Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

complement d'information

La France gagne (3)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France gagne (3)
La France gagne (3)

MARS 2022

RECORD 1Pour les projets d’implantations de sites industriels (323) en France en 2021, avec une hausse de 62 %. Cela suit la progression de 28 % en 2020 pour la recherche de bâtiments existants ou de fonciers pour développer de l’activité manufacturière.

L’Usine Nouvelle du 10 mars 2022

 

ENRICHISSEMENTDe 697 400 postes privés ou publics pour l’économie française en 2021, soit trois fois de plus que la moyenne des années 2015 à 2019.

Les Echos du 10 mars 2022

 

HAUSSEDe la production industrielle en France de 1,8 % en janvier 2022.

 

RECORD 2Pour les investissements étrangers en France en 2021, recensant 1 607 projetsen hausse de 32 % par rapport à 2020. Les deux tiers émanent de l’Europe, et 29 % relèvent du secteur de l’industrie.

L’Usine Nouvelle du 14 mars 2022

 

PROFITSDe près de 160 milliards d’Euros pour le CAC 40 en 2021, soit un nouveau record, dépassant en cela de plus de 60 % son pic de 2007.

Les Echos du 21 mars 2022

 

COULEURSRetrouvées pour les caisses de l’Etat avec le rebond économique en cours, avec un déficit public s’établissant à 6,5 %, alors qu’il était de 8,9 % en 2020.

Ecoreseau du 29 mars 2022

 

Partager cet article
Repost0

Publicité

La France gagne (2)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France gagne (2)
La France gagne (2)

FEVRIER 2022

 

ELOGESPour la France par le New York Times, estimant qu’elle s’en est mieux tirée que les autres durant la pandémie, grâce notamment au soutien de l’Etat via le chômage partiel, ainsi que la hausse des contrats d’apprentissage, réduisant le nombre de jeunes chômeurs.

Le Parisien Week-end du 04 février 2022

 

CREATIONDepuis septembre 2020 et le plan de relance de l’économie française, de près de 100 000 emplois grâce aux 782 projets de relocalisations industrielles, générant 5,4 milliards d’Euros d’investissements productifs.

Linkedin Actualités du 17 février 2022

Partager cet article
Repost0

La France gagne (1)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France gagne (1)
La France gagne (1)

JANVIER 2022

 

FABULEUSEL’année 2021 pour les exportations françaises d’armements, avec un niveau jamais atteint d’environ 28 milliards d’Euros.

La Tribune du 05 janvier 2022

 

PREVISIONJusqu’à 15 000 embauches en 2022 pour la filière aéronautique, durement impactée en 2020 et 2021.

L’Usine Nouvelle du 05 janvier 2022

 

HISTORIQUELe nouveau record de création d’entreprises en France en 2021, frôlant le million (995 868), soit une augmentation de 17,4 % sur un an.

La Tribune du 14 janvier 2022

Partager cet article
Repost0

Les domaines skiables (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les domaines skiables (suite)
Les domaines skiables (suite)

Ski Debrief : un hiver « d’anthologie » après la crise

Ski Debrief : un hiver « d’anthologie » après la crise - GROUPE ECOMEDIA (groupe-ecomedia.com)

Patricia REY | 7 Avr 2022

 

Les acteurs du tourisme se sont réunis, le 4 avril, à La Plagne, pour dresser un premier bilan de l’hiver, plutôt remarquable après une saison noire. Mais l’avenir pourrait s’assombrir avec un possible recul des investissements.

«On est passé de l’obscurité à la lumière, après une saison noire », annonce d’entrée de jeu Vincent Rolland, coprésident de L’Agence Savoie Mont Blanc, en préambule de ce 25e Ski Debrief. Et Jean‑Luc Boch, président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), de lancer un rien revanchard : « On nous a rebattu les oreilles qu’il fallait changer de modèle, mais ce qui attire le monde, c’est le ski alpin ! »

+18 % des ventes et des locations en magasin

La preuve en chiffres. À commencer par les magasins de ski, qui enregistrent, au 15 mars, une croissance de 18 % de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019-2020, à la vente comme à la location. De quoi redonner la banane aux loueurs.

Pour autant, Julien Gauthier, vice-président de l’Union sport & cycle (USC), organisatrice de l’événement, évoque « une saison sur le fil », en raison de la flambée de la pandémie en décembre et janvier, qui a fait craindre de nouveau une fermeture des domaines skiables. S’y ajoutent les difficultés sans précédent des entreprises à recruter et la covid à gérer.

« La fréquentation a augmenté, mais aussi les tendances de consommation dans les magasins, avec des paniers moyens en hausse. Les gens avaient envie de se faire plaisir et ont privilégié le meilleur matériel », observe Julien Gauthier.

Même constat du côté du groupe Skiset, dont il est également le directeur du développement et qui totalise plus de 700 magasins dans les stations françaises sous quatre enseignes (Skiset, Netski, Go Sport Montagne, Skimium)  : « Les magasins en station de moyenne montagne ont performé, alors que ceux en altitude (Val d’Isère, Tignes, Val Thorens…) ont souffert de la baisse des clientèles étrangères jusqu’à la mi-janvier. Mais la saison n’est pas terminée. Les réservations jusqu’à fin avril se présentent bien. »

Nouvelle clientèle de 20-30 ans

https://groupe-ecomedia.com/wp-content/uploads/2022/04/Capture-decran-2022-04-07-155718.jpg

Plutôt de bon augure : les professionnels ont vu apparaître une néoclientèle de 20-30 ans dans tous les massifs. « Des primoskieurs citadins venus découvrir la montagne plusieurs fois dans l’hiver plutôt que d’aller passer un week‑end à Barcelone », souligne le vice-président de l’USC. Mais cette nouvelle clientèle continuera-t-elle à venir dans les stations une fois la situation revenue à la normale ?

Ce renouvellement et un tourisme tricolore ont fait la différence cet hiver, comme l’atteste l’activité des Écoles du ski français (ESF). « Elles devraient finir l’hiver en hausse de 5 à 10 %, avec une forte augmentation des cours particuliers, en janvier notamment », rapporte leur président, Éric Brèche, qui relève +36 % des ventes de cours en ligne comparativement à 2019-2020.

« Les images de montagne diffusées l’hiver dernier ont boosté la fréquentation, et la neige a fait rêver », assure le patron des ESF.

Le ski nordique s’inscrit dans la foulée de 2020-2021, réalisant sa deuxième meilleure saison historique« La forte croissance des préventes montre que nous avons réussi à fidéliser les clientèles de l’hiver dernier », se félicite Marine Michel, présidente de Nordic France. À ce jour, les redevances atteignent 13 millions d’euros, contre 10 en moyenne (et 19,7 M€ en 2021).

Meilleure fréquentation

https://groupe-ecomedia.com/wp-content/uploads/2022/04/Capture-decran-2022-04-07-160111-1.jpg

Quant aux stations, leur fréquentation (62,2 %) progresse légèrement de 0,5 % par rapport à 2019-2020, tous massifs confondus (64 % dans les Alpes du Nord, +0,2 %), après le choc de l’hiver dernier. Côté hébergements, les hôtels et meublés tirent leur épingle du jeu, enregistrant chacun +10 %, à l’inverse des clubs et résidences de tourisme (-4 %). « La clientèle a privilégié les hébergements individuels, jugés moins à risque en période de covid », analyse Patrick Provost, président de l’Observatoire des stations de montagne de l’ANMSM.

Mais si tous les indicateurs sont au vert, tout comme ceux de Domaines skiables de France (DSF) qui affiche +1 % de journées skieurs par rapport aux trois années skiées précédentes (+4 % comparativement à 2019-2020) – avec toutefois 0 % en Savoie et -2 % en Haute-Savoie –, les exploitants de domaines skiables sont inquiets.

Hausse du prix du forfait de ski

Au-delà de la pénurie de personnel qui a engendré des fermetures de remontées mécaniques cet hiver, ils subissent de plein fouet la hausse des coûts de l’énergie – notamment de l’électricité – et des matières premières qui fait flamber la facture. Yves Dimier, président de la commission “économie” de DSF, anticipe « un impact sur les investissements futurs ». Les opérateurs prévoient déjà de répercuter la hausse par une augmentation du prix du forfait de 5 %. Sur fond d’inflation et de guerre en Ukraine.

De plus, les collectivités, qui financent en partie les équipements, n’ont toujours pas reçu un centime de l’État, après un hiver 2021 à l’arrêt. « On ne sait toujours pas comment on va boucler nos budgets et on nous répond : “On verra après la présidentielle” », déplore Jean-Pierre Rougeaux, secrétaire général de l’ANMSM.

Et que dire du recrutement dans les années à venir, quand le défaut de main-d’œuvre crée des dysfonctionnements dans toutes les activités ? Des initiatives voient le jour entre différents opérateurs pour donner du travail à l’année aux saisonniers. Mais la route est encore longue, « car ces derniers, fragilisés pendant la crise, ont préféré changer de métier, choisissant d’autres secteurs », pointe Stéphanie Dayan, secrétaire nationale de la CFDT Services. « On doit proposer un emploi, un salaire, mais aussi une qualité de vie », enchaîne Fabrice Pannekoucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. Un avis partagé par Catherine de Bruyne, représentante du GNI, pour qui « il est nécessaire de repenser la saisonnalité. »


Patricia Rey

©Sylvain Flaugère

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/02/la-france-en-haut-des-sommets.html

Partager cet article
Repost0

Publicité

Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde

Publié le par Jacques SAMELA.

Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde
Les diplômes français, deuxièmes plus prisés au monde

Les diplômes français seraient les deuxièmes plus prisés au monde, selon The Times

https://start.lesechos.fr/apprendre/universites-ecoles/les-diplomes-francais-seraient-les-deuxiemes-plus-prises-au-monde-selon-the-times-1366696#xtor=CS1-27

Publié le 24 nov. 2021

La 11e édition du classement mondial des universités les plus performantes en matière d'employabilité du Times Higher Education vient de paraître. La France maintient sa seconde place. Le classement des établissements français sur ce critère rebat les cartes des traditionnels classements écoles.

 

Les jeunes diplômés français peuvent se targuer d'être parmi les plus attractifs aux yeux des entreprises du monde. C'est ce que révèle le classement annuel universitaire mondial de l'employabilité réalisé par le cabinet Emerging. Près de 11.000 managers opérationnels dans 22 pays ont participé à l'enquête et le résultat est sans appel : les universités et grandes écoles françaises sont celles, pour une deuxième année consécutive , qui récoltent le plus de votes (7,32 %) ex aequo avec le Royaume-Uni (7,29 %), loin cependant derrière les établissements américains.

La mappemonde universitaire a subi quelques changements post-Covid : en 2021, les universités chinoises ont enfin trouvé leur place dans le Top 5, alors que les Pays-Bas débarquent à la dixième position.

Indétrônable MIT

En première place du podium, loin devant ses cousins européens, les établissements américains sont cités par 25,41 % des sondés. Parmi les dix premières universités les plus « employables », six sont américaines dont les deux têtes de classe que sont le MIT et CalTech, célèbres réservoirs à talents de la Tech.

L'Hexagone compte 16 établissements au top 250. Centrale Supélec - Paris Saclay est la mieux lotie (stable à la 22e place) suivie de près par HEC Paris, à la 25e, et Polytechnique, à la 30e. A noter : l'emlyon Business School (38) domine toutes ses concurrentes écoles de commerce comme l'Edhec (58), l'Essec (80) ou encore l'ESCP (91)… et arrive juste devant les Mines ParisTech (40), et même devant l'ENS (51) qui perd cette année 17 places. Preuve que lorsque le curseur est mis sur l'employabilité au niveau international, les cartes sont rebattues.

Le triomphe des « soft skills »

Et côté compétences ? En 2020, les entreprises valorisaient d'abord l'excellence académique comme première qualité chez les jeunes diplômés. En 2021, ce sont les « graduate skills » qui les détrônent, c'est-à-dire : le leadership, l'adaptabilité, l'autonomie, le volontarisme… Bref, tout ce qui ne s'apprend pas de façon traditionnelle ou magistrale, si l'on en croit l'étude menée par le cabinet Emerging auprès des employeurs. Ce qui démontre que l'enseignement supérieur a un véritable pli à prendre dans son contenu pédagogique pour répondre aux besoins du marché du travail.

Juste après, les entreprises recherchent quand même des « hards skills », en deuxième position devant l'expérience professionnelle qui rétrograde d'une place. Des compétences techniques précises qui vont contribuer à la « performance digitale » sont particulièrement valorisées, tout comme les universités qui ont totalement intégré cette nouvelle donne, y compris dans leur façon d'enseigner.

 « On arrive à une sorte de combinaison qui confirme l'accélération forte de la tendance des années passées : un besoin accru de spécialités techniques, mais aussi des soft skills, qui sont essentielles pour affronter les changements à venir sur le marché », explique Sandrine Belloc, cofondatrice du cabinet Emerging.

Finalement, en 2021, on valorise moins l'excellence académique sur le CV que les compétences réelles et l'expertise. Selon l'enquête qualitative du cabinet Emerging, voici ce qu'il faudrait noter sur votre profil Linkedin : conscience sociale et culturelle, empathie, créativité si vous voulez augmenter votre employabilité à long terme ; initiative, pensée critique et curiosité si vous cherchez à faire vos premiers pas sur le marché du travail.

Camélia Echchihab

 

Partager cet article
Repost0

Brevets (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Brevets (suite)
Brevets (suite)

Brevets : malgré un léger recul, la France maintient son rang en Europe

https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/brevets-malgre-un-leger-recul-la-france-maintient-son-rang-en-europe-1398405

Pauline Verge / Publié le 5 avr. 2022

Avec 10.537 demandes déposées auprès de l'Office européen des brevets en 2021, la France conserve la deuxième place des pays européens les plus innovants. Particulièrement dynamique, le secteur des transports.

 

L'Hexagone conserve sa place de deuxième pays européen le plus innovant. En 2021, les entreprises et les instituts de recherche français ont déposé 10.537 demandes de brevets, derrière l'Allemagne (25.969 demandes) et devant la Suisse (8.442 demandes), indique l'Office européen des brevets (OEB) dans son baromètre publié ce mardi. Après une performance remarquée en 2020, lorsque les demandes de brevets françaises étaient reparties à la hausse malgré la pandémie, l'année 2021 est marquée par un léger recul (-0,7 %) en France.

Les chiffres français témoignent en réalité « d'un retour à la normale », après une forte hausse des demandes dans le secteur de la pharmacie en 2020, tirées vers le haut par la pandémie, analyse Yann Ménière, économiste en chef à l'OEB.

A l'échelle mondiale, ce constat s'inverse : le « trou d'air » observé en 2020 (- 0,7 % par rapport à 2019) a été compensé par une augmentation plus forte en 2021. En hausse de 4,5 % par rapport à l'année précédente, les 188.600 demandes de brevets déposées dans le monde auprès de l'OEB marquent ainsi un nouveau record.

Le secteur des transports investit dans la transition écologique

Les inventeurs français ont été particulièrement actifs dans les domaines des transports (1009 demandes, en hausse de 0,4 %), devant les technologies médicales (719 demandes, en baisse de 3 %) et l'informatique (669 demandes, en hausse de 5,5 %). « On observe dans le secteur des transports une réallocation des investissements de recherche, avec une baisse de la voilure sur les moteurs thermiques et une forte dynamique autour des véhicules intelligents et des véhicules hybrides », pointe Yann Ménière.

Ford met le paquet dans la voiture électrique en Europe

Le dynamisme du secteur s'explique également par un « boom » de l'innovation dans l'aéronautique, là encore vers des technologies liées à la décarbonation des appareils. Safran confirme cette tendance en s'imposant comme l'entreprise française à l'origine du nombre le plus important de demandes de brevets (540 demandes, soit 27,4 % de plus qu'en 2020). A la deuxième place, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) mène la danse du côté des organismes de recherche.

A l'échelle internationale, l'Europe est à l'origine de 44 % des demandes de brevets. Le classement est dominé par les Etats-Unis, mais aussi de plus en plus par les pays asiatiques. « Pour la première fois, les demandes cumulées de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud dépassent celles des Etats-Unis », souligne l'économiste en chef à l'OEB. En cause, le dynamisme de ces pays dans les secteurs des technologies numériques et des technologies digitales, au sein desquels ils jouent un rôle moteur.

Les trois entreprises qui ont déposé le plus de demandes de brevet dans le monde sont d'ailleurs des sociétés asiatiques qui évoluent toutes dans ces secteurs, à savoir Huawei (3.544 demandes), Samsung (3.439 demandes) et LG (2.422 demandes).

 

 

«Un puissant pôle d’innovation émerge en Asie », pointe Yann Ménière, de l’Office européen des brevets

«Un puissant pôle d’innovation émerge en Asie », pointe Yann Ménière, de l’Office européen des brevets (industrie-techno.com)

FRÉDÉRIC MONFLIER / Publié le 05/04/2022

 

L’Office européen des brevets (OEB) publie son baromètre annuel de l’innovation sur le territoire européen. Chef économiste à l’OEB, Yann Ménière souligne la montée en puissance du bloc asiatique, en particulier dans le numérique.

Industrie & Technologies : la demande de brevets auprès de l’OEB a progressé de 4,5% en 2021. Cette croissance est-elle particulièrement dynamique ?

Yann Ménière : Elle est supérieure à la croissance tendancielle de 2 à 3% sur la décennie. Mais elle marque en réalité un retour à la normale, après le tassement causé par la pandémie l’an dernier. Les investissements en R&D s’inscrivent sur le long terme et sont donc peu sensibles aux conjonctures comme une crise sanitaire. Les crises économiques font exception car elles amputent les budgets.

Quelles sont les grandes tendances que vous observez ?

Un pôle d’innovation puissant, porté par la vague du numérique, émerge en Asie, principalement en Chine (+23,8% cette année et un quadruplement en dix ans) et en Corée du Sud. Pour la première fois, le cumul des demandes provenant du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud dépasse celui des Etats-Unis. La tectonique des plaques a bougé. Par ricochet, la part de l’Europe baisse relativement, malgré sa croissance - quoique modérée - dans l’absolu.

Concernant la Chine, Huawei est devenu le premier demandeur de brevets en Europe en 2021 (succédant à Samsung, ndlr, désormais deuxième) et les demandes liées à l’IA et à la reconnaissance d’image ont doublé par rapport à 2020. L’Europe est plus spécialisée dans les industries traditionnelles, notamment les transports. Les efforts en R&D sont réalloués aux véhicules électriques et intelligents, au détriment des véhicules traditionnels.

Tous pays confondus, l’aéronautique a enregistré une forte augmentation de 22,9 %, liée à la transition énergétique et aux recherches sur les biocarburants, l’hydrogène et l’électrique. La France se distingue avec Safran (540 demandes, +27,4%)

L’OEB considère la France comme le deuxième pays européen le plus innovant, après l’Allemagne. Comment l’analysez-vous dans le détail ?

Les reports et les ajustements dus à la pandémie étant difficiles à déchiffrer, le bilan de ces deux dernières années est positif, malgré un léger recul en 2021(-0,7%). Le diagnostic européen s’applique à la France et les secteurs habituels sont en tête, dont le transport et le médical. Si la croissance dans le transport est faible (+0,4%), la propulsion électrique connaît une hausse de 16 % par exemple. L’industrie médicale et les biotechnologies sont quant à elles à la baisse, après le pic de 2020 consécutif à la crise sanitaire.

En revanche, l’évolution est forte (+5,5%) dans le numérique. Voilà le signe  que l’ensemble de l’industrie française accomplit sa transition numérique, les technologies informatiques étant diffuses.

L’Île de France concentre presque deux tiers des demandes de brevets en France. Quelle est votre explication ?

En Europe, l’Île de France occupe même la deuxième place, derrière la Bavière. Elle forme un hub de classe mondiale caractérisé par la grande variété des acteurs – industries, milieux académiques et start-ups – et des domaines techniques. C’est son originalité.

Les autres régions françaises sont plus spécialisées : l’industrie pharmaceutique à Lyon, l’électronique et les semi-conducteurs à Grenoble, avec la présence du CEA et de ST Microelectronics. La région Occitanie, où sont implantés Safran, Airbus et tout un écosystème, est quant à elle motrice (+23,2%) dans les innovations visant à décarboner le secteur aéronautique.

De façon générale, ces demandes de brevet se soldent-elles par du concret ?

D’après l’enquête que nous avons conduite auprès de PME européennes ayant déposé des demandes de brevets à l’OEB, deux tiers de ces inventions sont commercialisées ou industrialisées. La proportion n’est plus que d’un tiers pour les universités, mais ce n’est pas surprenant : la recherche s’effectue beaucoup plus en amont et s’avère plus risquée.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

Partager cet article
Repost0

Les deeptech (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les deeptech (suite)
Les deeptech (suite)

RECORD DE CRÉATIONS ET DE FINANCEMENT DE START-UP DEEPTECH EN 2021

https://vipress.net/record-de-creations-et-de-financement-de-start-up-deeptech-en-2021/

Publié par Frédéric Fassot | 21 Mar 2022 | 

 

Bpifrance estime qu’en 2021, près de 250 start-up deeptech ont été créées en France, en hausse de 26% par rapport à 2020. Ces créations sont portées par le secteur de la santé, qui représente près de 40% des nouvelles start-up deeptech, mais aussi par l’industrie pour 20%. Si cette tendance se poursuit, l’objectif de 500 start-up deeptech annuelles sera atteint dès fin 2024.

Les start-up deeptech sont celles dont la raison d’être repose sur une innovation de rupture, telles qu’à leur démarrage pour celles qui nous concernent Soitec*, Sequans, Navya, Carmat**, Devialet***, Ekinops, ou plus récemment Aledia.

En 2021, la dynamique deeptech, portée par l’ensemble des acteurs, s’est accélérée sur l’ensemble du territoire, à la fois en termes d’émergence, avec près de 250 start-up créées en 2021, et de croissance : les montant levés sur l’année enregistrent une hausse de 90% par rapport à 2020.

Le Plan deeptech a été lancé en janvier 2019 avec l’objectif de faire de la France un acteur majeur de l’innovation de rupture à l’échelle internationale. Ce plan, doté de 3 milliards d’euros d’ici 2025 se déploie selon trois axes : stimuler la création avec un objectif annuel de 500 start-up deeptech créées, accompagner la croissance et construire les leaders industriels de demain avec pour objectif l’émergence de 10 licornes deeptech d’ici 2025 et 100 sites industriels par an à l’horizon 2030, dynamiser les écosystèmes d’innovation sur les territoires et par filière.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/03/Deeptech1.jpg

Si certaines start-up deeptech, nées dans les années 1990 sont devenues des ETI leaders internationaux comme Soitec (matériaux pour semiconducteurs) ou Withings**** (santé connectée), d’autres, plus récentes, connaissent actuellement une trajectoire d’hypercroissance, portées par la dynamique du capital investissement. Les deeptech représentent ainsi près du quart du Next 40, et comptent 5 licornes dont, très récemment Exotec (robotique industrielle). Par ailleurs, la France compte 102 sites ou démonstrateurs industriels issus de start-up deeptech, et 62 sont en projet. En 2021, la start-up Lhyfe***** a par exemple inauguré sa première usine de production d’hydrogène renouvelable en Vendée. Les start-up deeptech représentent aujourd’hui 24 000 emplois directs.

Dès 2022, les moyens alloués à la deeptech se verront considérablement renforcés dans le cadre du programme France 2030. Le plan Start-up et PME industrielles va ainsi mobiliser, entre 2022 et 2026, 2,3 milliards d’euros à travers des dispositifs d’aides, prêts et investissement, tout au long de la vie des start-up (notamment deeptech) pour leur permettre d’industrialiser leurs innovations de rupture et créer à terme 100 sites industriels par an.

« Tous les voyants de la deeptech sont au vert, avec une mobilisation sans précédent des acteurs de l’écosystème sur l’ensemble du continuum pour faire émerger, financer, accompagner les projets des entrepreneurs qui construisent aujourd’hui la France de demain. Les deeptech impactent déjà le tissu industriel et économique. Avec France 2030, elles vont bénéficier de moyens supplémentaires massifs pour devenir des leaders économiques et industriels », commente Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance.

Avec plus de 2,3 milliards de fonds levés par les start-up deeptech (+90% par rapport à 2020), 2021 a été une année record en termes d’investissement. Bpifrance joue un rôle structurant en intervenant directement ou indirectement dans 70% des levées de fonds depuis 2019. En 2021, Bpifrance a déployé ses dispositifs de financement pour près de 553 start-up deeptech, pour des montants en hausse de 80%. Au global, près de 90% des start-up deeptech françaises ont déjà bénéficié d’une aide à l’innovation de Bpifrance.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2022/03/Deeptech2-170322.jpg

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/05/soite-une-reponse-francaise-et-europeenne.html

** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

*** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html 

**** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/04/withings-reconnexion-francaise.html

***** http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html

 

L’accélération fulgurante de la deeptech

 https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/lacceleration-fulgurante-de-la-deeptech-2022-03-21-81029?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NL_mar_20220322&utm_medium=email

Le 21 mars 2022

En 2021, les jeunes pousses de la deeptech ont levé quelque 375 millions d’euros auprès de Bpifrance.

Les technologies et innovations de rupture, à l’origine de l’appellation deeptech, ont le vent dans le dos. Mieux, les start-up de ce secteur florissant se multiplient et décrochent des financements toujours plus importants, notamment de la part des deniers publics. Et Bpifrance se place en pointe de ces investissements publics massifs, pour des technologies qui doivent façonner le monde de demain.

En 2019, le gouvernement lance le plan deeptech, avec Bpifrance à la manœuvre. L’objectif : favoriser la création annuel de 500 start-up porteuses d’innovations disruptives d’ici à 2025, grâce à une enveloppe de 3 milliards d’euros. Depuis, le plan progresse à vitesse grand V. En 2021, la banque publique d’investissement a tenu son rôle crucial en déployant un financement total record de 569 millions d’euros. Soit 80 % de plus qu’en 2020 ! Selon le bilan publié par Bpifrance ce 15 mars, ces fonds ont profité à 553 start-up en tout genre. S’agissant du secteur précis de la deeptech, Bpifrance a fourni 375 millions d’euros de fonds. Et 250 jeunes pousses ont vu le jour en 2021, soit une hausse de 25 % par rapport aux 200 créations de 2020. À ce rythme, l’objectif de 500 créations d’entreprises par an pour le secteur sera atteint en 2024. Le domaine compte aujourd’hui 504 start-up dans l’hexagone.

Ambition publique

« En 2021, nous avons fait des investissements à hauteur de 375 millions d’euros en direct dans les start-up deeptech et de 401 millions en souscription dans des fonds », résume Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance Innovation. La France l’a bien compris, pour combler le retard qu’elle accusait en matière de technologies innovantes, il faut investir massivement et fournir des capitaux de départ indispensables aux jeunes entreprises prometteuses pour que celles-ci trouvent leur marché. Et le plan de relance France 2030, annoncé par le gouvernement d’Emmanuel Macron en réaction à la crise sanitaire, devrait alimenter et amplifier la dynamique.

« Il y a un terreau fertile en France », affirme le directeur de Bpifrance Innovation, qui ambitionne d’attirer toujours plus de jeunes entrepreneurs innovants vers les technologies de demain. Pour peut-être lancer la trajectoire ascendante de futurs leaders ou pionniers de leur secteur.

Secteur d’avenir

L’intérêt pour le secteur grandit bel et bien : selon la Bpi, le nombre de candidatures à son concours i-PhD a explosé de 75 % en un an. Ce concours vise à récompenser les jeunes chercheurs porteurs de projets entrepreneuriaux mobilisant des technologies de rupture. La deeptech s’affirme partout en France, notamment grâce à la création de Sociétés d’accélération du transfert de technologies (Satt) au sein de la plupart des régions. De fait, 80 % des start-up deeptech sont basées en régions et Bpifrance entretient une dynamique d’entraide via sa structure « la communauté DeepTech », qui regroupe les 504 start-up recensées à ce jour.

Les prochains grands objectifs de la banque publique d’investissement : « dix licornes deeptech d’ici à 2025 » (il en existe déjà 5 : OVHcloud, Exotec, Owkin, Ledger, Shift Technology) et « la création de 100 sites industriels par an à l’horizon 2030 ».

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

 

Partager cet article
Repost0

Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Vers le développement de poumons artificiels grâce à l’anole brun

Le développement particulier des poumons de ce petit animal pourrait aider à la conception de poumons synthétiques.

https://trustmyscience.com/developpement-particulier-poumons-anole-brun-pourrait-servir-ingenierie-poumons-artificiels/

 

Claire Manière·27 décembre 2021

La fonction du poumon est étroitement liée à son anatomie structurelle, qui varie considérablement d’un vertébré à l’autre. Une nouvelle étude de l’université de Princeton montre comment l’anole brun, une espèce de sauriens, résout l’un des problèmes les plus complexes de la nature — la respiration — avec une extrême simplicité. Alors que les poumons humains se développent pendant des mois et des années en structures arborescentes, ceux de l’anole se développent en lobes grossiers en quelques jours seulement. Et parce qu’ils se forment rapidement en s’appuyant sur des processus mécaniques simples, les poumons de ce saurien pourraient être exploités pour la conception de poumons artificiels.

« Des organismes différents ont des structures d’organes différentes […], et nous pouvons en apprendre beaucoup », a déclaré dans un communiqué Celeste Nelson, professeur de bio-ingénierie et chercheur principal de l’étude. « Si nous apprécions le fait qu’il y ait beaucoup de biodiversité que nous ne pouvons pas voir, et que nous essayons d’en tirer parti, alors nous — en tant qu’ingénieurs — aurons plus d’outils pour relever certains des grands défis auxquels la société est confrontée », ajoute-t-il. Ceci afin de pouvoir, par exemple, régénérer ou concevoir des tissus pulmonaires.

Il est intéressant de noter que dans la théorie de l’évolution lamarckienne, la fonction d’un organe dicte sa forme. Par conséquent, la physiologie de nombreux systèmes organiques montre, à travers l’arbre de l’évolution, une conservation de l’anatomie sous-jacente. Les poumons, cependant, sont radicalement différents selon les classes de vertébrés. Les poumons des mammifères et des oiseaux sont structurés en compartiments tissulaires distincts, qui séparent physiquement la conduction de l’air (par les bronches ou les sacs aériens, respectivement) de l’échange gazeux (par les alvéoles, ou les parabronches chez les oiseaux).

En revanche, les poumons de nombreux reptiles sont de simples sacs dans lesquels la conduction et les échanges gazeux ont lieu dans la même chambre anatomique. On pensait que le flux d’air unidirectionnel nécessitait l’anatomie complexe du poumon parabronchique, jusqu’à la récente découverte de schémas de flux unidirectionnels dans des poumons simples en forme de sac du lézard iguane vert. Les chercheurs supposent alors que ce modèle de flux d’air dépend en partie de la structure unique en forme de nid d’abeille de la paroi du poumon du lézard.

Le développement du poumon chez les sauriens : un mécanisme physique simple

Les auteurs de l’étude comparent le processus mécanique — très simple et inhabituel — du poumon de l’anole brun à une balle anti-stress en maille. Quelques jours après le début de son développement, le poumon du lézard se présente comme une membrane creuse et allongée, entourée d’une couche uniforme de muscles lisses. Au cours du développement, les cellules pulmonaires sécrètent du liquide, la membrane interne se gonfle alors, puis s’amincit lentement. La membrane exerce une pression sur le muscle lisse, qui se resserre et s’écarte en faisceaux de fibres, lesquels forment un maillage en forme de nid d’abeille. La membrane se déploie à travers les interstices, créant la surface nécessaire aux échanges gazeux. L’ensemble du processus prend moins de deux jours et se termine dans la première semaine d’incubation.

Le poumon du lézard se forme rapidement par un processus mécanique simple : à mesure que le liquide remplit le poumon en développement, la membrane interne pousse contre le tissu musculaire lisse. Le muscle se sépare en un maillage en forme de nid d’abeille et la membrane se déploie à travers les interstices, créant la surface nécessaire aux échanges gazeux. © Celeste Nelson, Michael Palmer et al. 2021.

Pourquoi l’anole brun ? L’étude du développement du poumon d’un reptile était une grande première. Alors que les alligators se révélaient trop agressifs et que les anoles verts refusaient de se reproduire, Michael Palmer (co-auteur de l’étude) a pu capturer des anoles bruns sauvages au nord de la Floride en 2019. Il les a ensuite ramenés à Princeton, où les vétérinaires et le personnel des ressources animales de l’université ont aidé l’équipe à établir une installation permanente pour les anoles.

Michael Palmer a alors commencé à observer les œufs pour cartographier le développement pulmonaire de l’organisme. En collaboration avec Andrej Košmrlj, professeur adjoint de génie mécanique, et Anvitha Sudhakar, étudiant diplômé, Palmer a utilisé ses observations pour construire un modèle informatique du poumon et comprendre sa physique. « Nous étions curieux de savoir si nous pouvions apprendre quelque chose sur les bases du développement du poumon en étudiant un poumon aussi simple », a-t-il déclaré. Bien qu’il était déjà connu que le muscle lisse joue un rôle de sculpture dans d’autres systèmes, la nouvelle observation s’est révélée utile et facile à mettre en œuvre.

En effet, le processus est suffisamment simple pour que Palmer puisse utiliser son modèle informatique pour construire une réplique fonctionnelle en laboratoire. Les chercheurs ont moulé la membrane à l’aide d’un matériau en silicone appelé Ecoflex™, couramment utilisé dans l’industrie cinématographique pour le maquillage et les effets spéciaux. Ils ont ensuite entouré ce silicone de cellules musculaires imprimées en 3D, afin de créer le même type d’ondulations dans le silicone gonflé que celles que Palmer avait trouvées dans l’organe vivant. Si le système fabriqué n’a pas atteint la complexité totale du système vivant, il s’en est approché.

Source : Science

 

FinX lève 5 millions d’euros pour poursuivre son développement

https://www.latribune.fr/supplement/la-tribune-now/finx-leve-5-millions-d-euros-pour-poursuivre-son-developpement-898736.html?utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1643710902-2

La Tribune Partenaire 01 Févr 2022

 

La jeune pousse parisienne réalise actuellement un deuxième tour de table. Ces fonds supplémentaires lui permettront de passer à l’industrialisation et à la commercialisation de sa technologie de rupture : un moteur de bateau 100 % électrique, qui s’inspire des nageoires des poissons.

https://static.latribune.fr/full_width/1852443/finx.jpg(Crédits : DR)

Depuis sa création en 2019 par Harold Guillemin, FinX a déjà rencontré plusieurs succès auprès d'investisseurs et de spécialistes. De fait, six mois après sa création, la jeune pousse, incubée à CentraleSupélec, est parvenue à lever des fonds auprès de business angels, mais aussi en remportant le concours d'innovation i-Lab de Bpifrance et en obtenant le label "Deep Tech", lui permettant l'octroi de subventions supplémentaires. Au total, plus de 1 M€ a été récolté au cours de ce premier tour de table. Quelques mois plus tard, en septembre 2020, FinX remporte le concours 10 000 startups pour changer le monde, dans la catégorie Start -pépites en phase d'amorçage, organisé par La Tribune.

Puis en 2021, dans la lignée d'i-Lab, FinX décroche le prix d'innovation I-Nov pour accélérer son développement. Il faut dire que FinX a de grandes ambitions : révolutionner le nautisme grâce à son moteur de bateau 100 % électrique. La particularité de cette innovation est qu'elle s'inspire du mouvement des nageoires des poissons, dans laquelle l'hélice est remplacée par une membrane ondulante. De quoi éviter les accidents humains et les nuisances pour la faune marine. « Nous avons adapté à la propulsion nautique une technologie bio-inspirée provenant des pompes médicales. Notre moteur est complètement sécurisé, il est plus silencieux que son équivalent thermique et ne rejette aucun gaz à effet de serre, étant électrique », explique le fondateur de la société, qui compte une dizaine de collaborateurs.

Financer l'industrialisation de son innovation de rupture

Si la preuve de ce concept a déjà été réalisée, les prochaines étapes consistent à lancer l'industrialisation et la commercialisation de son premier modèle, baptisé le Fin5. Doté d'une puissance de deux kilowatts (équivalent en poussée à un moteur thermique de cinq chevaux), il est utilisé sur des petites embarcations et voiliers allant jusqu'à 3 tonnes naviguant en eau douce et salée. Les phases suivantes sont prévues dans le courant de l'année prochaine.

Pour ce faire, FinX effectue actuellement une levée de fonds de 5 millions d'euros auprès de ses investisseurs historiques et de fonds d'investissement séduits par sa technologie de rupture. Ces capitaux supplémentaires vont notamment lui servir à recruter des ingénieurs et des commerciaux, tout en finalisant les aspects liés à la production. Son premier modèle s'adressera aux particuliers, qui sont plaisanciers, ainsi qu'aux professionnels (loueurs de bateaux sans permis, distributeurs spécialisés, parcs naturels...).

Cap sur les JO de 2024 et l'international

Outre le Fin5, FinX travaille sur la conception d'un modèle plus puissant, le Fin150 (moteur de 100 kilowatts, équivalent en poussée à un moteur thermique de 150 chevaux). Cette version sera même présentée lors des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024 et permettra de transporter des passagers sur la Seine. Les raisons ? Au printemps dernier, FinX a remporté l'Appel à Innovations « JOP Paris 2024 », orchestré par France Mobilités (Ministère de la Transition Écologique), visant à promouvoir les mobilités vertes de demain. « Nous sommes ravis de participer à cette belle aventure olympique. Cet événement est une vitrine mondiale, qui nous permettra de présenter et d'exposer notre innovation au plus grand nombre », se réjouit Harold Guillemin.

Pour cette échéance, l'objectif est de produire 5 modèles du Fin150. A cet égard, la levée de fonds en cours sera précieuse pour financer le développement de ce projet d'envergure, qui pourra lui servir de tremplin pour conquérir l'international et à terme, remplacer les hélices des bateaux par des nageoires. « Notre ambition de révolutionner le nautisme implique nécessairement de sortir de nos frontières », conclut le dirigeant, qui vise notamment l'Europe et l'Amérique. Le potentiel de cette technologie de membrane ondulante est immense. FinX nourrit ainsi le souhait de devenir un leader de la transition énergétique.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

 

Partager cet article
Repost0

Publicité

Le quantique & Pasqal (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique & Pasqal (suites)
Le quantique & Pasqal (suites)

LANCEMENT D’UNE PLATEFORME NATIONALE DE CALCUL QUANTIQUE

https://vipress.net/lancement-dune-plateforme-nationale-de-calcul-quantique/

Publié par Frédéric Fassot | 5 Jan 2022 | 

 

Le gouvernement annonce le lancement d’une plateforme nationale de calcul quantique. Cette annonce s’inscrit dans la stratégie nationale sur les technologies quantiques, lancée le 21 janvier 2021 et définissant le quantique comme un enjeu majeur pour la souveraineté et la supériorité stratégiques de la France. 

Cette stratégie consacre 1,8 milliard d’euros, dont 1 milliard financé par l’État, notamment via le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), au développement des technologies quantiques sur la période 2021-2025. Elle a pour objectif de créer 16 000 emplois dans le secteur d’ici 2030.

Dotée d’un premier investissement de 70 M€ de PIA pour un objectif total de 170 M€, cette plateforme de calcul hybride interconnectera systèmes classiques et ordinateurs quantiques. Ces moyens seront mis à disposition d’une communauté internationale regroupant des laboratoires, des start-up et des industriels. L’objectif est de faciliter leur accès aux capacités de calcul quantique, afin qu’ils puissent identifier, développer et tester de nouveaux cas d’usages. Soutenue par l’INRIA, la plateforme sera hébergée au Très Grand Centre de Calcul implanté au CEA DAM (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables). 

Le calcul quantique s’appuie sur des propriétés de la matière qui n’existent qu’à l’échelle de l’infiniment petit. A pleine maturité, il permettrait d’effectuer certains calculs jusqu’à 1 milliard de fois plus vite qu’une technologie de calcul classique, y compris avec les technologies de supercalculateurs actuels, ce qui ouvre la voie à la résolution d’une série de problèmes actuellement non solubles dans un temps humain.

Dans les deux prochaines décennies, le quantique pourrait enclencher des révolutions technologiques et des avancées majeures dans de nombreux secteurs d’importance vitale, tant dans le domaine civil que militaire, par exemple pour l’observation de la Terre et l’anticipation des catastrophes naturelles ; pour la modélisation d’un agent infectieux et de remèdes médicaux adaptés ; pour une meilleure compréhension de la photosynthèse afin de mieux capturer l’énergie solaire et capter le CO2 atmosphérique. 

Les technologies quantiques pourraient devenir un outil de supériorité stratégique sur le plan militaire. Si les capteurs représentent un domaine d’application particulièrement étudié, notamment pour atteindre des précisions de mesures du temps, de la gravité ou du champ magnétique inégalées, le calcul quantique, en donnant accès à la résolution de problèmes calculatoires complexes, permettrait la modélisation fine de nouveaux systèmes, la simulation précise de phénomènes physiques ou le traitement massif de données.  

 

 

COURSE À L’ORDINATEUR QUANTIQUE : ALICE&BOB LÈVE 27 MILLIONS D’EUROS

https://vipress.net/course-a-lordinateur-quantique-alicebob-leve-27-millions-deuros/   

Publié par Frédéric Fassot | 11 Mar 2022 | 

 

La start-up parisienne Alice&Bob multiplie d’un facteur 100 000 le temps de vie des bits quantiques, brique de base des ordinateurs quantiques, et lève 27 M€. Un ordinateur quantique entièrement fonctionnel pourrait révolutionner le calcul industriel, de la simulation exacte de molécules à l’optimisation de portefeuilles financiers, souligne la start-up.

La levée de fonds de 27 millions d’euros est menée par Elaia, Bpifrance – via son fonds Digital Venture – et Supernova Invest. Il s’agit de la plus importante levée dans l’écosystème quantique français. Cette opération intervient moins de deux ans après le tour d’amorçage de 3 millions d’euros.

Fondée en 2020, Alice&Bob est une jeune pousse parisienne dont l’ambition est de construire un ordinateur quantique universel et sans erreur. Alice&Bob a choisi de construire sa feuille de route sur les qubits de chat supraconducteurs. Elle emploie 40 personnes et compte délivrer son premier produit commercial en 2023.

Alice&Bob estime se propulser en tête d’une compétition stratégique mondiale dans la course à l’ordinateur quantique en annonçant une multiplication par 100 000 du temps de vie des bits quantiques, grâce à un résultat scientifique majeur. Ce résultat est établi conjointement avec l’équipe de Zakis Leghtas, membre du conseil scientifique d’Alice&Bob et chercheur à MinesParisTech. Cette prépublication sur arXiv apporte la démonstration d’un qubit de chat supraconducteur résistant au bit-flip pendant 2 minutes. Cette première mondiale marque une rupture majeure, les précédents records étant limités à quelques millisecondes. Ces records étaient détenus par Google et Amazon.

Ce résultat est le fruit du soutien académique, technologique et financier de toute une filière d’innovation française du quantique (CNRS, INRIA, CEA, ENS Paris, ENS de Lyon, PSL, MinesParisTech). Ce soutien s’inscrit dans la dynamique de la stratégie nationale sur les technologies quantiques présentée par le président de la République en janvier 2021.

« Nous avons opéré un qubit résistant aux bit-flips pendant plusieurs minutes soit plus de 100 000 fois mieux que les résultats publiés précédemment. Cette expérience confirme notre choix des qubits de chat supraconducteurs comme brique de base pour un ordinateur quantique. Cela fortifie grandement la faisabilité de notre roadmap », explique Raphaël Lescanne, co-auteur de la publication et CTO co-fondateur d’Alice&Bob.

Cette levée de fonds de 27 M€ soutient l’ambition de la start-up d’être la première au monde à proposer un qubit logique dès 2023. Alice&Bob prévoit donc de doubler ses effectifs, en se donnant les moyens de recruter les meilleurs physiciens et ingénieurs quantiques au monde, de monter au cœur de Paris son centre de prototypage à la pointe de toutes les technologies nécessaires au calcul quantique, et, enfin, de développer les collaborations industrielles avec l’écosystème, en particulier les industriels explorant dès aujourd’hui les possibilités de l’ordinateur quantique.

Plus d’infos sur le résultat scientifique :

https://alice-bob.com/fr/2022/03/10/one-hundred-seconds-bit-flip-time-in-a-superconducting-cat-qubit/

 

Pasqal signe avec Microsoft le premier processeur quantique à atomes froids sur Azure Quantum

https://www.industrie-techno.com/article/pasqal-signe-avec-microsoft-le-premier-processeur-quantique-a-atomes-froids-sur-azure-quantum.68832#xtor=EPR-

KEVIN POIREAULT / Publié le 22/03/2022

La start-up française de calcul quantique à base d’atomes froids Pasqal a signé un partenariat avec Microsoft pour rendre accessible son processeur sur l’offre de cloud Azure Quantum. Une première pour cette technologie prometteuse.

La start-up française Pasqall’un des les leaders mondiaux dans la fabrication de processeurs quantiques basés sur la technologie des atomes froids, a annoncé le 21 mars l’arrivée de son calculateur sur la plate-forme cloud dédiée de Microsoft, Azure Quantum.

Le système de Pasqal, prévu pour être accessible plus tard cette année, sera le premier processeur quantique à atomes froids sur Azure Quantum, rejoignant ainsi les technologies supraconductrices du finlandais QCI et de l’américain Rigetti et celles à ions piégés de l’américain IonQ et de Quantinuum, fusion du géant Honeywell et de la start-up Cambridge Quantum Computing.

«C'est même la première fois qu'un ordinateur à atomes neutres est mis en accès sur le cloud de l'un des trois grands acteurs (Microsoft, Google et Amazon)», souligne Georges-Olivier Reymond, PDG et fondateur de Pasqal, interrogé par Industrie & Technologies. Un accord «conclu assez rapidement après un premier contact à l’automne 2021 et un second lors de la conférence Q2B, en Californie, en décembre», se félicite-t-il.

Pour fabriquer ses bits quantiques (qubits), Pasqal refroidit des atomes neutres puis les contrôle à l'aide de «pinces optiques», en utilisant des lasers, pour concevoir des processeurs complets avec une connectivité et une évolutivité élevées, qui fonctionnent à température ambiante. Ses usages pourraient être multiples, de la finance à l’énergie, en passant par la logistique industrielle. «L'exécution d'algorithmes sur le système à atomes froids de Pasqal, technologie encore peu connue jusqu’à présent, ouvre la porte à des capacités uniques qu'aucun autre système quantique n'offre», assure Georges-Olivier Reymond.

En bonne voie pour atteindre les 1 000 qubits d’ici fin 2023

Ambitieux, ce dernier s’est fixé un objectif : mettre sur le marché un processeur quantique de 1 000 qubits d'ici à la fin de 2023«Nous sommes bien partis pour y parvenir, avance-t-il, puisque nous avons aujourd’hui un système qui nous permet de contrôler 300 atomes, que nous transformerons en 300 qubits d’ici l’été 2022.»

En attendant, la start-up française propose un simulateur quantique, un processeur dans lequel les atomes ne sont utilisables qu’en mode analogique, une méthode de calcul qui consiste à faire converger les atomes vers un état d’énergie minimum pour que le processeur trouve la solution optimale à un problème donné. 

«L’intégration à Azure Quantum nous offre un canal de distribution sans précédent, se réjouit le PDG de Pasqal. Certes, nous avons notre propre système d'accès dans le cloud et nos processeurs sont également accessible via notre partenaire français OVHcloud mais, à l’heure actuelle, nous n'avons pas la force de frappe de Microsoft, aussi bien en termes de produits complémentaires à notre hardware disponibles sur Azure Quantum (bibliothèques de fonctions, solutions logicielles d'autres partenaires...) que de clients.»

Clients, software quantique, résultats applicatifs… Pasqal sur tous les fronts

Pour autant, Pasqal n’a pas attendu ce partenariat pour enrichir sa clientèle. Ses simulateurs sont déjà testés par un grand nombre d’entreprises, parmi lesquels on retrouve EDF, le Crédit agricole, Airbus, Thales, Nvidia, Johnson & Johnson, BMW, LG et, depuis quelques semaines, Saudi Aramco.  

En janvier dernier Pasqal a également annoncé sa fusion avec Qu&Co, une start-up néerlandaise qui développe des algorithmes quantiques pour des applications en pharmaceutique, finance et simulation physique. «Un partenariat qui a étoffé notre offre et qui, grâce au directeur commercial de Qu&Co, a permis d’accélérer celui avec Microsoft», indique Georges-Olivier Reymond. 
 
Et le meilleur reste à venir : «Dans les prochaines semaines, nous allons publier nos premiers résultats applicatifs, l’un avec un algorithme d’apprentissage automatique quantique (quantum machine learning), entièrement développé par nos équipes et qui fera l’objet d’une publication scientifique, et l’autre avec le Crédit agricole», détaille le PDG, avant de conclure : «Ce sera la première fois au monde que toute la chaîne de valeur d’un problème sera démontrée grâce au calcul quantique, du problème apporté par le client jusqu’à la solution affichée sur le hardware quantique.» 
 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

 

Partager cet article
Repost0

Et de DIX

Publié le par Jacques SAMELA.

Et de DIX
Et de DIX
Vus et lus dans le Journal du Dimanche du 20/03/22 et les Echos du 11/03/22
Vus et lus dans le Journal du Dimanche du 20/03/22 et les Echos du 11/03/22

Vus et lus dans le Journal du Dimanche du 20/03/22 et les Echos du 11/03/22

Partager cet article
Repost0