complement d'information
FabLab (suite)
17 millions d’euros pour le premier centre d’innovation ouverte et collaborative du CEA à Grenoble
Le 06 Fév 2020
Pour conforter son leadership dans le transfert de technologie vers l’industrie et pratiquer l’innovation ouverte, le CEA inaugure à Grenoble le centre d’innovation ouverte et collaborative Y.SPOT. Un investissement initial de 17 millions d’euros provenant notamment de la région (6 M€) et du département (4 M€) a permis de cofinancer ce projet.
Il sera complété, dès 2021, par Y.SPOT Partners, un bâtiment destiné à accueillir partenaires et acteurs de la création d’entreprises aux côtés du Village by CA. Destiné à tous les acteurs économiques, Y.SPOT porte une ambition : créer, en collaboration étroite avec ses partenaires, les innovations de rupture qui façonneront le monde de demain.
Yannick Neuder, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Jean-Pierre Barbier, président du département de l’Isère et Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA, ont inauguré, le 31 janvier 2020 sur le site du CEA de Grenoble, Y.SPOT Labs, un bâtiment qui proposera des moyens de prototypage rapide, des plateaux d’innovation et un environnement dédié pour augmenter la créativité et la capacité de convertir les technologies en produits utiles.
Adossé à un socle technologique de rang mondial, Y.SPOT se veut un lieu emblématique dédié à l’innovation collaborative, ancré dans la réalité de toutes les entreprises, des start-up aux grands groupes, sans oublier les PME issues du tissu local.
« Notre objectif est de faire de Y.SPOT un lieu vers lequel une entreprise a naturellement envie de se tourner lorsqu’elle veut opérer un mouvement stratégique, tant sur le plan des produits que dans son positionnement. Nous voulons faire de ce lieu une machine à produire de l’ambition industrielle », commente Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA.
Installé à Grenoble, 3 300 m² sont dédiés à l’innovation technologique, avec une connexion directe aux équipements et les laboratoires R&D du CEA, des espaces modulables pour accueillir des entreprises en résidence technologique, un atelier de prototypage rapide pour tester un concept à l’épreuve du réel et des usages, un showroom des innovations, vitrine du savoir-faire du CEA et de ses partenaires, un lieu d’événements et d’échanges pour valoriser de nouvelles façons de fabriquer l’innovation et favoriser les rencontres imprévues source d’innovations fortuites.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22 avril 2016, intitulé : Le CEA, au service de l'industrie française
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 05 mai 2015, intitulé : FabLab, la création collaborative au service de l'innovation.
BlaBlaCar (suite)
BlaBlaCar s’attaque au marché des trottinettes en libre-service en s’alliant à la startup Voi
AFP / 26/05/2020
La plateforme de covoiturage BlaBlaCar a annoncé mardi « un partenariat stratégique » avec la startup suédoise Voi Technology pour proposer des trottinettes électriques en libre-service. L’application et les trottinettes Voi déployées en France vont être rebaptisées « BlaBla Ride » à partir du 5 juin. La transition devrait se faire automatiquement pour les utilisateurs de Voi , dont les engins sont actuellement déployés à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. Les trottinettes seront accessibles « dans les prochains mois » avec le profil des membres de BlaBlaCar, a précisé l’entreprise française dans un communiqué.
« Créer une place de marché cohérente »
BlaBla Ride a vocation à être proposée sur les plateformes de l’entreprise, en complément de BlaBlaCar (covoiturage longue distance), BlaBlaBus (autocars interurbains) et BlaBlaLines (covoiturage domicile travail), a indiqué à l’AFP son directeur général Nicolas Brusson. L’entreprise française cherchait depuis quelques mois un partenaire dans le secteur de la micro-mobilité pour « rentrer dans les villes » et « créer une place de marché cohérente où on trouve différents modes de mobilités », a-t-il expliqué. « On est vraiment sur un partenariat, on n’est pas sur du rachat capitalistique », a insisté M. Brusson. BlaBlaCar et Voi Technology restent deux entités indépendantes.
BlaBlaCar apporte concrètement sa notoriété, sa plateforme et ses 18 millions d’inscrits en France, tandis que la startup suédoise continuera à apporter les trottinettes et à en gérer la flotte, a-t-il noté. « Pour l’instant on parle de France et de trottinettes », a remarqué le dirigeant. « L’ambition, si ça marche, c’est d’aller vers le vélo électrique, et potentiellement d’explorer d’autres marchés », a-t-il ajouté, citant l’Espagne et l’Allemagne.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 22/01/15, intitulé : BlaBlaCar, en voiture tout le monde.
La filière cosmétique (suite)
COSMETIC VALLEY PRÉPARE DEUX ÉVÉNEMENTS PHARE
Le 11 MAI 2020
Cosmetic Valley prépare deux événements phare, le salon e-COSMETIC 360 et les Etats généraux de la filière parfumerie-cosmétique, confirmant la volonté de poursuivre les mutations de la cosmétique déjà à l’oeuvre et d’accélérer de manière collective l’adaptation aux changements issus de la pandémie Covid-19.
e-COSMETIC 360 : COSMETIC 360 en format 4.0
Les 12 et 13 octobre 2020 (changement de dates)
COSMETIC 360, le salon international de l’innovation de la filière parfumerie cosmétique, devient e-COSMETIC 360, parant de manière agile aux limitations probables de déplacement et augmentant l’accès à l’innovation avec tous les atouts du digital.
Ce choix très amont de nouveau format promet de faire du digital un véritable support pour la dynamique du visitorat international, des courants d’affaires et du soutien à l’export. Tout en maintenant ce qui a fait l’ADN du salon depuis ses débuts : une plateforme de l’innovation à 360 (tous types d’innovation pour l’ensemble de la filière), une synergie inédite entre Innovation, Recherche et Business, un tremplin pour les start-up, un carrefour indispensable pour les porteurs de projets innovants issus des 4 coins de la planète.
Les exposants pourront offrir des vitrines virtuelles de leurs innovations, rendant plus immersives leur découverte. IA, webinars, chats, vidéos, e-totems, sur la base d’une plateforme digitale riche et intuitive, auront pour but de stimuler et d’augmenter les interactions entre les acteurs situés partout dans le monde.
« La dimension virtuelle du salon e-COSMETIC 360 a pour but d’être un accélérateur d’innovation et de business. Il le sera peut-être d’ailleurs plus que jamais ! Les entreprises, marques, centres d’innovation ont besoin de relance, de partage et d’émulation collective. Le digital est adapté à des parcours hyper-dynamiques et agiles, essentiels pour cette édition 2020 » souligne Franckie Béchereau, directrice du salon.
Les start-ups et porteurs de projets innovants pourront gagner en notoriété et e-rencontrer des partenaires essentiels à leur développement. Les grandes entreprises et marques connecteront leurs innovations, grâce au service d’open innovation offrant la prise de contact avec les porteurs de projet innovants internationaux.
Les publics exposants comme les visiteurs pourront également être plus nombreux et plus diversifiés au coeur de cette édition e-COSMETIC 360. «Nous accélérerons encore notre communication autour de l’innovation croisée, entre la cosmétique et d’autres secteurs clés tels que les technologies, les sciences, l’environnement, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la logistique et les services » ajoute Franckie Béchereau.
Les Etats généraux de la filière nationale parfumerie-cosmétique
Les 14 et 15 octobre 2020
Les Etats généraux de la filière réuniront les dirigeants des entreprises françaises, dans un engagement collectif renforcé. « Il est évident que la crise accélère le changement et sera créatrice de ruptures. Notre thématique – Nouvelle relance, nouvelle croissance – doit donner un grand signal d’accélération de la mue du secteur cosmétique. Et augmenter la valeur française, dans sa raison d’être de prendre soin de l’homme et de l’environnement, de répondre aux nouveaux besoins de bien-être et de sécurité » partage Christophe Masson, directeur général de Cosmetic Valley.
Et pour plus d'informations sur la filière
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html
La filière textile (suite)
L’industrie textile française tire son épingle du jeu
Le 06 mai 2020
Des masques et surblouses aux tissus innovants, l’industrie textile française répond présent. La crise sanitaire attire l’attention sur ce secteur porteur dont le futur se tisse à force de savoir-faire et d’innovation.
Face aux pénuries de produits sanitaires, les entreprises du textile ont fait preuve d’une réactivité remarquée. D’abord avec les masques grand public, fabriqués en nombre dès l’annonce du confinement. Dans la Loire, les Tissages de Charlieu ont ainsi développé un masque lavable en coton et polyester en un temps record.
Antoine Saint-Pierre, son directeur associé, aux Échos, a déclaré:
“En accord avec nos clients du secteur de l'habillement, du sport et des industriels pour qui nous fabriquons des tissus techniques, nous avons mis en stand-by toutes leurs commandes pour réorienter notre outil de production sur un modèle de masque de confinement afin de faire face à la pénuri.”
Et près de Bordeaux, il a suffi de 3 jours à Libero Mazzone, entrepreneur local, pour monter une usine où 260 couturières fabriquent quotidiennement 30 000 masques en tissu.
Quelques semaines plus tard, les surblouses viennent à manquer. L’appel à la filière lancé par Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, a été entendu. C’est le cas dans la Sarthe où l’ingéniosité est de mise. Le corsetier Macosa et un atelier d’insertion de la région se sont tournés vers CGPM. Cette PME locale, spécialisée dans les arts de la table en papier (nappes, serviettes…), leur a fourni les matières premières nécessaires à la fabrication de surblouses à usage unique.
D’autres entreprises comme RFK Luxury Linen, fabricant de linge pour l’hôtellerie de luxe, s’activent aussi pour fournir des surblouses lavables. Un modèle avec patron est d’ailleurs disponible dans le guide technique de l’Institut français du textile et de l’habillement.
La coordination est assurée par le comité stratégique de la filière (CSF) via la plateforme savoirfaireensemble.fr. Son rôle : mettre en relation les professionnels du textile et de la santé, pour répondre au mieux aux besoins de ces derniers.
La France, n°2 des textiles techniques en Europe
Cette capacité d’adaptation témoigne du dynamisme de l’industrie textile française. Le chiffre d’affaires a augmenté de 1,7%, et les créations de 0,9% par rapport à 2019. Des chiffres encourageants, résultat d’une montée en gamme de l’ensemble du secteur. Les grands noms de la mode favorisent en effet les savoir-faire locaux, qu’ils préservent grâce à leurs investissements. Le dernier en date ? Un atelier de maroquinerie dans l’Eure, financé par Hermès, avec 250 nouveaux emplois à la clé.
Le secteur se distingue également par ses innovations, en particulier dans les textiles techniques. Le potentiel est considérable : ces tissus à haute valeur ajoutée, destinés aux professionnels de la santé, du sport ou encore de l’aéronautique, représentent 60% de la production textile française contre 30% en 2010. Une croissance forte qui fait de la France le deuxième producteur européen de textiles techniques et professionnels, d’après l’Observatoire des textiles techniques de l’Institut français de la Mode.
En cette période de crise, la capacité d’innovation des entreprises françaises du textile technique leur offre une longueur d’avance pour répondre aux défis sanitaires de demain. On peut d’ailleurs citer les innovations de NeoMedLight dans le domaine de la santé. L’entreprise a conçu des tissus capables de guérir la jaunisse chez le nourrisson, ou les lésions de la peau et de la bouche causées par les traitements anticancéreux. Ses technologies soignent par la lumière, diffusée dans le tissu à travers des fibres optiques. Un exemple prometteur, à l’image de toute la filière.
Covid-19 : L’industrie Textile Auvergnate Vient En Renfort
Le 10 avril 2020
https://www.brefeco.com/actualite/rse/covid-19-lindustrie-textile-auvergnate-vient-en-renfort
Alors que la France fait face à une pénurie massive de masques, les dernières entreprises textiles implantées en Auvergne ont décidé de fabriquer des masques ou des blouses.
La filière textile a été pendant des décennies en chute libre. En vingt ans, elle a perdu les deux tiers de ses effectifs et plus de la moitié de sa production. Mais depuis trois ans, les 2.000 entreprises de la filière qui emploient 62.000 personnes et réalisent 14 milliards de chiffre d’affaires dont 70 % à l’export (source Inditex) connaissent une nouvelle dynamique et une augmentation de ses emplois. Et la filière textile pourrait redevenir plus stratégique.
Une forte mobilisation
En Auvergne, de nombreuses entreprises ont mis en sommeil leurs commandes pour se consacrer à la fabrication de masques de protection. Interstyl à Malrevers (Haute-Loire), le spécialiste de la maille pour des créateurs et des professionnels de la mode haut de gamme et de la décoration a répondu à un appel lancé par la ville du Puy-en-Velay et la CPME de 6.000 masques. La société Thévenon au Puy-en-Velay, spécialisée dans le tissu d’ameublement, a offert du tissu. Quant à la société D’Ennery de Saint-Germain-Laprade, elle ne travaille plus pour les palaces Ritz, Meurice ou Plaza-Athénée, mais réalise des masques à la demande du syndicat des professionnels de santé et des surblouses en tissu lavable.
Dans le Cantal, la maison Piganiol a délaissé les parapluies pour réaliser des blouses pour le personnel soignant. Abeil, le spécialiste de la fabrication de couettes et d’oreillers, lui a emboîté le pas pour fabriquer des masques pour le personnel administratif des hôpitaux. Un bel élan de solidarité des entreprises du textile qui attendent avec impatience la reprise de l’activité économique.
Et pour plus d'informations encore, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 30 juillet 2018, intitulé : la filière textile, suivre le fil de l'innovation et de la formation
Aurai-je été entendu, voire lu ?
Par le Président de la République ?
Voyez-vous mêmes :
Le gouvernement prévoit un hommage aux soignants le 14-Juillet
La porte-parole du gouvernement a fait un compte-rendu, ce mercredi, des échanges qui ont eu lieu en conseil des ministres. Il en ressort notamment la volonté du gouvernement de manifester une reconnaissance symbolique envers tous ceux qui se sont mobilisés dans la lutte contre le Covid-19.
L'heure est à la reconnaissance nationale. Alors que la France se déconfine, le gouvernement tient à récompenser, symboliquement, tous les acteurs qui se sont mobilisés durant ces deux derniers mois face à l'épidémie de Covid-19.
A la sortie du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a annoncé qu'une promotion unique de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite sera publiée le 1er janvier 2021, et comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité".
"Manifester l'hommage de la nation" le 14-Juillet
Par ailleurs, la médaille d'honneur des épidémies, créée en 1884 après une épidémie de choléra, va être réactivée prochainement par décret "afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19. Elle pourra être décernée à titre individuel ou collectif", a-t-elle précisé.
Enfin, Emmanuel Macron souhaite "que la fête nationale du 14-Juillet soit une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19", a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement.
Outre ces reconnaissances symboliques, le versement d'une prime aux soignants a été rappelé.
J'avais dans le cadre de mon sujet du 10 avril dernier, fait justement le souhait de cette reconnaissance de la nation, rappelez-vous :
« Donc, clairement, et on ne remerciera pas assez ces femmes et ces hommes, en première ligne, au détriment parfois, souvent, de leur santé, mais heureusement accompagnés, soutenus même chaque soir par une bonne partie de la population, je pense qu’ils mériteraient amplement d’être remerciés durant la fête nationale, défilant au-devant de ceux qui habituellement sont dédiés à la défense de notre pays, également en soutien, par l’apport de moyens militaires aériens, terrestres, maritimes, et bien évidemment de santé ». http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/04/de-l-importance-de-l-europe-et-bien-d-autres-choses.html
Mais de la à croire vraiment, que c'est grâce à moi, c'est me donner trop d'importance.
Cependant, je réitère bien évidemment cette idée, et j'abonde en grand à cette proposition du Président, car, ceux qui se sont battus en première ligne, et qui continue à le faire encore aujourd'hui, le mérite amplement.
Jacques Samela
Les IRT (suite)
IRT : l’âge de raison… et une alliance avec les ITE
le 14 octobre 2019
Les Instituts de recherche technologique (IRT) et les Instituts pour la transition énergétique (ITE), unis au sein de l’association FIT, organisaient ensemble à Lille leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion d’un point avec leurs représentants.
Pour la septième année consécutive, les 8 IRT français ont tenu leur forum annuel la semaine dernière. L’occasion de faire le point sur ce maillon essentiel de la chaîne de l’innovation industrielle française.
Sept ans après leur création, les IRT ont atteint l’âge de raison. Fin 2018, les chiffres cumulés représentaient 536 transferts technologiques en 2018, 474 dépôts de logiciels, 1847 publications scientifiques, 64 plateformes technologiques et une participation dans 66 projets européens. Ils rassemblent 764 industriels, dont plus de la moitié de PME (400) ainsi que 209 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1 800 personnes (effectifs propres, MAD, ETP et doctorants).
Avantage : les IRT font travailler ensemble des acteurs très divers, qui vont de la start-up au grand groupe international, du laboratoire privé aux grands instituts de recherche publique, du jeune doctorant au chercheur confirmé… Répartis sur tout le territoire (voir carte), les IRT couvrent 8 thématiques-clés : Technologies numériques, Microbiologie, Usine du futur, Matériaux, Métallurgie et procédés, Nanoélectronique, Systèmes ferroviaires, Aéronautique, Espace, Systèmes embarqués et Ingénierie numérique des systèmes.
« Nos entreprises doivent capter le meilleur de la R&D française, explique Vincent Marcatté, président de l’association FIT, qui regroupe les 8 IRT. On veut un panel proposé aux entreprises le plus large possible pour favoriser les collaborations entre elles et la recherche publique. »
Leur modèle est inspiré d’initiatives existantes dans d’autres pays : technopôle Tiger-M de Bavière et instituts Fraunhofer en Allemagne, campus AIST de Tsukuba au Japon, ITRI à Taiwan et Engineering Research Centers (ERC) américains. La comparaison avec les instituts Fraunhofer montre des similitudes certaines en matière de vocation et de réalisations ; mais le niveau de développement n’est pas comparable puisqu’on compte 80 instituts Fraunhofer rassemblant plus de 30.000 personnes.
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La nouveauté lors du forum cette année ? Les 17 Instituts pour la transition énergétique (ITE) ont rejoint l’événement, du fait de la volonté du gouvernement de les associer à la dynamique des IRT en matière d’innovation et de recherche partenariale publique-privée. Toutes ces structures étant nées du PIA2 partagent en effet les mêmes fondamentaux sur la recherche multi-partenariale intégrée. A fin 2018, les chiffres cumulés des performances des ITE représentaient 409 dépôts de logiciels, 1 803 publications scientifiques, 51 plateformes technologiques et une participation dans 128 projets européens, dont 13 en tant que coordinateurs. Ils rassemblent 499 industriels, dont près de la moitié de PME (224) ainsi que 293 partenaires académiques. Au total, ils réunissent près de 1100 personnes (effectifs propres, MAD, et doctorants). |
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Parmi les exemples à citer au niveau international, SystemX a lancé une collaboration de recherche avec l’institut de recherche automobile japonais JARI autour de la validation de la sécurité des véhicules autonomes. Leur objectif commun est de définir un référentiel commun pour la gestion des scénarios de validation de la sécurité du véhicule autonome.
En matière d’essaimage, la technologie optique Scintil mise au point par l’IRT Nanoelec et ses partenaires, fait l’objet de la création de la start-up deeptech Scintil Photonics, qui déploiera dès 2021 des solutions de transmission optique évolutives avec des coûts, des tailles et des consommations réduites d’un facteur 10 à 3 par rapport à l’existant.
Diverses collaborations inter-IRT d’envergure ont également été menées cette dernière année, dont celle de « FIT Additive Manufacturing ». Les IRT Saint Exupéry, Jules Verne, M2P et SystemX proposent à l’industrie un positionnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur et les principaux procédés de fabrication additive métallique. 18 projets sont actuellement en cours de réalisation et une douzaine en préparation.
Il y a également le projet « EngageAI », commun aux 8 IRT, qui vise à accélérer l’usage de l’intelligence artificielle dans les produits et services industriels. Ceci afin de leur permettre d’appréhender les technologies de l’intelligence artificielle ; évaluer et expérimenter les traitements de l’IA pour améliorer les processus, produits et/ou services ; apporter une meilleure maîtrise de l’IA en comprenant sa valeur ajoutée ; accélérer la mise au point et la réalisation de prototypes de valorisation des travaux, transférer les résultats et le savoir-faire chez les partenaires, et progresser dans la connaissance, mettre au point des méthodologies IA en s’associant avec les académiques compétents.
Un rapprochement souhaité Recherche publique/Entreprises
Même si la dynamique est bien réelle, Vincent Marcatté reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire. « Le monde académique doit être encore plus présents au sein des IRT et ITE, estime-t-il. Et nous devons davantage les impliquer dans nos travaux. Il faut fluidifier les opportunités à travailler ensemble. Pour autant, nous sommes dans un vrai écosystème d’innovation avec des doctorants de plus en plus nombreux qui sont embauchés par nos membres. »
« Ce rapprochement permettra d’offrir un panel plus visible aux entreprises », a ajouté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, qui a salué le travail réalisé pour le rapprochement de ces structures.
L’ouverture à l’international est également une faiblesse de ces structures, même si 80 % des IRT et ITE participent déjà à plus de 190 projets européens. « C’est un enjeu important pour l’Etat, rappelle le haut-fonctionnaire, de mobiliser les ressources pour faire levier sur notre recherche. » De même, il faut impliquer encore et toujours davantage de PME en leur donnant accès aux compétences des IRT-ITE, d’où un renforcement souhaité des relations avec les pôles de compétitivité, le CEA tech, les instituts Carnot ou les Satt.
Pour préparer l’avenir, FIT commence également à bâtir avec l’Etat une trajectoire de financement 2020-2025. Un nouveau règlement financier devrait donc être arrêté début 2020 avec la mise en place d’un modèle trois tiers (un tiers constituant un socle pérenne venant de l’État, un tiers de financement par les entreprises et un tiers de financement compétitif sur projets européens). L’implication des régions serait plus importante : « Elles doivent accompagner les IRT de différentes façons, ce peut être sur la partie immobilière ou via les pôles de compétitivité », précise Vincent Marcatté.
Quoi qu’il en soit, le dispositif global montre bien le besoin accru de compétences de R&D chez les industriels français. L’enjeu serait donc d’inciter davantage les chercheurs à aller vers le secteur industriel. Il faut leur faciliter les allers-retours entre secteurs public et privé. « L’innovation, les transferts de technologies croisés doivent servir à valoriser la recherche publique », conclut-il.
Les IRT et ITE désormais rassemblés sous l'association French Institute of Technology
Le 30 avril 2020
L’association FIT (French Institutes of Technology) a acté une modification de ses statuts lui permettant d’accueillir les 8 ITE (Instituts pour la Transition Énergétique) en tant que membres aux côtés des 8 IRT (Instituts de Recherche technologique).
FIT regroupe désormais 16 instituts qui partagent les mêmes fondamentaux en matière de recherche multipartenariale public-privé. Ils vont ainsi resserrer encore leurs liens et leurs forces dans le but de faire émerger les innovations françaises basées sur des approches disruptives qui seront nécessaires pour accélérer deux grandes transitions : la transition industrielle et la transition énergétique.
Maillons essentiels de la chaîne d’innovation française au service de la compétitivité de notre économie, ces instituts disposent des plateformes technologiques et de l’excellence académique et industrielle pour permettre à la France et l’Europe de regagner en souveraineté. Les synergies et complémentarités entre leurs membres et leurs filières serviront à la conception et au développement de solutions empreintes des impératifs de soutenabilité et de résilience inhérente au « monde d’après » qui émergera de la crise actuelle : les instituts ont en effet été créés pour mobiliser et pérenniser l’innovation technologique des grandes filières industrielles françaises et inscrire leurs actions à l’échelle européenne.
Vincent Marcatté, Président de FIT, commente:
« Créés dans le cadre des plans d’investissements d’avenir, nos instituts portent en eux l’engagement à se projeter et à préparer le futur. A l’heure où nos sociétés et économies vivent une crise sans précédent, les 16 IRT et ITE s’emparent de la responsabilité qui est la leur, avec un objectif partagé : répondre aux défis économiques, sociétaux et environnementaux posés par le “monde d’après” en développant des innovations technologiques qui serviront les enjeux de souveraineté nationale et européenne, accéléreront la transition énergétique et environnementale de nos territoires et de nos industries, et apporteront une forte capacité de résilience à nos entreprises et organisations »
4 axes de travail pour les 3 prochaines années
Au sein de FIT, IRT et ITE travailleront plus particulièrement autour de 4 axes stratégiques pour les 3 prochaines années pour répondre aux besoins du nouveau monde à construire :
- Développer un socle de technologies souveraines et des démonstrateurs grandeur nature permettant à toutes les filières de l’Industrie de s’appuyer sur des solutions innovantes sans dépendance extra-européenne et cela, en lien étroit avec les CSF des filières et leurs acteurs majeurs ;
- Mettre en place des initiatives nationales inter-IRT-ITE trans-filières bénéficiant de leur complémentarité pour créer des technologies de ruptures notamment pour des solutions sobres au niveau énergétique ou s’appuyant sur l’intelligence artificielle ;
- Développer des partenariats au sein des Régions autour d’offres communes IRT-ITE en capitalisant sur les activités de R&D territoriales de certains instituts pour aider à la transformation des entreprises en lien avec les pôles de compétitivité et autres acteurs de l’innovation notamment via les Digital Innovation Hubs ;
- Poursuivre la montée en puissance au niveau international et notamment au sein des projets européens.
Une équipe nouvelle et renforcée
Pour animer les actions de l’association, un nouveau bureau a été constitué, composé d’un président, de deux vice-présidents, de deux secrétaires et d’un trésorier. Tous sont élus pour 3 ans renouvelables. L’organisation de ce nouveau bureau respecte un équilibre IRT-ITE et chaque membre provient d’une structure différente.
Vincent Marcatté, Président de l’IRT b<>com, a été renouvelé en tant que Président de FIT. Geneviève Fioraso, Présidente de l’IRT Saint Exupéry, et Claude Arnaud, Président de l’ITE Efficacity, sont élus Vice-Présidents. Stéphane Cassereau, Directeur général de l’IRT Jules Verne, et Philippe Watteau, Directeur général de l’ITE Vedecom, occupent respectivement les fonctions de Secrétaire et de Secrétaire adjoint. Enfin, Alexandre Moulin, Directeur général adjoint de l’IRT BioAster, est reconduit au poste de Trésorier.
Vincent Marcatté souligne:
« La constitution de cette nouvelle équipe qui s’enrichit de personnalités représentatives de la diversité des IRT et des ITE est une opportunité pour que nos Instituts, avec toutes leurs parties prenantes, proposent des solutions adaptées à ce nouveau monde. Je tiens aussi à remercier chaleureusement, au nom de notre collectif, Gilbert Casamatta, Vice-Président de FIT, pour tout ce qu’il nous a apporté depuis la création de FIT »
. Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 02 mars 2018, intitulé : Les IRT, the French Institutes of Technology (FIT).
Sigfox, Soitec (suites)
Sigfox étend son réseau en Russie
Le 12/03/20 / La Tribune
Sigfox précise que ce réseau couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ».
Ce jeudi matin, Sigfox annonce un partenariat avec le fonds russe Energo Capital pour déployer son réseau dédié à l'Internet des objets à bas débit, à bas coût et faible consommation d'énergie, en Russie. A La Tribune, le groupe précise qu'il couvrira à terme « 85% de la population, la plupart des grands sites industriels et des axes de transports ». Aux yeux de Bertrand Ramé, responsable de l'extension du réseau du groupe et des partenariats, il s'agit un pays stratégique.
Deux secteurs, en particulier, pourraient bénéficier du réseau IoT de Sigfox. « Il y a d'abord le marché des infrastructures de pétrole et de gaz », détaille-t-il. Ici, les capteurs communicants du groupe pourraient permettre d'en améliorer la gestion. L'autre marché à fort potentiel concerne, selon Bertrand Ramé, les « nouvelles routes de la soie », qui consistent notamment, pour la Chine, à tisser de nouvelles voies terrestres vers l'Europe, en passant par la Russie, pour y écouler ses produits. Sur ce créneau, les solutions de « tracking » de marchandises et d'actifs de Sigfox pourrait séduire les entreprises et industriels désireux d'emprunter ces routes.
Pour étendre son réseau en Russie, Sigfox estime avoir trouvé dans Energo un partenaire idéal. « Il s'agit d'un fonds possédé par Eric Brisset, qui est franco-russe, et avec qui nous sommes déjà partenaire en Lettonie et en Lituanie », explique Bertrand Ramé. Concrètement, Energo dispose de l'exclusivité pour le déploiement et la commercialisation du réseau de Sigfox en Russie. C'est lui qui assumera les coûts liés à l'installation des antennes. Sachant qu'il achètera ces dernières à Sigfox. Aujourd'hui, le groupe français est présent dans 71 pays. Il revendique près de 16 millions d'objets connectés à son réseau.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.
EN FORTE CROISSANCE, SOITEC MAINTIENT PRODUCTION ET R&D
23 Avr 2020
https://vipress.net/en-forte-croissance-soitec-maintient-production-et-rd/
Soitec publie un chiffre d’affaires de 598 millions d’euros pour son exercice 2019-20290 clos fin mars, en hausse de 35% par rapport à l’exercice précédent et de 28%, à périmètre et taux de change constants. Le fabricant grenoblois annonce le maintien de la production de substrats dans tous les sites industriels et l’obtention d’un prêt de 200 M€ dans le cadre du plan Nano 2022.
Pour le 4e trimestre de l’exercice, le fabricant grenoblois de tranches SOI a réalisé un chiffre d’affaires de 203,8 millions d’euros, en hausse de 45,3% par rapport aux 140,3 millions d’euros réalisés au 4e trimestre 2018-2019. Ceci résulte d’une croissance de 40,1% à périmètre et taux de change constants ainsi que d’un effet de change positif de +4,8% et d’un effet périmètre de +0,4% lié à l’acquisition d’EpiGaN réalisée en mai 2019.
Le niveau de ventes élevé enregistré au 4e trimestre de l’exercice 2019-2020 a pu être atteint grâce à la forte production réalisée au cours du trimestre ainsi qu’à celle réalisée par anticipation au cours des trimestres précédents. Le groupe a ainsi été en mesure de livrer la quasi-totalité des quantités de produits qu’il s’attendait à fournir, malgré des conditions d’acheminement plus difficiles, notamment en mars 2020 dans le contexte de la crise du Covid-19.
« Comme anticipé, nous avons enregistré un chiffre d’affaires trimestriel record au quatrième trimestre et atteint une croissance organique de près de 30% sur l’ensemble de l’exercice malgré les conditions difficiles rencontrées pour acheminer nos produits. Cette performance reflète pour l’essentiel le succès continu de nos produits de radiofréquence tiré par le déploiement des générations cellulaires 4G et 5G. Dans le contexte lié à l’épidémie de Covid-19, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance aux collaborateurs de Soitec pour maintenir un niveau de service élevé pour nos clients et pour assurer la continuité de la production sur nos sites industriels de même que la poursuite de nos principaux programmes de R&D », commente Paul Boudre, directeur général de Soitec.
« Au moment de commencer notre nouvelle année fiscale marquée par les incertitudes pesant actuellement sur l’économie mondiale, Soitec peut s’appuyer sur une forte position financière. Nous continuons à prendre nos décisions en matière d’investissements de capacités supplémentaires en fonction des engagements de nos clients et la demande du marché. Nous demeurons extrêmement confiants dans les perspectives de croissance à long-terme qui s’ouvrent à nos substrats innovants. Soitec a accru le nombre de segments de marché où nos technologies et nos produits apportent une forte valeur ajoutée, en particulier le RF-SOI, le FD-SOI, le Photonics-SOI et le POI pour filtres de radiofréquence. Notre activité est tirée par des marchés clés tels que la 5G, l’innovation automobile, l’intelligence artificielle et l’Internet des Objets, ainsi que les centres de données et les infrastructures de télécommunications mobiles », a ajouté Paul Boudre.
Un prêt à long terme de 200 millions d’euros dans le cadre du plan Nano 2022
Le 27 mars 2020, Soitec s’est vu accorder par la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) un prêt à 12 ans de 200 millions d’euros, au titre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) dans le cadre du plan Nano 2022. Les tirages sur cette ligne de crédit seront étalés au cours des prochaines années pour soutenir à la fois le financement des programmes de R&D et celui d’investissements dans des infrastructures de première industrialisation en France.
Le plan Nano 2022 de soutien aux développements technologiques jusqu’à leur phase de pré-industrialisation marque la reconnaissance par la France de l’importance d’une filière électronique et microélectronique solide et innovante sur le territoire français au service de la compétitivité de l’industrie, souligne le groupe. Nano 2022 constitue le volet français d’un vaste programme européen d’intérêt commun (« IPCEI » : Important Project of Common European Interest). Au sein de cet IPCEI, Soitec est l’un des 7 chefs de file industriels français et coordonne les projets technologiques liés aux « Composants électroniques à haute efficacité énergétique ».
Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, Soitec a jusqu’ici été en mesure de maintenir sa production, en particulier sur les sites de Bernin et Singapour, en mettant en place des mesures de sécurité drastiques. Soitec continue ainsi à livrer ses clients pour répondre à leur demande. Le groupe poursuit également tous ses projets de R&D majeurs pour sécuriser leur calendrier d’avancement, y compris son programme de co-développement de substrats en carbure de silicium de nouvelle génération avec Applied Materials.
Enfin, Soitec a finalisé le 31 mars 2020 la cession à Pele Green Energy de sa participation de 20% dans CPV Power Plant n° 1 (société de projet hébergeant la centrale solaire de Touwsrivier en Afrique du Sud), finalisant ainsi son désengagement des activités solaires.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire l'article du 30 mai 2018, intitulé : Soitec, une réponse française et européenne






























