Juillet 2024
PLUS : Haut niveau enregistré depuis 6 ans pour le volume d’exportations de biens industriels en provenance de l’Isère, avec 14 milliards d’Euros de ventes en 2023, et ce dans des pays comme l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, ou encore les Etats-Unis.
La Lettre l’Economie en Isère de juillet 2024
RACHAT. Par le leader mondial du publishing et du développement d’applications mobiles, le français MWM (www.mwm.ai), d’une société américaine du nom de Swipewipe, créatrice d’une application de gestion de photos qui offre des fonctionnalités d’édition grâce à l’IA, et revendiquant 5 millions d’utilisateurs sur TikTok en moins de 12 mois.
Maddyness du 01 juillet 2024
STRATEGIQUE. Le contrat signé par l’entreprise iséroise (Isère) HRS, concepteur et fabricant de stations hydrogène en Arabie Saoudite pour la fourniture, la mise en service, et l’entretien-maintenance d’une station de ravitaillement de grande capacité. Une 1ère hors de l’Europe également.
Le Dauphiné Libéré du 01 juillet 2024
INVESTISSEMENT. Dans un site de démantèlement de batteries à Hordain dans le Nord pour la société Hydrovolt, coentreprise de recyclage de batteries créée par le géant norvégien Hydro, et le suédois Northvolt.
L’Usine Nouvelle du 02 juillet 2024
CHOIX. De deux satellites militaires de nouvelle génération du groupe Airbus par l’armée allemande. D’un montant de 2,1 milliards d’Euros, le contrat comprend la conception, l’intégration les essais et la livraison en orbite.
L’Usine Nouvelle du 04 juillet 2024
PREVISION. D’une croissance de 1,1 % en 2024 pour la France selon l’INSEE, et ce malgré l’incertitude politique.
L’Usine Nouvelle du 09 juillet 2024
DEDOUBLEMENT. Du groupe Keolis au Canada, après l’acquisition de deux divisions du groupe Student Transportation of America, et s’offrant un nouveau parc de 550 bus, générant chaque année un C.A. de 80 millions d’Euros.
CROISSANCE. De 0,3points de PIB au 3ème trimestre pour la France, et ce, selon l’Insee, grâce à la tenue des JO de Paris. Effet comparable à l’issue des JO de Londres en 2012.
CONTRAT. En or pour Alstom en Allemagne, après la signature d’un accord cadre de 2,8 milliards pour le métro de Hambourg.
Ecoréseau du 10 juillet 2024
RECUPERATION. Au dépend du français Keolis, du plus grand réseau de tramway du monde en Australie par le groupe Transdev. D’un montant de 4,2 milliards d’Euros, il concernera l’exploitation pendant neuf ans de l’ensemble des lignes de tramway (250 km de doubles voies et 1 600 arrêts répartis sur 24 lignes) de la ville de Melbourne.
L’Usine Nouvelle du 11 juillet 2024
NOUVELLE. Commande de l’Arabie Saoudite pour ses forces aériennes auprès du groupe Airbus, après le choix d’acquérir quatre ravitailleurs Airbus A330 MRTT, portant sa flotte à 10 appareils, l’une des plus importantes au monde.
Air & Cosmos du 11 juillet 2024
PERFORMANCE. Des sites français du E-commerce à l’export, avec près de 65 % de ceux-ci vendant à l’international.
Le Moci du 15 juillet 2024
OPPORTUNITE. Pour le groupe Spie en Allemagne, après avoir été chargé de l’installation de solutions techniques d’exploitation et de gestion du trafic ultramodernes dans le tunnel portuaire de la Cherbourger Strasse à Bremerhaven dans le nord.
NOUVEAUX. Financements européens pour les grands projets français que sont la liaison Lyon-Turin et le canal Seine-Nord, faisant partis de 134 chantiers répartis dans toute l’Europe, après le déblocage de 7 milliards d’Euro de l’UE.
Batiactu du 18 juillet 2024
STOP. A l’hémorragie des investissements en capital-risque au 1er semestre 2024 pour les startups françaises, avec 4,3 milliards d’Euros levé sur cette période et sur 413 opérations, soit une hausse en volume de 5 %.
Linkedin du 22 juillet 2024
EXPORTATION. En Inde de la technologie de NatéoSanté, medtech experte dans le développement de solutions professionnelles de contrôle et de purification, en équipant désormais le service néonatalogie de l’hôpital public pour femmes de Bai Gangabai.
La Tribune du 22 juillet 2024
SELECTION. Du groupe Safran Electrical par Boeing pour fournir le système de génération électrique pour le démonstrateur de vol spatial X-66, dans le cadre du projet Sustainable Flight Demonstrator de la NASA.
EXTENSION. Vers l’Asie du Sud Est pour Voltaero après la précommande par Global Sky de 15 avions électriques hybrides Cassio
Air & Cosmos du 23 juillet 2024
REPRISE. Des achats d’avions Airbus de la part de la Lybie, après la commande ferme de six appareils A320neo. Les dernières commandes de transporteurs libyens remontaient à 2008 et 2011.
Air & Cosmos du 24 juillet 2024
ENCORE. En augmentation le PIB français au 2ème trimestre 2024, avec une hausse de 0,3 %, après celle, de 0,3 % également au 1er trimestre dernier, tiré notamment par le commerce extérieur et les investissements des entreprises.
CONFIRMATION. Des ambitions américaines pour le groupe Transdev aux Etats-Unis, après le contrat de 600 millions de dollars remporté à Dallas auprès de l’autorité organisatrice Dallas Area Rapid Transit (DART) pour l’exploitation de programmes de transport adapté et à la demande.
La Tribune du 30 juillet 2024
SIGNATURE. De 80 lettres d’intention pour 110 avions de la société Elixir Aircraft durant le salon AirVenture dans le Wisconsin (USA), portant désormais son carnet de commandes à 330 avions.
Air & Cosmos du 30 juillet 2024
Mon programme estival 2024
Bonjour,
Pour les juilletistes qui rentrent en partie ce weekend, et pour les aoûtiens qui partent, en partie, ce même weekend, vous trouverez à votre disposition demain la revue de presse de juillet 2024, où vous lirez que tout ne va pas si mal en France, qui plus est conforté par le nombre de médailles obtenus par nos athlètes en quelques jours, Bravo à eux, et qu'ils continuent comme cela.
Et donc, en repos bien mérité, je vous propose quand même des sujets, déjà publiés pour la plupart, mais avec comme idée que vous serez content de les redécouvrir, voir de les découvrir, mais sans pour autant vous prendre la tête, pas l'idée, et vous vous en rendrez bien compte.
Donc, excellente période estivale, passée et actuelle, bonne lecture, et à très bientôt pour la suite de mes aventures.
Jacques Samela
La SporTech, les JO comme tremplin
Les JO de Paris 2024 ayant commencés depuis quelques jours seulement, avec notamment une cérémonie d’ouverture qui restera à jamais gravé dans l’histoire des Jeux, malgré ou grâce à la pluie, actuellement, nous ne connaissons pas encore le nombre de titres et de médailles que la délégation française ramènera, non en France, mais aux français, finalement très impliqués dans l’animation des travées, ainsi qu’en termes de suivis des compétitions via la télévision, en rebours de ce que d’aucuns nous avez quand même affirmés, sondages à l’appuis.
Par contre, pour en revenir aux médailles et titres, ce que l’on sait, c’est que l’objectif attendu, est surtout d’intégrer le « top 5 » du classement, soit à peu près avec une soixantaine de médailles, dont 27 à 30 (rajouté par votre serviteur, de l’ambition que diable) en or (https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024/jo-de-paris-2024-60-medailles-attendues-pour-la-france-dont-27-en-or-dans-la-derniere-projection-avant-les-jeux_6680703.html).
A voir, car des désillusions surviendront, la concurrence est forte, mais aussi des surprises, et donc c’est avec Espoir que nous supporterons sans retenue nos représentants, afin qu’ils réalisent des perfs, comme on dit dans le jargon, mais dans un esprit totalement positif.
Et pour rester dans le monde du sport, il est également un autre domaine où la France ferait déjà office de leader, c’est celui de la « SporTech », qui au classement européen, se positionne déjà à la 3ème place, et au niveau mondial, à la 7ème.
Alors, la définition qui en ressort, même si je pense que vous avez déjà compris le principe, c’est que cette activité allie donc le sport dans son ensemble, et le domaine de la Tech, en ce sens qu’elle utilise des technologies innovantes pour le digitaliser, rejoignant en cela d’autres déjà bien ancrées dans le paysage français comme la Fintech (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html), « l’AssurTech », qui comme son nom l’indique touche le secteur des assurances, la « PropreTech », celui de l’immobilier, la « HealthTech », celui de la santé, et même celui, plus confidentiel (pour qui ?), de la « SexTech » (https://www.sextechforgood.org/blog/categories/sextech).
Mais pour en revenir à la « SporTech » hexagonale, chapeautée qu’elle est par le collectif appelé tout simplement SporTech FR (www.sportechfr.com), elle affiche déjà plus de 150 startups, 500 millions de CA cumulé en 2023, et près de 937 M€ levé en 2022. En 2021, le montant s’élevait à près de 750 millions d’Euros.
Mais vous pourriez légitimement vous demander comment, et est-ce vraiment nécessaire d’utiliser ces nouvelles technologiques dans la pratique d’un sport, qu’il soit en amateur ou en professionnel ?
Pour courir n’ai-je pas juste besoin de mes jambes, et pour faire de la boxe, de mes bras ?
Effectivement, et pourtant, les applications sont déjà plus que performantes et donc déjà utilisées, qu’elles prennent la forme de capteurs portés par les athlètes pour mesurer et suivre leurs performances physiques, en équipant par exemple des chaussures de sport ou des raquettes de tennis, de systèmes de vidéo-analyse permettant aux entraineurs ainsi qu’aux joueurs de revoir et d’analyser les matchs, de technologies de réalité virtuelle et augmentée pour améliorer l’entrainement, simuler des scénarii de jeu, ou encore d’offrir des expériences immersives aux fans, d’applications mobiles ainsi que de plateformes en ligne pour suivre les statistiques, les paris sportifs, ou encore d’utilisation de l’IA et du big data pour analyser la performances des joueurs, tout en prévoyant (vraiment ?) le résultats des matchs.
Et tout ceci donc, avec comme idée d’accompagner les athlètes dans la maximisation de leurs performances, de digitaliser la gestion des clubs et des évènements sportifs, de sensibiliser les clubs sportifs à la transition énergétique, ou encore de donner la priorité à l’expérience des fans.
Mais bon quand même, au vu de ces applications et de leurs utilisations, il est clair que cela intéresse plutôt le sport pro et ou collectif, ce que d’aucuns ont très bien compris, en l’occurrence des sportifs de haut niveau, à la retraite ou encore actifs, flairant là un filon dont ils connaissent à priori bien le sujet, afin d’investir les deniers glanés tout au long de leur carrière, comme par exemple, Blaise Matuidi, Raphaël Varane, ou encore Tony Parker, considéré lui comme la 3ème source de financement de la « SporTech » en France.
Et c’est encore plus vrai aujourd’hui, avec justement l’organisation des JO de Paris, permettant à un certain nombre de startups d’en bénéficier, grâce notamment à des collaborations en cours avec le Comité olympique pour développer des produits s’adressant aux fans, venus de tous horizons, de vivre pleinement les compétitions, que ce soit sur place ou à distance, mais aussi en tablant sur l’engouement de ces mêmes jeux par le public français, ce qui semble être plus que le cas, remplissant à plein les enceintes sportives, occasionnant nettement une hausse du nombre de licenciés, souvent le cas après, et notamment dans des sports peu connus, des résultats positifs de nos athlètes.
Plutôt bien parti aujourd’hui (https://www.ouest-france.fr/jeux-olympiques/jo-2024-le-tableau-des-medailles-ce-mardi-30-juillet-avec-la-france-2e-derriere-le-japon-3f3f5c3e-4dee-11ef-a622-0126aa35ae01), l’impact de ces jeux devrait être plus que positif pour l’avenir de la « SporTech » française, avec une occasion en or (eh oui), de démontrer le potentiel innovant du secteur, de sa capacité à répondre aux nouveaux besoins des usagers du sport, mais aussi en termes de forces vives, important, afin de suivre la vague, qui selon les estimations, devrait suivre.
Donc, si vous aimez ou pratiquez un sport, et en plus, si vous êtes ingénieur, développeur en IA, data scientist, community manager, business dev, et j’en passe, eh bien justement, ne laissez pas passer votre chance, ce secteur, encore émergent, mais qui recrute avec force, peut être votre voie.
Foncez, car les premiers arrivés en seront les gagnants de demain (pour rester dans la compétition des jeux).
Jacques Samela
Sources :
. https://bigmedia.bpifrance.fr/news/les-tendances-cles-de-la-sportech-en-france
. https://www.francetravail.fr/actualites/le-dossier/le-sport/la-sportech-de-nouveaux-metiers.html
A lire :
. https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/creation/comment-entreprendre-dans-la-sportstech-
Duralex & Laguiole (suites)
Duralex : le tribunal de commerce d'Orléans valide le projet de SCOP des salariés, 228 emplois sauvés
Le 26 Juillet 2024
Il avait fallu, la semaine dernière, six longues heures au tribunal de commerce pour étudier les trois dossiers de reprise déposés pour relancer la verrerie Duralex qui emploie 228 personnes à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), commune de l'agglomération d'Orléans. Sa décision - qui avait été mise en délibéré - n'a pris qu'un quart d'heure.
C'est la proposition de Société coopérative de production (Scop), la mieux-disante en termes d'emplois, et soutenue par 60% du personnel qui a été choisie. Le tribunal a considéré la Scop* comme un « projet marketing et commercial cohérent et sérieux » avec des « garanties fortes », estimant qu'elle apparaît en mesure de maintenir les « activités des salariés dans des conditions réalisables ».
Sauvegarde des 228 emplois
Elle était portée par la direction du site, et 150 salariés de l'entreprise favorables au projet avaient même déjà investi « 500 euros de leur poche », selon la CFDT, syndicat majoritaire.
« On est soulagé pour l'ensemble des salariés de Duralex qui se sont battus. Tout le monde est venu à nos côtés pour gagner. Les salariés sont plus que motivés, on invite tous les français à acheter Duralex ! », a lancé François Marciano, le directeur de l'usine.
Le directeur a donné rendez-vous à la presse le 2 septembre à l'usine Duralex « pour présenter le plan stratégique et un projet national inédit ». De son coté, le ministre démissionaire de l'Industrie Roland Lescure, joint par l'AFP a s'est félicité « C'est une belle victoire pour une entreprise française emblématique et connue de toutes et tous ! »
Cette offre prévoit le maintien de la totalité de l'effectif et a obtenu l'appui des élus locaux, dont celui de la région, qui a promis son soutien sous forme de garantie bancaire. La métropole d'Orléans a, en outre, proposé de racheter le site de la verrerie, pour une somme évaluée entre cinq et huit millions d'euros, afin d'aider à convaincre les banques de financer le projet. M. Marciano a d'ailleurs tenu à remercier notamment le président de la métropole, de la Région, la préfète et les banques, qui ont assuré des garanties financières. Le président de la région Centre-Val-de-Loire, François Bonneau, a évoqué « un succès » pour les salariés et « une vraie victoire sociale » pour « une entreprise emblématique », dans un communiqué transmis à la presse.
Longue procédure
Depuis son placement en redressement judiciaire fin avril, les salariés sont confrontés à une longue incertitude concernant leur avenir - une reprise ou une liquidation -, trois ans seulement après une précédente procédure. La juridiction doit à présent trancher entre les trois dossiers de reprise déposés pour relancer Duralex. Symbole de l'enjeu du verdict et de l'immense attente des salariés, lors de l'examen des propositions, la semaine dernière, deux rassemblements avaient pris place devant le tribunal à l'appel de la CGT et de la CFDT.
Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, et le maire d'Orléans et président d'Orléans Métropole, Serge Grouard, étaient également présents à leurs côtés. « C'est une audience très importante », avait indiqué auprès de l'AFP François Bonneau, estimant avoir « confiance » en la reprise de Duralex, véritable « patrimoine culturel à part entière ».
Deux autres offres écartées
SARL Tourres et Cie, détenue par Stéphanie et Adrien Tourres, avait également proposé une reprise de Duralex. Le couple possède deux verreries, Waltersperger (Seine-Maritime) reprise en 2018 et spécialisées dans le flaconnage de luxe pour la cosmétique. Leur plan prévoyait de conserver 179 salariés. La CGT militait davantage pour cette seconde possibilité, estimant que « l'accompagnement d'un industriel permettra de faire davantage bouger les choses » plutôt que le projet de Scop, qu'elle considère comme un « plan B ».
Enfin, la troisième offre émanait de Carlesimo Investissements/GCB Investissements, groupe industriel familial qui possède deux fonderies, Navylest International, spécialisé dans les quilles en plomb pour les bateaux, et Lory International. Elle ne proposait la reprise que de 100 emplois.
Le secteur de la verrerie en grande souffrance
L'entreprise Duralex était aux mains de la Compagnie Française du Verre, également propriétaire de Pyrex, qui l'avait reprise à la barre de ce même tribunal en 2021. Elle a subi la flambée des prix de l'énergie, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, et a été sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d'euros de l'Etat. En 2023, son chiffre d'affaires est tombé à 24,6 millions d'euros, contre plus de 31 millions en 2022.
« Duralex est en difficulté depuis pas mal d'années », avait concédé la PDG de l'entreprise, Géraldine Fiacre, dans un entretien au quotidien régional La République du Centre, en avril. Au cours d'une audience le 24 avril, la dirigeante est allée plus loin rappelant « qu'elle n'avait pas une 'baguette magique' pour redresser les comptes », selon des propos rapportés par un élu. La gouvernement avait alors de nouveau assuré « être prêt à accompagner Duralex » si « une offre de reprise solide émerge ».
Depuis 2023, la verrerie française est en perte de vitesse, avec notamment des articles d'arts de la table en repli de 19% par rapport à 2022. Le secteur est « frappé de plein fouet par le niveau du coût de l'énergie - en particulier par comparaison avec ses concurrents internationaux -, qui s'est traduit par l'arrêt d'un certain nombre de fours chez les industriels », résumait, en mai, le comité professionnel Francéclat, dans un rapport.
(Avec AFP)
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/05/duralex-vraiment-incassable.html
Une SCOP ?
Ils l'ont fait également, à découvrir
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/scop-ti-resilience-apaisante.html
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"L'origine du couteau, c'est bien Laguiole", les fabricants de l'Aveyron obtiennent gain de cause sur l'indication géographique
le 15/07/2024
Après des années de bataille judiciaire, l’indication géographique (IG) du couteau de Laguiole, "enfin" reconnue. Les fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole crient "victoire". Le 11 juillet dernier, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a annulé la décision de l'Inpi en faveur de Thiers.
Ils étaient à couteaux tirés depuis deux ans, c'est désormais du passé. Les fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole se réjouissent de la sentence prise par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui a annulé le 11 juillet 2024, la décision de l'Institut national de la protection industrielle (Inpi) en faveur de Thiers : "la réputation des couteaux de Laguiole est intimement liée à son lieu originel de conception et de fabrication artisanale et non à sa reproduction par d'innombrables acteurs, dont les couteliers du bassin thiernois."
"J’accueille cette décision avec une joie immense, déclare Honoré Durand, président des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole. C’est une décision qui valide le travail que nous avons fait pendant des années et cela va pérenniser les emplois sur le secteur d’activité de Laguiole."
Une histoire de territoire, d’identité
Il y a deux ans, le syndicat des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole avait déposé un dossier pour obtenir une IG. Indication géographique qui leur a été refusée par l’Inpi, l'Institut national de la propriété industrielle. Le syndicat fait alors appel de cette décision. En parallèle, des couteliers de Thiers par le biais de l'association le CLAA , avaient, eux aussi, effectué une demande d’IG couteau Laguiole, qui a été validé par l’Institut.
Une Indication géographique qui englobe donc un vaste territoire de six départements, de l’Aveyron à l’Allier. Impensable pour le syndicat
"Si la Cour de cassation confirme cette décision, l’IG portera définitivement sur le territoire nord Aveyron, là où est né le couteau, là où il se développe", rajoute Honoré Durand.
Une IG comme vecteur de transparence
La fabrication de la lame du couteau Laguiole fait appel à un savoir-faire ancestral. Le marquage des lames confirme la qualité de l’acier utilisé, la marque de l’entreprise se pose en creux de cette lame et ne doit pas être mise en fin de fabrication au laser. Le cahier des charges IG couteau de Laguiole est strict et impose des critères de fabrication. Toute entreprise qui souhaite adhérer au syndicat doit scrupuleusement les respecter.
"L’IG couteau de Laguiole est très emblématique. Cela nous permet de rassurer le consommateur et de l’informer du lieu où est fabriqué le couteau qu’il achète. C’est primordial car aujourd’hui, il y a beaucoup de choses dites et faites en France ou ailleurs et cela permet d’identifier le lieu de fabrication", précise le président du syndicat des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole.
Un modèle pas une marque
Quand on vous dit Laguiole, vous pensez ? Couteau, évidemment.
Le nom est indissociable du territoire sur lequel il a pris vie. C’est dans tous les cas le sentiment exprimé par le maire de la commune, Vincent Alazard, qui se bat depuis le début aux côtés du syndicat des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole. Il avait, au nom de la commune, lui aussi porté l’affaire devant la justice car c’était pour lui "une utilisation de notre image". Notre combat était de démontrer qu’ils utilisaient notre image, notre savoir-faire et ensuite notre nom. Les choses sont rétablies comme quoi un produit et un territoire sont intimement liés."
Le couteau de Laguiole n’est pas une marque, mais un modèle taillé et conçu sur un même territoire, il y a près de 200 ans, en 1829. "Par rapport au modèle, il aurait été difficile de déposer une demande d'appellation. On peut la déposer quand on est une entreprise ou un groupement. Nous aurions donc pu faire une marque collective mais une IG, cela est reconnu dans le monde entier. Cela apporte un plus, c’est important pour l’exportation", explique Honoré Durand, président des fabricants aveyronnais du couteau de Laguiole.
Pour le maire de Laguiole, le couteau porte le nom de sa commune, ils sont tous les deux intimement liés et cette décision prise par la cour d’appel d'Aix-en-Provence, le rassure.
"À Laguiole, il y a le fromage et le couteau, que les deux produits emblématiques puissent porter un signe officiel de qualité, cela est très important. C’est la reconnaissance de la création sur un territoire, la géographie, l’origine du couteau, c'est bien Laguiole."
Les Thiernois de l’association CLAA ont deux mois pour se pourvoir en cassation afin de contester cette décision.
Propos recueillis par Nathalie Rougeau et Clément Alet.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/05/laguiole-opinel-a-couteaux-tires.html
Ma petite contribution aux JO de Paris 2024 (3)
4 milliards de cyberattaques attendues pendant les JO
Le 22/07/24
Les JO de Paris 2024 attirent l’attention sur le tissu économique français. 4 milliards de cyberattaques pourraient avoir lieu pendant les Jeux. Il n’est pas trop tard pour protéger votre entreprise.
La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 se tient dans 8 jours et il n’est pas encore trop tard pour préparer son entreprise aux cyberattaques attendues. Mais il faut faire vite. Selon l’organisation de Paris 2024, 4 milliards de cyberattaques pourraient intervenir durant les quinze jours de compétition. Ces cyberattaques peuvent viser des institutions et des parties prenantes dans l’organisation des Jeux, mais aussi des entreprises. «Les secteurs essentiels comme l’eau, l’électricité, les transports pourront être visés», analyse Julien Lopizzo, PDG de Semkel, un cabinet de sécurité économique.
«Tous les événements vitrines sont cibles d’attaques», confirme Jérôme Calmelet, président de Kyndryl. «La plupart des entreprises ne sont pas prêtes mais il n’est pas trop tard», insiste Julien Lopizzo. Quels sont les bons gestes à adopter pour se protéger ? D’abord, installer un anti-virus, faire des sauvegardes de ses données. Cela peut paraître évident mais fera la différence en cas de tentatives d’attaques ou d’attaques. On peut également faire appel à un SOC : un Security operating partner. Julien Lopizzo donne un autre conseil plus radical : «Si votre entreprise ferme pendant l’été, débranchez tous vos serveurs non essentiels. Il ne suffit pas de les éteindre ou de les mettre en veille.»
Des nouveaux types d’attaques
En effet, l’analyste spécialiste des risques économiques note une recrudescence des attaques dites silencieuses. Le virus vient se loger dans les systèmes informatiques de manière indolore de l’entreprise et ne se déclare que plusieurs jours ou mois plus tard. Julien Lopizzo note également le retour des ransomwares, ces cyberattaques qui prennent vos données en otage contre une rançon. Jérôme Calmelet alerte sur un nouveau type d’attaques permis par l’intelligence artificielle. Avec les deepfakes, les attaquants peuvent se faire passer pour le président ou le DG de l’entreprise visée.
«Vous recevez un message de votre président d'entreprise disant ‘j’ai une information strictement confidentielle à partager avec vous, veuillez vous connecter à ce lien à 16 heures dans l'après-midi.’ Là, vous allez avoir une vidéo de votre président qui vous demande d’aller voir votre directeur financier pour faire un certain nombre de transferts parce que vous voulez faire une acquisition locale, mais comme c'est confidentiel, il ne faut surtout pas partager cette information. Votre président vous parle en visio générée par l'intelligence artificielle. Il y a quelques mois, quelques années, cela n’existait pas. Donc quand vous êtes en visio avec quelqu'un qui a la même voix, la même intonation, qui peut interagir, cela crée des doutes et une certaine pression sur les employés.Ce genre d’attaques arrivent régulièrement.» Il faut donc faire de la prévention !
La résilience cyber
Dans ce sens, il est essentiel de réduire au maximum le risque d’attaques «en évitant d’avoir les fenêtres ouvertes, les portes ouvertes», image Jérôme Calmelet. «Cela passe par de la prévention auprès de chaque collaborateur de la société. C’est dans leur quotidien : ils sont sous stress, sous pression dans leur travail, ils reçoivent un SMS en disant ‘votre colis n'a pas pu être livré, veuillez cliquer sur ce lien-là, vous êtes en pleine réunion, les enfants ne sont pas à la maison, voilà.’ Et donc les gens cliquent. C’est un vrai travail d’évangélisation.»
Si on se retrouve dans une telle situation, que faire ? «Tout le monde va être attaqué et à un moment donné, l’attaque va gagner», insiste le président de Kyndryl. «Le plus important est que l’impact soit mineur pour l’entreprise et de pouvoir redémarrer au plus vite. C’est ce qu’on appelle la cyber-résilence.» Chaque structure doit mettre en place un plan de reprise d’activité scriptant la marche à suivre pour récupérer ses données. Il faut bien sûr cartographier ses datas et investir dans un cloud de secours pour les sauvegarder. «Les entreprises nous disent que cela coûte cher de se protéger. Mais c’est encore moins cher que de se préparer à devoir redémarrer avec des sarcophages et autres protections», conclut Jérôme Calmelet.
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