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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

Christophe Masson, DG de Cosmetic Valley : « Dans le secteur de la cosmétique, le made in France est un gage de sérieux »

https://www.lemoci.com/ch-masson-dg-de-cosmetic-valley-dans-le-secteur-de-la-cosmetique-le-made-in-france-est-un-gage-de-serieux/

 

Par sophie.creusillet@lemoci.com  / Le 17/02/23

Le pôle de compétitivité Cosmetic Valley dévoile le 9 février lors d’un événement au château de Versailles, ses axes de développement pour 2023 ainsi qu’une nouvelle communication visuelle destinée à l’international. Son directeur général Christophe Masson revient sur les performances de la filière sur les marchés étrangers et les projets du pôle pour y propulser les PME et ETI tricolores. 

Le Moci. Le bilan du commerce extérieur de 2022 qui vient d’être publié par la Douane est catastrophique. Qu’en est-il pour la filière cosmétique ?

Christophe Masson. Les exportations de produits cosmétiques français sont au beau fixe. Elles ont bondi l’an dernier de 18,8 % pour atteindre 19,1 milliards d’euros. La filière est le troisième contributeur du commerce extérieur, après l’aéronautique et les vins et spiritueux, et son excédent commercial est de 15,3 milliards d’euros. Cette croissance des ventes à l’international est due pour moitié à la hausse de celles de parfum qui ont progressé de 3 milliards d’euros entre 2021 et 2022. Le segment du soin et celui des produits capillaires ont également évolué à la hausse.

Un nouveau slogan : « France cares for your skin »


Le Moci. Quelles sont ses destinations phares ?

C.M. Alors que la Chine a tiré la croissance depuis le début de la crise sanitaire, ce marché a nettement ralenti au quatrième trimestre 2022 en raison du retour du Covid et d’une chute du moral des consommateurs. Finalement, en 2022, la première destination des produits cosmétiques français hors UE a été les États-Unis. La consommation a augmenté de 15 % et ce marché connaît une dynamique exceptionnelle. Les produits de prestige en particulier y sont très appréciés. Nous allons envoyer cette année un VIE en Amérique du Nord pour faciliter le développement des PME françaises. Même s’il y a une grosse effervescence aux USA, la Chine reste cependant un marché majeur.

Le Moci. Quid de la Corée du Sud ? Cosmetic Valley a signé en 2022 un partenariat avec la ville de Séoul et organisé la même année une mission de prospection.

C.M. Elle fait partie de nos marchés prioritaires en 2023, avec les États-Unis, la Chine et les Émirats arabes unis. C’est un pays incroyable qui est devenu en seulement dix ans le quatrième exportateur mondial de cosmétiques derrière la France, les États-Unis et l’Allemagne. La K-beauty est devenue une référence avec des progressions de ses exportations de l’ordre de 25 %. L’an dernier elle a pâti du ralentissement du marché chinois et ses ventes internationales ont reculé de 13 %, passant de 9 milliards à 7,8 milliards d’euros. La cosmétique coréenne continue de bénéficier d’un important travail de soft power et est un concurrent sérieux.

Le Moci. Justement le soft power est un des axes de développement du pôle. Pourquoi ce choix ?

C.M. Pour dire qui on est dans un contexte de forte concurrence. C’est tout l’enjeu de la nouvelle communication de Cosmetic Valley que nous dévoilons aujourd’hui et dont le slogan est « France cares for your skin » (« la France prend soin de votre peau »). Nous ne jouons pas la carte du luxe mais celle de la tendance du bien-être et du Made in France, en plein essor depuis le début de la crise sanitaire. Dans le secteur de la cosmétique, le made in France est un gage de sérieux. Le mot « care » évoque la sécurité, la performance, l’innovation et le respect de l’environnement, des notions fortes pour accéder aux marchés étrangers.

Un bureau à Bruxelles pour « permettre aux acteurs européens de partir à l’export »


Le Moci. Le pôle dispose d’un bureau à Bruxelles depuis janvier 2022. Quelles sont ses ambitions en Europe ?

C.M. Ce bureau est destiné à développer deux actions. La première est de permettre aux acteurs européens de partir à l’export. La mission à Séoul s’est faite dans ce cadre. Nous allons lancer cette année une plateforme BtoB en ligne, soutenue par la Commission européenne, pour dynamiser les courants d’affaires.

La seconde action porte sur la fédération des acteurs européens. Nous venons tout juste de remporter un appel à projet de l’Union européenne qui va justement en ce sens. Cosmetic Valley va coordonner le projet ACTT4Cosmetics qui vise à fédérer les acteurs européens de l’innovation autour des grands enjeux de la cosmétique, comme l’environnement, le digital ou la transparence sur les produits. C’est un mandat de 5 ans et 4 millions d’euros d’investissements pour mettre en place des projets d’innovation partout en Europe. Notre secteur est très ancré dans les territoires. Cela nous amène à développer une excellence et une expertise. Cet ancrage fait écho à la politique européenne qui demande aux régions de se spécialiser. La région Centre, où est installé le pôle, a choisi la cosmétique comme 6 ou 7 autre régions en Europe.

Le Moci. Vous venez également de signer un partenariat avec la Région Ile-de-France.  En quoi consiste-t-il ?

C.M. Cosmetic Valley va animer l’écosystème de la région francilienne et mettre en place des synergies. La région pourrait par exemple se positionner sur des solutions d’intelligence artificielle. Nous allons également lancer une Cosmetic Week. Depuis 2015, nous organisons tous les ans un salon, Cosmetic 360, au Carrousel du Louvre. Nous allons en faire un événement plus fort qu’un salon, grâce à une semaine d’événements comme des expositions ou des activités de découverte. C’est un moment important pour le soft power de la cosmétique française et une vitrine pour les investisseurs internationaux dans un secteur qui pèse 700 milliards d’euros dans le monde et où il faut continuer à se démarquer face à la concurrence. Propos recueillis par Sophie Creusillet

Une filière qui exporte les deux tiers de sa production

Année faste pour la cosmétique française, 2022 a vu les exportations de ce pilier du commerce extérieur bondir de 18,8 %, pour atteindre 19,1 milliards d’euros (Md EUR). L’Union européenne, première destination des produits tricolores avec une part de marché de 37 %, a enregistré une progression de 24,2 %, tirée par la parfumerie, en hausse de 33 %. Dans cette zone géographique, l’Allemagne reste le principal marché : elle importe 1,9 Md EUR de cosmétiques français, un chiffre en croissance de 21 % par rapport à 2021.

Avec 2,3 Md EUR et une hausse de 28 %, les États-Unis se sont hissés l’an dernier à la première place du podium des pays importateurs grâce à la parfumerie et le maquillage-soin du visage, deux catégories qui représentent 95,2 % des produits exportés aux États-Unis. Outre-Atlantique, la filière a largement rattrapé son niveau prépandémique : les ventes y ont explosé de 48,2 % entre 2019 et 2022. Mais la destination qui a enregistré la plus forte croissance des ventes entre 2021 et 2022 (+ 33,8 %) est le Moyen-Orient, notamment les Émirats arabes unis (+ 41,8 %) et l’Arabie saoudite (+ 20,4 %). A l’inverse, le marché chinois a connu un net ralentissement (+ 3,1 %), totalisant 1,954 Md EUR. L’Asie dans son ensemble a néanmoins affiché une hausse de 8,8 %, à 5,179 Md EUR et a vu ses importations augmenter de 32 % entre 2019 et 2022.

Les catégories « parfumerie » et « maquillage et soins du visage » restent en tête des exportations de produits cosmétiques français et contribuent à la très belle croissance du marché. Les parfums réalisent ainsi une impressionnante croissance de 30,2 % et la catégorie « maquillage et soins du visage » enregistre quant à elle une hausse de 11,6 %. Ces deux catégories de produits représentent à elles deux, plus de 85 % des exportations françaises de produits cosmétiques, soit plus de 16,5 Md EUR en 2022. Au global, l’ensemble des autres catégories enregistre également de bons résultats : les produits d’« hygiène corporelle et soins » réalisent ainsi une croissance de 36,7%, même s’ils ne représentent que 3,3 % des exportations françaises.

Au total, près des deux tiers de la production sont exportés et la seule activité export de la cosmétique emploie 130 000 hommes et femmes, partout en France.

S.C.

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Cosmetic Valley fait de la cosmétique française « le cœur battant de l’industrie cosmétique mondiale »

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-fait-de-la-cosmetique-francaise-le-coeur-battant-de-lindustrie-cosmetique-mondiale/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_cosmetic_valley_fait_de_la_cosmetique_francaise_le_coeur_battant_de_l_industrie_cosmetique_mondiale&utm_term=2023-03-10

Le 10 Mars 2023

 

Avec ses 3200 entreprises et ses 250.000 emplois directs, la cosmétique française se porte bien et reste, plus que jamais, le leader mondial de son secteur. En témoignent évidemment les chiffres annoncés le 7 février dernier. Les performances à l’export de la filière pour 2022 sont exceptionnelles avec, notamment, un record de croissance annuelle à 18,8 %, près de 30% aux Etats-Unis et au Moyen Orient, moins en Chine, mais les fêtes des « célibataires », du « printemps » et du « nouvel an lunaire » ont marqué un retournement engageant. Ce dynamisme permet à notre industrie, en dépassant les 19 milliards d’euros en chiffre d’affaires exportés et en atteignant les presque 16 milliards de solde positif, de grimper sur le podium du commerce extérieur tricolore avec l’aéronautique et les vins et spiritueux.

Il était temps, dans ce contexte favorable, au coordinateur de la filière française, le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, à la veille de ses trente ans, d’annoncer sa nouvelle stratégie de développement, notamment à l’international, pour l’année 2023. On peut être numéro 1 et vouloir faire mieux.

En choisissant de le faire, avec le soutien de Christian Dior parfums, depuis le Château de Versailles, symbole de l’excellence à la française, dans le rayonnement du Roi Soleil, premier propagandiste du « soft power » hexagonal, Cosmetic Valley a voulu souligner son ambition et la qualité de la feuille de route qu’elle propose à ses adhérents toujours plus nombreux. Il s’agit, ni plus, ni moins, pour l’ensemble d’une filière, qui intègre la totalité d’une chaîne de valeur sectorielle, ce qui est rare en France, de conserver leur leadership mondial mais aussi renforcer leurs fondamentaux. Le défi est ambitieux alors que les rivaux traditionnels de notre industrie (USA, Japon) ne désarment pas et que de nouveaux concurrents (la Corée par exemple, passée du 20ème rang au 4ème en dix ans) apparaissent.

Le rassemblement des acteurs du pôle a d’abord été l’occasion pour Cosmetic Valley de dévoiler sa nouvelle stratégie de communication : une identité visuelle en phase avec ses projets et son internationalisation à travers un remarquable spot, plébiscité et « bissé » par l’assistance qui faisait place à tous les métiers, toutes les générations, tous les produits, toutes les origines, tous les usages liés à la cosmétique, un mot d’ordre – naturellement bilingue –  faisant de l’industrie cosmétique française «le cœur battant de l’industrie cosmétique mondiale » (beating heart of the world cosmetics industry) et une nouvelle bannière, sous le message de laquelle l’ensemble de la filière se placera désormais sur les marchés et salons internationaux auxquels elle participe avec ses deux opérateurs export,  Business France et Cosmetic Valley : « France cares for your skin », puisque cette campagne est libre de droits et peut être utilisée gratuitement par tous les acteurs de la filière. Un QR code apparu sur l’écran de l’auditorium du château les engageait d’ailleurs à le faire aussitôt.

Avec ses nouveaux outils de communication cinq priorités ont été présentées :

  1. La construction de partenariats public-privé « gagnant/gagnant » avec les autorités publiques locales, nationales et européennes
  2. La poursuite d’une dynamique de recherche et d’innovation clé de la compétitivité des entreprises françaises et de l’attractivité des territoires
  3. Booster les emplois dans la filière par la valorisation de ses métiers et en palliant le manque de main-d’œuvre.
  4. La consolidation des événements portés par le pôle, partout en France, pour partager les connaissances, favoriser la montée en compétences, développer les courants d’affaires
  5. La consolidation des opérations de communication à l’international sur les valeurs du « Fabriqué en France ».

Marc-Antoine Jamet a déclaré : « Au Château de Versailles, symbole de la France, de son
patrimoine et de son histoire, lieu de tradition et d’innovation, né de l ’addition des savoir-faire artistiques et artisanaux de notre pays, c ’est tout l ’écosystème de la cosmétique française que nous avons convié pour un événement fondateur et fédérateur, pour une nouvelle étape trente ans après notre création, pour montrer à travers une ligne de communication moderne que nous sommes encore plus actifs, encore plus internationaux. Nous lançons aujourd’hui une nouvelle dynamique, novatrice et conquérante : deux ans après les « États généraux de la filière cosmétique », organisés en octobre 2020 et les « 30 mesures pour une relance durable et gagnante », qui sont maintenant notre feuille de route, le pôle de
compétitivité poursuit sa mission au service de la filière en catalyseur des énergie et des talents, pour relever le défi des transitions certes numérique et écologique, mais aussi énergétique, technologique et géopolitiques. Dans un monde en mutation, pour conserver à la cosmétique française, son avance, nous n’avons pas d’autres choix d’associer l’excellence, l’expérience et l ’exemplarité.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

 

 

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Airbus & Dassault (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Capital
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PRISES DE COMMANDES HISTORIQUES POUR DASSAULT AVIATION EN 2022

https://vipress.net/prises-de-commandes-historiques-pour-dassault-aviation-en-2022/

Publié par Frédéric Fassot | 9 Mar 2023 

 

Dans la continuité de 2021, l’année 2022 a été une année historique pour Dassault Aviation avec 21 milliards d’euros de prises de commandes (156 avions – 92 Rafale Export et 64 Falcon), à comparer à 12,08 milliards en 2021. La part des prises de commandes à l’Export a été de 90%.

Ce record a permis au constructeur aéronautique d’afficher le carnet de commandes le plus important de l’histoire du groupe : 35 milliards d’euros (251 avions – 125 Rafale Export, 39 Rafale France et 87 Falcon).

Le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 6,9 milliards d’euros avec 46 avions livrés : 13 Rafale Export, 1 Rafale France et 32 Falcon. Le bénéfice net ajusté 2022 du groupe a atteint 830 millions d’euros contre 693 millions d’euros en 2021, en hausse de 20%.

Dans le domaine militaire, l’année 2022 a été marquée par le succès commercial du Rafale à l’export, avec notamment l’entrée dans le carnet de commandes du contrat de 80 Rafale pour les Émirats Arabes Unis suite à la réception du premier acompte, la signature de contrats pour 42 Rafale (6 en commande +36 en attente) pour l’Indonésie et la vente à la Grèce de 6 Rafale neufs supplémentaires.

En conséquence, la prise de commandes Rafale en 2022 est de 92 avions (Émirats Arabes Unis 80, Indonésie 6, Grèce 6). Le carnet de commandes au 31 décembre 2022 compte désormais 164 Rafale neufs (125 Export, 39 France).

Dans le domaine civil, en 2022, 64 Falcon ont été commandés et 32 Falcon ont été livrés. Le marché de l’aviation d’affaires a été dynamique même si Dassault Aviation a constaté un ralentissement en fin d’année. Le carnet de commandes au 31 décembre 2022 compte 87 Falcon neufs contre 55 à fin 2021.

La prévision du groupe pour 2023 est de livrer 15 Rafale et 35 Falcon. Le chiffre d’affaires sera en baisse par rapport à celui de 2022, prévient l’avionneur.

Voir la présentation des résultats du groupe :

https://www.dassault-aviation.com/wp-content/blogs.dir/1/files/2023/03/Conference-de-presse-09-03-2023.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/dassault-cent-et-un-an-d-innovations.html

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Ma petite contribution

Publié le par Jacques SAMELA.

Ma petite contribution
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Journée internationale des femmes et des filles de science 2023

https://www.actuia.com/actualite/journee-internationale-des-femmes-et-des-filles-de-science-2023/?mc_cid=412b0c33b9&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 10 février 2023, par Sarah Macé.

Malgré leur engagement et leur désir de briser les codes, les femmes restent sous-représentées dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM). Selon l’ONU, seules 30 % des étudiantes choisissent des domaines liés au STEM dans l’enseignement supérieur. Depuis 2015, la Journée internationale des femmes et des filles dans la science (IDWGIS) instaurée par l’UNESCO, cherche à lutter contre ces stéréotypes, à favoriser leur épanouissement dans le monde scientifique et à œuvrer en faveur de leur inclusion complète et équitable.

Comme le rappelle, à juste titre, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres : « Nous pouvons tous et toutes contribuer à libérer l’immense talent inexploité de notre monde, en commençant par remplir les salles de classe, les laboratoires et les conseils d’administration de femmes scientifiques. »

Une journée en faveur de la parité

Selon le Rapport de l’UNESCO sur la science de 2021, intitulé Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive, les femmes ne représentent que 21 % des professionnels de l’IA en France et 33,3 % de la population dans les recherches scientifiques. Bien qu’on constate une pénurie de compétences dans la plupart des domaines technologiques, seules 28 % des femmes sont ingénieures et 40 % sont informaticiennes. Au sein de l’UE, par exemple, l’UNESCO a relevé que plus de la moitié des hommes qui décrochent un diplôme dans les technologies de l’information trouvent un emploi dans le numérique, contre seulement un quart pour les femmes.

En dépit des progrès observés en termes de parité, le plafond de verre reste un obstacle à la carrière universitaire des femmes. Et pour cause, le nombre de bourses de recherche allouées aux chercheuses est inférieur à celui de leurs homologues masculins. Leurs travaux sont également moins publiés dans les revues scientifiques. Enfin, les carrières des chercheuses ont tendance à être plus courtes que celles des chercheurs, notamment parce qu’elles sont moins promues et moins bien rémunérées qu’eux.

En juin 2019, l’Institut de statistique de l’UNESCO proposait une carte permettant de visualiser la proportion de chercheuses dans le monde. On y constate qu’elles sont encore largement sous-représentées. Néanmoins, des régions comme l’Amérique latine, l’Asie centrale et certains pays de l’Europe de l’Est tendent vers plus de parité. Malgré tout, en 2019, on dénombrait moins de 30 % de chercheuses dans la communauté scientifique mondiale. Cette Journée internationale vise donc à sensibiliser à ces questions et à promouvoir une plus grande égalité dans le secteur.

Pour éviter que les stéréotypes de genre ne soient amplifiés dans l’industrie 4.0, il est crucial que les femmes participent activement à l’économie du numérique. En raison du recours croissant à l’intelligence artificielle dans le développement de produits et services, la représentation féminine dans la R&D devient un enjeu impératif. En effet, les biais inhérents à la conception d’algorithmes peuvent entraîner l’ignorance de leurs besoins et perspectives. À titre d’exemple, des recherches menées par l’université de Washington ont démontré que le logiciel de reconnaissance vocale de Google est 70 % plus performant avec des voix masculines qu’avec des voix féminines. Ce 11 février sera l’occasion de promouvoir leur rôle essentiel et d’encourager leur participation dans l’IA et les autres domaines des STEM.

Le rôle des femmes et des filles de la science au profit des Objectifs de développement durable

Cette huitième édition se concentre sur le rôle des femmes et des filles de la science au profit des Objectifs de Développement Durable (ODD) et s’inscrit directement dans le programme de développement durable à l’horizon 2030. L’objectif numéro 5, qui vise à éradiquer toutes les formes de discrimination ou de violence à l’encontre des filles et des femmes, est au cœur de cet événement. Cette journée sera l’occasion de présenter les meilleures pratiques, stratégies et solutions pour relever les défis et opportunités des ODD. En effet, le monde scientifique a un besoin urgent de leur participation pour les atteindre.

L’accent sera également mis sur cinq autres objectifs : l’accès à l’eau potable et l’assainissement, l’énergie abordable et propre, l’industrie, l’innovation et les infrastructures, les villes et communautés durables ainsi que les partenariats. En outre, cela permettra de suivre les discussions sur l’eau qui ont eu lieu lors de l’édition précédente (“L’eau nous unit”) mais aussi lors de la 2e Conférence internationale de haut niveau sur la Décennie internationale d’action sur l’eau pour le développement durable (2018-2028) et de la 2e Conférence des Nations Unies sur l’océan. Ces discussions seront autant d’apports à la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2023 ainsi qu’à d’autres forums des Nations unies.

Science et accessibilité

Cette journée comprendra également pour la première fois un atelier scientifique pour les filles aveugles et une session avec la participation de scientifiques aveugles sur « La science en braille : rendre la science accessible ».

La Journée internationale des femmes et des filles dans la science est une opportunité fondamentale pour sensibiliser à l’importance de l’inclusion et de l’égalité de ces dernières dans le domaine scientifique. Leur participation accrue dans les STEM peut entraîner de nouvelles découvertes, un développement durable plus équitable et une meilleure utilisation des talents et des compétences. C’est pourquoi il est essentiel de faire en sorte que les femmes et les filles aient accès à une éducation de qualité, à des opportunités de recherche et à des conditions de travail équitables dans le monde scientifique. Pour ce faire, les scientifiques, les décideurs et la société dans son ensemble doivent unir leurs forces pour les encourager à poursuivre des carrières dans les STEM, briser les stéréotypes et garantir leur représentation équitable dans les sciences et la technologie.

 

 

Vu et lu dans Vocation Santé
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Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Le biomimétisme en impression 3D

https://www.3dnatives.com/biomimetisme-en-impression-3d-27122022/

Publié le 27 décembre 2022 par Mélanie W.

 

La nature survit depuis plus de 4,5 milliards d’années et a toujours été capable de s’adapter à toutes sortes de situations, alors pourquoi ne pourrions-nous pas faire de même ? Nous le pouvons et l’impression 3D pourrait être une méthode pour y parvenir. Le biomimétisme apporte une solution à nos problèmes et nous ne nous en rendons souvent pas compte. Albert Einstein disait déjà : « Regardez profondément dans la nature et alors vous comprendrez mieux tout ». Chaque jour, de nouveaux problèmes environnementaux apparaissent ou s’aggravent, tels que le changement climatique, la déforestation, la mort d’un grand nombre d’espèces, la dévastation des récifs… Mais qu’entendons-nous par biomimétisme et quel est le rôle de l’impression 3D dans tout cela ? On vous dit tout !

Qu’est-ce que le biomimétisme ?

Vous entendrez d’autres termes connexes tels que la biomimétique –  tous sont tous composés de bio qui signifie nature et de mimesis/mimicry qui signifie imitation. Ces termes désignent une manière d’apprendre de la nature et d’incorporer ses structures ou ses solutions dans les conceptions humaines. Cela a déjà été fait auparavant, par exemple avec le nombre de Fibonacci, le nombre d’or ou les ailes d’un avion, qui imitent les oiseaux. Même l’un des monuments les plus visités d’Espagne, la Sagrada Familia, avec ses colonnes conçues par Gaudí, imite la structure des forêts. Il existe de nombreuses inventions pour lesquelles la nature a été une source d’inspiration majeure, par exemple le Velcro, dont l’inventeur suisse, alors qu’il se promenait à la campagne avec son chien, s’est retrouvé avec des barbes de chardons coincées dans son pantalon et dans la fourrure de l’animal, et bien qu’il n’ait pas été très populaire au début, la NASA l’a ensuite utilisé dans ses voyages spatiaux.

 

Le rôle de l’impression 3D en biomimétisme

Le biomimétisme se retrouve également dans l’impression 3D, car de nouveaux matériaux peuvent être développés et de nouveaux motifs ou structures peuvent être introduits dans la conception des pièces. Il s’agit de la capacité à imiter la nature, et dans laquelle l’impression 3D a bien sûr un grand rôle à jouer et ce, dans une grande variété d’industries telles que l’architecture, les biens de consommation, la mode, etc. Par exemple avec la conception d’une chaussure biomimétique imprimée en 3D, avec la technologie SLS dans du TPE flexible, un matériau qui offre un grand confort et une grande souplesse. Ce design original nous rappelle les racines et la vie, n’est-ce pas ?

Un autre projet à mentionner pourrait être, par exemple, le robot salamandre qui peut nager sous l’eau ou ramper comme une vraie salamandre. Appelé Pleurobot, c’est un robot mis au point par l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse, créé avec des os imprimés en 3D et des articulations motorisées qui imitent les mouvements d’une salamandre.

 

Les structures en treillis en impression 3D

La structure en treillis, beaucoup utilisée en impression 3D, s’inspire de la nature. Vous avez probablement vu cette forme dans de nombreux produits, elle nous rappelle une structure en nid d’abeille, et lorsqu’elle est appliquée dans différents projets, elle a des propriétés amortissantes. Par exemple, la célèbre marque de sport Adidas l’a utilisé dans les chaussures 4DFWD, imprimées en 3D à l’aide de la technologie Carbon et d’un matériau d’impression 3D à 40 % d’origine biologique. Vous l’avez sûrement vue également dans des projets tels qu’un casque pour les cyclistes ou un sac à dos doté d’une maille absorbant les chocs pour offrir un plus grand confort aux personnes lorsqu’elles portent des charges en randonnée. En plus d’apporter davantage de confort, cette méthode permet aussi d’utiliser moins de matière et d’optimiser le poids total d’un objet.

Enfin, nous terminerons par un dernier exemple, celui illustré sur la photo de couverture de l’article. Il s’agit de la « Tour de la vie », située au Sénégal et, comme vous pouvez le voir, elle imite un baobab. Une tour dotée d’un écosystème autonome dans lequel elle génère plus d’énergie qu’elle n’en produit grâce à sa structure extérieure qui crée un microclimat, à des vitres photovoltaïques qui produisent de l’électricité, à une citerne dans les fondations et à un bioréacteur capable de transformer les déchets organiques en énergie. Et figurez-vous que la tour entière est imprimée en 3D avec de la terre locale.

Le biomimétisme est partout et l’impression 3D est un procédé qui nous permet de le réaliser.

Pour vous permettre d’en savoir un peu plus, voir une vidéo sur le biomimétisme dans l’impression 3D sur le site ci-dessus.

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Biomimétique. 

Un textile inspiré des chameaux protège des flammes et des hautes températures

https://www.courrierinternational.com/article/biomimetique-un-textile-inspire-des-chameaux-protege-des-flammes-et-des-hautes-temperatures

Publié le 23 janvier 2023

 

Des ingénieurs de l’université Soochow, en Chine, viennent de mettre au point un tissu inspiré des bosses de camélidés, qui pourrait s’avérer très utile pour les pompiers se trouvant au plus près des flammes. Publiés dans la revue Advanced Functional Materialsles travaux font état du développement d’un textile “isolant constitué de poches remplies d’un aérogel, dans lesquelles le gel est remplacé par un gaz entouré par deux couches de polymères de plastique résistants à la chaleurexplique le New ScientistLe tout est censé imiter le stock de graisse des bosses de camélidés.”

Exposé à une température de 80 °C pendant vingt minutes, le textile a su préserver les plaques thermostatiques qu’il protégeait en maintenant la chaleur 20 °C en dessous de la température de plaques protégées par le textile conventionnel de l’uniforme des pompiers”, écrit l’hebdomadaire. Un autre avantage de ce nouveau tissu réside dans sa capacité à évacuer efficacement l’humidité.

Obtenu en utilisant le soudage par ultrason, une technique qui permet de souder des pièces métalliques ou de plastique sans utiliser de hautes températures, le tissu présente de ce fait des micropores qui facilitent la circulation de la sueur. Selon le New Scientist, “le textile retient 13 % d’humidité en moins que le meilleur uniforme” utilisé dans les rangs des pompiers. “Bon marché car ne nécessitant que des matériaux et un procédé de fabrication peu onéreux, ce nouveau textile devrait être facile à produire à grande échelle”, confie au New Scientist Jian Fang, de l’université Soochow, qui a conduit l’étude.

Richard Horrocks, de l’université de Bolton, au Royaume-Uni, qui n’a pas pris part à l’étude, confirme : “Ce textile biomimétique est très intéressant. Mais il faut encore étudier comment il se comportera lors de tests thermiques plus standardisés, communs à l’Europe et aux États-Unis, avant qu’il ne puisse être utilisé dans la vraie vie.”

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

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La Vitre, ouverture à toute discussion

Publié le par Jacques SAMELA.

La Vitre, ouverture à toute discussion
La Vitre, ouverture à toute discussion

Pour ceux qui comme moi ont un âge quelque peu avancé, je dis bien quelque peu, vous devez certainement vous souvenir d’une série américaine appelée « Cosmos 1999 », où au-delà de l’utilisation de vaisseaux spatiaux plutôt habituelle, un autre des moyens de se déplacer était ce que l’on appelle la téléportation ?

Pour les autres, voici donc un lien assez  documenté (https://lemagazinedesseries.com/science-fiction/cosmos-1999-la-serie/) pour la découvrir.

Bien évidemment, le sujet d’aujourd’hui n’est pas totalement similaire, loin s’en faut, mais l’on parle quand même là d’holoportation (https://www.doctissimo.fr/sante/grands-dossiers-sante/que-nous-reserve-la-medecine-du-futur/lholoportation-testee-par-la-nasa-pour-fournir-aux-astronautes-des-soins-medicaux/54ed2b_ar.html), dont la société française La Vitre (www.lavitre.fr) en a fait sa raison d’être depuis 4 ans, élaborant avec une société intitulée Fosfor (www.agence-fosfor.com), spécialisée elle dans ce que l’on appelle le « Phygital » (https://retail-vr.com/fr/quest-ce-que-le-phygital/), un moyen encore plus immersif de communiquer entre collègues ou pas, d’un lieu à un autre, plus ou moins rapproché.

< Visualisez sans plus attendre ce procédé unique : https://www.sidev.fr/la-vitre >

Et depuis le succès est plus qu’au rendez-vous, puisque près de 300 de son outil de conversation à distance « rapprochée » ont été vendus et installés dans le monde, comprenant une soixantaine de clients, et complété par 15 showrooms, dont celui que souhaite ouvrir la société à New York, si ce n’est déjà fait, annoncé durant le CES de Las Vegas de cette année, synonyme d’une ambition double, qui est de s’ouvrir un marché potentiel énorme, et de dépasser grâce à cette vitrine de l’innovation technologique mondiale, la vente de 500 « Vitres » d’ici la fin de l’année.

Sinon, pour revenir à mon idée de départ, soit la téléportation, le principe, pas vraiment la réalité, l’outil en question se décline sous forme d’un écran de la taille d’un humain, mais manifestement déclinable en d’autres formats, accompagné d’un kit composé d’un mini-ordinateur, d’une caméra, d’un boitier pour la fixer, sur le côté de l’écran, et d’un micro, le tout donc afin de pouvoir converser à travers le support en question, comme si les deux antagonistes étaient face à face, et dans la même pièce .

Alors certains me diront que cela ressemble étrangement à une « vulgaire » visioconférence, sauf qu’avec ce procédé, pas besoin de se connecter, d’inviter qui que ce soit, voire de réserver une salle en ligne.

En effet, si votre interlocuteur a, à sa disposition une « Vitre », c’est la condition sine qua none, il suffit juste de toquer sur la paroi, comme sur une porte en fait, afin que celui-ci vous réponde, et donc de commencer votre discussion, qu’il soit dans une autre pièce, dans le même pays, ou à l’autre bout de la terre.

Et pourquoi pas même par-delà les étoiles, avec de l’autre côté le spationaute français Thomas Pesquet, durant un nouveau séjour dans l’espace ? Y ont-ils pensé, et est-ce vraiment faisable ? N’y aurait-il pas un problème de taille, de poids, et bien sûr pour le coup de distance ?

A voir, mais cela se rapprocherait de plus en plus de la série mentionnée au début de ce sujet.

Mais bon, arrêtons de rêver, car aujourd’hui, les créateurs de cette société s’attellent surtout à s’occuper de leurs activités terrestres, avec notamment l’idée de privilégier, pour élargir encore plus leur marché, les grands groupes français présent à l’étranger, comme actuellement Orange, Safran, Engie, ou encore Accenture, avant j’imagine de s’attaquer aux groupes mondiaux, pour beaucoup de l’autre côté de l’Atlantique, d’où l’ouverture du showroom à New York, avec des capacités financières suffisantes pour acheter l’ensemble du kit proposé, qui avec le grand écran, coûte quand même plus de 3 500 €.  Et pour ces groupes, avec des filiales de par le monde, le fait que plus de 60 langues soit proposées en traduction immédiate, le procédé ne peut que les intéresser encore plus.

Mais pour revenir à son utilisation, elle est loin de s’arrêter là, bien au contraire, car on peut la retrouver dans l’hôtellerie, avec la possibilité de gérer plusieurs entrées en même temps, dans le commerce de détail, afin d'y créer un corner shop, voire dans le domaine de la santé numérique, pour la planification ou la formation chirurgicale, et bien d’autres à inventer.

Patient de le découvrir enfin, car ayant raté sa présence durant ma visite sur Vivatech l’année dernière, j’espère que cette année j’aurai l’occasion de me faire mon idée, voire de discuter via leur dispositif de communication avec quelqu’un ?

Rendez-vous donc peut-être dans quelques mois, soit du 14 au 17 juin prochain (www.vivatechnology.com). 

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-herblain-44800/saint-herblain-une-vitre-pour-se-parler-au-boulot-comme-avant-7171208

. https://www.alouette.fr/news/avec-la-vitre-une-start-up-nantaise-reinvente-la-visioconference-10958

. https://lecafedugeek.fr/la-vitre-fosfor-holoportation-echanges-plus-naturels-distanciel/

. https://mallys.fr/2022/01/02/ces2022-la-vitre-la-1ere-solution-de-teleportation/

. https://www.ecinews.fr/fr/la-solution-de-teleportation-francaise-arrive-aux-us/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-09-01-2023

Publié dans L'entreprise du mois

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Le tourisme en France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le tourisme en France (suite)
Le tourisme en France (suite)

Tourisme : la France a engrangé 57,9 milliards d'euros de recettes en 2022, nouveau record

https://www.latribune.fr/economie/france/tourisme-la-france-a-engrange-57-9-milliards-d-euros-de-recettes-en-2022-nouveau-record-953444.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230228&M_BT=6363555962

Le 28 Février 2023

 

La France a engrangé 57,9 milliards d'euros en 2022 grâce au tourisme international, des recettes « record » supérieures à celles enregistrées en 2019, l'année de référence. Le solde du poste « Voyages » de la balance des paiements, malgré la clientèle asiatique qui fait toujours défaut, redevient nettement positif à 14,3 milliards d'euros soit 9,2 milliards d'euros supplémentaires par rapport à 2021. Néanmoins, la concurrence reste forte et l'Espagne reste en Europe un solide leader.

Paris, qui était en retard dans la reprise, renoue avec la croissance grâce à la clientèle internationale et au rebond plus rapide prévu de la clientèle voyage d'affaires. (Crédits : Reuters)

Le secteur du tourisme français a bien fermé la parenthèse de la pandémie. Fin décembre 2022, selon Atout France, agence chargée de la promotion de la destination française à l'étranger, les recettes du tourisme international étaient en hausse de 1,2 milliard d'euros par rapport à leur niveau de 2019, dernière année avant les restrictions imposées par la situation sanitaire.

« Ce résultat s'explique par le retour des clientèles européennes et des Américains mais aussi par l'inflation qui augmente mécaniquement les recettes en valeur », souligne l'agence dans une note conjoncturelle. En revanche, les flux de voyageurs « en provenance d'Asie, en particulier de Chine ou du Japon, restent encore très faibles ».

Une fin d'année caractérisée par le dynamisme des Britanniques

Parmi les clientèles étrangères qui ont le plus dépensé en France en 2022 figurent les ressortissants de trois pays frontaliers : la Belgique avec 7,3 milliards d'euros, l'Allemagne avec 6,5 milliards et le Royaume-Uni avec 6,2 milliards. Les Etats-Unis se classent à la cinquième position avec 5,6 milliards de dépenses cumulées en 2022. Atout France souligne que la fin d'année 2022 se caractérise par le dynamisme des Britanniques « jusque là en retrait dans le mouvement de retour des Européens ».

Le solde du poste « Voyages » de la balance des paiements redevient nettement positif à 14,3 milliards d'euros soit 9,2 milliards d'euros supplémentaires par rapport à 2021 et « contribue à la bonne tenue de la balance des services ».

Par ailleurs, après une « bonne » activité pendant les vacances de Noël et dans les zones de montagne, malgré un enneigement initialement « faible voire absent », Atout France envisage avec un « certain optimisme » le premier trimestre 2023, « en dépit d'un contexte toujours difficile » sur les plans économique (inflation) et géopolitique, avec la guerre en Ukraine.

Paris renoue avec la croissance

Paris, qui était en retard dans la reprise, renoue avec la croissance grâce à la clientèle internationale et au rebond plus rapide prévu de la clientèle des voyages d'affaires. En décembre, les taux d'occupation y sont désormais en avance par rapport à 2019 et les taux de réservation pour le premier trimestre 2023 sont supérieurs par rapport à 2022, soutenus par des « évènementiels dynamiques qui drainent de la clientèle de loisirs comme affaires ».

Et sur le plan des recettes issues du tourisme international, la France reste devancée par l'Espagne, « qui retrouve en 2022 son leadership européen » puisque Madrid avait déjà accumulé 64,8 milliards d'euros à la fin du mois de novembre.

L'Espagne, un solide leader en Europe

C'est d'ailleurs en partie grâce au « tourisme » que l'Espagne affiche une croissance robuste. Selon l'Institut national des statistiques (INE), elle a atteint 5,5% en 2022. Ce chiffre, supérieur aux prévisions du gouvernement (4,4%), mais aussi de la Banque d'Espagne (4,6%), place l'Espagne dans le peloton de tête des pays les plus dynamiques de l'UE, où la Commission européenne s'attend à une croissance moyenne de 3,3%.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-tourisme-une-richesse-nationale

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/la-france-une-autre-histoire.html

 

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Publié le par Jacques SAMELA.

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Attractivité : la France n’a plus la cote auprès des investisseurs américains

https://www.lemoci.com/attractivite-la-france-na-plus-la-cote-aupres-des-investisseurs-americains/

Le 20/02/23

 

Dans le dernier baromètre de la Chambre de commerce américaine en France (AmCham), les investisseurs états-uniens se disent inquiets de la santé économique de la France dont ils soulignent les faiblesses historiques. L’écosystème de l’innovation et la qualité des formations demeurent néanmoins de solides atouts.

L’inquiétude est palpable parmi les investisseurs américains. Interrogés par Bain pour l’AmCham sur l’évolution du contexte économique en France pour leur secteur d’activité dans les 2-3 années à venir, ils ne sont que 22 % à estimer qu’elle sera positive, le niveau le plus bas depuis 7 ans, contre 74 % un an auparavant. Les prévisions négatives passent quant à elles de 4 % à 34 %.  L’euphorie d’une reprise post-Covid a laissé la place à une forte inflation, un contexte géopolitique tendu, un accès aux matières premières amoindri et une pénurie de main-d’œuvre.

Conséquence : ils sont moins nombreux à conseiller la France comme destination d’investissements à leurs homologues. Le Net Promoter Score (NPS) établi par Bain, qui mesure la propension à recommander un pays, dégringole de – 1 % à – 12 %. Une chute que l’AmCham explique par « un climat social perturbé ces derniers mois, avec des revendications salariales et des grèves importantes dans différents secteurs comme la pétrochimie ou la fonction publique ».

Climat social, bureaucratie et dédale législatif : les traditionnels reproches

Cette conjoncture renforce encore un peu plus l’image d’un pays au climat social tendu, doté d’une administration tatillonne et d’un cadre législatif instable. « La perception de notre maison-mère s’améliore, notamment sur la stratégie fiscale et la réduction des niveaux de taxation. Néanmoins la France est toujours perçue comme trop “risquée” du fait de la rigidité du code du travail, de la complexité des relations sociales, et des coûts/ risques liés à la flexibilité du travail », rapporte ainsi le président d’une compagnie pharmaceutique américaine cité par l’AmCham.

La France continue de véhiculer l’image d’un pays procédurier et risqué… mais dans lequel il fait bon vivre. 34 % des répondants recommanderaient en effet à un collaborateur étranger de venir s’installer en France, un point haut jamais atteint dans les six éditions précédentes. Ils mettent généralement en avant le cadre de vie et la culture, le réseau d’infrastructures et son intégration dans les flux mondialisés, l’accès aux soins de santé et aux prestations et un bon système scolaire malgré un manque d’écoles internationales.

Bref, la France serait ce pays où il fait bon vivre, mais où la culture du travail est à mille lieues des pays anglo-saxons. Ce serait sans compter sur ses atouts qui écornent quelques clichés. A commencer par l’innovation. En effet, comme les années précédentes, la perception de son écosystème est positive pour 81 % des répondants et très positive pour 28 % d’entre eux, tandis que la perception négative recule quant à elle de 7 %.

Une destination appréciée pour son innovation et la qualité de ses ingénieurs

Les investisseurs américains apprécient tout particulièrement le soutien de l’Etat à la nouvelle économie, les infrastructures et la qualification de la main-d’œuvre (en particulier des ingénieurs).  Tous secteurs confondus, 70 % des répondants ont une impression positive ou très positive du système de formation professionnelle français, contre 50 % en 2021. Cette progression tient, selon l’AmCham, au retour en force de l’apprentissage qui permet non seulement d’attirer de jeunes talents, mais aussi de les fidéliser au sein de l’entreprise.

Le niveau de qualification des ingénieurs est également plébiscité, tout comme la prise de conscience des enjeux internationaux auxquels fait face le système éducatif (dans l’attraction des talents internationaux notamment). En revanche, les entrepreneurs américains regrettent le désamour des Français pour les filières techniques et les carrières dans l’industrie, et le manque de personnel dans certains pans de l’industrie hexagonale.

De plus, 40 % des répondants considèrent la France comme insuffisamment préparée aux enjeux des métiers de demain même s’ils reconnaissent d’importants progrès sur l’adaptabilité, le numérique ou les compétences collaboratives. Ces lacunes s’expriment dans la cybersécurité, les énergies (par exemple l’hydrogène) ou bien l’économie circulaire (recyclage des plastiques …).

Un appel à accélérer la transition énergétique

Autre sujet d’optimisme, les efforts engagés par le gouvernement en matière de transition écologique sont de mieux en mieux perçus : 60 % des investisseurs considèrent qu’ils ont un impact positif sur l’attractivité du pays, soit 8 points de plus qu’en 2021. L’accélération de la production en énergies renouvelables arrive en seconde place des réformes prioritaires à mener par le gouvernement français selon l’AmCham, après la formation et l’éducation, et devant la réindustrialisation, l’attractivité des régions et l’accélération de la simplification administrative.

A plus court terme, prévient l’AmCham, les mois à venir vont être décisifs. Alors que, selon elle, plus de la moitié des investisseurs ont commencé à mettre en place des stratégies pour contenir les hausses de coûts de 2022«  la gestion de l’inflation ou les nouvelles réformes sociales comme celles des retraites ou de l’assurance chômage auront d’importantes conséquences sur la façon dont les investisseurs perçoivent le pays et la solidité de son modèle en temps de crise ».

Sophie Creusillet

 

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Janvier 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

Janvier 2023
Janvier 2023

CONSTRUCTION. Et exploitation de la première ligne de métro de la ville d’Abidjan (Côte-d’Ivoire) par plusieurs entreprises françaises, que sont Bouygues TP, Colas Rail, Alstom et Keolis, et ce pour 1,77 Md€.

Mobilités Magazine du 02 janvier 2023

 

EXPLOITATION. Et maintenance pendant 15 ans de la ligne de métro WSA à Sidney (Australie) par RATP Dev avec le consortium Parklife Metro.

Mobilités Magazine du 03 janvier 2023

 

VAINQUEUR. Aux points Airbus face à son concurrent Boeing en 2022, avec 661 livraisons contre 480.

La Tribune du 05 janvier 2023

 

SIGNATURE. D’un partenariat entre le groupe Safran et American Airlines, afin de réduire l’empreinte environnementale de plus de 300 appareils en service aujourd’hui, en remplaçant les actuels freins en acier par des freins en carbone.

Jec Composites du 06 janvier 2023

 

OUVERTURE. D’un centre d’ingénierie à Toulouse par le groupe indien Tata, considéré comme le « père de l’industrie indienne », avec comme souhait d’asseoir sa position de fournisseur du groupe Airbus, tout en profiter des talents aéronautiques de la région.

La Tribune du 09 janvier 2023

 

AUGMENTATION. De la production française en novembre 2022, affichant une hausse de 2 %, après deux mois de baisse consécutive.

La Tribune du 10 janvier 2023

 

XXL. Le contrat signé par le groupe Vinci en mer du Nord, avec la conception-construction-installation de deux plateformes de conversion d’énergie éolienne offshore.

Batiactu du 11 janvier 2023

 

INVESTISSEMENT 1. De 168 millions d’Euros par le groupe chimiste américain Chemours sur son site de Villers Saint Paul (Oise), afin d’y produire des membranes essentielles pour les applications de l’hydrogène bas carbone, comme dans l’électrolyse de l’eau ou les piles à combustibles. Deux bâtiments nouveaux y seront édifiés, afin de recevoir les 80 postes à créer.

L'Usine Nouvelle du 12 janvier 2023

 

DEUX. Nouveaux contrats pour Colas Rail au Luxembourg pour le compte de l’opérateur Luxtram SA, dans le cadre du tronçon D1 de la ligne du tramway de Luxembourg Ville.

Mobilités Magazine du 12 janvier 2023

 

INAUGURATION. Par TotalEnergies de la plus grande usine de biogaz en France dans les Pyrénées Atlantiques, alimentée pour l’instant par des rebuts de la transformation du maïs. Le site devrait produire à termes 160 gigawattheures de biométhane, soit l’équivalent annuelle moyenne de 32 000 habitants, et 220 000 tonnes de déchets organiques valorisés.

La Tribune du 13 janvier 2023

 

RECORDS. Pour Dassault Aviation en 2022, avec des commandes de 164 Rafale, contre 86 en 2021.

Air & Cosmos du 13 janvier 2023

 

PREMIER. Titre mondial individuel pour la française Julia Simon au biathlon, confirmant en cela sa position de leader de la coupe du monde de la discipline.

20 Minutes du 13 janvier 2023

 

RECORD. De longévité de l’UE pour les habitants de la Corse, avec 84 ans d’espérance de vie en moyenne, et 87 pour les femmes.

Le Parisien Week-end du 13 janvier 2023

 

VALORISATION. A plus de 400 milliards d’Euros pour LVMH, une première en Europe, y devenant en cela la 1ère capitalisation, et la 13ème à l’échelle mondiale. Le numéro un se trouve être Apple, avec 2 000 milliards d’Euros.

NOUVEAU. Record pour la French Tech, avec 13,5 milliards d’Euros levés en 2022 pour 735 opérations, soit une progression de 17 %, contre 11,6 en 2021.

La Tribune du 17 janvier 2023

 

CONFIRMATION. De la part de Delta Airlines d’une commande de 12 Airbus A220, portant ainsi sa commande globale à 119 avions au groupe européen.

Air & Cosmos du 18 janvier 2023

 

CREATION. D’un nouveau centre d’excellence de l’OTAN exclusivement dédié à la défense spatiale à Toulouse, considéré comme le plus grand écosystème spatial d’Europe.

Air & Cosmos du 19 janvier 2023

 

INVESTISSEMENT 2. De 130 millions d’Euros à Chartres pour le groupe Novo Nordisk, afin de tripler sa production de stylos injecteurs, utilisés dans le traitement du diabète. 100 nouveaux postes seront créés à l’occasion.

L’Usine Nouvelle du 19 janvier 2023

 

DISTINCTION. Pour le groupe Alstom, après avoir été certifié « Top Employer Monde 2023 », reconnaissant l’engagement de l’entreprise dans la création d’un meilleur environnement de travail, ainsi que l’excellence de ses politiques et pratiques en matière de ressources humaines.

Mobilités Magazine du 20 janvier 2023

 

HAUSSE. De 2 % du nombre de création d’entreprises en 2022, soit plus de 90 000 par mois.

Linkedin du 20 janvier 2023

 

COMMANDE. De 12 appareils de la famille Airbus A320neo par la compagnie nationale Uzbekistan Airways, qui rejoindrons sa flotte actuelle, composée de 17 appareils de la même famille.

TRANSFORMATION. Des armés souhaitée, avec dans le cadre de la nouvelle loi de programmation (LPM), 413 millions d’Euros à dépenser durant la période allant de 2024 à 2030.

Air & Cosmos du 20 janvier 2023

 

RECRUTEMENT. De 800 personnes pour Brittany Ferries, dont le siège se trouve à Roscoff (Finistère), afin de répondre à une augmentation de ses réservations (+ 20 %), et un regain d’activité attendu et espéré, après être passé de peu en faillite, conséquence du Brexit et du Covid.

20 Minutes du 23 janvier 2023

 

APPEL. De la nouvelle start-up indienne de transport aérien Akasa Air auprès d’Air France Industries KLM, pour l’entretien de ses équipements, ainsi que pour les solutions APU (Unité de Puissance Auxiliaire) spécialisées de sa filiale Epcor.

FOURNITURE. A la Belgique de la part du groupe Airbus, de services de communications tactiques par satellites, pour une durée de 15 ans.

Air & Cosmos du 24 janvier 2023

 

CONSEIL. Technique de la part de RATP Dev auprès de la ville de Belgrade (Serbie), afin de l’accompagner dans l’exploitation de trois lignes de son futur métro automatique, totalisant 69 km et 70 stations. D’une durée d’un an, la mission sera renouvelable une fois.

Mobilités Magazine du 25 janvier 2023

 

ACCORD. De consortium dans pour la conception d’un banc d’optique adaptative tomographique assisté par laser pour le télescope Gemini Nord à Hawaï entre Alpao (www.alpao.com), leader mondial dans le domaine des miroirs déformables pour l’optique adaptative, l’Australian Astonomical Optics (AAO), et l’ONERA.

OBTENTION. De la certification du FBI pour la société Isorg (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/12/isorg-une-technologie-francaise-de-rupture.html), afin d’utiliser son capteur optique d’empreintes digitales FAP30

Minalogic.com du 26 janvier 2023

 

EMBAUCHES. Record pour Airbus en 2023, avec  le souhait de s’adjoindre 13 000 personnes supplémentaires dans le monde, lui permettant de répondre à la montée en cadence de sa production, ainsi que la nécessaire maîtrise des nouvelles technologies liées notamment à la décarbonation.

L’Usine Nouvelle du 26 janvier 2023

 

PRODUCTION. Du nouveau moteur des vélos électriques  japonais Yamaha en France, plus particulièrement au sein de l’usine MBK Industrie de Rouvroy dans l’Aisne (Haut de France). L’objectif est d’en élaborer  600 000 par an.

L’Usine Nouvelle du 30 janvier 2023

 

CONJOINTE. La fabrication d’obus de 155 mm entre la France et l’Australie, après la signature d’un accord pour soutenir l’Ukraine, et dont la production se déroulera en France, par l’entremise du  groupe spécialisé Nexter.

L’usine Nouvelle du 31 janvier 2023

 

HAUSSE. De 2,6 % du PIB français en 2022, malgré un ralentissement au 4ème trimestre.

Le Monde du 31 janvier 2023

Publié dans Revue de presse

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En attendant le salon de l'agriculture

Publié le par Jacques SAMELA.

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La poussé vélique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La poussé vélique (suite)
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Vu et lu dans La Croix du 08/02/23
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Vu et lu dans Les Echos du 13/06/22

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