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Présentation du PNRR 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

Présentation du PNRR 2021
Présentation du PNRR 2021

Présentation du plan national de relance et de résilience 2021

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2021/04/29/presentation-du-plan-national-de-relance-et-de-resilience-2021

 

Rédigé par DG Trésor • Publié le 29 avril 2021

 

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) a été déposé formellement auprès de la Commission européenne. Il présente les investissements pour lesquels la France sollicite un financement de la Facilité pour la reprise et la résilience, à hauteur d’environ 40 Md€, ainsi que la stratégie de réformes qui l’accompagne. Il a été préparé avec l’ensemble des administrations concernées et a fait l’objet d’une consultation des parties prenantes.

Une avancée historique de la construction européenne

Grâce à l’impulsion donnée par l’initiative conjointe franco-allemande pour la relance européenne en mai 2020, les 27 Etats membres se sont accordés, lors du Conseil européen de juillet 2020, sur un plan de relance historique NextGenerationEU  de 750Md€ qui sera financé par un endettement commun. Il inclut en particulier la Facilité pour la reprise et la résilience qui viendra soutenir les efforts de relance des Etats membres, en ciblant notamment les plus durement touchés par la crise, et permettra d’investir massivement dans la transition écologique et numérique. La Facilité pour la reprise et la résilience constitue une avancée historique pour plus de solidarité et d’intégration économique au sein de l’Union européenne.

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) présente les investissements pour lesquels la France sollicite un financement d’environ 40 Md€ de la Facilité pour la reprise et la résilience ainsi que la stratégie de réformes qui viendra renforcer l’efficacité de ces investissements et le potentiel de croissance de notre économie.

Des investissements en faveur de la transition écologique, la compétitivité de l’économie et la cohésion sociale et territoriale, issus du plan France Relance

Tous les investissements présentés dans ce plan national de relance et de résilience sont issus du plan national France Relance présenté par le Premier Ministre le 3 septembre 2020, adopté par le Parlement en loi de finances pour 2021 et en cours de déploiement en France. Le plan de relance européen contribuera ainsi au financement du plan de relance national à hauteur de 40 %. C’est un signal fort et concret de la plus-value de l’Union européenne, qui témoigne également de la cohérence entre les priorités de politique économique portées par la France et par l’Union européenne.

Comme le plan France Relance, le plan national de relance et de résilience poursuit trois priorités clefs, qui sont également des piliers de la Facilité pour la reprise et la résilience : l’écologie, la compétitivité ainsi que la cohésion sociale et territoriale. Notre plan comprend des investissements massifs en faveur d’une production et d’une consommation plus respectueuses de l’environnement – par exemple la rénovation thermique des bâtiments et le développement des mobilités et technologies vertes ; le soutien à l'innovation dans des secteurs stratégiques de la santé ou du numérique – par exemple l'intelligence artificielle. Nous investissons également en priorité en faveur des jeunes, que la crise a rendu particulièrement vulnérables, afin de renforcer leurs compétences dans des domaines stratégiques et de faciliter leur intégration sur le marché du travail.

Il s’agit en effet de relever les défis structurels posés à l’économie française et exacerbés par la crise actuelle, qui nécessitent des mesures de relance et des choix de politiques ambitieuses. Il s’agit ainsi d’engager résolument la transition écologique, de poursuivre la numérisation des entreprises et des services publics, d’assurer l’adéquation des compétences des travailleurs aux besoins des entreprises, de favoriser l’innovation afin d’accroître la compétitivité et la résilience de notre économie sur le moyen terme, de continuer à faire baisser structurellement le chômage et de renforcer l’efficience de la dépense publique. La crise a également mis en lumière le besoin de renforcer notre indépendance, d’assurer une bonne résilience de notre système de santé et accroît la nécessité de soutenir la croissance de notre économie pour faire face aux enjeux de soutenabilité des finances publiques.

Les investissements du plan France Relance choisis pour intégrer le plan national de relance et de résilience, et pour lesquels nous demandons un financement, répondent aux critères d’éligibilité du plan de relance européen, adoptés par les Etats membres et le Parlement européen. Notre plan comprend ainsi 50 % d’investissements en faveur de la transition climatique et 25 % d’investissements en faveur de la transition numérique. Nous respectons donc largement les cibles fixées par le texte communautaire (respectivement 37 % et 20 %), qui constituent un point central de l’accord historique entre les 27 Etats membres.  Par ailleurs, aucune mesure du plan ne causera de préjudice important à l’environnement.

Notre plan national de relance et de résilience répond également à l'ambition sociale du plan de relance européen en prenant des mesures déterminantes pour le renforcement de la formation professionnelle, pour la modernisation du système de santé ou encore la lutte contre la fracture numérique sur l'ensemble du territoire.

Des réformes destinées à accroître l’impact des investissements et à soutenir le potentiel de croissance

Pour renforcer l’efficacité de ces investissements, le plan national de relance et de résilience présente des réformes qui renforceront le potentiel de croissance de notre économie et qui nous permettront de rebondir au sortir de la crise sanitaire et économique. Tout comme la stratégie France Relance qui a l’ambition de préparer la France de 2030, le plan de relance européen vise à renforcer durablement la résilience de notre économie. Il poursuit ainsi la stratégie de réformes lancée en 2017 par le président Emmanuel Macron pour permettre l’accès du plus grand nombre à un emploi rémunéré à sa juste valeur, lutter contre les inégalités de destin et renforcer la compétitivité des entreprises. 

Notre plan est organisé autour de neuf composantes cohérentes d'investissements et de réformes poursuivant des objectifs communs, qui contribueront à renforcer la coordination entre les politiques économiques des Etats membres et à garantir la convergence dans l’Union européenne.

Une mise en œuvre concrète de la relance européenne dès 2021   

Le plan national de relance et de résilience va désormais être formellement évalué par la Commission européenne puis sera adopté par les Ministres des Finances de l’UE au sein du Conseil ECOFIN.  Dès lors, la France recevra dans les deux mois qui suivront un préfinancement de 13% du plan, ce qui représente une enveloppe de 5,1 Md€. Une première demande de décaissement sera ensuite déposée par la France d’ici fin 2021. Ces premiers décaissements permettront de contribuer au financement des mesures dédiées à la relance en France, le plan France Relance ayant déjà engagé 30 Md€ pour soutenir l’investissement des entreprises et les ménages et accélérer le rebond une fois la situation sanitaire assainie.

A plus long terme, et jusqu’à 2026, les fonds du plan de relance européen seront versés en fonction de la concrétisation des mesures incluses dans le plan, pour renforcer le tissu économique du pays dans le temps et bâtir ainsi la France de 2030. Chaque année, nous mettrons en œuvre les investissements et les réformes annoncés dans le présent document.

La France est résolument engagée pour la relance de son économie et dans la poursuite de la mise en œuvre d’un agenda ambitieux de réformes. La mise en œuvre du Plan contribuera activement au dynamisme de la France et de l’Union Européenne.

 

Le plan national de relance et de résilience (PNRR) a fait l’objet d’un processus d’élaboration interministérielle coordonné par le Secrétariat Général des Affaires Européennes (SGAE), dans lequel les services de la direction générale du Trésor ont joué un rôle moteur.

+ Consulter le plan national de relance et de résilience >>

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/plan-de-relance/PNRR%20Francais.pdf

 

 

 

La France et l’Allemagne présentent des plans de relance très verts

https://www.euractiv.fr/section/affaires-publiques/news/la-france-et-lallemagne-presentent-des-plans-de-relance-tres-verts/

Le 27 avr. 2021 

 

Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, et le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, ont tenu aujourd’hui (27 avril) une conférence de presse commune pour dévoiler leur plan national de relance et de résilience alors que la Commission européenne a fixé une date limite d’envoi – indicative – au 30 avril.

« Il était important pour nous de faire cette présentation ensemble, car l’Allemagne et la France travaillent main dans la main depuis le début de la crise » a précisé M. Le Maire dès l’ouverture de son discours, alternant anglais, français et allemand. Il a indiqué vouloir retrouver l’activité économique de 2019 d’ici à 2022.

« Mon premier voyage officiel était à Paris. Déjà, lors de ces premiers échanges, il était clair que Bruno Le Maire serait un partenaire », s’est remémoré M. Scholz.

« Nous ne sommes pas en train d’introduire des réformes au profit de la Commission européenne. Nous faisons des réformes pour le bien des citoyens français et de la nation. La crise ne doit pas nous détourner de nos efforts pour répondre aux défis de l’économie française », a tenu à préciser M. Le Maire, en référence à la réforme du système de retraite qui « n’est pas un prérequis de l’UE » mais que le ministre juge « indispensable ».

Même son de cloche du côté de son homologue allemand : « L’Allemagne réussira si l’Europe réussit aussi. » 

La France compte investir 100 milliards d’euros pour parvenir à ce redressement économique, au travers de « France Relance », une stratégie qui reposera sur trois axes : « l’écologie, la compétitivité et la cohésion sociale et territoriale ». « 30 milliards d’euros ont déjà été déboursés en 2021″, a souligné le ministre.

« Ce plan de relance marque le passage de l’Union européenne à l’âge adulte », a déclaré M. Le Maire, ajoutant que « l’Union européenne doit arrêter de compter sur les autres et doit compter sur ses propres forces ».

Des plans de relance verts

50% du budget français alloué au redressement économique devrait être dirigé vers la transition écologique avec « l’objectif de réduire d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 55 % par rapport aux niveaux de 1990″, a précisé M. Le Maire. Cela passera notamment pas un des « grands succès » de France Relance : le dispositif d’aide à la rénovation énergétique des logements intitulé « MaPrimeRenov' », dont près de 230 000 demandes ont été déposées.

La loi climat et résilience, qui doit être votée le 4 mai prochain, s’inscrit également dans ce cadre, a rappelé le ministre.

Loi Climat : bilan de la deuxième semaine de débats

Au chapitre « Se déplacer », la principale avancée est sans doute la suppression de certaines lignes aériennes intérieures pour les trajets accessibles en moins de 2h30 en train.

L’Allemagne, quant à elle, a annoncé que 40 % du budget alloué à la relance – soit 11 milliards d’euros – seront destinés au climat. « Le changement climatique est le plus grand défi de notre époque », a rappelé M. Scholz.

Transition numérique et ambition sociale

25% de l’enveloppe française sera par ailleurs dédiée à la transition numérique avec la « digitalisation des PME industrielles » a indiqué le ministre de l’Économie, précisant que l’avenir de l’Europe doit « reposer sur une indépendance technologique, clé de la souveraineté politique ».

Bruno Le Maire a aussi déclaré la volonté du gouvernement français de se concentrer sur « la relocalisation industrielle qui est un immense succès et qui paraissait hors de portée » ainsi que sur la jeunesse. « Parce que nous sommes pleinement conscients que les jeunes portent le fardeau de la crise, nous avons une dette envers eux. Et nous la payons », a-t-il dit.

Côté allemand, 1,5 milliards d’euros seront consacrés à une « initiative éducative majeure » sur le numérique, a annoncé pour sa part M. Scholz.

La « coopération franco-allemande est au cœur de nos plans de relance et de résilience respectifs dans plusieurs domaines clés tels que l’hydrogène, le cloud, l’électronique et les télécommunications, ainsi que l’intelligence artificielle et les batteries », a souligné M. Le Maire.

NextGenerationEU

Sur les 100 milliards du plan de relance français, 40 doivent parvenir du fonds de relance de l’Union européenne. L’Allemagne attend, quant à elle, 25,6 milliards d’euros de la Commission.

Le 21 juillet dernier, les chefs d’État et de gouvernement européens se sont accordés autour de cet outil inédit basé sur une dette commune et intitulée NextGenerationEU.

« Depuis, nous avons perdu trop de temps. La Chine a repris sa croissance. Les États-Unis sont en plein essor. L’UE doit rester dans la course », a insisté M. Le Maire.

Une enveloppe de 672,5 milliards d’euros a ainsi été débloquée et sera versée sous forme de prêts et de subventions destinés à soutenir les réformes et les investissements entrepris par les pays de l’UE.

Pour percevoir ces crédits, la Commission européenne a néanmoins précisé plusieurs critères : 37 % des dépenses devront notamment être consacrés aux objectifs environnementaux européens – soit l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 – et 20 % à la digitalisation de l’économie.

M. Le Maire a indiqué que la France devrait percevoir les cinq premiers milliards du fonds européen « avant la fin de l’été », et non plus au début comme annoncé initialement.

Il a également annoncé que lui et son homologue allemand présenteront ces plans de relance formellement à la Commission demain (28 avril), avec l’Espagne et l’Italie.

 

 

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Pour Vous Toutes, et Tous finalement, un Joli mois de mai 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

Pour Vous Toutes, et Tous finalement, un Joli mois de mai 2021
Source : Pixabay

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Ynsect, InnovaFeed, Tomojo, le trio de tête de la coléocuture

Publié le par Jacques SAMELA.

Ynsect, InnovaFeed, Tomojo, le trio de tête de la coléocuture
Ynsect, InnovaFeed, Tomojo, le trio de tête de la coléocuture

Je ne sais pas vous, mais moi, manger des insectes, à moins d’y être obligé cause famine exceptionnelle par exemple, il y aura du temps avant que je n’y consente.

Et pourtant, quand on y pense un moment, au de-là de la préservation de la planète, qui devient quand même chaque jour de plus en plus primordiale, avec la quasi obligation de nourrir l’ensemble de la planète dans les années à venir,  qui plus est quand nous aurons atteint le seuil tant redouté des 10 milliards d’individus, il va bien falloir trouver des solutions.

C’est certainement, et surement, une question d’habitudes, car ne mangeons-nous pas des crevettes, qui ressemblent à s’y méprendre à des crickets, des escargots, des huitres, et j’en passe ?

L’Asie (du sud-est surtout ?) semble il est vrai être précurseur en la matière, et je me souviens de reportages sur les tribus d’Amazonie, se délectant de gros vers blancs, mais bon.

Mais bien évidemment cela ne concerne que moi, car d’autres, et notamment en France, se sont décidés eux à miser sur ce qui semble être l’or de demain, censé répondre à l’augmentation (+ 70 %) de la production alimentaire globale pour faire face aux besoins de la population mondiale, humaine bien évidemment, mais aussi animale, car les animaux d’élevage consomment déjà aujourd’hui 20 % des protéines mondiales.

Alors, qui sont donc ces acteurs, français je me répète, et qui semblent prendre une longueur d’avance sur leurs principaux concurrents ?

Le premier, par ordre de création j’entends, jamais de favoritisme dans mes sujets, s’appelle donc Ynsect (www.ynsect.com), et il a été créé en 2011 par 4 personnes d’horizons divers (Antoine Hubert, Jean-Gabriel Levon, Fabrice Berro, Alexis Angot), mais avec la même envie, nourrir la population mondiale, préserver les ressources et la diversité, et lutter contre le réchauffement climatique grâce à l’élevage et à la transformation des insectes.

Et quelle réussite, car 10 ans après sa création, et sa dernière levée de fonds en octobre dernier, lui permettant d’atteindre en tout et pour tout plus de 300 millions d’Euros d’apport global, un record mondial dans le secteur agricole, surtout pour une société non américaine, lui donnera l’occasion de concrétiser son grand projet, soit la construction de la plus grande ferme verticale du monde, du côté d’Amiens dans les Hauts de France, appelée une « fermilière », car rappelant à ses instigateurs la structure d’une fourmilière, avec ses réseaux de tunnels superposés les uns sur les autres de manière justement verticale.

Mais là, ce ne seront pas des fourmis, mais les larves des deux espèces phares de leur projet initial que sont le Tenebrio molitor, et l’Alphitobius diaperinus, plus communément connu sous l’appellation vers de farine. Ce qui, vous le verrez par la suite, ne sera pas forcement le même choix chez les deux autres protagonistes du sujet.

Donc, concernant Ynsect, le choix s’est donc porté sur ce ver de farine, qui est vous ne le savez peut-être pas, le rejeton du scarabée, considéré comme le nec plus ultra pour répondre aux challenges alimentaires de demain.

Déjà utilisé dans l’alimentation des animaux domestiques, les zoos, ou encore la pisciculture, il est composé à plus de 70 % de protéines de haute qualité, mais surtout, il possède des nutriments essentiels à la santé animale donc, mais aussi humaine, car il contient des acides gras polyinsaturés Oméga 6 et des vitamines.

Il peut même être utilisé comme fertilisant, appelé « le Frass », pour les plantes et les cultures, assurant un rendement supérieur de 35 %.

Mais pour revenir à son utilisation dans l’alimentation humaine, il faut savoir que le produit fini, sous forme de farine, pouvant être utilisé comme ingrédients protéinés dans les pâtes, le pain, les biscuits, hautement digestible, et manifestement anti cholestérol,  vient de recevoir l’avis favorable de l’Autorité européenne de la sécurité européenne (EFSA) en janvier dernier, ultime verrou peut-être à la pérennisation de la coléoculture dans l’agriculture de demain, nom donné à cette nouvelle activité.

Activité qui s’européanise déjà avec le rachat ce mois-ci du Néerlandais protifarm, lui assurant dès à présent un  site de production, mais aussi 37 brevets, avant certainement le grand saut par de-là l’Atlantique, où soit dit en passant, l‘acteur Robert Downey Jr, celui d’Iron Man, a récemment fait l’éloge de leurs produits durant l’émission du Late Show. Belle entrée en matière sur le sol américain.

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/20
Vu et lu dans Les Echos du 07/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 07/10/20

Sol américain que la société InnovaFeed (www.innovafeed.com), le deuxième protagoniste de ce sujet convoite également, avec pour lui un contrat de commercialisation déjà acté avec le groupe cargill (www.cargill.fr), afin de proposer des protéines d’insectes pour le domaine de l’aquaculture, mais aussi, et ce après avoir effectué lui aussi une levée de fonds importante en novembre dernier, de 140 millions d’Euros, soit un mois après celle d’Ynsect, la possibilité d’envisager la construction d’une usine aux Etats-Unis, à Decatur (Illinois) plus précisément, au siège même du groupe américain, géant de l’agroalimentaire, ADM (Archer-Daniels-Midland Company), lieu du plus gros site de transformation de maïs au monde, avec qui un partenariat a été signé, afin d’y produire 60 000 tonnes de protéines d’insectes, soit quatre fois celle de l’usine de Nesle, également dans les Hauts de France, qui ne produit aujourd’hui que 15 000 tonnes.

Créé en 2016, dans une salle de bain, selon la légende écrite par Clément Ray, l’un des fondateurs et actuel président, sa première usine est montée à Gouzeaucourt, également dans les hauts de France, devenant l’air de rien un fief de cette industrie du futur, où, grâce à l’Hermetia Illucens, ou plus précisément la mouche soldat noire, je vous l’avez dit, chacun sa petite bête, elle put rapidement élaborer ces produits phares que sont bien évidemment la farine de protéine, vendue notamment à la filière d’élevage de poisson,  notamment en collaboration avec le groupe Auchan, de l’huile, pour les volailles et les porcins, ainsi que des engrais produits avec les résidus de production.

Et comme il va bénéficier du Plan de Relance à hauteur de 4,5 millions d’Euros, InnovaFeed va pouvoir réorienter sa production, en la généralisant à l’usine de Nesle, transformant en cela le site historique de Gouzeaucourt en laboratoire à idées, avant de s’attaquer à d’autres marchés porteurs dans les années à venir, comme par exemple l’Asie du sud-est, continent il est vrai où l’utilisation des insectes et autres petites bêtes est vraiment plus avancé que chez nous. De bien belles perspectives.

Egalement pour le 3ème protagoniste de ce sujet, la société Tomojo (www.tomojo.co), créée elle en 2017 par deux amies d’enfance que sont Madeleine Morley et Paola Teulières, et qui également a effectué une levée de fonds en octobre dernier de 500 000 Euros, bien moindre il est vrai que ces deux autres congénères, mais qui, au regard de son nombre d’années d’existence n’est pas si mal.

Quoique cette jeunesse ne l’a en rien empêché de connaître le succès rapidement, en effet, ses croquettes pour chiens et chats, c’est sa particularité, pour l’instant, se vendent déjà très bien à l’étranger, de la Corée du sud en passant par l’Afrique du sud, l’Allemagne, l’Espagne, ou encore les Emirats Arabes Unis, augmentant significativement sa production, en passant de 10 tonnes en 2019 à plus de 50 tonnes en 2020, avec comme objectif cette année d’atteindre les 300 tonnes.

Chiffre que ne devrait pas mécontenter son partenaire industriel, Sauvale Production (www.sauvaleproduction.com), spécialiste de la fabrication d’alimentation animale, et en charge de la transformation de l’ensemble des ingrédients de ses croquettes, soit 80 % de mouches soldats noirs, 20 % de Tenebrio molitor (rappelez-vous), complétées par des protéines végétales.

Surtout qu’au regard de ce marché, dont l’industrie réaliserait en France 1,6 milliards d’Euros de chiffre d’affaires, avec à nourrir plus de 20 millions d’animaux, ingurgitant près de 400 000 tonnes de sous-produits de viande par an, il est fort à parier qu’une place est à prendre. Ce qui je crois ne manqueront pas de vouloir faire les jeunes créatrices.

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Bon, je ne sais pas vous, mais même après la rédaction de ce sujet, je suis encore réticent à tester ces produits, même si cela est du « Fabriqué en France ». Par-contre, que les leaders de ce marché colossal en devenir soient justement français, cela me plait bien plus.

Donc qu’ils continuent sur leur lancée, leur avenir semble tout tracé, car l’alimentation de l’humanité toute entière est déjà en jeu.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%B8nsect

. https://www.alliancy.fr/antoine-hubert-ynsect-industriels-impliquer-deeptech-francaise?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20210415

. https://www.usine-digitale.fr/article/foodtech-ynsect-avale-le-neerlandais-protifarm-pour-conquerir-le-marche-de-l-alimentation-humaine.N1083339

.  https://www.frenchweb.fr/proteines-dinsectes-innovafeed-recolte-140-millions-deuros-aupres-de-temasek-et-creadev/410099?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=8bb116c7ab-EMAIL_CAMPAIGN_2019_07_16_AM_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-8bb116c7ab-106733281

. https://www.lesechos.fr/pme-regions/hauts-de-france/innovafeed-le-specialiste-des-proteines-dinsectes-leve-140-millions-deuros-1266451

. https://www.economiecirculaire.org/data/sources/users/3047/innovafeed-en-bref.pdf

. https://www.lobservateur.fr/cambresis/2021/03/25/gouzeaucourt-lentreprise-innovafeed-prend-son-envol/

. https://www.usinenouvelle.com/article/made-in-france-tomojo-veut-imposer-les-insectes-dans-les-croquettes-de-vos-chiens-et-chats.N1017504

. https://bpifrance-creation.fr/entrepreneur/temoignage-invite/tomojo-croquettes-aux-insectes-chiens-chats

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/comment-la-france-est-devenue-pionniere-dans-lelevage-dinsectes-1163807

 

A lire :

. https://tastefranceforbusiness.com/fr/proteines-dinsectes-les-start-up-francaises-veulent-nourrir-le-monde/

Publié dans L'entreprise du mois

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Atos (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos (suite)
Atos (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Atos annonce une salve d’acquisitions et confirme ses objectifs pour 2021

https://www.usinenouvelle.com/editorial/atos-annonce-une-salve-d-acquisitions-et-confirme-ses-objectifs-pour-2021.N1083609#xtor=EPR-

Le 20 Avril 2021 

 

Atos annonce une salve d’acquisitions et confirme ses objectifs pour 2021

Le géant français des services du numérique continue de grandir. Atos a annoncé le 20 avril trois acquisitions à l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels.

 

Pas une, pas deux, mais bien trois acquisitions pour Atos. Le spécialiste français des services du numérique n'avait pas réussi à mettre la main sur son concurrent américain DXC Technology en février. Malgré ce projet avorté, le groupe continue sa campagne de rachats. Mardi 20 avril, l'entreprise a annoncé de multiples opérations dans le domaine de l'intelligence artificielle, de la cybersécurité et du numérique.

Qui sont les trois entreprises rachetées ?

Atos reste discret sur les montants engagés. On connaît tout de même les trois cibles : Cryptovision en Allemagne, Ipsotek au Royaume-Uni et Processia au Canada. « Toutes les trois se situent dans les segments stratégiques définis par le groupe pour accélérer le changement de son mix d’activités », se réjouit Atos dans un communiqué.

Cryptovision va ainsi renforcer les activités du groupe dans la cybersécurité. Fondée en 1999, cette société se spécialise dans des solutions cryptographiques de pointe pour la sécurisation des identités numériques. Ipsotek, avec une cinquantaine de salariés, fournit quant à lui des logiciels d'analyse vidéo enrichis par intelligence artificielle. Les applications vont de la gestion des foules à la détection de fumée, la détection d'intrusions, la reconnaissance de plaques minéralogiques ou encore la gestion du trafic. Plus connu en France, Processia compte 250 salariés. Ce partenaire important de Dassault Systèmes offre « des services de conseil, d'intégration et de gestion pour les entreprises des secteurs de l'aérospatiale, de l'automobile, du transport, des sciences de la vie, de la fabrication et de la haute technologie », liste Atos.

Atos maintient ses objectifs

Les rachats ont été annoncés à l'occasion de la présentation des résultats pour le premier trimestre. Malgré un recul des ventes, Atos a maintenu ses objectifs pour 2021. Le groupe a dégagé au cours des trois premiers mois de l'année un chiffre d’affaires de 2,692 milliards d'euros (en baisse de -1,9 % à taux de change constants et de -3,9 % en organique par rapport à la même période de 2020).

Atos revendique une « bonne résilience » en Europe du Nord et une « reprise encourageante » en Europe du Sud. L'entreprise confirme viser pour 2021 une progression comprise entre 3,5 % et 4 % de son chiffre d'affaires et une amélioration de 40 à 80 points de son taux de marge opérationnelle par rapport à 2020.

 

ATOS INAUGURE UN LABORATOIRE MONDIAL DE R&D AUX CLAYES-SOUS-BOIS

 

https://vipress.net/atos-inaugure-un-laboratoire-mondial-de-rd-aux-clayes-sous-bois/

Le 26 Avr 2021 

 

Atos a inauguré officiellement son nouveau laboratoire mondial de recherche et développement aux Clayes-sous-Bois, en Île-de-France (Yvelines). Cet espace de 8 000 m2, qui accueille près de 350 ingénieurs, sera dédié à l’innovation et à la recherche dans les domaines stratégiques que sont l’informatique quantique, le calcul haute performance, l’edge computing, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

Soutenu par la Région Île-de-France et construit sur le site d’Atos aux Clayes-sous-Bois – qui emploie près de 1000 personnes –, ce laboratoire vise à positionner le site historique d’Atos, et plus largement la Région Ile-de-France, comme un centre d’expertise technique de premier plan. Atos Quantum – le programme de recherche en informatique quantique d’Atos et le premier grand programme industriel d’informatique quantique en Europe – bénéficie d’un investissement de 5 millions d’euros de la Région Île-de-France dans le cadre de sa stratégie « Smart Industry », adoptée en juillet 2017.

Conforme aux normes environnementales les plus strictes, le nouveau laboratoire d’Atos développera des projets dédiés à la lutte contre le réchauffement climatique, exploitant notamment la puissance de l’informatique quantique ou l’efficacité énergétique des supercalculateurs pour accélérer la transition vers une société neutre en carbone. Au sein du laboratoire, Atos prévoit également de développer un « cerveau de supercalculateur » qui sera capable de prévoir et d’optimiser la consommation énergétique en fonction de la charge de travail et de l’énergie disponible sur les réseaux des fournisseurs d’électricité.

Lors de la cérémonie d’inauguration, Valérie Pécresse, Présidente du Conseil régional d’Île-de-France a commenté : « Je suis fière de participer au développement de l’industrie du futur en Île-de-France. Ce nouveau laboratoire de R&D s’inscrit dans notre volonté de favoriser l’implantation et le développement de technologies stratégiques en Île-de-France, notamment l’informatique quantique ».

« Je suis ravi d’inaugurer officiellement aujourd’hui notre nouveau laboratoire de R&D en partenariat avec la Région Île-de-France. Ce laboratoire est la concrétisation de plus de 50 années de travaux de recherche menés sur notre site historique des Clayes-sous-Bois. Depuis ce site symbolique, nous allons faire avancer notre ambitieux programme d’informatique quantique et développer des technologies, produits et solutions stratégiques qui seront vendus dans le monde entier et contribueront à façonner un avenir sûr et décarboné », ajoute Elie Girard, directeur général Atos.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/04/Inauguration-Atos.jpg

Atos est un spécialiste international de la transformation digitale avec 105 000 collaborateurs et un chiffre d’affaires annuel de 11 milliards d’euros. Numéro un européen du cloud, de la cybersécurité et des supercalculateurs (via sa filiale Bull), le groupe fournit des solutions intégrées pour tous les secteurs, dans 71 pays.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

 

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La France, Attractive

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, Attractive
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Bilan 2020 des investissements internationaux en France

https://www.businessfrance.fr/procom-mediatheque-bilan-2020-des-investissements-internationaux-en-france

Vendredi 26 Mars 2021

 

Business France publie ce jour son Bilan 2020 des investissements internationaux en France. Malgré le contexte d’incertitude sanitaire qui pèse sur l’économie mondiale et le recul sensible des investissements dû à la pandémie de COVID-19, les investisseurs étrangers font toujours confiance à la France.

En 2020, la France a attiré 1 215 nouvelles décisions d’investissement étranger, un recul de 17 % par rapport à 2019 contre -33 % au niveau mondial. Si la crise a interrompu la dynamique positive de 2019, elle n’a pas remis en cause l’attractivité du site France.

Les emplois créés ou maintenus par les investissements des filiales étrangères ont connu une baisse de 13 % par rapport à 2019. Le choc sur les créations d’emplois est néanmoins amorti car avec 34 567 emplois, 2020 est la deuxième meilleure année depuis 10 ans.

Avec la crise sanitaire, le sentiment d’incertitude est prégnant, cependant, la confiance dans le site France est renouvelée90 % des cadres dirigeants d’entreprises étrangères installées en France tirent un bilan positif de leur investissement en France selon le Baromètre Business France - Kantar-de l’attractivité de la France. Par ailleurs, près de neuf cadres dirigeants sur dix (85 %) estiment que la France est une destination attractive pour les investissements étrangers.

52 % de nouvelles implantations

La France, une terre d’accueil des investissements industriels

Un quart des projets visent à implanter ou étendre un site de production. Les activités de production sont les premières contributrices à l’emploi avec 12 875 emplois, soit 37 % de l’emploi total.

Un écosystème français toujours plus attractif pour l’innovation

Les activités de R&D représentent 12 % de l’ensemble des investissements étrangers en France en 2020. Les entreprises américaines se distinguent par leur implication dans la R&D : elles sont à l’origine du quart des décisions d'investissement recensées dans cette fonction et de 30 % de l’emploi associé.

 Des secteurs stratégiques progressent nettement

Les projets dans le champ de la santé enregistrent une hausse de 40 %. Porté par des investissements dynamiques dans le domaine des énergies renouvelables, le nombre de projets dans le secteur Énergie est en hausse de 13 % et le nombre d’emplois associés a quasiment doublé.

 Les décisions d’investissement se répartissent sur l’ensemble du territoire

41 % des investissements ont été réalisés dans des villes de moins de 20 000 habitants et 70 % dans des villes de moins de 200 000 habitants.

64 % des investisseurs sont Européens

Viennent ensuite l’Amérique du Nord (20 %) et l’Asie (10 %). Les États-Unis restent le principal pays investisseur et pourvoyeur d’emplois en France.

Les mesures du plan de relance jugées pertinentes pour soutenir les investissements et l’attractivité de la France

Les mesures d’urgence de soutien économique sont perçues très positivement par 80 % des dirigeants d’entreprises étrangères dans leur capacité à soutenir l’activité des entreprises.

Le programme d’investissement d’avenir de 11 milliards d’euros d’ici 2022 pour soutenir l’innovation et l’investissement dans les technologies d’avenir et la baisse des impôts de production s’affirment comme les deux mesures les plus pertinentes aux yeux des cadres dirigeants d’entreprises étrangères installées en France.

 

Pour en savoir plus, télécharger les documents ci-dessous 

https://www.businessfrance.fr/Media/PRODUCTION/PROCOM/Articles%20-%20News/Bilan%20des%20investissements%20internationaux%20en%202020.pdf

 https://www.youtube.com/watch?v=xr96KvK9hHU

 

A lire 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/01/business-france-au-service-de-l-internationalisation-de-nos-entreprises.html

 

 

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La Chine (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Chine (suite)
La Chine (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 25/09/20
Vu et lu dans Les Echos du 25/09/20

Vu et lu dans Les Echos du 25/09/20

Vus et lus dans Challenges du 25/03/21, et Télérama (extrait) n° 3648 du 11/12/19
Vus et lus dans Challenges du 25/03/21, et Télérama (extrait) n° 3648 du 11/12/19

Vus et lus dans Challenges du 25/03/21, et Télérama (extrait) n° 3648 du 11/12/19

Vu et lu dans Challenges du 01/04/21
Vu et lu dans Challenges du 01/04/21

Vu et lu dans Challenges du 01/04/21

Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21
Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21
Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21

Vus et lus dans Challenges n° 684 du 04/02/21, et Les Echos du 01/04/21

Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21
Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21
Vus et lus dans Les Echos du 05/01/21

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Vu et lu dans Les Echos du 31/03/21
Vu et lu dans Les Echos du 31/03/21

Vu et lu dans Les Echos du 31/03/21

Vu et lu dans Challenges du 08/04/21
Vu et lu dans Challenges du 08/04/21

Vu et lu dans Challenges du 08/04/21

A lire
A lire

A lire

Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 octobre 2016, intitulé : La Chine : Le retour du péril jaune ?

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BlaBlaCar (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

BlaBlaCar (suite)
BlaBlaCar (suite)

BlaBlaCar lève 115 millions de dollars et vise une entrée en Bourse

https://www.frenchweb.fr/blablacar-leve-115-millions-de-dollars-et-vise-une-entree-en-bourse/420478

Le 21/04/2021

 

BlaBlaCar, qui annonce une nouvelle levée de fonds, veut profiter de la sortie de la crise sanitaire pour être «agressif», tant en Europe que sur des marchés plus lointains, explique son directeur général Nicolas Brusson dans un entretien à l’AFP. L’entreprise fondée en 2006 a annoncé une levée de fonds de 115 millions de dollars, ce qui lui permet de voir venir. «Aujourd’hui, avec ce plan de financement, on se retrouve avec plus de 200 millions de cash, ce qui nous permet d’être agressifs», déclare Nicolas Brusson.

L’opération valorise la société à 2 milliards de dollars. «C’est clairement une licorne !», souligne le co-fondateur en faisant référence à ces start-up non-cotées valorisées à au moins 1 milliard. Il estime que cette dernière levée de fonds sera sans doute la dernière du genre avant une introduction en Bourse, pour laquelle aucune date n’est encore vraiment fixée, l’objectif étant pour l’instant «d’amener la société fin 2022 à nouveau à la rentabilité, en croissance». «C’est l’ambition et c’est l’esprit. Après on navigue, il y a des inconnues et des surprises» avec le Covid, admet Nicolas Brusson.

BlaBlaCar, qui n’a jamais publié ses comptes, avait gagné de l’argent en 2018. Des acquisitions en 2019 (dont Ouibus, la compagnie de «cars Macron» de la SNCF) l’ont replongé dans le rouge, avant l’arrivée de «la météorite Covid». L’entreprise perd toujours de l’argent, mais elle «a pris des parts considérables de marché aux autres acteurs du transports qui ont plus de difficultés à gérer cette crise parce qu’ils ont beaucoup plus de coûts fixes», expose Nicolas Brusson. D’où «une phase post-Covid d’investissement, parce que les cartes sont rebattues dans le monde du transport, et c’est vraiment en notre faveur», insiste-t-il.

Russie, Inde, Mexique et Brésil, moteurs de croissance à l’international 

Sur son cœur historique, l’Europe occidentale, il ne doute pas une seconde que le covoiturage repartira très fort dès la levée des restrictions de circulation. «En France, les volumes en sont à peu près la moitié de 2019 à la même période, alors qu’on est quand même en confinement», remarque-t-il. «Il y a une population frustrée qui veut voyager, plus jeune que la moyenne, comme le sont souvent nos membres. Il y aura une accélération très rapide en France et dans les pays européens, c’est très clair. Ce qui est moins clair, c’est le timing !» Nicolas Brusson veut aussi «redéployer très rapidement le réseau de bus» (les autocars, jusqu’à présent appelés BlaBlaBus), en France et en Allemagne fin mai-début juin notamment. «L’idée c’est qu’en 2022 on soit capable de proposer un réseau de bus qui soit au moins deux fois celui de 2019», précise-t-il. Il veut aussi commencer à proposer des voyages en train sur sa plateforme.

Le co-fondateur voit aussi plus loin, considérant qu’«aujourd’hui, 80% de l’usage de BlaBlaCar est hors Europe». Ce domaine «hors Europe» occidentale, qui pour lui commence en Pologne et comprend la Russie, l’Ukraine, l’Inde, le Brésil ou le Mexique, est la nouvelle frontière de l’entreprise. BlaBlaCar y propose du covoiturage comme partout ailleurs, et aussi des réservations en ligne de billets d’autocars, agrégeant des liaisons proposées par plus de 7 000 transporteurs locaux.

Contrairement à la France ou à l’Allemagne, l’entreprise n’y organise pas ses propres lignes sous sa marque, mais sert de place de marché. Et au Brésil comme en Inde, le Covid-19 ne semble pas décourager les utilisateurs. «L’idée c’est vraiment d’appuyer sur l’accélérateur dans tous ces pays-là» où l’activité est déjà en plein essor, pointe Nicolas Brusson. Il envisage «un mélange de croissance organique et d’acquisitions en fonction des opportunités d’accélération». Comme en Ukraine, où BlaBlaCar vient de racheter Octobus, une start-up spécialisée dans la numérisation des services des opérateurs de cars.

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 13/03/20
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 13/03/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 13/03/20

 

Comment Blablacar s’organise face à une baisse de 30% de son activité

https://www.frenchweb.fr/next40-comment-blablacar-sorganise-face-a-une-baisse-de-30-de-son-activite/413837

Le 27/01/2021

Interview de Nicolas Brusson, cofondateur de Blablacar

 

La nouvelle composition du NEXT40 sera bientôt annoncée. En attendant, retrouvez tous les matins une interview d’une start-up issue de la première promotion pour faire un bilan sur ses activités, parler de ses perspectives et de ce que lui a apporté le NEXT40.

Les secteurs du transport et du tourisme sont touchés avec force par la crise du coronavirus. La licorne française Blablacar n’est pas épargnée. « Nous sommes passés de 71 millions de passagers en 2019 à 50 millions en 2020. C’est la première année que nous connaissons la décroissance », reconnait à notre micro Nicolas Brusson, cofondateur et CEO de Blablacar.

La stratégie de l’entreprise consiste à présent à se focaliser sur son activité de covoiturage. BlaBlaCar a annoncé que ses BlaBlaBus, à l’arrêt depuis le 1er novembre, ne reprendraient la route qu’au printemps. « Plutôt que d’effectuer des stop go avec les bus, ce qui serait très dur opérationnellement et dangereux financièrement en cas de non remplissage des bus, nous avons décidé de ne pas redéployer BlaBlaBus pour le moment. Le modèle BtoC de covoiturage de Blablacar est plus facile à opérer », explique le CEO de l’entreprise.

Mais la pépite française ne s’est laissée pas décourager par la situation et s’est intéressée à d’autres activités durant cette année 2020. En mai, la plate-forme de covoiturage a noué un partenariat avec la start-up suédoise Voi Technology pour proposer des trottinettes électriques en libre-service. L’application et les trottinettes Voi déployées en France vont être rebaptisées « BlaBla Ride ». L’opération en est encore à ses débuts. 

Lors du premier confinement, BlaBlaCar a également lancé une application d’entraide entre voisins. Baptisée BlaBlaHelp, la nouvelle application gratuite permettait aux utilisateurs de proposer leur aide bénévolement ou de trouver à proximité des personnes de confiance, déjà inscrits sur BlaBlaCar, pour aller chercher courses de première nécessité ou médicaments. L’application s’est arrêtée le 13 janvier 2021 liée à une baisse de l’engagement des utilisateurs mais aussi de leurs besoins. 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/01/blablacar-en-voiture-tout-le-monde.html

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Mars 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

Mars 2021
Mars 2021

PARTICIPATION. De la société Korus International (www.korus.fr), expert en conseil et réalisations d’espaces professionnels, à l’élaboration du plus grand Porsche Experience Center au monde (559 000 m2), à Franciacorta en Italie.

Présences du 18 février 2021 / Rattrapage

 

NOUVELLE. Présence pour Thales dans le Top 100 mondial des entreprises et instituts de recherche les plus innovants publié par Clarivate Analytics (www.clarivate.com), spécialisé dans la fourniture d’informations pour accélérer le rythme de l’innovation. La huitième en en dix ans.

VIPress.net du 01 mars 2021

 

EN AVANCE. La France dans le peloton de tête des pays engagés le domaine de l’hydrogène que sont, l’Allemagne, la Chine, la Corée et le Japon.

Batiactu.com du 03 mars 2021

 

RETABLISSEMENT. Des exportations françaises en janvier, avec 40,2 milliards d’Euros, soit 300 de plus que le mois précédent.

Le Moci du 08 mars 2021

 

CERTIFICATION. Allemande pour la société Contrôle Mesure Systèmes (www.cmseddyscan.com), spécialisée dans la conception et la fabrication de produits de contrôle non destructif, en étant choisie par la Deutsche Bahn pour le contrôle de l’ensemble de son réseau.

Contrôle Essais mesures du 08 mars 2021

 

HAUSSE. Des prévisions d’embauche de 20 % dans le domaine de la construction en France, soit une progression de 14 points en un trimestre, mais avec également un manque de main-d’œuvre, comme en Ile de France où 46 000 postes sont à pourvoir.

Batiactu du 09 mars 2021

 

CONVAINCU. Par le français Secure-IC (www.secure-ic.com), fournisseur de solutions de cybersécurités pour les systèmes embarqués et les objets connectés, l’agence américaine DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) annonce un partenariat dans le cadre de l’initiative Darpa Toolbox, avec comme objectif d’accélérer l’innovation technologique en matière de sécurité.

VIPress.net du 16 mars 2021

 

APPROBATIONS. Après celle de la FDA (Food and Drug Administration), c’est au tour de la  NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) d’approuver l’utilisation  de l’éthylotest électronique Ocigo de la société française Olythe (www.olythe.io) aux Etats-Unis, afin d’en équiper l’ensemble des forces de l’ordre.

Entreprendre du 09 mars 2021

 

COMMANDANT. Thomas Pesquet lors de sa prochaine mission dans l’espace à bord de la Station spatial internationale, prévue le 22 avril 2021. La première fois pour un français.

L’usine Nouvelle du 17 mars 2021

 

INVESTISSEMENT. Du groupe allemand Merck à Molsheim en Alsace de l’ordre de 25 millions d’Euros, lui permettant de renforcer sa production de consommables pour la fabrication de vaccins. Présent depuis 1972, ce projet permettra l’embauche de près de 350 personnes, et de fournir aux industriels européens la capacité de produire davantage de vaccins anti-Covid.

La Tribune du 18 mars 2021

 

GAGNANTE. L’action du groupe SEB, menée depuis 2015 contre la Chine, pour violation de son brevet sur le système de pale de sa fameuse machine Actifry, permettant de cuire des frites fraiches sans ajout d’huile, lui occasionnant également dans le cadre de la 25ème édition du Forum européen de la propriété intellectuelle,  l’obtention de l’Unifab Award 2021 dans la catégorie « Plus belle décision de justice ».

Le Moci du 18 mars 2021

 

ACCORD. Entre la société française Gulplug (www.gulplug.fr) et l’américain Westfalia Technologies pour l’activité consacrée à la recharge des véhicules électriques. Elle fournira le dispositif de branchement automatique, permettant aux véhicules électriques et hybrides de se charger sans intervention humaine.

Gulplug du 18 mars 2021

 

CONSECRATION. Pour Perrine Laffont, après avoir remporté le championnat du monde de ski de bosses le 08 mars dernier, et après avoir obtenue en 2018, la médaille d’or aux Jeux Olympiques.

Elle du 19 mars 2021

 

GEANT. Le skieur français Alexis Pinturault remporte pour la première fois depuis 1997 et Luc Alphand, le classement général de la Coupe du monde de ski 2021. Il rejoint deux autres de ses prédécesseurs que sont Michèle Jacot, et Jean-Claude Killy.

Le JDD du 21 mars 2021

 

CONTRAT. Pour Keolis (www.keolis.com) à Dubaï, avec la gestion du métro automatique et de son tramway pour 9 ans dès septembre 2021.

Batiactu du 22 mars  2021

 

AMBASSADRICE. De l’Europe en France, la ville de Dijon a été retenue parmi douze autres dossiers, dans le cadre du programme européen « H2020, villes et communautés intelligentes », et dont le but est de créer à l’échelle européenne cent quartiers à énergie positive d’ici à 2050. Le choix dans cette ville s’est porté sur une partie du quartier de la Fontaine-d’Ouche, qui devra d’ici cinq ans, produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

La Tribune du 26 mars 2021

 

SUCCES. Pour Florian Zeller et sa pièce de théâtre intitulée « Le Père », après l’obtention de six nominations aux Oscars pour son adaptation, le film « The Father », dont le rôle principal est tenu par Antony Hopkins.

Elle du 26 mars 2021

 

COMMANDE. De plus de 1,4 milliards d’Euros pour Alstom en Espagne, afin de fournir 152 trains de banlieue à un ou deux étages. En option, la fourniture de 76 trains supplémentaires.

BFM Business du 29 mars 2021

 

CHOIX. De la France pour la pépite chilienne de la biotech, Protera (www.proterabio.com), fondée par deux étudiants en 2015.

Challenges du 29 mars 2021

 

PROTOCOLE. D’accord entre Total et l’Irak, dans le cadre de quatre projets dans le domaine du gaz naturel, de l’énergie solaire, et du retraitement de l’eau de mer.

Reuters du 29 mars 2021

 

Publié dans Revue de presse

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Exosquelettes, au service de l’homo Sapiens

Publié le par Jacques SAMELA.

Exosquelettes, au service de l’homo Sapiens
Exosquelettes, au service de l’homo Sapiens

Le cinéma l’a plus d’une fois imaginé, Star Wars, Terminator, Robocop, Edge of Tomorrow, Iron Man, et j’en oublie.

Et aujourd’hui, d’autres commencent enfin à aboutir à de nombreuses années de recherche.

En effet, car ce sujet prend sa source dans les prémisses de l’industrie nucléaire, où se posa très rapidement la question de la manipulation humaine face à la problématique des matières radioactives. Donc, sont apparus des pinces et des bras mécaniques, avant qu’un ingénieur américain de l’Argonne National Laboratory, en 1954, parvienne à élaborer ce qui semble être le premier télémanipulateur électronique, fonctionnant à l’électricité, et capable de restituer au niveau de la poignée de commande, la sensation d’effort.

Cependant, loin d’être à la traine, la France, en 1965,  par l’entremise d’un certain Jean Vertut, ingénieur au CEA (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/04/le-cea-au-service-de-l-industrie-francaise.html), développa lui un manipulateur mécanique, avant d’inventer par la suite le premier robot manipulateur électronique français, le MA22, remplacé en 1974 par le MA23, qui sera à l’origine du programme « Spartacus », dont l’objectif sera de rendre à un patient tétraplégique un certain degré d’autonomie, et suivi quelques années plus tard par la dite station « Master » d’aide aux personnes handicapés, dont les travaux recevront la médaille d’or de l’innovation de la Commission européenne en 1995.

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

Bon, à la différence des films cités en introduction, quoique certains sont assez réalistes, et d’une utilisation plus que légitime dans le nucléaire, les principaux axes de recherche concernent surtout une utilisation des exosquelettes (enfin, j’arrive à le placer) à des fins de santé, et donc de permettre à des personnes handicapés de pouvoir remarcher un jour, mais aussi à développer des solutions qu’ont appellent « aides à l’effort », censées répondre à des besoins dans le monde industriel, occasionnant souvent, quand l’effort est répétitif, des « TMS » ou « troubles musculo-squelettiques ».

Et en effet, près de 90 % des maladies professionnelles seraient causées par ces désagréments, concentrés notamment au niveau des mains, poignets, doigts, représentant à eux seuls 34 %, suivi par les épaules avec 31 %, le coude avec 22 %, le dos avec 7 %, et le genou avec 2 %. Quand on sait que les musiciens, dont c’est le métier, peuvent également être touchés par ces problèmes souvent récurrents, on peut imaginer également l’utilisation de ces dites solutions, même si là on pourrait se poser la question quant à leur apport réel ou fantasmé pour l’adaptation de toute œuvre musicale ? J’imagine même le regard des puristes. Mais bon, si cela peut vraiment aider à pratiquer, pourquoi pas.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20

Par-contre, concernant l’utilisation la plus flagrante aujourd’hui, soit de permettre la mobilité à ceux qui n’en n’ont plus, ou peu, un acteur en France se détache, il s’agit de la société Wandercraft (www.wandercraft.eu), créée en 2012 par trois étudiants de Polytechnique, ayant reçu de nombreux prix, et dont le modèle de référence, connu sous l’appellation «Atalante», est déjà utilisé dans nombres d’hôpitaux de réadaptation européens, et en attente d’une validation de la FDA (www.fda.gov), l’agence américaine en charge d’autoriser tout médicaments ou matériel à être vendu aux USA.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3609 du 02/05/19
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3609 du 02/05/19

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3609 du 02/05/19

Pour les autres applications, d’autres se positionnent également, et notamment la société RB3D (www.rb3d.com), dont j’avais pu déjà relater de son savoir-faire en 2013 (http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-rb3b), créée elle en 2001, et dont le programme Hercule (https://www.army-technology.com/features/featurefrench-hercule-robotic-exoskeleton/), élaboré conjointement avec le CEA List et l’ESME Sudria (www.esme.fr), et financé par la direction générale de l’armement (DGA), a permis à la France de se retrouver dans le peloton de tête dans la course à l’élaboration de solutions d’assistances au port de charges à des fins militaires. Aujourd’hui elle se consacre également à répondre aux nombreuses problématiques du monde industriel, ce qu’on appelle donc les TMS (voir plus haut).

Et justement, une autre société, plus récente, puisqu’elle a été créée en 2017, se consacre aussi à ces nouveaux outils, que l’on appelle aussi « Dispositifs d’Assistance Physique » ou « DAP », dédiés au monde du travail répétitif, aux postures contraignantes, avec une pénibilité accrue, il s’agit de HMT (www.hmt-france.com) pour Human Mechanical Technologies, dont la particularité dans ce petit monde, est de proposer quasi exclusivement des solutions adaptées (comme les autres j’imagine ?), et ce dans une démarche personnalisée (là est peut-être sa différence ?). Quant à ses produits, ils ont comme noms, Plum’, pour les travaux de bras en hauteur, Moon, pour les mouvements de cou, et Light Mobility, pour les manutentions répétitives.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/09/18
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/09/18

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/09/18

Mais, comme la France semble être à la page dans ce domaine (et bien d’autres, vous le savez désormais), voici donc deux autres sociétés qui complèteront cette présentation, loin d’être définitive.

La première s’appelle Japet (www.japet.eu), située à Lille, elle vient de recevoir la médaille d’or de l’innovation par la Fondation Carcept Prev (www.carcept-prev.fr), et, depuis sa création, en 2016, elle a déjà vendu plus de 100 exosquelettes en France et à l’étranger (Allemagne, Hong Kong), collaborant également avec de grands noms de l’industrie française comme Airbus, Engie, la SNCF, Décathlon, mais aussi avec les services de réanimation, qui vous le savez désormais, doivent régulièrement retourner les patients en grand difficultés.

Quant à sa spécificité, elle est surtout axée vers le domaine de la prévention de la lombalgie, du au port de charges lourdes, et dont l’utilisation de ses solutions répondent aux besoins de l’industrie, du transport, et de la logistique, permettant également aux personnes souffrant du mal de dos, de maintenir leur activité, évitant en cela des arrêts maladie récurrents.

Et donc, la deuxième, la dernière de la présentation, mais manifestement une des plus anciennes, puisqu’elle a été développée il y a près de trente ans dans la région nantaise par plusieurs technopôles et laboratoires de recherche, avec comme idée de devenir le leader européens des dits systèmes d’assistance physique à l’opérateur, elle s’appelle Gobio (www.gobio-robot.com), et elle intègre désormais le groupe Europe technologies (www.europetechnologies.com).

Foncièrement similaire aux autres, elle complète parfaitement les solutions à disposition, en élaborant des exosquelettes (actifs ou passifs), et des bras zéro gravité articulés, qu’elle propose dans l’agroalimentaire, l’agriculture, les collectivités, les établissements de santé,  le BTP, et  l’industrie dans son ensemble, comptant dans ses plus proches clients, Renault, PSA, ou encore Total Dev.

Vu et lu dans l'usine Nouvelle n° 3630 du 17/10/19, et Challenges n° 630 du 14/11/19

Vu et lu dans l'usine Nouvelle n° 3630 du 17/10/19, et Challenges n° 630 du 14/11/19

Alors, pour celles et ceux qui comme moi ont connus la série intitulée l’Homme qui valait 3 milliards (https://www.scifi-universe.com/series/18463/l-homme-qui-valait-3-milliards/episodes), on est en droit de se poser des questions, notamment d’éthiques, car tant que cela touche à l’aide aux personnes, handicapées ou pas, cela ne me pose pas de problèmes, au contraire même, mais si cela nous amène à termes à des utilisations autres, et notamment violente, il faudra je pense y regarder à deux fois avant de se lancer dans l’élaboration de solutions robotiques, à même d’être utilisé sur des terrains de guerre (https://lesrobotsfautilenavoirpeur.weebly.com/la-robotique-militaire.html), ou ailleurs.

Je n’aimerai pas en arriver à l’histoire de ce livre que je vous conseille, Robopocalypse, de Daniel H Wilson, dont Steven Spielberg racheta les droits, où les robots prennent le pouvoir, et dont une sortie de film était prévue l’année dernière avec Chris Hemsworth, mais reportée en raison de la crise sanitaire en cours.

Rappelez-vous également l’histoire de Terminator. Du cinéma également, mais bon, ne tentons pas le diable quand même.

Jacques Samela

 

Sources :

. Les Défis du CEA n° 226 / Avril 2018

 

A lire :

. https://lejournaldeleco.fr/lexosquelette-ou-lavancee-incroyable-vers-une-marche-quasi-humaine/#.XVp7z017mM8

. https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/en-images-un-labo-stephanois-et-une-entreprise-d-auxerre-developpent-un-exosquelette-contre-le-mal-1612982704

. https://production-maintenance.com/pourquoi-ergosante-specialistes-exosquelettes-choisit-allemagne-filiale-international/?utm_source=email&utm_campaign=N9__Lactualit_de_la_maintenance_par_Production_maintenance&utm_medium=email

. https://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/innovation/homme-bionique

. https://www.centraliens-lille.org/medias/editor/files/Homme_Bionique_289_HD.pdf

. www.ergonoma.com

 

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
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Publié dans Les dossiers

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Terminator, Robocop, Iron Man ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Terminator, Robocop, Iron Man ?
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Rendez-vous très bientôt.

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