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Atos & Qarnot (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Atos & Qarnot (suites)
Atos & Qarnot (suites)

OVHcloud et Atos élargissent leur partenariat pour accélérer le développement de l’informatique quantique / Actu IA

https://www.actuia.com/actualite/ovhcloud-et-atos-elargissent-leur-partenariat-pour-accelerer-le-developpement-de-linformatique-quantique/#:~:text=10%20mai%202022-,OVHcloud%20et%20Atos%20%C3%A9largissent%20leur%20partenariat%20pour,d%C3%A9veloppement%20de%20l'informatique%20quantique&text=Atos%20et%20OVHcloud%2C%20leader%20europ%C3%A9en,2021%2C%20vouloir%20%C3%A9largir%20leur%20partenariat.

Le 15 juin 2022

Atos et OVHcloud, leader européen du Cloud, avaient annoncé en novembre 2021, vouloir élargir leur partenariat. C’est chose faite puisque le 9 juin dernier, les deux entreprises ont révélé avoir conclu un partenariat dans le domaine de l’informatique quantique : le Quantum Learning Machine (QLM) d’Atos sera disponible « as a service » dans le Cloud d’OVHcloud, ce qui permettra aux laboratoires de recherche, grandes écoles, universités, aux startups tout comme aux grandes sociétés, de bénéficier de cette technologie.

Le quantique en France

La France, bien que devancée par les Etats-Unis et la Chine qui investissent massivement dans le quantique, possède d’indéniables atouts dans ce domaine : des prix Nobels, les simulateurs quantiques d’Atos

Le 21 janvier 2021, Emmanuel Macron présentait le Plan Quantique dont la mise en place avait dû être repoussée à cause de la pandémie. 1,8 milliard d’euros vont ainsi être consacrés d’ici 2026 à la recherche (notamment pour les ordinateurs, capteurs et communications quantiques), à l’industrie et à la formation, financées par le PIA4 et « France relance ».

Emmanuel Macron déclarait :

« Le quantique fait partie des quelques clés du futur que la France doit avoir en main. »

Le 5 janvier dernier, le gouvernement lançait la plateforme nationale de calcul quantique, mise en place par INRIA, le CEA et GENCI, en collaboration avec le CNRS, qui est hébergée au Très Grand Centre de Calcul implanté au CEA DAM (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables).

D’autre part, la 1ére conférence de l’initiative France Quantum destinée à réunir l’écosystème français et européen du quantique et créer les champions de demain a lieu ce 14 juin à la Tour Eiffel. Fanny Bouton d’OVHcloud et Cyril Allouche d’Atos figurent parmi les intervenants. C’est dans ce contexte qu’Atos et OVHcloud annoncent renforcer leur partenariat.

Le partenariat Atos-OVHcloud

Atos et OVHcloud se sont donnés pour mission de contribuer au développement de l’écosystème du quantique et d’accélérer les développements technologiques de ce secteur. Grâce à ces deux leaders européens, les acteurs privés et publics de l’écosystème profiteront d’un environnement de programmation quantique où qu’ils soient, pour ainsi développer et expérimenter des briques logicielles quantiques « as a service », en  attendant la sortie effective des premiers ordinateurs quantiques.

La QLM (Quantum Learning Machine), plateforme de simulation et de développement logiciel quantique, utilise les GPU de NVIDIA pour contribuer à augmenter de façon considérable la vitesse et l’échelle des simulations quantiques, et ainsi accélérer la recherche sur les algorithmes quantiques, la science de l’information quantique, les nouvelles architectures de processeurs quantiques et les architectures de systèmes hybrides associant quantique et GPU.  Elle atteint des capacités d’émulation inégalées sur le marché, permettant de couvrir trois modes de programmation quantique différents (le modèle à portes, le modèle annealing et le modèle analogique). Sa technologie brevetée de compilation quantique ouvrira la voie aux premières applications optimisées pour les processeurs de première génération dits NISQ ou Noisy Intermediate-Scale Quantum.

Avec la QLM déployée chez OVHcloud, les utilisateurs pourront émuler des circuits jusqu’à 38 qubits en double précision, et résoudre des problèmes de recuit quantique jusqu’à 5 000 qubits.

Le choix de la technologie d’Atos pour ses développements futurs va permettre à OVHcloud de proposer des solutions de calcul quantique sous forme de Notebook Jupyter, ce qui offre aux développeurs une plus grande simplicité d’accès. Conçu selon des standards libres et ouverts, le Notebook offrira un niveau de performance variable en fonction de l’infrastructure, laquelle bénéficiera des travaux déjà menés par les équipes d’IA d’OVHcloud.

Thierry Souche, CTO, OVHcloud déclare :

« En annonçant ce partenariat, OVHcloud confirme son ambition d’adresser et de rendre accessible au plus grand nombre les technologies les plus en pointe. La révolution quantique et le déploiement des premiers cas d’usage ne pourra se faire sans le Cloud, qui garantit un mode de consommation et une liberté d’usage à même de fédérer des communautés expertes. »

Emmanuel Le Roux, SVP, Directeur HPC, IA et Quantique, Atos, conclut :

« Ce partenariat est une étape majeure dans la préparation de la révolution quantique. Grâce à OVHcloud, nous pouvons proposer une version Cloud « as a service » pour ainsi démocratiser et partager plus largement nos technologies d’émulation quantique pour préparer l’avenir. Nous sommes convaincus que l’avenir du calcul haute-performance réside dans l’hybridation de nos technologies, entre le calcul traditionnel et l’intégration de co-processeurs, d’accélérateurs, de briques quantiques et du Cloud. Déjà pionnier dans le quantique avec le lancement de notre QLM en 2017, alors premier émulateur sur le marché, ce partenariat stratégique avec OVHcloud est une étape supplémentaire dans notre stratégie quantique. »

http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise

 

 

Renault Group et Atos lancent une solution inédite de collecte de datas industrielles à grande échelle

https://www.ecinews.fr/fr/renault-group-et-atos-lancent-une-solution-inedite-de-collecte-de-datas-industrielles-a-grande-echelle/

Le 28 juin 2022

 

Baptisée ID@scale (Industrial Data @ Scale), cette solution permet de collecter et de structurer les données des équipements industriels pour accompagner les entreprises dans leur transformation numérique et leur passage à l’industrie 4.0.

Par Alain Dieul

Les entreprises génèrent un nombre incroyable de données au cours du processus de production ; données bien souvent trop peu exploitées du fait de leur hétérogénéité, de l’absence de standardisation et du manque de temps des opérationnels.

Grâce à cette solution, les données d’équipements industriels très divers (diversité de fournisseurs, générations, versions des firmwares, localisation mondiale…) sont normalisées dès la collecte puis contextualisées et mises à disposition dans le cloud.

Elles permettent alors de corriger et améliorer les processus de production de façon immédiate ainsi que la qualité des produits. La facilité d’accès à ces données structurées grâce à des tableaux de bord et outils d’analyse facilite et accélère la création et le déploiement de toutes sortes de cas d’usage industriels (production, maintenance, qualité, énergies…), incluant la stratégie « zéro émission ».

Avec ID@scale les entreprises peuvent considérablement réduire leur consommation d’énergie en analysant et en optimisant par exemple l’énergie consommée dans les ateliers de fabrication.

Dans le cadre de la stratégie de transformation digitale de Renault Group, les équipes d’ingénierie, digitales et informatiques ont développé cette solution inédite pour capter les données de ses installations industrielles. Pour chaque type de processus de fabrication, les données sont collectées et structurées de manière standardisée, permettant des applications très variées (fabrication, ingénierie, qualité, RSE, logistique…).

Aujourd’hui, cette solution est déployée à grande échelle au sein de 22 usines de Renault Group, avec plus de 7 500 équipements connectés avec des modèles de données standardisés pour une cinquantaine de processus de fabrication différents (du vissage à l’injection d’aluminium, en passant par le soudage des caisses et des châssis, l’usinage, l’emboutissage ainsi que les tout nouveaux procédés de fabrication des moteurs électriques et batteries).

Renault Group économise d’ores et déjà 80 millions d’euros par an et ambitionne de déployer cette solution dans ses 35 usines soit 22 000 équipements à horizon 2023 et de générer une économie de 200 millions d’euros par an.

En tant que leader de la transformation digitale de l’industrie manufacturière, Atos vient renforcer et industrialiser la solution de Renault grâce à son portefeuille de technologies, de services et son expertise en conseil.

La solution ID@scale bénéficie de l’offre Edge to Cloud de Atos, permettant d’analyser en temps réel de gros volumes de données industrielles complexes tout en les sécurisant depuis le Edge vers les plateformes Cloud, ainsi que d’optimiser l’inférence des modèles d’intelligence artificielle les plus complexes grâce à sa gamme de serveurs BullSequana Edge. La solution qui va continuer à évoluer est adaptée à tous types d’environnement, quels que soient le secteur industriel et déployer la solution « as a service » partout dans le monde.

Enfin, cette collaboration s’appuie sur les équipes de Conseil et service du Groupe pour commercialiser, déployer et accompagner la solution « as a service » dans le monde, avec un déploiement rapide et agile de nouveaux modèles de données en quelques semaines.

« Renault Group a développé une solution technologique unique pour collecter les données industrielles à grande échelle pour améliorer la performance de nos outils de production et in fine, la qualité de nos véhicules.

Aujourd’hui, nous sommes ravis de franchir une nouvelle étape avec Atos, cette collaboration nous permet de commercialiser notre savoir-faire afin d’aider les entreprises du secteur industriel dans le passage à l’échelle de leur transformation numérique. C’est une nouvelle illustration de la transformation digitale et de la capacité d’innovation de Renault Group », déclare Jose-Vicente de los Mozos, directeur industriel Renault Group.

« Sur un marché dépourvu d’offre équivalente, Atos permet de modulariser et renforcer la solution ID@scale à tous les secteurs industriels partout dans le monde. Ensemble, Atos et Renault Group permettent aux entreprises et organisations qui souhaitent collecter efficacement les données dans leurs usines de les exploiter à grande échelle et d’accélérer le passage à l’échelle de leur transformation digitale », souligne Rakesh Khanna, Directeur de l’activité Digital, Atos.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html

 

 

 

 

QARNOT OBTIENT LA CERTIFICATION HÉBERGEUR DE DONNÉES DE SANTÉ (HDS)

https://systematic-paris-region.org/qarnot-obtient-la-certification-hebergeur-de-donnees-de-sante-hds/

 

Dans le prolongement de la norme ISO 27001 obtenue en début d’année, Qarnot reçoit la certification Hébergeur de données de santé (HDS). L’entreprise francilienne a su apporter toutes les garanties de sécurité quant à son infrastructure et ses logiciels. Qarnot passe un cap de sécurité et s’ouvre la voie du calcul intensif pour les clients de santé.

Après l’ISO 27001, préalable indispensable, Qarnot, membre du Hub Digital Engineering de Systematic,  vient d’être reconnue conforme aux exigences du référentiel HDS, en tant qu’hébergeur d’infrastructure physique et hébergeur infogéreur. Plusieurs pans de l’activité de Qarnot sont inclus dans le champ d’application, notamment : les sites physiques, l’infrastructure matérielle, la plateforme de calcul, l’infrastructure virtuelle, et la protection des données de santé.

Cette certification atteste de la qualité des pratiques de sécurité informatique chez Qarnot ainsi que des process mis en œuvre pour la maintenir et réagir à d’éventuels incidents.

Certification HDS : HPC & recherche médicale

Pour Qarnot, cette décision vient asseoir un axe stratégique déjà en œuvre : la mise à disposition de l’infrastructure de calcul haute-performance à destination des acteurs de la santé et de la recherche médicale. Si des projets sont déjà en cours dans ce domaine, la certification HDS permettra d’agir comme tiers de confiance et d’élargir encore les clients potentiels, avec des besoins variés, comme par exemple pour du séquençage génétique, des analyses d’images biomédicales, de la dynamique moléculaire ou du docking moléculaire.

Pour Paul Benoit, Président et co-fondateur de Qarnot : « Le soin que nous apportons depuis dix ans à la sécurité informatique est récompensé par cette double-certification ISO 27001 et HDS. Si elle ne nous surprend pas vraiment, cette nouvelle nous réjouit et salue la qualité du travail des équipes. Elle est autant une reconnaissance qu’une invitation à poursuivre les efforts et la rigueur : la sécurité informatique est un travail de tous les instants. Nous y voyons un signal de crédibilité, de confiance et de maturité. »

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/qarnot-computing-chauffer-a-moindre-cout.html

 

 

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L'animation française (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'animation française (suite)
L'animation française (suite)
Vu et lu dans Le Parisien Economie du 13/09/22
Vu et lu dans Le Parisien Economie du 13/09/22

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 13/09/22

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 13/09/22
Vu et lu dans Le Parisien Economie du 13/09/22

Vu et lu dans Le Parisien Economie du 13/09/22

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EasyMile VS Navya, ou l’autonomie à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

EasyMile VS Navya, ou l’autonomie à la française
EasyMile VS Navya, ou l’autonomie à la française

Elles ont toutes les deux bénéficiées de la technicité et de l’innovation d’une société désormais disparue qui s’appelait Induct, considérée en son temps comme une pionnière dans son domaine, ce que l’on appelle aujourd’hui des solutions de mobilité intelligents et de technologie sans chauffeur, et première justement à avoir élaboré et mise sur le marché un véhicule autopiloté (autre appellation), appelé "Navia" (pour NAVIgation par Intelligence Artificielle), et dont la présentation au CES Las Vegas de 2014, fût couronnée d’un trophée dit du produit de l’année.

Mais paradoxalement, c’est aussi cette même année, après 10 ans de R&D, que la société fût liquidée. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir le meilleur produit pour réussir, il faut aussi arriver au bon moment.

Cependant, loin de disparaitre définitivement du paysage de la mobilité naissante, de ses cendres vont naitre deux nouveaux acteurs, français également, qui en héritiers dépassent désormais leur maître.

Alors, sans faire de préférence, comme d’habitude en fait, mais prenant acte de l’alphabet, je vais donc commencer ce sujet par la société EasyMile (www.easymile.com), créée par Gilbert Gagnaire, ingénieur informatique de formation, à l’origine de la création d’une société commercialisant des logiciels de gestion des risques et de la performance adoptés par des banques du monde entier, appelée Fermat, et dont le rachat par la société Moody’s (www.moodys.com) en 2008, lui rapporta dit-on la somme de 150 millions d’Euros.

Somme qu’il utilisera pour faire un break salutaire de 5 ans, avant de décider, un peu par obligation financière, mais aussi et surtout par envie, de revenir sur le devant de la scène entrepreneuriale, avec la prise en compte d’une suggestion émanant d’un ami sur l’idée d’investir dans une société, en difficulté donc, et dont la spécificité était d’élaborer des véhicules sans conducteurs.

N’y trouvant pas d’intérêt au premier abord, car ne connaissant pas du tout ce sujet, après réflexion, il se lancera malgré tout dans l'aventure, sentant finalement le potentiel de ce marché en devenir, se disant qu’avec sa formation et sa 1ère expérience d’entrepreneur, il se verrait bien créer la technologie nécessaire à l’automatisation des véhicules futurs.

Seulement, il ne se sentait pas de s’y lancer seul, et partit à la recherche d’un partenaire, fiable, capable de produire des véhicules à l’échelle industrielle. Ce fût le groupe Ligier (www.ligier.fr) qui répondit à ses attentes et à son idée, en tant que constructeur de voitures sans permis et d’utilitaires électriques, et pour ceux qui s’en souviennent, l’héritier de l’écurie de Formule 1, créée par Guy Ligier en 1976.

La collaboration scellée, EasyMile sera créée en 2014 à Toulouse, avec un an plus tard la finalisation de son 1e véhicule, baptisé "EZ10".

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Minibus électrique bardé de radars, de capteurs, de caméras pouvant analyser en continue l’environnement à 360°, et pouvant transporter 15 personnes, il sera le 1er modèle développé au niveau 4 des standards de la conduite autonome, le 1er à recevoir l’autorisation européenne pour circuler sur une route publique sans conducteur à bord, ce qui sera fait à l’Oncopôle de Toulouse, entre le parking et l’entrée du site, soit 500 m (https://www.ladepeche.fr/2021/12/06/nous-avons-teste-la-navette-de-loncopole-sans-conducteur-9974121.php), et le 1er également à être certifié ISO 9001 (www.france-certification.com).   

Et très rapidement, suscitant l’intérêt d’investisseurs, la société lèvera entre 2017 et 2018, 34 millions d’Euros, et en 2021, 55 millions d’Euros. De quoi voir venir.

Seulement voilà, confronté à des questions de coûts (malgré tout), de législation, et de sécurité, le déploiement massif de ses véhicules qu’escomptait son dirigeant, devrait mettre plus de temps que prévu, et ce malgré le fait que depuis l’élaboration de son prototype, aucuns accidents n’ont été à déplorer sur les 200 modèles vendus, dans près de 30 pays, parcourant même pour l’ensemble, plus d’un million de km, notamment au sein d’universités, de parcs d’activités, ou par des autorités municipales.

Donc, tout en attendant, avec conscience finalement, un nouveau regain d’intérêt pour ce mode de transport, un choix s’imposait, soit, de trouver d’autres pistes potentielles de développement, ce qui fût fait dès 2017, en développant un autre modèle, appelé lui "TractEasy", avec cette fois-ci l’entreprise française TLD (www.tld-group.com), leader mondial des véhicules dits de servitudes aéroportuaires, qui, étant  toujours à traction électrique, sans chauffeur, et fonctionnant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, est utilisé aujourd’hui chez PSA à Sochaux, pour la gestion des chaines d’approvisionnements en pièces détachées, où à l’aéroport international Narita de Tokyo, pour l’acheminement des bagages.

 

Mais ce n’est pas tout, car depuis 2021, EasyMile a pris la tête d’un grand programme européen de 20 millions d’Euros sur 3 ans, appelé AWARD (All Weather Autonomous Real Logistics Operations and Demonstrations), visant là l’autonomisation des véhicules lourds pour le domaine de la logistique, avec pas moins de 29 partenaires représentant les principaux acteurs européens du secteur des véhicules utilitaires et spéciaux, tout en collaborant également  avec le constructeur Iveco Bus, dans le cadre du projet de recherche STAR (Rapid Autonomous Transport Sytem), censé créer un autobus urbain autonome de 12 mètres, pouvant accueillir une centaine de passagers. Véhicule qui vient de passer une batterie de tests durant un an concernant la sécurité, sa sureté, son confort, et ce dans des conditions météorologiques de toutes sortes.

Donc, ce ne sont pas les projets qui manquent, lui permettant assurément de peaufiner encore plus ses projets d’avenir, afin qu’au final les freins à une généralisation de ce mode de transport puissent être levés.

Freins que tend également à faire lever la société Navya (www.navya.tech), concurrente, sœur jumelle, je ne sais, mais également créée à la liquidation de la société Induct (voir plus haut).

En effet, Christophe Sapet, cofondateur des sociétés Infogrames et Infonie, s’associera avec Bruno Bonnell, dans le cadre de son fonds d’investissement Robolution, il est aujourd’hui secrétaire général pour l’investissement FRANCE2030, pour créer une nouvelle structure appelée elle Navya, accueillant pour le coup une dizaine d’ingénieurs de l’ancienne.

Et leur première réalisation ne se fera pas attendre, car au bout d’un an, sera lancé leur premier véhicule autonome appelé « l’Arma », dont les premières expérimentations de mise en service seront effectives à Lyon en 2016 dans le quartier Confluence, et en 2017 à la Défense, malheureusement écourtée, connaissant pour le coup plusieurs difficultés.

Et pourtant, à sa première présentation à l’ITS World Congress de Bordeaux en 2015, il fût loin de passer inaperçu, avec notamment toutes ses spécificités les plus innovantes comme l’utilisation de Lidars (https://leddartech.com/fr/pourquoi-lidar/#:~:text=Le%20LiDAR%20est%20une%20m%C3%A9thode,sur%20des%20objets%20%C3%A0%20proximit%C3%A9.), de caméras stéréovision, de capteurs infra-rouge  d’un système de navigation lui permettant de suivre un itinéraire dans un environnement pré-cartographié, distinguant tous types d’obstacles, fixes ou mobiles, et pouvant même interagire avec les passagers et son environnement extérieur à l’aide de moyens visuels ou sonores.

Mais cependant, loin de freiner la volonté de démontrer la faisabilité d’une utilisation pérenne de ses véhicules, Navya les rebaptisera du nom d’ « Autonom Shuttle » en 2017, avec la même année l’acquisition de plusieurs modèles par les Transports public genevois, en 2018, l’obtention d’un partenariat aux Emirats Arabes Unis, visant à étendre le réseau de mobilité de Masdar City, ou encore la mise en service pour tests en 2019 à Monaco, afin d’y effectuer le tour du Rocher.

Et 2020 semble avoir été l’année de tous les possibles, avec notamment un contrat estimé historique avec le groupe Keolis (https://navya.tech/fr/keolis-et-navya-franchissent-une-nouvelle-etape-dans-la-mobilite-autonome-avec-la-mise-en-circulation-de-leur-premiere-navette-sans-operateur-a-bord-a-chateauroux/), suivi du déploiement de plus de 160 de ses modèles dans 22 pays, dont le Japon, une première.

Vus et lus dans Les Echos du 13/01/18, et Industrie & Technologies de septembre 2022

Vus et lus dans Les Echos du 13/01/18, et Industrie & Technologies de septembre 2022

Depuis, et après avoir dépassé la commercialisation de plus de 200 navettes utilisées dans le monde entier, tout en continuant sur ses objectifs de développement, concernant notamment l'élaboration d'un tracteur à bagages autonome destiné au transport de biens, en collaboration avec le groupe Charlatte (www.charlattemanutention.fayat.com), considéré comme l’un des premiers constructeurs mondiaux de matériels de manutention à usage industriel et aéroportuaire, et l’élaboration d’ un bus autonome avec Bluebus (www.bluebus.fr), filiale du groupe Bolloré, il lui fallait malgré tout trouver dare-dare de quoi financer son passage à une échelle industrielle, consistant notamment à commercialiser sa technologie sur d’autres véhicules, objectif qu’il pourra même réaliser plus rapidement que prévu, après avoir signé récemment un contrat de prestation avec Muses Europe ( https://www.flotauto.com/navya-muses-utilitaires-electriques-autonomes-20220627.html) pour l’assemblage de 300 véhicules utilitaires électriques, assorti d’une participation future à des versions autonomes.

Et ce financement, effectif en juillet dernier, avec la signature d’un accord avec un fonds (Negma) installés à Dubaï, lui apportant 36 millions d’Euros, contribuera à renforcer sa trésorerie, mais surtout à soutenir son planning de développement technologique, portés notamment par ses près de 300 salariés, répartis entre la France, les Etats-Unis et Singapour.

De quoi donc voir venir sur un horizon d’au moins 12 mois, avant certainement d’envisager une nouvelle levée de fonds, accompagnant cette fois-ci ce désir de montée en puissance de la société, afin de répondre aux demandes de plus en plus pressantes et nombreuses concernant ses propres véhicules, autonomes bien sûr.

Effectivement pressantes, mais sur une utilisation encore restreinte, dans des lieux bien distincts et sécurisés au préalable, mais pas encore à l’échelle que nous connaissons aujourd’hui avec nos véhicules habituels, et ce même si depuis le 01 septembre 2022, les propriétaires de véhicules semi-autonomes peuvent circuler sur l’ensemble du réseau routier, mais seulement et seulement si leur moyen de transport bénéficies des capacités d’autonomie de niveau 3 (https://www.ornikar.com/code/cours/usagers/voitures-autonomes/actu-autorise-1er-septembre-france).

Et avant d’en arriver là, il risque quand même de se passer pas mal de temps, notamment pour des raisons de coûts, que ce soit en termes d’infrastructures dédiées, ainsi qu’en termes d’achats de ces futures véhicules, mais aussi pour des raisons d’ordres psychologiques, n’étant nous-mêmes pas encore prêts à se laisser guider sans en maitriser totalement la conduite.

Et il vrai aussi qu’en ce moment c’est l’électrique qui prends toute la place, avec également l’hydrogène.

Mais bon, avec ces deux acteurs, et un positionnement plus que favorable pour la France (https://www.ornikar.com/code/cours/usagers/voitures-autonomes/actu-top3-pays-phase-developpement), notre pays est plus que prêt pour la prochaine étape, il suffit juste d’attendre un peu.

Et sachant qu’aujourd’hui tout peut aller très vite, ils seront fin prêts.

Jacques Samela

 

Sources :

1/ EasyMile

. https://www.usine-digitale.fr/article/le-toulousain-easymile-leve-55-millions-d-euros-pour-accelerer-le-deploiement-de-ses-solutions-autonomes.N1087689

. https://www.nouvelobs.com/bouger-demain/20220421.OBS57402/gilbert-gagnaire-l-expert-de-la-robomobilite.html

 

2/ Navya

. https://pro.largus.fr/actualites/navya-la-start-up-qui-a-su-vite-rencontrer-son-marche-10266390.html

. https://www.mingzi.fr/mingzi-actualites/reussite-tricolore-navya/

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Navya

. https://www.usine-digitale.fr/article/bientot-a-court-de-cash-navya-se-refinance-aupres-d-un-fonds-emirati.N2029727

. https://journalauto.com/constructeurs/navya-leve-36-millions-deuros/

 

A lire :

. https://vipress.net/navya-vend-8-navettes-autonomes-aux-etats-unis/

. https://www.mobilitesmagazine.com/post/allemagne-kronach-commande-une-nouvelle-navette-autonome-evo-a-navya?utm_campaign=a1c58c47-5be7-4472-9ab0-d9c77ed89a3e&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=9cfe1f90-d473-463a-b8a5-faaa7257951b

. https://www.mobilitesmagazine.com/post/navya-et-lohr-forment-une-alliance-strategique?utm_campaign=68159f86-6ef5-44c3-864c-b802bbed1ce0&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=9cfe1f90-d473-463a-b8a5-faaa7257951b

. https://www.mobilitesmagazine.com/post/navya-et-bluebus-automatisent-des-bus-it3

. https://www.mobilitesmagazine.com/actualites/tags/navette-autonome

 

 

 

Publié dans L'entreprise du mois

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Le 49.3 ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le 49.3 ?
Le 49.3 ?

POLITIQUE • Un nouveau 49.3 activé dans la nuit par la Première ministre. 

 

Il était presque minuit lorsque la cheffe du gouvernement Elisabeth Borne est arrivée à l'Assemblée nationale pour annoncer un nouveau recours à l'article 49.3 de la Constitution.

Cette fois, il concerne la partie "dépenses" du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Après la partie "recettes" la semaine dernière, c'est donc l'ensemble du PLFSS qui sera adopté sans vote.

Mme Borne a néanmoins indiqué avoir tenu compte, pour le texte final, aussi bien des débats en commission que de la plupart des amendements adoptés en séance publique.

Les oppositions ont dénoncé un scénario écrit d'avance. Les députés de la NUPES avaient d'ailleurs quitté l'hémicycle avant son arrivée en signe de protestation.

Le dépôt d'au moins une nouvelle motion de censure est très probable. Ainsi, si elle était adoptée, non seulement le gouvernement verrait son PLFSS rejeté, mais serait aussi renversé.

Pour rappel, aucune des deux motions de censure déposées contre le projet de loi de finances n'a été adoptée, de même que la première qui frappait le PLFSS.

(Davide Basso | EURACTIV France)

L’article 49.3 : comment ça marche ?

https://www.gouvernement.fr/actualite/l-article-49-3-comment-ca-marche

 

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Manuel Valls. Publié 16/06/2015

Le point sur cette procédure prévue par la Constitution.

Source : AFP

Que dit l’article 49.3 ?

L’article 49, alinéa 3 de la Constitution française prévoit que :

« Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session ».

Article 49 alinéa 3

Constitution
Comment ça marche ?

Lors du vote d’un projet ou d’une proposition de loi, le Premier ministre peut décider d’engager la responsabilité du Gouvernement. Dans ce cas:

  1. L’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution fait l’objet d’une délibération préalable en Conseil des ministres.
  2. Le projet ou la proposition de loi est alors réputé adopté sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures et signée par au moins un dixième des membres de l'Assemblée nationale.

Deux cas de figure possibles :
 

  • Si aucune motion de censure n’est déposée, le projet ou la proposition est considéré comme adopté ;
  • Si une motion de censure est déposée, elle est discutée et votée dans les mêmes conditions que celles présentées par les députés.
    En cas de rejet de la motion, le projet ou la proposition est considéré comme adopté. Dans l’hypothèse inverse, le texte est rejeté et le Gouvernement est renversé.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, la responsabilité du Gouvernement peut être engagée sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale et sur un seul autre projet (ou proposition) de loi au cours d’une même session.

Auparavant, le Gouvernement pouvait y recourir autant de fois qu’il l’estimait nécessaire et quelle que soit la nature du texte (de 1988 à 1993, le Gouvernement a ainsi utilisé l’article 49.3 à 39 reprises).

Quelques exemples

Depuis 1958, l'article 49.3 a été utilisé à 88 reprises, comme par exemple :
 

  • Michel Rocard (mai 1988-mai 1991) a engagé à 28 reprises la responsabilité de son Gouvernement aux termes de l’article 49.3. 5 motions de censure ont été déposées par l’opposition, à chaque fois rejetées. Plusieurs textes ont été adoptés grâce au 49-3, notamment la loi créant le Conseil supérieur de l’audiovisuel, la réforme du statut de la Régie Renault et la loi de programmation militaire 1990-1993.
  • Trois projets de loi ont été adoptés, sous le Gouvernement de Pierre Bérégovoy (avril 1992-mars 1993), en application de l'article 49.3 : la maîtrise des dépenses de santé, le projet de loi de finances pour 1993 et le fonds de solidarité vieillesse.
  • Après le dépôt de quelque 3 800 amendements contre le projet de loi sur les privatisations d'entreprises publiques, Édouard Balladur (mars 1993-mai 1995) engage la responsabilité du Gouvernement. La motion de censure déposée par l'opposition est rejetée et le texte est alors adopté.
  • Jean-Pierre Raffarin (mai 2002-mai 2005) s'est saisi deux fois de l'article 49.3 : une première pour faire adopter sa réforme des modes de scrutin régional et européen ; une seconde fois sur le projet de loi relatif aux libertés et responsabilités locales qui favorise la décentralisation.

Le recours à l'article 49.3 de la Constitution : dans quels cas ?

Dans le cadre de l'examen d'un projet de loi en séance publique à l'Assemblée nationale, l'article 49 alinéa 3 (49.3) de la Constitution peut permettre l'adoption sans vote d'une loi. Dernière modification : 22 août 2022

Quelle est la procédure ?

L'article 49.3 de la Constitution donne la possibilité au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le vote :

Si le Premier ministre décide d’y recourir, sa décision entraîne la suspension immédiate de la discussion du projet de loi. Le texte est considéré comme adopté, sans être soumis au vote, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures qui suivent.

La motion de censure doit être votée selon des conditions très précises : seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée. Si la motion de censure est adoptée, le texte est rejeté et le Gouvernement est renversé.

Depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, hors projets de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, l’article 49.3 ne peut être utilisé que sur un seul texte au cours d’une même session parlementaire . Avant cette révision de la Constitution(nouvelle fenêtre), le gouvernement pouvait y avoir recours aussi souvent qu’il le voulait et sur n’importe quel texte.

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Saint-Gobain (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Saint-Gobain (suite)
Saint-Gobain (suite)
Vu et lu dans Les Echos du 25/02/22

Vu et lu dans Les Echos du 25/02/22

Vus et lus dans Les Echos du 17/05/22 et Le Parisien Economie du 20/09/22
Vus et lus dans Les Echos du 17/05/22 et Le Parisien Economie du 20/09/22

Vus et lus dans Les Echos du 17/05/22 et Le Parisien Economie du 20/09/22

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Le biomimétisme (à noter & suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (à noter & suite)
Le biomimétisme (à noter & suite)
Biomim'expo 2022

https://my.weezevent.com/biomimexpo-2022

 

Biomim’expo, c’est le grand rassemblement des acteurs et des parties prenantes du Biomimétisme et des innovations bio-inspirées, les approches qui s’inspirent de la Nature pour innover et créer les conditions d’un modèle de développement renouvelé et respectueux de l’environnement.

CONFIGURATION EXCEPTIONNELLE 2022: 2 jours : mardi 25 et mercredi 26 octobre 2022.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

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Le luxe français (suite) & complément

Publié le par Jacques SAMELA.

Le luxe français (suite) & complément
Le luxe français (suite) & complément

Hermès, LVMH, Kering : l’insolente bonne santé des géants du luxe

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/hermes-lvmh-le-luxe-resiste-rebond-inattendu-des-ventes-au-troisieme-trimestre-937498.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20221020&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

Le 20 Oct 2022

 

Malgré la conjoncture économique mondiale très incertaine, le groupe de luxe Hermès a réalisé au troisième trimestre 3,14 milliards d'euros de ventes, soit un bond de 32,5% sur un an, a-t-il annoncé. La semaine dernière, l'autre géant du luxe, LVMH, avait également fait état de ventes supérieures aux attentes. Enfin, le groupe Kering (Gucci, Yves Saint Laurent...) démontre aussi que la demande de produits de luxe résiste à l'inflation. Et malgré le Covid, la Chine reste une locomotive.

Les majors français du luxe ont un point commun sur ce troisième trimestre : leurs résultats dépassent les attentes, et ce alors que le ralentissement et le risque de récession frappent les économies développées. Mais les clients des marques LVMH, Hermès, et du groupe Kering (Yves Saint Laurent, Gucci, Balenciaga...), boostés par la reprise des voyages post Covid, ont plus que jamais été au rendez-vous, malgré l'inflation galopante.

A commencer par le groupe Kering. Le groupe détenu par François-Henri Pinault affiche plus de 5 milliards d'euros de ventes au troisième trimestre, soit près d'un milliard, ou 23%, supplémentaire comparé à la même période en 2021.

« Dans un environnement de plus en plus complexe, nous conservons la flexibilité nécessaire pour soutenir la profitabilité du groupe et nous poursuivons les investissements à long terme de toutes nos maisons, et en premier lieu de Gucci », a déclaré le PDG, cité dans le communiqué.

Toutes les zones géographiques sont en progression et plus particulièrement l'Europe de l'Ouest (+74%) et le Japon (+31%). L'activité en Amérique du Nord (+1%) se maintient, la clientèle touristique américaine ayant profité à l'Europe. La croissance en Asie-Pacifique est de 7% malgré les restrictions sanitaires en Chine continentale.

Aussi, Yves Saint Laurent poursuit son ascension frôlant le milliard d'euro de ventes (+30%). Gucci, la marque phare du groupe atteint 2,58 milliards d'euros de vente au troisième trimestre (+9% en comparable) grâce à une "très bonne dynamique en Europe de l'Ouest", soutenue par la clientèle locale et les touristes, notamment américains

Hermès progresse aussi au Japon et en Chine

Hermès a aussi annoncé jeudi avoir réalisé au cours du troisième trimestre 3,14 milliards d'euros de ventes, soit un bond de 32,5% sur un an. Le chiffre d'affaires trimestriel, en hausse de 24% à taux de change constant, est supérieur aux attentes des analystes. Sur neuf mois, le chiffre d'affaires du groupe s'élève à 8,6 milliards d'euros (+30% à taux de change courants et +24 % à taux de change constants).

Toutes les zones géographiques affichent de « très solides performances », selon un communiqué du groupe. L'Asie, hors Japon, progresse de 21% à taux de change constants avec un fort rebond de 34% au troisième trimestre. « Les ventes en Grande Chine (Chine continentale, Hong Kong, Taïwan, Macao) ont fortement rebondi, malgré les fermetures temporaires liées aux contraintes sanitaires », souligne Hermès.

Le Japon progresse de 21% sur 9 mois grâce à la clientèle locale. L'Amérique (+28% sur 9 mois) poursuit sa progression au troisième trimestre. L'Europe hors France (+25%) et la France (+28%) ont profité de la reprise des flux touristiques. « On a bénéficié du retour des Américains, de la clientèle du Moyen-Orient et de la clientèle d'Asie du sud qui sont venues s'ajouter à la clientèle locale », a détaillé Éric du Halgouët, directeur général finances de Hermès lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Tous les métiers du groupe progressent

Cette progression des ventes concerne tous les métiers du groupe « avec une progression remarquable des Vêtements et Accessoires, de l'Horlogerie et des Autres métiers au troisième trimestre ». La croissance de la Maroquinerie-Sellerie (+13%), cœur de métier de Hermès, a bénéficié du fort rebond de la Grande Chine au 3e trimestre. Pour faire face à cette demande, cinq projets de maroquineries sont d'ailleurs en cours. La division Vêtement et Accessoires a progressé de 38%, le métier Soie et Textiles de 27%, les Parfum et Beauté de 18%, l'Horlogerie de 55% et les autres métiers de 31%.

Dans ce contexte performant économiquement, Hermès « accélère ses recrutements au second semestre ». Le groupe rappelle aussi avoir œuvré en faveur du pouvoir d'achat de ses salariés en France et en Europe. Après l'augmentation de 100 euros bruts mensuels annoncé en janvier en France, afin de limiter les effets de l'inflation (en complément des augmentations annuelles et la prime exceptionnelle de 3.000 euros versée à tous les collaborateurs du groupe en février), le groupe rappelle aussi avoir « augmenté à nouveau de 100 euros bruts mensuels l'ensemble des salaires en Europe à compter de juillet ».

Les ventes de LVMH en hausse, portées par la vigueur du dollar

La semaine dernière, mardi 11 octobre, le plus grand groupe de luxe au monde, le groupe LVMH (qui possède Louis Vuitton, Dior et Sephora, Bulgari et Tiffany), faisait également état d'un bond de ses ventes au troisième trimestre. Supérieures aux attentes, elles ont été portées par ses clients fortunés qui se sont rués sur ses marques de mode, dont les Américains qui profitent de la force du dollar pour visiter les boutiques en Europe.

 Ainsi, le chiffre d'affaires trimestriel du propriétaire de Louis Vuitton et Dior s'est élevé à 19,76 milliards d'euros, soit une croissance organique de 19% sur un an, alors que le consensus de Visible Alpha cité par UBS tablait sur une croissance de 13%. La division mode et maroquinerie, la plus importante du groupe, a affiché une croissance de 22% par rapport à la même période de 2021.

Qui achète ces produits ? Les ventes en Europe, aux Etats-Unis et au Japon sont en forte hausse depuis le début de l'année, en raison de la demande solide de la clientèle locale et de la reprise des voyages internationaux, selon le groupe. « Dans le domaine de la mode et de la maroquinerie, une partie de l'activité s'est déplacée des Etats-Unis vers l'Europe, les citoyens américains bénéficiant de la force du dollar », a déclaré mardi le directeur financier de LVMH, Jean-Jacques Guiony, aux analystes lors d'une conférence téléphonique. « L'Asie (y compris la Chine) connaît une progression moindre sur les neuf premiers mois de 2022 même si le dernier trimestre s'améliore grâce à l'allègement partiel des restrictions sanitaires », a dit le groupe. LVMH a en effet également bénéficié d'une amélioration de ses activités en Chine grâce à l'assouplissement des restrictions anti Covid-19.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/02/le-luxe-francais-savoir-faire-rayonnement-et-avenir.html

 

 

Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022

Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022

Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022
Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022

Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022

Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022
Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022

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Vu et lu dans Cem n° 80 de septembre 2022
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Innovafeed (suite) & autre

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vu et lu dans Les Echos du 21/09/22
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Invers lève 15 M€ pour accélérer la production et la transformation d’insectes

https://www.brefeco.com/actualite/rse/invers-leve-15-meu-pour-accelerer-la-production-et-la-transformation-dinsectes

PUBLIÉ LE 29/09/2022

L'entreprise auvergnate Invers, spécialisée dans la production d’insectes pour l'alimentation animale, vient de finaliser une levée de fonds de 15 millions d'euros aux côtés de ses actionnaires historiques et de deux nouveaux entrants. Cette opération va lui permettre d'accroître ses capacités de production.

Créée en 2016 par Stéphanie Cailloux et Sébastien Crépieux, Invers produit et transforme des insectes - des vers de farine - comme source alternative de protéines pour l'alimentation animale. Après une première levée en 2019 qui avait permis l’entrée au capital de Limagrain, du Crédit Agricole Centre France et d’UI Investissement, la start-up auvergnate annonce avoir finalisé un financement à hauteur de 15 millions d'euros. Outre ses investisseurs historiques, deux nouveaux participent au tour de table : IDIA Capital Investissement (via son fonds CA Transitions) et Agri Impact, un véhicule géré par Citizen Capital.

Un modèle de production vertueux

Cette opération permettra à l’entreprise de poursuivre son développement par l’accroissement de ses capacités de production et le déploiement de son modèle circulaire basé sur des partenariats avec des coopératives agricoles et des agriculteurs.

Concrètement, Invers produit les démarrages d’élevage (jeunes larves) puis les confie aux agriculteurs qui les font croître dans des bâtiments spécialisés et les récoltent à maturité. Invers les collecte alors pour les transformer. « Cette organisation permet de limiter les risques sanitaires à plusieurs niveaux, notamment grâce à des élevages de taille moyenne répartis sur le territoire, chacun suivi par un éleveur (...)Le modèle Invers offre ainsi aux agriculteurs-éleveurs d’insectes une diversification de leur activité et une nouvelle source de revenus, à l’abri des aléas climatiques, tout en favorisant leur transition vers une agriculture circulaire et durable ».

La construction d’un nouveau couvoir permettra, dès septembre 2023, d’alimenter de nombreux élevages agricoles, et de multiplier les capacités de production de Invers par dix. « Ce financement va nous permettre de continuer à développer toute une filière de production, actuellement en déploiement en région Aura, puis en dupliquant le modèle sur plusieurs régions françaises », ajoute Sébastien Crepieux, président d'Invers.

Déjà 500 points de vente en France

Les produits Invers s’adressent au grand public (croquettes pour chiens et chats, produits pour la basse-cour et les poissons de bassins) et aux professionnels de l’élevage. Ils sont aujourd’hui distribués dans 500 points de vente en France.

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Le rendez-vous de l'Europe : Bon anniversaire Arte

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Bon anniversaire Arte
Le rendez-vous de l'Europe : Bon anniversaire Arte
Vu et lu dans 20 Minutes du 28/09/22

Vu et lu dans 20 Minutes du 28/09/22

Vu et lu dans Les Echos du 16/09/22
Vu et lu dans Les Echos du 16/09/22

Vu et lu dans Les Echos du 16/09/22

Publié dans En bref

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L'industrie 4.0 selon Vincent Rivière

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie 4.0 selon Vincent Rivière
L'industrie 4.0 selon Vincent Rivière

Ces dernières années, le secteur industriel n'a cessé d'évoluer. Nous parlons même d’une nouvelle révolution industrielle. Mais connaissez-vous vraiment l’Industrie 4.0 ?

Avant d'évoquer l'Industrie 4.0, revenons quelques siècles en arrière. À la fin du 18e siècle, l'Europe va vivre sa première révolution industrielle. Les travaux qui étaient principalement réalisés manuellement vont être mécanisés, grâce notamment à la machine à vapeur inventée par James Watt en 1760. La deuxième révolution va débuter quant à elle vers 1870. Cette fois-ci, c'est l’électricité, apparue au début du siècle et l'exploitation du pétrole qui la provoqueront.

Durant cette période, de nouvelles méthodes de travail vont également être inventées afin d'accroître la productivité Industrielle. Parmi-elles, le Taylorisme et le Fordisme. La troisième révolution va voir le jour dans les années 1960-1970. L'électronique va être au cœur de cette révolution. Avec lui, l'automatisation et la robotisation vont permettre d'améliorer une nouvelle fois la productivité des industries. Pour finir, celle que nous traversons depuis maintenant une dizaine d'années, la quatrième révolution industrielle, ou Industrie 4.0. 

Pour beaucoup de personnes, l’industrie 4.0 consiste principalement à surveiller et à contrôler en temps réel une machine en installant des capteurs. La réalité est tout autre. L'industrie 4.0 est beaucoup plus que cela ; elle est avant tout un ensemble de briques technologiques, permettant d'optimiser et d'exploiter dans les meilleures conditions une installation industrielle. Chacune de ces briques doit permettre de solutionner un problème en particulier.

En 2022, le coût des énergies est devenu la principale problématique des industriels. La consommation énergétique du secteur industriel représente 19% de la consommation totale française (2020 - SDES, Bilan énergétique de la France). Il devient donc primordial pour chaque industriel de maîtriser sa consommation énergétique.

Dans ce contexte, l'Industrie 4.0, avec l'intégration de capteurs et de solutions IIot (Objet connecté) va permettre d'identifier certaines anomalies. Par exemple, la détection d'une fuite d'eau ou d'air comprimée. Selon l’importance de celle-ci, son coût annuel peut représenter plusieurs centaines/milliers d'euros.

À l'échelle industrielle, la multiplication de celles-ci peut représenter un budget de plusieurs milliers d'euros ! Sans compter les kilowattheures d'électricité et les litres d'eau consommés inutilement. L'interconnectivité de ces nouveaux équipements, combinés avec un logiciel d'Intelligence Artificielle (IA) va permettre de détecter automatiquement ces fuites, pour ensuite venir piloter des actionneurs qui vont les isoler du réseau. Pour finir, un outil de supervision va historiser cette défaillance, puis émettre une alerte aux équipes de maintenances à travers différents outils de communication : sms, mail ou message instantané.

L'industrie française a également besoin d'embaucher, mais elle est confrontée depuis plusieurs années à une pénurie de main-d'œuvre. Début 2022, d'après l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), près de 70 000 emplois étaient à pourvoir immédiatement. Si rien n'est fait, la situation risque d'empirer dans les prochaines années avec de nombreux départs à la retraite.

Avec cette problématique, l'intégration de robots et de cobots doit permettre aux industriels de combler en partie de ce manque de candidats. Pour beaucoup, la robotique était synonyme de perte d'emploi. Or, il n'en est rien ; l'humain est toujours présent : son rôle a cependant évolué en même temps que la technologie. Les cobots et robots industriels viennent désormais en soutien à l'opérateur en lui supprimant des tâches répétitives. Pour préserver la santé de ses salariés, un industriel peut également opter pour l'acquisition d'exosquelettes, dans le but par exemple d'aider un opérateur dans ses tâches nécessitant le port de charges lourdes.

Bien évidemment, l'intégration de ces nouvelles technologies doit se faire en parfaite collaboration. L'Industrie 4.0 doit permettre à tous les collaborateurs d'acquérir de l'autonomie et de monter en compétences, afin de trouver un sens à son travail ; quête qui est devenue essentielle dans la société actuelle.

Durant ces prochaines années, l'investissement dans ces nouvelles technologies va devenir incontournable pour les industriels sous peine de voir leur productivité décroître. Cependant, un autre problème de taille subsiste. La pénurie de composants. Le délai d'approvisionnement de certains matériels électroniques et électriques est passé de quelques jours, à plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans certains cas.

C'est pourquoi de nombreux intégrateurs travaillent dès à présent avec des logiciels de création de jumeaux numériques. Ces nouveaux outils permettent de reproduire le fonctionnement réel d'une machine, d'une ligne de production ou d'une usine dans un environnement virtuel. La disponibilité du matériel au début du projet n'est donc plus nécessaire, de nombreuses simulations peuvent être réalisées uniquement à partir d'un ordinateur. Une seconde technologie peut également venir en aide aux industriels touchés ces pénuries de pièces. Il s'agit de l'impression 3D ou fabrication additive. Produire des pièces en polymères, en fibre de carbone ou même en acier inoxydable directement au sein de son usine, pour en assurer la maintenance par exemple, est aujourd'hui devenue une réalité.

Avec ces quelques exemples, vous l'aurez compris, toutes ces briques technologiques 4.0 ont l'avantage de pouvoir s'adapter aux besoins de chaque industriel. Peu importe sa taille, son secteur d'activité ou sa capacité d'investissement, il y a forcément une solution 4.0 qui répondra à sa problématique. La plus grande difficulté restera le choix de partenaires de confiance pour garantir une transition réussie !

Rivière Vincent

Fondateur et rédacteur du site lindustrie40.fr (https://lindustrie40.fr/)

Automaticien Industriel

https://www.linkedin.com/in/riviereautomation

 

Et pour accompagner cette intervention, dont je remercie l'auteur, voici d'autres informations relatant du sujet du jour.

Vu et lu Mesures de mai-juin 2022
Vu et lu Mesures de mai-juin 2022

Vu et lu Mesures de mai-juin 2022

Vu et lu Mesures de mai-juin 2022
Vu et lu Mesures de mai-juin 2022

Vu et lu Mesures de mai-juin 2022

Vu et lu dans CEM de septembre 2021
Vu et lu dans CEM de septembre 2021

Vu et lu dans CEM de septembre 2021

Pour rappel, voici les liens de la double intervention de l'expert cité ci-dessus, consacré à son domaine de prédilection, l'intelligence artificielle

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/12/l-ia-selon-neovision-i.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/12/l-ia-selon-neovision-ii.html

 

Et comme l'innovation ne s'arrête jamais, voici un sujet consacré à l'avènement de l'industrie 5.0

https://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/manufacturier/preparez-vous-a-larrivee-de-lindustrie-50/633316

Publié dans Les Experts

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