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Publié le par Jacques SAMELA.

. Que le groupe américain Cisco (www.cisco.com) investisse près de 88 millions d'Euros pour soutenir la recherche, la formation et l'entrepreneuriat en France, dans le domaine des réseaux informatiques, en privilégiant notamment les start-up.

. Que Marc Simoncini, le fondateur de Meetic dise qu'aujourd'hui ce serait une erreur de quitter la France (Le Figaro du 09/02/15).

. Que les agences Ubifrance et l'AFII fusionnent pour créer Business France (www.businessfrance.fr), agence unique pour accompagner le développement international des entreprises et renforcer l'attractivité de la France.

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Publié le par Jacques SAMELA.

. Que la France perde sa place de cinquième puissance économique mondiale au profit du Royaume-Uni. En effet, le PIB britannique aura dépassé en 2014 de 98 milliards d'Euros celui de la France.

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Le Rafale, des mirages à l'éclaircie

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 16 février 2015 restera certainement une date charnière dans la vie du Rafale.

En effet, de par la signature de l’Egypte pour l’achat de 24 exemplaires de l’avion de combat français, imaginé et élaboré par le groupe Dassault Aviation (www.dassault-aviation.com), créateur également des Mirages, et après quinze ans d’échec, cet évènement tant attendu, moqué également (voir photo), aura certainement pour effet de débloquer bien des situations en attente aujourd’hui.

Pour dire que l’on attendait la signature finale de L’Inde pour honorer sa commande de 126 appareils, voir celle du Qatar, intéressé lui par 36 appareils, et qui maintenant se fait passer devant par l’Egypte, ce qui à l’échelle du Moyen Orient et d’un antagonisme vivace, pourra peut-être justement ouvrir des portes quelques peu fermées dans le royaume de Doha. Suite aux prochains épisodes.

Et l’Egypte, avec cet achat on ne peut plus rapide (3 mois de discussions), devient pour la deuxième fois après 1981 et l’acquisition de Mirage 2000, devient aujourd’hui un client historique, voire peut-être comme la dernière fois le précurseur de succès à venir. De bonne-augure pour la suite ?

Lancé en 1988, le programme Rafale, a donc mis du temps avant d’obtenir son premier contrat à l’export. Par-contre en France, après une commande en 1994, la Marine Nationale réceptionna sa première flottille de Rafale F-12 dès 2004, et l’armée de l’air son 1er escadron en 2006.

Utilisé en Afghanistan, en Lybie dans le cadre de l’opération Harmattan, au Mali dans le cadre de l’opération Serval, et en Irak aujourd’hui contre « Daech », le Rafale a largement démontré ses capacités exceptionnelles au combat, avec l’ultra polyvalence comme une de ses principales qualités, sans oublier sa conception aérodynamique inédite, basée sur une aile delta.

Seulement, malgré ses réels atouts, et son haut degré de maturité opérationnel, suivi pourtant de très près par la plupart des armées de l’air du monde entier, ses ventes à l’extérieur étaient toujours égales à zéro. Les raisons, diverses. Tout d’abord, son coût. En effet, considéré à tort ou à raison comme l’avion de combat le plus cher du monde, dû certainement à son concentré d’innovations technologiques de premier plan, permit à ses principaux concurrents de jouer au maximum sur cet aspect. Ensuite, ce ne fut qu’une longue série de déconvenues, avec des raisons diverses, comme par exemple le poids des Etats-Unis aux Pays-Bas, à Singapour, ou encore en Corée du Sud, où après avoir surpassé l’avion américain F-15 à l’issue des évaluations, un appel de George Bush changea la donne et empêcha donc le Rafale d’équiper l’armée de l’air de ce pays.

Mais, il ne faut pas oublier les erreurs de la France elle-même, qui après avoir mené des campagnes commerciales prometteuses, anéantit ces mêmes opérations par des maladresses incroyables, comme par exemple au Maroc en 2007, où une demande récurrente de financement du royaume pour l’achat de 18 Rafale à 2,1 milliards d’Euros ne fût pas prise en compte à temps, en Suisse en 2011, où après avoir donné sa préférence pour le Rafale, elle revint sur sa décision après une intervention de Nicolas Sarkozy l’accusant d’être toujours un paradis fiscal, et enfin le Brésil, qui après un intérêt de l’ancien président Lula, fût stoppé par la présidente actuelle, prétextant le peu d’intérêt de la France à appuyer son initiative dans les discussions avec l’Iran sur le nucléaire, mais plus certainement dû au peu d’intérêt de l’Etat-Major de l’armée de l’air brésilien pour le Rafale. Depuis, ce pays a acquis des avions de combat suédois Gripen.

Donc, passé ces années plus que compliquées, il faut savoir qu’au-delà de l’utilisation du rafale, ce que d’aucuns commencent à dire (un peu comme pour le porte-avions Charles De Gaulle), ce 1er contrat à l’export va garantir un modèle industriel élaboré par le groupe Dassault et l’Etat français, ce qui dans la loi de programmation militaire 2014-2019, prévoit 40 Rafale vendus à l’export permettant la cadence d’assemblage de 11 appareils par an, jugé minimal pour que ce programme garde justement un sens économique, sachant que le constructeur doit livrer d’ici 2019, 55 appareils.

Ensuite, c’est aussi un poids économique non négligeable qui perdurera pendant de nombreuses années, avec tout d’abord le GIE Rafale, composé donc de Dassault Aviation (60 %), de Thalès (22 %), et de Snecma-Safran (18 %), fleurons de l’industrie aéronautique française, accompagné par près de 500 PME sous-traitantes, ce qui correspond à près de 7 000 emplois directs (combien d’indirects ?), mais surtout, l’assurance de garder en France des technologies de pointes, d’un savoir-faire reconnu, tout en privilégiant une innovation de qualité, permettant à la France de garder son indépendance, primordiale pour les années à venir, notamment dans le cadre de l’après Rafale, déjà en point de mire.

Quant à l’Egypte, avec cette acquisition rapide, elle pourra dès le mois d’août présenter cet outil de combat hors norme durant l’inauguration de l’extension du Canal de Suez, mais surtout répondre aux attaques récurrentes sur ses frontières.

Jacques Samela

Sources :

. La Tribune du 05/12/14.

. Les Echos du 09/02/15.

. Challenges du 12/02/15.

. Le Figaro du 13/02/15.

Le Rafale, des mirages à l'éclaircie
Le Rafale, des mirages à l'éclaircie
Le Rafale, des mirages à l'éclaircie
Le Rafale, des mirages à l'éclaircie

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Janvier 2015

Publié le par Jacques SAMELA.

. L’activité du secteur privé (industrie et services) a affiché en décembre sa meilleure performance depuis huit mois avec un indice PMI de 49,7 points contre 47,9 points en novembre.

Le figaro du 07/01/15.

. Le musée du Louvre demeure le musée le plus visité au monde avec 9,3 millions de visiteurs.

Les Echos du 07/01/15.

. Les Galeries Lafayette ont reçu l’award du meilleur marchand international de l’année par la prestigieuse association américaine du commerce du détail et de la distribution, la NRF (National Retail federation), réunissant les grands acteurs mondiaux du secteur. Après 1984, c’est donc la deuxième fois que ce grand magasin parisien reçoit ce prix prestigieux.

. Le loueur d’avions China Aircraft Leasing Company a passé une commande ferme pour 100 Airbus A320, d’une valeur de 10,2 milliards de dollars au prix catalogue.

Le Figaro du 13/01/15.

. Le groupe Airbus a dépassé son principal concurrent Boeing en vendant 1 456 avions en 2014, soit 24 de plus.

Le Figaro du 14/01/15.

. Le nombre de créations d’entreprises a augmenté en 2014 de 2,3 %, soit près de 550 790.

Le Figaro du 15/01/15.

. Année record pour le cinéma français à l’étranger avec 111 millions d’entrées, soit un bond de 119 % en 2014.

Le Figaro du 16/01/15.

. Les ventes du constructeur automobile Renault ont progressées de 3,2 % en 2014, avec 2,71 millions de voitures écoulées.

. Le groupe français Air Liquide (www.airliquide.com) a installé ses deux premières stations de distribution d’hydrogène au Japon, afin d’alimenter des véhicules utilisant des piles à combustible.

Le Figaro du 20/1/15.

. Les groupes Alstom (www.alstom.com) et Thales (www.thalesgroup.com), ont décroché un contrat d’environ 330 millions d’Euros pour la mise à niveau de la signalisation du métro de Hong Kong.

Les Echos du 27/01/15.

. La société Montparnasse 56 (www.groupe-montparnasse56.com), spécialisée dans l’exploitation de sites panoramiques, ouvre son deuxième site aux Etats-Unis après Chicago (l’immeuble 360), en l’occurrence à Philadelphie, dans l’immeuble « One Liberty Place » qui culmine à 269 mètres. Avec un investissement de 11 millions de dollars, elle table sur une fréquentation de 500 000 visiteurs, et pourrait atteindre les 4 millions de visiteurs sur l’ensemble de ses sites, soit la Tour Montparnasse, son lieu originel, la tour de la télévision de Berlin, et donc ses sites américains. L’Asie est en point de mire, avec la création d’une entité similaire à Shanghai, Montparnasse 56 Asia.

Les Echos du 27/01/15.

. Tir groupé pour les chantiers navals militaires français. En effet, Kership (www.kership.com) va fabriquer pour l’Arabie Saoudite entre 25 et 30 patrouilleurs de 30 mètres, soit un contrat estimé à 500 millions d’Euros. Une quinzaine est en option. Ensuite, le chantier naval des Sables d’Olonne, Ocea (www.ocea.fr) a lui vendu un patrouilleur hauturier OPV 190 MKII de 58 mètres au Sénégal, et CMN (www.cmn-group.com) a vendu 3 patrouilleurs HSI 32 supplémentaires au Mozambique.

La Tribune du 28/01/15.

. Le groupe Total a remporté à Abu Dhabi une participation de 10 % d’une concession pétrolière qui doit produire 1,6 million de barils par jour, jusqu’à 1,8 million en 2017.

Le Figaro du 30/01/15.

Janvier 2015

Publié dans Revue de presse

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Championne du monde, Innov'Café, Innovation nouvelle génération

Publié le par Jacques SAMELA.

. Oui, mais cette fois-ci dans le domaine des lasers de haute puissance (+ de 100 000 mégawatts), due notamment à l’excellence de la recherche française en optique.

. Ouverture d’un espace dédié à l’accueil de jeunes entreprises à Orly-Ouest, leur permettant de rencontrer de futurs clients, voir des investisseurs potentiels. Et si l’expérience est concluante, elle sera étendue sur l’ensemble des aéroports parisiens, où transitent près de 200 millions de passagers. La province n’est pas oubliée, avec notamment l’aéroport de Nice souhaitant tenter l’expérience rapidement.

. Ouvrage publié par la BPI, où l’on retrouvera l’étude de réflexion permettant d’identifier six grands domaines d’innovation à ne pas négliger à l'avenir. Il s’agit de l’innovation technologie, de marketing et commerciale, de produit, service et usage, de procédé et d’organisation, de modèle économique et d’innovation sociale. Diffusé à l’ensemble des chargés d’affaires de la Banque publique d’investissement, cette étude sera également disponible auprès du grand public.

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Février 2015

Publié le par Jacques SAMELA.

Du 04 au 05 février 2015

. AERO'NOV CONNECTION (Versailles).

Rencontres d'affaires internationales des industries aéronautiques et spatiales.

www.aeronov-connection.cpm

. Salon des Entrepreneurs (paris)

www.salondesentrepreneurs.com

Le 09 février 2015

. 15ème Tremplin Entreprises (Paris).

www.tremplinentreprises.com

Le 10 février 2015

. 3ème Rencontres de l'industrie compétitive (Paris)

http://www.lesechos-events.fr/co/catalogue/conferences/secteur-public/rencontres-industrie-competitive.html?code=M390BANXE&onglet=programme

Février 2015

Publié dans Agenda

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Le pacte de responsabilité et de solidarité, mais qu’est-ce donc ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Oui, qu’est-ce donc, et à quoi cela doit-il servir ?

Car, au-delà des postures et querelles partisanes, et dans l’attente du vote définitif de la loi Macron, sensé redonner du punch à l’économie française, il est un sujet auquel nous devons adhérer justement, c’est la santé économique de notre pays, au même titre que d’autres combats à mener que vous connaissez bien.

Et justement, ce début d’année voit donc la mise en application du fameux pacte de responsabilité, tant promis par l’exécutif, qu’attendu par les entreprises.

Donc, lors de ses vœux à la nation en 2013, François Hollande proposa un pacte de responsabilité destiné à redresser la compétitivité des entreprises, avec comme objectif avoué, faire reculer le chômage. Destiné également à gagner 0,5 % de croissance, et donc de créer près de 200 000 emplois à l’horizon 2017, le pacte représentera 41 milliards d’Euros d’aides accordées aux entreprises, afin notamment de les inciter à embaucher et à investir, tout en réduisant les impôts et les cotisations sociales, en simplifiant les procédures administratives comme la simplification de la fiche de paie ou encore à faciliter l’accès à la commande publique, mais aussi et surtout à baisser le coût du travail, déjà en partie acté par la mise en place du Crédit impôt compétitivité emploi, plus connu sous l’appellation CICE.

Par-contre, ce pacte ne sera pas sans contreparties.

Il sera effectivement demandé aux entreprises des créations d’emplois, avec notamment le développement de formations en alternance, l’apprentissage et les contrats de génération, la qualité des emplois à travers la formation des salariés, l’amélioration des grilles de classification et la réduction de la précarité du travail, ou encore l’investissement en France, leur permettant notamment de tenter autant que faire se peut la relocalisation de leurs activités.

Quant au financement de ce pacte, le premier ministre détailla le 16 avril 2014 un plan d’économies de 50 milliards d’Euros sur la période 2015-2017, avec des mesures phares d’économies budgétaires comme la baisse des prestations sociales, ou encore l’accentuation de la lutte contre la fraude fiscale (1 milliard d’ Euros de recettes supplémentaires) permettant justement d’en assurer son financement, mais aussi de permettre à la France de respecter ses engagements européens.

Les efforts seront donc répartis entre les dépenses de l’Etat (près de 18 milliards), les collectivités territoriales (11 milliards), la protection sociale (11 milliards), et l’assurance maladie (10 milliards).

Cependant, et avant de terminer ce sujet, il serait fautif de ne pas relater du deuxième volet de ce pacte, celui qui concerne la partie solidarité, et qui, par son action, permettra d’augmenter le pouvoir d’achat des foyers les plus modestes, tout en réduisant leurs impôts, soit un allègement pour près de 4 millions de ménages, une revalorisation des prestations sociales comme le minimum vieillesse, ou encore la mise en œuvre d’un plan de lutte contre la pauvreté, avec par exemple une augmentation du RSA.

Donc, il est vraiment important que ce pacte donne des résultats rapides, car la situation sur le marché du travail est loin d’être positif, avec notamment les derniers chiffres du mois de décembre, qui porte à 3,5 millions de demandeurs d’emplois, record absolu, car, malgré ce que disent certains, c’est bien en en accompagnant les entreprises à retrouver leur compétitivité, que nous pourrons assister à un retournement de situation, et faire que le chômage commence à baisser.

Et ce n’est pas faire du lobbying pour le patronat que de dire cela, c’est juste une réalité, car si les entreprises gagnent des parts de marchés, retrouve de la compétitivité, elles auront besoin de main d’œuvre, et donc d’embaucher.

Et comme le dit le gouvernement (je ne roule pas pour lui, mais pour la France), c’est bien dans l’intérêt de tous.

Jacques Samela

. Pour en savoir plus :

www.gouvernement.fr/pacte-responsabilite-solidaire

Publié dans Les dossiers

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Carmat (suite), CIOA, Crowdfunding (suite), SCOP

Publié le par Jacques SAMELA.

. Cinq mois après l’intervention, le deuxième patient équipé d’un cœur Carmat va bien. En effet, équipé d’un dispositif léger d’alimentation et de surveillance de sa prothèse, il est rentré chez lui le 02 janvier dernier, retrouvant avec plaisir sa famille tout en reprenant une vie presque normale.

Pour plus d’informations, lire l’article du 23 janvier 2014.

. Ecosystème de 370 000 PME dans 140 pays, et un chiffre d’affaires 2014 estimé à 6 milliards d’Euros, CIOA pour Centre international d’opportunités d’affaires (www.cioa.com), se veut aujourd'hui le « Meetic des entreprises » à l’échelon international, permettant à celles-ci de se rencontrer pour créer des affaires.

. Première en France, Groupamabanque (www.groupamabanque.com) va consentir des crédits aux TPE qui veulent emprunter sur la plate-forme de finance participative Unilend (www.unilend.fr). Habituellement dédié aux particuliers, le groupe envisage donc de prêter jusqu’à 100 millions d’Euros sur 4 ans via cette plate-forme.

Pour plus d’informations sur le crowdfunding, lire l’article du 25 juillet 2014.

. Publication début janvier d’un décret d’application de la loi ESS (économie sociale et solidaire), créant un nouveau dispositif appelé "SCOP d'amorçage" pour améliorer la transmission d’entreprises saines à des SCOP.

Pour plus d’informations sur les SCOP, lire l’article du 30 octobre 2013.

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Blablacar, en voiture tout le monde.

Publié le par Jacques SAMELA.

Avec 35 % de croissance probable chaque année et près de 3,5 milliards d’Euros de chiffre d’affaires pour le marché du covoiturage et du partage de voiture d’ici 2020, mais aussi 17 % de français ayant déjà eu recours à ce nouveau moyen de transport, dont près de 4 millions de trajet sur les routes françaises cet été, on peut penser que le leader mondial du covoiturage, le français Blablacar (www.blablacar.com) à une route toute tracée.

Et tout commence manifestement en 2003.

En effet, Frédéric Mazzella, le président fondateur, cherche à rentrer dans sa famille pour les fêtes de fin d’année. Seulement, les trains étant archi-complets, et, après avoir cherché en vain un compagnon de route pour partager le trajet, il ne trouvera la solution à son problème qu’auprès de sa sœur. Et, c’est peut-être durant ce trajet en voiture que l’idée germa, se rappelant justement cette période où étudiant aux Etats-Unis, il pratiquait entre San Francisco et Stanford ce que l’on appelle les « carpool lanes », ces voies réservées aux véhicules avec au moins deux passagers à bord.

Le concept est donc officiellement lancé en 2006 sous l’appellation covoiturage.fr. Le nom Blablacar lui, viendra trois ans plus tard, avec comme objectif d’optimiser sa communication, car son site a du mal à décoller avec à peine 10 000 membres en 2007.

Et c’est après quelques nuits blanches, et suite à la lecture d’une fiche d’un des membres de sa plateforme collaborative, où était spécifié qu’il était blabla de la prestation (option qui permet, en fonction du nombre de « Bla » de dire si l’on est bavard ou pas), que l’idée de Blablacar lui vient à l’esprit. Et, après l’avoir testé auprès d’amis parmi une trentaine d’autres noms potentiels, se rendant compte que c’était toujours celui-ci qui revenait, il choisit donc de changer l’appellation de son site.

Aujourd’hui, avec plus de 3 millions d’abonnés (90 % des annonces françaises de covoiturage passent par elle) en France et plus de 10 millions dans le monde, Blablacar est désormais devenu l’acteur incontournable sur ce créneau. Et, avec cette levée de fonds exceptionnelle de 100 millions de dollars (73 millions d’Euros) l’été dernier, lui assurant une place dans le top ten des levées de fonds high-tech de ces dix dernières années, elle lui permettra d’accompagner ses ambitions de start-up devenue PME, encore déficitaire il y a peu, le fondateur lui-même ne s’octroyant un salaire que depuis peu également, en stabilisant sa structure, avant de continuer à se développer en France et à l’étranger.

Car, afin de garder sa position de leader, et tenir à distance ses éventuels ou prochains concurrents que sont entre autres la SNCF (ancien partenaire), qui vient de racheter le site de covoiturage « 123 en voiture », ou le groupe PSA, qui lui vient d’entrer au capital de la start-up " Wedrive ", dont la spécificité réside dans les trajets domicile-travail, Blablacar se doit aujourd’hui de poursuivre sa croissance et de conquérir effectivement d’autres marchés.

Et justement, après avoir lancé son activité dans des pays comme l’Italie, la Pologne, la Turquie ou encore la Russie, c’est au tour de l’Inde récemment de s’ouvrir à l’une des plus belles réussites de l’économie collaborative, avant peut-être d’autres géants démographiques que sont la Chine, le Brésil, voire l’ensemble de ces continents où, comme le dit le cofondateur Nicolas Brusson, les modes de transports actuels y sont insuffisants, et où, l’offre de Blablacar pourrait répondre à une demande en perpétuelle augmentation, tout en assurant un procédé économique, convivial et écologique, car, diminuer le nombre de voitures, c’est bien évidemment diminuer les embouteillages, les accidents, mais c’est surtout diminuer la pollution, problème récurrent des grands centres urbains du monde entier aujourd'hui et surtout demain.

Donc, en plus d’être un facilitateur de voyages, de rencontres, Blablacar peut devenir un leader dans le combat que nous devons mener pour que notre planète respire un peu mieux.

Sacré challenge donc, que nous suivrons de près.

Jacques Samela

Sources :

. Télérama 3372 du 27/08/14.

. Libération du 02/10/14 et du 24/11/14.

. Le Figaro du 05/11/14.

. Management / Novembre 2014.

. Les Echos du 08/10/14 et du 16/01/15.

. Décideurs en région // Hiver 2014 / 2015.

Blablacar, en voiture tout le monde.
Blablacar, en voiture tout le monde.

Publié dans L'entreprise du mois

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Show français à Las Vegas.

Publié le par Jacques SAMELA.

Passé quasiment inaperçu en raison des évènements que nous connaissons, la France s’est particulièrement distinguée durant le plus important salon mondial dédié à l’électronique grand public, le CES 2015 (www.cesweb.org).

En effet, et ce dès le CES « Unveiled », sorte d’avant-première, où des entreprises françaises se sont montrées à leur avantage. Les habitués de cet évènement d’abord, les Parrot (www.parrot.com), Withings (www.withings.com) et Netatmo (www.netatmo.com), et ensuite, les petits nouveaux que sont Giroptic (www.giroptic.com), ou encore Holî (www.holimotion.com).

En tout et pour tout, ce sont donc 120 entreprises françaises qui ont fait le voyage cette année, contre 80 l’année dernière, avec cette fois-ci une dizaine d’entre elles ayant reçu un ou plusieurs Award (prix), un record cette année.

Voici quelques lauréates :

. Parrot, pour son capteur pour les plantes.

. Withings, pour sa montre connectée « connectivité » et son système de domotique intégré.

. Citizen Sciences (www.citizensciences.fr), pour son textile connecté.

. Lima, pour son boitier qui permet d’unifier les contenus des smartphones, tablettes, pc.

. Giroptic, pour sa caméra à 360° haute résolution.

. Voxtok (www.voxtok.com), pour sa solution d’écoute de musique, l’Audio Capsule.

. Myfox (www.getmyfox.com), pour son système de capteurs et de caméras pour surveiller la maison.

Et après ce succès, l’édition 2016 est déjà attendue avec impatience par la French Tech, sachant quand même qu’une édition nouvelle se prépare en Chine à Shanghai, et que l'Asie n'est pas à négliger.

Mais y aura-t-il autant d’acteurs français, réponse le 25 mai prochain.

A bientôt pour la réponse.

Show français à Las Vegas.
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