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Cheffes d'entreprise & portraits de françaises (rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

Cheffes d'entreprise & portraits de françaises (rappel)
Cheffes d'entreprise & portraits de françaises (rappel)

France : malgré les obstacles qui perdurent, 43% des nouveaux chefs d'entreprise sont des femmes

 

https://www.latribune.fr/economie/france/france-malgre-les-obstacles-qui-perdurent-43-des-nouveaux-chefs-d-entreprise-sont-des-femmes-992303.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240307&M_BT=6363555962

Le 07 Mars 2024

 

Les femmes se lancent de plus en plus dans la création d'entreprise, avec souvent une volonté d'avoir un impact environnemental ou sociétal, mais des différences perdurent encore avec les hommes, notamment en matière de rémunération. Et, plus l'entreprise grossit, moins sa dirigeante est une femme.

Demain (aujourd'hui / ndlr), vendredi 8 mars, c'est la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, elles seront « 101 femmes entrepreneures », une par département, à être célébrées à Matignon, en présence du Premier ministre Gabriel Attal, le soutien aux femmes qui entreprennent étant « un axe fort de l'action du gouvernement ».

Alors que la création d'entreprises a décollé depuis 2017 - encore 1,05 million de créations l'an dernier, malgré une légère érosion - 43% des nouveaux chefs d'entreprises sont des femmes, selon l'Institut national de la Statistique.

Une dynamique de l'entrepreneuriat supérieure à celle des hommes

La dynamique de l'entrepreneuriat féminin est actuellement supérieure à celle des hommes : selon la banque publique d'investissement Bpifrance, 28% des Françaises dirigeaient, ont dirigé, ont engagé les démarches pour créer ou songeaient à créer une entreprise fin 2023, un engagement en hausse de 5 points depuis 2018, alors que celui des hommes a été stable à 37%.

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Elles exercent souvent, mais pas seulement, dans le commerce, la santé ou l'artisanat, et sont plus engagées que les hommes envers la société : 73% ont considéré l'impact écologique et sociétal de leur projet avant de se lancer (contre 52% des hommes), selon une enquête menée fin 2023 par le réseau d'accompagnement et de financement Initiative France, un des plus importants du pays.

Plus l'entreprise grossit, moins sa dirigeante est une femme

Pour autant, 40% de dirigeantes interrogées par le Syndicat des indépendants et des TPE (SDI) témoignent encore « d'obstacles » liés à leur genre, comme le décrit anonymement dans cette étude « Amandine », évoquant les interlocuteurs qui lui demandent si elle est « la femme ou la secrétaire » du patron. « Mathilde », rapporte avoir dû « attendre plus de huit ans avant d'avoir un enfant » pour préserver la stabilité financière de son entreprise. D'autre part, plus l'entreprise grossit, moins sa dirigeante est une femme: en 2022, selon Bpifrance, les chefs d'entreprise de 10 salariés et plus étaient à 12% seulement des femmes.

Et selon un rapport du cabinet Deloitte portant sur près de 10.500 entreprises, 19,7% des membres des conseils d'administration (CA) étaient des femmes en 2021 pour... 5% parmi les directeurs généraux. Aux Etats-Unis, les femmes représentaient environ 24% des membres des conseils, moins de 6% des chefs d'entreprise. Même schéma au Royaume-Uni (environ 30% des sièges aux CA, 6% des dirigeants). De son côté, la France a mis en place la loi Copé-Zimmermann, qui impose depuis 2011 un quota minimal de 40% de femmes dans les CA. Une façon de mettre un pied dans la porte. Aucun pays ne se distingue par son égalité professionnelle. En Allemagne, seule Belén Garijo, pour le laboratoire Merck, dirige une entreprise du DAX, indice vedette de la Bourse de Francfort.

En Espagne, la très grande majorité des sociétés de l'Ibex 35, équivalent ibérique du CAC 40, sont dirigées par des hommes, à l'exception d'Inditex (propriétaire de Zara), et de Santander, première banque espagnole, présidées respectivement par Marta Ortega et Ana Botin. Quant à l'Italie, elle n'est guère mieux lotie, et Giuseppina di Foggia, PDG du distributeur d'énergie Terna, est devenue l'an dernier la première femme à diriger un grand groupe public dans le pays.

67% des cheffes d'entreprise gagnent moins de 1.500 euros par mois

Plus inquiétant, en France, une dirigeante de très petite entreprise sur deux (48%) ne se rémunère pas, selon le réseau de soutien Bouge ta Boîte - c'est le cas de Valérie Gonzales, qui touche le RSA - et 67% des cheffes d'entreprise gagnent moins de 1.500 euros par mois, selon Marjolaine Feraille, déléguée générale du réseau Les Premières, qui a accompagné plusieurs des entrepreneures qui seront présentes à Matignon vendredi. « Le revenu est notre cheval de bataille ». Elle note que les dirigeantes à la tête d'une famille monoparentale se payent souvent mieux, car « elles ont peut-être une vision d'elles-mêmes différente ».

Valérie Gonzales espère qu'un jour elle ne sera plus vue comme femme chef d'entreprise, mais comme « entrepreneur, point ». « Nous aimerions bien ne pas exister, couler notre association est un horizon auquel on travaille », renchérit en souriant Marjolaine Feraille.

Des eurodéputées élues en 2019 témoignent de leurs difficultés à combattre les préjugés

Combattre les préjugés sexistes sur les matières « techniques », défendre son vote pendant les congés maternité, affronter les attaques en ligne : trois eurodéputées élues en 2019 racontent à l'AFP leurs cinq ans de mandat. L'une d'elle, Aurore Lalucq, qui  siège parmi les « Sociaux et démocrates » (S&D), le deuxième plus grand groupe politique du Parlement, estime que « l'on associe les femmes aux politiques sociales, familiales ou aux droits humains, tout ce qui fait sérieux, technique, ce sont encore des choses considérées, malheureusement, comme faites pour les hommes ». Et quand elle s'attaque à la réglementation des cryptomonnaies, elle est victime d'une campagne de cyberharcèlement : « Retourne à tes cuisines », « La dinde, qu'est-ce qu'elle y connait » : tout de suite on vous parle de votre physique, on vous lance des attaques sexistes ou de nature sexuelle ». En 1979, lors de la première élection au suffrage universel direct et lorsque Simone Veil est devenue la première présidente du Parlement européen, les femmes ne représentaient 16,6% des eurodéputés. Aujourd'hui, environ quatre sur dix sont des femmes. Ce chiffre se situe « au-dessus de la moyenne mondiale des parlements nationaux (26,5% début 2023) et au-dessus de la moyenne européenne des parlements nationaux (31%) », notent Rosamund Shreeves et Ionel Zamfir dans un rapport du Service de recherche du Parlement européen publié au printemps 2023.  « Cependant, il existe de grandes différences entre les États membres » ajoutent les chercheurs. Le pourcentage actuel de femmes eurodéputées varie de 15% pour la Roumanie, en bas du classement, à 57% pour la Finlande, à la première place. Un peu moins de la moitié (38) des 79 eurodéputés français sont des femmes.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/06/claudie-haignere-objectif-lune.html

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/christine-lagarde-une-femme-francaise-d-influence.html

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J'y étais donc....au JEC 2024

Publié le par Jacques SAMELA.

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Photos J.S
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Publié dans Agenda

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Le Cognac (suite, mais toujours avec modération)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Cognac (suite, mais toujours avec modération)
Le Cognac (suite, mais toujours avec modération)
Vus et lus dans Les Echos du 24/01/23, du 21/02/23, et du 27/12/23
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Vu et lu dans Les Echos du 03/01/24
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Vu et lu dans Les Echos du 27/06/23
Vu et lu dans Les Echos du 27/06/23

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Matériaux composites (JEC 2024, rappel & suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Matériaux composites (JEC 2024, rappel & suite)
Matériaux composites (JEC 2024, rappel & suite)

JEC World est Le salon N°1 au monde dédié aux matériaux composites et à leurs applications. Organisé à Paris, JEC World est le salon leader de l’industrie, accueillant les principaux acteurs du marché, réunis pour développer leur business et leur réseau, mais aussi pour partager leurs innovations.

JEC World, c'est “the place to be” pour les matériaux composites, avec des centaines de lancements de produits, des prix de l’innovation, une compétition de startups, des conférences, des démonstrations de machines... sans oublier les Innovation Planets qui présentent des produits finis innovants et de multiples opportunités pour développer son réseau.

Du 05 au 07 mars 2024 / Paris Nord Villepinte

https://www.jec-world.events/fr/about-jec-world

Les matériaux composites.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-les-mat%C3%A9riaux-composites

Publié le 6 mars 2013 

 

Du 12 au 14 mars 2013, se déroulera à Paris la vitrine du savoir-faire de la filière composite, le Jec Composite Show (www.jeccomposites.com). C'est le seul salon au monde qui rassemble l'ensemble des industries du secteur, offrant aux utilisateurs un panorama complet des procédés, nouveaux matériaux et solutions composites.

Mais, qu'est-ce qu'un matériau composite ?

C'est un assemblage d'au moins deux matériaux ayant une forte capacité d'adhésion composé d'un renfort (fibre d'origine minérale, organique ou végétale qui assure la résistance aux efforts et participe à la rigidité), et d'une matrice (résine qui assure la forme de la pièce, la tenue des fibres et la transmission des efforts). Il peut être à matrice organique, métallique et céramique.

Le premier matériau composite naturel utilisé par l'homme fut le bois. Ensuite, d'autres sont venus compléter la famille comme le torchis pour la construction, la fibre de verre pour la fabrication des piscines, la fibre de carbone pour l'aviation, le béton et le béton armé pour le génie civil, la fibre d'aramide ou kevlar pour les protections balistiques, gilets pare-balles ou encore le Glare, composé lui d'aluminium et de fibre de verre utilisé dans l'aéronautique.

Et aujourd'hui, les composites trouvent leurs principales applications dans le transport aérien (civil et militaire), maritime et ferroviaire, le bâtiment, l'automobile, ainsi que les sports et les loisirs.

Et avec 60 Mds d'Euros de chiffre d'affaires, une croissance annuelle de 6 %, on peut même dire que l'industrie mondiale des composites est plus que florissante.

Quant à la France, avec 15 % de la productivité européenne2 milliards d'Euros de chiffre d'affaires, plus de 20 000 employés répartis dans plus de 500 entreprises, dont 80 % sont des PME, une recherche active et une formation de haut niveau, elle est un des marchés leader en Europe, avec notamment une grande variété d'utilisateurs, leaders de l'industrie nationale (Dassault, Airbus, Total, Bouygues, Renault ou encore bénéteau), et de technologies de fabrication. Il devrait en outre bénéficier de la croissance mondiale en expansion, prévu au moins jusqu'en 2015, notamment sur des secteurs comme l'éolienl'offshore pétrolier ou encore le médical et le biomédical.

Jacques Samela

Agenda :

. Entretiens de l'Amac (association pour les matériaux composites) à Cachan le 19/03/13 : Les composites ont-ils un avenir ?

. 4ème convention d'affaires des matériaux composites à Nantes les 6 et 7 novembre 2013. (www.abe-industry.com).

 

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« Les matériaux composites sont les facilitateurs de la décarbonation »

https://www.lesechos.fr/thema/articles/les-materiaux-composites-sont-les-facilitateurs-de-la-decarbonation-2078569#:~:text=Interview-,%C2%AB%20Les%20mat%C3%A9riaux%20composites%20sont%20les%20facilitateurs%20de%20la%20d%C3%A9carbonation%20%C2%BB,7%20mars%202024%2C%20%C3%A0%20Villepinte.

Publié le 26 févr. 2024

 

Rendez-vous incontournable des acteurs des matériaux composites, le JEC World se tient cette année du 5 au 7 mars 2024, à Villepinte. L'occasion pour Eric Pierrejean, le président de JEC Composites de décrypter les principaux enjeux du secteur, notamment ceux liés à la transition écologique.

Pour le président de JEC Group, Eric Pierrejean, les matériaux composites ont toujours été à l'avant-garde industrielle, permettant « d'adresser de nouveaux marchés, d'ouvrir de nouvelles voies. » (DR)

Quelles sont les grandes tendances du marché des matériaux composites ?

Après une période de ralentissement, on est aujourd'hui revenus aux chiffres de production d'avant-Covid. Fin 2023, tous secteurs confondus, le marché mondial des matériaux composites consommés pour produire des pièces était de 13 millions de tonnes. Il représentait, en valeur, environ 41 milliards de dollars, avec une adoption accélérée des composites dans de nombreux secteurs d'activité.

Quelles sont les grandes filières industrielles ayant recours à ces matériaux ?

Transport, mobilité , aérien, aéronautique, éolien, médecine, sport … On distingue aujourd'hui une quinzaine de grands secteurs industriels qui font appel aux matériaux composites - fibres de verre, ces derniers représentant à eux seuls 90 % du marché, fibres de carbone, Aramides plus connu sous son nom commercial de Kevlar, fibres naturelles, etc. -, et exploitent leurs propriétés, en particulier leur légèreté, leurs performances mécaniques ou encore leur résistance élevée.

Comment se situent la France et l'Europe sur ce marché ?

En volume, les deux très grands marchés sont l'Asie et l'Amérique du Nord. Cependant, la France et l'Europe n'ont pas à rougir car elles restent des terres d'innovation, en termes de conception, de nouveaux matériaux, de procédés, en particulier grâce aux grands secteurs d'application que sont l'aérien, l'automobile, ou encore l'éolien terrestre ou offshore.

Depuis l'origine, dans les années 1960-1970, il y a d'ailleurs une réelle tradition de développement des composites dans notre pays, avec certains fleurons comme Chomarat, Porcher Industries, Demgy , Arkema ou encore Depestele pour les fibres de lin, mais aussi des entreprises internationales basées sur notre sol comme Hexcel, ou encore LM Wind Power à Cherbourg pour l'éolien. La France est en pointe en termes de compétences industrielles, de R&D et d'utilisation des composites.

Matériaux, processus de fabrication, cycle de vie, recyclabilité… comment les composites permettent-ils de décarboner certaines filières ?

C'est un secteur dans lequel les procédés de fabrication sont très variés, et s'adaptent aux besoins ou exigences de chaque domaine, de chaque application industrielle. Avec de toutes petites séries aux processus très manuels, voire aux pièces uniques ; et des systèmes très automatisés, digitalisés qui permettent de fabriquer en grandes séries, y compris en utilisant la fabrication additive, l'impression 3D ou encore le placement de fibres, pour exploiter au mieux la position des fibres dans les matrices, et ainsi optimiser les performances mécaniques des matériaux composites.

Avec, comme dans beaucoup de processus industriels, une démarche de réduction de l'empreinte environnementale sur l'ensemble du scope des consommations, en visant la conception la plus optimisée possible : énergie, matière première, chutes, déchets… Avec, également, le développement, plus récent, du recyclage des fibres et des matrices afin d'entrer dans une véritable démarche d'industrie circulaire.

Idem sur les matières premières avec des résines recyclables, ou des fibres naturelles, biosourcées pour remplacer les matières premières issues du pétrole. Aujourd'hui, tous les secteurs d'applications s'appuient sur les composites ou sollicitent les composites, pour accroître leurs performances, en réduisant leurs coûts et leur impact d'émissions de CO2.

Et le futur, comment l'envisagez-vous ?

C'est un secteur très innovant dans lequel le bain d'innovation est permanent. Depuis qu'ils existent, en effet, les matériaux composites sont les facilitateurs de la décarbonation . Ils permettent d'adresser de nouveaux marchés, d'ouvrir de nouvelles voies. Il y a quelques décennies encore, on n'imaginait pas, par exemple, transporter de l'hydrogène compressé dans des voitures. Or par leurs propriétés, les composites ont permis d'ouvrir ce marché, tout comme ils permettent aujourd'hui de produire des éoliennes de grande puissance.

Grâce aux composites vous pouvez ainsi imaginer continuer à alléger, mais aussi à allonger la durée de vie de vos produits, objets, véhicules, infrastructures, etc. Des objets qui vont également moins se corroder, moins se fatiguer, et ainsi durer plus longtemps, en toute sécurité, avec un bilan carbone d'autant plus positif.

Selon moi, l'innovation ne va donc pas s'arrêter, et je ne vois d'ailleurs pas de limites à l'utilisation des matériaux composites. On va continuer à inventer, à développer de nouvelles matières, de nouveaux matériaux, pour plus de performance et toujours moins d'empreinte carbone.

Publié dans Agenda

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Le rendez-vous de l'Europe : Naïveté, Sanctions, Euro, Accords, Brexit(NO), Chômage, Technologies, Virements, Elections

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Naïveté, Sanctions, Euro, Accords, Brexit(NO), Chômage, Technologies, Virements, Elections
Vu et lu dans Les Echos du 07/11/23
Vu et lu dans Les Echos du 07/11/23

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/23

Guerre en Ukraine : l'UE valide un nouveau paquet de sanctions contre la Russie

https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-l-ue-valide-un-nouveau-paquet-de-sanctions-contre-la-russie-991081.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240221&M_BT=6363555962

Le 21 Février 2024

 

Les ambassadeurs des pays de l'UE se sont mis d'accord ce mercredi sur un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. À quelques jours du deuxième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, les Vingt-Sept viseraient trois entreprises chinoises et le ministère de la Défense de la Corée du Nord pour avoir aidé l'armée russe.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine il y a quasiment deux ans jour pour jour, les Occidentaux ont multiplié les sanctions à l'encontre de la Russie. (Crédits : DADO RUVIC)

Nouvelle salve de mesures européennes pour gêner la Russie dans la guerre qu'elle mène en Ukraine. La présidence belge du Conseil de l'UE a annoncé ce mercredi que les ambassadeurs des pays de l'UE se sont mis d'accord ce mercredi sur un nouveau paquet de sanctions à l'encontre de Moscou.

D'après un projet de texte, consulté par l'AFP, l'Union européenne prévoit en particulier de limiter le commerce des entreprises de l'UE avec trois sociétés de Chine continentale ayant approvisionné l'armée russe, et d'inscrire sur une liste noire le ministre de la Défense nord-coréen pour avoir envoyé des missiles à Moscou.

Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine il y a quasiment deux ans jour pour jour - le 24 février 2022 - les Occidentaux ont multiplié les sanctions envers la Russie. Objectif, frapper sa manne financière.

Embargo pétrolier, plafonnement du prix du brut russe incluant l'interdiction de fournir les services permettant le transport maritime (négoce, fret, assurance, armateurs...) pour les entreprises basées dans les pays de l'UE, du G7 et en Australie, mécanisme similaire pour les produits pétroliers ont ainsi été pris. Ainsi que des mesures pour gêner la fabrication de munitions et d'armes.

Le G7 veut durcir sa position face à Moscou

L'UE n'est pas le seule à vouloir durcir sa position face à la Russie. Déjà ce mardi, la présidence italienne du G7 - le regroupement informel des sept économies mondiales les plus avancées (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) - a annoncé qu'une réunion par vidéoconférence de ses dirigeants se tiendra ce samedi pour vraisemblablement décider d'un « durcissement du régime de sanctions » contre Moscou. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky y participera également. Cette réunion a été convoquée « à l'occasion du deuxième anniversaire de l'agression russe contre l'Ukraine », précise un communiqué du gouvernement à Rome.

À l'issue de cet échange en ligne, qui devrait durer une heure et demie dans le courant de l'après-midi, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes.

Précédemment, le G7 avait décidé la signature de contrats bilatéraux de sécurité avec l'Ukraine, en juillet 2023. Un accord de ce type a été conclu le mois dernier par Kiev avec le Royaume-Uni, puis la semaine dernière avec l'Allemagne et la France. 25 autres États se sont aussi joints à cette initiative, comme la Pologne. Concrètement, ces accords de sécurité peuvent porter sur l'octroi d'équipements militaires, interopérables avec ceux de l'Otan, la formation des forces ukrainiennes et le renforcement de l'industrie de défense de l'Ukraine.

Ces annonces interviennent alors que Kiev reconnaît vivre une situation « extrêmement difficile » sur le plan militaire, ses forces étant privées de munitions et d'aide américaine.

Des sanctions contournées par la Russie

Reste qu'il semble de plus en plus évident que la Russie ait réussi à contourner les sanctions occidentales. « Notamment par l'intermédiaire d'États tiers et de flottes fantômes de pétroliers », a alerté la commission des Affaires européennes de la chambre des Lords, dans un rapport publié fin janvier.

Moscou aurait ainsi réduit sa dépendance à l'égard des services maritimes occidentaux en construisant une « flotte fantôme » de tankers, en achetant de vieux navires auxquels elle offre ses propres services d'assurance, selon Rystad Energy, société indépendante de recherche énergétique et de veille économique basée en Norvège. « 179 pétroliers pleins de la flotte fantôme russe ont quitté les ports russes en novembre 2023 », affirmait l'institut économique ukrainien KSE basé à Kiev dans son rapport « Russian Oil Tracker » de décembre.

Par ailleurs, le rapport parlementaire pointe le fait que « des lacunes et des failles résultent de divergences entre les régimes de sanctions, ce qui affaiblit leur efficacité », appelant à ce qu'elles soient « aussi limitées que possible ».

L'économie russe en transition

Ce contournement des sanctions se voit aussi par le rebond enregistré par l'économie russe en 2023. Son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,6%, selon l'agence publique russe de statistiques Rosstat, après s'être contracté de 1,2% en 2022. L'activité a été tirée par les prix favorables de l'énergie, des conditions de crédit souples et surtout une demande intérieure stimulée par le secteur prioritaire de la Défense, avec également des salaires réels en hausse pour attirer les travailleurs dans les secteurs touchés par des pénuries, selon les autorités.

Malgré ces éléments satisfaisants, les défis à plus long terme restent nombreux pour la Russie et leurs effets difficiles à évaluer à ce stade. L'économie russe a connu en 2023 ce que les observateurs ont qualifié de « cycle de surchauffe », révélateur selon eux de la période de transition dans laquelle elle se trouve en raison des sanctions. La hausse de la demande intérieure résulte largement de l'explosion des commandes militaires et non pas d'un contexte plus favorable commun aux principaux secteurs de l'économie. Et cette dépendance aux investissements liés à l'armée risque de s'accroître encore plus en 2024.

La reprise économique s'est accompagnée d'un retour de l'inflation, à 7,4% fin 2023, amputant toujours plus le pouvoir d'achat des Russes, miné également par l'affaiblissement du rouble. Face à cette situation délicate, la Banque centrale russe a relevé son taux directeur à 16%, malgré le mécontentement affiché par certains entrepreneurs, inquiets du coût croissant de l'argent dans le pays. Enfin, le taux de chômage, à 3%, traduit des pénuries de main-d'œuvre persistantes, poussant les salaires à la hausse et accentuant les pressions inflationnistes.

(Avec AFP)

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24
Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24

Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24

 

UE-Canada : satisfecit sur le bilan de l’accord de libre-échange AECG – CETA

https://www.lemoci.com/ue-canada-satisfecit-sur-le-bilan-de-laccord-de-libre-echange-aecg-ceta/

 

Sept ans après son entrée en vigueur sur le volet commercial, l’accord de libre-échange AECG (Accord économique et commercial global, CETA en anglais) affiche un bilan positif sur le plan des échanges commerciaux. Les deux parties poursuivent les négociations sur les autres volets de l’accord (normes, investissements…).

Depuis l’entrée en vigueur provisoire de l’AECG (CETA en anglais) en septembre 2017, soit uniquement sur le volet commercial, le commerce bilatéral entre l’Union européenne (UE) et le Canada a cru de + 50 %. Et il « continue de croître régulièrement » selon la déclaration commune publiée le 9 février à Bruxelles, à l’issue du quatrième comité mixte UE-Canada, l’instance qui sert de cadre à la poursuite des négociations entre les deux pays sur le traité.

Selon les chiffres du 1er semestre 2023, l’UE est le troisième partenaire commercial du Canada, derrière les Etats-Unis et la Chine, pesant 9,8 % de ses importations et 4,6 % de ses exportations (1er semestre 2023). La France pour sa part se situe au 3ème rang des partenaires européens du Canada et au 13ème rang des partenaires bilatéraux du Canada.

Pour la France, échanges en hausse, mais solde à surveiller

Pour la France, le bilan est plutôt positif du point de vue de la progression des échanges, mais à surveiller concernent l’équilibre des échanges. « Pour la France, les derniers chiffres indiquent que le total des échanges de marchandises a augmenté de 34% et les exportations françaises vers le Canada de 33% entre 2017 et 2023 » se félicite ainsi le Service économique régional au Canada dans un post sur linkedin. Dans le détail, les échanges de marchandises dégagent toutefois un petit déficit de – 23 millions d’euros (M EUR) en 2023, après un excédent de + 188 M EUR en 2022. Il faudra suivre en 2024 pour voir s’il est conjoncturel.

Les exportations françaises vers le Canada, tirées par l’agroalimentaire, les machines, les cosmétiques et le textile, ont atteint 4,198 Md EUR, reculant de -2,7 % sur 2022 tout en restant très supérieures au niveau de 2017 (3,156 Md EUR), tandis que les importations en provenance du Canada, tirées par l’aéronautique et l’énergie, ont progressé de 2,2 %, à 4,220 Md EUR (3,130 Md EUR en 2017).

Avancées dans les négociations sur les autres volets du traité

 Outre le bilan des échanges, ce comité mixte coprésidé par Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission européenne et commissaire européen au Commerce, et Mary Ng, ministre canadienne de la Promotion des exportations, du commerce international et du développement économique, a permis des avancées dans les discussions sur le volet investissement du traité, selon le détail de la déclaration commune*.

Un accord a notamment été trouvé sur l’interprétation donnée aux dispositions relatives à la protection de l’investissement dans le cadre de l’AECG, et les négociations techniques sur les règles visant à faciliter l’accès des TPE et PME au système de règlement des différends en matière d’investissement.

Le Communiqué signale également la progression des discussions autour de l’élargissement du protocole du traité sur les bonnes pratiques de fabrication des produits pharmaceutiques pour y inclure les ingrédients pharmaceutiques actifs ainsi que sur la question de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles des architectes.

Il indique aussi que les parties ont salué le progrès que constituent la mise en place, des deux côté, de nouveaux outils numériques permettant  de faciliter l’accès des entreprises européennes et canadiennes aux marchés publics des deux côtés de l’Atlantique avec, côté canadien, le point d’accès électronique unique aux marchés publics AchatsCanada, et, côté européen, le portail #Access2Procurement.

Enfin, les deux blocs poursuivent leurs travaux autour des nouvelles initiatives lancées lors du Sommet UE-Canada de novembre dernier, dont l’Alliance verte, le numérique, la sécurité économique, le programme Horizon ainsi que des enjeux communs en matière de décarbonation, de minerais critiques et de nouvelles technologies.

A suivre…

C.G

*La déclaration conjointe en français est en ligne sur le site du gouvernement canadien : cliquez ICI.

https://www.international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/ceta-aecg/2024-02-09-joint-statement-declaration_conjointe.aspx?lang=fra

 

Projet Horizon Europe Discover-US

https://www.ecinews.fr/fr/discover-us-ouvre-une-nouvelle-ere-dans-la-recherche-sur-lia-entre-lue-et-les-usa/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-20-02-2024

 

Vu et lu dans Franc Tireur du 07/02/24

Vu et lu dans Franc Tireur du 07/02/24

 

 

Le chiffre 

6,4 % 

Le taux de chômage de la zone euro a reculé de 0,1 point en novembre par rapport à octobre, à 6,4 % de la population active, son plus bas niveau historique malgré une conjoncture économique morose, selon des données publiées mardi 9 janvier par Eurostat.

Ecoréseau du 10/01/24

 

Vu et lu dans Electroniques de décembre 2023
Vu et lu dans Electroniques de décembre 2023

Vu et lu dans Electroniques de décembre 2023

 

L’Europe impose enfin les virements instantanés gratuits pour toutes les banques

https://www.phonandroid.com/leurope-impose-enfin-les-virements-instantanes-gratuits-pour-toutes-les-banques.html

LE 09/02/2024

 

Ça y est, après plusieurs mois d’attente, les banques vont enfin devoir rendre tous les virements instantanés pour les clients, et ceux-ci devront surtout être proposés sans frais supplémentaires.

L'Union européenne a adopté un nouveau règlement qui rendra les virements bancaires plus rapides et plus sûrs pour les consommateurs et les entreprises de l'Union. Ce règlement, qui actualise les règles de l'espace unique de paiement en euros (SEPA), imposera aux banques et aux autres prestataires de services de paiement (PSP) de veiller à ce que les virements soient traités dans un délai de dix secondes, quelle que soit l'heure ou la journée.

Le nouveau règlement vise à éliminer les retards et à améliorer la sécurité des transferts de fonds, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME) qui dépendent de la rapidité des paiements. Selon le règlement, les payeurs et les destinataires doivent recevoir la confirmation de la disponibilité des fonds transférés dans le même délai de dix secondes. Le règlement s'applique également aux États membres dont la monnaie n'est pas l'euro et qui effectuent régulièrement des transactions en euros, avec une période de transition plus longue et une exemption temporaire pour les comptes ouverts en dehors des heures de bureau.

LES BANQUES VONT DEVOIR SE PLIER AUX NOUVELLES RÈGLES DE L’UE

Afin de protéger les clients contre les fraudes et les erreurs, le règlement impose également aux prestataires de services de paiement de mettre en œuvre des mesures strictes de détection et de prévention des fraudes et de fournir des services de vérification de l'identité sans frais supplémentaires. Les clients peuvent également fixer des limites maximales pour les virements instantanés en euros afin de réduire les risques de fraude.

Le règlement définit également les règles de tarification et d'indemnisation pour les virements instantanés. Les clients ont le droit de demander une indemnisation aux prestataires de services de paiement s'ils subissent des pertes financières en raison d'un manque de prévention de la fraude. Les prestataires de services de paiement doivent également vérifier si leurs clients font l'objet de sanctions ou de restrictions liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La tarification des virements instantanés en euros doit être la même que celle des virements non instantanés en euros, selon le règlement.

Michiel Hoogeveen, chef de file des députés européens, a salué le règlement comme une modernisation longtemps attendue des paiements dans le marché unique européen. Le règlement a été approuvé par 599 voix pour, 7 contre et 35 abstentions. Il entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'UE.

 

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/14

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/14

Publié dans En bref

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La coléoculture (suites) & autres

Publié le par Jacques SAMELA.

La coléoculture (suites) & autres
La coléoculture (suites) & autres
Vus et lus dans Les Echos du 11/05/23 et sur le Big 2023
Vus et lus dans Les Echos du 11/05/23 et sur le Big 2023

Vus et lus dans Les Echos du 11/05/23 et sur le Big 2023

Vus et lus dans Les Echos du 17/04/23, du 07/07/23, et du 12/10/23, et dans l'Usine Nouvelle n° 3 718 de mai 2023
Vus et lus dans Les Echos du 17/04/23, du 07/07/23, et du 12/10/23, et dans l'Usine Nouvelle n° 3 718 de mai 2023
Vus et lus dans Les Echos du 17/04/23, du 07/07/23, et du 12/10/23, et dans l'Usine Nouvelle n° 3 718 de mai 2023
Vus et lus dans Les Echos du 17/04/23, du 07/07/23, et du 12/10/23, et dans l'Usine Nouvelle n° 3 718 de mai 2023

Vus et lus dans Les Echos du 17/04/23, du 07/07/23, et du 12/10/23, et dans l'Usine Nouvelle n° 3 718 de mai 2023

TOMOJO REJOINT INVERS !

https://tomojo.co/blogs/news/tomojo-rejoint-invers

 

Nous sommes très heureuses d’annoncer que Tomojo rejoint INVERS !

Cette union, bien plus qu'un simple rapprochement d'entreprises, représente une synergie de valeurs, une relation de confiance et une vision commune pour l'avenir de l'alimentation animale.

1- QUI EST INVERS ? 

INVERS développe depuis 2016 une nouvelle filière de production d’insectes auprès des agriculteurs Français, au sein d’un modèle circulaire et durable, au plus près des lieux de production.

INVERS produit et transforme des insectes (Tenebrio molitor ou ver de farine) comme source alternative de protéines pour l’alimentation animale, grâce à un modèle circulaire innovant. Ce modèle s’appuie sur des agriculteurs partenaires pour l’élevage, et sur des coopératives pour l’approvisionnement en coproduits agricoles. Les produits INVERS s’adressent au grand public (croquettes durables et locales pour chiens et chats, produits pour la basse-cour et les poissons de bassins) et aux professionnels de l’élevage.

L’ambition d’INVERS est de permettre à chaque territoire de disposer de sa propre filière de production de protéines d’insectes pour la fabrication locale d’alimentation pour les animaux.

2- LA SUITE POUR TOMOJO ?

Ce rapprochement vise à conjuguer l'expertise de Tomojo et INVERS dans la formulation et commercialisation d'aliments pour animaux avec la chaîne d'approvisionnement durable en insectes de qualité d'INVERS. Cette collaboration promet de débloquer des synergies significatives, favorisant le développement de produits alimentaires pour animaux domestiques encore plus novateurs et nutritifs.

En somme, que du mieux pour les mojo-lovers qui pourront continuer à dévorer leur croquettes aux insectes fabriquées en France. 

3- UN AVENIR PROMETTEUR 

Ensemble, nous aspirons à façonner une industrie plus éthique et responsable, où les solutions alimentaires sont à la fois nutritive pour les animaux et respectueuse de la planète.

Cette opération représente bien plus qu'une simple alliance commerciale ; c'est un témoignage de notre engagement envers l'innovation, la qualité et le respect de l'environnement.

Alors que la demande pour des solutions alimentaires alternatives continue de croître, Tomojo by INVERS est prêt à conduire le changement avec confiance et détermination.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

 

Grand Prix Lyon Start Up : Fermavers veut nourrir la volaille avec des insectes

https://www.brefeco.com/expertises/grand-prix-lyon-start-fermavers-veut-nourrir-la-volaille-avec-des-insectes

PUBLIÉ LE 05/01/2023

 

Camille Sotton et Théo Perrochon ont imaginé une microferme produisant des insectes pour remplacer les protéines de soja, base de l’alimentation des volailles. Le prototype sera opérationnel en 2023 et implanté chez un agriculteur partenaire, avant d’envisager les premières commercialisations en 2024. Fermavers a reçu le Grand Prix lors du concours Lyon Start Up.

Parce que le cours du soja est volatile, son prix plutôt très élevé et sa culture, souvent à l’autre bout du monde, gourmande en eau, Camille Sotton et Théo Perrochon lui ont trouvé une alternative pour l’alimentation des volailles (20 % de leur apport protéinique) : la mouche soldat noir, un insecte très riche en protéine. « Elle fait partie des espèces autorisées pour la consommation en France et en Europe. Surtout, elle propose des conditions de culture et des rendement intéressants », explique Camille Sotton, dont l’entreprise Fermavers sera créée au premier trimestre 2023.

Les deux futurs associés se sont rencontrés dans le cadre d’un programme de formation à emlyon. Leur projet de fin d’études sur l’innovation, mené en groupe, s’est arrêté sur le thème d’une alimentation plus saine et plus durable. Ils ont eu l’autorisation des différents partenaires pour faire du projet Fermavers une start-up.

Un marché des insectes nouveau

Une microferme de production d’insectes est ainsi en gestation et sera installée chez un aviculteur pour un an en 2023. « De cette expérimentation et du retour de la trentaine d’agriculteurs avec lesquels nous échangeons depuis un an, nous dimensionnerons le module de production, en étudiant le temps d’implication de l’aviculteur, mais aussi son business model et la formation associée à l’utilisation d’un tel outil », détaille Camille Sotton.

Leur projet a reçu le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (11.000 euros de Start-up & Go) et a été désigné Grand prix de Lyon Start Up, avec une dotation de 15.000 euros.

Les dirigeants affirment détenir des lettres d’intention d’agriculteurs et de coopératives pour utiliser ces fermes, nourrir de façon plus écologique leurs volailles et accompagner l’innovation sur le marché des insectes, nouveaux et à structurer.

Vu et lu dans Les Echos du 18/11/22
Vu et lu dans Les Echos du 18/11/22

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M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides (Rappel) & Plus

Publié le par Jacques SAMELA.

M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides (Rappel) & Plus
M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides (Rappel) & Plus
Vu et lu dans Les Echos du 23/05/23
Vu et lu dans Les Echos du 23/05/23

Vu et lu dans Les Echos du 23/05/23

M2i Life & Osmobio, réponses françaises aux pesticides

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html

 

L’Union européenne a prolongé son utilisation de 5 ans en 2017 (désormais jusqu'en 2033), quand la France, elle, l’interdisait dans les espaces publics, et depuis l’année dernière, chez les particuliers.

De quoi parle- t-on ? Du glyphosate* surtout, mais sans pour autant négliger les autres produits en service aujourd’hui, aussi nocifs, si ce n’est plus, pour la faune, la flore, et au final, Nous.

Mais heureusement, peut-être, et espérons le, deux entreprises françaises travaillent d’arrache pieds aujourd’hui pour trouver d’autres solutions, plus vertes, mais surtout à même de répondre aux besoins de la demande agricole, de plus en plus croissante, en évitant bien sûr de polluer comme hier et aujourd’hui encore, ces terres primordiales pour nourrir l’ensemble de la planète.

La première se nomme M2i Life Sciences (www.m2i-lifesciences.com), née de la fusion d’une plateforme de développement dédiée aux sciences de la vie, appelée Holis technologies, et du site de production Solvay Organics (SORF) en 2012.

Sa particularité, s’appuyer sur le bio-mimétisme** pour se substituer aux pesticides, en piégeant ou en repoussant les insectes à l’aide d’odeurs plutôt qu’en les tuant, grâce notamment à la conception de phéromones de synthèse perturbant justement l’activité sexuelle des insectes, et donc de contrôler les populations de nuisibles de façon naturelle.

Elle en est même devenue le leader mondial de ce que l’on appelle également le bio-contrôle***, et ce, que ce soit dans le domaine animal, végétal, voire de la santé humaine.

Et manifestement, cela en interpelle plus d’un, car l’année dernière, souhaitant ouvrir une part minoritaire de son capital, elle leva la bagatelle de 60 millions d’Euros auprès de divers investisseurs, lui permettant d’accompagner sa croissance attendue, aidé en cela par un catalogue de plus de 60 produits déjà commercialisés dans près de 35 pays, dont le système élaboré à base de petites capsules biodégradables, diffusables par le biais de tirs de pistolet à air comprimé de paintball, afin de contrecarrer la déferlante chenille processionnaire, fût récompensé d’un prix de l’innovation par le ministère de l’Ecologie, et labellisé COP21, la production de 15 tonnes de phéromones chaque année, le dépôt de 19 familles de brevets, et un C.A. de 20 millions d’Euros en 2018, amené lui à doubler dans les années à venir, car après la protection des grandes cultures de céréales, les vergers, les maraichages, les parcs et les jardins, elle compte s’orienter à l’avenir vers la culture bio, qui comme vous le savez, est en croissance constante, et donc compatible avec ses solutions.

Et comme l’utilisation du bio-contrôle dans le domaine de la protection des plantes, est estimé à 30 % du marché d’ici 2030, représentant déjà aujourd’hui 3 milliards de dollars, il est clair que son avenir est tout tracé.

Quant à la deuxième société, Osmobio (www.osmobio.com), sa spécificité consiste à développer des produits biologiques et naturels à base d’extraits végétaux, d’algues marines, et de principes actifs naturels. On dit qu’elle est un acteur incontournable dans le domaine de la phyto-protection biologique.

Créée en 2000 par Jacques Le Verger, en Bretagne, il entreprit très rapidement l’élaboration de ses produits à base d’algues marines, nombreuses en ces lieux, et surtout reconnues pour leurs vertus, anti-âge, hydratantes, nutritives, thérapeutiques, et j’en passe, et donc fertilisantes. C’est que l’on appelle un engrais organique naturel, qui doit quand même être traité avant toute utilisation, car bien évidemment très salées, elles peuvent abimer les végétaux.

Et, elles protègent également des attaques d’insectes et de maladies, ce qui justement n’a pas échappé au créateur de cette société.

C’est donc aidé par divers organismes de recherche comme l’INRA, l’INERIS, les universités de Bretagne Sud et de Bretagne Occidentale, l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique, ou encore le Service des Sciences et Techniques du Végétal de la mairie de Paris, que les premières gammes de produits ont été créés.

Seulement voilà, cela fait des années que son produit phare, un désherbant naturel, créé à base d’extraits végétaux, est en attente d’homologation, ce qu’on appelle une AMM (autorisation de mise en marché), de la part de l’agence de sécurité sanitaire (Anses), la seule habilité à la délivrer, et ce malgré l’avis favorable de l’Ineris (www.ineris.fr) en 2012, le considérant sans risques pour l’environnement et l’homme.

Le pourquoi de cette attente interminable, juste le fait que ce produit contenant beaucoup de molécules différentes, implique selon l’agence des études plus poussées que pour une seule molécule chimique, comme les autres désherbants en fait, ce qui fait dire à son créateur qu’il n’y a aucune reconnaissances aujourd’hui pour les produits de bio-contrôle, car n’entrant encore aujourd’hui dans aucune de leur classification.

Et pourtant, des tests ont déjà été menés par la Direction des routes de l’Ouest et la SNCF, très utilisatrice du glyphosate le long de ses voies ferrées, avec avis plus que favorables, et surtout, le produit est lui déjà autorisé aux Etats-Unis, Canada, Russie Brésil, ou encore au Japon.

Alors, en attendant l’issue finale, et positive, elle continue à proposer sous sa marque « Algosavon » une gamme de détergents dédiés à l’entretien des habitations, intérieur et extérieur, à base également d’extraits biologiques d’algues brunes et d’actifs d’origine végétale, espérant qu’avec l’ouverture le 22 février 2020 du Salon International de l’Agriculture (www.salon-agriculture.com), le sujet des pesticides sera mis au premier rang des sujets d’actualité dans l’agriculture française, poussant justement les autorités compétentes à accélérer l’utilisation de produits verts, et qui plus est français.

Et ce n’est certainement pas M2i Life Sciences qui dira le contraire, car au de-là du marché français, il y a au bout un marché mondial, en attente de réponses écologiques pour pallier à la disparition partielle ou totale (cela serait mieux) des pesticides connus aujourd’hui, et bien évidemment nocifs.

 

*Glyphosate : Herbicide organophosphoré, présent dans le Rounddup Pro 360 de Monsanto, et utilisé depuis 1974. (www.futura-science.com)

**Bio-mimétisme : Le biomimétisme désigne un processus d'innovation et une ingénierie. Il s'inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant.

***Bio-contrôle : Ensemble des méthodes de protection biologique répliquant des comportements intra-espèces, et des mécanismes naturels de régulation des bio-agresseurs.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.m2i-lifesciences.com

. L’Usine Nouvelle n° 3633 du 07/11/19

. www.osmobio.com

. http://www.agriavis.com/news-9641-osmobio+une+entreprise+bretonne+a+trouve+un+produit+alternatif+au+glyphosate+.html

. https://wikiagri.fr/articles/osmobio-a-t-il-trouve-un-desherbant-naturel-capable-de-remplacer-le-glyphosate-/16255

. https://www.lesechos.fr/2017/11/osmobio-concocte-un-substitut-naturel-au-glyphosate-188290

. https://www.capital.fr/economie-politique/ce-desherbant-naturel-qui-pourrait-remplacer-le-glyphosate-1260905

https://www.lesechos.fr/2017/11/osmobio-concocte-un-substitut-naturel-au-glyphosate-188290

 

Vu et lu dans Les Echos du 12/07/23
Vu et lu dans Les Echos du 12/07/23

Vu et lu dans Les Echos du 12/07/23

Vus et lus dans Les Echos du 03/05/23, et Capital Hors-Série de sept/oct 2023
Vus et lus dans Les Echos du 03/05/23, et Capital Hors-Série de sept/oct 2023

Vus et lus dans Les Echos du 03/05/23, et Capital Hors-Série de sept/oct 2023

Vu et lu dans Les Echos du 05/12/22

Vu et lu dans Les Echos du 05/12/22

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La filière bio (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière bio (suite)
La filière bio (suite)

L’inquiétant recul de la consommation bio

https://www.ecoreseau.fr/environnement/linquietant-recul-de-la-consommation-bio-2023-03-01-91772?utm_campaign=Matinale_Jeudi_-_20230302&utm_medium=email&utm_source=sendinblue

Le 01 mars 2023

 

« Aujourd’hui, le bio n’a plus le monopole du produit sain et de l’excellence alimentaire »

Le marché du bio traverse une période malaisée. Après la forte croissance des années fastes avec une consommation multipliée par 3,5 en dix ans, la dynamique semble s’essouffler. Les chiffres de l’Agence Bio, annoncent une diminution du chiffre d’affaires du secteur de 1,3 % en 2021. Cette tendance se confirme en 2022 avec les ventes qui reculent dans la grande distribution (-5.6 %) et dans les chaînes spécialisées (-4.8 %).

La dernière étude du think tank Terra Nova porte un éclairage intéressant sur le recul de l’agriculture biologique et formule des propositions pour que la filière réponde aux enjeux de la transition et aux attentes des consommateurs.

La France est aujourd’hui le leader européen de la production bio devant l’Espagne. 13,4 % des exploitations agricoles sont bio (contre 4 % en 2010). Nous accordons une attention exigeante du contenu de notre assiette. Une part croissante des ménages consomme des produits alimentaires bio quotidiennement (15 % en 2021 contre 13 % en 2020). En effet, le consommateur continue à s’intéresser au bio mais il subit aussi une perte de pouvoir d’achat, liée à une inflation galopante.

Aujourd’hui, le bio n’a plus le monopole du produit sain et de l’excellence alimentaire. Il est concurrencé par le développement d’autres offres, notamment des produits frais et locaux et ceux issus du commerce équitable. La démocratisation du label « Agriculture biologique » est desservie par une perte de confiance des consommateurs. Selon l’Agence Bio, un Français sur deux s’estime insuffisamment informé sur ce que le label AB garantit dans les cahiers de charge et les contrôles. « Si la demande continue de baisser, le modèle économique de l’agriculture bio, même en augmentant les subventions publiques, ne pourra trouver son équilibre et assurer sa prospérité. Faute de débouchés, le nombre de conversions en bio risque de diminuer », alerte le rapport.

Des recommandations multiples

L’étude énonce quelques propositions pour pallier à ces fragilités apparues dans le modèle économique de l’agriculture biologique : diffusion chaque année d’une grande campagne de communication sur les spécificités et bienfaits du bio. Les attentes sociales et sociétales évoluent et le bio n’y répond plus totalement. C’est cette confiance qu’il faut reconstruire pour stopper le décrochage en ajoutant au cahier des charges du label AB des obligations en termes de rémunération et de formation des salariés.

Le rapport de Terra nova recommande aussi la mise en place d’un taux de TVA très réduit à 2,1 % sur les produits bio et une incitation de la grande distribution à intégrer des produits bio français dans leurs opérations « prix bloqués ». Encourager aussi les collectivités à promouvoir et soutenir la création d’AMAP sur leur territoire pour améliorer l’accessibilité de tous à la vente directe. Améliorer l’accès de la restauration collective aux circuits courts… Autant de recommandations qui devraient consolider les bienfaits de l’agriculture biologique, remis en question par un contexte de crises qui se succèdent. Une vraie évolution des pratiques agricoles est nécessaire pour répondre aux enjeux de la transition écologique. Il est temps de résoudre l’équation prix, qualité, respect des modes de production écologique. Pour cela, il faudrait sécuriser les relations commerciales entre partenaires. Chaque acteur de la chaine a une responsabilité pour rendre le bio plus accessible.

 

Vu et lu dans Les Echos du 29/08/23
Vu et lu dans Les Echos du 29/08/23

Vu et lu dans Les Echos du 29/08/23

Vu et lu dans Elle du 15/06/23
Vu et lu dans Elle du 15/06/23

Vu et lu dans Elle du 15/06/23

Vus et lus dans Les Echos du 29/08/23 et du 08/12/23
Vus et lus dans Les Echos du 29/08/23 et du 08/12/23

Vus et lus dans Les Echos du 29/08/23 et du 08/12/23

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Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites
Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites

En effet, comme chaque année à pareille époque, et ce depuis 1964, année de sa création, le salon de l’agriculture pointe son nez, avec cette année une attention toute particulière avec la crise agricole de ce début d’année.

Donc j’imagine que les médias attendent avec impatience ce nouveau rendez-vous, espérant pour certains une chaude actualité afin de faire du « buzz », comme à l’accoutumée.

Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24
Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24
Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24

Vus et lus dans Voxlog n° 35 de septembre 2023, et Les Echos du 08/02/24

Pour ma part, n’ayant pas leurs moyens, notamment de mettre un reporter à chaque porte, je vais plutôt m’attacher à le présenter sous une autre forme, soit en vous relatant des anecdotes ou des événements insolites qui ont jalonnés son existence.

Donc, tout d’abord, suivant quand même l’actualité, la question que nous pouvons nous poser, c’est le nombre d’heures que passera le président Macron au salon cette année, sachant qu’il est encore aujourd’hui le détenteur du record avec 14h30 de présence durant l’édition 2019, soit avec une arrivée à 8h47 et un départ à 23h27 précisément. Les dés sont jetés.

Car effectivement, il sera à nouveau présent, espérant j’imagine ne pas recevoir à nouveau un œuf sur la tête, comme celui qu’il reçut pendant la campagne présidentielle de 2017, quoique vu le résultat final, il lui porta peut-être bonheur ? D’autres événements le concernant furent plus agréables, comme la fois où en 2018, il adopta deux poules, Agathe et Marianne, et en 2019, c’est un chevreau nommé Désiré qu’il reçu comme cadeau de la part d’un agriculteur.

Et pour en rester aux présidents, Jacques Chirac fût sans conteste celui qui remporta la palme, avec chaque année une arrivée triomphale, et une manière à lui de tout goûter, François Hollande conserve quant à lui la seconde place du temps passé, avec en 2013, une présence d’une dizaine d’heures, quant à Nicolas Sarkozy, qui lui ne restait pas plus de quatre heures, restera celui qui se vit refuser une poignée de main, complété par « Ah non, touche-moi pas, tu me salis », ce qui eu pour résultat d’une perte de son sang-froid en lui répondant, de but en blanc « Casse-toi pauv’ con ».

Et pour en finir avec le monde politique, en 2015, 55 personnalités s’y rendirent, et 47 l’année suivante. Combien cette année, alors que les élections européennes pointent à l’horizon ? A suivre.

Sinon, concernant le salon, et avant ses insolites, sa fréquentation, qui l’an dernier s’approcha des 650 000 visiteurs, ne fit qu’effleurer ce qui semble être le record d’affluence, avec plus de 700 000 visiteurs en 2014, suivi de peu par celle de 2018, avec 672 658 visiteurs. Et cette année, record battu ?

Et justement, sur cette édition 2023, la décision fût durant la journée du 07 mars de fermer les portes du salon à 16h30 pour sursoir à une trop forte affluence, attirée tant il est vrai par le programme proposé, notamment la possibilité de goûter du fromage à base de lait de chamelle, de voir des vaches se reposer sur des matelas réfrigérants, ou encore être graciées, comme cette blonde d’Aquitaine, appelée « « Omerta », qui, acquise par un restaurateur des Angles (Pyrénées-Orientales) et un maire de l’Aude, échappera à l’abattoir pour couler une retraite paisible. Et sans oublier la demande en mariage faite à sa compagne par un éleveur à l’issue des résultats du concours général d’ovins Charollais.

Mais cette année 2023 ne fut pas unique, en attendant celle-ci, car d’autres également proposèrent leurs lots d’anecdotes insolites, comme par exemple celle de 2016, où il fût possible de goûter à de la confiture de foin, où 50 000 verres de lait furent servis sur le stand du Centre national de l’interprofession laitière (Cniel), soit 10 000 litres de lait de production française, où 4 tonnes de viande fût consommée sur celui de l’interprofession de la viande (Interbev), où 400 volailles et 300 lapins furent achetés, où la vache égérie appelée Cerise, bénéficiera pour la 1ère fois d’un dispositif de communication digitale unique, mais aussi où 123 enfants furent perdus, mais heureusement retrouvés en moins de 20 minutes, grâce peut-être aux 450 vigiles présents sur place, doublé par rapport à la précédente édition.

En 2017, ce sont 1 150 chats, de 30 races différentes, qui furent présentés par le livre officiel des origines félines (LOOF), et le porc cul noir, originaire de l’Ouest du Massif Central, et connu depuis le 16ème siècle, fût quant à lui mis à l’honneur. Mais aussi la fuite d’une vache jurassienne, de son petit nom, « Indienne », trop à l’étroit certainement dans son enclos.

Ensuite, en 2018, c’est à une vraie transhumance de vaches à laquelle eurent droit les parisiens la veille de l’ouverture du salon.

En 2019, 3 millions de personnes furent touchés sur l’ensemble des réseaux sociaux de l’événement.

Et en 2021, par contre, cause Covid 19, pas de salon. En 2020, pour le même motif, la dernière journée fût carrément annulée.

Quant à l’édition qui arrive, j’essaierai de suivre au jour le jour le déroulé, avec quand même pour vous une avant- première avec le nom de l’égérie du salon de cette année, « Oreillette », vache de race Normande, succédant à d’autres vaches depuis 2000, la tradition voulant désormais qu’elles en deviennent les reines. Les précédentes s’appelaient « Haute », « Candice », « Cerise », « Fine ».

Alors, même si comme chaque année je ne m’y rendrai pas, un jour quand même, j’ai souvent eu l’occasion d’entendre dans les rues de Paris, dans le métro, des accents venant non plus de pays lointains, mais plutôt de terroirs hexagonaux, gage de particularités bien distinctes et affirmées à l’oreille.

Donc, écoutez bien, devinez les provenances, et vous voyagerez à peu de frais dans la France de nos régions.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.salon-agriculture.com/

. https://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/03/06/29006-20160306ARTFIG00147-les-8-chiffres-insolites-qui-ont-marque-le-salon-de-l-agriculture.php

. https://www.gentside.com/news/emmanuel-macron-il-bat-un-drole-de-record-au-salon-de-lagriculture_art90029.html

. https://www.topito.com/top-trucs-absurdes-salon-agriculture

 

A lire :

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/de-la-fin-des-quotas-de-la-pac-a-aujourdhui-20-ans-de-politiques-agricoles-en-echec-2024-02-08-102099?utm_campaign=Matinale+Vendredi+-+20240209&utm_medium=email&utm_source=brevo

. https://www.lemoci.com/agriculture-et-agroalimentaire-la-filiere-se-mobilise-a-lexport/

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-elevage-bovin-francais-ne-perd-pas-pied-a-cause-des-accords-de-libre-echange-990928.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240220&M_BT=6363555962

 

RAPPEL :

. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/les-iaa-de-nombreux-challenges-a-relever.html

 

Vus et lus dans Les Echos du 18/11/22 et du 12/10/23
Vus et lus dans Les Echos du 18/11/22 et du 12/10/23
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Le Salon de l’Agriculture, quelques anecdotes et infos insolites

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Par idéal, et pour une certaine vision de la France

Publié le par Jacques SAMELA.

Par idéal, et pour une certaine vision de la France
Par idéal, et pour une certaine vision de la France
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 13/12/21
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 13/12/21

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 13/12/21

Après la panthéonisation de Joséphine Baker, américaine, et bien d’autres*, voici donc celle de Misak Manouchian, arménien, qui lui aussi, décida de combattre l’envahisseur nazi et ses supplétifs collaborationnistes, mais avec pour conséquence, d’être lui passé par les armes au Mont Valérien le 21 février 1944 avec l’ensemble de son groupe, dont l’appellation, inventée par l’occupant pour discréditer leurs actions, « l’Affiche rouge** », est passée désormais à la postérité.

Vu et lu dans Télérama n° 3855 du 29/11/23
Vu et lu dans Télérama n° 3855 du 29/11/23
Vu et lu dans Télérama n° 3855 du 29/11/23

Vu et lu dans Télérama n° 3855 du 29/11/23

Mais d’autres se sont levés également, tel Dimitri Amilakvari, géorgien, (https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/dimitri-amilakvari), mort au combat durant la bataille dite d’El Alamein, les espagnols de la « Nueve » (https://www.paris.fr/pages/la-nueve-ces-republicains-espagnols-qui-ont-libere-paris-7066), qui dans le cadre de la 2ème DB du général Leclerc, entrèrent les premiers le 24 août 1944 dans Paris, occupée, mais déjà en insurrection, ou encore, mais beaucoup moins connu, voire pas,  Addi Bâ (https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/culture-africaine/addi-ba-le-tirailleur-senegalais-meconnu-de-la-resistance_3060271.html), tirailleur sénégalais et maquisard dans les Vosges.

Vu et lu dans Télérama n° 3866 du 14/02/24
Vu et lu dans Télérama n° 3866 du 14/02/24
Vu et lu dans Télérama n° 3866 du 14/02/24

Vu et lu dans Télérama n° 3866 du 14/02/24

Alors bien évidemment, il serait inconvenant d’oublier tous les autres, comme les bretons de l’Ile de Sein, qui après l’appel du général de Gaulle*** (le 18 juin pour rappel), embarquèrent en nombre pour l’Angleterre, comme ceux de la dite « dissidence » des Antilles (https://www.slate.fr/story/105631/resistance-antilles-dissidence), reconnue plutôt tardivement, et puis tout ceux qui en France décidèrent eux aussi de résister, des plus connus (Jean Moulin, Pierre Brossolette, Guy Moquet****, les époux Lucie et Raymond Aubrac), au moins connus, femmes et hommes de toutes conditions, jeunes et moins jeunes.

Par idéal, et pour une certaine vision de la France
Par idéal, et pour une certaine vision de la France

Et, comme il me serait impossible à énumérer et à relater ici en une seule fois tout ce qui fit la résistance, je vous engage à visiter les nombreux lieux de mémoire ainsi que les musées, présents dans tout le pays, où vous pourrez aisément vous renseigner.

Je pense notamment au Musée de l’ordre de la libération (www.ordredelaliberation.fr), et au Musée de la libération de Paris (www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr), situés eux dans la capitale.

Quant aux ouvrages sur le sujet de la résistance, vous n’aurez que l’embarras du choix, tout en vous conseillant celui que vous trouverez ci-dessous.

Par idéal, et pour une certaine vision de la France

Sinon, et pour clôturer, en ces temps où certains revisitent l’histoire comme bon leur semblent, et que les élections européennes approchent, avec l’obligation de se positionner pour notre avenir, il serait de bon ton je crois, de rappeler une des phrases de l’appel du général de Gaulle qui disait « Quoi qu’il arrive, la Flamme de la Résistance ne s’éteindra Jamais ».

*https://www.paris-pantheon.fr/agenda/figures-de-la-resistance-au-pantheon#:~:text=De%20Jean%20Moulin%20%C3%A0%20Jos%C3%A9phine,mondiale%2C%20dans%20ses%20diff%C3%A9rentes%20composantes.

**https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Affiche_rouge_(chanson)   

***https://www.linternaute.fr/actualite/guide-histoire/2533910-appel-du-18-juin-1940-discours-du-general-de-gaulle-resistance/#:~:text=Le%2018%20juin%201940%2C%20le,le%20d%C3%A9but%20de%20la%20R%C3%A9sistance.

****https://www.sudouest.fr/archives/sa-lettre-d-adieu-est-restee-celebre-qui-etait-guy-moquet-fusille-il-y-a-80-ans-par-les-allemands-6665061.php

Jacques Samela

 

A écouter :

. https://www.youtube.com/watch?v=z1DaJogllx8

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