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Le marché de Rungis (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le marché de Rungis (suite)
Le marché de Rungis (suite)

Inflation à Rungis : les primeuristes sont dans les choux

https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/inflation-a-rungis-les-primeuristes-sont-dans-les-choux-2023-01-23-90517?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Matinale_Week-End_-_20230128&utm_medium=email

 

Par  Tanguy Patoux Le 23 janvier 2023

 

« On ne peut pas faire supporter cette augmentation à nos clients, alors il faut se débrouiller pour payer moins cher »

Le plus grand marché d’Europe n’est pas épargné par l’inflation et les clients de gros en pâtissent. Alors, pour garantir leur pérennité, ils se livrent chaque matin à une véritable bataille commerciale. Yassin, commerçant sur le marché de Belleville dans le XXe arrondissement, nous emmène dans son quotidien, à Rungis.

Il est trois heures, Rungis s’éveille… Même si la capitale des grossistes ne dort jamais vraiment. En revanche, pour les primeuristes, c’est au creux de la nuit que tout se joue. Dans le hangar « C2 », dédié aux denrées végétales, les étals colorés de fruits et légumes contrastent avec la grisaille du bâtiment. La mine des commerçants est aussi bien blafarde. Ce n’est pas la joie en ce moment avec l’inflation galopante.

Des mois de prix à la hausse qu’ils peinent toujours à encaisser : « Quoi, 1,60 le kilo d’oignon ?, peste Yassin, l’un des clients de gros habitué de Rungis. C’est beaucoup trop, il a encore pris 15 % ces derniers jours. »

La danse des négociations

« On ne peut pas faire supporter cette augmentation à nos clients, alors il faut se débrouiller pour payer moins cher », explique-t-il, remis de sa surprise. La débrouille pour lui, ça veut dire négocier. Un rituel à la mise en scène étonnante, un duel redoutable entre un grossiste et notre marchand. Tout commence par une poignée de main ferme et amicale – à Rungis, tout le monde se connaît et se respecte. Ensuite, face à Benjamin le grossiste de l’enseigne Vinas, Yassin s’informe sur le prix des courgettes.

« Un euro soixante-dix le kilo ! », lui balance-t-il, avant de tendre son index vers le bas. Un signe connu des habitués. Les néophytes, qui tournent comme des vautours autour de la négociation, ne le capteront pas mais, avec ce simple geste, le prix vient de baisser de dix centimes. Un rabais que Yassin a obtenu grâce à ses 25 ans d’expérience au sein du marché. Affaire conclue. Il repart avec plusieurs dizaines de kilos de courgettes haut de gamme, bien calibrées et d’un vert impérial.

Une stratégie bien huilée…

Car ici, le bel aspect est primordial. Pour les légumes traditionnels – comme la fameuse courgette –, le haut de gamme vient de France. La moyenne gamme arrive d’Espagne et l’entrée de gamme est marocaine. C’est le cas aussi pour les carottes. Sur ce sujet, Yassin le concède, son concurrent direct à Belleville ne choisit que les meilleurs arrivages.

« Le jour où il ne vend pas à Belleville, je sais que je peux prendre les carottes d’Espagne et gagner un peu plus d’argent. Mais, les autres jours, je dois m’aligner avec ses choix », se marre-t-il, ses yeux bleu-gris remplis de malice. Des astuces du genre, le marchand en sort des dizaines de son panier. Mais derrière ces légers subterfuges se cache un enjeu bien plus important, celui de maintenir à flot son affaire.

… et des business parallèles !

Plus loin dans le hall C2, les cagettes de fruits exotiques jonchent le sol. Un léger effluve méditerranéen s’en dégage et réchauffe les clients dans la fraîcheur nocturne. C’est là que Yassin croise son ami Franck, un autre client habitué du marché. Les deux hommes discutent de leurs petites affaires. « Deux filets de pommes de terre contre mon carton de lessive, ça te va ? », lui propose Franck. L’accord se conclut vite et, bientôt, les bidons attendront Yassin devant son semi-remorque.

Dans le hall C2, les primeuristes sillonnent les allées à vélo pour économiser du temps.

Ce business parallèle, il est essentiel à certains marchands pour joindre les deux bouts. Ici, les négociations officielles laissent parfois place à ces petits accords passés sous le manteau. Entre les diables et les palettes, il n’est pas rare de surprendre une conversation sur un whisky japonais vendu quatre fois moins cher qu’en boutique ou sur un paquet de clopes à cinq euros.

Ses palettes chargées au fond de son camion, Yassin repart fissa en direction de son stand sur le marché de Belleville. Il faudra se presser pour tout décharger et se mettre en place car il est bientôt cinq heures. Et Paris se réveille.

Les augmentations de prix sur un panier de légumes en un an (prix exprimés en HT), à partir du Réseau des Nouvelles des Marchés

 

Vu et lu dans Les Echos du 14/12/22
Vu et lu dans Les Echos du 14/12/22

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Exosquelettes (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Exosquelettes (suite)
Exosquelettes (suite)
L'exosquelette de Wandercraft fait ses premiers pas aux Etats-Unis

https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/internationaliser-exporter/0703225455145-l-exosquelette-de-wandercraft-fait-ses-premiers-pas-aux-etats-unis-350809.php

Le 26/01/23

Conceptrice du premier exosquelette de marche auto-équilibré, la société parisienne Wandercraft a décroché l'autorisation de la Food and Drug Administration de commercialiser Atalante sur le marché américain.

Atalante va faire ses premiers pas sur le marché américain. Cet exosquelette de marche, autonome et auto-équilibré, qui a été imaginé par la société française Wandercraft, est aujourd'hui autorisé aux Etats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) pour la rééducation de patients victimes d'un accident vasculaire cérébral.

« Après l'AVC, nous visons les mêmes autorisations qu'en Europe depuis 2019, à savoir les paraplégies partielles ou totales, les hémiplégies et bientôt les tétraplégies partielles, quelles que soient les pathologies », projette Matthieu Masselin, son directeur général.

Ce polytechnicien a cofondé Wandercraft en 2012 avec un camarade de promotion, Nicolas Simon, qui avait déjà conçu sur les bancs de l'X les principes et l'architecture générale du futur Atalante, motivé par le handicap d'un membre de sa famille en fauteuil roulant. Une expérience personnelle qu'il partageait avec le troisième cofondateur, Jean-Louis Constanza, ingénieur en robotique. Aujourd'hui, l'équipe fondatrice est minoritaire au capitalaprès avoir levé 67 millions d'euros au total.

Marché exigeant

Pour prendre à bras-le-corps la stratégie outre-Atlantique, Matthieu Masselin a quitté Paris, où sont localisées la R&D et la production de la société, pour s'installer au bureau de New York, ouvert en septembre dernier. En 2023, l'entreprise, qui emploie 95 salariés, dont 60 ingénieurs et développeurs, prévoit 15 recrutements en France et 10 aux Etats-Unis.

« Le marché américain, qui représentera de l'ordre de 50 % de nos ventes [non dévoilées, NDLR], est innovant mais exige d'être livré rapidement et demande une qualité de service impeccable, justifie le directeur général. Nous recevons un intérêt marqué de tous les grands hôpitaux de rééducation et nous attendons les premières ventes dès le premier semestre 2023. »

Quelles briques technologiques articulent Atalante ? « Les algorithmes et l'électronique à haute rapidité sont uniques », souligne Matthieu Masselin. Protégé par 30 brevets internationaux, ce robot marcheur est animé par 12 moteurs qui, chacun, reçoivent 1.000 ordres par seconde pour pouvoir émuler la locomotion humaine.

« C'est le premier exosquelette de marche auto-équilibré, qui ne demande pas au patient de s'appuyer sur des béquilles pour éviter de tomber, ce qui change considérablement la qualité de rééducation et permet d'envisager un vrai usage personnel. »

Un exosquelette personnel

Quelle est son efficacité réelle ? Une séance de rééducation à la marche traditionnelle nécessite deux ou trois thérapeutes et permet au patient victime d'un AVC de faire 50 à 100 pas au début de la thérapie.

« Avec Atalante, il peut faire 1.000 pas », assure Matthieu Masselin. L'an dernier, 330 patients ont bénéficié de l'aide d'Atalante dans une vingtaine d'hôpitaux en France et en Europe.

Le coût, de l'ordre de 200.000 euros, est-il pris en charge ? « En France, les dispositions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2023 permettent, pour la première fois, de financer graduellement la robotique de rééducation », se félicite le dirigeant.

Avec un budget R&D de 9 millions en 2023 (+40 %), Wandercraft finalisera le développement de son exosquelette personnel, nettement plus mince et agile, qui pourra accompagner une personne privée de l'usage de la marche dans sa vie quotidienne.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/exosquelettes-au-service-de-l-homo-sapiens.html

 
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Le port de Gennevilliers, certainement pas celui de l’angoisse*

Publié le par Jacques SAMELA.

Le port de Gennevilliers, certainement pas celui de l’angoisse*
Le port de Gennevilliers, certainement pas celui de l’angoisse*

Que les villes du Havre, de Rouen, ou de Marseille, aient un port de commerce, vous deviez certainement vous en douter, je dirai même plus, vous le saviez.

Mais que la ville de Gennevilliers, en région parisienne, en ait un aussi, d’une taille non négligeable qui plus est, cela doit par-contre vous étonner, non ?

Et pourtant, c’est vrai, et il représente même un acteur grandissant dans la transition écologique en cours, j’y reviendrai.

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 03/02/20

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 03/02/20

Tout d’abord son histoire, qui remonte déjà au siècle dernier, et plus précisément durant la 1ère guerre mondiale, en 1917, où Fulgence Bienvenue, le père du métropolitain de Paris, et Louis Suquet, compagnon de route de celui-ci durant les travaux du métro parisien, furent chargés par le conseil municipal de la ville Gennevilliers de dresser leurs plans afin de sonder la faisabilité de l’idée. Transmis en 1919, ils furent adoptés en 1920.

Alors pourquoi Gennevilliers plutôt que la ville de Clichy la Garenne, autre possibilité envisagée ?

Tout simplement pour des raisons de faible urbanisation, car à la différence de sa concurrente, la presqu’île de Gennevilliers était encore très agricole, avec un terrain plus que nécessaire, mais également, elle était proche des voies ferrées existantes de l’époque, et qu’en plus, elle était accessible aux bateaux provenant de la basse seine, l’autre versant étant difficile d’accès pour les gros navires, en raison de la hauteur des ponts jalonnant le parcours.

Cependant, ce n’est que 5 ans plus tard, après le lancement de l’avis d’enquête pour l’acquisition des terrains, que les 1ers travaux de sondages géologiques commencèrent, avec en 1928, la construction des deux premières darses** de l’enceinte portuaire en devenir.

Terminées en 1931, la 2ème guerre mondiale stoppa nette la suite de la construction du site, ne reprenant qu’en 1946, avec la mise en service et le creusement de la 3ème darse, destinée elle au trafic des combustibles liquides.

Cependant, au-delà de l’arrêt total des travaux dus à la guerre et de ses conséquences, un point positif demeure malgré tout, c’est celui d’avoir réglé ce problème des ponts (voir plus haut), puisque détruits intégralement, ils furent reconstruits cette fois en augmentant significativement la hauteur entre l’eau et leurs tabliers, occasionnant donc le libre passage aux bateaux de fort tonnage, et une future montée en capacité du site, et donc du trafic, qui avant-guerre était de 45 000 tonnes, passant en l’espace de 10 ans à 450 000 tonnes.

Et un site, qui en 1955 vit la mise en service de deux autres bassins, en 1957 celle de l’un des plus grands et moderne silo à grains d’Europe, d’une capacité de 2 300 tonnes, complétant en cela les 3 hectares de magasins et d’entrepôts, soit 32 000 m2 en 1958.

Ensuite, entre 1960 et 1963, un 5ème et 6ème bassin sont mis en service, occasionnant pour le coup un trafic en hausse à 1 350 000 tonnes, et 9 000 000 tonnes début des années 70, composé en grande majorité d’hydrocarbures, de matériaux de construction, de produits industriels et agricoles, de charbon et de véhicules en tout genre.

Années qui verront justement asseoir la notoriété et l’importance du port, devenant même le 1er port pétrolier de France.

Vu et lu dans Les Echos du 13/04/22

Vu et lu dans Les Echos du 13/04/22

Mais aussi 1er port de France à développer des écosystèmes dits vertueux, comme la possibilité pour les entreprises de s’approvisionner en énergies renouvelables (bornes électriques, stations GNV), de se fédérer pour mettre en commun la valorisation de leurs déchets, pour partager leurs ressources ainsi que leurs infrastructures. Elles seraient près de 300 sur le site, représentant près de 10 000 personnes y travaillant, donc très loin d’être négligeable.

Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22

Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22

Comme sa superficie également,  qui sur une étendue de plus de 400 hectares, lui permet d’accueillir bon an mal an près de 20 millions de tonnes de marchandises en transit, avec plus de 350 000 conteneurs, acheminés par camions ou par péniches, avec sur ce sujet, l’idée d’accroître la part modale des modes de transports alternatifs à 25 %, en partie actée aujourd’hui, avec notamment le rapprochement entre Ports de Paris, son gestionnaire, et les grands ports maritimes que sont Le Havre et Rouen, créant à l’occasion HAROPA PORT (www.haropaport.com), et devenant pour le coup le 5ème acteur de ce type en Europe, avec près de 120 millions de tonnes de trafics maritimes et fluviaux, 160 000 emplois directs et indirects, et tout cela en générant 7,3 milliards de richesse.

Et pour la petite info, sachez que l’ensemble représente 13 % de l’approvisionnement en marchandises de la région Ile de France.

Pourcentage qui devrait certainement augmenter, car de nombreux acteurs, que vous connaissez bien, que sont Monoprix, Ikea, ou encore Franprix, notamment pour l’ensemble de ses 300 magasins intra-muros (Paris), devraient continuer à être livrés par voie fluviale, répondant en cela, et depuis quelque temps déjà, à cette obligation qui devient la notre aujourd’hui désormais, soit de réduire au maximum l’empreinte carbone du transport logistique dans son ensemble, et plus particulièrement routier, avec également comme appoint, le ferroviaire (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/10/le-fret-ferroviaire-enfin-un-nouveau-depart.html), qui depuis 2019, est utilisé pour y acheminer, de province, du matériel pour les grands projets actuels que sont le prolongement du RER E vers l’Ouest, et bien entendu le Grand Paris, avec pour se faire, l’aménagement le long de la route principale du port de voies ferrées.

Ce que j’espère, c’est qu’après le déchargement de ces convois, l’ensemble est acheminé, pour la grande majorité, par barge, et non par camion ?

Vu et lu dans Le Journal du dimanche du 20/03/22 et Les Echos du 10/05/21 et du 15/12/22
Vu et lu dans Le Journal du dimanche du 20/03/22 et Les Echos du 10/05/21 et du 15/12/22

Vu et lu dans Le Journal du dimanche du 20/03/22 et Les Echos du 10/05/21 et du 15/12/22

Mais, si ce sujet (l’ensemble et celui juste au-dessus)  vous importe au plus au point, sachez que vous pouvez vous rendre compte vous-même, en visitant l’ensemble du site (https://www.gennevilliers-tourisme.com/croisiere-au-port-de-gennevilliers.html#:~:text=Horaires%20d'ouverture%20%3A%20lundi%2014h,de%20vie%20Port%20de%20Gennevilliers.&text=Pour%20chaque%20croisi%C3%A8re%20il%20ne,places%20disponibles%20sur%20le%20bateau.), comprenant le port de Gennevilliers, mais aussi celui de Bonneuil/Marne, alors pas en barge je vous rassure, mais en bateau, vous permettant justement, pendant près d’une heure, de vous faire une idée précise de son étendue, de son importance, et certainement de son rôle à jouer pour le futur, notre futur, que nous espérons vertueux en termes de préservation de notre environnement proche, mais aussi lointain. Vous m’en direz des nouvelles.

*https://www.cinematheque.fr/film/46113.html  

**Bassin généralement de forme rectangulaire où les cargos peuvent accoster (www.linternaute.fr).

Jacques Samela

 

Sources :

 . Wikipedia

. www.haropaprts.com

. https://www.latribune.fr/supplement/la-tribune-now/en-dotant-le-grand-paris-d-une-facade-maritime-haropa-port-accelere-la-relance-economique-verte-de-l-axe-seine-894116.html

. http://communaute-portuaire-de-gennevilliers.fr/

. https://www.ville-gennevilliers.fr/505/cadre-de-vie/economie-et-commerces/s-implanter-ou-se-developper/le-port-de-paris.htm

. https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/apres-la-tempete-le-port-de-gennevilliers-reprend-son-essor-25-08-2020-8372970.php

 

A lire :

. https://actu.fr/ile-de-france/bonneuil-sur-marne_94011/saviez-vous-que-les-magasins-franprix-de-paris-etaient-livres-depuis-la-seine_46572822.html#:~:text=Bonneuil%2Dsur%2DMarne-,Saviez%2Dvous%20que%20les%20magasins%20Franprix%20de%20Paris%20%C3%A9taient%20livr%C3%A9s,de%20Bonneuil%2Dsur%2DMarne.

 

 

Publié dans Les dossiers

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Voeux 2023 et Anniversaire

Publié le par Jacques SAMELA.

Voeux 2023 et Anniversaire
Voeux 2023 et Anniversaire

Encore le temps, et oui, déjà.

Merci à tous ceux qui me suivent, et bienvenue aux nouveaux.

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Décembre 2022

Publié le par Jacques SAMELA.

Décembre 2022
Décembre 2022

INAUGURATION 1. De la plus grande centrale de stockage d’Europe continentale (100 MWh) à Deux-Acren en Belgique par la société Corsica Sole (www.corsicasole.com), ayant nécessité un investissement de 33 millions d’Euros, comprenant 40 Mégapacks Tesla de 3 MWh chacun, et 20 transformateurs installés sur une superficie de 7 000 m2.

PV Magazine du 01 décembre 2022

 

CHOIX. De Forsee Power (www.forseepower.com) pour équiper le nouveau bus électrique du constructeur singapourien de véhicules de transport, LexBuild, de ses systèmes de batteries ultra plats Forsee ZEN SLIM. C’est une première en Asie du Sud-Est pour elle.

Mobilités Magazine du 02 décembre 2022

 

INAUGURATION 2. A Fos sur Mer de la plus grande et plus puissante centrale solaire en France, qui avec plus de 80 000 panneaux photovoltaïques, couvre l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 33 000 habitants. Pour l’entretien du site, 49 hectares, des moutons seront à l’œuvre.

EcoRéseau du 06 décembre 2022

 

INSTALLATION. De la start-up anglo-américaine ZeroAvia (www.zeroavia.com) à Toulouse, avec comme but d’y proposer ses groupes motopropulseurs à hydrogène à destination des avions régionaux, tout en créant une dizaine de postes d’ici 2024.

La Tribune du 07 décembre 2022

 

EXPLOITATION. Pendant six ans du métro de Quito (Colombie) par le groupe Transdev, soit 22 km, 15 stations, et près de 400 000 passagers par jour. Le montant du contrat s’élève à 186 M$ US.

Mobilités Magazine du 08 décembre 2022

 

DYNAMIQUE. L’emploi salarié privé en France, avec une progression de 0,6 %, soit 119 100 nouveaux emplois.

La Tribune du 13 décembre 2022

 

POSITIONNEMENT. De choix pour la société VoltAero (www.voltaero.aero) en Nouvelle Zélande, avec le partenariat de démonstration de « Mission Next Gen Aircraft » d’Air New Zealand concernant le placement de son avion électrique-hybride Cassio, considéré comme une solution unique pour les ambitions de flotte durable de la compagnie.

Air&Cosmos du 13 décembre 2022

 

SIGNATURE. D’un contrat d’une valeur d’environ 160 M€ entre l’opérateur ferroviaire national irlandais Irish Rail et le groupe Alstom, pour la livraison de 18 trains supplémentaires de la gamme X’trapolis à cinq voitures, ainsi qu’une extension de 15 ans de l’accord d’assistance technique et de fourniture de pièces de rechange (TSSSA).

Mobilités Magazine du 13 décembre 2022

 

GAIN. D’une place pour la France dans le classement mondial et européen des pays par densité de robots dans l’industrie manufacturière, avec notamment 163 robots installés pour 10 000 employés, + 12,4 % de la densité de robots en France en 2021, et 517 000 unités vendues cette même année.

Symop du 15 décembre 2022

 

SIGNATURES. De trois contrats concernant la fourniture de ponts, de rails, et de semences, dans le cadre de la conférence bilatérale Ukraine-France, réunissant près de 700 entreprises françaises, afin de penser la reconstruction future de ce pays en guerre.

Le Moci du 15 décembre 2022

 

CONTRAT. Signé entre la Lituanie et le groupe Nexter (www.nexter-group.com), pour la livraison de 18 systèmes d’artillerie Caesar Mark II, soit le 8ème pays à acheter ce système d’artillerie ayant déjà fait ses preuves.

La Tribune du 15 décembre 2022

 

ACCELERATION. Du rythme des créations d’entreprises en fin d’année, avec en novembre 95 797 nouvelles créations, soit le sixième mois consécutif de hausse.

Challenges du 16 décembre 2022

 

IMPACT. Economique important pour la France dans le cadre de l’accueil d’étudiants internationaux, occasionnant à peu près 1,35 milliards d’Euros chaque année. Pour l’année 2021-2022, ce sont plus de 300 000 qui sont venus étudier, augmentant en cela la participation de ceux-ci au rayonnement de la France à l’international.

La Tribune du 25 décembre 2022

 

VENTE. De deux satellites d’observation et de reconnaissance à la Pologne de la part du groupe Airbus, complété par la création d’un centre terrestre de traitement de données.

La tribune du 28 décembre 2022

Publié dans Revue de presse

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Pasqal (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal (suite)
Pasqal (suite)

LA START-UP FRANÇAISE PASQAL LÈVE 100 MILLIONS D'EUROS POUR SON ORDINATEUR QUANTIQUE

https://www.bfmtv.com/economie/la-start-up-francaise-pasqal-leve-100-millions-d-euros-pour-son-ordinateur-quantique_AD-202301240127.html

Frédéric Bianchi avec AFP / Le 24/01/2023

 

La start-up Pasqal vient de lever 100 millions d'euros pour ses recherches sur l'ordinateur quantique. 

Cofondée par le prix Nobel de physique Alain Aspect, la start-up française Pasqal est une des plus en pointe en Europe sur l'ordinateur quantique.

La start-up française Pasqal, qui vient de lever 100 millions d'euros pour accélérer le développement de son ordinateur quantique, entend prouver sa pertinence industrielle, dans un domaine encore embryonnaire.

Cette opération propulse la jeune pousse, qui compte le prix Nobel de physique 2022 Alain Aspect parmi ses cofondateurs, au premier plan des entreprises européennes du secteur.

Les ordinateurs quantiques sont appelés à transformer radicalement l'informatique, avec des puissances de calcul gigantesques, sans commune mesure avec les machines classiques.

Les applications potentielles sont immenses dans l'industrie, en intelligence artificielle (amélioration de l'apprentissage automatique), dans la finance, ou encore dans l'optimisation des réseaux d'énergie ou des transports.

En chimie, ils pourraient être capables de réaliser des simulations numériques extrêmement fines de nouvelles molécules. Les chercheurs n'auraient plus forcément à synthétiser celles-ci pour les observer et tester des interactions, par exemple pour développer de nouveaux médicaments.

Un ordinateur quantique qui se fait attendre

Pour l'instant, Pasqal est une start-up employant une centaine de collaborateurs, dont les machines déjà construites se comptent sur les doigts d'une main.

L'une d'elle est accessible en ligne depuis mai 2022, pour que de premiers projets et cas d'usage puissent être testés par des développeurs.

D'autres sont en cours d'achèvement, avec notamment deux livraisons prévues dans les grands centres de calcul intensif français (Genci) et allemand (Jülich).

Aucun ordinateur quantique n'a toutefois réussi pour l'instant à prouver de façon indiscutable sa supériorité sur un ordinateur classique.

Mais "on est en train de rentrer dans une nouvelle ère où l'ordinateur quantique commence à être au niveau de l'informatique classique", affirme Georges-Olivier Reymond, le directeur général de Pasqal.

La jeune entreprise s'apprête ainsi à publier un article scientifique avec la banque d'investissement du Crédit Agricole expliquant comment son processeur quantique a pu faire aussi bien qu'un ordinateur classique sur un problème de calcul du risque emprunteur pour les crédits.

Avec l'argent levé, la start-up basée à Massy (région parisienne) compte doubler ses effectifs en un an et construire quelques dizaines de machines sur les années à venir, selon Georges-Olivier Reymond.

"Avantage quantique"

Le but est d'arriver à augmenter rapidement leur puissance de calcul pour parvenir enfin à battre une machine classique.

Cet "avantage quantique" pourrait être atteint "d'ici 1 à 3 ans, selon la chance ou l'optimisme que l'on a", explique le dirigeant.

IBM, l'un des groupes mondiaux les plus avancés dans la course à l'ordinateur quantique, espère de son côté y arriver d'ici à 2024.

Google avait revendiqué la "suprématie quantique" en 2019, affirmant que son processeur Sycomore avait fait en 3 minutes un calcul qui aurait demandé plus de 10.000 ans à un supercalculateur classique.

Mais cette affirmation a ensuite été contestée, notamment parce que le calcul fait alors ne servait à rien d'autre que remporter cette victoire.

Le problème pour les constructeurs d'ordinateurs quantiques est d'arriver à augmenter le nombre de bits quantiques (aussi appelés qubits), la brique élémentaire du processeur quantique.

Bientôt 1000 qubits

Fondés sur l'infiniment petit (des atomes de rubidium manipulés par des lasers, dans le cas de Pasqal), ces qubits sont aussi très instables et très difficiles à contrôler, avec une difficulté qui va croissante au fur et à mesure qu'on en rajoute pour doper la puissance de l'ordinateur.

Pasqal, qui livrera des machines de 100 qubits aux centres de calcul français et allemand, a pour objectif de parvenir bientôt à un processeur de 1.000 qubits.

"Pour nous, c'est un peu le chiffre magique, dont nous pensons qu'il nous permettra d'atteindre l'avantage quantique", souligne Georges-Olivier Reymond.

Les investisseurs qui parient sur Pasqal sont des fonds internationaux, comme Temasek, fonds souverain singapourien, le fonds saoudien Wa'ed, filiale du géant pétrolier Aramco, ou encore le fonds de l'Union européenne EIC et les fonds français Bpifrance et Innovation Défense.

Les fonds privés européens Daphni, Eni Next ou Quantonation, fonds français focalisé sur le quantique, participent également au tour de table.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

De l’importance du « made in Europe

https://www.ecoreseau.fr/humeur-semaine-marc-drillech/de-limportance-du-made-in-europe-2022-10-13-87582?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Matinale_Vendredi_-_20221014&utm_medium=email

Le 13 octobre 2022

 

Malgré les tensions et les risques politiques de voir la montée des extrêmes affaiblir l’Europe, elle demeurera l’échelle unique pour se confronter aux autres grandes puissances mondiales.

C’est vendredi. Les bécasses s’agacent et le temps est à la réflexion. Et je me demande si la bataille engagée pour le made in France ne risque pas de se retourner contre nous. Si nos bonnes intentions ne vont pas devenir des handicaps construits par nos propres politiques. Car derrière un intitulé juste et vertueux on trouve des orientations aux conséquences variables.

Le made in France pur et dur se fonde sur une véritable préférence nationale militante. Laquelle pousse à acheter avant tout un produit fabriqué en France par le travail des salariés du pays. On peut aller jusqu’à tolérer des faiblesses relatives pourvu que la fabrication nationale soit clairement établie. La France d’abord !

Le made in France consiste à privilégier à chaque occasion un produit fabriqué en France si les comparaisons ne sont pas en défaveur du consommateur. Ce qui oblige à une performance du produit qui ne se limite pas à son lieu de production. Mais l’imbrication des économies conduirait à une préférence plus cohérente, plus efficace également, la préférence européenne.

Malgré les tensions et les risques politiques de voir la montée des extrêmes affaiblir l’Europe, elle demeurera l’échelle unique pour se confronter aux autres grandes puissances mondiales. Et privilégier le « made in Europe » c’est donner l’avantage à des principes éthiques, une morale politique, une vision humaniste. Malgré les difficultés de tous ordres, les facilités que les réseaux sociaux offrent aux extrémistes de tous bords.

Peut-on imaginer une bataille du made in France qui fasse fi du « made in Europe », unique échelle compatible avec les réalités de notre temps et celles à venir ?

 

Vu et lu dans Les Echos du 18/10/22

Vu et lu dans Les Echos du 18/10/22

Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22
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SPATIAL : LES ÉTATS MEMBRES DE L’ESA ADOPTENT UN BUDGET EN HAUSSE DE 17%

https://vipress.net/spatial-les-etats-membres-de-lesa-adoptent-un-budget-en-hausse-de-17/

Le 24 Nov 2022 

 

Lors de la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne qui s’est tenue à Paris les 22 et 23 novembre 2022, les États membres de l’ESA ont décidé d’un investissement européen global de près de 17 milliards d’euros, en hausse de 17% par rapport au budget précédent voté en 2019.

La France engage aujourd’hui 3,73 milliards dont une contribution à l’Agence spatiale européenne (ESA) à hauteur de 3,25 milliards d’euros, en hausse de plus de 20% par rapport à 2019 s’agissant des financements ESA. Ces nouveaux investissements représentent 35% du budget français pour le secteur spatial, annoncé par la Première ministre à 9 milliards d’euros sur les trois prochaines années, soit le premier budget spatial européen.

Les évènements liés à la guerre en Ukraine ont démontré l’intérêt de disposer d’une autonomie spatiale renforcée, particulièrement en matière d’accès à l’espace et de communications sécurisées. Les programmes menés par l’ESA constituent l’un des leviers en la matière, permettant notamment de mutualiser notre accès à l’espace et de financer de nombreuses missions scientifiques et d’exploration.

La France a ciblé deux objectifs prioritaires dans le cadre de cette souscription : renforcer l’autonomie européenne dans le secteur spatial, notamment en matière d’accès à l’espace, de télécommunications et de compétitivité du secteur spatial européen, et améliorer la connaissance du changement climatique. Les engagements français en faveur de la science sont également en forte augmentation, qu’il s’agisse des missions scientifiques de l’ESA, les programmes d’observation de la Terre ou d’exploration.

En matière de lanceurs, la France assure le financement d’Ariane 6 (523 M€), de la poursuite du démonstrateur de premier étage réutilisable Themis (50 M€) ainsi que du moteur « low-cost » Prometheus (156 M€). Cet engagement financier consacré aux programme menés par l’ESA se complète d’actions qui seront menées au niveau national par le CNES pour 125 M€ pour le financement des futurs lanceurs réutilisables et 40 M€ pour un futur moteur lourd. Concernant le long terme, la France est parvenue à un accord avec l’Allemagne et l’Italie sur l’adaptation du cadre d’exploitation des lanceurs européens au nouveau contexte international. Cet accord repose sur trois principes : la préférence européenne pour les lancements institutionnels, le financement d’Ariane 6 et Vega C afin de garantir la compétitivité de ces lanceurs sur les marchés institutionnels et commerciaux.

Concernant le changement climatique, la France investit de manière significative dans les satellites d’observation de la Terre, parmi lesquels Copernicus, la constellation européenne d’observation de la Terre à hauteur de 170 M€, mais également dans la préparation de future technologie d’observation de la Terre à hauteur de 225 M€. La France a également fortement investi (100 M€) pour le futur satellite Aeolus 2 qui va mesurer la vitesse des vents partout sur la surface du globe.

La France renforce également sa position dans le domaine de l’exploration, en y consacrant 516 M€, à la fois pour la poursuite de la mission Exomars malgré l’arrêt de la coopération avec la Russie, mais également à travers une contribution importante aux modules Esprit et I-Hab de la future station dite « Gateway » en orbite lunaire et de la mission de retour d’échantillon de sol martien, dont le retour sur Terre est prévu en 2031.

Sur le volet des télécommunications, la France a souscrit 400 M€ pour soutenir la R&D de ses industriels dont jusqu’à 300 M€ pour la constellation européenne de connectivité sécurité « IRIS² », selon les consortiums qui seront éligibles. Cet investissement dans le cadre européen se complète de 140 M€ qui seront alloués dans le cadre de France 2030 à des projets innovants en matières de télécommunications.

Le climat reste hautement prioritaire pour les États membres de l’ESA. Les ministres sont convenus de doter le Programme d’observation de la Terre de l’ESA de 2,7 milliards d’euros.

Avec 3,2 milliards d’euros destinés à la science, l’ESA va poursuivre la mise en œuvre des missions de son programme Vision Cosmique tout en préparant son nouveau programme de science spatiale Voyage 2050, qui définit sa vision globale en matière de science sur la période 2035-2050.

Les ministres ont alloué un montant de 2,7 milliards d’euros à la prochaine phase de Terrae Novae, programme d’exploration spatiale de l’ESA, qui se concentre sur trois destinations : l’orbite terrestre basse, la Lune et Mars.

Concernant les satellites au service de la connectivité, de la sécurité et du développement durable, l’amélioration de la vie sur Terre va bénéficier de quelque 1,9 milliard d’euros, qui seront consacrés aux moyens assurant une connectivité permanente en tout point du globe.

Le budget de la navigation a été porté à 351 millions d’euros.

Avec une hausse du budget alloué à son programme de sécurité spatiale, qui passe à 731 millions d’euros, l’ESA va pouvoir intensifier ses efforts pour protéger la Terre des dangers provenant de l’espace.

Le budget de l’ESA affecté au transport spatial est porté à 2,8 milliards d’euros.

Enfin, le budget des programmes technologiques de l’ESA passe à 542 millions d’euros. Les ministres ont décidé de lancer le nouveau programme ScaleUp, dont l’objectif est de promouvoir les activités spatiales commerciales ainsi que le développement d’un nouvel écosystème spatial en Europe.

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La Commission Européenne confirme son intention d’investir 1,2 milliard d’euros pour la R&D dans le domaine de la défense

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-confirme-son-intention-dinvestir-12-milliard-deuros-pour-la-rd-dans-le-domaine-de-la-defense/?mc_cid=d9d3708e72&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 20 juillet 2022, la Commission européenne annonçait son intention d’accorder un financement total de l’UE de près de 1,2 milliard d’euros en faveur de 61 projets collaboratifs de recherche et de développement dans le domaine de la défense, sélectionnés à la suite des tout premiers appels à propositions lancés au titre du Fonds européen de la défense (FED). Le 5 décembre dernier, elle a confirmé cet investissement.

Le Fonds européen de la défense (FED), l’instrument phare de la Commission créé pour soutenir la coopération en matière de défense en Europe, vise à favoriser la coopération entre les entreprises de toutes tailles et les acteurs de la recherche dans l’ensemble de l’UE. Il soutient des projets de défense compétitifs et collaboratifs d’un bout à l’autre du cycle de R&D.

L’UE a ainsi décidé d’investir dans des projets de capacités de défense de pointe, tels que la prochaine génération d’avions de combat, de chars et de navires blindés, ainsi que dans des technologies critiques pour la défense, telles que l’IA, le cloud militaire, les semi-conducteurs, l’espace, le cyberespace ou les contre-mesures médicales. Le FED sera ainsi le fer de lance des technologies de rupture, notamment dans le domaine des technologies quantiques et des nouveaux matériaux, et tirera parti de PME et de start-ups prometteuses.

Margrethe Vestager, avait déclaré en juillet:

 “Les excellents projets sélectionnés ont montré que la coopération industrielle en matière de défense en Europe peut devenir une réalité, même à grande échelle. Les presque 700 entreprises qui s’emploieront à la recherche et au développement de la prochaine génération de technologies innovantes de la défense grâce à des fonds de l’UE donneront l’impulsion pour obtenir une base industrielle résiliente et compétitive. Le fait que les PME représentent 43 % des entités participant aux projets sélectionnés montre que le programme du Fonds européen de la défense concerne bel et bien toute la chaîne de valeur industrielle de l’UE.”

Les PME représentent environ 43% des porteurs de projet. Les financements de la FED vont s’adresser aux catégories suivantes :

  • Le combat aérien (environ 190 millions d’euros);
  • Le combat terrestre (environ 155 millions d’euros);
  • Le combat naval (environ 103 millions d’euros);
  • La défense aérienne contre les missiles (environ 100 millions d’euros);
  • Les projets liés à l’espace bénéficieront d’un soutien d’environ 50 millions d’euros;
  • La cyberdéfense : 38 millions d’euros seront investis dans les projets de R&D de ce domaine.

Par ailleurs, 24 projets prometteurs impliquant des PME et des start-ups transfrontières bénéficieront également d’un financement.

À la suite de la décision d’attribution, les conventions de subvention avec les consortiums seront signées et les projets commenceront à se concrétiser. L’objectif est de soutenir la compétitivité de l’industrie de la défense européenne, le développement des technologies clés dont les forces armées ont besoin et de renforcer la sécurité de l’Union.

Thierry Breton, Commissaire au marché intérieur, a déclaré:

Avec un investissement de 1,2 milliard d’euros en faveur de 61 projets de défense européens collaboratifs, le Fonds européen de la défense présente aujourd’hui des résultats concrets en vue d’une industrie européenne de la défense plus intégrée à même de favoriser l’innovation et de fournir des capacités de pointe à nos forces armées. Grâce au Fonds européen de la défense, la coopération européenne dans le domaine de la défense devient de plus en plus la norme. Nous dépensons mieux en dépensant collectivement. Les États membres et l’industrie européenne de la défense en bénéficieront tous, quelle que soit leur taille”.

Découvrir les projets sélectionnés :

https://defence-industry-space.ec.europa.eu/funding-and-grants/calls-proposals/european-defence-fund-2021-calls-proposals-results_

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Le CNRS a deux nouvelles Étoiles de l’Europe

https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/le-cnrs-deux-nouvelles-etoiles-de-leurope-0

Le 06 décembre 2022

Ce mardi 6 décembre se tenait la cérémonie des Étoiles de l’Europe qui récompense les coordinateurs de projets de recherche collaboratifs européens. Jean-François Doussin et Nicolas Mansard sont lauréats.

« La coordination d’un projet européen permet de fédérer et de réunir des partenaires autour d’une même expertise. Ce rôle fédérateur offre une visibilité singulière à la France dans le paysage européen de la recherche, tant pour les chercheurs, que pour les structures qui les portent. Ils deviennent autant d’ambassadeurs de notre recherche et de notre potentiel d’innovation », a souligné la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau à l’occasion de Forum Horizon Europe, au cours duquel se déroulait la cérémonie des Étoiles de l’Europe. « Je félicite les équipes de chercheuses et chercheurs qui se sont investis et qui ont fait le choix audacieux de l’Europe en coordonnant des projets collaboratifs », a ajouté la ministre à l'attention des chercheurs et des chercheuses lauréats.

La journée, qui s'est déroulée au Musée du quai Branly – Jacques Chirac a été rythmée par des tables-rondes sur la place des infrastructures de recherche dans Horizon Europe, la préparation d’un projet collaboratif européen et les objectifs des missions européennes.

Les trophées des Étoiles de l’Europe ont été remis à 12 lauréats dont deux scientifiques portant des projets CNRS : l’enseignant-chercheur en chimie de l’atmosphère, Jean-François Doussin et Nicolas Mansard, chercheur en robotique. 

Eurochamp pour la compréhension de l’impact de la pression atmosphérique sur le climat, la santé et le patrimoine

« Je reçois une étoile, mais il me faudrait une constellation pour les donner à tous ceux qui ont participé à ce projet », a indiqué Jean-François Doussin, professeur à l’Université Paris-Est Créteil, directeur adjoint scientifique Océan-Atmosphère à l’Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS (INSU) et coordinateur du projet Eurochamp-2020 à la remise de son trophée.

Financé par le programme Horizon 2020 sur une durée de cinq ans, le projet Eurochamp-2020 a réuni un consortium de 14 partenaires européens coordonné par le CNRS – pour un budget de 9 millions d’euros. Ce projet européen d’infrastructures en science de l’environnement a visé à mettre en réseau les chambres de simulation atmosphérique Européennes : des outils rares et lourds qui servent à reproduire des atmosphères synthétiques pour étudier la transformation des polluants dans l’atmosphère. « L’objectif est de comprendre comment les polluants réagissent entre eux sous de la lumière solaire, de la présence d’autre polluants, de nuages, d’aérosols, etc… C’est une chimie très complexe qu’il faut modéliser pour prévoir les évènements de pollution, comme par exemple un pic d’ozone ou un évènement de particules fines ».

Une vingtaine d’installations en Europe, se chiffrant à plusieurs millions d’euros chacune, permettent d’étudier aussi bien la compréhension de la pollution aux particules fines, que l’impact de la pollution atmosphérique sur le climat, la santé ou encore le patrimoine. « Si cette science est née aux Etats-Unis, l’Europe aujourd’hui en est leader grâce à des initiatives telles que Eurochamp. »

Le projet européen s’est construit sur trois piliers. D’abord favoriser le réseautage pour le partage de connaissances et établir de bonnes pratiques entre experts. Également, « préparer l’avenir » grâce une recherche méthodologique sur l’adaptation des protocoles et des outils analytiques aux questionnements scientifiques émergeants. Et enfin, l’ouverture des installations aux utilisateurs extérieurs afin de favoriser l’accès des scientifiques non spécialistes de la simulation expérimentale aux chambres de simulation les plus avancées et les plus adaptées à leur recherche. « 50 % du budget d’Eurochamp a été dédié à cette ouverture nécessairement transnationale pour construire le paysage scientifique européen. Les scientifiques accueillis étaient donc financés pour leur voyage et leurs expériences sur les installations. »

Un projet qui a su intéresser les industriels pour l’évaluation de l’impact environnemental de leurs productions, pour le développement d’instrumentations de suivi de la pollution de l’air, ou encore avec l’émergence du marché des capteurs personnels, ou pour connaitre l’impact environnemental d’un produit - comme par exemple un pesticide ou une technologie automobile ou un carburant. « Ces questions ont fortement connecté Eurochamp au secteur industriel qui comptait plus d’une quinzaine de partenaires et d’utilisateurs privés. » Si Eurochamp s’est terminé en 2022, les partenaires prépare dans le cadre de la feuille de route ESFRI la fondation d’une infrastructures distribuées pérenne. « Dès le début du projet, nous nous sommes rapprochés de l’infrastructure ACTRIS qui fédère les sites atmosphères d’observation du climat. Aujourd’hui, nous avons fusionné et allons créer une organisation internationale– ACTRIS ERIC - qui continuera les actions d’Eurochamp. »

MEMMO : les robots du futur
« Je voudrais remercier les personnes qui m'ont aidé à coordonner ce projet. C'est un projet monté par un consortium de jeunes chercheurs. Cela a été une grande fierté pour moi d'être choisi pour coordonner ce projet », a indiqué Nicolas Mansard, chercheur en robotique, médaillé de bronze du CNRS et coordinateur du projet MEMMO lors de la cérémonie. Financé par le programme Horizon 2020 sur une durée de quatre ans, le projet MEMMO (Memory of Motion) a réuni un consortium de 10 partenaires européens – dont le LAAS - CNRS - pour un budget de 4 millions d’euros.

Ce projet européen a eu pour objectif de dépasser le savoir-faire actuel du robot marcheur en combinant des compétences en contrôle prédictif et l’apprentissage automatique. « Nous avons voulu prouver qu’il était possible de générer des mouvements complexes pour des robots arbitraires avec des bras et des jambes interagissant dans un environnement dynamique en temps réel », rapporte Nicolas Mansard.

Pour ce faire, le consortium a réuni un groupe d’experts en optimisation numérique, apprentissage machine, contrôle et conception de robot pour dépasser les capacités de contrôle actuels qui ne permettent pas le calcul générique de mouvements complexes en temps réel. « Le projet MEMMO s'appuie sur une mise en mémoire massive de mouvements optimaux précalculés qui sont récupérés et adaptés à de nouvelles situations avec un contrôle prédictif de modèle traitable en temps réel et où tous les capteurs disponibles sont exploités pour un contrôle par rétroaction », explique Nicolas Mansard. 

L’équipe a ainsi réalisé trois démonstrateurs : un robot humanoïde travaillant dans une usine du futur dans l'aérospatial (en partenariat avec Airbus, leader de cette industrie), un quadrupède pour explorer des structures de génie civil (tunnels de mines, bâtiments et villes - en partenariat avec Costain, le constructeur britannique du tunnel sous la Manche), et un exosquelette (en partenariat avec la fédération APAJH, association pour adultes et jeunes handicapés) pour permettre aux patients paraplégiques de marcher.

Pour les trois démonstrateurs, la preuve de concept a été réalisée. Si le robot humanoïde n’existe pas encore hors laboratoire, le quadrupède fonctionne mais n’est pas encore un produit, quant à l’exosquelette il est déjà un outil utilisé dans les centres de rééducation. « Nous avons pu démontrer sur une échelle de quatre ans qu’une seule idée pouvait irriguer des champs applicatifs différents et s’implémenter sur trois plateformes différentes. »

Avec une preuve de concept validée, le projet MEMMO ouvre tout un champ de possibilités en termes d’applications industrielles alors qu’une telle technologie révolutionnerait certainement les capacités de mouvement des robots et débloquerait un large éventail de services et d’outils très concrets. « Aujourd’hui l’exosquelette permet à des patients de travailler leur rééducation en centre hospitalier, mais à terme, il pourrait remplacer le fauteuil roulant. »

 

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/22

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/22

 

Mettre en avant un récit européen

https://euroclic.mouvement-europeen.eu/mettre-en-avant-un-recit-europeen/

 

Le thème central de la récente université d’automne du Mouvement Européen-France était la culture. Cela va bien au-delà, nous devons plaider pour une identité européenne. Malgré nos diversités culturelles les pays en commun portent des valeurs et un héritage commun.

Notre monde s’organise en grands ensembles régionaux qui, pour mieux s’identifier, font chacun valoir un « récit » Les Etats-Unis avec la frontière et le mode de vie américain, la Russie avec l’histoire de son empire, la Chine avec ses 4000 ans de civilisation, le Royaume-Uni et son insularité, la Turquie avec le souvenir de l’empire ottoman, le Proche-Orient avec les lieux saints de l’islam, certain pays africain avec le non-alignement et la colonisation … Ces récits sont abondamment utilisé à des fins politiques, souvent au prix d’une réécriture de l’Histoire ou de dévoiement de notions qui nous sont chères (la Russie et la Chine qui disent être les vrais démocraties).

Face à cette présentation, souvent décomplexée, de la réalité historique de certains pays, l’Europe ne fait pas valoir ce qu’elle a en commun entre ses pays membres, qui sont souvent des sources d’inspirations qui se sont rependues dans le monde. La musique occidentale s’est rependue dans le monde au point que les résultats de concours internationaux sont trustés par les coréens ou les japonais. La pensée occidentale, sa littérature, ses arts graphiques sont largement connus, sans pour autant nier les cultures locales.

Aurions-nous honte de promouvoir nos spécificités ? L’exemple le plus flagrant étant les ponts et portes que nous faisons figurer sur nos billets de banque, faute de choisir quelles figures d’hommes et de femmes célèbres y faire figurer. Qu’est-ce qui nous différentie d’autres continents ? A l’évidence, à la différence des chinois, nous privilégions l’individu sur l’intérêt collectif. Nous acceptons la vérité scientifique, qui pour d’autres, vient contredire des croyances religieuses, nous ne plaçons pas sous la bénédiction divine nos institutions comme le font les américains etc.

Mettre en avant un récit européen, serait un moyen de faire prendre conscience des citoyens de leurs spécificités et de s’affirmer dans le monde. Les moyens nous en sont donnés par notre histoire, par notre réalité européenne d’aujourd’hui, par les ambitions que nous avons pour le monde.

L’histoire des Européens leur fourni des repères dont ils peuvent être fiers : invention de la démocratie à Athènes, d’un droit romain qui perdure jusqu’aujourd’hui, de l’humanisme, des droits de l’Homme, séparation de l’église et de l’Etat, Etat de droit, économie sociale de marché, idéal de paix illustré par le seul exemple qu’elle constitue de réunion pacifique de tout un continent, développement d’une culture qui s’est diffusée dans le monde entier.

L’Europe d’aujourd’hui est faite d’échanges entre humains de cultures différentes et associés de façon pacifique. C’est la promotion d’une gouvernance mondiale au service des biens communs de l’humanité, le leadership dans l’action pour le climat.

L’ambition pour le monde est une présence de l’Europe à hauteur des grandes puissances qualifiées de « rivaux systémiques », la promotion de régulations qui préservent la paix, l’état de la planète, qui minimise les déséquilibres de la finance et l’accroissement des inégalités, qui garantissent les droits des personnes, qui encadrent les questions éthiques que pose les progrès scientifique et technique, mais aussi les concentrations de pouvoirs économiques face aux pouvoirs politiques.

Affirmer les valeurs de l’Europe ne veut pas dire nier les autres cultures ou autres systèmes de valeurs, mais cultiver une identité commune déjà largement partagée.

Emmanuel Macron dans une récente allocution devant le Parlement européen a parlé d’un « leg européen » je pense qu’il faut aller plus loin et parler d’un récit qui puise sa source dans l’acquis, mais aussi trace notre ambition au services de l’Europe et du monde.

Ce sujet mériterait un débat avec le concours d’historiens, mais aussi de politologues et de philosophes, sans omettre de le placer dans une actualité qui le rend indispensable : changement climatique, résurgence des logiques de puissance (Ukraine, Taiwan…), défaut de gouvernance conduisant à des drames (Liban, Ethiopie), retour du religieux…

François Vié, vice-président du Mouvement Européen-Pas-de-Calais

 

Publié dans En bref

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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

La Région Île-de-France et Cosmetic Valley s’associent pour le rayonnement de la cosmétique française

https://www.industries-cosmetiques.fr/la-region-ile-de-france-et-cosmetic-valley-sassocient-pour-le-rayonnement-de-la-cosmetique-francaise/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_la_region_ile_de_france_et_cosmetic_valley_s_associent_pour_le_rayonnement_de_la_cosmetique_francaise&utm_term=2023-01-19

Le 19 Janvier 2023

 

Après en avoir fait une des filières prioritaires de son « Schéma Régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation », Impact 2028, la Région Île-de-France a signé le 16 janvier un partenariat stratégique avec le Pôle de Compétitivité « Cosmetic Valley » pour renforcer l’industrie française de parfumerie-cosmétique dans son rôle de leader mondial, contribuer à conserver ses traditions, ses métiers et ses savoir-faire et développer ses performances en matière de recherche et de création.

L’objectif de cet accord est, d’abord, de construire un réseau d’affaires à partir du vivier des entreprises cosmétiques franciliennes, d’en faire véritable tissu industriel efficace et cohérent, d’accélérer ses projets de R&D et d’aider les sociétés qui y adhéreront à se développer à l’international, renforçant ainsi les points forts de l’économie francilienne dans le domaine de la « beauté » : tests, mesures, olfaction et intelligence artificielle.

L’ambition de cette nouvelle association est également de créer, en Île-de-France, sur le modèle de la Fashion Week, une Cosmetic Week à résonance mondiale. Cet évènement, associant ouvertures de sites, démonstrations, ateliers, etc, doit offrir une forte visibilité internationale à la cosmétique hexagonale et francilienne. Sans équivalent en Europe à ce jour, cette manifestation doit permettre à la fois de mieux connecter ETI, TPE/PME, start-ups, grandes entreprises et instituts de recherche et d’en faire percevoir le travail et les méthodes au grand public.

Forte de ses 24% de parts de marché à l’export, de ses 3 200 entreprises employant près de 250 000 salariés et réalisant 45 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la parfumerie-cosmétique est le troisième contributeur positif au solde de la balance extérieure de notre pays, derrière l’aéronautique et les vins & spiritueux.

Il était donc primordial que la première région économique d’Europe participe de cette réussite et en soit le cœur. L’île-de-France réalise, en effet, 70% du chiffre d’affaires de ce secteur industriel et près de 40 000 de ses salariés y résident. Elle réunit sur son territoire un écosystème puissant, concentrant l’essentiel des leviers de commandement de cette industrie, un nombre important de fabriques, de manufactures et d’usines, unissant logistique en aval et R&D en amont, à laquelle se rattachent en outre plusieurs écoles de très haut niveau.

Cette mobilisation était nécessaire. La Région Île-de-France doit désormais compter, outre celles de New-York, de Milan et de Tokyo, avec la concurrence de Shanghai, de Taiwan ou de Séoul, trois métropoles mondiales qui ont fait de la cosmétique un levier d’attractivité, parfois en la mixant avec d’autres secteurs d’avenir (numérique, robotique, objets connectés).

Conserver un leadership dans ce contexte nécessite de réunir tous les acteurs de la filière et de les faire agir en commun afin de valoriser les résultats d’une recherche qui associe laboratoires privés et universités publiques, de conquérir de nouveaux marchés à Texport, de trouver des solutions aux nombreuses tensions qui pèsent sur le recrutement des entreprises du secteur et de demeurer attractif aux yeux des entreprises étrangères de la filière.

C’est pourquoi cet accord doit également contribuer, grâce à l’engagement de Choose Paris Région, l’agence d’attractivité de la Région Île-de-France, à promouvoir le territoire francilien aux yeux des nombreux groupes étrangers souhaitant s’y implanter afin de bénéficier de la richesse de son écosystème. Le « Fabriqué en France », qui repose sur quatre piliers – authenticité des ingrédients, sécurité du consommateur, protection de l’environnement, performance de l’innovation -, est notre meilleur atout pour y parvenir.
 

Cosmetic Valley est l’acteur que l’État a désigné au niveau national pour mener cette mission. Chargé de promouvoir la qualité française, le Pôle de Compétitivité rassemble 800 entreprises, petites ou grandes, accélère leurs processus d’innovation, les coordonne avec la recherche publique nationale ou européenne. Travaillant avec 20 universités et centres de recherche, dont le CNRS, il mène 400 projets de recherche et d’investissements collaboratifs pour un montant total de 500 millions d’euros.

En Île-de-France, Cosmetic Valley agit, d’ores et déjà, pour faire rayonner la cosmétique française. Elle organise, chaque année au mois d’octobre, à Paris, le salon international de l’innovation cosmétique « Cosmetic 360 ». Choose Paris Région y participe, marquant la présence francilienne depuis 2021.


Cosmetic Valley est, de son côté, engagé au premier chef dans de nombreuses coopérations avec les universités et écoles de haut niveau franciliennes. Le pôle travaille encore plus directement avec l’Université de Cergy-Pontoise (spécialisée dans l’utilisation de lasers pour étudier la peau et le cheveu), le synchrotron SOLEIL à Saclay (laboratoire de recherche utilisant la lumière pour analyser la peau, le cheveu et leurs interactions avec les cosmétiques), l’Ecole de Biologie Industrielle et l’ISIPCA, institut formant les meilleurs parfumeurs au monde.


Ce rapprochement est prometteur. C’est un nouveau tournant dans la stratégie d’intensification des partenariats public-privé nécessaires au développement de la Cosmétique Française.

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-signe-un-partenariat-strategique-avec-la-ville-de-seoul-et-la-k-beauty/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_cosmetic_valley_signe_un_partenariat_strategique_avec_la_ville_de_seoul_et_la_k_beauty&utm_term=2022-11-15

 

https://www.industries-cosmetiques.fr/30-nouveaux-adherents-rejoignent-cosmetic-valley/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_cafe_une_info_30_nouveaux_adherents_rejoignent_cosmetic_valley&utm_term=2022-12-07

 

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Roland Lescure, Ministre en charge de l’Industrie a réuni le Comité de filière Cosmétiques

Industries Cosmétiques / Le 20 Décembre 2022

 

Présidé – pour la première fois – par Roland Lescure, Ministre délégué à l’Industrie, le « Comité de filière cosmétiques » s’est réuni le 28 novembre, en présentiel, à Bercy, pour une troisième séance de travail depuis sa création en 2021, à la suite des « États Généraux de la Cosmétique », Organisée par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley et la FEBEA, en présence d’une vingtaine de représentants de la filière, cette réunion a permis d’échanger avec le Ministre sur les défis rencontrés par les différents maillons de la chaîne de valeur – fournisseurs, fabricants, distributeurs -, et de soumettre au ministre des projets concrets de coopération entre les entreprises, les associations professionnelles et les pouvoirs publics.

A l’issue de la réunion, Cosmetic Valley, la FEBEA et le Médiateur des entreprises ont signé la « Charte sur les achats responsables », premier aboutissement du processus lancé début 2021 avec l’adoption, par les plus grands donneurs d’ordre du secteur, de la « Déclaration de solidarité des entreprises cosmétiques avec le secteur verrier ». Elle formalise dix engagements entre donneurs d’ordre et fournisseurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

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Stockage ADN (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Stockage ADN (suite)
Stockage ADN (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 25/10/22
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L’ADN pourrait-il bouleverser le stockage à froid déjà en plein essor ?

https://www.ecinews.fr/fr/ladn-pourrait-il-bouleverser-le-stockage-a-froid-deja-en-plein-essor/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-15-11-2022

Le 14 novembre 2022 Par Alain Dieul

 

D’immenses volumes de données sont générés continuellement dans tous les domaines, dans le monde entier : chaque année, ils s’évaluent désormais en zettaoctets (1 zettaoctet = 1 milliard de téraoctets). Or, le traitement et le stockage de ces océans de données est un défi pour les entreprises, notamment celles exploitant les technologies d’intelligence artificielle (IA), de vidéo intelligente et les applications analytiques. Le fossé qui sépare la demande et ce que les entreprises peuvent se permettre de stocker efficacement sans coûts exorbitants, ne cesse de s’élargir. Mais où héberger toutes ces données ?

Uwe Kemmer, Director EMEA Field Engineering chez Western Digital démontre dans cet article comment le stockage froid, ou archivage à long terme, est en plein essor car une grande partie des données générées est constituée d’informations non structurées (vidéosurveillance, capteurs, photos…) potentiellement intéressantes pour l’IA ou des analyses futures.

Le stockage froid, la solution ?
Le stockage froid est idéal pour les données qui ne sont pas activement utilisées immédiatement et régulièrement, et qui sont donc archivées. Ce n’est pas pour rien s’il s’agit du segment du stockage de données enregistrant la plus forte croissance actuellement : à l’horizon 2025, entre 60 et 80% des données numériques pourraient en effet être archivées. Par ailleurs, cette méthode est bien moins onéreuse que le stockage primaire.
Les archives de stockage froid sont en général stockées sur bandes magnétiques ou disques durs. Ces supports sont souvent moins coûteux, offrent de plus grandes capacités et une durée de conservation supérieure à celle des dispositifs de stockage à mémoire flash (tels que les disques SSD). Pour savoir si le stockage froid est une bonne solution, les entreprises doivent se demander à quelle fréquence et dans quels délais elles ont besoin d’accéder à ces données.

Aujourd’hui, les disques durs de nouvelle génération comptent parmi les vedettes du stockage froid. Ils accélèrent l’accès aux archives et, mieux encore, réduisent grandement le coût total de propriété. Densité surfacique accrue, innovations sur le plan du fonctionnement mécanique et des matériaux employés : tout ceci permet ainsi d’en bénéficier. Mais l’architecture du stockage de données bénéficie aussi d’optimisations à un rythme soutenu.

Stockage sur ADN : la réalité prend le pas sur la science-fiction
En ce qui concerne l’archivage à très long terme (100 ans et plus), de nouvelles solutions et innovations sont nécessaires.
Le stockage sur ADN, basé sur la structure moléculaire de l’ADN, est particulièrement prometteur. Loin de sembler relever de la science-fiction, cette technologie devenue possible aujourd’hui pourrait avoir un impact majeur sur l’avenir du stockage de données. Si cette idée est née il y a plusieurs dizaines d’années, ce sont les immenses avancées dans le domaine de l’ingénierie génétique et du séquençage, ces dernières années, qui ont ouvert la voie au stockage sur ADN. 
Les molécules d’ADN sont composées d’une chaîne de nucléotides contenant quatre éléments : l’adénine, la thymine, la guanine et la cytosine (ATGC). Pour le stockage de données, seul le code binaire contenant l’information doit être encodé dans une séquence d’ATGC. L’ADN artificiel est ensuite créé à partir de ce modèle, pouvant ensuite être séquencé puis retraduit. Au lieu de systèmes (électro)magnétiques ou optiques, le stockage sur ADN utilise la chimie pour stocker les données.

Des atouts considérables sur plusieurs aspects
Si les supports numériques ont une durée de vie de plusieurs dizaines d’années, les archives basées sur l’ADN affichent une durée de conservation de plusieurs milliers d’années.  L’ADN restant stable, les données resteront parfaitement lisibles sans être affectées par des problèmes de formats devenus obsolètes ou de lecteurs introuvables, même dans un futur lointain.
Le stockage sur ADN est aussi imbattable en termes de densité. Une minuscule sphère (l’ADN synthétique est stocké dans des capsules de silice pour le protéger de l’humidité), par exemple, peut contenir des milliards de gigaoctets de données. Cela dépasse la capacité des bandes magnétiques les plus modernes avec un facteur démultipliant de l’ordre de 100 000.
Pour exploiter pleinement le potentiel du stockage de données sur ADN, Western Digital, Twist Bioscience, Illumina et Microsoft ont créé ensemble la 
DNA Data Storage Alliance, que d’autres entreprises réputées ont rejoint depuis. Twist Bioscience a démontré l’efficacité de cette technologie il y a deux ans, en stockant dans de l’ADN l’intégralité du premier épisode d’une série Netflix…
Restons connectés pour voir les avancées en la matière dans les prochaines années !

www.westerndigital.com/fr

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/01/biomemory-l-adn-au-service-du-stockage-numerique.html

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De janvier à juin 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

De janvier à juin 2023
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JANVIER 2023

 

Du 19 au 23 janvier 2023

. Le Sirha / www.sirha-lyon.com

Salon de référence de la restauration, l’hôtellerie et l’alimentation.

 

Le 24 janvier 2023

. Le forum de la technologie responsable / www.rmconseil.eu

 

Du 24 au 26 janvier 2023

. Sepem Nord / www.sepem-industries.com

 Le rdv des industriels des régions.

 

Du 25 au 26 janvier 2023

. Le congrès SFIP / www.sfip-plastic.org

Un congrès dédié aux polymères et à la sécurité incendie.

. Paris Packaging Week 2023 / www.parispackagingweek.com

Au coeur de l’innovation packaging pour la beauté, les boissons, le luxe et les PGC.

 

 

FEVRIER 2023

 

Du 01 au 02 février 2023

. Hyvolution Paris / www.paris.hyvolution.com

L’accélérateur du développement de la filière hydrogène.

. Learning Technologies France / www.learningtechnologiesfrance.com

 

Le 09 février 2023

. Ener J Meeting / www.enerj-meeting.com

La journée de l’Efficacité Energétique et Environnementale du Bâtiment.

 

Du 23 au 26 février 2023

. Viva Fabbrica / www.viva-fabrica.fr 

Un événement pour inspirer et rassembler les jeunes générations autour de l’industrie.

 

Du 25 février 2023 au 05 mars 2023

. Salon International de l’Agriculture / www.salon-agriculture.com

 

 

MARS 2023

 

Du 07 au 10 mars 2023

. Global Industrie / www.global-industrie.com

 

Du 09 au 10 mars 2023

. Paris Space Week / www.paris-space-week.com

Événement B2B dédié aux innovations dans le secteur de l'aérospatial

. Global Summit / www.hello-tomorrow.org

Sommet international réunissant les entreprises, investisseurs, start-up du secteur de la deeptech.

 

Du 11 au 12 mars 2023

. Pharmagora Plus / www.pharmagoraplus.com

Salon européen de la pharmacie.

 

Du 13 au 14 mars 2023

. Medintechs / www.medintechs.com

L’innovation & l’humain au cœur de notre santé.

 

Du 14 au 16 mars 2023

. Le CFIA / www.cfiaexpo.com

L’innovation agroalimentaire s’invente ici.

 

Du 14 au 17 mars 2023

. Le MIPIM / www.mipim.com

Salon dédié aux professionnels de l'immobilier.

 

DU 16 au 17 mars 2023

. Virtuality Web3 Summit / www.virtuality.fr

L'événement dédié aux industries du Web3 et du métavers.

 

Du 17 au 19 mars 2023

. Techstars Startup Weekend Caen / www.caen.cci.fr

Événement spécialement conçu pour créer une start-up pendant le week-end.

 

Du 19 au 22 mars 2023

. Franchise Expo Paris / www.franchiseexpo.com

L'événement incontournable de l'entrepreneuriat.

 

Du 21 au 23 mars 2023

. Documation & Data Intelligence Forum / www.documation.fr

Le salon du management de l’information et des processus documentaires.

 

Du 22 au 23 mars 2023

. It & Cybersecurity Meetings /  www.it-and-cybersecurity-meetings.com

Le salon One To One des réseaux, du cloud, de la mobilité et de la cybersécurité dédié aux professionnels de l'IT et de la sécurité.

 

Le 28 mars 2023

. Techinnov / www.techninnov.events

La première convention d'affaires dédiée à l'innovation en France.

 

Du 28 au 30 mars 2023

. Forum Labo / www.forumlabo.com

Les domaines de la Recherche, de l'Analyse, du Contrôle et du Process.

 

. Contaminexpo / www.contaminexpo.com

L'événement de référence en matière de maîtrise de la contamination et des salles propres. 

 

. Stratégie Clients / www.strategie.com

Le salon des professionnels de la relation client.

 

. Le SIFER / www.sifer-expo.com

Le rendez-vous de la filière ferroviaire en France

 

 

AVRIL 2023

 

Du 05 au 06 avril 2023

. Go Entrepreneurs Paris / www.go-entrepreneurs.com

Evénement professionnel de la création, la transmission, la reprise, le financement ainsi que du développement des entreprises.

. Analyse Industrielle / www.analyse-industrielle.fr

Le salon des solutions en analyse industrielle et process industriels

 

Du 05 au 07 avril 2023

. FIC / www.forum-fic.com

Forum International de la Cybersécurité

 

DU 12 au 16 avril 2023

. Laval Virtual / www.laval-virtual.com

Salon professionnel traitant des nouvelles technologies et des usages du virtuel.

 

Du 13 au 14 avril 2023

. Business Industries / www.businessindustries-saintnazaire.com

L’événement industriel de Saint Nazaire.

 

Du 19 au 20 avril 2023

. S.O.C. Systèmes et Objets Connectés / www.salon-systemes-objets-connectes.com

Connectivités, Electronique, Plateformes, Cybersécurité.

. IoT+MtoM Embedded / www.salon-systemes-objets-connectes.com

. Cloud - Data Center - Infra / www.datacenter-cloud.com

L’adoption du Cloud et le dynamisme des Datacenters.

 

Du 25 au 27 avril 2023

. JEC World / www.jec-world.events

L’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie des matériaux composites.

 

 

MAI 2023

 

DU 06 au 07 mai 2023

. MIF Expo / www.mifexpo.fr

Salon du Made In France.

 

Du 10 au 11 mai 2023

. NEMMO 2023 / www.sfip-plastic.org

New Materials for Future Mobility.

 

Du 23 au 25 mai 2023

. Santexpo / www.santexpo.com

Le rendez-vous annuel de la santé et du médico-social.

 

Du 30 mai 2023 au 01 juin 2023

. Medinov Connection 2023 / www.medinov-connection.com

L'Événement Référent de la Filière MedTech. 

 

 

JUIN 2023

 

Du 06 au 08 juin 2023

. Sepem Sud Est / www.sepem-industries.com

Le rdv des industriels des régions.

 

Du 14 au 17 juin 2023

. Viva Technology / www.vivatechnology.com

Les plus grands noms du monde de la technologie et de l'économie numérique.

 

Du 19 au 25 juin 2023

. SIAE Le Bourget / www.siae.fr

Le rendez-vous sur terre des professionnels du ciel…

 

Le 22 juin 2023 

. Go Entrepreneurs Lyon / www.go-entrepreneurs.com

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