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complement d'information

Hydrogène (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Hydrogène (suite)
Hydrogène (suite)

HyVolution : un éclairage sur les stratégies hydrogène en France et à l'international

https://www.hyvolution-event.com/fr/hyvolution-le-rendez-vous-incontournable-des-acteurs-de-lhydrogene-en-france-et-en-europe

 

27 - 28 octobre 2021 / Paris Event Center

 

Organisé en collaboration avec France Hydrogène et soutenu par l’Ademe, l’évènement hydrogène pour l’énergie, l’industrie et la mobilité présentera les dernières actualités et innovations de la filière ainsi que les solutions concrètes développées aujourd’hui en France et en Europe. Afin d’accompagner l’accélération de la filière, HyVolution devient un évènement annuel.

Avec 220 exposants et marques, cette édition 2021 s’annonce très prometteuse et proposera de nombreuses nouveautés : 50 ateliers sur 2 espaces forums dédiées aux prises de parole des partenaires et des entreprises exposantes, 20 émissions sur le plateau TV, un village international, des journées pays (Corée et UK), une zone d’exposition de véhicules et engins emblématiques de la filière …

 

Vu et lu dans Industrie & Technologies n° 1046 d'octobre 2021
Vu et lu dans Industrie & Technologies n° 1046 d'octobre 2021

Vu et lu dans Industrie & Technologies n° 1046 d'octobre 2021

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Arianespace (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Arianespace (suite)
Arianespace (suite)

Souveraineté de l'Europe : Ariane 5 fait une nouvelle fois le job en battant un nouveau record

 

24 octobre 2021 / La Tribune

 

 

Pour son 111ème lancement, Ariane 5 a réalisé le vol "le plus performant jamais mis en œuvre par un lanceur vers l'orbite de transfert géostationnaire", selon Arianespace.

Avec deux satellites à son bord, SES-17 et Syracuse 4A, d'une masse totale de 10.264 kg, 
le lanceur lourd européen réalise un record mondial d'injection vers cette orbite.

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La Redoute (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Redoute (suite)
La Redoute (suite)

La Redoute va ouvrir un immense entrepôt dans le Nord : 250 emplois à la clé

https://actu-fr.cdn.ampproject.org/c/s/actu.fr/hauts-de-france/cambrai_59122/la-redoute-va-ouvrir-un-immense-entrepot-dans-le-nord-250-emplois-a-la-cle_45450274.html/amp

le 06 Oct 2021

 

110 000 m2 ! La Redoute annonce la construction d’un immense entrepôt dans le Nord, du côté de Cambrai. «Ce nouveau site générera la création de 250 emplois d’ici 2025 », annonce l’entreprise. Détails.

Pour la décoration maison

Il faut dire que La Redoute est aujourd’hui en pleine croissance sur le marché de la décoration maison. « La crise sanitaire et les confinements successifs ont accéléré fortement la croissance, déjà sensible ces dernières années, du marché. En 2020, nous avons encore une fois enregistré une performance remarquable », assure-t-on du côté de l’entreprise.

Une bonne nouvelle mais aussi une nécessité de se réorganiser. La logistique de La Redoute est aujourd’hui organisée autour, d’une part, Quai 30, l’entrepôt dédié au prêt-à-porter et aux petits articles, situé à Wattrelos, et d’autre part, l’entrepôt d’Anzin, près de Valenciennes, consacré à la Décoration Maison.

Mais, mais malgré plus de 80 000 m2, cet entrepôt arrivera au maximum de ses capacités en 2022. D’où cet entrepôt supplémentaire de 110 000 m2 qui gérera exclusivement les produits de décoration maison « petits encombrants », c’est-à-dire de moins de 30 kg, près de Cambrai.

 L’entrepôt d’Anzin concentrera quant à lui ses activités sur les produits dits « encombrants », c’est-à-dire de plus de 30 kg, ainsi que sur la gestion des flux de retours et la réparation des meubles.

« Nous sommes fiers d’annoncer le lancement de ce nouvel entrepôt. Cette nécessité reflète la réussite de notre modèle et la pertinence de notre stratégie de développement », se réjouissent Nathalie Balla et Eric Courteille, co-présidents de La Redoute.

10 000 produits stockés et 4,4 millions articles expédiés

Le site retenu pour ce nouvel entrepôt est celui d’E-Valley, près de Cambrai. Plus de 10 000 produits seront stockés à E-Valley et plus 4,4 millions d’articles seront expédiés chaque année.

« Ce nouvel outil logistique garantira aux clients une livraison en 24 heures en point relais », assure encore l’entreprise. 

Le nouvel entrepôt sera construit en trois phases :

  • 42 000 m2 en juillet 2022,
  • puis 18 000 m2 en janvier 2023
  • et enfin 50 000 m2 en janvier 2025, pour aboutir à un total de 110 000 m2.

Pour mémoire, le site E-Valley est un projet ambitieux de reconversion de l’ancienne base aérienne de Cambrai (BA-103 René Mouchotte). « Cette démarche de reconversion participe à la stratégie de l’Etat visant à lutter contre l’artificialisation des sols ; et la construction du canal Nord – Seine permettra le transport des containers par barges, ce qui est déjà le cas à Anzin ».

Les activités débuteront en septembre 2022 avec les premières réceptions et préparations de commandes. Ce nouveau site générera la création de 250 emplois d’ici 2025. 

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/la-redoute-renaissance-d-un-leader.html

 

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Pôles de compétitivité (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pôles de compétitivité (suite)
Pôles de compétitivité (suite)

LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ LANCENT LE LABEL HI FRANCE AVEC FRANCE INVEST ET FRANCE ANGELS

https://vipress.net/les-poles-de-competitivite-lancent-le-label-hi-france-avec-france-invest-et-france-angels/

Le 4 Oct 2021 

 

Faciliter la rencontre entre investisseurs en capital et entreprises françaises à potentiel accompagnées par les pôles de compétitivité, telle est l’ambition de ce label hi France qui sélectionne les meilleurs dossiers d’investissements.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/10/HIFRANCE-041021.jpgDepuis 2010, les pôles de compétitivité français accompagnent les entreprises innovantes dans le renforcement de leurs fonds propres au travers d’un label national, le label « Entreprise Innovante des Pôles ». En 2021, cette démarche de labellisation est renouvelée avec plus de 20 pôles engagés. Reconnu par les acteurs du capital investissement rassemblés au sein France Invest (Association des Investisseurs pour la Croissance) et de France Angels (Fédération Nationale des Business Angels), le label, rebaptisé hi France, vient faciliter la recherche de financements privés servant la croissance et l’internationalisation des entreprises membres des Pôles de compétitivité ainsi distinguées.

Depuis 2010, plus de 370 labels ont été attribués, 150 levées de fonds concrétisées et 380 millions d’euros investis, prioritairement dans des start-up.

En 2021, en devenant hi France, la démarche s’adapte à l’évolution des profils et des besoins des entreprises membres des pôles de compétitivité. Le label s’adresse aujourd’hui à toutes les entreprises innovantes à potentiel, quels que soient leur taille et niveau de maturité (du capital amorçage au capital développement). Le processus d’évaluation s’appuie sur des analyses trans-sectorielles et trans-régionales permises grâce à des collaborations inter-Pôles. Il est doté d’une visibilité nationale accrue grâce aux partenariats privilégiés et renforcés avec France Invest et France Angels.

Les entreprises labellisées hi France seront mises en lumière auprès de 387 membres actifs et 173 membres associés qui forment au sein de France Invest une communauté de 7000 professionnels et experts du capital-investissement, et auprès de 64 réseaux de Business Angels et 5500 investisseurs fédérés par France Angels.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-les-poles-de-competitivite

 

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FRANCE 2030

Publié le par Jacques SAMELA.

FRANCE 2030
FRANCE 2030

UN « ESPRIT COMMANDO » POUR LA GOUVERNANCE DU PLAN «

 FRANCE 2030 »

https://vipress.net/un-esprit-commando-pour-la-gouvernance-du-plan-france-2030/

Le 13 Oct 2021 

 

Souhaitant tirer les leçons des échecs du passé, le Président de la République a insisté sur l’esprit « commando » qui devra animer la gouvernance du plan « France 2030 » dont l’équipe réduite de pilotage devrait être désignée avant début janvier.

En clair, pas de part du gâteau réservée aux filières et aux industriels en fonction de leur taille, mais une décision rapide d’octroi d’investissement public aux bons projets deeptech de rupture, même s’ils émanent de start-up.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/10/Macroneconomic-300x206.jpg« L’innovation de rupture a complètement comprimé son temps entre l’invention et son industrialisation. Ma première conviction très forte, c’est qu’on doit vraiment sortir de cette opposition entre recherche fondamentale, recherche incrémentale et technologique et industrialisation massive, et essayer de comprimer tout ça. Notre pays va se réindustrialiser par des start-up technologiques et ce qu’on appelle le DeepTech. Et nos grands groupes industriels vont survivre, se transformer et gagner la partie grâce à l’innovation de rupture de start-up qu’ils auront incubées ou qu’ils auront rachetées ou avec lesquelles ils auront des partenariats. Il n’y a pas de France industrielle contre la France des start-up. Il faut qu’on mène en même temps la bataille de l’innovation et de l’industrialisation, on ne peut pas choisir, il faut les mener ensemble. Et ça veut dire qu’il faut qu’on mette beaucoup d’argent public et privé parce que le gagnant prend tout, comme disent les Anglo-Saxons »

Le chef de l’Etat a ainsi insisté sur l’importance d’octroyer 20, 30 ou 50 M€ pour permette à une start-up de développer un démonstrateur et passer rapidement à l’industrialisation de sa technologie. En régime de croisière, le plan « France 2030 » devra ainsi pouvoir faire émerger une centaine de nouveaux sites industriels par an. Cette agilité dans les prises de décisions se veut une réponse par avance aux accusations de saupoudrage que n’a pas manqué de susciter l’annonce du plan. Simplification de l’organisation du pilotage de France 2030, simplification des procédures, rapidité d’obtention des crédits, confiance faite à l’émergence, prise de risque : tels sont les maître-mots de la méthode du plan « France 2030 ».

« Ce que nous devons accepter, c’est la prise de risque massive. Il y aura beaucoup d’échecs derrière les dix objectifs que j’ai donnés. Il faut qu’il y ait beaucoup d’échecs. La seule chose qui est nécessaire, c’est qu’à chaque fois qu’il y a un échec, il puisse être le plus rapide et le moins coûteux possible. Sortons d’une habitude prise qui consiste à dire l’échec est un drame, s’il y a un échec, il faut tout faire pour l’empêcher ; et il faut le rendre le plus pénible pour tout le monde et donc à la fin le plus coûteux possible ; et y avoir mis toute l’énergie du monde. Non. On va faire plusieurs paris technologiques et d’acteurs. Ce n’est pas nous qui choisirons, c’est à la fois les logiques scientifiques, d’innovation, d’organisation du marché et autres. Mais il faut se mettre en situation de les avoir fait émerger vite, de leur avoir donné les moyens, d’avoir été coopératifs pour faire émerger les nouveaux acteurs, et d’avoir éliminé le plus vite possible nos échecs pour pouvoir rebondir », a martelé le Chef de l’Etat.

Concernant l’enveloppe de 30 milliards d’euros du plan « France 2030 », 3 à 4 milliards seront débloqués dès 2022. 8 milliards seront consacrés à l’énergie (développement de petits réacteurs nucléaires, faire de la France le leader de l’hydrogène vert) et à la décarbonation de l’industrie.

Près de 4 milliards d’euros seront investis pour les transports du futur : produire près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides, produire le premier avion bas-carbone.

2 milliards d’euros seront investis pour les enjeux d’une alimentation saine, durable et traçable. Cela consiste notamment à remettre de la valeur dans l’agriculture grâce au numérique, à la robotique et à la génétique.

L’espace, l’exploration des fonds marins et le médical sont également érigés au rang des 10 objectifs prioritaires. Des domaines où l’électronique aura aussi son rôle à jouer.

Rappelons que transversalement, l’accès aux composants électroniques et à la robotique va mobiliser 6 milliards d’euros d’investissement public dans le cadre du plan « France 2030 ».

Rappel des 10 objectifs pour mieux comprendre, mieux vivre, mieux produire en France à l’horizon 2030

 Objectif 1 : Faire émerger en France des réacteurs nucléaires de petite taille, innovants et avec une meilleure gestion des déchets.

  • 1 milliard d’euro sera investi d’ici à 2030.

 Objectif 2 : Devenir le leader de l’hydrogène vert.

  • En 2030, la France comptera sur son sol au moins deux gigafactories d’électrolyseurs et produira massivement de l’hydrogène et l’ensemble des technologies utiles à son utilisation.

 Objectif 3 : Décarboner notre industrie.

  • Baisser de 35 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2015.

Plus de 8 milliards d’euros seront investis pour atteindre ces trois premiers objectifs.

 Objectif 4 : Produire près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides.

 Objectif 5 : Produire le premier avion bas-carbone.

Près de 4 milliards d’euros seront investis pour ces transports du futur.

 Objectif 6 : Investir dans une alimentation saine, durable et traçable.

  • 2 milliards d’euros investis pour ces enjeux.

 Objectif 7 : Produire 20 biomédicaments contre les cancers, les maladies chroniques dont celles liées à l’âge et créer les dispositifs médicaux de demain.

 Objectif 8 : Placer la France à nouveau en tête de la production des contenus culturels et créatifs.

 Objectif 9 : Prendre toute notre part à la nouvelle aventure spatiale.

 Objectif 10 : Investir dans le champ des fonds marins.

 

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Le quantique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique (suite)
Le quantique (suite)

Informatique quantique

Quels challenges et quelles opportunités pour l’écosystème industriel

[Évènement en présentiel et retransmis en direct pour un suivi en distanciel]

https://www.minalogic.com/evenements/informatique-quantique/

Le quantique est un domaine technologique qui façonnera le futur. Minalogic a fait le choix de se positionner sur le sujet et d’impulser une dynamique pour animer et fédérer une communauté d’acteurs. Après une première édition réussie en octobre 2020 et une stratégie quantique de la France annoncée par le Président Macron, le 21 janvier dernier, Minalogic a souhaité faire de cette journée thématique un évènement annuel.
L'édition 2021 rassemblera un très beau plateau de conférenciers pour un tour d'horizon complet du quantique avec :

🔴 Une keynote sur le décryptage des événements de l’année passée
🔴 Un point d’Atos sur sa stratégie quantique, sur le lien entre le calcul quantique et le HPC  et sur les outils de développement du calcul quantique
🔴 Une table ronde avec des acteurs industriels des technologies habilitantes
🔴 Un focus sur les usages des technologies quantiques dans 3 marchés applicatifs : Energie, Chimie et Finance
🔴 L’épineux thème de la formation quantique
🔴 Le plan quantique national, son objectif, sa mise en œuvre, les actions engagées, les appels à projets par le chef d'orchestre de la stratégie quantique française : Neil Abroug !
🔴 Une table ronde avec les acteurs des plans quantiques dans les territoires pour metre en avant les opportunités de collaborations entre les régions

Inscrivez-vous 

https://www.minalogic.com/evenements/informatique-quantique/

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

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Saint-Gobain (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

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La poussée vélique ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La poussée vélique ?
La poussée vélique ?

Cela vous dit quelque chose ?

Rendez-vous demain

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Lhyfe (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Lhyfe (suite)
Lhyfe (suite)

Lhyfe produit ses premiers kilos d’hydrogène vert sur son site vendéen

https://www.industrie-techno.com/article/reportage-lhyfe-produit-ses-premiers-kilos-d-hydrogene-vert-sur-son-site-vendeen.66727#xtor=EPR-25&

Le 04/10/2021

 

Créée il y a quatre ans à Nantes, Lhyfe est désormais un acteur incontournable de l'écosystème hydrogène en France et en Europe. La jeune pousse a inauguré, jeudi 30 septembre, son premier site de production d'hydrogène renouvelable, situé à deux pas de l'océan, à Bouin (Vendée). L'occasion d'annoncer avoir réalisé une levée de fonds de 50 millions d'euros, principalement destinée à renforcer ses équipes, à financer ses nouveaux projets et à investir en R&D.

Au premier étage de l’usine de Lhyfe, à Bouin (Vendée), des tuyaux de toutes les couleurs se mêlent et s’entremêlent derrière une large baie vitrée. « Le tuyau violet contient de l’eau. Le bleu fait passer de l’air comprimé, le vert, c’est le système de refroidissement. Le tuyau blanc sert à évacuer l’oxygène. Enfin, c’est dans le jaune que circule l’hydrogène ! » Casque de chantier vissé sur la tête, gilet jaune sur le dos, Antoine Hamon, le directeur des opérations de la startup française Lhyfe, mène la visite du site vendéen de Lhyfe. Au fond du local, un réservoir, un compresseur et un purificateur autour desquels serpentent les tuyaux colorés sont installés côte à côte. Plus en avant, sur la gauche, se cache un électrolyseur à peine plus grand que la Toyota Mirai à hydrogène exposée à l’entrée du site de production.

Lancée en 2017, le « pure-player de l’hydrogène » Lhyfe a fait coup double ce jeudi 30 septembre : d'une part l'annonce de la réalisation d'une levée de fonds à hauteur de 50 millions d’euros, la deuxième de son histoire, et d'autre part, l’inauguration de son premier site de production, sur le Port-du-Bec en Vendée, en compagnie de ses partenaires, d’investisseurs et de la presse. Deux nouveau investisseurs – SWEN Capital Partners et la Banque des Territoires – ont ainsi rejoint les partenaires historiques (parmi lesquels le Syndicat d’Energie de Vendée, Ovive du groupe Les Saules, Noria) de Lhyfe.

 « L’hydrogène vert, tout le monde en parle, nous, on le fait ! a clamé Matthieu Guesné, le PDG de Lhyfe, lors d'une conférence de presse. C’est une première mondiale ! », a-t-il avancé, avant de prendre de soin de remercier, sur fond de musique galvanisante et sous les applaudissements appuyés de la salle, l'ensemble des salariés « qui sont à pied d’œuvre depuis 2019 ».

Pilotage intelligent

Au loin, les huit éoliennes de Bouin peinent à prendre de l’allure en cette journée ensoleillée. Trois d’entre elles permettent de fournir à l’électrolyseur alcalin de Lhyfe l’électricité nécessaire pour fonctionner. C’est précisément le tour de force de la pépite française : avoir inventé une usine à gaz d’un nouveau genre, qui ne s’appuie plus sur une énergie disponible sans interruption, mais sur une énergie intermittente.

« Nous avons développé de nouveaux process de démarrage et d’arrêt, un logiciel intelligent de prédiction, un système de stockage et nous avons inventé du matériel pour purifier des gaz ; tout un système qui rend possible le branchement direct de l’électrolyseur aux parcs éoliens et solaires, ou aux barrages hydrauliques, aux centrales biomasses », avait déjà détaillé M. Guesné au cours d’une longue interview pour Industrie & Technologies.

En tout, le site vendéen s’étale sur 4 000 m², dimensionné pour produire quotidiennement une tonne d’hydrogène renouvelable par jour. « Pour l’instant, nous produisons 300 kg d’hydrogène par jour. Pour augmenter les capacités de production, il nous suffira d’ajouter des stacks à notre électrolyseur », a précisé M. Hamon. Et de puiser une grande quantité d'eau ?

Antoine Hamon pointe son doigt vers une petite cuve, directement reliée à l’Océan Atlantique qui borde l'usine. « Avec 1m3, nous pouvons produire environ 100 kg d’hydrogène. En d’autres termes, avec l’équivalent en eau d’un jacuzzi, vous pouvez conduire toute l’année ! » Sur la gauche de ce réservoir à eau, une passerelle en ferraille mène vers un bâtiment en bois montée sur pilotis, doté de grandes baies vitrées. C’est le centre de R&D, installé juste en face de l’usine, principalement destiné au développement de l’off-shore.

Décarboner la mobilité lourde et l’industrie

Une tonne quotidienne d'hydrogène renouvelable serait suffisante, d’après M. Guesné, pour « alimenter tous les usages de mobilité lourde d’une ville comme La Roche-sur-Yon [la préfecture de la Vendée, près de 55 000 habitants, ndlr] », qui a déjà acquis un bus à hydrogène et compte également se doter de bennes à ordure à hydrogène dans le cadre du projet « Vallée Hydrogène Grand Ouest » (VHyGO).

Porté par Lhyfe, VHyGO vise une production de 5 tonnes d’hydrogène renouvelable par jour d’ici 2024, répartie sur dix sites de production. Au moins 20 stations-services hydrogène devraient être mises en place, alimentant environ 500 véhicules – bus à hydrogène, bennes à ordures ménagères hydrogène, poids-lourds en rétrofit (adaptés à l'hydrogène après leur construction), véhicules utilitaires légers.

Au-delà des collectivités, certains transporteurs et logisticiens basés en Vendée s’aventurent, timidement, sur la route de l’hydrogène, encouragés par l’implantation d'une unité de production dans la région. « Nous avons une flotte de 33 000 camions au niveau européen et nous avons participé à un appel à projet pour rétrofiter 10 de nos véhicules », a fait savoir Tariel Chamerois, directeur développement durable de DB Schenker France, dont le siège est situé à Montaigu (Vendée).

Dans le secteur du BTP aussi, la réflexion s’amorce doucement. « La société Ineo est en train de retrofiter un de nos tracteurs (350 chevaux) pour qu’il carbure à l’hydrogène. Nous aurons ainsi besoin entre 20 et 30 kg d’hydrogène par jour et sommes en discussion avec Lhyfe », a expliqué Valéry Ferber, directeur innovation et environnement de Charier, une entreprise de travaux public implanté dans l’Ouest.

Produire de l'hydrogène en mer

Mais la France n’est qu’une étape parmi d’autres pour Lhyfe« Nous avons déjà 60 autres sites de production en cours de développement en Europe, qui sont beaucoup plus gros. Certains sont à 10 tonnes d’hydrogène par jour, ce qui permettrait de répondre aux besoins d’une ville comme Nantes », a affirmé le PDG M. Guesné. Au Danemark par exemple, Lhyfe participe au projet GreenHyScale, qui vise l'installation d'une usine d'électrolyse de 100 MW pour une production d'environ 30 tonnes d'hydrogène renouvelable par jour prévue en 2024.

Sur les 50 millions d’euros issus de la levée de fonds, 20 millions sont ainsi dédiés au financement des projets en cours. Les 30 millions d’euros restant sont destinés à « renforcer ses équipes de déploiement et de R&D, en France et à l’international » : si l’entreprise compte aujourd’hui 60 salariés à travers l’Europe, Matthieu Guesné prévoit un doublement des effectifs courant 2022.

L’investissement en R&D est notamment fléché vers le prochain défi de Lhyfe : la production d’hydrogène renouvelable à partir de champs éoliens offshore. « Nous allons faire comme pour le secteur du pétrole : produire notre carburant en mer, soit via un bateau, soit via de nouvelles plateformes », a expliqué Matthieu Guesné.

La mise en place d’un premier démonstrateur de production d’hydrogène en mer sur le site d’essai en mer « SEM-REV » de Centrale Nantes, au large du Croisic, est prévu pour 2022. « Dimensionné pour produire a minima 10 000 tonnes d’hydrogène par an, c’est le modèle offshore qui permettra le déploiement massif de l’hydrogène vert en Europe », a-t-il tranché.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

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Jean-Paul Gaultier (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Jean-Paul Gaultier (suite)
Jean-Paul Gaultier (suite)
Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 26/09/21
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