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Le rendez-vous de l'Europe : Rapport, 1 000 milliards, Compétitivité, Championne, Forte, Concrète, Protège, Lutte

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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À la Une

https://mailchi.mp/euractiv/lexpresso-novembre-06-20248649?e=195d727192

 

Chers lecteurs et chères lectrices de L’Expresso,

 

Hier à Bruxelles, Mario Draghi a présenté son rapport tant attendu que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui avait commandé il y a un an.

Sur le volet économique (1), l’ancien Premier ministre de l’Italie et président de la Banque centrale européenne (BCE) de 2011 à 2019 mentionne à plusieurs reprises le « fardeau réglementaire » auquel sont soumises les entreprises européennes par rapport à leurs homologues chinoises ou américaines.

Selon lui, cette situation contribue à créer des « conditions de concurrence inégales au niveau mondial » pour les « entreprises par ailleurs productives » de l’Union.

Mario Draghi déplore également 
l’affaiblissement de la productivité européenne (2). « Il est important que les entreprises européennes gardent un pied dans les domaines où la souveraineté technologique est nécessaire », a-t-il encouragé en citant les secteurs de la numérisation, des technologies vertes et des industries clés, en particulier la défense.

En matière de défense (3) justement, il préconise une réorganisation globale grâce, entre autres, à la constitution de grands groupes et l’instauration d’une préférence européenne pour les achats militaires.

Préoccupé par 
les enjeux climatiques (4), l’économiste considère que l’énergie propre mettra l’Europe à l’abri des hausses de prix et estime que les technologies respectueuses de l’environnement offrent de nouvelles opportunités économiques.

Les eurodéputés ont accueilli le rapport de Mario Draghi avec 
des éloges et des réserves (5). Les élus centristes espèrent une correction rapide des politiques industrielles de l’Union européenne (UE), les conservateurs craignent une accélération des dépenses et l’extrême gauche met en garde contre les monopoles.

S’il est encore difficile de savoir dans quelle mesure le rapport de Mario Draghi influencera la politique européenne des années à venir, l’ancien président de la BCE a souligné que les contraintes budgétaires de l’UE et le remboursement de la dette commune de la période Covid-19 pourraient impacter le calendrier des investissements.


Merci à tous et à toutes pour votre fidélité, bonne lecture !

 

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 05/05/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 05/05/24

 

Compétitivité : l’UE doit agir rapidement pour rivaliser

https://www.ecoreseau.fr/actualites/competitivite-lue-doit-agir-rapidement-pour-rivaliser-2024-04-17-104325?utm_campaign=Matinale%20Jeudi%20-%2020240418&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 17 avril 2024

 

L’ancien Premier ministre italien Enrico Letta appelle l’Union européenne à agir sans délai pour combler son retard en matière de compétitivité par rapport aux États-Unis.

A travers son insistance sur la nécessité de créer un marché intérieur robuste pour les services financiers, Enrico Letta met alors en garde contre les conséquences de l’augmentation des prix de l’énergie et de la concurrence étrangère soutenue par des subventions massives et des réglementations allégées.

L’Union européenne semble ainsi confrontée à un défi urgent, selon Enrico Letta, actuellement président de l’Institut Jacques Delors. Alors que les États-Unis et la Chine bénéficient d’un avantage compétitif, l’Europe doit donc d’après lui agir rapidement pour ne pas être hors course. Notons également que cette mise en garde intervient alors que l’UE se prépare à un sommet crucial à Bruxelles cette semaine.

Ainsi, la montée en flèche des prix de l’énergie en Europe, à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, exacerbe les difficultés de l’industrie européenne déjà confrontée à une concurrence féroce. Letta souligne dans ce contexte, l’urgence d’agir, déclarant qu’« il n’y a pas de temps à perdre ».

Quels investissements ?
De plus, parmi les préoccupations d’Enrico Letta figurent les technologies d’avenir telles que les panneaux solaires, les batteries, les puces électroniques et l’intelligence artificielle. Ainsi, l’Europe devrait davantage miser sur elles pour rester compétitive. Le Vieux Continent, pour assoir sa compétitivité, devra également investir massivement dans la transition écologique et numérique, qui nécessite actuellement plus de 620 milliards d’euros supplémentaires par an.

Pour mobiliser de tels fonds, Letta insiste sur la nécessité de parachever un marché unique des services financiers. Actuellement, des réglementations nationales divergentes entravent grandement les efforts pour exploiter pleinement un marché de 450 millions d’habitants, ce qui fragmente ainsi l’épargne et l’investissement européens.

Promouvoir les capitaux européens

L’absence de levées de fonds à grande échelle désavantage alors les start-up européennes, les incitant donc à chercher du financement aux États-Unis, où les marchés financiers sont plus puissants et attractifs. Face à cela, Letta propose alors la construction d’une Union de l’épargne et de l’investissement pour retenir les capitaux européens et promouvoir la croissance locale.

De même dans le domaine de la défense, l’Europe est confrontée à des défis similaires. La fragmentation du marché nuit à sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour renforcer ses forces militaires. Letta le souligne : « Environ 80% de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l’Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens. C’est de la folie. » D’après lui, l’urgence repose sur le fait de renforcer la filière européenne dans ce domaine.

Enrico Letta met alors en garde contre le risque que l’Europe soit laissée pour compte dans la course à la compétitivité mondiale. Selon lui, l’UE doit agir rapidement et de manière décisive pour créer un environnement favorable à la croissance économique et à l’innovation, et ce, afin de rivaliser avec les géants économiques tels que les États-Unis et la Chine déjà bien avancés dans la course…

 

Vu et lu dans La Croix du 10/05/24
Vu et lu dans La Croix du 10/05/24

Vu et lu dans La Croix du 10/05/24

 

LA SOUS-TRAITANCE ÉLECTRONIQUE RESTE FORTE EN EUROPE

https://vipress.net/la-sous-traitance-electronique-reste-forte-en-europe/

Le 12 Juin 2024 

 

Malgré le déclin de la production électronique européenne décrit hier par l’IPC dans un rapport, l’organisation professionnelle estime que la sous-traitance électronique reste forte sur notre continent et va par conséquent jouer un rôle crucial dans le soutien aux transitions numérique et écologique de l’Europe.

Dans un rapport publié en début de semaine et sur lequel nous sommes revenus hier dans ViPress, l’IPC a exhorté l’Europe à enrayer le déclin de sa production électronique, alertant sur le fait que, si rien n’est fait, ce déclin va se poursuivre et mettre en péril les priorités stratégiques de l’UE en termes de sécurité, de résilience industrielle et de compétitivité.

Dans ce rapport qui prend en compte la production électronique européenne dans son ensemble et huit secteurs applicatifs stratégiques (Aérospatial/Défense, Automatisation, Santé, Mobilité, Énergies renouvelables, Sécurité, Serveurs, Infrastructures télécoms), l’IPC fait un point sur les différents pans de la filière électronique en Europe, y compris la sous-traitance qui constitue clairement pour l’organisation professionnelle le domaine qui résiste le mieux au déclin décrit dans ce rapport.

L’IPC parle même d’un avenir prometteur pour le marché européen de la sous-traitance électronique, porté par les progrès technologiques en cours et les initiatives stratégiques visant à améliorer la compétitivité et la durabilité. Qui plus est, la complexité croissante et l’intégration de l’électronique dans divers secteurs continueront de stimuler la demande de services de sous-traitance, d’autant que l’évolution vers des chaînes d’approvisionnement plus durables et localisées créera de nouvelles opportunités dans l’UE.

Alors que l’UE continue d’investir dans les technologies de fabrication avancées et de renforcer son écosystème électronique, la sous-traitance devrait jouer un rôle crucial dans le soutien aux transitions numérique et écologique de l’Europe, selon l’IPC, qui précise qu’elle pourra maintenir son avantage concurrentiel et contribuer à la croissance et à la résilience de la fabrication électronique européenne dans son ensemble en se concentrant sur l’innovation, l’efficacité et la durabilité.

Preuve de la bonne résistance de ce secteur au déclin de la production européenne, le nombre de sous-traitants en électronique n’a que très peu diminué au cours de la dernière décennie, comme le montre la figure en bas de cet article. Et la France reste un haut lieu de la sous-traitance électronique européenne avec le deuxième plus important contingent d’entreprise en Europe, derrière l’Allemagne, mais loin devant des pays tels que la Grande Bretagne et l’Italie (voir carte ci-dessous).

Si le marché de la sous-traitance électronique résiste bien, c’est parce qu’il s’est adapté au fil du temps. Retraçant l’historique de ce secteur, l’IPC note qu’il a considérablement évolué au cours des dernières décennies.

Initialement, la sous-traitance était considérée comme une fonction de support pour les équipementiers, en fournissant des services d’assemblage de base, avant de connaître, dans les années 1990, une croissance rapide en raison de l’externalisation accrue des équipementiers motivée par la nécessité de réduire leurs coûts et de se concentrer sur leurs compétences de base. Cette période a vu l’essor de grands groupes de sous-traitance, essentiellement américains, tels que Flextronics, Jabil ou encore Celestica, mais qui ont établi une forte présence en Europe grâce à des fusions, des acquisitions et la mise en service d’usines sur notre continent.

Dans les années 2000, la sous-traitance européenne a continué à se développer à mesure que les progrès technologiques et la mondialisation alimentaient la demande de services plus complexes et de grande valeur. L’adoption de technologies de fabrication avancées, telles que la technologie de montage en surface (SMT) et les chaînes d’assemblage automatisées, a par ailleurs permis aux sous-traitants d’offrir une gamme plus large de services, notamment la conception, le test et la logistique. La croissance du secteur a également été portée par la complexité croissante des produits électroniques et la nécessité de cycles de vie plus courts des produits, ce qui a imposé des solutions de fabrication flexibles et évolutives.

Aujourd’hui, la sous-traitance électronique est un élément essentiel de l’écosystème de la fabrication électronique en Europe, en proposant une gamme diversifiée de services, depuis l’assemblage de base jusqu’à la gestion complète du cycle de vie du produit, en passant par la conception, le test, l’ingénierie, l’assemblage complet du produit, la logistique et les services après-vente. L’IPC note également que la sous-traitance électronique en Europe est très compétitive et comprend à la fois des géants mondiaux et de nombreuses PME qui approvisionnent des marchés de niche et des applications spécialisées.

Le marché de la sous-traitance dans l’UE est tiré par plusieurs secteurs clés, dont les huit secteurs analysés dans le rapport de l’IPC. Le secteur automobile, par exemple, a connu une croissance substantielle en raison de l’intégration croissante de l’électronique dans les véhicules et de l’essor des véhicules électriques et autonomes. L’électronique industrielle représente également un segment de marché important, stimulé par la demande de solutions d’automatisation et de fabrication intelligente. De plus, le secteur de l’électronique médicale s’est lui aussi développé, alimenté par les progrès des dispositifs médicaux et des équipements de diagnostic.

Malgré ses atouts, la sous-traitance électronique européenne est confrontée à plusieurs défis, parmi lesquels la concurrence croissante des régions manufacturières à bas coûts, en particulier en Asie. Des pays comme la Chine et le Vietnam offrent des coûts de main-d’œuvre inférieurs et ont développé de solides capacités de sous-traitance, ce qui en fait des alternatives attrayantes pour les équipementiers cherchant en premier lieu à réduire leurs coûts de fabrication, selon l’IPC. Ce qui impose aux sous-traitants européens d’innover en permanence pour améliorer leur efficacité et rester compétitifs.

Un autre défi important est la dépendance à l’égard des composants et des matériaux importés. La sous-traitance européenne dépend fortement des chaînes d’approvisionnement mondiales pour les composants électroniques clés, tels que les semiconducteurs et les circuits imprimés. Les perturbations de ces chaînes d’approvisionnement, comme on l’a vu lors de la pandémie de Covid-19, peuvent avoir des impacts importants sur les délais et les coûts de production. En outre, les exigences réglementaires et les normes strictes de l’UE ajoutent de la complexité et des coûts aux processus de fabrication.

Pour relever ces défis, l’IPC observe que les sous-traitants de l’UE se concentrent sur plusieurs initiatives stratégiques. L’un des domaines clés est l’adoption des technologies de l’Industrie 4.0, notamment l’IoT, l’IA et la robotique avancée, qui permettent une plus grande automatisation, améliorent l’efficacité de la production et permettent des processus de fabrication plus flexibles.

En tirant parti de ces avancées, les sous-traitants peuvent réduire les coûts, améliorer la qualité des produits et offrir davantage de services à valeur ajoutée à leurs clients. Un autre objectif stratégique consiste bien évidemment à renforcer les chaînes d’approvisionnement régionales et à réduire la dépendance à l’égard des sources non européennes, ce à quoi contribuent des initiatives de l’UE telles que l’European Chips Act concernant la production de semiconducteurs en Europe.


Enfin, l’accent est de plus en plus mis sur la durabilité et les pratiques de fabrication respectueuses de l’environnement, ce qui joue en faveur des sous-traitants européens qui adoptent de plus en plus des procédés de fabrication plus écologiques et se concentrent sur la recyclabilité et l’efficacité énergétique de leurs produits.

 

Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24
Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24

Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24

 

IA et lutte contre la haine : les recommandations du panel de citoyens à la Commission européenne

https://www.actuia.com/actualite/ia-et-lutte-contre-la-haine-les-recommandations-du-panel-de-citoyens-a-la-commission-europeenne/?mc_cid=9b0b42062b&mc_eid=ed2cb670a6

Le 17 juin 2024

 

Le mois dernier, lors de la session finale du panel de citoyens européens sur la lutte contre la haine dans la société, 150 citoyens européens ont adressé 21 recommandations à la Commission européenne et aux autorités nationales afin de lutter contre la haine sous toutes ses formes et de favoriser le respect mutuel. La modération de l’IA pour les plateformes en ligne en fait partie.

Pour la Commission :

“Toutes les formes de haine et d’intolérance sont incompatibles avec les valeurs de dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’état de droit et de respect des droits de l’homme, consacrées par le traité sur l’Union européenne”.

Elle a mis en place en 2016 un code de conduite visant à lutter contre les discours de haine
illégaux en ligne auquel ont adhéré dans un premier temps Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube puis Instagram, Google, Snapchat, Dailymotion et Jeuxvideo.com. L’évaluation des discours haineux qui leur sont notifiés par les internautes et une suppression rapide des contenus illégaux figurent parmi leurs engagements.

Věra Jourová, vice-présidente chargée des valeurs et de la transparence déclarait en 2020 lors d’une évaluation de cet instrument :

“Le code de conduite reste un exemple de réussite pour lutter contre les discours de haine illégaux en ligne. Il a permis des améliorations qui étaient urgentes tout en respectant pleinement les droits fondamentaux. Il a créé de précieux partenariats entre les organisations de la société civile, les autorités nationales et les plateformes informatiques”.

Elle ajoutait :

“Il est temps à présent de veiller à ce que toutes les plateformes aient les mêmes obligations au sein de l’ensemble du marché unique et de clarifier, sur le plan législatif, les responsabilités des plateformes afin de garantir aux utilisateurs une plus grande sécurité en ligne. Ce qui est illicite hors ligne l’est aussi en ligne”.

L’entrée en vigueur du DSA

Le DSA (Digital Services Act), après avoir été appliqué en août 2023 aux grandes plateformes comptant de plus de 45 millions d’utilisateurs au sein de l’UE ainsi qu’aux moteurs de recherche, s’adresse depuis février dernier à toutes les plateformes en ligne à l’exception des petites et microentreprises employant moins de 50 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 10 millions d’euros. Il exige entre autres qu’elles publient un rapport sur leurs procédures de modération de contenu au moins une fois par an.

La Commission a d’ailleurs ouvert en avril dernier une procédure formelle afin de déterminer si Meta, qui détient Facebook et Instagram, a enfreint ce règlement.

Un panel de citoyens dédié à la lutte contre la haine

En décembre dernier, la Commission et le haut représentant ont adopté une communication conjointe intitulée “Pas de place pour la haine : une Europe unie contre toute forme de haine“, qui incite à redoubler d’efforts pour lutter contre la haine. On peut y lire :

“Il apparaît clairement que la haine de manière générale a connu une recrudescence ces dernières semaines. La haine engendre la haine : elle constitue une force destructrice, pas uniquement pour certaines communautés, mais pour nous tous. La haine représente une menace pour notre société et notre démocratie. Nous ne pouvons accepter que des citoyens soient empêchés de jouer pleinement leur rôle en raison de leur apparence, de leurs convictions, de la personne qu’ils aiment ou de leurs origines”.

La création de ce panel de citoyens européens consacré à la lutte contre la haine dans la société est une des réponses à cette communication.

Les recommandations du panel

Pendant trois week-ends, 150 citoyens sélectionnés de manière aléatoire, représentant les 27 États membres de l’UE, se sont réunis pour discuter des divers facteurs et causes de la haine dans l’UE ainsi que des moyens de les combattre, tant physiquement qu’en ligne.

Outre la modération de l’IA pour protéger les médias sociaux contre les discours de haine, les recommandations du panel sont les suivantes :

  • Sensibilisation accrue concernant les mesures prises et existantes et les mesures correctives visant à lutter contre la haine grâce à une campagne publique ;
  • Création d’une plateforme à l’échelle de l’UE qui combine les informations, les ressources et les mesures relatives à la haine ainsi que les systèmes de soutien aux personnes touchées ;
  • Carte européenne pour surfer en toute sécurité ;
  • Formation à la tolérance (T4T) ;
  • Renforcement des compétences sociales et émotionnelles des enfants et des jeunes pour prévenir la haine ;
  • Éducation de toutes les générations pour toutes les nations sur la communication non violente ;
  • Aide publicitaire contre la haine ;
  • Fiabilité, faits et transparence : vérification et clarification du financement des informations ;
  • L’Europe vous rencontre : médias participatifs pour les citoyens ;
  • Lutter contre l’anonymat en ligne pour lutter contre la haine ;
  • Une Europe, une définition : criminaliser les discours de haine ;
  • Éclatement de la bulle : promouvoir des perspectives divergentes sur les médias sociaux ;
  • Contribution au retour à la notion de vie ;
  • Création d’un comité de confiance indépendant ;
  • À la recherche des citoyens : lutter contre les inégalités sociales face à la lutte contre la haine dans l’UE ;
  • Office national de lutte contre la haine dans les États membres ;
  • Protocole européen de réponse efficace pour les notifications de crimes de haine ;
  • Diffusion d’une culture du débat dans les écoles grâce aux panels de citoyens ;
  • Création de panels de citoyens européens pour les jeunes (16-25 ans) pour lutter contre la haine ;
  • Développement des services civiques volontaires dans les communautés locales pour adultes.

Věra Jourová conclut :

“Nous assistons à un fleuve de messages haineux de plus en plus nombreux, en particulier en ligne. Elles viennent s’ajouter à une polarisation croissante de nos sociétés et à la fracture démocratique. Dans les scénarios les plus pessimistes, des propos violents peuvent conduire à des actions violentes. Je me réjouis que les citoyens, dans le cadre du panel des citoyens européens, aient reconnu les risques de discours haineux et formulé des recommandations claires et ambitieuses pour lutter contre les discours haineux”.

Si vous désirez contribuer au débat en ligne en cours sur la lutte contre la haine dans la société, cliquer ici.

https://citizens.ec.europa.eu/participation/processes/tackling-hatred-in-society/f/39/proposals?locale=fr

 

Publié dans En bref

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Août 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

Août 2024
Août 2024

COMMANDE. De 11 milliards d’Euros pour la compagnie hongkongaise Cathay Pacific auprès du groupe Airbus, afin de se procurer 30 appareils A330-900.

La Tribune du 07 août 2024

 

CONFIRMATION. De la position de leader mondial de l’aéronautique en 2023 pour le groupe Airbus, devançant encore une fois son grand rival américain Boeing avec la commercialisation de 1 883 avions, contre environ 1 000.

Jec Composites du 08 août 2024

 

BAISSE. Du taux de chômage en France, passant durant les trois premiers mois de l’année de 7,3 % à 7,5 %, soit une diminution de 40 000 personnes.

La Tribune du 09 août 2024

 

CONCRETISATION. Des liens de la compagnie aérienne lettone Airbaltic avec le groupe Airbus après sa nouvelle commande de 10 A220-300, s’ajoutant aux 50 déjà en exploitation, et avant de passer à une flotte de 100 appareils, futur objectif.

La Tribune du 13 août 2024

 

ACCELERATION. De la production d’antennes NewSpace du spécialiste toulousain Anywaves, passant le cap de 1 000 livraisons effectuées, et avec comme futur objectif de s’ouvrir les Etats-Unis, lieu de son dernier contrat, signé avec le géant américain de l’observation haute résolution Maxar.

La Tribune du 19 août 2024

 

SELECTION. Du groupe Thales pour fournir au constructeur allemand d’avions électriques à décollage vertical (eVTOL), Lilium, des antennes de navigation et de communication.

VIPress du 21 août 2024

 

NOUVEAU. Départ pour l’activité du secteur privé français en août, dû manifestement par les JO de Paris, avec l’indice PMI Flash HCOB en hausse de cinq points, et un rebond de la demande au plus haut depuis 16 mois.

IMPLANTATION. A Toulouse de la filiale européenne du singapourien Allozymes, innovateur de premier plan dans la découverte et l’ingénierie des enzymes pour les industries alimentaires et chimiques.

La Tribune du 22 août 2024

 

PROGRESSION. De 3 % des déclarations d’embauches en France en juillet.

L’Usine Nouvelle du 23 août 2024

 

IMPORTANT. Le contrat emporté par le groupe Alstom en Allemagne, un peu plus de 4 milliards d’Euros, pour la fourniture et la maintenance de 90 trains péri-urbains Adessia Stream dédiés au réseau S-Bahn de la ville de Cologne.

VIPress du 28 août 2024

 

PRECURSEURE. La France dans le domaine de la parité entre olympiens et paralympiens, avec sur l’édition parisienne, des primes similaires pour l’ensemble des médaillés.

Le Figaro du 28 août 2024

 

OFFICIALISATION. De l’accord de vente de douze avions de chasse Rafale pour la Serbie par le président Macron. Il devient le 8ème pays à se procurer l’aéronef du groupe Dassault.

Air & Cosmos du 29 août 2024

Publié dans Revue de presse

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Comme quoi elles aussi

Publié le par Jacques SAMELA.

Comme quoi elles aussi
Comme quoi elles aussi

Etats-Unis : les agences de notation mises à l'amende

https://www.latribune.fr/economie/international/etats-unis-les-agences-de-notation-mises-a-l-amende-1005518.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240904&M_BT=6363555962

Le 04 Sept 2024

 

Six agences de notation, dont les trois grandes Moody's, S&P et Fitch, vont payer un total de 49 millions de dollars d'amendes pour avoir mal protégé leurs données.

Les agences de notation financière sanctionnées. Elles sont six, dont les trois plus grandes - Moody's, S&P et Fitch - à avoir été condamnées par la Securities and exchange commission (SEC) à payer un total de 49 millions de dollars d'amendes civiles. La raison, selon un communiqué : des « manquements importants en matière de tenue de registres ».

Moody's et S&P ont ainsi accepté de payer chacune une amende de 20 millions de dollars, tandis que celle de Fitch s'élève à 8 millions. Trois autres agences sont également concernées par cette mise en cause : HR Ratings de México qui a accepté de payer une amende de 250.000 dollars, A.M. Best Rating Services, dont l'amende est d'un million de dollars, et Demotech, pour 100.000 dollars.

La tenue de registres en cause

Et Sanjay Wadhwa, directeur adjoint de la division de l'application de la SEC, d'expliquer : « Nous avons constaté à plusieurs reprises que le fait de ne pas tenir et préserver les registres requis peut entraver la capacité du personnel à garantir que les entreprises respectent leurs obligations, et la capacité de la Commission à demander des comptes à celles qui ne respectent pas ces obligations, souvent aux dépens des investisseurs. »

« Les entreprises reconnaissent avoir commis des actes répréhensibles et acceptent de payer des pénalités totalisant plus de 49 millions de dollars pour solder les accusations de la SEC », conclut la haute cadre. « Chacune des agences de notation de crédit, à l'exception d'A.M. Best et de Demotech, doivent également retenir les services d'un consultant en conformité », indique encore la SEC dans son communiqué.

Outre les agences de notation, l'organisme a infligé des amendes à des dizaines d'entreprises pour avoir omis de tenir des registres, principalement en rapport avec l'utilisation par les employés de messages texte et d'applications de messagerie telles que WhatsApp.

L'Europe encadre aussi les pratiques des agences

Les agences de notation, rappelle sur son site le ministère français de l'Économie, sont des entreprises privées qui apprécient le risque de solvabilité financière d'une entreprise, d'un État, d'une collectivité locale (communes, départements, régions) ou d'une opération financière. En France, une agence de notation devait obtenir un visa de l'Autorité des marchés financiers, sous la supervision de la Direction du Trésor, pour exerce. Les conditions d'obtention de ce visa se sont considérablement durçies depuis la crise financière de 2008.

Un règlement adopté en 2010 les oblige à s'enregistrer dans les pays européens où elles opèrent. Par ailleurs, pour éviter les conflits d'intérêts, les investisseurs ne peuvent pas détenir plus de 5 % du capital de deux agences différentes, De la même façon, une agence ne peut noter une entité dont elle détiendrait plus de 10 % du capital. Elles doivent aussi être transparentes et rendre publics les modèles, les méthodes et les principales hypothèses sur lesquelles elles fondent leurs notations. En Europe, tout comme la SEC américaine, l'Autorité européenne des marchés financiers a la capacité de les sanctionner en cas de manquement à leurs obligations.

(Avec AFP)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/05/agences-de-notation-la-reponse-francaise.html

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La DeepTech française à découvrir

Publié le par Jacques SAMELA.

La DeepTech française à découvrir
La DeepTech française à découvrir

So Deep Tech : le podcast de la journée "La French Deep Tech existe-elle ?"

https://systematic-paris-region.org/podcast-systematic/

 

L'édition 2024 de SO DEEP TECH par Systematic vous a proposé, en plus des 3 jours de webinars, une journée en présentiel sur le thème "La French Deep Tech existe-elle ?"

Vous êtes passé à côté de cet événement ? Vous n'avez pas pu vous inscrire ? Vous n'étiez pas disponible ? Pas de problème !

Le Pôle est heureux de vous proposer son nouveau media, le Podcast Systematic, qui va vous permettre de revivre la journée SO DEEP TECH du 3 juillet dernier, (presque) comme si vous y étiez :

  • Une matinée sur le thème « La French Deep Tech existe-t-elle ? » avec cybersécurité, quantique, IA générative et financements au programme.
  • Un après-midi dédié aux Appels à Projets, à l’émergence de projets et à la recherche de compétences, en France comme à l’Europe.

Bonne écoute !

 

AU PROGRAMME DU PODCAST :

Playlist 1 : La French-Deep Tech existe-t-elle ? 

1. INTERVIEW de Jean-Luc Beylat, Président de Systematic :

Ouverture de la journée par Johan d’Hose, DGA de Systematic
Interview de Jean-Luc Beylat, qui présente les missions, l’expertise et la vision de Systematic.


2. CYBERSECURITE : Regards croisés sur les enjeux règlementaires
Avec :
Cécile Théard-Jallu, Avocat & Partner, De Gaulle Fleurance
Frank Van Caenegem, CISO Schneider Electric, Administrateur CESIN
Alexandre Hervin, Coordinateur Hub Cyber & Security Systematic


3. FINANCEMENTS : investissement & renaissance industrielle
Avec :
Gabrielle Le Fever, Déléguée Innovation Île-de-France Est BpiFrance
Fadwa Sube, Vice-Présidente Systematic, Présidente Soverency


4. QUANTIQUE : Design-fiction & Etude Quantum 2042
Avec :
Christophe Vautey, Direction de la Recherche TechnologiqueService Prospective & Innovation CEA
Bruno Truong, Président A.F.A.P
Daniel Vert, Coordinateur Hub Advanced Engineering & Computing Systematic


5. IA GENERATIVE : Panorama technologique & cas d’usages
Avec :
Sylvain Massip, CEO & Co-founder Opscidia
Laurent Daudet, Directeur Général LightOn


6. CONCLUSION
Par Karine Jacq, Déléguée Générale Systematic


PLAYLIST 2 : Atelier innov’action & émergence de projets

1. LA LABELLISATION DE PROJETS AVEC SYSTEMATIC
Introduction - Présentation du process d’accompagnement sur le montage, l’optimisation, la labellisation et le suivi de projet par les experts de Systematic

2. IA GENERATIVE, QUANTIQUE ET CYBERSECURITE : OPPORTUNITES DE FINANCEMENTS & PERSPECTIVES
Avec :
Juliette Mattioli, Expert sénior en intelligence artificielle Thales & Présidente du Hub DSAI de Systematic
Gilles Desoblins, Program Director Innovation, Cybersecurity & Digital Transformation IRT SystemX & Président du Hub Cyber & Security de Systematic
Laurent Guiraud, Co-Founder & Quantum Computing R&D lead ColibriTD

 
3. CHOISIR VOTRE APPEL A PROJET & Y REPONDRE
Zoom sur les différents types de projets, avec un focus sur I Demo National et I Demo Régionalisé

4. PRESENTATION DE L’EQUIPE EUROPE DE SYSTEMATIC
Missions, actions et ambitions

5. PITCHS : PROJETS RECHERCHENT PARTENAIRES ET/OU COMPETENCES
Avec :
Michel Kurek, Directeur Général Multiverse Computing France
Yves Dufayet,Directeur Commercial P4S
Sasan Minaeian, CEO Wattzhub
Stéphanie Kermarrec, Startup incubator manager Software République
Thierry Grenot, Président Agora Software
Pierre-Jacquelin Romani, Partner Great Engineering
Olivier Cayrol, DGA Logilab
Julius Lawson, CEO Optopartner
Isabelle Guillobez, Responsable R&D Skales
Pascal Krapf, CEO Syscience
Laurent Guiraud, Co-Founder & Quantum Computing R&D lead ColibriTD

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Rentrée scolaire 2024 : N'oubliez pas le Fabriqué en France

Publié le par Jacques SAMELA.

Rentrée scolaire 2024 : N'oubliez pas le Fabriqué en France
Rentrée scolaire 2024 : N'oubliez pas le Fabriqué en France

"La semaine de rentrée venant à peine de s’achever, les parents n’ont pas fini de s’inquiéter, les enfants de s’enquérir des prochaines vacances, et les enseignants de suer à grandes eaux de l’année qui les attendent" (voir la suite sur le lien ci-dessous)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/09/hamelin-maped-la-paire-francaise-de-la-rentree.html

 

 

 "Dans le monde de la calculatrice, si chère à nos lycéens d’hier (vous ?) et d’aujourd’hui (vos enfants ?), de deux acteurs phares, il passe enfin à trois, avec l’arrivée sur ce marché de la jeune société française du nom de Numworks (www.numworks.com)" (voir la suite sur le lien ci-dessous)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/09/numworks-1-1-egale-trois.html

 

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La filière hydrogène française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière hydrogène française (suite)
La filière hydrogène française (suite)

Le premier site d’essais d’ampleur dédié au stockage de l’hydrogène en Europe est lancé

 Le 2 février 2024 / Contrôle Essais Mesures

 

La sécurité du stockage de l’hydrogène – carburant clé pour la mobilité et l’industrie durable – se pose aujourd’hui comme un enjeu de premier plan. L’une des exigences pour assurer l’utilisation de l’hydrogène est la mise en place de tests afin de limiter les risques.

Isthy sera, sans équivalent en France, le centre d’essais, de tests et de certifications des systèmes de stockage hydrogène. Mardi 30 janvier 2024 sur le salon Hyvolution, à Paris, Bureau Veritas, Inthy (producteur d’énergies renouvelables et d’hydrogène et fournisseur de solutions de mobilité décarbonée), et la région Bourgogne-Franche-Comté ont signé un accord de partenariat visant à lancer le site.

Lancé en 2018 par l’entreprise Rougeot Énergie (rachetée par Inthy) en Bourgogne-Franche-Comté, ce projet de site d’essais et de certification de réservoirs d’hydrogène va désormais pouvoir se concrétiser. À terme, il constituera le premier site d’essais dédiés aux technologies de stockage de l’hydrogène en Europe.

Isthy fait partie du programme d’investissements d’avenir (PIA) mis en place par l’État pour co-financer les projets innovants. Le centre Isthy réalisera ses essais sur le territoire du Grand Belfort. Il permettra de réaliser les essais de développement, de fabrication et assurer la certification des réservoirs de grande quantité, jusqu’à 1 400 litres destinées aux mobilités.

« Nous nous réjouissons de ce partenariat. Le projet est unique en Europe par son ampleur. Grâce à lui, Bureau Veritas participe activement à l’essor de l’hydrogène en Europe. Membre de l’Hydrogen Council, Bureau Veritas vient de créer un Centre d’Excellence dédié à l’Hydrogène et aux Dérivés. Cette initiative supplémentaire témoigne de notre engagement à soutenir le progrès responsable de nos clients et à bâtir un monde de confiance », a déclaré David Carle, directeur général de Bureau Veritas Exploitation.

« Le protocole concernant la construction et l’opération du centre d’essais d’Isthy que nous avons signé avec Bureau Veritas confirme notre engagement à développer le projet depuis plusieurs années avec le soutien de la Région et du Fonds de revitalisation industrielle et au delà de la maturation de la mobilité hydrogène en France, en Europe et plus généralement dans le monde. Notre association permettra à la France de se doter d’un outil unique d’essai et de certification qui est clé pour l’industrie des mobilités routière, maritime et ferroviaire utilisant l’hydrogène », a expliqué Dominique Darne, président d’Inthy. 

 

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Atawey devient le numéro un européen des stations hydrogène

https://www.brefeco.com/actualite/biens-dequipement/atawey-devient-le-numero-un-europeen-des-stations-hydrogene

 LE 17/07/2024

 

Avec le rachat de l’activité stations de recharge de McPhy, la société savoyarde Atawey renforce son outil industriel et ses équipes. Elle devient le leader européen des stations hydrogène.

Les négociations engagées en décembre 2023 viennent d’aboutir au rachat de l’activité stations de recharge de McPhy par Atawey. L’opération réalisée pour une part fixe de 12 millions d'euros consolide le positionnement de la société savoyarde (8,5 M€ de CA en 2023) qui devient numéro un européen avec désormais un parc de 70 stations.

Atawey dont les effectifs sont portés à 145 personnes va s’attacher à croiser les retours d’expérience, mutualiser les compétences et consolider les expertises, chaque équipe, notamment R&D, bénéficiant de plus de dix ans d’expérience sur le secteur de la fabrication de stations de recharge. Adossé à un portefeuille d’une dizaine de brevets et autres droits de propriété intellectuelle, cet enrichissement des savoir-faire constituera un fort levier de croissance.

Des capacités accrues

Atawey se voit aussi doté d’un outil industriel pleinement opérationnel regroupant à Grenoble une zone de production supplémentaire de plus de 2.400 m² et de quatre zones de tests. Elle pourra ainsi répondre plus rapidement à son carnet de commandes (près de 25 M€), à ses projections de très forte croissance pour les prochaines années, et atteindre la rentabilité au prochain exercice.

Grâce à cette acquisition, la société savoyarde enrichit également sa gamme de stations de recharge et services associés, pour répondre à l’ensemble des demandes du marché, et notamment à l’international, l’un de ses axes stratégiques de croissance. Il y a quelques jours, elle annonçait l'ouverture d'une filiale en Italie d'ici la fin de l'année.

Afin de satisfaire les clients et de répondre à leurs besoins, Atawey et McPhy collaboreront pour l’exécution de l’ensemble des projets en cours et la continuité de services associés aux stations déjà installées avant la reprise (40 stations).

 

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Hydrogène : l’Europe valide un régime d’aides français d’un montant de 900 millions d’euros

https://www.jeccomposites.com/news/by-jec/hydrogene-leurope-valide-un-regime-daides-francais-dun-montant-de-900-millions-deuros/?utm_source=SalesforceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC%20Composites%20Informations%20N.%20458

 

La Commission européenne vient de donner son feu vert à un programme de la France visant à soutenir la production d’énergie et de combustibles à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Doté d’une enveloppe de 900 millions d’euros, il participe au fléchage vers un avenir à zéro émission.

Le 27 mars 2024, la Commission européenne a donc validé un régime d’aides français d’un montant de 900 millions d’euros portant sur la production d’énergie et de combustibles à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Ce programme se traduira par des subventions directes, afin de stimuler efficacement les investissements. Il s’inscrit dans le Plan industriel du pacte vert qui promet de favoriser la transition vers une économie à zéro émission nette.

« Le régime a été autorisé au titre de l’encadrement temporaire de crise et de transition en matière d’aides d’État, adopté par la Commission le 9 mars 2023 et modifié le 20 novembre 2023 afin de soutenir des mesures dans des secteurs essentiels pour accélérer la transition écologique et réduire la dépendance à l’égard des combustibles », précise encore un porte-parole de la Commission européenne.

L’Europe veut réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés

La Commission considère que le régime français est nécessaire, approprié et proportionné pour accélérer la transition écologique et faciliter le développement de certaines activités économiques qui sont importantes pour la mise en œuvre du plan REPowerEU et du Plan industriel du pacte vert.

« Ce régime d’aides d’un montant de 900 millions d’euros aidera les entreprises à accroître l’utilisation d’énergie et de combustibles produits à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Il contribuera à la réalisation des objectifs de l’UE en réduisant la dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés. Cette mesure est une étape importante de la transition vers une économie à zéro émission nette, tout en protégeant des conditions de concurrence équitables au sein du marché unique », commente ainsi Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence.

Les réservoirs à hydrogène, nouveau pré carré des matériaux composites

Ces aides débloquées par la France ont pour ambition d’accélérer le développement de certains projets, notamment dans le périmètre de l’hydrogène vert. Ainsi, les projets devront être achevés et mis en œuvre dans un délai de 36 mois à compter de l’octroi de l’aide, sachant que la date limite est fixée au plus tard le 31 décembre 2025.

Ce nouveau soutien à l’hydrogène de l’Etat français, en plus du Plan hydrogène inclus dans France 2030, sera notamment bénéfique pour les acteurs de la production d’hydrogène vert et pour les acteurs des transports. En effet, pour les mobilités, les projets liés à l’hydrogène se multiplient, au niveau des piles à combustible ou des réservoirs, par exemple. Les réservoirs, qui ont un intense recours aux matériaux composites, font même l’objet d’une concurrence déjà féroce, comme nous avons pu le vérifier lors de JEC World 2024.

 

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Entreprises : Lhyfe, une stratégie internationale ambitieuse dans le marché émergeant de l’hydrogène vert

https://www.lemoci.com/entreprises-lhyfe-une-strategie-internationale-ambitieuse-dans-le-marche-emergeant-de-lhydrogene-vert/

Le 04/04/24

 

Société nantaise pionnière de la production d’hydrogène vert, lauréate du palmarès 2023 du Moci dans la catégorie startup, Lhyfe est embarquée dans une course contre la montre pour installer des sites de production et signer des contrats commerciaux dans les marchés les plus prometteurs d’Europe. Objectif : être prête à livrer lorsque la vague commencera vraiment à déferler. La stratégie est méthodique, la vision est à long terme, et évidemment internationale.

« Actuellement, nous n’avons plus un seul gramme d’hydrogène à vendre » reconnaît Tana Kronborg, Chief Business Officer de Lhyfe. Pas de stock chez ce producteur émergent d’hydrogène vert, déjà implanté dans 11 pays européens. Car il n’investit pas dans des sites de production avant d’avoir sécuriser ses futurs clients mais aussi les sources d’électricité renouvelable nécessaire à l’hydrolyse. Autrement dit, son portefeuille commercial suit le déploiement de ses projets de production. Et cela va vite depuis le lancement de son premier site industriel relié à un parc éolien en 2021. Impossible de faire le compte ici de tous les accords et projets engrangés depuis, mais les grands axes stratégiques sont bien clairs.

Tana Kronborg développe. Côté débouché, c’est naturellement la vague montante des usages de l’hydrogène vert, c’est-à-dire produit grâce à des sources d’énergie renouvelable (ENR). A grands traits, elle concerne la mobilité et l’industrie, avec des segments de marchés qui démarrent vite, d’autres qui iront plus progressivement.

Dans la mobilité, le marché en phase « d’amorçage »

Dans la mobilité, où sont concernés les véhicules privés, utilitaires et les bus, le marché est en phase « d’amorçage », encore balbutiant et éparpillé. C’est une enseigne de la grande distribution qui s’équipe en chariots élévateurs à hydrogène, ou des sociétés de taxis comme Hype, qui ont noué un partenariat avec Stellantis pour s’équiper en véhicules à hydrogène. Mais le plus important reste à venir.

« Ce qui va vraiment tirer le marché, ce sont les camions lourds qui vont arriver vers 2027 », explique la CBO. Parmi les solutions pour décarboner le transport lourd, l’Union européenne mise en effet sur ce carburant vert et elle a imposé par voie législative que des stations à hydrogène vert soient installées sur les grands axes routiers européens tous les 150 km d’ici 2030. Autrement dit, pour un producteur indépendant comme Lhyfe, il faudra se tenir prêt à fournir dès que ce réseau de distribution sera en place.

Dans l’industrie, des débouchés segmentés entre différents secteurs

Dans l’industrie, là encore les débouchés sont en croissance, mais segmentés entre les acteurs qui ont besoin de petites quantités, par exemple dans la chimie, et ceux qui ont des besoins beaucoup plus massifs comme les industriels de l’ammoniac ou les producteurs d’acier vert. Des projets plus conséquents commencent à émerger pour créer des infrastructures de production et de distribution d’hydrogène vert dans des bassins industriels, bénéficiant d’un soutien appuyé des autorités françaises et européennes.

Un exemple parmi d’autres, Lhyfe a annoncé le 18 mars avoir décroché un soutien financier de l’État français (subvention pouvant aller jusqu’à 149 millions d’euros), pour la construction d’une usine de production d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse installée de 100 MW près du Havre. Le fruit de deux ans de travail. L’usine, qui a été reconnue par la Commission européenne comme PIIEC (Projet important d’intérêt européen commun), pourra produire jusqu’à 34 tonnes (t) d’hydrogène vert/jour à proximité du Grand Canal du Havre, l’une des plus grandes zones industrialo-portuaires d’Europe. L’un de ses futurs clients pourrait d’ailleurs être l’usine havraise du groupe chimique Yara, qui veut être neutre en carbone en 2050.

Sécuriser ses sources d’approvisionnement en ENR

Les choses vont donc vite pour la jeune pousse de 200 salariés aujourd’hui, qui a déjà mené avec succès, depuis sa création en 2019, plusieurs levées de fonds pour investir et mener à bien ses projets : 189 millions d’euros au total. Lhyfe est entrée en bourse en mai 2022, levant 118 millions d’euros. Ses premiers revenus commencent à tomber : 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires en 2023, le double de l’année précédente. Mais elle vise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé et un EBITDA neutre fin 2026.

En termes de production, son ambition est de produire jusqu’à 22 t/jour d’hydrogène vert fin 2024, et jusqu’à 80 t/jour en 2026. Ce qui nécessite de disposer de capacités installées de 55 MW d’ici la fin de cette année, puis 200 MW en 2026 et plus de 3 GW d’ici 2030.

Dès sa création, Lhyfe ne se voyait pas d’autre avenir qu’au minimum européen. Déjà leader en France, où elle multiplie les projets sur tout le territoire, la jeune pousse a mené en parallèle, sans attendre, son déploiement à l’échelle européenne, via des marchés d’appel d’offre et des partenariats, avec une stratégie bien arrêtée : viser prioritairement les marchés disposant de sources d’ENR abondante pour alimenter ses sites, et bien évidemment de débouchés réels pour sa production.

« Nous ne nous attaquons pas à des pays ne disposant pas de sources d’ENR suffisantes » résume Tana Kronborg. Au sein de Lhyfe, une équipe est d’ailleurs dédiée spécifiquement au sourcing et aux achats d’électricité d’origine renouvelable pour alimenter ses usines, avec des partenariats et des contrats à long termes noués avec certains producteurs, comme récemment avec le portugais EDPR, avec le quel elle a signé un accord de portée mondiale.

L’Allemagne, « c’est la locomotive de l’Europe »

Après la France, l’Allemagne a été mis en tête des priorités. « C’est la locomotive de l’Europe, elle a annoncé un soutien massif à l’hydrogène vert » rappelle Tana Kronborg. C’est aujourd’hui son deuxième marché derrière la France. Dans l’Hexagone, elle compte un site en production et deux autres qui vont bientôt l’être. En Allemagne, trois sites de production sont en construction. En octobre dernier, elle a notamment posé la première pierre du chantier de son futur plus grand site de production hors de France, à Schwäbisch Gmünd, dans le Bade-Wurtemberg (4t/jour, soit 1 000 t/an, sur la base d’une capacité installée de 10 MW). La première d’une série d’usines que la startup entend déployer outre-Rhin dans les prochaines années.

A court terme, d’ici 2025, Lhyfe veut devenir, en France et en Allemagne, un acteur majeur de la distribution de gros d’hydrogène vert.

Puis la startup s’est attaquée aux pays nordiques, plus particulièrement le Danemark et la Suède, riches en énergies éolienne. En Finlande, elle a pris une participation minoritaire dans Flexen, un développeur de projets d’hydrogène renouvelable. Ensuite direction le Royaume-Uni, où elle vient notamment de signer un partenariat avec le développeur britannique d’ENR Source Galileo, puis l’Espagne, où elle est entrée dans le projet d’hydrogène vert Tarragona. Des projets sont également en cours en Italie et au Portugal avec des partenaires.

Les implantations de Lhyfe à l’international

–Filiales : Allemagne (2020) ; Danemark, Pays-Bas, Suède (2021) ; Espagne, Royaume-Uni, Canada (2022).

–Bureaux : Belgique, Finlande, Norvège, Portugal (2022).

Des partenariats technologiques et commerciaux avec des industriels

 

Afin de contribuer à l’accélération du marché, Lhyfe a, en parallèle, noué des partenariats technologiques et commerciaux avec des fabricants d’équipements industriels dans l’objectif de construire des solutions nouvelles de conversion à l’hydrogène vert.

« Notre métier, c’est de produire de l’hydrogène vert, en revanche, nous cherchons des partenariats industriels et technologiques dans plein de domaines spécifiques relevant des usages dont nous ne maîtrisons pas les savoir-faire ; convertir un brûleur au gaz en brûleur à hydrogène, par exemple », explique Tana Kronborg. « Or, les industriels qui veulent avancer dans leur transition énergétique ont pour réflexe de s’adresser en premier à leur partenaire technologique habituel ».

De tels partenariats ont par exemple été signés avec le constructeur d’engins Gaussin, Stellantis, les Chantiers de l’Atlantique, l’équipementier automobile Schaeffler ou encore ABB. Le dernier partenariat en date significatif a été celui noué en septembre dernier avec l’Italien Exogen Hydrogen Solutions (Exogen), une société d’ingénierie et de conseil spécialisée dans les solutions hydrogène pour le bâtiment. Exogen vient de mettre au point une centrale à vapeur innovante et pionnière sur le marché, baptisée HSP 3000, utilisant une nouvelle technologie de chaudière mise au point par Jericho Energy Ventures. Dans le cadre de cet accord, Exogen, Jericho et Lhyfe proposeront au marché une solution d’équipement complète et clés en main.

Le grand export « c’est à long terme »

Lhyfe prépare déjà une nouvelle vague d’implantation, mais toujours en Europe. Bien que l’entreprise ait déjà ouvert une filiale au Canada, le grand export est envisagé dans un avenir lointain. « Une société comme la nôtre ne peut pas tout faire au même moment, explique la CBO. Nous avons quelques projets au Québec et nous voyons le Canada comme un tremplin pour les États-Unis. Mais c’est à long terme. »

A court terme, la priorité de Lhyfe est de consolider ce qu’elle a déjà accompli en Europe. « Notre but premier était de construire un réseau de sites de production en France et en Allemagne pour devenir leader européen de l’hydrogène vert, conclut Tana Kronborg. Mais nous avons posé des jalons dans les marchés les plus prometteurs ».

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Lhyfe, OX2 et Velarion créent un grand pôle industriel autour de l’hydrogène vert en Suède

https://www.lejournaldesentreprises.com/breve/lhyfe-ox2-et-velarion-creent-un-grand-pole-industriel-autour-de-lhydrogene-vert-en-suede-2101740?auHash=OfEMQHnDpiSyYuAz02w0fQL-c3LlmT3vSQFsbn1v208

 le 28 août 2024

 

Le producteur d’hydrogène vert nantais, Lhyfe, collabore avec OX2, l’un des plus grands développeurs européens d’éoliennes terrestres, et Velarion, une entreprise innovante du secteur des engrais verts fondée à Ånge (Suède).

Ensemble les trois entités souhaitent créer un pôle industriel basé sur l’hydrogène dans la municipalité d’Ånge. Ce projet associera l’énergie éolienne à la production d’hydrogène vert à grande échelle pour générer des produits moins carbonés. OX2 développe un parc éolien d’une capacité de production annuelle prévue de 1,4 TWh.

Cette électricité verte devrait alimenter l’unité que Lhyfe prévoit d’installer, avec une capacité pouvant aller jusqu’à 100 tonnes d’hydrogène vert par jour. "En raison de l’importante capacité de production potentielle de ce projet, nous sommes en contact avec plusieurs entreprises souhaitant utiliser l’hydrogène et ses sous-produits.

Ces collaborations permettront de construire un écosystème local qui contribuera à l’économie de la région et à la création d’emplois", a déclaré Sara Wihlborg, country manager Suède de Lhyfe.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

 

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Le commerce extérieur & la Douane (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le commerce extérieur & la Douane (suites)
Le commerce extérieur & la Douane (suites)

Commerce extérieur : du mieux au premier semestre 2024, en attendant le nouveau gouvernement

https://www.lemoci.com/commerce-exterieur-du-mieux-au-premier-semestre-2024-en-attendant-le-nouveau-gouvernement/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le Moci du 22/08/24  

 

Les chiffres du commerce extérieur de biens et de services publiés par la Douane et la Banque de France le 7 août, montrent que le rééquilibrage se poursuit, quoique laborieusement, au premier semestre 2024. Une nouvelle plutôt positive mais qui montre qu’il reste beaucoup à faire alors que l’on attend la formation d’un nouveau gouvernement.

Contraint à gérer les affaires courantes, Franck Riester, ministre démissionnaire en charge du Commerce extérieur, de l’attractivité, de la francophonie et des Français de l’étranger, n’a pas pu publier de communiqué, ni organiser de conférence de presse pour commenter en détail les résultats semestriels du commerce extérieur, contrairement à la tradition. Mais il s’est tout de même fendu d’un post réjoui sur son compte LinkedIn : « Nos échanges de biens continuent à s’améliorer et notre déficit à se résorber, écrit-il. Nous pouvons compter sur nos champions qui font rayonner la France à travers le monde, notamment dans la cosmétique, la pharmaceutique, l’agroalimentaire ou l’aéronautique ». Ainsi, poursuit-il, « le déficit commercial – hors matériel militaire et énergie – retrouve pour la première fois son niveau d’avant crise sanitaire ».

Les résultats du commerce extérieur publiés par la Banque de France et la Douane française * le 7 août, peu avant la fin de la quinzaine olympique, sont en effet plutôt positifs, sans être mirobolants.

Un déficit moitié moins important qu’en 2023 

D’après les chiffres de la Banque de France (CVS-CJO*), qui intègrent non seulement les échanges de biens mais aussi ceux des services, à fin juin 2024, et sur 12 mois cumulés, le déficit des transactions courantes est moitié moins important qu’à la même période de 2023 : – 19,4 milliards d’euros (Md EUR), contre – 43 Md fin juin 2023. La tendance est tirée par la baisse de la facture énergétique et du déficit des échanges de biens.

Ainsi, en tendance annuelle, le déficit des échanges de biens a diminué de moitié, à – 62,6 Md EUR. Hors énergie, le solde est également en nette amélioration, signe que les échanges des produits de l’industrie se redressent : il n’est plus que de -2,3 Md EUR sur 12 mois cumulés à fin juin 2024, contre – 18 Md EUR fin juin 2023.

Les échanges de services sont également en grande forme selon la Banque de France : ils dégagent un excédent de +43 Md EUR à fin juin 2024 sur 12 mois cumulés, après un déficit de – 48 Md EUR fin juin 2023. Faut-il d’ores et déjà y voir un effet des JO Paris 2024 ?

Le fait est que les voyages dégagent un excédent en hausse, à 16,3 Md EUR, soit 3,7 Md EUR de plus qu’à fin juin 2023. Les services aux entreprises (conseil, etc.) sont également forme, dégageant un excédent de + 9,1 Md EUR à fin juin 2024, en hausse de 3 Md par rapport à fin juin 2023. Quant aux transports, ils génèrent un léger excédent de + 0,7 Md EUR, beaucoup moins élevés qu’à fin juin 2023 (+ 16,1 md EUR). Enfin, le solde des revenus est également excédentaire de + 0,3 Md EUR quoiqu’en baisse par rapport à fin juin 2023 (+23,7 Md EUR).

A noter que concernant le compte des transactions courantes, dont le déficit tend à se résorber -30,8 Md à fin juin 2024 contre -60,2 Md à fin juin 2023), les investissements directs français à l’étranger ont rapporté plus (29,2 Md) que les IDE étrangers en France (25,3 Md) ces 12 derniers mois.

Des exportations de biens en hausse de 1,1 % 

Concernant les échanges de biens, plus significatifs au regard des performances des entreprises de l’agriculture et de l’industrie, la Douane fournit de plus amples détails sur les tendances. Les chiffres sont différents de ceux de la Banque de France qui n’utilisent pas les mêmes indicateurs (la douane se base sur les déclarations douanières des opérateurs) mais les tendances sont similaires.

Globalement, selon cette source, le solde commercial FAB-FAB cumulé sur 12 mois continue à s’améliorer : -85,1 Md EUR (FAB-FAB) à fin juin 2024, soit 1,1 Md de moins qu’à la même période de l’an dernier. Au deuxième trimestre 2024 (T2 2024), le déficit se creuse toutefois légèrement : -26,4 Md, après – 23,3 au T1 2024.  En cause principalement : le rebond du déficit énergétique sous l’effet d’une hausse des achats de gaz (-17,2 Md, après -13,6 Md au T1), car le solde des échanges hors énergie s’améliore légèrement à -9,7 Md (-9,6 Md au T1).

Sur le T2 2024, les exportations progressent de 1,1 %, plus rapidement qu’au T1 (+0,6 %) pour s’établir à 152,7 Md EUR. Et c’est la progression en volume qui explique la tendance, selon la Douane, tirée par les produits manufacturés : livraison d’un paquebot aux États-Unis, et d’avions en Allemagne, Brésil et Kazakhstan. Les catégories « autres produits industriels » voient leurs exportations également progresser mais plus modérément dont la métallurgie, les produits métalliques, et la pharmacie. Sont également en progression les produits textile-habillement-cuir-chaussure, bois-papier-cartons, équipements électriques et électroniques (détail ci-après).

Les exportations de biens au T2 2024
(FAB, en Md EUR et évolution en % sur T1)

Ensemble, y compris matériel militaire et y compris sous le seuil : 152,7 Md EUR (+1,1 %)

Ensemble, hors matériel militaire et hors sous le seuil : 149,9 (+ 0,8 %)
dont :

–Produits de l’agriculture : 4,9 (-4,1 %)

–Energie : 7,6 (-1,8 %)

–Produits manufacturés : 136,4 (+1,1 %)
dont agroalimentaire : 15,8 (-0,2 %)
Mécanique, électronique et informatique : 26,9, (+ 0,5 %)
Matériels de transport : 29,7 (+4,4 %)
(automobile : 13, -3,5 % ; aéronautique, spatial : 14,4, + 2,8 % ; navire, bateaux : 1,7, + 296,8 %)
Autres produits industriels : 64,1, +0,1 %.
(métallurgie, métallique : 10,5, + 4,9 %) ; pharmacie : 10, + 2,6 % ; chimie, parfums, cosmétique : 19, – 4 %).

Source : Douane française

On note que les exportations sont en net recul pour plusieurs catégories de produits, dont les produits agricoles (recul des ventes de blé, méteil et maïs à l’Allemagne, la Chine et le Maroc) ainsi que la chimie-parfums-cosmétique, en raison du recul des ventes de certains produits chimiques de base. Les exportations automobiles sont également en baisse de 3,5 %.

Les soldes commerciaux par zone géographique au T2 2024
(CAF/FAB, en Md EUR et évolution en % sur T1)

Union européenne : – 11,5 (-1,7 %)

Amérique : + 1,1 (+2,2 %)
dont États-Unis : +0,6 (+ 2,1 %)

Asie : – 13,4 (-3,3 %)
dont Chine + Hong Kong : – 10,3 (-1 %) ; Inde : -0,3 (-0,7 %) ; Japon : -0,5 (-0,8 %)

Afrique : -2,2 (-1,2 %)

Proche et Moyen-Orient : + 0,5 (-0,1 %)

Source : Douane française. 

Côté importations, elles ont connu un rebond plus important de 2,8 % au T2 2024, pour s’établir à 179 Md EUR. En cause principalement, l’augmentation des importations de gaz qui explique la tendance (+ 15,9 %, à 24,8 Md EUR pour le poste énergie). Toutefois, les importations de biens manufacturés repartent à la hausse (+ 0,9 % par rapport au T1) après 4 trimestres consécutifs de baisse. Un effet JO ?

Quoiqu’il en soit, cette hausse des achats de biens industriels ne concerne pas l’automobile : les importations de produit de l’automobile sont en effet baisse de 3,4 % au T2 (18,8 Md EUR) en raison de la chute drastique des importations de véhicules électriques en provenance de Chine. Selon la Douane, ce recul a commencé il y a déjà plusieurs mois et trouve sa source dans la réforme du bonus écologique d’octobre 2023 : la prise en compte des émissions de CO2 de la supply chain dans les conditions d’éligibilité a d’office exclu les véhicules électriques en provenance de Chine. D’après la Douane, les importations de véhicules électriques en provenance de Chine ont ainsi été divisées par 2 par rapport à la moyenne trimestrielle de 2023.

Christine Gilguy

*CVS-CJO : corrigé des variations saisonnières et des effets de jours ouvrables.

** L’analyse détaillée des chiffres trimestriels du commerce extérieur de biens de la Douane française est dans le document attaché à cet article (ci-après).

Comext, 2T2024

https://www.lemoci.com/wp-content/uploads/2024/08/2T2024.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/11/resorber-le-deficit-commercial-de-la-france-des-raisons-d-y-croire.html

 

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JOP Paris 2024 : mobilisation massive contre la vague de contrefaçons

https://www.lemoci.com/jo-paris-2024-mobilisation-massive-contre-la-vague-de-contrefacons/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le Moci du 22/08/24

 

Avec les Jeux olympiques de Paris 2024, tee-shirts, accessoires et autre goodies ont fait flores dans les boutiques officielles créées pour l’événement. Et cela devrait continuer avec les Jeux paralympique, qui seront ouverts dans quelques jours. De quoi attiser l’appétit des contrefacteurs et commerçants peu scrupuleux. En témoignent les résultats de l’opération massive menée par la Douane française en coordination avec les douanes européennes dans les mois qui ont précédé la cérémonie d’ouverture.

Les chiffres publiés par la Douane française témoignent de l’ampleur du phénomène sur un événement planétaire de l’envergure des JO, et les photos des saisies confirment l’absence de limite des commanditaires de la contrefaçon dans la diversité des produits : plus de 145 000 objets contrefaits ont été saisis lors de contrôles simultanés opérés le 31 juillet dans 17 entrepôts de l’Est parisien par 80 douaniers, dans le cadre d’une opération baptisée Héraclès. Un atelier de fabrication dédié a même été démantelé à cette occasion.

De quoi clôturer spectaculairement une opération plus vaste de contrôles renforcés, pilotée par l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) et par la douane française, à laquelle participaient plusieurs autres pays européens. Avec comme objectif d’endiguer la commercialisation, sur le marché européen, de ces contrefaçons.

En fait, les autorités douanières françaises et leurs collègues européennes sont sur le pied de guerre depuis fin décembre 2023. Près de 500 000 contrefaçons diverses, dont 50 000 articles en rapport direct avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et le Championnat d’Europe de football 2024 ont ainsi pu être saisies depuis, l’opération du 31 juillet gonflant encore ce bilan déjà conséquent.

La liste des objets est un inventaire à la Prévert : maillots de foot, chaussures de sport, goodies estampillés Jeux de Paris 2024 (portes clefs, autocollants, jouets, etc.) et même des médailles olympiques contrefaisantes. Quelque 5 000 kits constitués d’accessoires à destination de supporters (lunettes, drapeaux, maquillage, etc.) ont ainsi été saisis chez un importateur français.

Pour la période olympique, quelque 5 800 douaniers ont été mobilisés en France, pas seulement pour contrer le commerce de contrefaçons, mais aussi pour assurer la sécurité des événements.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/la-douane-francaise-au-service-de-la-competitivite.html

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http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/07/la-filiere-textile-suivre-le-fil-de-l-innovation-et-de-la-formation.html

 

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/08/industrie-territoires-le-renouveau-du-pastel-francais.html

 

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