La Cité internationale de la langue française & Plus
La Francophonie, ce sont tout d’abord des femmes et des hommes qui partagent une langue commune, le français. Le dernier rapport en date de l’Observatoire de la langue française, publié en 2018, estime leur nombre à 321 millions de locuteurs, répartis sur les cinq continents.
C'est ensuite un dispositif institutionnel voué à promouvoir le français et à mettre en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle au sein des 88 Etats et gouvernements de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce dispositif est fixé par la Charte de la Francophonie, adoptée en 1997 : sa plus haute instance est le Sommet de la Francophonie ; sa clé de voûte la Secrétaire générale de la Francophonie, poste occupé par Louise Mushikiwabo.
L’OIF met en œuvre la coopération multilatérale francophone aux côtés de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et de quatre opérateurs : l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), TV5MONDE, l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et l’Université Senghor à Alexandrie.
La Francophonie a pour missions de :
- Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique
- Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme
- Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche
- Développer la coopération économique au service du développement durable
Industrie & Territoires : La moutarde, retour aux sources ?
En 2020, au plus fort de la crise du Covid version 1, des produits dits de premières nécessités commencèrent à manquer rapidement, je pense notamment au papier toilette, à la farine, aux pates, dû plutôt à un principe de précaution de la part de la population que d’un réel manque de ces produits, ce qui par contre était le cas de la moutarde, car pour le coup, son absence des rayons était plutôt la conséquence des sécheresses récurrentes au Canada, devenu au fil du temps, à hauteur de 80 %, le 1er exportateur de la graine de moutarde.
Et pourtant, il fut un temps où la production nationale suffisait amplement à la consommation hexagonale.
Mais alors pourquoi aujourd’hui il en est tout autre ?
Tout simplement dû à la disparition des mines de charbon durant la 1ère moitié du siècle dernier.
Les mines de charbon, quel rapport avec la moutarde ?
Eh bien en fait, les fosses ou clairières à charbon, dédiées à sa calcination, contenaient beaucoup de potassium, propice au développement de la graine de moutarde (https://www.fermedesaintemarthe.com/reussir-la-culture-de-la-moutarde-p-18178#:~:text=la%20moutarde%20blanche%20(Sinapis%20alba,diff%C3%A8rent%20encore%20des%20deux%20pr%C3%A9c%C3%A9dentes.), et je dis bien graine, et non colza (même famille tout de même), comme je le pensais encore avant mon souhait de traiter de ce sujet.
Et à l’époque, la région phare en était la Bourgogne, avec même dès 1390, une fabrication règlementée, une présence plus qu’appréciée sur la table des Ducs de Bourgogne (https://www.destinationdijon.com/destination/best-of/les-ducs-dans-tous-leurs-etats/), et même une légende que je vous invite à découvrir (http://www.confreriemoutardedijon.fr/m-233-historique.html).
Deux siècles plus tard, les vinaigriers et les moutardiers du cru obtinrent l’exclusivité de son élaboration, mais aussi la possibilité (l’obligation) d’apposer leurs propres noms sur les supports, avec en 1870, la ville de Dijon comme capitale de la moutarde à la française, comptant une quarantaine de fabricants. Aujourd’hui seulement 4.
Mais aujourd’hui, un renouveau point à l’horizon, avec notamment la création de l’Association Moutarde de Bourgogne (www.apgmb.fr), où se retrouvent les principales marques du secteur, dont l’un des derniers fabricants utilisant le procédé artisanal du broyage à la meule de pierre, la Moutarderie Fallot (www.fallot.com), obtenant en 2009 l’Indication Géographique Protégée (I.G.P.), faisant qu’aujourd’hui la moutarde « Made » in Bourgogne soit fabriquée avec des graines de la région, cultivées par près de 200 agriculteurs, et avec du vin d’origine contrôlé produit également sur place, lui permettant de se démarquer par le haut face à la dite moutarde de Dijon, devenue aujourd’hui seulement une dénomination générique, soit qu’elle peut être produite en France comme à l’étranger.
Et, eu égard certainement à ce désir de renouveau des terroirs, la culture de la moutarde reprends également petit à petit dans d’autres départements comme l’Ardèche, l’Allier, le Perche, la Charente, ou encore dans les Pyrénées Orientales avec La Légende de Pyrène (www.lalegendedepyrene.fr), en Alsace, avec la marque Alélor (www.alelor.fr), ou encore à Orléans, avec la maison Martin-Pouret (https://martin-pouret.com/notre-maison/), dont l’histoire débuta elle en 1797.
Donc, pour moi qui suis depuis ma plus tendre enfance un amateur assidu de la moutarde, ancienne, à grains, douce, forte, voire très forte, cela ne peut que me satisfaire de découvrir de nouvelles possibilités d’accompagner mes repas, ou juste sur un morceau de pain.
Et saviez vous qu’elle titillait déjà les papilles des chinois, sumériens, égyptiens et autres romains durant la Haute Antiquité, qu’en Gaule (donc chez nous), c’était plutôt comme conservateur alimentaire, et que dans l’ensemble des pharmacopées (pharmacies) de ces époques, elle y était présentée et vendue pour ses vertus thérapeutiques, possédant des propriétés anti-inflammatoires, favorisant la digestion, ou pouvant être utilisée en cataplasme pour soulager un rhume ou décongestionner des bronches (https://www.santemagazine.fr/alimentation/aliments-et-sante/aides-culinaires/les-bienfaits-insoupconnes-de-la-moutarde-965532#:~:text=La%20moutarde%20est%20un%20condiment%20de%20choix%20pour%20lutter%20contre,estomac%20et%20de%20l'intestin.).
Et si l’idée d’élaborer votre propre moutarde vous tente, n’hésitez pas à vous rendre sur le site que voici (https://www.destinationdijon.com/moments-a-vivre/je-fabrique-ma-propre-moutarde-de-dijon/, cela n’a pas l’air vraiment difficile.
Par contre, sans offenser qui que ce soit, mais pour ceux qui souhaiteraient avoir la moutarde qui leur monte vraiment au nez, je vous conseille donc une « petite trahison » à la production française, en découvrant une moutarde anglaise, eh oui, qui s’appelle "Colman's of Norwich", vous m’en direz des nouvelles.
Bonne(s) dégustation(s).
Jacques Samela
Sources :
. https://www.marques-de-france.fr/moutarde-made-in-france/
. https://www.edelices.com/medias/moutarde-dijon-essentiel
. https://www.geo.fr/histoire/quelle-est-lorigine-de-la-moutarde-de-dijon-209145
. https://terroir-artisan.fr/blog/2022/03/11/culture-de-la-moutarde/
Septembre 2023
ACCUEIL. D’un supercalculateur Exascale en France en 2025, après l’accord signé entre les gouvernements français et néerlandais. Retenu par l’entreprise commune européenne EuroHPC (https://eurohpc-ju.europa.eu/index_en) dans le cadre du projet de consortium Jules Verne, il sera capable de réaliser plus d’un milliard de milliards d’opérations par seconde (1 exaflops).
Industrie & Technologies de septembre 2023
ACCELERATION. Pour la société Waga Energy (www.waga-energy.com) aux Etats-Unis, après avoir signé plusieurs contrats pour la construction et l’exploitation de 4 unités de production de biométhane.
Le Dauphiné Libéré du 04 septembre 2023
CHOIX. De l’acteur français Exotrail, fournisseur de propulseurs électriques, par la société californienne, Muon Space, afin d’équiper la prochaine phase de sa constellation de surveillance du climat, devenant en cela son 6ème contrat aux Etats-Unis.
Air & Cosmos du 05 septembre 2023
INEDIT. Le niveau atteint par les ventes internationales de programmes audiovisuels français en 2022, avec 215 millions d’Euros, en hausse de 15,4 % par rapport à 2021.
Les Echos du 05 septembre 2023
PREMIERE. Mondiale pour GRDF à Clermont-Ferrand, après avoir posé une canalisation en polyéthylène certifiée biosourcée.
Bref Eco du 06 septembre 2023
CONQUETE. En continuation en Espagne pour le groupe Paprec, avec l’acquisition d’une société catalane appelée CLD, dont l’activité est dédiée à la collecte et au nettoyage urbain. Employant 1 600 personnes, elle traite près de 300 000 tonnes de déchets chaque année, collectés auprès de 415 000 habitants.
L’Usine Nouvelle du 06 septembre 2023
DEMARRAGE. D’une production de gants chirurgicaux en nitrile dans la Sarthe, grâce à un investissement de 80 millions d’Euros de la société Manikheir, filiale du groupe canadien Medicom (www.medicom-eu.com).
L’Usine Nouvelle du 07 septembre 2023
AUGMENTATION. De la participation de la société Socomore, fabricant de produits chimiques pour le traitement des surfaces métalliques et en matériaux composites dans le capital de la société américaine Flamemaster, dernier fabricant indépendant de mastics aéronautiques US, devenant en cela son actionnaire majoritaire, et réalisant là sa 8ème acquisition dans ce pays.
Les Echos du 07 septembre 2023
PLUS. Forte que prévu la croissance française en 2023, avec 0,9% contre 0,6 % en juin dernier.
La Tribune du 07 septembre 2023
CONSTRUCTION. De la plus grande usine américaine de stockage d’hydrogène à Grand Blanc Township (Michigan) par le groupe Plastic Omnium afin de fournir en systèmes de stockage d’hydrogène haute pression pour un grand constructeur automobile. D’un investissement de près de 170 millions de dollars, 175 emplois industriels devraient être créés dès sa mise en service en 2026.
Jec Composites du 08 septembre 2023
IMPLANTATION. Dans l’Aisne de la 1ère usine d’emballages recyclables à partir de résidus agricoles de l’américain ReStalk, investissant pour le coup 38 millions d’Euros.
Les Echos du 08 septembre 2023
PROTOCOLE. D’accord entre le groupe Airbus et l’université indienne Gati Shakti Vishwavidyalaya (GSV) de Vadodar pour un partenariat global incluant le développement de programmes académiques, de la formation, des bourses, et la collaboration avec des instituts internationaux.
Air & Cosmos du 11 septembre 2023
VICTOIRE. Finale pour les français durant les championnats du monde de rugby militaire, en battant les fidjiens 25 à 22, et après avoir battu en 1.2 finale les Néo-Zélandais.
Top Rugby du 11 septembre 2023
CREATION. D’un centre d’excellence hydrogène à Lyon par le groupe japonais Horiba, spécialiste de la métrologie industrielle. L’investissement financier se monte à une quinzaine de millions d’Euros.
L’Usine Nouvelle du 11 septembre 2023
ACQUISITION. Par la famille Pinault de la plus puissante agence de talents hollywoodien, Creative Artists Agency, où se retrouve Scarlett Johansson, Tom Hanks, ou encore Steven Spielberg.
Les Echos du 11 septembre 2023
MEILLEUR. Fromager du monde le breton Vincent Philippe, devant 16 candidats de 13 pays, et après avoir été champion de France en 2021.
TF1 Info du 11 septembre 2023
RESISTANCE. Des start-ups françaises en 2023, avec 30 % déjà rentables, et 55 % qui devraient l’être d’ici à 3 ans.
COMMANDE. De 10 Airbus A350 par la compagnie Biman Bangladesh Airline, une première, achetant jusqu’alors des Boeing.
Ecoréseau du 12 septembre 2023
ASSOCIATION. Entre le groupe Thalès pour l’électronique embarquée, et l’autrichien Schiebel pour les drones à voilure tournante, afin d’apporter chacun leur expertise dans leur domaine de compétence dans la mise en œuvre d’un contrat décroché avec le ministère de la défense britannique, pour le compte de la Royal Navy.
ECI News du 12 septembre 2023
SIGNATURE 1. D’un contrat entre le groupe Airbus et la société thaïlandaise Thaicom pour la fourniture d’un de ses derniers satellites conçus, One Sat, entièrement configurable.
Air & Cosmos du 13 septembre 2023
HAUSSE. Du PIB français au 3ème trimestre 2023 selon la Banque de France, comprise entre 0,1 % et 0,2 %, et ce après un rebond surprise de 0,5 % durant les trois précédents mois.
Les Echos du 13 septembre 2023
CROISSANCE 1. Continue de 32 % en 2022 pour la French Tech, soit 9 points de plus qu’entre 2021 et 2020.
Les Echos du 13 septembre 2023
AIDE. De la pépite toulousaine de services satellitaires, CLS, au profit du Sri Lanka, pour l’aider à lutter contre les marées noires, fléau récurrent de ce pays insulaire.
La Tribune du 13 septembre 2023
SIGNATURE 2. Entre Airbus et la société américaine PHI Group pour 20 hélicoptères H175 et 8 hélicoptères H160, afin de répondre aux besoins croissants du transport offshore.
TROISIEME. Contrat Intelsat, l’opérateur américain de satellites de communications, au profit du futur lanceur lourd Ariane 6, signe d’une confiance acquise depuis 40 ans.
Air & Cosmos du 13 septembre 2023
CROISSANCE 2. Exceptionnelle pour les salons et foires franciliens au 1er trimestre 2023, surpassant celle de la session précédente, avec une augmentation de 5,7 % en surface nette occupée par les stands, et une augmentation de 14 % en fréquentation visiteurs.
La Gazette des Salons du 14 septembre 2023
SECURISATION. De 2 milliards d’Euros pour la société Verkor et son projet de financer la construction de sa future gigafactory de batteries électriques à Dunkerque, après avoir levé cette somme auprès de différents acteurs dont le groupe Renault.
Le Point du 14 septembre 2023
CONSTRUCTION. D’un réservoir de GNL dans le port de Rotterdam par le groupe Vinci, afin de servir l’ensemble de l’Europe.
Batiactu du 15 septembre 2023
INSCRIPTION. Au patrimoine mondial de l’Unesco pour la montagne Pelée et les pitons du nord de la Martinique.
20minutes du 18 septembre 2023
NOUVEAU. Contrat de près de 600 millions d’Euros pour le groupe Thalès en Irak, en vendant des systèmes C41 équipés de radars de moyenne portée GM200 pour renforcer sa surveillance aérienne.
La Tribune du 18 septembre 2023
OPTIMISTE. L’OCDE pour la France, relevant sa prévision de croissance à 1 %, et estimant que l’inflation, attendue à 5,9 % cette année, devrait baisser à 2,9 % en 2024.
Le Figaro du 19 septembre 2023
INNOVANTE. La France dans le domaine de la fabrication additive, arrivant selon l’Office européen des brevets (OEB) au 2ème rang des pays les plus demandeurs en termes de brevets.
3dnatives du 19 septembre 2023
RECOMPENSE. Internationale pour l’époisses Perrière Berthault, après avoir été choisi et primé par 250 professionnels durant le Concours international du meilleur fromage de Tours, face à 1 600 autres fromages.
20minutes du 22 septembre 2023
SOUHAIT. Du spécialiste de la frite, le belge Agristo, de vouloir construire sa 1ère usine en France sur le site d’Escaudoeuvres (Nord), délaissé par le groupe Tereos. L’investissement se montera à 350 millions d’Euros.
L’Usine Nouvelle du 28 septembre 2023
EasyMile & Navya (suites et plus)
EasyMile en Arabie saoudite
12/06/2023 – Mobilités Magazine
L'Autorité générale des transports (TGA) d'Arabie saoudite, en collaboration avec le ministère des Transports du Royaume et sa Commission royale pour la ville de Riyad (RCRC), a annoncé le 8 juin 2023 avoir choisi EasyMile comme partenaire pour l’établissement des réglementations pour la conduite autonome en Arabie saoudite.
La collaboration combine le déploiement de deux navettes autonomes sur le campus de l'Université du Roi Saoud (KSU) à Riyad, avec le partage des connaissances, l'exploration des données et l'examen des fonctions et des procédures de sécurité.
L'Autorité générale des transports (TGA) est responsable de toutes les questions relatives aux transports ferroviaires, maritimes et terrestres dans le Royaume.
Elle vise là à établir un cadre juridique en Arabie saoudite « qui favorise l'intégration sûre et efficace des véhicules autonomes sur ses routes, ouvrant la voie à un avenir où la technologie sans conducteur pourra prospérer et contribuer à l'infrastructure de transport du Royaume ».
Les navettes de la KSU, mises en service récemment, couvrent un parcours de près de 2 km reliant divers bâtiments universitaires à la cafétéria et aux aires de stationnement.
Le service fonctionne 5 jours par semaine, de 9h à 16h, et est exploité par High Point Tech.
EasyMile est devenu le principal partenaire en matière de technologie autonome au Moyen-Orient, avec un portefeuille de projets comprenant l'Autorité des routes et des transports de Dubaï (RTA), et de nombreux projets avec RATP Dev, y compris des navettes électriques entièrement automatisées sur le site historique d'AlUla, dans le pays.
MILLA GROUP lance la phase industrielle de ses navettes autonomes
Le 11 octobre 2023, par Marie-Claude Benoit
MILLA GROUP, start-up française spécialisée dans le transport autonome, a annoncé ce 10 octobre, que le déploiement de sa nouvelle usine en Yvelines qui devrait lui permettre de produire un millier de véhicules autonomes en 2030 a été rendu possible grâce à une levée de fonds de 15 millions d’euros réalisée en juin dernier, avec le soutien du Fonds SPI, géré pour le compte de l’Etat par Bpifrance.
Créé en janvier 2018 par Frédéric MATHIS à Meudon (Hauts-de-Seine), Milla Group est très vite devenu un acteur incontournable du paysage de la mobilité en France. Soutenue par France Relance, membre depuis juin dernier du programme French Tech 2030, la start-up a dès 2019 exploité une navette autonome entre le campus TheCamp et la gare TGV Aix-Marseille, soit un parcours de 10 km.
Elle dispose d’une gamme de navettes autonomes pouvant atteindre les 50 km/h et transporter jusqu’à 22 passagers : Milla Car et Mini Bus pour le transport de passagers, Milla Delivery pour le transport de marchandises et Milla CarFlex, un véhicule pouvant circuler sur rail et sur route. L’objectif de la SCNF lorsqu’elle a confié ce projet à Milla Group était d’utiliser les voies non exploitées pour redonner de la mobilité aux zones rurales les moins bien desservies.
La start-up a déjà mené avec succès de nombreux pilotes de services dans des conditions réelles, démontrant ainsi la solidité opérationnelle de ses solutions et leur adéquation aux besoins des territoires. En juin dernier, elle a présenté à Satory des navettes sans chauffeur à bord, supervisées à distance qui circulaient dans les conditions qu’elles auraient pu rencontrer en paysage urbain (autres véhicules, piétons, ronds-points…).
De nouveaux projets en vue
Milla Group a été retenu par l’agglomération de La Rochelle pour implanter un service de transport autonome afin de relier les villages, va faire rouler ses navettes sur autoroute dans le cadre d’un partenariat avec Vinci, participe au projet 5G Open Road.
La société ne manque pas d’ambition et sa solution de mobilité supervisée, agile et durable, séduit. Le problème majeur pour elle était une faible capacité de production, cette levée de fonds va lui permettre de l’augmenter avec la création d’un nouveau site industriel dans les Yvelines, associé à un jumeau numérique garantissant flexibilité et efficience.
Trois partenaires stratégiques de renom, chacun apportant une expertise et une expérience précieuses, y ont participé : SPI, CELAD, groupe d’ingénierie reconnu avec des activités prépondérantes dans le transport, notamment dans les domaines du logiciel et de l’électronique et et un fonds d’investisseurs privé spécialisé en deeptech géré par Nicolas Foessel.
Frédéric Mathis, Président de MILLA GROUP déclare :
“Cette levée de fonds est le reflet de la confiance que le marché place en notre vision et en notre technologie. Elle nous permet de passer à une étape cruciale : la phase industrielle de nos navettes MILLA. Nous sommes fiers d’ouvrir ce nouveau chapitre avec nos partenaires”.
Magali Joessel, Directrice du fonds SPI 2 déclare :
“Nous avons été impressionnés par l’approche technologique et industrielle de MILLA. Avec des moyens limités et à contre-courant des grands acteurs de la mobilité autonome, MILLA a su mettre en œuvre une navette de transport public autonome supervisée dont les performances n’ont pas d’équivalent à ce jour. Accompagner l’accélération industrielle et soutenir le changement d’échelle de MILLA s’inscrit parfaitement dans la raison d’être du fonds SPI, en tant que partenaire de long terme”.
MagREEsource, recyclage et souverainetés
Vous vous souvenez certainement de la phrase apparue au moment du choc pétrolier de 1973, « la France n’a pas de pétrole, mais des idées » (https://www.tf1info.fr/societe/sobriete-energetique-le-jour-ou-la-france-a-adopte-le-slogan-on-n-a-pas-de-petrole-mais-on-a-des-idees-2234987.html).
Eh bien pour le sujet du jour, c’est un peu la même chose, à quelques exceptions près il est vrai quand même (voir les documents présentés), car en ce qui concerne les métaux ou terres rares, devenant de plus en plus primordiaux pour la transition énergétique en cours, il est clair que notre pays ne fait pas parti des plus dotés.
Soit dit en passant, l’Europe n’est pas mieux lotie, à quelques exceptions près également.
Mais pour en rester à notre pays, qui donc fourmille d’idées, il est une société qui se positionne fortement sur le marché naissant du recyclage des aimants, avec le développement d’une technologie appelée « magnet to magnet », censée permettre la récupération des terres rares, pour la fabrication de nouveaux aimants.
Et, comme vous avez pu le voir dans le titre, cette société s’appelle MagREEsource *, et compte mettre en place une filière de recyclage de déchets d’aimants, à la fois pour limiter l’impact environnemental de l’exploitation des terres rares, mais aussi pour devenir la 1ère alternative française et européenne à une hégémonie chinoise, représentant aujourd’hui 98 % de l’extraction mondiale des terres rares, lui donnant pour le coup, toute liberté de réguler à sa guise les prix en vigueur, voire leur disponibilité, par des mesures de rétorsion à toute action allant selon son point de vue, à l’encontre de ses intérêts.
Ne l’à t’on point vue durant le Covid, où certains pays restreignirent l’exportation de produits considérés comme primordiaux pour répondre à ses effets, occasionnant ailleurs, et donc chez nous des pénuries de médicaments ou de masques ?
Quant à la fabrication des aimants, elle en rafle (toujours la Chine) également la quasi-totalité du marché mondial.
D’où cette volonté en 2020 pour Sophie Rivoirard, à l’œuvre sur ce domaine depuis dix ans au sein de l’Institut Néel (www.neel.cnrs.fr) du CNRS (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/02/le-cnrs-par-de-la-les-frontieres-de-la-connaissance.html), Stéphane Mazerand, Eric petit, et Daniel Fruchart, de créer cette structure censée donc répondre aux besoins croissants de l’utilisation des aimants, mais sans pour autant contaminer les sols et les eaux par des acides et des effluents radioactifs, et donc les populations, ce qui est malheureusement le cas dans l’exploitation des terres rares.
Et comme on devrait atteindre près de 350 000 tonnes de production annuelle d’aimants à l’horizon 2030, aujourd’hui elle est à 130 000 tonnes, et que le volume mondial de rebuts devrait lui rejoindre à la même échéance les 80 000 tonnes par an, il est clair que cette société arrive à point nommé, en fin de tests aujourd’hui concernant la mise en place d’une ligne de production pouvant atteindre de 40 à 50 tonnes d’aimants par an.
Ligne de production en principe effective d’ici la fin de cette année, aidée en cela par la levée de fonds de 5 millions d’Euros effectuée en début d’année.
Et ce n’est que le début, car l’ambition des dirigeants est d’ouvrir une MagFactory d’une capacité de 500 tonnes par an en 2027, appuyée en cela par la mise en place d’un deuxième procédé de fabrication sur le principe de l’impression 3D, le premier, déjà acté et en œuvre aujourd’hui, étant un procédé de frittage d’anciens aimants pour en extraire les terres rares, et les réduire en poudre par hydrogénation, plutôt technique non ?
Et encore, je ne m’étends pas sur le néodyme**, le dysprosium***, le praséodyme****, ou comment les aimants sont réellement recyclés (voir dans les sources ci-dessous), car mon manque de savoirs dans ce domaine altérerait la fin de cet article.
Par-contre, et donc plus simple à retranscrire, comme ceux-ci (les aimants) représentent des réponses de plus en plus importantes à l’utilisation des voitures électriques, des éoliennes, de la robotique, de l’aéronautique, ou encore dans ce que l’on appelle l’électrification de la société, il est clair que nous allons en entendre parler, avec comme satisfaction (pour ma part), qu’une entreprise française y prenne sa place, voire je l’espère la 1ère ?
A suivre donc, mais comme vous le savez désormais, je ne manquerai pas de le faire avec attention.
* Mag pour Magnet et REEsource (Rare Earth Eléments) ou terre rare, un des composants des aimants qui devient une nouvelle ressource issue du recyclage.
**Très proche du praséodyme sous forme oxydée, le néodyme tient son nom de deux mots grecs, nêos et dîdymos (« nouveau » et « jumeau »), car les chimistes ont longtemps pensé que les deux oxydes ne formaient qu'un seul et même corps simple. Il fait partie des terres rares. www.futura-sciences.com
***Le nom du dysprosium est dérivé du grec dusprósitos, « difficile à obtenir ». Son découvreur le nomma ainsi à cause du grand nombre de tentatives nécessaires pour réussir son isolation. www.futura-sciences.com
****Les chimistes ont longtemps cru que le praséodyme et le néodyme ne formaient qu'une seule terre rare, jusqu'à leur séparation effectuée en 1885. www.future-sciences.com
Jacques Samela
Sources :
. https://www.magreesource.org/
A lire :
Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...
"UNE VICTOIRE FRANÇAISE" : LES VINGT-SEPT SE METTENT D'ACCORD POUR RÉFORMER LE MARCHÉ EUROPÉEN DE L'ÉLECTRICITÉ
Le 17/10/2023
Une position commune a été trouvée par les pays membres de l'Union pour réformer le marché de l'électricité.
L'accord sur la réforme du marché européen de l’électricité est une "grande victoire française" et permettra de faire bénéficier les Français des coûts compétitifs du nucléaire, a estimé mardi l'Elysée.
Les futurs prix de l'électricité seront fixés à un niveau légèrement supérieur aux coûts de production d'EDF, a-t-il ajouté, précisant que le futur dispositif français de régulation des prix de l'électricité serait présenté au cours des prochaines semaines et s'inscrirait dans le cadre européen.
Les pays membres de l'Union européenne ont adopté mardi une position commune sur la réforme européenne du marché de l'électricité après des mois d'âpres tractations entre la France et l'Allemagne.
Cette position a été adoptée à la quasi-unanimité, seule la Hongrie ayant voté contre, a déclaré Teresa Ribera.
Faire baisser les factures
Le texte approuvé par les ministres de l'Energie, et qui sera désormais négocié avec les eurodéputés, vise à recourir davantage aux contrats de long terme pour lisser l'impact de la volatilité du marché sur les consommateurs et à offrir davantage de prévisibilité aux investisseurs via des contrats à prix garantis par l'Etat.
Après l'envolée des prix de l'électricité l'an dernier, la réforme entend faire baisser les factures des ménages et entreprises grâce à des contrats de long terme permettant de lisser l'impact de la volatilité des cours du gaz.
Le texte approuvé entend aussi offrir davantage de prévisibilité aux investisseurs en rendant obligatoire le recours à des "contrats pour la différence" (CFD) pour tout soutien public à des investissements dans de nouvelles installations de production d'électricité décarbonée (renouvelables ou nucléaire).
Des boucliers tarifaires
Dans ce mécanisme de prix garanti par l'Etat, si le cours du marché de gros est supérieur au prix fixé, le producteur d'électricité doit reverser les revenus supplémentaires engrangés à l'État, qui peut les redistribuer aux consommateurs et industriels. Si le cours est en deçà, l'État lui verse une compensation.
Paris et Berlin s'étaient longuement opposés sur les conditions requises pour recourir également à ces CFD pour les nouveaux investissements dans les centrales nucléaires existantes, destinés à en prolonger la durée de vie ou en accroître les capacités.
L'Allemagne, sortie du nucléaire, redoute la concurrence, selon elle déloyale, d'une électricité française rendue plus compétitive grâce à un soutien public massif.
A l'inverse, le sujet est crucial pour la France, soucieuse de financer la réfection de son parc nucléaire vieillissant et de maintenir des prix bas, atout majeur pour ses industriels.
Finalement, les Etats "ont adopté une position équilibrée (...) Pour les Etats qui soutiennent les investissements étendant la durée de vie (de centrales existantes), l'usage des CFD sera une option possible, mais ne sera pas obligatoire", a résumé la commissaire européenne à l'Energie Kadri Simson à l'issue de la réunion.
Mais s'ils font ce choix, "ils devront se soumettre aux règles européennes sur les aides d'Etats et la Commission veillera à ce que de tels instruments soient adéquatement conçus et ne donnent pas lieu à des distorsions de concurrence indésirables et à une rupture de l'équité des conditions de concurrence sur le marché intérieur", a-t-elle averti.
Le texte propose par ailleurs des mesures pour renforcer la protection des consommateurs et prévoit, en cas de nouvelle envolée durable des prix, le déclenchement d'une situation de crise au niveau européen permettant aux Etats d'adopter des mesures comme des boucliers tarifaires pour les ménages les plus vulnérables et les petites entreprises.
Des dérogations temporaires pour le charbon
Un autre sujet faisait débat : les "mécanismes de capacité" qui permettent aux États de rémunérer les capacités inutilisées des centrales pour garantir leur maintien en activité et éviter des pénuries futures d'électricité.
Plusieurs pays souhaitaient être exemptés des contraintes écologiques prévues, notamment la Pologne, désireuse d'appliquer cet outil à ses centrales à charbon.
Finalement, les Etats ont introduit une dérogation aux exigences existantes concernant les limites d'émission de CO2 mais dans des conditions strictes et seulement jusqu'à fin 2028.
Le programme européen d'échanges pour entrepreneurs
https://www.erasmus-entrepreneurs.eu/index.php?lan=fr
Nos chiffres aujourd'hui
11.602
Échanges entrepreneuriaux
21.512
Nouveaux entrepreneurs qui ont postulé au programme
13.000
Entrepreneurs d'accueil qui ont postulé au programme
45
Pays impliqués
Le programme «Erasmus pour jeunes entrepreneurs» est un programme d'échanges transfrontaliers qui offre aux jeunes et aux futurs entrepreneurs la possibilité de se former auprès d'entrepreneurs chevronnés dirigeant de petites entreprises dans des Pays Participants différents. Cet échange d'expériences permet aux nouveaux entrepreneurs d'acquérir, au contact d'un entrepreneur expérimenté, les compétences indispensables à la bonne gestion d'une petite entreprise.
L'entrepreneur d'accueil bénéficie quant à lui d'un regard neuf sur son entreprise. C'est également l'occasion pour lui de coopérer avec des partenaires étrangers ou d'en savoir plus sur de nouveaux marchés.
Le programme européen d'échanges pour entrepreneurs
Le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs permet aux futurs entrepreneurs européensd'acquérir les compétences requises pour créer et/ou gérer une petite entreprise en Europe. Les nouveaux entrepreneurs se voient offrir la possibilité d'acquérir ou d’échanger des connaissances et des idées entrepreneuriales avec un entrepreneur expérimenté, auprès duquel ils séjourneront pendant une période pouvant aller de 1 à 6mois. Le séjour est partiellement financé par la Commission européenne.
Avantages
En tant que nouvel entrepreneur, vous bénéficierez d'une formation sur le tas dans une PME située dans n’importe quel Pays Participant. Cette expérience vous aidera à réussir le lancement de votre propre activité ou à développer l'entreprise que vous venez de créer. Vous aurez aussi la possibilité d'accéder à de nouveaux marchés et d'établir des partenariats internationaux avec des entreprises situées à l'étranger.
En tant qu'entrepreneur d'accueil, vous pourrez bénéficier d'un regard neuf porté sur votre entreprise par un jeune entrepreneur motivé. Celui-ci dispose peut-être de compétences ou de connaissances spécifiques complémentaires aux vôtres dans un domaine qui ne vous est pas familier. La plupart des entrepreneurs d'accueil ont été si satisfaits de l'échange qu'ils ont décidé de renouveler l'expérience avec d'autres jeunes entrepreneurs.
Il s'agit véritablement d'une collaboration bénéfique pour les deux parties, puisque l'un comme l'autre, vous pourrez découvrir de nouveaux marchés, trouver de nouveaux partenaires commerciaux et vous initier à de nouvelles pratiques commerciales en Europe.
À plus long terme, ces échanges vous donnent l'occasion de développer votre réseau de relations professionnelles et, qui sait, peut-être même que vous déciderez de poursuivre votre collaboration en établissant un partenariat durable (par exemple, par la création d'une entreprise commune, des activités de sous-traitance, l'établissement d'une relation client-fournisseur, etc.).
Fonctionnement général du programme
Le programme «Erasmus pour jeunes entrepreneurs» est financé par la Commission européenne et agit à l’intérieur des Pays Participants avec l'aide de points de contact locaux habitués à fournir une aide aux entreprises (par exemple, des chambres de commerce, des centres d'aide à la création d'entreprises, des incubateurs, etc.). À l'échelon européen, les activités sont coordonnées par le bureau d'assistance du programme.
Pour en savoir plus sur les conditions de participation, veuillez-vous référer au guide du programme.
https://www.erasmus-entrepreneurs.eu/upload/Programme%20Guide%20EN,%20Update%20Mar%202023.pdf
Le Pass Interrail : un voyage en train à travers 33 pays d'Europe
https://www.geo.fr/voyage/le-pass-interrail-un-voyage-en-train-a-travers-33-pays-deurope-216297
Ce billet, conçu pour les jeunes il y a cinquante ans, permet aujourd’hui à tout le monde de circuler librement dans trente-trois pays d’Europe, vers plus de 40 000 destinations.
FRANCO TANEL Publié le 21/09/2023 à 8h49
- Départ et arrivée : une des 40 000 gares européennes
- Distance : 243 360 kilomètres
- Durée : de 4 jours à 3 mois
- Pays : 33
Le Pass Interrail, le billet cumulatif qui permet de voyager en train (et ferry) vers 40000 destinations dans 33 pays d’Europe, connaît une seconde jeunesse. Conçu en 1972 pour les moins de 21 ans afin de leur permettre de voyager à petit prix dans toute la zone européenne, il s’avère aujourd’hui également très prisé des adultes et des seniors de plus de 60 ans, car il est beaucoup plus facile de se le procurer que d’acheter un billet auprès de chacune des compagnies ferroviaires des pays traversés.
Voyager sans limite de parcours
Son succès repose aussi sur l’attention croissante dont le train fait l’objet, en tant que moyen de transport écologique et capable, plus facilement que l’avion, d’atteindre toutes les villes et régions d’Europe.
Ce n’est pas un hasard s’il a suscité un regain d’intérêt, même face aux vols low cost proposés à des prix défiants toute concurrence. Qu’il soit de première ou de deuxième classe, le Pass Interrail permet de voyager sans limite de parcours pendant 24 heures et un nombre de jours prédéfini (de quatre jours, consécutifs ou espacés, à trois mois), et sans avoir besoin de déterminer au préalable un itinéraire, mais en choisissant jour après jour sa destination et le nombre d’étapes du trajet.
Les différents types de Pass
Avec le Flexi Pass, par exemple, il est possible de voyager, sans limites de parcours, de quatre à quinze jours, au choix, pendant respectivement un ou deux mois calendaires. Il en existe deux types : le pass Pays valable, comme son nom l’indique, dans un seul pays, et le pass Global, à utiliser dans trente-trois pays européens.
Mais ce n’est pas tout : le Continuous Pass, bien entendu plus cher, permet quant à lui de voyager à sa guise durant toute la période de validité, qui va de quinze jours à trois mois. L’idéal pour les vrais globe-trotters. S’y ajoute, pour finir, un pass spécial pour les liaisons en ferry entre les îles grecques.
Comment acheter un Pass Interrail ?
Tout citoyen, européen ou non, ayant sa résidence légale dans un État européen peut acheter un pass Interrail, et ce désormais sans limite d’âge. Le prix de chaque type de pass varie en fonction des quatre tranches d’âge ainsi définies : enfants de 4 à 11 ans (qui voyagent gratuitement) ; jeunes de 12 à 27 ans ; adultes de 28 ans ou plus ; seniors de plus de 60 ans. Les enfants de moins de 4 ans voyagent gratuitement, accompagnés bien sûr, et n’ont pas besoin du Pass Interrail.
Tous les pass, papier ou mobile, s’achètent sur le site officiel ou auprès des compagnies ferroviaires, à la billetterie des gares et dans les agences de voyages. Que le pass soit dématérialisé sur smartphone, ou en version papier, il faut, pour chaque voyage, "enregistrer" le trajet à effectuer, la date, ainsi que les heures de départ et d’arrivée du train emprunté, qui feront l’objet d’un contrôle par le personnel de bord.
La version mobile dispose d’une application très utile, Rail Planner, qui permet de consulter les horaires des trains des trente-trois pays, de savoir lesquels requièrent une réservation (à régler à part) et de planifier les itinéraires.
Des réductions pour les détenteurs d'un Pass
Le Pass Interrail donne accès à tous les trains, locaux, régionaux, à grande vitesse ou de nuit, mais certains nécessitent de réserver sa place, ce qui peut se faire directement avec l’application.
Cette dernière signale en outre les réductions dont les détenteurs d’un Pass Interrail bénéficient pour de nombreux services, de l’hébergement au transport local, en passant par l’entrée dans les musées.
Dans quels pays peut-on voyager en train avec un Pass Interrail ?
Le Pass Interrail est valable dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Turquie.
On peut partir, par exemple, de Gällivare, dans le nord de la Suède, bien au-delà du cercle polaire arctique, après avoir admiré le soleil de minuit, et arriver à Palerme ou à Athènes pour profiter du chaud climat méditerranéen, avec un seul billet et en décidant chaque jour de son itinéraire et du lieu et de la durée des étapes.
Plus de 10 millions de voyageurs depuis 1972
Le Pass Interrail rime avec expérience hors du commun, découverte de cultures, rencontres à l’origine d’amitiés durables, et offre bien plus qu’un simple voyage ou vol vers une destination. Depuis sa création, en mars 1972, plus de 10 millions de personnes l’ont utilisé pour sillonner le continent. Les Interrailers voyagent principalement de juin à septembre, à destination surtout de l’Europe méridionale et occidentale, mais aussi centrale.
Les jeunes représentent encore un fort pourcentage d’utilisateurs (64 %). Durant l’année précédant la pandémie de Covid-19, les ventes ont enregistré une hausse de 20 %, conforme à la tendance des années antérieures, avec une part croissante de seniors (78 %).
Ce contenu est tiré de l'ouvrage "Découvrir le monde en train" (Editions GEO) qui propose, pour chaque continent, des itinéraires ferroviaires extraordinaires.
Le rendez-vous de l'Europe 1 : La Pologne, la BCE, l'Euro, et Parlement
L'euro, un accélérateur ou un frein à la croissance dans l'Union économique et monétaire ?
CHRONIQUE. Dans la zone euro, la croissance stagne. En France le ministre de l'Économie et des Finances salue "la performance remarquable" de l'économie française. L'euro géré par la BCE a-t-il contribué à une accélération ou à un ralentissement économique ? Faut-il recalculer les taux de conversion des monnaies nationales ? Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.
Gabriel Gaspard
07 Sept 2023, 8:41
L'unification monétaire européenne. Au XIXe siècle, plusieurs expériences d'union monétaire ont émergé, mais aucune n'eut le rayonnement de l'actuelle Union économique et monétaire UEM. L'Europe a connu l'union monétaire austro-allemande (1857-1866), l'union monétaire scandinave (1863-1914) qui regroupa la Suède, la Norvège et le Danemark, et enfin l'union monétaire latine (1865- 1914) conclue entre la France, la Belgique, l'Italie, la Suisse, la Grèce, l'Espagne et la Roumanie.
Créé en 1999, l'euro a été introduit dans l'Union économique et monétaire UEM, ou zone euro, dans onze pays européens. Cette zone devait renforcer l'intégration économique et politique au sein de l'Union Européenne. En ce sens, l'euro a été voulu comme un accélérateur de la croissance, dans la mesure où l'utilisation d'une seule monnaie intensifierait la concurrence dans la zone euro et renforcerait l'intégration des marchés. Plusieurs raisons avaient justifié ce choix : lutter contre les coûts des opérations de change, renforcer la compétitivité des entreprises, contrecarrer la puissance du dollar, etc. Après plus de 20 ans, l'euro a un bilan qui demeure mitigé.
L'euro aurait de nombreux défauts. Pour certains économistes, la zone euro n'a pas été constituée comme une zone monétaire optimale (ZMO). L'Europe ne remplit pas trois conditions majeures : la mobilité des travailleurs n'y est pas parfaite, il n'y a pas de diversification sectorielle et il n'existe pas de fédéralisme budgétaire et fiscal, etc. D'après R. Mundell, prix Nobel d'économie, "parrain" de l'euro et père de la macroéconomie internationale, une zone monétaire, pour être "optimale", doit être dotée de mécanismes d'ajustements permettant de réduire l'impact de chocs asymétriques. De tels mécanismes ne sont pas réellement opérationnels au sein de la zone euro où la solidarité budgétaire entre les différents États est à un stade rudimentaire.
Selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, l'euro au lieu de rapprocher les européens a fini par les diviser et plomber l'économie. En d'autres termes, l'euro a contribué à un ralentissement économique et à des pertes de pouvoir d'achat pour les ménages européens. Est-ce effectivement le cas ?
La croissance de 1985 à 2022. Quatre sous-périodes se distinguent : 1985-1991, 1992-1998, 1999-2016 et 2017-2022 pour 3 zones : monde, États-Unis et zone euro (données Banque mondiale).
De 1985 à 1991. C'est la perestroïka et la fin de l'URSS. C'est la Bulle spéculative au Japon où les grandes villes japonaises ont connu une période de très forte hausse des prix fonciers et immobiliers. La bulle et son dégonflement sont à l'origine des formes urbaines actuelles : "néo-libéralisation, financiarisation de l'urbain, mégaprojets privés, verticalisation, polycentrisme, et aménagement du front de mer en sont les héritages". La croissance mondiale reste très bonne à 3,59%, la zone euro (avant l'euro) avec 3,14% faisait mieux que les États-Unis à 2,99%.
De 1992 à 1998. On note : la crise du système monétaire européen (SME) à l'occasion du référendum français sur le traité de Maastricht, la crise du mécanisme de change européen en 1992 et 1993, la crise économique mexicaine de 1994, la crise économique asiatique en 1997, etc. La croissance américaine dépasse la croissance mondiale mais la croissance de la zone euro diminue de 1,28%.
De 1999 à 2007. En novembre 1999, le président Clinton abroge la loi Glass-Steagall, instaurée en 1933 par le président Franklin Roosevelt pour séparer les activités des banques de dépôt de celles des banques d'investissement. C'est la période qui va du début de la zone euro à la crise des subprimes. La croissance de la zone euro reste nettement en deçà de celle des États-Unis et de la croissance mondiale. Le 8 février 2007, la banque HSBC avertit que les impayés des crédits immobiliers à risque vont amputer son bénéfice annuel de 105 milliards de dollars. C'est le début de la crise de 2008 dites des subprimes.
De 2008 à 2016. Pour lutter contre la crise financière de 2008, la Banque centrale européenne adopte des mesures "non conventionnelles". Ces mesures ont pris des formes telles que : une politique de taux accommodante y compris de taux négatifs, un accès assoupli aux liquidités pour les banques commerciales et la mise en place d'opérations de refinancement (TLTRO), des programmes d'achat d'actifs publics et privés (quantitative easing), complétées par des facilités de prêts de titres. In fine beaucoup de liquidités ont profité aux banques et à la Bourse. Hélas les politiques budgétaires nationales des pays de la zone euro, qui ne sont pas cordonnées, ont plutôt eu un effet négatif sur la croissance et ont amplifié les pressions déflationnistes. Le résultat est un recul historique de la croissance en zone euro à 0,46%.
De 2017 à 2022. Le 18 mars 2020, la BCE annonce le lancement d'un programme d'achats d'urgence face à la pandémie, le PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) qui injecte beaucoup de liquidités. La BCE achète les titres grâce à de la création monétaire. L'économie mondiale, qui ne s'est pas encore remise de la pandémie et de la guerre de l'Ukraine, fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines. L'aboutissement d'une inflation plus forte que prévue provoque un durcissement des conditions financières. La zone euro a le taux de croissance le plus faible à 1,47%, alors que l'indice IPCH (inflation) passe de 1,34% en 2017 à 9,22% en 2022.
Le constat. Avec l'euro, les signataires espéraient que cette monnaie provoquerait une union rapide des économies des États membres. L'objectif était d'organiser une convergence des politiques industrielles et sociales vers un modèle plus libéral : plus de flexibilité du marché du travail, plus de concurrence sur les marchés des biens, réduction du rôle de l'État et du secteur public, baisse des dépenses de protection sociale. On note aujourd'hui que cette stratégie ne correspondait pas toujours aux souhaits des citoyens européens. Cette orientation a affaibli la construction européenne. Dans la plupart des pays, l'introduction de l'euro n'a pas provoqué l'accélération promise de la croissance. Pour d'autres, l'accélération de la croissance s'est accompagnée de l'accroissement de déséquilibres structurels.
La proposition de Joseph Stiglitz. Dans son ouvrage, Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe, publié chez LLL les liens qui libèrent en 2016, Joseph Stiglitz préconise soit une sortie en douceur de l'euro soit la mise en place d'un "euro flexible". Dans cette seconde hypothèse, "des pays (ou groupes de pays) différents pourraient avoir chacun leur propre euro", dont la valeur fluctuerait au sein d'une fourchette commune.
Du point de vue juridique, l'intégration d'un État membre dans la zone euro a été conçue comme un processus irrévocable. Le traité de Lisbonne ne contient aucun mécanisme permettant la sortie de la zone euro. Les experts prévoient plusieurs scénarios difficilement applicables pour sortir de l'UEM. Du point de vue financier, la BCE a acheté pour 457,3 milliards des titres de dette émis par les États de la zone euro à partir de 2010 en fonction de leur part dans son capital. Il parait inabordable à un pays de la zone euro de faire racheter ses obligations détenues par la BCE par des acteurs locaux ou étrangers.
Faut-il recommencer les vicissitudes du "Serpent monétaire" ? Instauré en 1972, les gouvernements des banques centrales européennes créent un système de rétrécissement des marges : un serpent monétaire européen dans le tunnel. Ce système a permis aux banques centrales d'intervenir en monnaies européennes dans les limites des marges de fluctuation réduite à 2,25%. Cette expérience n'obtient pas le succès requis. En mai 1972, la livre sterling, irlandaise et la couronne danoise rejoignent ce serpent. Elles seront contraintes d'en sortir au bout de quelques semaines à causes des nouvelles spéculations financières.
L'aboutissement. Il faut arriver à une décision qui intègre plusieurs constituants : des nouvelles règles de convergences, une solidarité budgétaire entre les États de la zone euro, une gestion saine des liquidités au niveau de la Banque centrale européenne, un équilibre entre l'endettement extérieur des États (accès aux marchés financiers) et l'endettement intérieur via les acteurs locaux (économies des ménages). Sans sortir de l'euro pour revenir au franc avec la même valeur que l'euro ou non, sans euro flexible, en attendant une zone monétaire optimale, il faut réajuster son taux de conversion au temps et à la réalité du poids de chaque pays dans la zone euro et aller vers une économie écosociale.
Pour comprendre. La valeur de l'euro est un taux de conversion et non un taux de change calculée sur la base des monnaies des États membres. Elle a été fixée au 1er janvier 1999 par 11 pays d'Europe. Les taux de conversion de chaque pays ont été déterminés par le Conseil de l'Union européenne sur la base des taux du marché au 31 décembre 1998. Le cours du dollar a joué un rôle essentiel pour évaluer la pondération des cours nationaux.
En tenant compte de plusieurs éléments tels que différence de productivité, poids dans les échanges ou importance économique des pays membres de l'Union Economique et Monétaire (UEM) et la position euro dollar, les spécialistes peuvent calculer aujourd'hui, comme en 1999, de manière équitable les nouvelles valeurs monétaires nationales pour les pays concernés de la zone euro.
À titre de comparaison en 1999, le PIB de la France était de 4,55% du PIB mondial, celui de la zone euro de 21,74% et celui des États-Unis de 29,40%. En 2022, le PIB de la France tombe à 2,76%, les États-Unis affirment leur position à 25,32% et la zone euro fléchit à 13,96% (source Banque mondiale).
Le dernier pays européen rentré dans la zone euro est la Croatie au 1er janvier 2023. Le taux de conversion entre l'euro et la kuna croate fut fixé à 7,53450 kunas pour un euro, ce qui correspondait au taux central de la kuna dans le mécanisme de change MCE II.
Face au futur incertain, pour renforcer le pouvoir de l'euro et contrer la puissance du dollar, pour rétablir l'équité entre les pays de la zone euro, pourquoi ne pas recalculer tous les taux de conversion des monnaies nationales des 20 pays de la zone euro ?
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