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Pasqal (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal (suite)
Pasqal (suite)

LA START-UP FRANÇAISE PASQAL LÈVE 100 MILLIONS D'EUROS POUR SON ORDINATEUR QUANTIQUE

https://www.bfmtv.com/economie/la-start-up-francaise-pasqal-leve-100-millions-d-euros-pour-son-ordinateur-quantique_AD-202301240127.html

Frédéric Bianchi avec AFP / Le 24/01/2023

 

La start-up Pasqal vient de lever 100 millions d'euros pour ses recherches sur l'ordinateur quantique. 

Cofondée par le prix Nobel de physique Alain Aspect, la start-up française Pasqal est une des plus en pointe en Europe sur l'ordinateur quantique.

La start-up française Pasqal, qui vient de lever 100 millions d'euros pour accélérer le développement de son ordinateur quantique, entend prouver sa pertinence industrielle, dans un domaine encore embryonnaire.

Cette opération propulse la jeune pousse, qui compte le prix Nobel de physique 2022 Alain Aspect parmi ses cofondateurs, au premier plan des entreprises européennes du secteur.

Les ordinateurs quantiques sont appelés à transformer radicalement l'informatique, avec des puissances de calcul gigantesques, sans commune mesure avec les machines classiques.

Les applications potentielles sont immenses dans l'industrie, en intelligence artificielle (amélioration de l'apprentissage automatique), dans la finance, ou encore dans l'optimisation des réseaux d'énergie ou des transports.

En chimie, ils pourraient être capables de réaliser des simulations numériques extrêmement fines de nouvelles molécules. Les chercheurs n'auraient plus forcément à synthétiser celles-ci pour les observer et tester des interactions, par exemple pour développer de nouveaux médicaments.

Un ordinateur quantique qui se fait attendre

Pour l'instant, Pasqal est une start-up employant une centaine de collaborateurs, dont les machines déjà construites se comptent sur les doigts d'une main.

L'une d'elle est accessible en ligne depuis mai 2022, pour que de premiers projets et cas d'usage puissent être testés par des développeurs.

D'autres sont en cours d'achèvement, avec notamment deux livraisons prévues dans les grands centres de calcul intensif français (Genci) et allemand (Jülich).

Aucun ordinateur quantique n'a toutefois réussi pour l'instant à prouver de façon indiscutable sa supériorité sur un ordinateur classique.

Mais "on est en train de rentrer dans une nouvelle ère où l'ordinateur quantique commence à être au niveau de l'informatique classique", affirme Georges-Olivier Reymond, le directeur général de Pasqal.

La jeune entreprise s'apprête ainsi à publier un article scientifique avec la banque d'investissement du Crédit Agricole expliquant comment son processeur quantique a pu faire aussi bien qu'un ordinateur classique sur un problème de calcul du risque emprunteur pour les crédits.

Avec l'argent levé, la start-up basée à Massy (région parisienne) compte doubler ses effectifs en un an et construire quelques dizaines de machines sur les années à venir, selon Georges-Olivier Reymond.

"Avantage quantique"

Le but est d'arriver à augmenter rapidement leur puissance de calcul pour parvenir enfin à battre une machine classique.

Cet "avantage quantique" pourrait être atteint "d'ici 1 à 3 ans, selon la chance ou l'optimisme que l'on a", explique le dirigeant.

IBM, l'un des groupes mondiaux les plus avancés dans la course à l'ordinateur quantique, espère de son côté y arriver d'ici à 2024.

Google avait revendiqué la "suprématie quantique" en 2019, affirmant que son processeur Sycomore avait fait en 3 minutes un calcul qui aurait demandé plus de 10.000 ans à un supercalculateur classique.

Mais cette affirmation a ensuite été contestée, notamment parce que le calcul fait alors ne servait à rien d'autre que remporter cette victoire.

Le problème pour les constructeurs d'ordinateurs quantiques est d'arriver à augmenter le nombre de bits quantiques (aussi appelés qubits), la brique élémentaire du processeur quantique.

Bientôt 1000 qubits

Fondés sur l'infiniment petit (des atomes de rubidium manipulés par des lasers, dans le cas de Pasqal), ces qubits sont aussi très instables et très difficiles à contrôler, avec une difficulté qui va croissante au fur et à mesure qu'on en rajoute pour doper la puissance de l'ordinateur.

Pasqal, qui livrera des machines de 100 qubits aux centres de calcul français et allemand, a pour objectif de parvenir bientôt à un processeur de 1.000 qubits.

"Pour nous, c'est un peu le chiffre magique, dont nous pensons qu'il nous permettra d'atteindre l'avantage quantique", souligne Georges-Olivier Reymond.

Les investisseurs qui parient sur Pasqal sont des fonds internationaux, comme Temasek, fonds souverain singapourien, le fonds saoudien Wa'ed, filiale du géant pétrolier Aramco, ou encore le fonds de l'Union européenne EIC et les fonds français Bpifrance et Innovation Défense.

Les fonds privés européens Daphni, Eni Next ou Quantonation, fonds français focalisé sur le quantique, participent également au tour de table.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

De l’importance du « made in Europe

https://www.ecoreseau.fr/humeur-semaine-marc-drillech/de-limportance-du-made-in-europe-2022-10-13-87582?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Matinale_Vendredi_-_20221014&utm_medium=email

Le 13 octobre 2022

 

Malgré les tensions et les risques politiques de voir la montée des extrêmes affaiblir l’Europe, elle demeurera l’échelle unique pour se confronter aux autres grandes puissances mondiales.

C’est vendredi. Les bécasses s’agacent et le temps est à la réflexion. Et je me demande si la bataille engagée pour le made in France ne risque pas de se retourner contre nous. Si nos bonnes intentions ne vont pas devenir des handicaps construits par nos propres politiques. Car derrière un intitulé juste et vertueux on trouve des orientations aux conséquences variables.

Le made in France pur et dur se fonde sur une véritable préférence nationale militante. Laquelle pousse à acheter avant tout un produit fabriqué en France par le travail des salariés du pays. On peut aller jusqu’à tolérer des faiblesses relatives pourvu que la fabrication nationale soit clairement établie. La France d’abord !

Le made in France consiste à privilégier à chaque occasion un produit fabriqué en France si les comparaisons ne sont pas en défaveur du consommateur. Ce qui oblige à une performance du produit qui ne se limite pas à son lieu de production. Mais l’imbrication des économies conduirait à une préférence plus cohérente, plus efficace également, la préférence européenne.

Malgré les tensions et les risques politiques de voir la montée des extrêmes affaiblir l’Europe, elle demeurera l’échelle unique pour se confronter aux autres grandes puissances mondiales. Et privilégier le « made in Europe » c’est donner l’avantage à des principes éthiques, une morale politique, une vision humaniste. Malgré les difficultés de tous ordres, les facilités que les réseaux sociaux offrent aux extrémistes de tous bords.

Peut-on imaginer une bataille du made in France qui fasse fi du « made in Europe », unique échelle compatible avec les réalités de notre temps et celles à venir ?

 

Vu et lu dans Les Echos du 18/10/22

Vu et lu dans Les Echos du 18/10/22

Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22
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Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22

 

SPATIAL : LES ÉTATS MEMBRES DE L’ESA ADOPTENT UN BUDGET EN HAUSSE DE 17%

https://vipress.net/spatial-les-etats-membres-de-lesa-adoptent-un-budget-en-hausse-de-17/

Le 24 Nov 2022 

 

Lors de la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne qui s’est tenue à Paris les 22 et 23 novembre 2022, les États membres de l’ESA ont décidé d’un investissement européen global de près de 17 milliards d’euros, en hausse de 17% par rapport au budget précédent voté en 2019.

La France engage aujourd’hui 3,73 milliards dont une contribution à l’Agence spatiale européenne (ESA) à hauteur de 3,25 milliards d’euros, en hausse de plus de 20% par rapport à 2019 s’agissant des financements ESA. Ces nouveaux investissements représentent 35% du budget français pour le secteur spatial, annoncé par la Première ministre à 9 milliards d’euros sur les trois prochaines années, soit le premier budget spatial européen.

Les évènements liés à la guerre en Ukraine ont démontré l’intérêt de disposer d’une autonomie spatiale renforcée, particulièrement en matière d’accès à l’espace et de communications sécurisées. Les programmes menés par l’ESA constituent l’un des leviers en la matière, permettant notamment de mutualiser notre accès à l’espace et de financer de nombreuses missions scientifiques et d’exploration.

La France a ciblé deux objectifs prioritaires dans le cadre de cette souscription : renforcer l’autonomie européenne dans le secteur spatial, notamment en matière d’accès à l’espace, de télécommunications et de compétitivité du secteur spatial européen, et améliorer la connaissance du changement climatique. Les engagements français en faveur de la science sont également en forte augmentation, qu’il s’agisse des missions scientifiques de l’ESA, les programmes d’observation de la Terre ou d’exploration.

En matière de lanceurs, la France assure le financement d’Ariane 6 (523 M€), de la poursuite du démonstrateur de premier étage réutilisable Themis (50 M€) ainsi que du moteur « low-cost » Prometheus (156 M€). Cet engagement financier consacré aux programme menés par l’ESA se complète d’actions qui seront menées au niveau national par le CNES pour 125 M€ pour le financement des futurs lanceurs réutilisables et 40 M€ pour un futur moteur lourd. Concernant le long terme, la France est parvenue à un accord avec l’Allemagne et l’Italie sur l’adaptation du cadre d’exploitation des lanceurs européens au nouveau contexte international. Cet accord repose sur trois principes : la préférence européenne pour les lancements institutionnels, le financement d’Ariane 6 et Vega C afin de garantir la compétitivité de ces lanceurs sur les marchés institutionnels et commerciaux.

Concernant le changement climatique, la France investit de manière significative dans les satellites d’observation de la Terre, parmi lesquels Copernicus, la constellation européenne d’observation de la Terre à hauteur de 170 M€, mais également dans la préparation de future technologie d’observation de la Terre à hauteur de 225 M€. La France a également fortement investi (100 M€) pour le futur satellite Aeolus 2 qui va mesurer la vitesse des vents partout sur la surface du globe.

La France renforce également sa position dans le domaine de l’exploration, en y consacrant 516 M€, à la fois pour la poursuite de la mission Exomars malgré l’arrêt de la coopération avec la Russie, mais également à travers une contribution importante aux modules Esprit et I-Hab de la future station dite « Gateway » en orbite lunaire et de la mission de retour d’échantillon de sol martien, dont le retour sur Terre est prévu en 2031.

Sur le volet des télécommunications, la France a souscrit 400 M€ pour soutenir la R&D de ses industriels dont jusqu’à 300 M€ pour la constellation européenne de connectivité sécurité « IRIS² », selon les consortiums qui seront éligibles. Cet investissement dans le cadre européen se complète de 140 M€ qui seront alloués dans le cadre de France 2030 à des projets innovants en matières de télécommunications.

Le climat reste hautement prioritaire pour les États membres de l’ESA. Les ministres sont convenus de doter le Programme d’observation de la Terre de l’ESA de 2,7 milliards d’euros.

Avec 3,2 milliards d’euros destinés à la science, l’ESA va poursuivre la mise en œuvre des missions de son programme Vision Cosmique tout en préparant son nouveau programme de science spatiale Voyage 2050, qui définit sa vision globale en matière de science sur la période 2035-2050.

Les ministres ont alloué un montant de 2,7 milliards d’euros à la prochaine phase de Terrae Novae, programme d’exploration spatiale de l’ESA, qui se concentre sur trois destinations : l’orbite terrestre basse, la Lune et Mars.

Concernant les satellites au service de la connectivité, de la sécurité et du développement durable, l’amélioration de la vie sur Terre va bénéficier de quelque 1,9 milliard d’euros, qui seront consacrés aux moyens assurant une connectivité permanente en tout point du globe.

Le budget de la navigation a été porté à 351 millions d’euros.

Avec une hausse du budget alloué à son programme de sécurité spatiale, qui passe à 731 millions d’euros, l’ESA va pouvoir intensifier ses efforts pour protéger la Terre des dangers provenant de l’espace.

Le budget de l’ESA affecté au transport spatial est porté à 2,8 milliards d’euros.

Enfin, le budget des programmes technologiques de l’ESA passe à 542 millions d’euros. Les ministres ont décidé de lancer le nouveau programme ScaleUp, dont l’objectif est de promouvoir les activités spatiales commerciales ainsi que le développement d’un nouvel écosystème spatial en Europe.

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La Commission Européenne confirme son intention d’investir 1,2 milliard d’euros pour la R&D dans le domaine de la défense

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-confirme-son-intention-dinvestir-12-milliard-deuros-pour-la-rd-dans-le-domaine-de-la-defense/?mc_cid=d9d3708e72&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 20 juillet 2022, la Commission européenne annonçait son intention d’accorder un financement total de l’UE de près de 1,2 milliard d’euros en faveur de 61 projets collaboratifs de recherche et de développement dans le domaine de la défense, sélectionnés à la suite des tout premiers appels à propositions lancés au titre du Fonds européen de la défense (FED). Le 5 décembre dernier, elle a confirmé cet investissement.

Le Fonds européen de la défense (FED), l’instrument phare de la Commission créé pour soutenir la coopération en matière de défense en Europe, vise à favoriser la coopération entre les entreprises de toutes tailles et les acteurs de la recherche dans l’ensemble de l’UE. Il soutient des projets de défense compétitifs et collaboratifs d’un bout à l’autre du cycle de R&D.

L’UE a ainsi décidé d’investir dans des projets de capacités de défense de pointe, tels que la prochaine génération d’avions de combat, de chars et de navires blindés, ainsi que dans des technologies critiques pour la défense, telles que l’IA, le cloud militaire, les semi-conducteurs, l’espace, le cyberespace ou les contre-mesures médicales. Le FED sera ainsi le fer de lance des technologies de rupture, notamment dans le domaine des technologies quantiques et des nouveaux matériaux, et tirera parti de PME et de start-ups prometteuses.

Margrethe Vestager, avait déclaré en juillet:

 “Les excellents projets sélectionnés ont montré que la coopération industrielle en matière de défense en Europe peut devenir une réalité, même à grande échelle. Les presque 700 entreprises qui s’emploieront à la recherche et au développement de la prochaine génération de technologies innovantes de la défense grâce à des fonds de l’UE donneront l’impulsion pour obtenir une base industrielle résiliente et compétitive. Le fait que les PME représentent 43 % des entités participant aux projets sélectionnés montre que le programme du Fonds européen de la défense concerne bel et bien toute la chaîne de valeur industrielle de l’UE.”

Les PME représentent environ 43% des porteurs de projet. Les financements de la FED vont s’adresser aux catégories suivantes :

  • Le combat aérien (environ 190 millions d’euros);
  • Le combat terrestre (environ 155 millions d’euros);
  • Le combat naval (environ 103 millions d’euros);
  • La défense aérienne contre les missiles (environ 100 millions d’euros);
  • Les projets liés à l’espace bénéficieront d’un soutien d’environ 50 millions d’euros;
  • La cyberdéfense : 38 millions d’euros seront investis dans les projets de R&D de ce domaine.

Par ailleurs, 24 projets prometteurs impliquant des PME et des start-ups transfrontières bénéficieront également d’un financement.

À la suite de la décision d’attribution, les conventions de subvention avec les consortiums seront signées et les projets commenceront à se concrétiser. L’objectif est de soutenir la compétitivité de l’industrie de la défense européenne, le développement des technologies clés dont les forces armées ont besoin et de renforcer la sécurité de l’Union.

Thierry Breton, Commissaire au marché intérieur, a déclaré:

Avec un investissement de 1,2 milliard d’euros en faveur de 61 projets de défense européens collaboratifs, le Fonds européen de la défense présente aujourd’hui des résultats concrets en vue d’une industrie européenne de la défense plus intégrée à même de favoriser l’innovation et de fournir des capacités de pointe à nos forces armées. Grâce au Fonds européen de la défense, la coopération européenne dans le domaine de la défense devient de plus en plus la norme. Nous dépensons mieux en dépensant collectivement. Les États membres et l’industrie européenne de la défense en bénéficieront tous, quelle que soit leur taille”.

Découvrir les projets sélectionnés :

https://defence-industry-space.ec.europa.eu/funding-and-grants/calls-proposals/european-defence-fund-2021-calls-proposals-results_

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Le CNRS a deux nouvelles Étoiles de l’Europe

https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/le-cnrs-deux-nouvelles-etoiles-de-leurope-0

Le 06 décembre 2022

Ce mardi 6 décembre se tenait la cérémonie des Étoiles de l’Europe qui récompense les coordinateurs de projets de recherche collaboratifs européens. Jean-François Doussin et Nicolas Mansard sont lauréats.

« La coordination d’un projet européen permet de fédérer et de réunir des partenaires autour d’une même expertise. Ce rôle fédérateur offre une visibilité singulière à la France dans le paysage européen de la recherche, tant pour les chercheurs, que pour les structures qui les portent. Ils deviennent autant d’ambassadeurs de notre recherche et de notre potentiel d’innovation », a souligné la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau à l’occasion de Forum Horizon Europe, au cours duquel se déroulait la cérémonie des Étoiles de l’Europe. « Je félicite les équipes de chercheuses et chercheurs qui se sont investis et qui ont fait le choix audacieux de l’Europe en coordonnant des projets collaboratifs », a ajouté la ministre à l'attention des chercheurs et des chercheuses lauréats.

La journée, qui s'est déroulée au Musée du quai Branly – Jacques Chirac a été rythmée par des tables-rondes sur la place des infrastructures de recherche dans Horizon Europe, la préparation d’un projet collaboratif européen et les objectifs des missions européennes.

Les trophées des Étoiles de l’Europe ont été remis à 12 lauréats dont deux scientifiques portant des projets CNRS : l’enseignant-chercheur en chimie de l’atmosphère, Jean-François Doussin et Nicolas Mansard, chercheur en robotique. 

Eurochamp pour la compréhension de l’impact de la pression atmosphérique sur le climat, la santé et le patrimoine

« Je reçois une étoile, mais il me faudrait une constellation pour les donner à tous ceux qui ont participé à ce projet », a indiqué Jean-François Doussin, professeur à l’Université Paris-Est Créteil, directeur adjoint scientifique Océan-Atmosphère à l’Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS (INSU) et coordinateur du projet Eurochamp-2020 à la remise de son trophée.

Financé par le programme Horizon 2020 sur une durée de cinq ans, le projet Eurochamp-2020 a réuni un consortium de 14 partenaires européens coordonné par le CNRS – pour un budget de 9 millions d’euros. Ce projet européen d’infrastructures en science de l’environnement a visé à mettre en réseau les chambres de simulation atmosphérique Européennes : des outils rares et lourds qui servent à reproduire des atmosphères synthétiques pour étudier la transformation des polluants dans l’atmosphère. « L’objectif est de comprendre comment les polluants réagissent entre eux sous de la lumière solaire, de la présence d’autre polluants, de nuages, d’aérosols, etc… C’est une chimie très complexe qu’il faut modéliser pour prévoir les évènements de pollution, comme par exemple un pic d’ozone ou un évènement de particules fines ».

Une vingtaine d’installations en Europe, se chiffrant à plusieurs millions d’euros chacune, permettent d’étudier aussi bien la compréhension de la pollution aux particules fines, que l’impact de la pollution atmosphérique sur le climat, la santé ou encore le patrimoine. « Si cette science est née aux Etats-Unis, l’Europe aujourd’hui en est leader grâce à des initiatives telles que Eurochamp. »

Le projet européen s’est construit sur trois piliers. D’abord favoriser le réseautage pour le partage de connaissances et établir de bonnes pratiques entre experts. Également, « préparer l’avenir » grâce une recherche méthodologique sur l’adaptation des protocoles et des outils analytiques aux questionnements scientifiques émergeants. Et enfin, l’ouverture des installations aux utilisateurs extérieurs afin de favoriser l’accès des scientifiques non spécialistes de la simulation expérimentale aux chambres de simulation les plus avancées et les plus adaptées à leur recherche. « 50 % du budget d’Eurochamp a été dédié à cette ouverture nécessairement transnationale pour construire le paysage scientifique européen. Les scientifiques accueillis étaient donc financés pour leur voyage et leurs expériences sur les installations. »

Un projet qui a su intéresser les industriels pour l’évaluation de l’impact environnemental de leurs productions, pour le développement d’instrumentations de suivi de la pollution de l’air, ou encore avec l’émergence du marché des capteurs personnels, ou pour connaitre l’impact environnemental d’un produit - comme par exemple un pesticide ou une technologie automobile ou un carburant. « Ces questions ont fortement connecté Eurochamp au secteur industriel qui comptait plus d’une quinzaine de partenaires et d’utilisateurs privés. » Si Eurochamp s’est terminé en 2022, les partenaires prépare dans le cadre de la feuille de route ESFRI la fondation d’une infrastructures distribuées pérenne. « Dès le début du projet, nous nous sommes rapprochés de l’infrastructure ACTRIS qui fédère les sites atmosphères d’observation du climat. Aujourd’hui, nous avons fusionné et allons créer une organisation internationale– ACTRIS ERIC - qui continuera les actions d’Eurochamp. »

MEMMO : les robots du futur
« Je voudrais remercier les personnes qui m'ont aidé à coordonner ce projet. C'est un projet monté par un consortium de jeunes chercheurs. Cela a été une grande fierté pour moi d'être choisi pour coordonner ce projet », a indiqué Nicolas Mansard, chercheur en robotique, médaillé de bronze du CNRS et coordinateur du projet MEMMO lors de la cérémonie. Financé par le programme Horizon 2020 sur une durée de quatre ans, le projet MEMMO (Memory of Motion) a réuni un consortium de 10 partenaires européens – dont le LAAS - CNRS - pour un budget de 4 millions d’euros.

Ce projet européen a eu pour objectif de dépasser le savoir-faire actuel du robot marcheur en combinant des compétences en contrôle prédictif et l’apprentissage automatique. « Nous avons voulu prouver qu’il était possible de générer des mouvements complexes pour des robots arbitraires avec des bras et des jambes interagissant dans un environnement dynamique en temps réel », rapporte Nicolas Mansard.

Pour ce faire, le consortium a réuni un groupe d’experts en optimisation numérique, apprentissage machine, contrôle et conception de robot pour dépasser les capacités de contrôle actuels qui ne permettent pas le calcul générique de mouvements complexes en temps réel. « Le projet MEMMO s'appuie sur une mise en mémoire massive de mouvements optimaux précalculés qui sont récupérés et adaptés à de nouvelles situations avec un contrôle prédictif de modèle traitable en temps réel et où tous les capteurs disponibles sont exploités pour un contrôle par rétroaction », explique Nicolas Mansard. 

L’équipe a ainsi réalisé trois démonstrateurs : un robot humanoïde travaillant dans une usine du futur dans l'aérospatial (en partenariat avec Airbus, leader de cette industrie), un quadrupède pour explorer des structures de génie civil (tunnels de mines, bâtiments et villes - en partenariat avec Costain, le constructeur britannique du tunnel sous la Manche), et un exosquelette (en partenariat avec la fédération APAJH, association pour adultes et jeunes handicapés) pour permettre aux patients paraplégiques de marcher.

Pour les trois démonstrateurs, la preuve de concept a été réalisée. Si le robot humanoïde n’existe pas encore hors laboratoire, le quadrupède fonctionne mais n’est pas encore un produit, quant à l’exosquelette il est déjà un outil utilisé dans les centres de rééducation. « Nous avons pu démontrer sur une échelle de quatre ans qu’une seule idée pouvait irriguer des champs applicatifs différents et s’implémenter sur trois plateformes différentes. »

Avec une preuve de concept validée, le projet MEMMO ouvre tout un champ de possibilités en termes d’applications industrielles alors qu’une telle technologie révolutionnerait certainement les capacités de mouvement des robots et débloquerait un large éventail de services et d’outils très concrets. « Aujourd’hui l’exosquelette permet à des patients de travailler leur rééducation en centre hospitalier, mais à terme, il pourrait remplacer le fauteuil roulant. »

 

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/22

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/22

 

Mettre en avant un récit européen

https://euroclic.mouvement-europeen.eu/mettre-en-avant-un-recit-europeen/

 

Le thème central de la récente université d’automne du Mouvement Européen-France était la culture. Cela va bien au-delà, nous devons plaider pour une identité européenne. Malgré nos diversités culturelles les pays en commun portent des valeurs et un héritage commun.

Notre monde s’organise en grands ensembles régionaux qui, pour mieux s’identifier, font chacun valoir un « récit » Les Etats-Unis avec la frontière et le mode de vie américain, la Russie avec l’histoire de son empire, la Chine avec ses 4000 ans de civilisation, le Royaume-Uni et son insularité, la Turquie avec le souvenir de l’empire ottoman, le Proche-Orient avec les lieux saints de l’islam, certain pays africain avec le non-alignement et la colonisation … Ces récits sont abondamment utilisé à des fins politiques, souvent au prix d’une réécriture de l’Histoire ou de dévoiement de notions qui nous sont chères (la Russie et la Chine qui disent être les vrais démocraties).

Face à cette présentation, souvent décomplexée, de la réalité historique de certains pays, l’Europe ne fait pas valoir ce qu’elle a en commun entre ses pays membres, qui sont souvent des sources d’inspirations qui se sont rependues dans le monde. La musique occidentale s’est rependue dans le monde au point que les résultats de concours internationaux sont trustés par les coréens ou les japonais. La pensée occidentale, sa littérature, ses arts graphiques sont largement connus, sans pour autant nier les cultures locales.

Aurions-nous honte de promouvoir nos spécificités ? L’exemple le plus flagrant étant les ponts et portes que nous faisons figurer sur nos billets de banque, faute de choisir quelles figures d’hommes et de femmes célèbres y faire figurer. Qu’est-ce qui nous différentie d’autres continents ? A l’évidence, à la différence des chinois, nous privilégions l’individu sur l’intérêt collectif. Nous acceptons la vérité scientifique, qui pour d’autres, vient contredire des croyances religieuses, nous ne plaçons pas sous la bénédiction divine nos institutions comme le font les américains etc.

Mettre en avant un récit européen, serait un moyen de faire prendre conscience des citoyens de leurs spécificités et de s’affirmer dans le monde. Les moyens nous en sont donnés par notre histoire, par notre réalité européenne d’aujourd’hui, par les ambitions que nous avons pour le monde.

L’histoire des Européens leur fourni des repères dont ils peuvent être fiers : invention de la démocratie à Athènes, d’un droit romain qui perdure jusqu’aujourd’hui, de l’humanisme, des droits de l’Homme, séparation de l’église et de l’Etat, Etat de droit, économie sociale de marché, idéal de paix illustré par le seul exemple qu’elle constitue de réunion pacifique de tout un continent, développement d’une culture qui s’est diffusée dans le monde entier.

L’Europe d’aujourd’hui est faite d’échanges entre humains de cultures différentes et associés de façon pacifique. C’est la promotion d’une gouvernance mondiale au service des biens communs de l’humanité, le leadership dans l’action pour le climat.

L’ambition pour le monde est une présence de l’Europe à hauteur des grandes puissances qualifiées de « rivaux systémiques », la promotion de régulations qui préservent la paix, l’état de la planète, qui minimise les déséquilibres de la finance et l’accroissement des inégalités, qui garantissent les droits des personnes, qui encadrent les questions éthiques que pose les progrès scientifique et technique, mais aussi les concentrations de pouvoirs économiques face aux pouvoirs politiques.

Affirmer les valeurs de l’Europe ne veut pas dire nier les autres cultures ou autres systèmes de valeurs, mais cultiver une identité commune déjà largement partagée.

Emmanuel Macron dans une récente allocution devant le Parlement européen a parlé d’un « leg européen » je pense qu’il faut aller plus loin et parler d’un récit qui puise sa source dans l’acquis, mais aussi trace notre ambition au services de l’Europe et du monde.

Ce sujet mériterait un débat avec le concours d’historiens, mais aussi de politologues et de philosophes, sans omettre de le placer dans une actualité qui le rend indispensable : changement climatique, résurgence des logiques de puissance (Ukraine, Taiwan…), défaut de gouvernance conduisant à des drames (Liban, Ethiopie), retour du religieux…

François Vié, vice-président du Mouvement Européen-Pas-de-Calais

 

Publié dans En bref

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La filière cosmétique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La filière cosmétique (suite)
La filière cosmétique (suite)

La Région Île-de-France et Cosmetic Valley s’associent pour le rayonnement de la cosmétique française

https://www.industries-cosmetiques.fr/la-region-ile-de-france-et-cosmetic-valley-sassocient-pour-le-rayonnement-de-la-cosmetique-francaise/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_la_region_ile_de_france_et_cosmetic_valley_s_associent_pour_le_rayonnement_de_la_cosmetique_francaise&utm_term=2023-01-19

Le 19 Janvier 2023

 

Après en avoir fait une des filières prioritaires de son « Schéma Régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation », Impact 2028, la Région Île-de-France a signé le 16 janvier un partenariat stratégique avec le Pôle de Compétitivité « Cosmetic Valley » pour renforcer l’industrie française de parfumerie-cosmétique dans son rôle de leader mondial, contribuer à conserver ses traditions, ses métiers et ses savoir-faire et développer ses performances en matière de recherche et de création.

L’objectif de cet accord est, d’abord, de construire un réseau d’affaires à partir du vivier des entreprises cosmétiques franciliennes, d’en faire véritable tissu industriel efficace et cohérent, d’accélérer ses projets de R&D et d’aider les sociétés qui y adhéreront à se développer à l’international, renforçant ainsi les points forts de l’économie francilienne dans le domaine de la « beauté » : tests, mesures, olfaction et intelligence artificielle.

L’ambition de cette nouvelle association est également de créer, en Île-de-France, sur le modèle de la Fashion Week, une Cosmetic Week à résonance mondiale. Cet évènement, associant ouvertures de sites, démonstrations, ateliers, etc, doit offrir une forte visibilité internationale à la cosmétique hexagonale et francilienne. Sans équivalent en Europe à ce jour, cette manifestation doit permettre à la fois de mieux connecter ETI, TPE/PME, start-ups, grandes entreprises et instituts de recherche et d’en faire percevoir le travail et les méthodes au grand public.

Forte de ses 24% de parts de marché à l’export, de ses 3 200 entreprises employant près de 250 000 salariés et réalisant 45 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la parfumerie-cosmétique est le troisième contributeur positif au solde de la balance extérieure de notre pays, derrière l’aéronautique et les vins & spiritueux.

Il était donc primordial que la première région économique d’Europe participe de cette réussite et en soit le cœur. L’île-de-France réalise, en effet, 70% du chiffre d’affaires de ce secteur industriel et près de 40 000 de ses salariés y résident. Elle réunit sur son territoire un écosystème puissant, concentrant l’essentiel des leviers de commandement de cette industrie, un nombre important de fabriques, de manufactures et d’usines, unissant logistique en aval et R&D en amont, à laquelle se rattachent en outre plusieurs écoles de très haut niveau.

Cette mobilisation était nécessaire. La Région Île-de-France doit désormais compter, outre celles de New-York, de Milan et de Tokyo, avec la concurrence de Shanghai, de Taiwan ou de Séoul, trois métropoles mondiales qui ont fait de la cosmétique un levier d’attractivité, parfois en la mixant avec d’autres secteurs d’avenir (numérique, robotique, objets connectés).

Conserver un leadership dans ce contexte nécessite de réunir tous les acteurs de la filière et de les faire agir en commun afin de valoriser les résultats d’une recherche qui associe laboratoires privés et universités publiques, de conquérir de nouveaux marchés à Texport, de trouver des solutions aux nombreuses tensions qui pèsent sur le recrutement des entreprises du secteur et de demeurer attractif aux yeux des entreprises étrangères de la filière.

C’est pourquoi cet accord doit également contribuer, grâce à l’engagement de Choose Paris Région, l’agence d’attractivité de la Région Île-de-France, à promouvoir le territoire francilien aux yeux des nombreux groupes étrangers souhaitant s’y implanter afin de bénéficier de la richesse de son écosystème. Le « Fabriqué en France », qui repose sur quatre piliers – authenticité des ingrédients, sécurité du consommateur, protection de l’environnement, performance de l’innovation -, est notre meilleur atout pour y parvenir.
 

Cosmetic Valley est l’acteur que l’État a désigné au niveau national pour mener cette mission. Chargé de promouvoir la qualité française, le Pôle de Compétitivité rassemble 800 entreprises, petites ou grandes, accélère leurs processus d’innovation, les coordonne avec la recherche publique nationale ou européenne. Travaillant avec 20 universités et centres de recherche, dont le CNRS, il mène 400 projets de recherche et d’investissements collaboratifs pour un montant total de 500 millions d’euros.

En Île-de-France, Cosmetic Valley agit, d’ores et déjà, pour faire rayonner la cosmétique française. Elle organise, chaque année au mois d’octobre, à Paris, le salon international de l’innovation cosmétique « Cosmetic 360 ». Choose Paris Région y participe, marquant la présence francilienne depuis 2021.


Cosmetic Valley est, de son côté, engagé au premier chef dans de nombreuses coopérations avec les universités et écoles de haut niveau franciliennes. Le pôle travaille encore plus directement avec l’Université de Cergy-Pontoise (spécialisée dans l’utilisation de lasers pour étudier la peau et le cheveu), le synchrotron SOLEIL à Saclay (laboratoire de recherche utilisant la lumière pour analyser la peau, le cheveu et leurs interactions avec les cosmétiques), l’Ecole de Biologie Industrielle et l’ISIPCA, institut formant les meilleurs parfumeurs au monde.


Ce rapprochement est prometteur. C’est un nouveau tournant dans la stratégie d’intensification des partenariats public-privé nécessaires au développement de la Cosmétique Française.

https://www.industries-cosmetiques.fr/cosmetic-valley-signe-un-partenariat-strategique-avec-la-ville-de-seoul-et-la-k-beauty/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_croissant_une_info_cosmetic_valley_signe_un_partenariat_strategique_avec_la_ville_de_seoul_et_la_k_beauty&utm_term=2022-11-15

 

https://www.industries-cosmetiques.fr/30-nouveaux-adherents-rejoignent-cosmetic-valley/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_cafe_une_info_30_nouveaux_adherents_rejoignent_cosmetic_valley&utm_term=2022-12-07

 

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Roland Lescure, Ministre en charge de l’Industrie a réuni le Comité de filière Cosmétiques

Industries Cosmétiques / Le 20 Décembre 2022

 

Présidé – pour la première fois – par Roland Lescure, Ministre délégué à l’Industrie, le « Comité de filière cosmétiques » s’est réuni le 28 novembre, en présentiel, à Bercy, pour une troisième séance de travail depuis sa création en 2021, à la suite des « États Généraux de la Cosmétique », Organisée par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley et la FEBEA, en présence d’une vingtaine de représentants de la filière, cette réunion a permis d’échanger avec le Ministre sur les défis rencontrés par les différents maillons de la chaîne de valeur – fournisseurs, fabricants, distributeurs -, et de soumettre au ministre des projets concrets de coopération entre les entreprises, les associations professionnelles et les pouvoirs publics.

A l’issue de la réunion, Cosmetic Valley, la FEBEA et le Médiateur des entreprises ont signé la « Charte sur les achats responsables », premier aboutissement du processus lancé début 2021 avec l’adoption, par les plus grands donneurs d’ordre du secteur, de la « Déclaration de solidarité des entreprises cosmétiques avec le secteur verrier ». Elle formalise dix engagements entre donneurs d’ordre et fournisseurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/la-filiere-cosmetique-une-embellie-francaise.html

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Stockage ADN (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Stockage ADN (suite)
Stockage ADN (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 25/10/22
Vu et lu dans Les Echos du 25/10/22

Vu et lu dans Les Echos du 25/10/22

L’ADN pourrait-il bouleverser le stockage à froid déjà en plein essor ?

https://www.ecinews.fr/fr/ladn-pourrait-il-bouleverser-le-stockage-a-froid-deja-en-plein-essor/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-15-11-2022

Le 14 novembre 2022 Par Alain Dieul

 

D’immenses volumes de données sont générés continuellement dans tous les domaines, dans le monde entier : chaque année, ils s’évaluent désormais en zettaoctets (1 zettaoctet = 1 milliard de téraoctets). Or, le traitement et le stockage de ces océans de données est un défi pour les entreprises, notamment celles exploitant les technologies d’intelligence artificielle (IA), de vidéo intelligente et les applications analytiques. Le fossé qui sépare la demande et ce que les entreprises peuvent se permettre de stocker efficacement sans coûts exorbitants, ne cesse de s’élargir. Mais où héberger toutes ces données ?

Uwe Kemmer, Director EMEA Field Engineering chez Western Digital démontre dans cet article comment le stockage froid, ou archivage à long terme, est en plein essor car une grande partie des données générées est constituée d’informations non structurées (vidéosurveillance, capteurs, photos…) potentiellement intéressantes pour l’IA ou des analyses futures.

Le stockage froid, la solution ?
Le stockage froid est idéal pour les données qui ne sont pas activement utilisées immédiatement et régulièrement, et qui sont donc archivées. Ce n’est pas pour rien s’il s’agit du segment du stockage de données enregistrant la plus forte croissance actuellement : à l’horizon 2025, entre 60 et 80% des données numériques pourraient en effet être archivées. Par ailleurs, cette méthode est bien moins onéreuse que le stockage primaire.
Les archives de stockage froid sont en général stockées sur bandes magnétiques ou disques durs. Ces supports sont souvent moins coûteux, offrent de plus grandes capacités et une durée de conservation supérieure à celle des dispositifs de stockage à mémoire flash (tels que les disques SSD). Pour savoir si le stockage froid est une bonne solution, les entreprises doivent se demander à quelle fréquence et dans quels délais elles ont besoin d’accéder à ces données.

Aujourd’hui, les disques durs de nouvelle génération comptent parmi les vedettes du stockage froid. Ils accélèrent l’accès aux archives et, mieux encore, réduisent grandement le coût total de propriété. Densité surfacique accrue, innovations sur le plan du fonctionnement mécanique et des matériaux employés : tout ceci permet ainsi d’en bénéficier. Mais l’architecture du stockage de données bénéficie aussi d’optimisations à un rythme soutenu.

Stockage sur ADN : la réalité prend le pas sur la science-fiction
En ce qui concerne l’archivage à très long terme (100 ans et plus), de nouvelles solutions et innovations sont nécessaires.
Le stockage sur ADN, basé sur la structure moléculaire de l’ADN, est particulièrement prometteur. Loin de sembler relever de la science-fiction, cette technologie devenue possible aujourd’hui pourrait avoir un impact majeur sur l’avenir du stockage de données. Si cette idée est née il y a plusieurs dizaines d’années, ce sont les immenses avancées dans le domaine de l’ingénierie génétique et du séquençage, ces dernières années, qui ont ouvert la voie au stockage sur ADN. 
Les molécules d’ADN sont composées d’une chaîne de nucléotides contenant quatre éléments : l’adénine, la thymine, la guanine et la cytosine (ATGC). Pour le stockage de données, seul le code binaire contenant l’information doit être encodé dans une séquence d’ATGC. L’ADN artificiel est ensuite créé à partir de ce modèle, pouvant ensuite être séquencé puis retraduit. Au lieu de systèmes (électro)magnétiques ou optiques, le stockage sur ADN utilise la chimie pour stocker les données.

Des atouts considérables sur plusieurs aspects
Si les supports numériques ont une durée de vie de plusieurs dizaines d’années, les archives basées sur l’ADN affichent une durée de conservation de plusieurs milliers d’années.  L’ADN restant stable, les données resteront parfaitement lisibles sans être affectées par des problèmes de formats devenus obsolètes ou de lecteurs introuvables, même dans un futur lointain.
Le stockage sur ADN est aussi imbattable en termes de densité. Une minuscule sphère (l’ADN synthétique est stocké dans des capsules de silice pour le protéger de l’humidité), par exemple, peut contenir des milliards de gigaoctets de données. Cela dépasse la capacité des bandes magnétiques les plus modernes avec un facteur démultipliant de l’ordre de 100 000.
Pour exploiter pleinement le potentiel du stockage de données sur ADN, Western Digital, Twist Bioscience, Illumina et Microsoft ont créé ensemble la 
DNA Data Storage Alliance, que d’autres entreprises réputées ont rejoint depuis. Twist Bioscience a démontré l’efficacité de cette technologie il y a deux ans, en stockant dans de l’ADN l’intégralité du premier épisode d’une série Netflix…
Restons connectés pour voir les avancées en la matière dans les prochaines années !

www.westerndigital.com/fr

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/01/biomemory-l-adn-au-service-du-stockage-numerique.html

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De janvier à juin 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

De janvier à juin 2023
De janvier à juin 2023

JANVIER 2023

 

Du 19 au 23 janvier 2023

. Le Sirha / www.sirha-lyon.com

Salon de référence de la restauration, l’hôtellerie et l’alimentation.

 

Le 24 janvier 2023

. Le forum de la technologie responsable / www.rmconseil.eu

 

Du 24 au 26 janvier 2023

. Sepem Nord / www.sepem-industries.com

 Le rdv des industriels des régions.

 

Du 25 au 26 janvier 2023

. Le congrès SFIP / www.sfip-plastic.org

Un congrès dédié aux polymères et à la sécurité incendie.

. Paris Packaging Week 2023 / www.parispackagingweek.com

Au coeur de l’innovation packaging pour la beauté, les boissons, le luxe et les PGC.

 

 

FEVRIER 2023

 

Du 01 au 02 février 2023

. Hyvolution Paris / www.paris.hyvolution.com

L’accélérateur du développement de la filière hydrogène.

. Learning Technologies France / www.learningtechnologiesfrance.com

 

Le 09 février 2023

. Ener J Meeting / www.enerj-meeting.com

La journée de l’Efficacité Energétique et Environnementale du Bâtiment.

 

Du 23 au 26 février 2023

. Viva Fabbrica / www.viva-fabrica.fr 

Un événement pour inspirer et rassembler les jeunes générations autour de l’industrie.

 

Du 25 février 2023 au 05 mars 2023

. Salon International de l’Agriculture / www.salon-agriculture.com

 

 

MARS 2023

 

Du 07 au 10 mars 2023

. Global Industrie / www.global-industrie.com

 

Du 09 au 10 mars 2023

. Paris Space Week / www.paris-space-week.com

Événement B2B dédié aux innovations dans le secteur de l'aérospatial

. Global Summit / www.hello-tomorrow.org

Sommet international réunissant les entreprises, investisseurs, start-up du secteur de la deeptech.

 

Du 11 au 12 mars 2023

. Pharmagora Plus / www.pharmagoraplus.com

Salon européen de la pharmacie.

 

Du 13 au 14 mars 2023

. Medintechs / www.medintechs.com

L’innovation & l’humain au cœur de notre santé.

 

Du 14 au 16 mars 2023

. Le CFIA / www.cfiaexpo.com

L’innovation agroalimentaire s’invente ici.

 

Du 14 au 17 mars 2023

. Le MIPIM / www.mipim.com

Salon dédié aux professionnels de l'immobilier.

 

DU 16 au 17 mars 2023

. Virtuality Web3 Summit / www.virtuality.fr

L'événement dédié aux industries du Web3 et du métavers.

 

Du 17 au 19 mars 2023

. Techstars Startup Weekend Caen / www.caen.cci.fr

Événement spécialement conçu pour créer une start-up pendant le week-end.

 

Du 19 au 22 mars 2023

. Franchise Expo Paris / www.franchiseexpo.com

L'événement incontournable de l'entrepreneuriat.

 

Du 21 au 23 mars 2023

. Documation & Data Intelligence Forum / www.documation.fr

Le salon du management de l’information et des processus documentaires.

 

Du 22 au 23 mars 2023

. It & Cybersecurity Meetings /  www.it-and-cybersecurity-meetings.com

Le salon One To One des réseaux, du cloud, de la mobilité et de la cybersécurité dédié aux professionnels de l'IT et de la sécurité.

 

Le 28 mars 2023

. Techinnov / www.techninnov.events

La première convention d'affaires dédiée à l'innovation en France.

 

Du 28 au 30 mars 2023

. Forum Labo / www.forumlabo.com

Les domaines de la Recherche, de l'Analyse, du Contrôle et du Process.

 

. Contaminexpo / www.contaminexpo.com

L'événement de référence en matière de maîtrise de la contamination et des salles propres. 

 

. Stratégie Clients / www.strategie.com

Le salon des professionnels de la relation client.

 

. Le SIFER / www.sifer-expo.com

Le rendez-vous de la filière ferroviaire en France

 

 

AVRIL 2023

 

Du 05 au 06 avril 2023

. Go Entrepreneurs Paris / www.go-entrepreneurs.com

Evénement professionnel de la création, la transmission, la reprise, le financement ainsi que du développement des entreprises.

. Analyse Industrielle / www.analyse-industrielle.fr

Le salon des solutions en analyse industrielle et process industriels

 

Du 05 au 07 avril 2023

. FIC / www.forum-fic.com

Forum International de la Cybersécurité

 

DU 12 au 16 avril 2023

. Laval Virtual / www.laval-virtual.com

Salon professionnel traitant des nouvelles technologies et des usages du virtuel.

 

Du 13 au 14 avril 2023

. Business Industries / www.businessindustries-saintnazaire.com

L’événement industriel de Saint Nazaire.

 

Du 19 au 20 avril 2023

. S.O.C. Systèmes et Objets Connectés / www.salon-systemes-objets-connectes.com

Connectivités, Electronique, Plateformes, Cybersécurité.

. IoT+MtoM Embedded / www.salon-systemes-objets-connectes.com

. Cloud - Data Center - Infra / www.datacenter-cloud.com

L’adoption du Cloud et le dynamisme des Datacenters.

 

Du 25 au 27 avril 2023

. JEC World / www.jec-world.events

L’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie des matériaux composites.

 

 

MAI 2023

 

DU 06 au 07 mai 2023

. MIF Expo / www.mifexpo.fr

Salon du Made In France.

 

Du 10 au 11 mai 2023

. NEMMO 2023 / www.sfip-plastic.org

New Materials for Future Mobility.

 

Du 23 au 25 mai 2023

. Santexpo / www.santexpo.com

Le rendez-vous annuel de la santé et du médico-social.

 

Du 30 mai 2023 au 01 juin 2023

. Medinov Connection 2023 / www.medinov-connection.com

L'Événement Référent de la Filière MedTech. 

 

 

JUIN 2023

 

Du 06 au 08 juin 2023

. Sepem Sud Est / www.sepem-industries.com

Le rdv des industriels des régions.

 

Du 14 au 17 juin 2023

. Viva Technology / www.vivatechnology.com

Les plus grands noms du monde de la technologie et de l'économie numérique.

 

Du 19 au 25 juin 2023

. SIAE Le Bourget / www.siae.fr

Le rendez-vous sur terre des professionnels du ciel…

 

Le 22 juin 2023 

. Go Entrepreneurs Lyon / www.go-entrepreneurs.com

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Davos, le retour et rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Davos, le retour et rappel
Davos, le retour et rappel

Davos, que s’ouvre la 50ème

Rendue célèbre par Thomas Mann, avec son livre « La montagne magique », elle est aujourd’hui connue pour être l’hôte du WEF (World Economic Forum), ou plus simplement du nom de la ville elle-même, le Davos.

Créé en 1971 par Klaus M. Schwab, professeur d’économie à l’université de Genève (Suisse), avec comme souhait de familiariser les entreprises européennes aux méthodes de management à l’américaine, il invita donc pour cette première, près de 500 dirigeants d’entreprises européennes dans le nouveau centre de congrès de la ville de Davos, l’intitulant « European Management Symposium ».

Devenant par la suite le « European Management Forum », il invitera chaque mois de janvier divers dirigeants d’entreprises de toute l’Europe.

Plutôt confidentiel au début, son impulsion démarra réellement en 1973 avec deux évènements majeurs que furent la fin des accords de Bretton Woods* en 1971, et la guerre du Kippour en octobre 73, occasionnant un intérêt nouveau sur les aspects économiques et sociaux, et en invitant pour la première fois des responsables politiques.

C’est en 1987 qu’il utilisera pour la première fois son appellation d’aujourd’hui, avec comme objectif cette fois-ci, de permettre par son entremise la résolution de conflits, ce qu’il obtint par exemple en 1988 avec la signature d’un accord entre la Grèce et la Turquie, en passe de s’entredéchirer, en 1992, un an après la fin de l’apartheid, avec la rencontre entre le président sud-africain de l’époque, Frederick de Klerk, Nelson Mandela, et le chef zoulou Mangosuthu Buthelezi, connue comme la « Déclaration de Davos », ou encore en 1994, avec la rencontre entre le ministre israélien des affaires étrangères, Shimon Peres, et le chef de l’OLP**, Yasser Arafat, permettant la conclusion d’un projet d’accord sur Gaza et la ville de Jericho.

Alors, vous le savez bien, mais comme les G7, G8 et autre G20 (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/08/a-7-8-ou-20-l-essentiel-c-est-de-se-parler.html), le Davos est toujours aussi critiqué, voire peut-être plus, car représentant ces puissants, ces maîtres du monde, coupables aux yeux de certains de tous les maux de notre monde actuel, et pourtant, mais à vous de vous faire votre propre idée, avec ce qui suit.

En effet, fondation à but non lucratif, dont le siège est à Cologny, près de Genève, avec des bureaux à Pékin et à New York, le forum ne défend aucun intérêt politique, partisan ou national, il a le statut d’observateur auprès du Conseil économique et social des Nations unies, il est placé sous la supervision du gouvernement suisse, et sa mission, affichée, est donc d’améliorer l’état du monde. Sacré challenge il est vrai.

Quant à son financement, consacrant près de 200 millions de francs suisses (environ 185 millions d’Euros) à l’organisation de son évènement, il est assuré depuis 2005 par des entreprises membres, pour la plupart des multinationales, s’acquittant d’une cotisation annuelle de près de 42 000 francs suisses (plus de 38 000 Euros), et se plaçant parmi les meilleures de leur catégorie, à même de jouer un rôle de précurseur dans l’évolution de leur domaine respectif.

Ensuite, l’organisation en elle-même de l’évènement, il faut savoir que la participation y est uniquement sur invitation, et que plus de 2000 personnes y participent chaque année, assistant aux plus de 200 sessions du programme officiel, traitant de sujets comme la pauvreté, les conflits, les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran en feront certainement parties cette année, le Brexit également, ou encore les problèmes environnementaux, l’Australie aujourd’hui, l’Amazonie hier, amenés malheureusement à être récurrents dans les prochaines années.

Et, reconnu comme organisation internationale depuis 2015, plus de 500 personnes participent à sa bonne marche, tandis que près de 500 journalistes y assistent chaque année, et, souhaitant être le plus visible possible, et par tous, l’ensemble des séances plénières peuvent être suivies sur Youtube, et des images, ainsi que des citations clés, sont même visibles sur la majeur partie des réseaux sociaux, sans oublier les nombreux rapports économiques édités chaque année, attendus et très prisés.

Et pour finir, comme chaque année, se pose la même question, qui viendra et qui ne viendra pas ?

L’année dernière, le nouveau président brésilien, surnommé le « Trump des tropiques », y fit une intervention courte, en moins de quinze minutes, et jugée en adéquation avec son personnage plutôt clivant, quant au vrai Mister T, ne devant pas venir, « shutdown » oblige, il décida cependant au dernier moment de s’y rendre, chamboulant bien évidemment le déroulement et surtout la logistique de l’évènement. Mais, étant pour le coup, le représentant de la première puissance mondiale, eh oui, encore aujourd’hui, on n’imagine mal les organisateurs refuser sa participation, même si peut-être, mais cela reste en coulisse.

Le président Macron, et la 1ère ministre britannique n’y vinrent finalement pas, pris par ailleurs par la situation du moment dans leur pays respectifs (GJ et Brexit), par-contre, la chancelière allemande y était-elle bien présente, inéboulonnable.

Donc, nous verrons bien cette année, scrutant également avec attention les rencontres, les discours, les indications proposées pour améliorer, ou tenter d’améliorer notre monde.

*Accords de Bretton Woods : Les accords de Bretton Woods, issus de la conférence de Bretton Woods qui s'est tenue au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods, dans le New Hampshire, du 1er au 22 juillet 1944, sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international mis en place après 1944. Leur objectif principal est de mettre en place une organisation monétaire mondiale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre. Ils sont signés après trois semaines de débats entre 730 délégués représentant l’ensemble des 44 nations alliées. (Wikipedia)

**OLP : L’Organisation de libération de la Palestine (arabe : منظمة التحرير الفلسطينية, Munadhamat al-Tahrir al-Filastiniyah, OLP, anglais : Palestine Liberation Organization, PLO) est une organisation palestinienne politique et paramilitaire, créée le 28 mai 1964 à Jérusalem. (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. www.weforum.org

. Wikipedia

. https://www.lci.fr/international/le-forum-economique-mondial-de-davos-la-grand-messe-du-gotha-international-2076646.html

. https://www.franceculture.fr/economie/a-lorigine-du-forum-de-davos

. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/20/qu-est-ce-que-le-forum-de-davos_4850472_4355770.htm

 

A lire :

. https://www.lematin.ch/economie/50-ans-wef-davos-voudrait-reinventer/story/18194111

. https://www.la-croix.com/Economie/Monde/davos-forum-economique-mondial

 

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Carmat, Devialet, Qarnot Computing (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat, Devialet, Qarnot Computing (suites)
Carmat, Devialet, Qarnot Computing (suites)

CARMAT annonce la première implantation de son coeur artificiel total dans le cadre de l’étude clinique EFICAS en France (Communiqué)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/202956/carmat-annonce-la-premiere-implantation-de-son-coeur-artificiel-total-dans-le-cadre-de-letude-clinique-eficas-en-france-communique/

Le 04/01/23

 

CARMAT, concepteur et développeur d’Aeson®, cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, annonce la réalisation de la première implantation de son cœur artificiel Aeson® dans le cadre de l’étude clinique EFICAS en France.

Le 26 octobre 2022, CARMAT avait annoncé avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires nécessaires pour initier l’étude clinique EFICAS.

La première implantation d’Aeson® dans le cadre de cette étude a été réalisée au cours de la dernière semaine de décembre 2022, par le Pr André Vincentelli et son équipe au CHRU de Lille.

Outre le CHRU de Lille, cinq autres centres participent à cette étude : l’AP-HP GHU Pitié Salpêtrière et l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris, le CHU de Rennes, le CHU de Strasbourg, et les Hospices Civils de Lyon.

Cette étude prospective portera au total sur 52 patients éligibles à une transplantation en France et permettra à CARMAT de recueillir des données supplémentaires sur l’efficacité et la sécurité de son cœur artificiel, ainsi que des données médico-économiques pour soutenir la proposition de valeur et le remboursement du dispositif, notamment en France. L’objectif principal de l’étude est la survie à 180 jours après l’implantation du dispositif sans accident vasculaire cérébral invalidant, ou une transplantation cardiaque réussie dans les 180 jours suivant l’implantation.

CARMAT bénéficie d’un financement de 13 millions d’euros du fonds national de l’innovation pour financer partiellement cette étude.

Conformément aux principes qu’elle a appliqués de manière constante, la Société ne prévoit pas de communiquer individuellement sur l’état de santé des patients implantés, ni sur la réalisation de chaque implantation. CARMAT continuera de communiquer sur ses avancées lors du franchissement d’étapes significatives et à l’occasion de la publication de ses résultats financiers.

Stéphane Piat, Directeur général de CARMAT, déclare : « EFICAS est la plus large étude que CARMAT ait initiée à ce stade, et je suis ravi qu’elle soit réalisée intégralement en France, permettant ainsi aux patients de notre pays de bénéficier de notre thérapie. Cette étude est primordiale car elle doit notamment nous permettre, in-fine, d’obtenir le remboursement d’Aeson® en France. Je souhaite remercier le Pr André Vincentelli et son équipe pour leur confiance, ainsi que les équipes des cinq autres centres qui vont contribuer à l’étude. »

Lire le communiqué complet 

https://www.datapressepremium.com/rmdiff/1458/CP_CARMAT_Lancement_EFICAS_04012023.pdf

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

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Devialet lève 50 millions pour faire face à la crise

https://www.frenchweb.fr/devialet-leve-50-millions-pour-faire-face-a-la-crise/435374

Le 14/09/2022

 

Changement de partition chez Devialet, les actionnaires de la startup visent désormais la rentabilité. Fini la croissance en vue d’améliorer la valorisation de l’entreprise, qui aurait néanmoins progressée lors de ce tour. L’enjeu pour la startup, créée en 2007, est de tenir dans cette nouvelle tempête économique.

Ainsi son PDG Franck Lebouchard annonce un nouveau tour de table de 50 millions d’euros, portant à 196 millions d’euros son financement reçus depuis sa création en 2007.

Parmi les 17 investisseurs de Devialet, seuls Crédit Mutuel Equity et BPI France, déjà fortement engagés, ont décidé d’y participer aux cotés d’un fonds d’investissement asiatique dont le nom est secrètement gardé, les autres ont préféré passer leur tour.

Le processus engagé depuis le début de l’année a été significativement revu pour s’adapter à une nouvelle crise et au changement de posture du monde de l’investissement.

Si Devialet a été fondé sur un produit d’excellence, l’entreprise a ouvert de nombreuses pistes de développement:

  • Un élargissement de son offre pour s’ouvrir au marché grand public (néanmoins aisé): aux cotés de la phantom, la phantom mini, les écouteurs Gemini, et la barre de son, Dione
  • Une stratégie retail qui permet à la marque d’être présente dans 1900 points de ventes, en propre, en corner dans de nombreux centres commerciaux en europe ou en asie, ou en pop up store dans des lieux comme la gare de Saint Pancras à Londres.
  • Une stratégie de déploiement de son offre embarquée, avec des accords avec Huawei, Tencent, Renault, Faurecia, ou encore Free avec la boxe Delta
  • Une stratégie technologique: 20% du chiffre d’affaires est consacré à la R&D, Devialet a déposé plus de 160 brevets.
  • Une stratégie de développement internationale, après les Etats Unis, Devialet compte faire de la Chine son premier marché d’ici 2024.

Le chiffre d’affaires, qui est tenu secret, aurait dépassé en 2020 les 100 millions d’euros.

Cela suffira t il pour faire face à des acteurs comme Sonos (1,7 milliard de dollars de chiffre d’affaires), ou Bose dont le rapport qualité / prix est bien plus attractif ou encore Apple avec ses incontournable AirPod, et enfin Google et Amazon qui allient produit et services, dans un contexte de crise qui risque de peser lourd sur les développements à venir de l’entreprise.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/07/devialet-une-pepite-francaise-a-l-ecoute.html

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Focus sur PULSE, défi commun Inria-Qarnot Computing visant à valoriser la chaleur fatale informatique

https://www.actuia.com/actualite/focus-sur-pulse-defi-commun-inria-qarnot-computing-visant-a-valoriser-la-chaleur-fatale-informatique/?mc_cid=d9d3708e72&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 24 octobre dernier, Inria et Qarnot Computing lançaient avec le soutien de l’ADEME, l’agence de transition écologique, un nouveau Défi commun autour de la valorisation de la chaleur fatale informatique. Dénommé PULSE (PUshing Low-carbon Services towards the Edge) il vise à mesurer, comprendre et optimiser les consommations d’énergie d’infrastructures edge computing.

Qarnot Computing est une société créée en 2010 à Montrouge dans les Hauts-de-Seine par Paul Benoit et Miroslav Sviezeny, employant 70 personnes et proposant de la puissance de calcul haute-performance bas carbone et souveraine. Sa stratégie s’appuie essentiellement sur la valorisation de la chaleur fatale informatique et une approche distribuée. Elle a tout d’abord remplacé les résistances des radiateurs dans des bâtiments existants par des processeurs, réalisant des tâches utiles pour des tiers tout en permettant au chauffage de fonctionner. L’utilisation de radiateurs en saison chaude étant problématique, elle a ensuite développé des chaudières numériques, exploitables toute l’année.

Son infrastructure bas carbone dédiée à différents secteurs du HPC (IA, Big data simulation, rendu 3D, modélisation, dynamique des fluides, recherche médicale, photogrammétrie) s’adresse à divers domaines : finance, assurance, biotechnologies, retail, industrie, studio d’animation et d’effets spéciaux. Les serveurs, qui permettent d’effectuer les calculs demandés sont installés dans des bâtiments ou des sites où la chaleur fatale informatique produite pourra être consommée (logements, réseaux de chaleur, piscines, entrepôts logistiques), et non dans des data centers classiques. Contrairement à ces derniers, Qarnot ne dépense pas d’énergie pour refroidir les serveurs, mutualisant ainsi une source d’énergie pour deux usages : le calcul intensif et le chauffage, ce qui permet de réduire leur empreinte carbone.

Le Défi PULSE

Ce défi commun vise à développer et promouvoir les bonnes pratiques en matière d’infrastructures matérielles et logicielles géo-réparties pour un calcul intensif plus respectueux de l’environnement.

Romain Rouvoy, Professeur des Universités dans l’équipe-projet Spirals de Lille et coordinateur du Défi, explique :

« Notre idée, c’est d’analyser quelles sont les solutions les plus pertinentes, et quels sont les leviers sur lesquels il faut se pencher, pour réduire l’impact des infrastructures tout en maximisant l’utilité de leurs émissions ».

Six équipes Inria, aux compétences différentes mais complémentaires, seront impliquées dans ce projet au côté de Qarnot : Avalon (Université Claude Bernard (Lyon 1), Ecole normale supérieure de Lyon, CNRS), Ctrl-A (Institut polytechnique de Grenoble, Université de Grenoble Alpes), Spirals (Université de Lille), Stack (IMT Atlantique), Storm (Université de Bordeaux, CNRS, Institut Polytechnique de Bordeaux), et Topal (Université de Bordeaux, CNRS, Institut Polytechnique de Bordeaux).

Le projet de recherche, d’une durée de quatre ans, repose sur deux axes et six sous-projets, et s’attachera d’abord à dresser un bilan objectif des différentes émissions d’une infrastructure distribuée en comparaison avec une infrastructure centralisée, type data center, que ce soit lors de la construction ou de l’exploitation de ce type de structure.

Romain Rouvoy commente :

« Aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment de réponse à ces questions-là. On a des modèles qui s’affrontent avec chaque modèle qui avance ses arguments. Il s’agit donc d’établir une modélisation plus formelle de l’impact de ces infrastructures ».

Des infrastructures géo-distribuées optimisées pour en réduire l’impact carbone

Dans le second axe, les scientifiques du Défi viseront à optimiser l’exécution des tâches pour en limiter les consommations, en améliorant notamment leur distribution, leur répartition et leur utilisation. L’exploitation efficiente des chaudières numériques sera au cœur de ces travaux.

Romain Rouvoy explique :

« Notre objectif ici, c’est de faire en sorte que les tâches de calcul rencontrent les besoins en eau chaude. Le tout à une échelle assez grande : une même tâche peut, par exemple, être distribuée sur plusieurs chaudières ».

Bruno Sportisse, PDG d’Inria, conclut :

« Inventer un modèle soutenable pour le numérique est devenu un vrai enjeu. Nous ne pourrons y arriver qu’en construisant un écosystème de recherche et d’innovation, ancré dans des politiques publiques. C’est pour cela qu’Inria lance un programme « Numérique et environnement », dont une première action d’ampleur est le Défi Pulse avec Qarnot computing, soutenu par l’ADEME ».

Qarnot lève 35 millions d’euros pour déployer ses data centers, générateurs de chaleur

https://www.frenchweb.fr/serie-b-qarnot-leve-35-millions-deuros-pour-deployer-ses-data-centers-generateurs-de-chaleur/438954

Le 10/01/2023

 

Face à la flambée des prix de l’énergie, l’entreprise française Qarnot Computing accélère avec un tour de table de 35 millions d’euros pour déployer ses data centers, générateurs de chaleur, dans les grandes entreprises. Cette nouvelle levée de fonds a été réalisée auprès de la Société Générale (via Société Générale Ventures), Demeter (via le Climate Infrastructure Fund), ADEME Investissement, Colam Impact et la Banque des Territoires pour le compte de l’Etat dans le cadre de France 2030.

Lancé en 2010 par Paul Benoit et Miroslav Sviezeny, Qarnot computing recycle la chaleur émise par des ordinateurs pour en faire une ressource nouvelle. Concrètement, l’entreprise distribue des infrastructures IT sur des bâtiments et sites ayant besoin de chaleur.

« Notre mission est de valoriser la chaleur fatale informatique (c’est-à-dire celle émise par les serveurs informatiques), ce qui change complètement l’équation économique et énergétique », explique le CEO Paul Benoit. « L’idée est de construire des data centers de nouvelle génération sur les lieux qui sont demandeurs, plutôt que d’essayer de transporter la chaleur, qui se transporte très mal. »

Depuis son lancement, Qarnot a déployé 25 installations en France et en Finlande. L’entreprise française ambitionne désormais de recruter plus de 50 personnes, principalement sur les volets techniques et commerciaux, afin de répondre aux attentes de clients demandeurs d’infrastructures plus conséquentes.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/qarnot-computing-chauffer-a-moindre-cout.html

 

 

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La réforme des retraites ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La réforme des retraites ?
La réforme des retraites ?

Au-delà des postures, plutôt politiques, et des impostures, souvent démagogiques, faites vous avec ce qui suit votre propre idée, et jugez par vous-même en toute âme et conscience.

Vu et lu dans Les Echos du 02/10/19
Vu et lu dans Les Echos du 02/10/19

Vu et lu dans Les Echos du 02/10/19

Les mots-clés pour comprendre la réforme des retraites

https://www.linkedin.com/pulse/les-mots-cl%25C3%25A9s-pour-comprendre-la-r%25C3%25A9forme-des-retraites-les-echos/?trackingId=vZ113HiONlmicVNk3st2lQ%3D%3D

 

Publié le 10 janvier 2023

 

Le gouvernement a officiellement lancé sa réforme des retraites. Le projet doit être présenté en Conseil des ministres le 28 janvier, avant d'être débattu au Parlement. Réforme paramétrique, elle vise principalement à relever l'âge légal de départ à la retraite.

Toutefois, le projet de l'exécutif entend également toucher à d'autres aspects du système des retraites, comme les régimes spéciaux. Voici les mots et notions clefs pour tout comprendre aux débats actuels sur la réforme des retraites.

· Âge légal de départ

L'âge légal de départ à la retraite est le centre de la réforme souhaitée par le gouvernement. Il s'agit de l'âge à partir duquel une personne peut arrêter de travailler et demander à toucher une pension de retraite, c'est-à-dire la prestation sociale versée aux retraités. Celle-ci varie en fonction des droits. Avant cet âge, il n'est pas possible de toucher sa pension de retraite, même si on a suffisamment cotisé.

L'âge légal de départ à la retraite est actuellement fixé à 62 ans. Toutefois, il existe plusieurs exceptions, pour ceux qui ont commencé à travailler très tôt, par exemple, ou qui souffrent d'un handicap et qui peuvent prendre une retraite anticipée. A ne pas confondre avec la retraite progressive qui permet, en fin de carrière, de travailler à temps partiel en touchant une partie de sa pension.

A noter, il n'existe pas d'âge de départ obligatoire » à la retraite dans le privé. Autrement dit, il est possible de travailler aussi longtemps qu'on le souhaite. Mais les salariés de 70 ans ou plus peuvent être mis à la retraite par leur employeur sans même leur accord.

· Trimestres validés

Il existe toutefois une seconde condition pour bénéficier d'une retraite à taux plein, c'est-à-dire d'une pension égale à 50 % du salaire brut annuel moyen. Il faut avoir cotisé suffisamment de trimestres validés. A noter, quatre trimestres validés correspondent à une annuité.

Les trimestres validés sont principalement les trimestres cotisés, c'est-à-dire les périodes de travail où des cotisations ont été prélevées sur les revenus d'un actif et versées aux caisses de retraite. Pour valider un trimestre, il faut avoir perçu l'équivalent de 150 fois le SMIC horaire et cotisé sur ce revenu. Autrement dit, plus le salaire est important, moins il est besoin d'heures de travail pour valider un trimestre. Mais on ne peut valider que 4 trimestres par an au maximum.

Aux trimestres cotisés, s'ajoutent les trimestres assimilés, c'est-à-dire les trimestres attribués gratuitement lors des périodes de chômage notamment. Il existe aussi des trimestres de majoration pour les enfants. Quatre trimestres sont accordés au titre de la maternité ou de l'adoption, et quatre trimestres au titre de l'éducation. Les trimestres de majoration pour maternité sont accordés automatiquement à la mère, les autres sont à partager (pour les enfants nés ou adoptés après 2010) entre les deux parents.

Depuis 2020, en raison de la loi Touraine votée en 2014, le nombre de trimestres validés nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein augmente progressivement. A terme, il faudra avoir validé 172 trimestres, soit 43 annuités, pour pouvoir partir à la retraite à taux plein. A noter, il n'est pas possible de partir à la retraite avant l'âge légal au seul prétexte d'avoir validé tous les trimestres nécessaires.

· Pénibilité

Certains métiers présentent des conditions de travail particulièrement difficiles, voire ne peuvent plus être exercés à partir d'un certain âge. Aussi, le système des retraites prend en compte des critères de pénibilité, comme l'exposition au bruit, à des températures intenses ou encore du travail de nuit.

Depuis 2015, le Compte professionnel de prévention (C2P) permet aux salariés exposés à de telles conditions d'acquérir des points. Ils peuvent ensuite ouvrir droit à de la formation, un temps partiel ou un départ anticipé à la retraite.

· Décote

Si un salarié décide de partir à la retraite sans avoir validé suffisamment de trimestres, il se voit appliquer une décote. Pour un salarié du privé, une pension à taux plein équivaut à 50 % du salaire annuel brut moyen. Pour chaque trimestre validé manquant, ce taux est réduit de 1,25 %. A titre d'exemple, un salarié à qui il manque 4 trimestres lors de son départ en retraite à une pension calculée avec un taux de 47,5 %.

Pour ne pas subir de décote, il existe deux solutions. La première est de travailler plus longtemps. En effet, il existe un âge à partir duquel il est possible de partir à taux plein quel que soit le nombre de trimestres validés. Dans le cas général, cet âge est fixé à 67 ans.

Autre solution, il est possible de faire un rachat de trimestres. Autrement dit, dans certains cas et sous certaines conditions, il est possible de valider des trimestres en payant une certaine somme aux caisses d'assurance retraite. Cela peut permettre de réduire ou de supprimer sa décote.

Inversement, les salariés qui ont atteint l'âge légal de départ à la retraite et validé suffisamment de trimestres peuvent bénéficier d'une surcote s'ils continuent de travailler. Pour chaque trimestre supplémentaire cotisé, la pension de retraite de base est majorée de 1,25 %, soit 5 % par annuité supplémentaire.

· Minimum contributif

Comme mentionné ci-dessus, le montant de la pension de retraite est calculé en fonction du salaire passé. Par exemple, la pension annuelle de retraite d'un salarié qui part à taux plein (sans décote ni surcote) correspond à la moitié de la moyenne de ses revenus annuels des 25 meilleures années de sa carrière. Dans la Fonction publique, la pension mensuelle correspond à 75 % du traitement indiciaire brut perçu les 6 derniers mois, hors primes.

Toutefois, il existe une pension de retraite plancher pour les salariés ayant eu de faibles salaires au cours de leur carrière : il s'agit du minimum contributif. Si, en vertu de la règle de calcul précédemment mentionné, la retraite de base d'un retraité est inférieure au minimum contributif, sa retraite de base est majorée. Ce minimum contributif varie en fonction du nombre de trimestres cotisés. Inversement, il existe un montant de retraite maximum.

· Régime spécial

Il n'existe pas une, mais plusieurs caisses de retraite. La plupart des salariés, ainsi que les artisans, commerçants et industriels non-salariés, dépendent du régime général de la Sécurité sociale. Mais les exploitants et salariés agricoles sont par exemple rattachés à la Mutualité sociale agricole (MSA). Les fonctionnaires ont également leurs caisses de retraite propres.

Il existe de nombreux autres régimes spéciaux, avec leurs règles propres. C'est le cas pour les employés de la SNCF, de la RATP, des industries gazières et électriques, de l'Opéra de Paris, de la Banque de France, etc. Leur taille et leurs règles varient grandement d'un régime à l'autre.

Attention, la question des régimes spéciaux n'est pas à confondre avec les notions de régime de base et régime complémentaire. A titre d'exemple, un salarié type du privé cotise obligatoirement à la Sécurité sociale, son régime de base, et à l'Agirc-Arrco, son régime complémentaire. C'est en additionnant ces deux régimes que l'on atteint une pension d'un montant équivalent à 50 % du salaire brut annuel moyen. Comme il existe plusieurs régimes de bases, il existe plusieurs régimes complémentaires. Par exemple, les contractuels de la Fonction publique cotisent à l'Ircantec.

A noter également, on parle de régime de retraite supplémentaire pour désigner les régimes de retraite proposés par certaines entreprises ou par les banques et assurances sous forme de produits d'épargne retraite. La souscription à de tels régimes n'est pas obligatoire.

· Régime par répartition

L'argument, répété en boucle par le gouvernement et ses soutiens pour justifier la réforme, est la volonté de sauver le régime de répartition. Cette expression décrit le fonctionnement du système de retraite : en France, ce sont les cotisations des actifs qui paient les pensions des retraités.

Ce système s'oppose au régime par capitalisation, tel qu'il fonctionne dans les régimes de retraite supplémentaire. Ainsi, ce sont les salariés qui se constituent une épargne au long de leur carrière qui leur servira ensuite à toucher une pension lorsqu'ils seront en retraite. Il n'y a pas là de solidarité entre les générations.

Il n'est pas question dans le projet en cours de changer le fonctionnement du régime des retraites, c'est pourquoi l'on parle de réforme paramétrique. Le gouvernement n'entend pas changer la structure du régime de retraite, mais simplement les paramètres - notamment l'âge légal - qui s'appliquent à l'intérieur du régime actuel.

https://www.lesechos.fr/economie-france/social/age-de-depart-carrieres-longues-penibilite-ce-que-prevoit-finalement-la-reforme-des-retraites-1895792?xtor=CS4-6240

 

Vu et lu dans Les Echos du 13/12/22

Vu et lu dans Les Echos du 13/12/22

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Les Deeptechs et l'industrie française

Publié le par Jacques SAMELA.

Les Deeptechs et l'industrie française
Les Deeptechs et l'industrie française

Déplacement de Sylvie Retailleau sur l’innovation et la valorisation de la recherche à travers les start-ups deeptech (Moselle et Meurthe-et-Moselle)

https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/203068/innovation-et-valorisation-de-la-recherche-a-travers-les-start-ups-deeptech-deplacement-de-sylvie-retailleau-en-moselle-et-meurthe-et-moselle-deplacement/

Le 09/01/23

 

Déplacement de Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie consacré à l’innovation et à la valorisation de la recherche à travers les start-ups deeptech en Moselle et en Meurthe-et-Moselle le lundi 9 janvier 2023.

Depuis 2019, le plan Deeptech favorise l’innovation et valorise les résultats de la recherche, avec une ambition récemment rappelée par le Président de la République : créer plus de 500 start-ups deeptech et 100 licornes par an d’ici 2030.

Cet objectif se justifie par l’impact que peut avoir la recherche sur notre société en matière de transition écologique ou énergétique, de santé, de matériaux innovants ou encore de numérique.

Si la France a déjà créé 25 licornes et 250 start-ups deeptech en 2022, cette ambition nécessite le passage d’une vitesse supplémentaire. Conformément aux orientations de la Première ministre, un demi-milliard d’euros va y être consacré dès cette année. Ce renforcement du plan Deeptech sera détaillé lundi 9 janvier par Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie, à l’occasion d’un déplacement en Moselle et Meurthe-et-Moselle. Les lauréats de l’appel à projets prématuration-maturation seront également présentés à cette occasion.

Au cours de cette journée, les ministres rencontreront différentes start-ups et entreprises issues de la recherche dans plusieurs laboratoires : le Laboratoire d’Étude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux (LEM3 UL-CNRS-ENSAM) et l’Institut de Recherche Technologique sur les Matériaux, Métallurgie et Procédés (IRT M2P) à Metz, ainsi que des laboratoires communs entre l’Inrae et l’Université de Lorraine à Nancy.

Les ministres échangeront également avec les acteurs de l’entreprise Cristal Laser à Messein, qui est spécialisée dans la fabrication de cristaux synthétiques utilisés dans les lasers pour en moduler la couleur et les applications. Cristal Laser équipe différents dispositifs médicaux mais aussi le rover d’exploration Curiosity sur Mars, témoin de son excellence. L’entreprise a été soutenue par le Gouvernement dans le cadre de France Relance pour poursuivre ses efforts de R&D et améliorer sa gamme de produit. Les ministres rencontreront ensuite les entrepreneurs des start-ups incubées à l’Université de Lorraine, comme l’a été Cristal Laser. A partir d’un transfert de technologie, ces rencontres illustreront l’importance de valoriser les résultats de la recherche.

Déroulé prévisionnel

Séquence 1 : Technopôle de Metz
Toute presse accréditée

11h15 : Arrivée de la ministre

11h20 : Visite du Laboratoire d’Étude des Microstructures et de Mécanique des Matériaux (LEM3, UL-CNRS-ENSAM)

12h00 : Echanges avec les acteurs de l’Institut de Recherche Technologique sur les Matériaux, Métallurgie et Procédés (IRT M2P)

Séquence 2 : Entreprise Cristal Laser
Rédacteurs uniquement

14h15 : Arrivée des ministres

14h20 : Visite de l’entreprise et présentation de son parcours : de start-up incubée par l’université à PME

Séquence 3 : Campus Brabois-Ingéniérie de l’Université de Lorraine
Toute presse accréditée

15h10 : Arrivée des ministres

15h15 : Echanges avec des acteurs de l’Ecole Nationale Supérieure en Agronomie et Industries Alimentaires (ENSAIA)

15h45 : Visite de laboratoires communs entre l’Université de Lorraine et Inrae et rencontre avec des entreprises issues de la recherche

16h15 : Echanges avec des start-ups valorisant des résultats de recherche

17h05 : Discours des ministres : présentation du plan Deeptech 2

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html

 

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La renaissance industrielle française passera inévitablement par l'innovation selon une étude de Bpifrance

https://www.jeccomposites.com/news/la-renaissance-industrielle-francaise-passera-inevitablement-par-linnovation-selon-une-etude-de-bpifrance

 

La renaissance industrielle française passera inévitablement par l'innovation selon une étude de Bpifrance.

Bpifrance vient tout juste de dévoiler une nouvelle étude "PME et ETI industrielles, innovants pour produire en France", faisant le point sur le développement de l'innovation dans le secteur industriel français.

62 % des PME et ETI manufacturières ont innové au cours des trois dernières années. La récente étude Bpifranceque vous pouvez retrouver en totalité ici , met en exergue les cinq leviers permettant de donner un coup d'accélération à l'innovation industrielle en France. Focus sur les chiffres clés ainsi que sur les différents types d'innovations possibles dans le secteur. 

Les chiffres clés du secteur 

Nous venons de le souligner, 62 % des PME-ETI manufacturières ont innové au cours des trois dernières années. L'étude commercialisée par Bpifrance dernière publiée le 22 novembre montre également que 60 % de ces entreprises ont d'ailleurs un nouveau produit ou utilisé un nouveau procédé de production, de commercialisation ou d'organisation. 30 % d'entre elles ont déposé un brevet, une marque, un modèle ou un dessin. Enfin, 28 % ont fait les deux à la fois. 

Au niveau de la perception de l'innovation au sein des PME et ETI industrielles :  

51 % estiment qu'elles sont innovantes, voire très innovantes ; 

12 % seulement indiqués qu'elles ne sont pas ou peu innovantes ; 

37 % indiquent qu'elles sont moyennement innovantes ; 

42 % se disent innovants ; 

9 % très innovant. 

Les PME industrielles, hors ETI, innovantes plus que la moyenne des PME françaises. En effet, plus la moitié des PME industrielles (56 %) se transforme, que ce soit sur les produits ou les procédés. Si on prend l'ensemble des PME de l'Hexagone, ce chiffre tombe à 40 %. 

Néanmoins, les investissements en recherche et développement (R&D) et la part d'entreprises innovantes sont insuffisants. Les entreprises françaises dépensent moins de 2 % de leur PIB en R&D, ce qui est tout juste égal à la moyenne européenne. En comparaison, la Corée du Sud atteint les 5 %, la Suède et les États-Unis 3 %. 

Concentrons-nous désormais sur les différents types d'innovation possibles dans l'industrie française. 

Les innovations scientifiques et techniques 

Elles concernent un produit ou un procédé qui apporte une solution nouvelle à une attente client. Les PME et ETI industrielles peuvent commercialiser ces dernières de façons différentes : 

Investir dans des industries de pointe, par exemple en commercialisant des processeurs de nouvelle génération, mais aussi dans des industries plus traditionnelles, par exemple en industrialisant un nouveau procédé de tissage 3D

Innover en amont de la chaîne de valeur, par exemple dans la chimie des matériaux ou bien dans la métallurgie. Mais aussi en aval dans des produits plus grand public à l'image de l'électroménager

Évoluer dans sa manière de commercialiser un produit ou un procédé nouveau, en assemblant par exemple des composants fabriqués par des partenaires et intégrés dans un nouveau produit

Les innovations de production et de modèle d'affaires 

Ce sont l'ensemble des solutions offertes aux PME et ETI industrielles pour moderniser leur outil de production et leur organisation, mais également repenser la façon dont elles créent la valeur avec leurs clients et leurs partenaires. Il s'agit de maintenir un appareil de production compétitif, en insistant sur la digitalisation, l'automatisation, l'efficacité énergétique et la décarbonation.

Le deuxième volet porte quant à lui sur la transformation des organisations. Devenir plus agile, gérer l'innovation, adopter une démarche Lean sont aussi importants que l'outil de production pour améliorer la qualité, le respect des délais, la souplesse de la production ou encore l'impact environnemental.

C'est enfin un changement de positionnement de l'entreprise au sein de son écosystème. Grâce à l'innovation de production, comme les autres entreprises, les PME et ETI industrielles peuvent repenser la manière dont elles servent leurs clients. Par exemple, elles peuvent proposer leur offre en facturation à l'usage, valoriser leurs actifs immatériels, offrir la production personnalisée ou à la demande, ou bien encore repenser leur modèle de prix.

Téléchargez l'intégralité de l'étude « PME et ETI industrielles, innovantes pour produire en France. » 

 

PLUS D'INFORMATION 

 www.lafrenchfab.fr

 

 

Vu et lu dans Machines Production n° 1123 de septembre 2022

Vu et lu dans Machines Production n° 1123 de septembre 2022

Vu et lu dans Le Monde du 30/11/22

Vu et lu dans Le Monde du 30/11/22

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La France et l'Italie, partenaires économiques incontournables

Publié le par Jacques SAMELA.

La France et l'Italie, partenaires économiques incontournables
La France et l'Italie, partenaires économiques incontournables

Rapport économique France-Italie 2022

https://it.ambafrance.org/Rapport-economique-France-Italie-2022

 

Consultez le rapport économique 2022 proposant une présentation des échanges et des investissements croisés entre la France et l’Italie.

Ce rapport présente des chiffres clés, des graphiques et des perspectives en matière de commerce, de technologie, d’investissements croisés, de partenariats franco-italiens ainsi que quelques exemples de coopération importante entre nos deux pays, y compris au niveau européen, pour les années 2021-2022.

L’Italie et la France entretiennent des relations économiques très étroites et dynamiques, dont le commerce bilatéral représente 103,8 milliards d’euros, la France étant le 3e pays fournisseur de l’Italie tandis que l’Italie est le 3e fournisseur de la France. Tous deux représentent le deuxième client l’un pour l’autre. Ce rapport présente une vue d’ensemble des relations économiques entre la France et l’Italie pour 2021 et 2022, mettant en évidence des flux d’échanges et d’investissements croisés en constante augmentation.

Depuis deux ans, on observe une augmentation significative des investissements italiens en France, témoignant d’un intérêt croissant pour les opportunités de développement offertes par le marché français : l’Italie, 5ème investisseur étranger en France, dispose d’un stock de 54,5 Mds€ d’investissements en France en 2021 : c’est +17,5% en un an et +133% en 5 ans (le stock d’investissements français en Italie représente 74,3 Mds€). La France se confirme comme le premier pays de destination des décisions d’investissement à l’étranger des entreprises italiennes (44% des décisions). 96 projets en 2021 ont permis la création ou le maintien de 1 830 emplois (+61% par rapport à l’année précédente), y compris dans des secteurs stratégiques comme les infrastructures énergétiques (par exemple Saipem et Prysmian pour le parc éolien offshore en Normandie) ou les infrastructures de transport (Atlantia avec 1 769 km d’autoroutes gérées par Sanef et Sapn, et 3 aéroports à Nice, Cannes et Saint Tropez, ou Webuild et la nouvelle ligne 16 du métro parisien).

En termes d’échanges, on constate une augmentation de 18% des échanges entre les deux pays en 2021 par rapport à 2020, avec une augmentation de 20,8% des exportations françaises vers l’Italie par rapport à 2020 (pour 38,9Md€) et une augmentation de 17% des importations italiennes vers la France par rapport à 2020 (pour 45,9Md€).

Ce premier rapport économique France-Italie présente des chiffres clés basés sur les données collectées par le ministère de l’Économie, l’ISTAT, la Douanes, la Banque de France et la Banque d’Italie pour 2021 et 2022.


Vous pouvez télécharger la version pdf du rapport en français et en italien.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/11/l-italie-un-partenaire-incontournable.html

 

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