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La filière textile (bis)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière textile (bis)
La filière textile (bis)

Bonjour,

Parce que la situation actuelle nous oblige à reconsidérer l'industrie textile en France, voici à nouveau mon sujet consacré à cette filière plus que centenaire, autrefois florissante, fleuron de l'industrie française, ayant perdue de sa superbe depuis une bonne vingtaine d'années, mais qui, un peu forcée par ce cas de force majeur qu'est cette crise sanitaire exceptionnelle, retrouvera peut-être un nouveau souffle.

Voici et bonne lecture.

Jacques Samela   

 

La filière textile, suivre le fil de l’innovation et de la formation

 

Si il est un secteur dont on parle peu aujourd’hui, et qui pourtant fit les beaux jours de l’industrie française, participant amplement aux révolutions industrielles du XIX et du XX siècles, c’est bien celui de la filière textile.

En effet, après avoir vécu plusieurs décennies difficiles, dû notamment à la concurrence asiatique (loyale, déloyale, c’est selon), occasionnant nombres de délocalisations, sans parler de fermetures en cascade d’entreprises phares de la filière, perdant rien qu’en 2011, 110 000 emplois, rétrécissant même son marché national de 2,6 %, on peut d’ores et déjà dire qu’il reprend enfin du poil de la bête, grâce notamment à une montée de gamme, rendue possible par une innovation technologique permanente dans ce que l’on appelle aujourd’hui les textiles techniques.

Et pourtant, 71 % des français estiment encore que la filière textile est une industrie en perte de vitesse, vouée même à disparaître.

Seulement voilà, nous assistons certainement à un retournement exceptionnel concernant ce secteur, car pour la première fois depuis 40 ans, ses effectifs ont augmentés (+ 3,6 %), atteignant plus de 60 000 personnes, et ce dans les trois bastions historiques que sont les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts de France, et Grand Est. Le chiffre d’affaires 2017 s’affichant également en hausse avec 1,8 % de croissance, soit 13,4 milliards d’Euros, dont 8,9 milliards d’Euros à l’export (+ 2 %), et ce sans inclure les chiffres de la confection et de la distribution, ce qui lui permettrait de surpasser un autre grand secteur industriel français, l’automobile.

Et ce retournement plus que probant, est donc dû à l’importance prise aujourd’hui par les textiles techniques, représentant déjà près de la moitié de la filière (40 %), mais sans occulter pour autant la filière à l’ancienne, qui elle est tirée par le « Made in France » en vogue.

Alors, qu’appelle t’on textile technique, et quelle est sa différence avec ce que l’on peut connaître du textile lambda ?

Eh bien, d’après l’UIT (www.textile.fr), le représentant du secteur (près de 2 300 entreprises), il désigne des produits textiles dotés de propriétés techniques choisies, bien particulières, et offrant des fonctionnalités spécifiques qui sont adaptées à des usages bien définis. On dit qu’ils sont destinés à remplir un objectif d’utilité.

Ce qui fait qu’on en trouve dans des secteurs aussi variés que sont l’agriculture (housses, protection), la construction et le bâtiment (isolants, renforts de bâtiments), l’environnement (renforcement des sols, gestion de l’érosion), la santé (implants, prothèses), ou encore les transports (isolants, protection), avec comme perspective d’avenir, un marché mondial atteignant les 175 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Et en tant que deuxième nation, après l’Allemagne, comme productrice de ces textiles techniques, la France a vraiment une carte à jouer, avec notamment un personnel hautement qualifié, une innovation permanente, garante d’avancées technologiques de premier plan, comme par exemple sous la forme de nouvelles fibres tels les tissus biosourcés, les fibres intelligentes pouvant capter l’énergie solaire ou donner des informations physiologiques, ainsi que les vêtements ayant des vertus curatives ou à mémoire de forme.

Et en plus, comme le dit, Eric Boël, l’organisateur de l’événement incontournable du secteur, Textival (www.textival.fr), la France fabriquant le textile le plus propre au monde, il est fort à parier que la première place en Europe est proche, et qu’enfin ce secteur retrouve sa place de fleuron de l’industrie française, au même titre que l’aéronautique ou l’automobile aujourd’hui.

Avec une obligation malgré tout, c’est qu’il trouve (le secteur) des bras supplémentaires afin de surseoir à ce regain d’activité, ce qui n’est pas évident, vu l’image encore bien présente d’une industrie en général peu sexy, d’où le souhait d’organiser des campagnes de sensibilisation sur les métiers du textile vers les jeunes et ceux que l’on appelle les prescripteurs de l’orientation (parents, enseignants), censé démontrer qu’il s’intègre (toujours le secteur) parfaitement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’industrie du futur, avec des thèmes on ne peut plus porteur chez les nouvelles générations, que sont le recyclage, les circuits courts, l’automatisation ou encore la digitalisation.

Et tout cela dans le cadre de ce que l’on appelle le Programme d’Investissement d’Avenir (PIA), et avec comme idée principale, que l’avenir du textile français soit donc entre leurs mains.

Jacques Samela

 

Sources :

. Le Journal du net du 07/01/13

. La tribune du 08/04/13

. Le Monde du 08/10/15

. Bref ECO du 18/06/18

. Le Figaro du 20/06/18

. www.modeintextile;fr

. www.ceti.com

. www.ifth.org

. www.techtera.org

. www.uptex.innovationstextiles.fr

. www.textile.fr

 

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Qarnot (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Qarnot (suite)
Qarnot (suite)

Qarnot lève 6 millions d’euros pour exploiter la chaleur émise par les ordinateurs

31/03/2020

https://www.frenchweb.fr/qarnot-leve-6-millions-deuros-pour-exploiter-la-chaleur-emise-par-les-ordinateurs/397200

La consommation d’énergie des ordinateurs est une perte tant sur le plan économique qu’écologique. Dans ce contexte, Qarnot computing, qui reconvertit l’énergie des ordinateurs en chaleur, lève 6 millions d’euros en série B auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), Engie Rassembleurs d’Énergies, A/O Proptech et le groupe Casino

Lancé en 2010 par Paul Benoit et Miroslav SviezenyQarnot computing recycle la chaleur émise par des ordinateurs pour en faire une ressource nouvelle. La startup conçoit et commercialise différents produits sur ce modèle, comme une chaudière numérique baptisée QB1, commercialisée en France et en Finlande, qui permet de produire de l’eau chaude à partir de la chaleur émise par des ordinateurs. Qarnot développe également QH1, un radiateurs-ordinateurs pour chauffer des bâtiments, ou encore QC1, un crypto-radiateur. Ce dernier permet également de chauffer des bâtiment tout en minant des crypto-monnnaies. 

Miser sur les data centers

La startup basée à Montrouge revendique à ce jour plus de 1 000 logements sociaux chauffés via des ordinateurs, grâce à sa technologie. L’an passé, Qarnot computing et le groupe Casino annonçaient le lancement d’une entreprise commune baptisée ScaleMax, destinée à installer des data centers dans les entrepôts pour les chauffer. Ils ont par ailleurs inauguré un premier site de calcul intensif dans l’entrepôt d’un magasin Cdiscount en Ile-de-France.

D’autres acteurs français commencent à émerger sur ce secteur, à l’instar de la startup Tresorio, qui s’emploie à recycler la chaleur des centres de données via des chaudières numériques et qui a levé des fonds en 2019.

Qarnot computing compte parmi ses clients BNP Paribas, la Société générale, Naxitis ou encore Illumination MacGuff. Dans le cadre de cette levée de fonds, la startup ambitionne d’accélérer son activité en R&D et de recruter davantage, notamment pour les pôles informatique et commercial. «Cette levée de fonds va nous permettre de franchir un nouveau cap et d’accélérer notre croissance autour de notre gamme de produits et services déjà reconnus et demandés», commente Paul Benoit

Qarnot computing : les données clés 

FondateursPaul Benoit et Miroslav Sviezeny 
Création: 2010
Siège social: Montrouge, France 
Secteur: smart building, cloud, HPC

Activité: exploite la chaleur émise par des ordinateurs


Financement: 6 millions d’euros en série B en mars 2020 auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), Engie Rassembleurs d’Énergies, A/O Proptech et le groupe Casino.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 27 juin 2016, intitulé : Qarnot Computing, chauffer à moindre coût.

 

 

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Parrot (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Parrot (suite)
Parrot (suite)

PARROT : CHIFFRE D’AFFAIRES EN CHUTE DE 30%, MAIS PERTES RÉDUITES AUX ¾

19 Mars 2020 

https://vipress.net/parrot-chiffre-daffaires-en-chute-de-30-mais-pertes-reduites-aux-%c2%be/

 

Recentré sur les drones et solutions professionnels, le groupe Parrot a réalisé un chiffre d’affaires de 76,1 M€ en 2019. Ce recul de 30% est lié à l’effondrement des ventes des anciens produits à destination du grand public (-77%).

Les produits et solutions à destination des clients professionnels ont contribué à hauteur de 67% au chiffre d’affaires du groupe et ont affiché une croissance de 10%, et de 14% retraitée des activités de services arrêtées (Airinov, Airsupport).

Retraitées de ces effets, les ventes de drones à périmètre comparable ont reculé de 2% par rapport à 2018. Parrot veut y voir l’agilité du groupe à mener un repositionnement rapide, capitalisant sur ses atouts sur un marché des drones qui mûrit progressivement.

En 2019 le groupe a ainsi poursuivi le développement de ses offres de drones et de solutions professionnels, porté une attention significative à l’allocation de ses ressources et au redressement de sa marge, et mis en œuvre de nouvelles opportunités de croissance sur les marchés de la défense et de la sécurité.

Le groupe français rappelle notamment qu’en mai 2019, la société a été retenue par le U.S. Department of Defense pour participer au développement de la nouvelle génération de drones de reconnaissance à courte portée destinée à l’U.S. Army. Le résultat de cet appel d’offre sera connu courant 2020. Début 2020, le groupe a aussi remporté l’appel d’offre « Programme Suisse Mini UAV » (Suisse MUAS) pour équiper les Forces Armée Suisse en micro-drones.

La stratégie ainsi mise en œuvre en 2019 génère un redressement du taux de marge brute qui ressort à 63,7% (et de 61,4% retraité des éléments non récurrents). Il est soutenu par la diminution des activités grand public et l’évolution du mix produit en faveur des drones et solutions professionnels.

En 2019, le groupe a piloté ses opérations avec 2 axes prioritaires : le maintien d’une forte capacité d’innovation, gage de son avenir sur le marché des drones, et le strict contrôle des coûts passant également par la simplification de son organisation, permise par la réduction des ventes d’anciennes générations de produits grand public.

Dans ce contexte, les dépenses de R&D s’élèvent à 35,2 M€, contre 37,2 M€ en 2018. Les dépenses marketing et commerciales ont diminué de 41 % pour s’établir à 21,7 M€. La diminution de 14,8 M€ des dépenses résulte de la réorganisation mise en œuvre au 3e trimestre 2018 : réduction des effectifs et des opérations marketing permises par le recentrage sur les offres professionnelles, le regroupement des plateformes commerciales et des centres logistiques et la réduction du nombre de produits vendus. Ces tendances se reflètent également dans la baisse de 28 % des dépenses de production et qualité, à 6,6 M€ en liaison avec la réduction du portefeuille de produits et l’absence de lancement d’équipements significatifs en 2019.

La stratégie de recentrage sur les drones et solutions professionnels, et les importants efforts consentis par les équipes dans le cadre de la réorganisation ramènent la perte opérationnelle courante à -28,4 M€, contre -65,9 M€ en 2018. A fin 2019, l’effectif du groupe est de 545 salariés (contre 659 à fin 2018). 53 % sont dédiés à la R&D et 75 prestataires externes contribuent à la réalisation des projets qui seront finalisés en 2020.

Tenant compte de l’absence d’impôts en 2019, le résultat net ressort à -29,6 M€, contre -111,2 M€ en 2018.

Conformément à ses engagements, la stratégie et les efforts déployés en 2019 permettent de préserver la trésorerie nette qui s’établit à fin décembre à 125,1 M€ hors impact IFRS 16 (et à 116,0 M€ incluant IFRS 16).

Le groupe Parrot estime avoir redressé sa situation en 2019 et dégagé des marges de manœuvre pour poursuivre sa stratégie d’innovation et d’expansion sur ses marchés clés : la cartographie 3D, la géomatique, l’inspection, l’agriculture de précision, et la sécurité.

En 2020, sur un marché des drones et solutions professionnels attendu en croissance, le groupe table notamment sur l’avancement de ces projets dans le domaine de la défense et de la sécurité, et la poursuite d’une stratégie commerciale ciblant les professionnels, les entreprises, les grands comptes et les gouvernements.

Au regard de la crise du coronavirus, Parrot n’a pas à ce stade rencontré de problème de production (seuls les drones à marque Parrot sont actuellement produits en Chine) ou d’allocation de composants, et estime disposer d’un stock adapté à son plan de marche pour le 1er semestre 2020.

 

 

PARROT VA PRODUIRE SON PROTOTYPE DE DRONE POUR LE DÉPARTEMENT DE LA DÉFENSE AUX ÉTATS-UNIS

16 Avr 2020 | VIPress.net

Parrot, premier groupe de drones européen, a franchi une nouvelle étape dans le programme de drone SRR (Short Range Reconnaissance) de l’US Army. En prévision d’une augmentation de la demande du Département de la Défense, Parrot commencera à produire les prototypes du drone dédié à ce programme aux États-Unis via son partenaire de sous-traitance NEOTech.

Pour les dernières étapes de ce processus de sélection, Parrot participera ainsi à une évaluation opérationnelle pour appuyer la décision d’attribution de la production de l’US Army. Le Français a été présélectionné avec cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire.

Le prototype final présenté par Parrot, conçu avec des composants sélectionnés pour être conformes aux exigences élevées de l’armée et du gouvernement américain, a été approuvé pour entrer en production. C’est avec son partenaire NEOTech que Parrot s’associe pour finaliser la mise en place de sa chaîne de production aux États-Unis pour fabriquer le lot de prototypes de très haut standard qui seront livrés à l’US Army et à la DIU (Defense Innovation Unit) en juillet 2020.

L’assemblage final du prototype se fait également de manière très sécurisée et contrôlée avec l’installation au sein des sites de NEOTech de tous les logiciels développés par Parrot à Paris (France) garantissant ainsi la fiabilité du produit et de sa gestion des données.

Avec plus de 40 ans d’expérience dans la fabrication électronique, NEOTech est spécialisé dans les programmes de haute fiabilité, principalement dans les secteurs de l’aérospatial et de la défense, les produits médicaux et l’industrie des hautes technologies. Cet accord de partenariat renforce la stratégie de développement de Parrot aux États-Unis grâce à une approche spécifique des secteurs de la Défense et de la Sécurité.

« Parrot est honoré de travailler avec le Département de la Défense des États-Unis sur ce projet hautement stratégique. Nous avons su répondre aux critères exigeants fixés au cours des 12 derniers mois pour l’élaboration du prototype et nous sommes impatients d’entrer dans cette phase finale et de lancer la production aux États-Unis », déclare Laurent Rouchon, vice-président Sécurité et Défense chez Parrot.

En avril 2019, l’US Army et la Defense Innovation Unit ont sélectionné Parrot et cinq autres fabricants de drones afin de développer des prototypes de drones de reconnaissance à courte portée à usage militaire. Parrot a donc développé un prototype de drone entre mai et novembre 2019, en axant ses efforts de recherche et développement à Paris sur la conception d’un drone dédié aux spécifications de l’US Army. Un prototype a été finalisé en novembre 2019 et mis en test jusqu’en janvier 2020. Les premiers résultats positifs ont encouragé Parrot à préparer cette phase d’industrialisation début 2020.

NEOTech combine les forces de trois sous-traitants : NATEL, EPIC et OnCore. Employant plus de 3800 personnes, NEOTech se concentre sur les conceptions à faible et moyen volume pour les produits de haute complexité et de haute fiabilité, principalement dans les secteurs de la défense/aérospatiale, de l’industrie et de la médecine.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 23 février 2015, intitulé : Parrot, le perroquet connecté.

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On en reparlera certainement dans quelques semaines

Publié le par Jacques SAMELA.

On en reparlera certainement dans quelques semaines
On en reparlera certainement dans quelques semaines

. Pour plus d'informations sur la relocalisation des entreprises, n'hésitez-donc pas à lire ou à relire le dossier du 22 septembre 2014.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/09/delocalisations-relocalisations.html

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Covid-19, une première de cette ampleur en France, vraiment ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Covid-19, une première de cette ampleur en France, vraiment ?
Covid-19, une première de cette ampleur en France, vraiment ?

Covid-19, SRAS, H1N1, MERS, effectivement, on a l'impression de les découvrir récemment, et pourtant ce n'est pas le cas. Lisez donc les liens ci-dessous, cela vous démontrera certainement que notre mémoire collective (pas seulement dans ce domaine précis) est plus que défaillante :

 

https://www.latribune.fr/journal/edition-du-2210/enquete/294134/1957-100.000-morts.html

https://www.liberation.fr/france/2005/12/07/1968-la-planete-grippee_540957

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JEDI (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

JEDI (suite)
JEDI (suite)

La fondation JEDI lance un challenge pour trouver un traitement thérapeutique contre le Covid-19

 Le 10/04/2020

Nous avons échangé avec André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI, une fondation européenne pour créer un écosystème technologique pour penser aux défis de demain à travers l’innovation de rupture. JEDI vient de lancer un nouveau challenge pour augmenter les chances de trouver un traitement thérapeutique contre le Covid-19. L’équipe gagnante peut remporter jusqu’à 2 millions d’euros.

« L’idée est de mettre en concurrence mais aussi d’inciter différentes disciplines scientifiques et technologiques à travailler ensemble dans le but de réussir à tester des milliards de molécules pour essayer d’identifier une ou plusieurs qui ont un impact décisif sur le virus. Pour le moment, on test seulement quelques molécules individuelles. L’objectif est de passer à une échelle jamais connue auparavant en réunissant des grands professionnels du calcul à haute performance, de intelligence artificielle, des spécialistes de biologie moléculaire et des épidémiologistes », met en avant André Loesekrug-Pietri, directeur de JEDI.

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’André Loesekrug-Pietri, directeur de la fondation JEDI :

https://www.frenchweb.fr/la-fondation-jedi-lance-un-challenge-pour-trouver-un-traitement-therapeutique-contre-le-covid-19/398115

 

Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 juillet 2019 :

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/07/le-rendez-vous-de-l-europe-jedi-un-modele-une-ambition-pour-l-europe.html

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Luc Besson, Xavier Niel (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Luc Besson, Xavier Niel (suites)
Luc Besson, Xavier Niel (suites)
Vu et lu dans Les Echos du 02/03/20
Vu et lu dans Les Echos du 02/03/20

Vu et lu dans Les Echos du 02/03/20

. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou relire le portrait français du 29 septembre 2015, intitulé : Luc Besson : Attention, silence, actions

 

Iliad: son fondateur Xavier Niel reprend les rênes

18/03/2020

https://www.frenchweb.fr/iliad-son-fondateur-xavier-niel-reprend-les-renes/396185

 

Le groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free, s’est félicité mardi d’un retour à la croissance de ses ventes en France et de « bons résultats » annuels, dans un contexte de pandémie qui trouble certains objectifs pour 2020. Iliad a également annoncé le retour à la présidence du conseil d’administration de son fondateur et premier actionnaire Xavier Niel, passé en début d’année de 50% à 71% du capital en souscrivant pour 1,3 milliard d’euros à une opération de rachat d’actions. M. Niel avait quitté la présidence du conseil d’administration en 2004 sur fond d’ennuis judiciaires, pour devenir vice-président et directeur général chargé de la stratégie.

Après une année 2018 difficile en raison notamment d’un contexte concurrentiel très fort en France -les ventes avaient reculé de 2% dans le pays, entraînées par la baisse du nombre d’abonnés- Iliad a observé en 2019 une progression de 9% à 5,3 milliards d’euros de son chiffre d’affaires consolidé, et de 3% pour ses activités en France. Le groupe a publié pour 2019 un bénéfice net de 1,7 milliard d’euros, multiplié par cinq sur un an, grâce notamment à la cession de pylônes télécoms en France et en Italie. Le titre d’Iliad s’est envolé mardi en Bourse de 17% à 15h00, dans un marché qui perdait encore du terrain à 1,58%.

Depuis le début de l’année, il n’a baissé que de 1,17%, marquant une très bonne résistance aux conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus. Le nombre d’abonnés français repart même à la hausse au quatrième trimestre (+17 000 abonnés mobiles, +32 000 abonnés fixes), même s’il s’inscrit en baisse de 0,5% sur un an à 19,8 millions.

« Possible report » des enchères 5G 

En Italie, la base d’abonnés mobiles progresse et dépasse les cinq millions au 4ème trimestre, mais les efforts d’investissement réalisés dans ce pays pèsent pour 253 millions d’euros sur le résultat opérationnel (Ebitdaal) du groupe et le font diminuer de 6%. « L’épidémie actuelle pourrait impacter Iliad et ses objectifs comme l’ensemble des entreprises évoluant dans le secteur des télécommunications », a cependant déploré Iliad dans son communiqué. Les risques concernent la pénurie de certains composants électroniques et le ralentissement du déploiement de ses réseaux fixes et mobiles. Le groupe a notamment réévalué le nombre de « sites » mobiles qu’il veut activer d’ici à la fin de l’année en Italie, très touchée par le coronavirus, à 5 000, et attend de ce fait des « pertes d’Ebitdaal 2020 (résultat opérationnel courant) en réduction par rapport à 2019 ».

Le groupe a également « intégré un possible report de l’appel d’offres » dans la procédure d’enchères sur l’acquisition des fréquences 5G qui doit commencer en avril en France, mais espère toujours lancer ses forfaits commerciaux 5G d’ici la fin de l’année, a déclaré le directeur général du groupe Thomas Reynaud, lors d’un échange téléphonique avec des journalistes. La position actuelle du groupe est identique sur l’offre professionnelle ou la nouvelle Freebox, dont les lancements sont pour le moment maintenus pendant l’année.

Le groupe s’est voulu rassurant sur les capacités de son réseau à soutenir la hausse continue des usages en période de confinement. Ils sont « très sollicités » en Italie, avec « une hausse du trafic en soirée de l’ordre de 15% à 20% sur le réseau mobile et une occupation plus forte dans la journée », et en France avec des pics très forts après les allocutions du Président de la République, mais « aucune congestion » n’est visible à ce stade, en France ou en Italie.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le portrait français du 25/09/17, intitulé : Xavier Niel, l'oncle d'Amérique de la French Tech.

 

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Airbus, Dassault (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Airbus, Dassault (suites)
Airbus, Dassault (suites)

L'A400M d'Airbus et le Falcon de Dassault rejoignent l'opération de transport aérien de malades du Covid-19 "Résilience"

PUBLIÉ LE 06/04/2020

https://www.usinenouvelle.com/article/depuis-debut-avril-l-operation-resilience-multiplie-le-transport-aerien-de-malades-du-covid-19.N950561#xtor=EPR-

 

Depuis sa mise en place fin mars, l'opération "Résilience" de l'armée française mobilise nombre de ses appareils pour le transport aérien de malades du Covid-19. 

Dans le cadre de l'opération "Résilience" des armées françaises, mise en place pour lutter contre le Covid-19, les transports aériens de malades et de personnels soignants se multiplient, notamment grâce aux acteurs du secteur, comme Airbus et Dassault.

Le vendredi 3 avril, quatre patients ont été transférés d'Île-de-France vers Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à l'aide d'un A400M de l'Armée de l'Air. L'appareil a atterri en soirée à l'aéroport d'Aulnat, où des équipes médicales ont pris en charge les malades. Capable de faire voler jusqu'à 37 tonnes ou 116 passagers, l'A400M est utilisé, depuis sa mise en service en 2013, par l'armée française pour le transport, l'aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 03 juin 2013, intitulé : Airbus, de l'A300 à l'A350.

Vu et lu dans Les Echos du 08/01/20

Vu et lu dans Les Echos du 08/01/20

Dassault compte livrer 13 Rafale et 40 Falcon en 2020

Le 2 Mars 2020

https://vipress.net/dassault-compte-livrer-13-rafale-et-40-falcon-en-2020/

 

Dassault Aviation a réalisé un crû exceptionnel en 2019 : porté par une livraison record de 26 avions de combat Rafale à l’export, son chiffre d’affaires a bondi de 44%, à 7341 millions d’euros.

Les prises de commandes 2019, comprenant le contrat pour le maintien en condition opérationnelle (« MCO ») du Rafale France RAVEL (RAfale VErticaLisé), se sont élevées à 5693 millions d’euros, en hausse de 13% par rapport à 2018, qui avait enregistré la prise de commande de 12 Rafale supplémentaires Qatar.

Le résultat net ajusté 2019 est de 814 millions d’euros en hausse de 20%, (681 millions d’euros en 2018), soit une marge nette de 11,1% du chiffre d’affaires.

« L’année 2019 a été singulièrement dense pour notre groupe : la livraison de 26 Rafale Export, des avancées importantes sur le Système de Combat Aérien Futur (SCAF) avec, au centre, le futur avion de combat New Generation Fighter (NGF) pour lequel nous avons été désigné leader industriel, la livraison de 40 Falcon et l’enregistrement de 40 prises de commandes de Falcon dans un marché difficile », commente Éric Trappier, p-dg de Dassault Aviation.

Le carnet de commandes au 31 décembre 2019 est de 17 798 millions d’euros contre 19 376 millions d’euros au 31 décembre 2018. Il est composé :

  • du carnet de commandes Défense Export qui s’élève à 10 725 millions d’euros contre 14 217 millions d’euros au 31 décembre 2018. Il est constitué principalement de 47 Rafale contre 73 Rafale au 31 décembre 2018.
  • du carnet de commandes Défense France qui s’élève à 4 740 millions d’euros contre 3 011 millions d’euros au 31 décembre 2018. Il comprend en particulier 28 Rafale (comme au 31 décembre 2018), le contrat MCO RAVEL pour le Rafale et le standard F4 du Rafale.
  • du carnet de commandes Falcon qui s’élève à 2 333 millions d’euros contre 2 148 millions d’euros au 31 décembre 2018. Il comprend notamment 53 Falcon (dont les 2 Falcon 8X Archange) comme au 31 décembre 2018.

Dans ce contexte, le groupe prévoit, en 2020, la livraison de 40 Falcon comme en 2019 et de 13 Rafale (contre 26 en 2019) et un chiffre d’affaires en retrait.

 

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 juin 2017, intitulé : Dassault, cent et, un ans d'innovations.

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Actronika (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Actronika (suite)
Actronika (suite)
Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3647 du 20/02/20

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3647 du 20/02/20

. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'intervention exceptionnelle de cette société le 05 février dernier dans la rubrique intitulée "Les Experts".

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En attendant de trouver un remède

Publié le par Jacques SAMELA.

En attendant de trouver un remède
En attendant de trouver un remède

Qui est Moderna, la biotech américaine à l'origine du premier vaccin expérimental contre le Covid-19 ?

https://www.usine-digitale.fr/article/qui-est-moderna-la-biotech-americaine-a-l-origine-du-premier-vaccin-experimental-contre-le-covid-19.N941291

 

Dirigée par le Français Stéphane Bancel, la biotech américaine Moderna Therapeutics s'est spécialisée dans les traitements à base d'ARN. Cette technologie est à l'origine de la fabrication du premier vaccin expérimental contre le Covid-19, qui est actuellement testé sur un groupe de 45 patients sains aux Etats-Unis. Les autorités sanitaires appellent tout de même à la prudence car il faudra entre un an et un an et demi pour que le vaccin soit disponible sur le marché.

Les Instituts américains de la santé (NIH) ont annoncé, le 16 mars 2020, le début d'un premier essai clinique pour un vaccin contre le Covid-19. 45 participants sains recevront deux doses du vaccin par injection intramusculaire à environ 28 jours d'intervalle.

C'est la start-up Moderna Therapeutics, fondée en 2011, qui à l'origine de ce précieux sérum. Elle a réussi un tour de force en le fabriquant en seulement 42 jours, contre environ un an habituellement. Si les scientifiques ont pu fabriquer si vite ce vaccin, c'est grâce aux études qu'ils avaient menées en interne sur le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS). Cette annonce a fait bondir son action de 12,3% à 20,90 dollars à la Bourse de New York, à contre-courant des principaux indices américains qui sont profondément dans le rouge.


SPÉCIALISTE DES TRAITEMENTS À BASE D'ARN
Basée à Cambridge, dans le Massachusetts, cette biotech est actuellement dirigée par le Français Stéphane Bancel. Elle s'est spécialisée dans les traitements à base d'ARN (acide ribonucléique) et travaille sur un large éventail de traitements : anticorps, protéines thérapeutiques et vaccins. En octobre 2013, la Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) lui a accordé une subvention d'une valeur de 24,6 millions de dollars pour la recherche et le développement de sa technologie anti-ARNm, afin de lutter contre les maladies infectieuses et les armes biologiques.

Dans le fonctionnement des cellules, l'ARN constitue l'étape intermédiaire entre l'ADN et les protéines. Plutôt que d'administrer les protéines contenues dans les médicaments actuels, l'idée est d'administrer directement l'ARN, c'est-à-dire le "programme" qui produit ces protéines. Une approche qui semble simple mais dont l'exécution en pratique est très compliquée.


Le vaccin expérimental "ARNm-1273" repose justement sur cette technique. Il doit ordonner aux cellules de l'organisme d'exprimer une protéine virale dont les scientifiques espèrent qu'elle produira une réponse immunitaire robuste. Pour l'instant, il s'est révélé prometteur sur les animaux, d'où la possibilité de l'administrer à l'humain et à débuter la phase 1 de l'essai clinique. L'objectif de cette étape est de vérifier l'innocuité d'un vaccin, démontrer qu'il atteint la région cible dans l'organisme et acquérir des preuves préliminaires affirmant sa valeur thérapeutique.

UN LONG CHEMIN À PARCOURIR
Les phases 2 et 3 permettent d'accroître le nombre de participants à l'essai. Avant de mettre le produit sur le marché, l'étape de pharmacovigilance devra surveiller l'efficacité des médicaments et la prévention du risque d’effet indésirable résultant de leur utilisation, que ce risque soit potentiel ou avéré. Le chemin est donc encore long... et pourrait par ailleurs être considérablement affecté en cas de mutation du virus.

ALICE VITARD

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