers motivée par la nécessité de réduire leurs coûts et de se concentrer sur leurs compétences de base. Cette période a vu l’essor de grands groupes de sous-traitance, essentiellement américains, tels que Flextronics, Jabil ou encore Celestica, mais qui ont établi une forte présence en Europe grâce à des fusions, des acquisitions et la mise en service d’usines sur notre continent.

Dans les années 2000, la sous-traitance européenne a continué à se développer à mesure que les progrès technologiques et la mondialisation alimentaient la demande de services plus complexes et de grande valeur. L’adoption de technologies de fabrication avancées, telles que la technologie de montage en surface (SMT) et les chaînes d’assemblage automatisées, a par ailleurs permis aux sous-traitants d’offrir une gamme plus large de services, notamment la conception, le test et la logistique. La croissance du secteur a également été portée par la complexité croissante des produits électroniques et la nécessité de cycles de vie plus courts des produits, ce qui a imposé des solutions de fabrication flexibles et évolutives.

Aujourd’hui, la sous-traitance électronique est un élément essentiel de l’écosystème de la fabrication électronique en Europe, en proposant une gamme diversifiée de services, depuis l’assemblage de base jusqu’à la gestion complète du cycle de vie du produit, en passant par la conception, le test, l’ingénierie, l’assemblage complet du produit, la logistique et les services après-vente. L’IPC note également que la sous-traitance électronique en Europe est très compétitive et comprend à la fois des géants mondiaux et de nombreuses PME qui approvisionnent des marchés de niche et des applications spécialisées.

Le marché de la sous-traitance dans l’UE est tiré par plusieurs secteurs clés, dont les huit secteurs analysés dans le rapport de l’IPC. Le secteur automobile, par exemple, a connu une croissance substantielle en raison de l’intégration croissante de l’électronique dans les véhicules et de l’essor des véhicules électriques et autonomes. L’électronique industrielle représente également un segment de marché important, stimulé par la demande de solutions d’automatisation et de fabrication intelligente. De plus, le secteur de l’électronique médicale s’est lui aussi développé, alimenté par les progrès des dispositifs médicaux et des équipements de diagnostic.

Malgré ses atouts, la sous-traitance électronique européenne est confrontée à plusieurs défis, parmi lesquels la concurrence croissante des régions manufacturières à bas coûts, en particulier en Asie. Des pays comme la Chine et le Vietnam offrent des coûts de main-d’œuvre inférieurs et ont développé de solides capacités de sous-traitance, ce qui en fait des alternatives attrayantes pour les équipementiers cherchant en premier lieu à réduire leurs coûts de fabrication, selon l’IPC. Ce qui impose aux sous-traitants européens d’innover en permanence pour améliorer leur efficacité et rester compétitifs.

Un autre défi important est la dépendance à l’égard des composants et des matériaux importés. La sous-traitance européenne dépend fortement des chaînes d’approvisionnement mondiales pour les composants électroniques clés, tels que les semiconducteurs et les circuits imprimés. Les perturbations de ces chaînes d’approvisionnement, comme on l’a vu lors de la pandémie de Covid-19, peuvent avoir des impacts importants sur les délais et les coûts de production. En outre, les exigences réglementaires et les normes strictes de l’UE ajoutent de la complexité et des coûts aux processus de fabrication.

Pour relever ces défis, l’IPC observe que les sous-traitants de l’UE se concentrent sur plusieurs initiatives stratégiques. L’un des domaines clés est l’adoption des technologies de l’Industrie 4.0, notamment l’IoT, l’IA et la robotique avancée, qui permettent une plus grande automatisation, améliorent l’efficacité de la production et permettent des processus de fabrication plus flexibles.

En tirant parti de ces avancées, les sous-traitants peuvent réduire les coûts, améliorer la qualité des produits et offrir davantage de services à valeur ajoutée à leurs clients. Un autre objectif stratégique consiste bien évidemment à renforcer les chaînes d’approvisionnement régionales et à réduire la dépendance à l’égard des sources non européennes, ce à quoi contribuent des initiatives de l’UE telles que l’European Chips Act concernant la production de semiconducteurs en Europe.


Enfin, l’accent est de plus en plus mis sur la durabilité et les pratiques de fabrication respectueuses de l’environnement, ce qui joue en faveur des sous-traitants européens qui adoptent de plus en plus des procédés de fabrication plus écologiques et se concentrent sur la recyclabilité et l’efficacité énergétique de leurs produits.

 

Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24
Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24

Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24

 

IA et lutte contre la haine : les recommandations du panel de citoyens à la Commission européenne

https://www.actuia.com/actualite/ia-et-lutte-contre-la-haine-les-recommandations-du-panel-de-citoyens-a-la-commission-europeenne/?mc_cid=9b0b42062b&mc_eid=ed2cb670a6

Le 17 juin 2024

 

Le mois dernier, lors de la session finale du panel de citoyens européens sur la lutte contre la haine dans la société, 150 citoyens européens ont adressé 21 recommandations à la Commission européenne et aux autorités nationales afin de lutter contre la haine sous toutes ses formes et de favoriser le respect mutuel. La modération de l’IA pour les plateformes en ligne en fait partie.

Pour la Commission :

“Toutes les formes de haine et d’intolérance sont incompatibles avec les valeurs de dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’état de droit et de respect des droits de l’homme, consacrées par le traité sur l’Union européenne”.

Elle a mis en place en 2016 un code de conduite visant à lutter contre les discours de haine
illégaux en ligne auquel ont adhéré dans un premier temps Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube puis Instagram, Google, Snapchat, Dailymotion et Jeuxvideo.com. L’évaluation des discours haineux qui leur sont notifiés par les internautes et une suppression rapide des contenus illégaux figurent parmi leurs engagements.

Věra Jourová, vice-présidente chargée des valeurs et de la transparence déclarait en 2020 lors d’une évaluation de cet instrument :

“Le code de conduite reste un exemple de réussite pour lutter contre les discours de haine illégaux en ligne. Il a permis des améliorations qui étaient urgentes tout en respectant pleinement les droits fondamentaux. Il a créé de précieux partenariats entre les organisations de la société civile, les autorités nationales et les plateformes informatiques”.

Elle ajoutait :

“Il est temps à présent de veiller à ce que toutes les plateformes aient les mêmes obligations au sein de l’ensemble du marché unique et de clarifier, sur le plan législatif, les responsabilités des plateformes afin de garantir aux utilisateurs une plus grande sécurité en ligne. Ce qui est illicite hors ligne l’est aussi en ligne”.

L’entrée en vigueur du DSA

Le DSA (Digital Services Act), après avoir été appliqué en août 2023 aux grandes plateformes comptant de plus de 45 millions d’utilisateurs au sein de l’UE ainsi qu’aux moteurs de recherche, s’adresse depuis février dernier à toutes les plateformes en ligne à l’exception des petites et microentreprises employant moins de 50 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 10 millions d’euros. Il exige entre autres qu’elles publient un rapport sur leurs procédures de modération de contenu au moins une fois par an.

La Commission a d’ailleurs ouvert en avril dernier une procédure formelle afin de déterminer si Meta, qui détient Facebook et Instagram, a enfreint ce règlement.

Un panel de citoyens dédié à la lutte contre la haine

En décembre dernier, la Commission et le haut représentant ont adopté une communication conjointe intitulée “Pas de place pour la haine : une Europe unie contre toute forme de haine“, qui incite à redoubler d’efforts pour lutter contre la haine. On peut y lire :

“Il apparaît clairement que la haine de manière générale a connu une recrudescence ces dernières semaines. La haine engendre la haine : elle constitue une force destructrice, pas uniquement pour certaines communautés, mais pour nous tous. La haine représente une menace pour notre société et notre démocratie. Nous ne pouvons accepter que des citoyens soient empêchés de jouer pleinement leur rôle en raison de leur apparence, de leurs convictions, de la personne qu’ils aiment ou de leurs origines”.

La création de ce panel de citoyens européens consacré à la lutte contre la haine dans la société est une des réponses à cette communication.

Les recommandations du panel

Pendant trois week-ends, 150 citoyens sélectionnés de manière aléatoire, représentant les 27 États membres de l’UE, se sont réunis pour discuter des divers facteurs et causes de la haine dans l’UE ainsi que des moyens de les combattre, tant physiquement qu’en ligne.

Outre la modération de l’IA pour protéger les médias sociaux contre les discours de haine, les recommandations du panel sont les suivantes :

  • Sensibilisation accrue concernant les mesures prises et existantes et les mesures correctives visant à lutter contre la haine grâce à une campagne publique ;
  • Création d’une plateforme à l’échelle de l’UE qui combine les informations, les ressources et les mesures relatives à la haine ainsi que les systèmes de soutien aux personnes touchées ;
  • Carte européenne pour surfer en toute sécurité ;
  • Formation à la tolérance (T4T) ;
  • Renforcement des compétences sociales et émotionnelles des enfants et des jeunes pour prévenir la haine ;
  • Éducation de toutes les générations pour toutes les nations sur la communication non violente ;
  • Aide publicitaire contre la haine ;
  • Fiabilité, faits et transparence : vérification et clarification du financement des informations ;
  • L’Europe vous rencontre : médias participatifs pour les citoyens ;
  • Lutter contre l’anonymat en ligne pour lutter contre la haine ;
  • Une Europe, une définition : criminaliser les discours de haine ;
  • Éclatement de la bulle : promouvoir des perspectives divergentes sur les médias sociaux ;
  • Contribution au retour à la notion de vie ;
  • Création d’un comité de confiance indépendant ;
  • À la recherche des citoyens : lutter contre les inégalités sociales face à la lutte contre la haine dans l’UE ;
  • Office national de lutte contre la haine dans les États membres ;
  • Protocole européen de réponse efficace pour les notifications de crimes de haine ;
  • Diffusion d’une culture du débat dans les écoles grâce aux panels de citoyens ;
  • Création de panels de citoyens européens pour les jeunes (16-25 ans) pour lutter contre la haine ;
  • Développement des services civiques volontaires dans les communautés locales pour adultes.

Věra Jourová conclut :

“Nous assistons à un fleuve de messages haineux de plus en plus nombreux, en particulier en ligne. Elles viennent s’ajouter à une polarisation croissante de nos sociétés et à la fracture démocratique. Dans les scénarios les plus pessimistes, des propos violents peuvent conduire à des actions violentes. Je me réjouis que les citoyens, dans le cadre du panel des citoyens européens, aient reconnu les risques de discours haineux et formulé des recommandations claires et ambitieuses pour lutter contre les discours haineux”.

Si vous désirez contribuer au débat en ligne en cours sur la lutte contre la haine dans la société, cliquer ici.

https://citizens.ec.europa.eu/participation/processes/tackling-hatred-in-society/f/39/proposals?locale=fr

 

Publié dans En bref

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Août 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

Août 2024
Août 2024

COMMANDE. De 11 milliards d’Euros pour la compagnie hongkongaise Cathay Pacific auprès du groupe Airbus, afin de se procurer 30 appareils A330-900.

La Tribune du 07 août 2024

 

CONFIRMATION. De la position de leader mondial de l’aéronautique en 2023 pour le groupe Airbus, devançant encore une fois son grand rival américain Boeing avec la commercialisation de 1 883 avions, contre environ 1 000.

Jec Composites du 08 août 2024

 

BAISSE. Du taux de chômage en France, passant durant les trois premiers mois de l’année de 7,3 % à 7,5 %, soit une diminution de 40 000 personnes.

La Tribune du 09 août 2024

 

CONCRETISATION. Des liens de la compagnie aérienne lettone Airbaltic avec le groupe Airbus après sa nouvelle commande de 10 A220-300, s’ajoutant aux 50 déjà en exploitation, et avant de passer à une flotte de 100 appareils, futur objectif.

La Tribune du 13 août 2024

 

ACCELERATION. De la production d’antennes NewSpace du spécialiste toulousain Anywaves, passant le cap de 1 000 livraisons effectuées, et avec comme futur objectif de s’ouvrir les Etats-Unis, lieu de son dernier contrat, signé avec le géant américain de l’observation haute résolution Maxar.

La Tribune du 19 août 2024

 

SELECTION. Du groupe Thales pour fournir au constructeur allemand d’avions électriques à décollage vertical (eVTOL), Lilium, des antennes de navigation et de communication.

VIPress du 21 août 2024

 

NOUVEAU. Départ pour l’activité du secteur privé français en août, dû manifestement par les JO de Paris, avec l’indice PMI Flash HCOB en hausse de cinq points, et un rebond de la demande au plus haut depuis 16 mois.

IMPLANTATION. A Toulouse de la filiale européenne du singapourien Allozymes, innovateur de premier plan dans la découverte et l’ingénierie des enzymes pour les industries alimentaires et chimiques.

La Tribune du 22 août 2024

 

PROGRESSION. De 3 % des déclarations d’embauches en France en juillet.

L’Usine Nouvelle du 23 août 2024

 

IMPORTANT. Le contrat emporté par le groupe Alstom en Allemagne, un peu plus de 4 milliards d’Euros, pour la fourniture et la maintenance de 90 trains péri-urbains Adessia Stream dédiés au réseau S-Bahn de la ville de Cologne.

VIPress du 28 août 2024

 

PRECURSEURE. La France dans le domaine de la parité entre olympiens et paralympiens, avec sur l’édition parisienne, des primes similaires pour l’ensemble des médaillés.

Le Figaro du 28 août 2024

 

OFFICIALISATION. De l’accord de vente de douze avions de chasse Rafale pour la Serbie par le président Macron. Il devient le 8ème pays à se procurer l’aéronef du groupe Dassault.

Air & Cosmos du 29 août 2024

Publié dans Revue de presse

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