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Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance
Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance

Centre National de la Recherche Scientifique, telle est la signification exacte de cet acteur incontournable de la recherche française (https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/T033/la_position_scientifique_de_la_france_dans_le_monde_a_travers_ses_publications/), créé le 19 octobre 1939 par un décret du président de l’époque, Albert Lebrun (1871-1950).

Organisme public de recherche et de l’Innovation, il est ce que l’on appelle un Etablissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), et, est dirigé depuis sa création par des scientifiques, dont la notoriété a plus que passé les frontières, reconnu en cela par l’excellence de ses travaux de recherche scientifiques, allant de la biologie à la chimie, des mathématiques à la physique, de l’écologie à l’étude de la terre et de l’univers, de l’homme et de la société, jusqu’aux  sciences de l’information.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 25/11/22

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 25/11/22

Et sur plus de 30 000 agents, près de 95 % justement sont des scientifiques, répartis dans plus de 1 100 laboratoires de recherche, en France comme à l’étranger, recueillant près de 90 % de ses moyens financiers sur le budget global de l’organisme, soit 3,8 milliards d’Euros.

Vu et lu dans Les Echos du 01/07/20

Vu et lu dans Les Echos du 01/07/20

En 1982, et plus précisément lors de la signature du décret du 24 novembre, l’Etat français confie une mission nationale fondamentale, soit celle de faire progresser la connaissance et être utile à la société, en identifiant, en effectuant, ou en faisant effectuer, seul ou avec des partenaires, toute recherche présentant un intérêt pour la science, ainsi que pour le progrès technologique, social et culturel de la France.

Et cette mission, elle se décline aujourd’hui en cinq axes, que sont tout d’abord de faire de la recherche scientifique (la base), à même justement de présenter un intérêt pour l’avancement de la science, qu’elle soit multidisciplinaire, tournée vers le long terme, et ouverte sur l’inconnu, ensuite, que les résultats obtenus soient valorisés à leurs justes mesures, que les connaissances acquises soient partagées entre la communauté scientifique, les médias, ou encore le grand public, mais aussi que l’ensemble soit transmis par la formation « à et par la recherche », au profit des centaines de futurs chercheurs, doctorants et post-doctorants se retrouvant au sein des différents laboratoires, amenés notamment à participer à la réalisation d’évaluations et  d’expertises au sein des dix instituts thématiques, couvrant plus de 200 métiers, des sciences du vivant aux sciences chimiques, humaines et sociales, informatiques, et j’en passe.

Et comme cela ne suffisait pas, en 1992 fut créé une société anonyme affiliée appelée CNRS Innovation (www.cnrsinnovation.com), avec comme but, de devenir le trait d’union entre la recherche et l’industrie, ce qui à l’époque n’était pas l’évidence même, étant encore très loin de ce qui se passe à présent en France.

Vu et lu dans Les Echos du 25/03/22
Vu et lu dans Les Echos du 25/03/22

Vu et lu dans Les Echos du 25/03/22

Et aujourd’hui, après 30 ans d’expérience et d’actions, cette structure, grâce notamment à la mise en place d’un programme de prématuration (https://www.ins2i.cnrs.fr/fr/le-programme-de-prematuration) en 2015, chargé de détecter et soutenir des projets de recherche innovants et prometteurs, a pu finaliser au 1er janvier 2022, 123 projets, dont 55 ont fait l’objet d’un transfert vers le monde socio-économique, avec la création de 33 start-up (https://www.cnrs.fr/fr/le-cnrs-est-aussi-un-vivier-start), la mise en place de 18 transferts à un industriel, et la création de 4 plateformes technologiques.

Vu et lu dans Les Echos du 11/05/22

Vu et lu dans Les Echos du 11/05/22

Et alors qu’une trentaine de projets poursuivraient encore leur développement scientifique, une trentaine également n’auraient pas aboutis, dont 17 pour cause d’échec technique.

Ce qui est somme toute peu, quant on connait son positionnement de leader scientifique mondial, publiant près de 50 000 articles scientifiques reconnus chaque année, disposant d’un portefeuille de plus de 5 800 familles de brevets, lui assurant en France la place de 6ème déposant, tout en créant près de 100 start-up par an, avec comme le rappelle son dirigeant, Antoine Petit, la vocation de repousser et de dépasser les frontières de la connaissance, tout en promouvant et favorisant la diversité et le foisonnement des activités.

Vu et lu dans Les Echos du 13/09/21

Vu et lu dans Les Echos du 13/09/21

Et comme l’interdisciplinarité est inscrite dans son ADN, il faut savoir aussi que le CNRS, par le biais de sa filiale (www.cnrsformation.cnrs.fr), créée en 1984, qui au-delà de sa contribution à l’innovation industrielle, sous formes de contrats de collaboration, de prestations de service, ou la création de structures communes, propose également des formations auprès des entreprises, et donc de ses salariés, afin qu’elles puissent notamment bénéficier des savoirs et du savoir-faire issus de ses laboratoires, mais aussi de répondre à leurs besoins spécifiques et ciblés, dans tous les domaines que touchent donc cet acteur incontournable.

Ce qui représente quand même près de 300 formations courtes, avec si cela vous tente, de pouvoir en bénéficier, afin pourquoi pas d’acquérir de nouvelles compétences, renforcer son parcours professionnel, ou s’adapter aux évolutions technologiques, sociales en cours, toujours plus rapides, mais pas toujours facile à aborder et à comprendre.

Renseignez-vous, vous y trouverez peut-être votre bonheur.

En tout cas, que ce soit votre avenir proche, ou celui de la France, le CNRS continuera donc sa mission, soit, celle de préparer les mondes de demain, et faire que notre pays n’en soit pas exclu.

D’où le souhait de lui en donner les moyens, humains bien sûr, mais surtout financiers, qui comme vous le savez, est le nerf de la guerre économique. Ne l’oublions pas.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.cnrs.fr

. www.cnrsinnovation.com

. https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/80-ans-cnrs-cnrs-batit-nouveaux-mondes-depuis-80-ans-78000/

 

Vu et lu dans Les Echos du 08/09/22

Vu et lu dans Les Echos du 08/09/22

Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance
Le CNRS, par de-là les frontières de la connaissance

Intelligence artificielle de confiance : biais et explicabilité en IA

Mardi 21 mars 2023
De 11h à 12h

S'inscrire

https://cnrsformationentreprises.clickmeeting.com/intelligence-artificielle-de-confiance-biais-et-explicabilite-en-i-a-/register

Attention les places sont limitées.
 

Nous vous invitons à vous inscrire à notre nouveau webinaire : « Intelligence artificielle de confiance : biais et explicabilité en IA ». Ce webinaire sera animé par Laurent Risser, ingénieur de recherche CNRS en mathématiques appliquées, et Jean-Michel Loubes, professeur des universités en statistiques.

Les systèmes d'IA modernes, tels que ceux basés sur des réseaux de neurones, sont actuellement au cœur de nombreuses innovations. Ils sont cependant peu explicables et potentiellement sensibles à des biais de discrimination. Afin d'assurer la confiance des utilisateurs dans l'IA, l'Union Européenne régule l'utilisation de l'IA à travers notamment le RGPD et le nouveau projet de législation sur l'intelligence artificielle (AI Act). Ce webinaire propose un aperçu de l'impact que pourront bientôt avoir ces régulations sur la mise en conformité de systèmes de prise de décisions automatique et présente différents types de solutions pour mesurer le bon fonctionnement de ces systèmes.

Ce webinaire est ouvert et accessible à tous.


Au programme du webinaire :

  • Mise en évidence des biais de discrimination qui peuvent apparaitre lors de l’utilisation d’une solution d’IA
  • Sensibilisation au nouvel encadrement juridique des décisions algorithmiques par des systèmes d’IA
  • Aperçu de solutions pour détecter, quantifier et limiter les biais
  • Aperçu de solutions pour expliquer les décisions algorithmiques

Laurent Risser est Ingénieur de Recherche CNRS à l'Institut de Mathématiques de Toulouse (IMT). Membre de la chaire « Droit et Confiance des algorithmes en Intelligence Artificielle » de l'Institut 3IA ANITI ainsi que du bureau national de l'agence française Maths-Industrie (UAR CNRS AMIES), il a publié 37 communications dans des revues scientifiques internationales et a encadré plus de 40 étudiants en master/ingénieur. Ses recherches actuelles portent sur les applications de l'IA équitable et explicable en télédétection, imagerie médicale, traitement automatique du langage et ressources humaines.


Jean-Michel Loubes est Professeur à l’Université de Toulouse Paul Sabatier et membre de l’Institut de Mathématiques de Toulouse (IMT). Son expertise porte sur la statistique en grande dimension, l’apprentissage automatique et la modélisation aléatoire. Depuis 2019, il est porteur scientifique du programme intégratif de l’institut 3IA ANITI dédié à la certification des systèmes critiques et y dirige la chaire « Fiabilité et robustesse des méthodes d’apprentissage automatique ». Il a encadré plus de 22 thèses et publié plus de 80 articles dans des revues internationales en mathématiques et en sciences des données. Il s’intéresse actuellement au développement de méthodes mathématiques pour l’explicabilité et la robustesse des algorithmes d’apprentissage automatique.


NB : Si ce webinaire vous intéresse mais que vous ne pouvez pas y participer, vous pouvez vous y inscrire pour recevoir le replay.


CNRS Formation Entreprises fait partie de la Direction des Relations avec les Entreprises du CNRS.

 

 

Publié dans Les dossiers

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Le tissu industriel français

Publié le par Jacques SAMELA.

Le tissu industriel français
Le tissu industriel français

Portrait-robot du tissu industriel français

https://www.machinesproduction.fr/article/portrait-robot-du-tissu-industriel-francais?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=News%20machpro_1126

PUBLIÉ LE  14/12/2022

 

Le pays compte 25 000 PME industrielles représentant 800 000 emplois.

Une étude de Bpifrance, dévoilée fin novembre, permet de dresser un état des lieux des PME et ETI industrielles.

Combien de PME et ETI industrielles françaises sont implantées sur le territoire ? La réponse se trouve dans une étude réalisée par Bpifrance, alors que la France est « depuis quelques années dans une phase de renaissance industrielle, après plusieurs décennies de désindustrialisation », écrit Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie, dans l’édito de ce document de 56 pages, dévoilé fin novembre.

La France compte 25 000 PME et 1 700 ETI (entreprises de taille intermédiaire) dont le chiffre d’affaires moyen par PME est estimé à 7 millions d’euros et 235 millions d’euros par ETI. Côté emploi, la première catégorie d’entreprises industrielles représente 800 000 salariés contre 1,1 million pour la seconde. Ce qui correspondrait à une moyenne de 32 salariés par PME contre 628 par ETI, « sans compter les emplois indirects et induits », précisent les auteurs de l’étude.

Des entreprises fortement exportatrices

L’étude relève également que les PME et ETI industrielles françaises sont fortement exportatrices. En effet, selon le document de la banque publique d’investissement, elles réalisent 32 % de leur chiffre d’affaires à l’export, soit 185 milliards d’euros (33 milliards d’euros pour les PME et 152 milliards d’euros pour les ETI).

Le secteur d’activité lié aux machines et équipements figure dans le top 3 des plus exportateurs, celui de la métallurgie étant au top 4 derrière la chimie et les industries alimentaires. Le secteur des produits métalliques se place en septième position, juste derrière l’automobile.

Peu de brevets sont déposés

Selon le ministre Lescure, il est impératif que ces entreprises investissent « plus fortement dans l’innovation, nécessaire au renforcement du tissu industriel dans les territoires ». A ce jour, 62 % des PME et ETI manufacturières ont innové au cours des trois dernières années. Et 60 % ont commercialisé un nouveau produit ou utilise un nouveau procédé de production, de commercialisation ou d’organisation, tandis que 30 % ont déposé un brevet, une marque, un modèle ou un dessin. 28 % ont fait les deux à la fois.

Toutefois, les entreprises ne peuvent plus innover seules, constate l’étude. Car « les connaissances à l’origine d’une innovation peuvent provenir aussi bien de sources internes que externes, et les débouchés peuvent s’envisager à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières de l’entreprise », peut-on lire.

Toujours sur le plan de l’innovation, l’enquête de Bpifrance montre que 51 % des entreprises interrogées estiment qu’elles sont innovantes, voire très innovantes : 12 % considèrent qu’elles ne sont pas ou peu innovantes, 37 % reconnaissent qu’elles sont moyennement innovantes, 42 % se disent innovantes et 9 % très innovantes.

A comparer avec nos voisins allemands et italiens, le taux d’innovation des entreprises manufacturières tricolores est de 57 % contre 72 % en Allemagne et 67 % en Italie. « Les PME et ETI industrielles françaises déposent peu de brevets et commercialisent peu de nouveaux produits ou procédés », commente Bpifrance, qui regrette que « les PME françaises ne déposent que 20 % du total des dépôts de brevets en France (dépôts principalement dominés par les grandes entreprises) ». Autre constat : seulement 15 % de l’ensemble des PME de plus de 10 salariés (tous secteurs confondus) protègent, pour une période de dix ans, un produit ou une technologie. « C’est deux fois moins qu’en Allemagne », relève la banque publique dirigée par Nicolas Dufourcq.

Faible investissement dans l’outil de production

Aussi, les auteurs de l’étude font savoir que l’innovation de production est bien trop faible, même si la modernisation de leur outil de production est la première préoccupation des dirigeants de PME et ETI industrielles. Sauf que les entreprises industrielles françaises dépensent moins de 2 % de leurs revenus dans leur outil de production. Le document pointe, une fois de plus, que le taux d’investissement dans l’outil de production de 2 % reste en-dessous de celui des Italiens qui est de 4 % et des Allemands, qui est de 3 %. A cela s’ajoute que l’industrie tricolore est « trop peu robotisée comparée aux autres puissances industrielles ».

La solution pourrait venir de l’open innovation : un moyen d’optimiser un processus d’innovation et d’exploiter de nouveaux business models ouverts. Elles ne sont que 32 % à déclarer, lors de l’enquête, avoir eu recours à l’open innovation Et 60 % d’entre elles se sont associées à des instituts de recherche, 52 % à d’autres PME-ETI, 21 % à des grandes entreprises, et 15 % à des start-up.

Digitalisation, un enjeu stratégique

Autre enjeu de taille, celui de la transition numérique et écologique. Même si les investissements pour développer l’industrie 4.0 et pour décarboner semblent progresser « doucement » dans les rangs des PME et ETI industrielles, elles « n’ont pas encore suffisamment démarré leur transition digitale », regrettent les auteurs de l’étude.

Parmi les dirigeants de PME-ETI manufacturières interrogés, 46 % ont pris le virage de la digitalisation (présence numérique, ERP, supply chain…), 35 % le considèrent comme un enjeu stratégique important et 11 % comme étant prioritaire. Il faut savoir que la digitalisation arrive seulement en septième position sur une liste de huit enjeux proposés.

La transformation vers une industrie 4.0 promet d’être longue, puisque moins de la moitié des PME et ETI industrielles ont démarré cette transition-là. D’autant que plus de 50 % ne réfléchissent pas encore à valoriser leurs données.

Prise de conscience sur l’urgence environnementale

Quant à la transition écologique, l’étude constate qu’il « demeure un décalage entre la prise de conscience d’une nécessité de transition environnementale et la mise en place de plans d’actions ». Toutefois, « la prise de conscience sur l’urgence environnementale est bien présente », nous rassure l’enquête de Bpifrance, puisque plus de 90 % des répondants disent avoir « entamé une réflexion autour de leur transition environnementale ». Seulement voilà, ils ne sont encore que 30 % à avoir enclenché leur plan d’actions en la matière. Les autres se justifiant soit par « un manque de temps » pour 60 % d’entre eux, ou de budget (50 %).

Sur le volet financement, l’étude de Bpifrance dresse un portrait de PME industrielles ayant « un recours massif à l’autofinancement » et utilisant « plus que la moyenne » le prêt bancaire et les aides de l’État. Le document précise que le recours à ces solutions reste limité. Les PME industrielles sont peu enclines à lever des fonds pour financer une innovation. « La R&D des PME est trop souvent autofinancée alors que le risque inhérent à l’innovation devrait être plus partagé avec d’autres financeurs (que ce soit en dette, aides, ou capital) », notent encore les auteurs de l’étude.

Volonté de relocaliser la production

Pour ce qui est de leur implantation, une grande majorité (85 %) de PME et ETI industrielles produisent exclusivement sur le territoire français. Pour le restant, certaines (13,5 %) possèdent à la fois un site en France et à l’étranger, tandis que d’autres (1,5 %) produisent seulement à l’étranger. Leurs partenaires industriels sont majoritairement situés en France, puisque 78 % disent sous-traiter la production d’une innovation dans l’Hexagone.

Le sujet de la relocalisation est d’actualité puisque 46 % des entreprises industrielles affirment avoir des projets à l’étude. « Les relocalisations répondent à des enjeux économiques (éviter les ruptures des chaînes d’approvisionnement, limiter les coûts et les délais de transport et logistiques) ou des enjeux environnementaux et climatiques… mais elles répondent aussi à des convictions des dirigeants qui souhaitent investir dans leurs territoires », analyse Bpifrance, qui s’appuie sur le résultat du sondage, qui montre que 52 % des PME et ETI industrielles qui comptent engager des actions de relocalisation le font par conviction.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte

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Le biométhane en France

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biométhane en France
Le biométhane en France
Vu et lu dans La Croix du 10/02/23
Vu et lu dans La Croix du 10/02/23

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Le déficit commercial de la France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le déficit commercial de la France (suite)
Le déficit commercial de la France (suite)

Commerce extérieur : la facture énergétique et la faiblesse de l’industrie plombent le déficit en 2022

https://www.lemoci.com/commerce-exterieur-la-facture-energetique-et-la-faiblesse-de-lindustrie-plombent-le-deficit-en-2022/

Le 07/02/23

 

Sans surprise, le bilan de commerce extérieur pour l’année 2022 est catastrophique pour les échanges de biens avec le plus important déficit de tous les temps, selon les chiffres présentés le 7 février par Olivier Becht, ministre en charge du Commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger. Avec des circonstances atténuantes liées à la conjoncture, mais un déficit structurel, lié à la faiblesse de l’industrie, qui se creuse. Dans ce contexte, le ministre mise sur la réindustrialisation et la politique de soutien à l’export des PME pour redresser la barre à terme.

Sans surprise, le bilan du commerce extérieur pour 2022 se solde par le plus important déficit commercial de tous les temps pour la France, – 164 milliards d’euros (Md EUR) pour les échanges de biens (-163,6 Md EUR précisément), soit -78 Md de plus qu’en 2021, plus qu’un doublement. Dans le détail, les importations ont progressé beaucoup plus fortement en valeur (+ 29 %, à 758 Md EUR) que les exportations (+18 % à 595 Md EUR), pourtant dynamiques.

Un déficit que ne compensent pas les excédents records des services (+ 50 Md EUR, grâce au retour du tourisme et aux transports) et des revenus (+ 31 Md EUR). Résultat : un déficit record de la balance courante à – 54 Md EUR. Le seul déficit des échanges de biens et services s’élèvent à – 85 Md EUR.

Globalement, la part de marché de la France dans les exportations mondiales (libellées en dollars) a continué de reculer en 2022 : 2,5 %, après 2,7 % en 2021. Après s’être stabilisée entre 2017 et 2019 autour de 3 %, cette part de marché a recommencé à s’éroder depuis la crise sanitaire de 2020.

Doublement de la facture énergétique

Il y a des circonstances atténuantes, qui relèvent de la conjoncture exceptionnelle provoquée par la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie le 24 février 2022, avec la crise de l’énergie et la mise en maintenance d’une grosse partie du parc nucléaire français. Ceci dans le contexte d’un ralentissement global de commerce international (+ 5 % en 2022, après + 10 % en 2021). Un contexte que le ministre n’a pas manqué de mettre en avant.

La facture énergétique d’abord : elle compte pour 86 % du déficit commercial avec des prix et des volumes qui ont flambé, et des importations qui ont donc plus que doublé en valeur par rapport à 2021, passant de 45 Md EUR à 115 Md EUR. Dans le détail, les importations de gaz ont explosé (+ 248 %, 59 Md EUR) pour reconstituer les réserves dans la perspective de l’hiver, de même que celles de pétrole brut (+ 99 %) et de produits pétroliers (+ 60 %).

La dépréciation de l’euro par rapport au dollar (de 11 % sur l’année 2022) a aggravé la situation en augmentant le prix des approvisionnements facturés en dollar.

Un impact généralisé en Europe

Maigre consolation : les principaux partenaires commerciaux de la France au sein de la zone euro, ont connu le même sort en 2022. Sur les neuf premiers mois de l’année, sous l’effet notamment de la flambée de la facture énergétique, l’excédent de l’Allemagne a diminué de moitié (- 100 Md EUR) et celui de l’Italie a fondu (-69 Md EUR) pour se transformer probablement en déficit sur l’ensemble de 2022.

En matière de progression des exportations, sur les neuf premiers mois de l’année, la France était au même niveau, avec + 20 %, que l’Italie (+ 21 %) mais mieux que l’Allemagne (+ 15 %). Elle était en revanche à la traîne du Royaume-Uni (+ 23 %) et de l’Espagne (+ 25 %).

Un déficit structurel qui s’est aussi aggravé

Mais au-delà des circonstances conjoncturelles, qui devrait s’estomper en partie en 2023 avec la remise en route d’une bonne partie du parc nucléaire (la France réexporte de l’électricité depuis le début de l’année), le déficit structurel demeure, et il s’est aggravé, certes plus modérément. Ainsi, concernant les échanges de biens, hors énergie et hors matériel militaire, le déficit a atteint – 74 Md EUR en 2022, 9 Md de plus qu’en 2021 (- 63 Md EUR).

Le ministre en a rappelé les deux principales causes, comme ses prédécesseurs avant lui, et les mesures mises en place par le gouvernement pour y répondre.

La première est la désindustrialisation des années 90 et 2000. « Ce que nous ne produisons plus, nous ne pouvons plus l’exporter » a déclaré le ministre, rappelant une évidence. Le gouvernement essaye d’inverser la tendance, notamment avec le plan France 2030 et ses 30 Md EUR de financement, et la politique industrielle que porte le ministère de l’Economie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Mais « cela prend du temps » pour donner des résultats.

Les performances par secteur en 2022

Aéronautique et spatial : + 21 % (import : + 33 %)
Excédent : + 23 Md EUR (+21 Md EUR en 2021)

Textile-habillement-cuir : + 21 % (import : + 23 %)
Déficit : – 11 Md EUR (- 8 Md en 2021)

Métallurgie : + 21 % (import : + 23 %)
Déficit : – 16 Md EUR

Agriculture, agroalimentaire : + 19 % (import : + 18 %)
Excédent : + 10 Md (+ 8 Md en 2021)

Chimie, parfum, cosmétique : + 18 % (import : + 30 %)
Excédent : + 12 Md EUR (+ 15 Md en 2021)

Automobile : + 9 % (import : + 10 %)
Déficit : – 20 Md EUR (- 18 Md en 2021)

 Pharmacie : + 8 % (import : + 8 %)
Excédent :+ 3 Md EUR (+ 3 Md en 2021)

Biens d’équipement : + 13 % (import : + 13 %)
Déficit : -43 Md EUR (- 39 Md en 2021)

Des signes positifs commencent toutefois à émerger, comme la création de nouveau sites et d’emplois industriels, dont le nombre est supérieur à ceux qui sont détruits. Olivier Becht a notamment cité l’investissement de ST Microelectronics dans une unité de semi-conducteurs à Crolle, en Isère, ou les sites de production de lithium qui se créent dans l’Allier et le Bas-Rhin.

Dans ce contexte, le fait que la France se soit hisser numéro 1 en termes d’attractivité des investissements directs étrangers en Europe est une bonne chose, mais il faudra « s’y maintenir » a indiqué Olivier Becht.

Reste le deuxième facteur de ce déficit structurel, qui relève davantage du ministre du Commerce extérieur : le nombre insuffisant de PME et ETI exportatrices et le volume insuffisant de leurs exportations. « Nos PME constituent 98 % des entreprises exportatrices mais seulement 13 % des exportations » a-t-il rappelé.

Des annonces dans les prochaines semaines

Sur ce front, il y a de bonnes nouvelles : le nombre d’entreprises exportatrices ne cesse de progresser depuis deux ans, atteignant aujourd’hui 144 400, 14 000 de plus.

Le ministre y voit l’impact positif de la Team France Export, dispositif qui rassemble depuis 2018 les Régions, Business France, les CCI, Bpifrance, les CCE et des partenaires autour d’un « guichet unique » des aides à l’export et d’une offre d’accompagnement dans la durée des entreprises. « Mais cela reste insuffisant car il en faut davantage, et il faut que les entreprises qui exportent augmentent leurs exportations et leurs parts de marché » a indiqué le ministre, résumant ainsi les principales orientations de sa stratégie.

En réponse à une question sur les priorités géographiques de sa politique de commerce extérieur pour les entreprises, Olivier Becht a laissé entendre qu’il n’en donnerait pas. « C’est aux entreprises de déterminer leurs cibles, a-t-il argumenté. Ce que je leur dis c’est ‘ayez le monde comme horizon ».

En réponse à une question du Moci sur ce qu’il pensait des rapports parlementaires récemment publiés appelant à un renforcement de la stratégie de commerce extérieur*, Olivier Becht a indiqué que des annonces seraient faites dans les prochaines semaines concernant la politique de commerce extérieur et la Team France Export. « Je salut le travail des parlementaires, a-t-il indiqué. Certaines propositions sont intéressantes et recoupent nos réflexions. Nous reviendrons vers vous avec des propositions très concrètes. ». Selon lui, il s’agit ni plus ni moins que de « s’attaquer dans le dur à cette partie structurelle du déficit ».

Christine Gilguy

* Outre le rapport d’information des députés Charles Rodwell et Sophia Chikirou présenté le 21 février à la Commission des Affaires économique, un second rapport émanant de la Délégation sénatoriale aux entreprises et intitulé « Commerce extérieur : l’urgence d’une stratégie publique pour nos entreprises », devait faire l’objet d’un débat au Sénat en présence d’Olivier Becht, en fin d’après-midi le 7 février.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/11/resorber-le-deficit-commercial-de-la-france-des-raisons-d-y-croire.html

 

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L'animation française & Ubisoft (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le CES Las Vegas (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CES Las Vegas (suite)
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Vu et lu dans 20 Minutes du 09/01/23

Vu et lu dans 20 Minutes du 09/01/23

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 10/01/23
Vu et lu dans Le Parisien Eco du 10/01/23

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Le marché de Rungis (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le marché de Rungis (suite)
Le marché de Rungis (suite)

Inflation à Rungis : les primeuristes sont dans les choux

https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/inflation-a-rungis-les-primeuristes-sont-dans-les-choux-2023-01-23-90517?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Matinale_Week-End_-_20230128&utm_medium=email

 

Par  Tanguy Patoux Le 23 janvier 2023

 

« On ne peut pas faire supporter cette augmentation à nos clients, alors il faut se débrouiller pour payer moins cher »

Le plus grand marché d’Europe n’est pas épargné par l’inflation et les clients de gros en pâtissent. Alors, pour garantir leur pérennité, ils se livrent chaque matin à une véritable bataille commerciale. Yassin, commerçant sur le marché de Belleville dans le XXe arrondissement, nous emmène dans son quotidien, à Rungis.

Il est trois heures, Rungis s’éveille… Même si la capitale des grossistes ne dort jamais vraiment. En revanche, pour les primeuristes, c’est au creux de la nuit que tout se joue. Dans le hangar « C2 », dédié aux denrées végétales, les étals colorés de fruits et légumes contrastent avec la grisaille du bâtiment. La mine des commerçants est aussi bien blafarde. Ce n’est pas la joie en ce moment avec l’inflation galopante.

Des mois de prix à la hausse qu’ils peinent toujours à encaisser : « Quoi, 1,60 le kilo d’oignon ?, peste Yassin, l’un des clients de gros habitué de Rungis. C’est beaucoup trop, il a encore pris 15 % ces derniers jours. »

La danse des négociations

« On ne peut pas faire supporter cette augmentation à nos clients, alors il faut se débrouiller pour payer moins cher », explique-t-il, remis de sa surprise. La débrouille pour lui, ça veut dire négocier. Un rituel à la mise en scène étonnante, un duel redoutable entre un grossiste et notre marchand. Tout commence par une poignée de main ferme et amicale – à Rungis, tout le monde se connaît et se respecte. Ensuite, face à Benjamin le grossiste de l’enseigne Vinas, Yassin s’informe sur le prix des courgettes.

« Un euro soixante-dix le kilo ! », lui balance-t-il, avant de tendre son index vers le bas. Un signe connu des habitués. Les néophytes, qui tournent comme des vautours autour de la négociation, ne le capteront pas mais, avec ce simple geste, le prix vient de baisser de dix centimes. Un rabais que Yassin a obtenu grâce à ses 25 ans d’expérience au sein du marché. Affaire conclue. Il repart avec plusieurs dizaines de kilos de courgettes haut de gamme, bien calibrées et d’un vert impérial.

Une stratégie bien huilée…

Car ici, le bel aspect est primordial. Pour les légumes traditionnels – comme la fameuse courgette –, le haut de gamme vient de France. La moyenne gamme arrive d’Espagne et l’entrée de gamme est marocaine. C’est le cas aussi pour les carottes. Sur ce sujet, Yassin le concède, son concurrent direct à Belleville ne choisit que les meilleurs arrivages.

« Le jour où il ne vend pas à Belleville, je sais que je peux prendre les carottes d’Espagne et gagner un peu plus d’argent. Mais, les autres jours, je dois m’aligner avec ses choix », se marre-t-il, ses yeux bleu-gris remplis de malice. Des astuces du genre, le marchand en sort des dizaines de son panier. Mais derrière ces légers subterfuges se cache un enjeu bien plus important, celui de maintenir à flot son affaire.

… et des business parallèles !

Plus loin dans le hall C2, les cagettes de fruits exotiques jonchent le sol. Un léger effluve méditerranéen s’en dégage et réchauffe les clients dans la fraîcheur nocturne. C’est là que Yassin croise son ami Franck, un autre client habitué du marché. Les deux hommes discutent de leurs petites affaires. « Deux filets de pommes de terre contre mon carton de lessive, ça te va ? », lui propose Franck. L’accord se conclut vite et, bientôt, les bidons attendront Yassin devant son semi-remorque.

Dans le hall C2, les primeuristes sillonnent les allées à vélo pour économiser du temps.

Ce business parallèle, il est essentiel à certains marchands pour joindre les deux bouts. Ici, les négociations officielles laissent parfois place à ces petits accords passés sous le manteau. Entre les diables et les palettes, il n’est pas rare de surprendre une conversation sur un whisky japonais vendu quatre fois moins cher qu’en boutique ou sur un paquet de clopes à cinq euros.

Ses palettes chargées au fond de son camion, Yassin repart fissa en direction de son stand sur le marché de Belleville. Il faudra se presser pour tout décharger et se mettre en place car il est bientôt cinq heures. Et Paris se réveille.

Les augmentations de prix sur un panier de légumes en un an (prix exprimés en HT), à partir du Réseau des Nouvelles des Marchés

 

Vu et lu dans Les Echos du 14/12/22
Vu et lu dans Les Echos du 14/12/22

Vu et lu dans Les Echos du 14/12/22

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Exosquelettes (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Exosquelettes (suite)
Exosquelettes (suite)
L'exosquelette de Wandercraft fait ses premiers pas aux Etats-Unis

https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/internationaliser-exporter/0703225455145-l-exosquelette-de-wandercraft-fait-ses-premiers-pas-aux-etats-unis-350809.php

Le 26/01/23

Conceptrice du premier exosquelette de marche auto-équilibré, la société parisienne Wandercraft a décroché l'autorisation de la Food and Drug Administration de commercialiser Atalante sur le marché américain.

Atalante va faire ses premiers pas sur le marché américain. Cet exosquelette de marche, autonome et auto-équilibré, qui a été imaginé par la société française Wandercraft, est aujourd'hui autorisé aux Etats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) pour la rééducation de patients victimes d'un accident vasculaire cérébral.

« Après l'AVC, nous visons les mêmes autorisations qu'en Europe depuis 2019, à savoir les paraplégies partielles ou totales, les hémiplégies et bientôt les tétraplégies partielles, quelles que soient les pathologies », projette Matthieu Masselin, son directeur général.

Ce polytechnicien a cofondé Wandercraft en 2012 avec un camarade de promotion, Nicolas Simon, qui avait déjà conçu sur les bancs de l'X les principes et l'architecture générale du futur Atalante, motivé par le handicap d'un membre de sa famille en fauteuil roulant. Une expérience personnelle qu'il partageait avec le troisième cofondateur, Jean-Louis Constanza, ingénieur en robotique. Aujourd'hui, l'équipe fondatrice est minoritaire au capitalaprès avoir levé 67 millions d'euros au total.

Marché exigeant

Pour prendre à bras-le-corps la stratégie outre-Atlantique, Matthieu Masselin a quitté Paris, où sont localisées la R&D et la production de la société, pour s'installer au bureau de New York, ouvert en septembre dernier. En 2023, l'entreprise, qui emploie 95 salariés, dont 60 ingénieurs et développeurs, prévoit 15 recrutements en France et 10 aux Etats-Unis.

« Le marché américain, qui représentera de l'ordre de 50 % de nos ventes [non dévoilées, NDLR], est innovant mais exige d'être livré rapidement et demande une qualité de service impeccable, justifie le directeur général. Nous recevons un intérêt marqué de tous les grands hôpitaux de rééducation et nous attendons les premières ventes dès le premier semestre 2023. »

Quelles briques technologiques articulent Atalante ? « Les algorithmes et l'électronique à haute rapidité sont uniques », souligne Matthieu Masselin. Protégé par 30 brevets internationaux, ce robot marcheur est animé par 12 moteurs qui, chacun, reçoivent 1.000 ordres par seconde pour pouvoir émuler la locomotion humaine.

« C'est le premier exosquelette de marche auto-équilibré, qui ne demande pas au patient de s'appuyer sur des béquilles pour éviter de tomber, ce qui change considérablement la qualité de rééducation et permet d'envisager un vrai usage personnel. »

Un exosquelette personnel

Quelle est son efficacité réelle ? Une séance de rééducation à la marche traditionnelle nécessite deux ou trois thérapeutes et permet au patient victime d'un AVC de faire 50 à 100 pas au début de la thérapie.

« Avec Atalante, il peut faire 1.000 pas », assure Matthieu Masselin. L'an dernier, 330 patients ont bénéficié de l'aide d'Atalante dans une vingtaine d'hôpitaux en France et en Europe.

Le coût, de l'ordre de 200.000 euros, est-il pris en charge ? « En France, les dispositions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2023 permettent, pour la première fois, de financer graduellement la robotique de rééducation », se félicite le dirigeant.

Avec un budget R&D de 9 millions en 2023 (+40 %), Wandercraft finalisera le développement de son exosquelette personnel, nettement plus mince et agile, qui pourra accompagner une personne privée de l'usage de la marche dans sa vie quotidienne.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/exosquelettes-au-service-de-l-homo-sapiens.html

 
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Le port de Gennevilliers, certainement pas celui de l’angoisse*

Publié le par Jacques SAMELA.

Le port de Gennevilliers, certainement pas celui de l’angoisse*
Le port de Gennevilliers, certainement pas celui de l’angoisse*

Que les villes du Havre, de Rouen, ou de Marseille, aient un port de commerce, vous deviez certainement vous en douter, je dirai même plus, vous le saviez.

Mais que la ville de Gennevilliers, en région parisienne, en ait un aussi, d’une taille non négligeable qui plus est, cela doit par-contre vous étonner, non ?

Et pourtant, c’est vrai, et il représente même un acteur grandissant dans la transition écologique en cours, j’y reviendrai.

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 03/02/20

Vu et lu dans Le Parisien Eco du 03/02/20

Tout d’abord son histoire, qui remonte déjà au siècle dernier, et plus précisément durant la 1ère guerre mondiale, en 1917, où Fulgence Bienvenue, le père du métropolitain de Paris, et Louis Suquet, compagnon de route de celui-ci durant les travaux du métro parisien, furent chargés par le conseil municipal de la ville Gennevilliers de dresser leurs plans afin de sonder la faisabilité de l’idée. Transmis en 1919, ils furent adoptés en 1920.

Alors pourquoi Gennevilliers plutôt que la ville de Clichy la Garenne, autre possibilité envisagée ?

Tout simplement pour des raisons de faible urbanisation, car à la différence de sa concurrente, la presqu’île de Gennevilliers était encore très agricole, avec un terrain plus que nécessaire, mais également, elle était proche des voies ferrées existantes de l’époque, et qu’en plus, elle était accessible aux bateaux provenant de la basse seine, l’autre versant étant difficile d’accès pour les gros navires, en raison de la hauteur des ponts jalonnant le parcours.

Cependant, ce n’est que 5 ans plus tard, après le lancement de l’avis d’enquête pour l’acquisition des terrains, que les 1ers travaux de sondages géologiques commencèrent, avec en 1928, la construction des deux premières darses** de l’enceinte portuaire en devenir.

Terminées en 1931, la 2ème guerre mondiale stoppa nette la suite de la construction du site, ne reprenant qu’en 1946, avec la mise en service et le creusement de la 3ème darse, destinée elle au trafic des combustibles liquides.

Cependant, au-delà de l’arrêt total des travaux dus à la guerre et de ses conséquences, un point positif demeure malgré tout, c’est celui d’avoir réglé ce problème des ponts (voir plus haut), puisque détruits intégralement, ils furent reconstruits cette fois en augmentant significativement la hauteur entre l’eau et leurs tabliers, occasionnant donc le libre passage aux bateaux de fort tonnage, et une future montée en capacité du site, et donc du trafic, qui avant-guerre était de 45 000 tonnes, passant en l’espace de 10 ans à 450 000 tonnes.

Et un site, qui en 1955 vit la mise en service de deux autres bassins, en 1957 celle de l’un des plus grands et moderne silo à grains d’Europe, d’une capacité de 2 300 tonnes, complétant en cela les 3 hectares de magasins et d’entrepôts, soit 32 000 m2 en 1958.

Ensuite, entre 1960 et 1963, un 5ème et 6ème bassin sont mis en service, occasionnant pour le coup un trafic en hausse à 1 350 000 tonnes, et 9 000 000 tonnes début des années 70, composé en grande majorité d’hydrocarbures, de matériaux de construction, de produits industriels et agricoles, de charbon et de véhicules en tout genre.

Années qui verront justement asseoir la notoriété et l’importance du port, devenant même le 1er port pétrolier de France.

Vu et lu dans Les Echos du 13/04/22

Vu et lu dans Les Echos du 13/04/22

Mais aussi 1er port de France à développer des écosystèmes dits vertueux, comme la possibilité pour les entreprises de s’approvisionner en énergies renouvelables (bornes électriques, stations GNV), de se fédérer pour mettre en commun la valorisation de leurs déchets, pour partager leurs ressources ainsi que leurs infrastructures. Elles seraient près de 300 sur le site, représentant près de 10 000 personnes y travaillant, donc très loin d’être négligeable.

Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22

Vus et lus dans Les Echos du 07/07//22, du 07/11/22, et du 13 & 14/12/22

Comme sa superficie également,  qui sur une étendue de plus de 400 hectares, lui permet d’accueillir bon an mal an près de 20 millions de tonnes de marchandises en transit, avec plus de 350 000 conteneurs, acheminés par camions ou par péniches, avec sur ce sujet, l’idée d’accroître la part modale des modes de transports alternatifs à 25 %, en partie actée aujourd’hui, avec notamment le rapprochement entre Ports de Paris, son gestionnaire, et les grands ports maritimes que sont Le Havre et Rouen, créant à l’occasion HAROPA PORT (www.haropaport.com), et devenant pour le coup le 5ème acteur de ce type en Europe, avec près de 120 millions de tonnes de trafics maritimes et fluviaux, 160 000 emplois directs et indirects, et tout cela en générant 7,3 milliards de richesse.

Et pour la petite info, sachez que l’ensemble représente 13 % de l’approvisionnement en marchandises de la région Ile de France.

Pourcentage qui devrait certainement augmenter, car de nombreux acteurs, que vous connaissez bien, que sont Monoprix, Ikea, ou encore Franprix, notamment pour l’ensemble de ses 300 magasins intra-muros (Paris), devraient continuer à être livrés par voie fluviale, répondant en cela, et depuis quelque temps déjà, à cette obligation qui devient la notre aujourd’hui désormais, soit de réduire au maximum l’empreinte carbone du transport logistique dans son ensemble, et plus particulièrement routier, avec également comme appoint, le ferroviaire (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/10/le-fret-ferroviaire-enfin-un-nouveau-depart.html), qui depuis 2019, est utilisé pour y acheminer, de province, du matériel pour les grands projets actuels que sont le prolongement du RER E vers l’Ouest, et bien entendu le Grand Paris, avec pour se faire, l’aménagement le long de la route principale du port de voies ferrées.

Ce que j’espère, c’est qu’après le déchargement de ces convois, l’ensemble est acheminé, pour la grande majorité, par barge, et non par camion ?

Vu et lu dans Le Journal du dimanche du 20/03/22 et Les Echos du 10/05/21 et du 15/12/22
Vu et lu dans Le Journal du dimanche du 20/03/22 et Les Echos du 10/05/21 et du 15/12/22

Vu et lu dans Le Journal du dimanche du 20/03/22 et Les Echos du 10/05/21 et du 15/12/22

Mais, si ce sujet (l’ensemble et celui juste au-dessus)  vous importe au plus au point, sachez que vous pouvez vous rendre compte vous-même, en visitant l’ensemble du site (https://www.gennevilliers-tourisme.com/croisiere-au-port-de-gennevilliers.html#:~:text=Horaires%20d'ouverture%20%3A%20lundi%2014h,de%20vie%20Port%20de%20Gennevilliers.&text=Pour%20chaque%20croisi%C3%A8re%20il%20ne,places%20disponibles%20sur%20le%20bateau.), comprenant le port de Gennevilliers, mais aussi celui de Bonneuil/Marne, alors pas en barge je vous rassure, mais en bateau, vous permettant justement, pendant près d’une heure, de vous faire une idée précise de son étendue, de son importance, et certainement de son rôle à jouer pour le futur, notre futur, que nous espérons vertueux en termes de préservation de notre environnement proche, mais aussi lointain. Vous m’en direz des nouvelles.

*https://www.cinematheque.fr/film/46113.html  

**Bassin généralement de forme rectangulaire où les cargos peuvent accoster (www.linternaute.fr).

Jacques Samela

 

Sources :

 . Wikipedia

. www.haropaprts.com

. https://www.latribune.fr/supplement/la-tribune-now/en-dotant-le-grand-paris-d-une-facade-maritime-haropa-port-accelere-la-relance-economique-verte-de-l-axe-seine-894116.html

. http://communaute-portuaire-de-gennevilliers.fr/

. https://www.ville-gennevilliers.fr/505/cadre-de-vie/economie-et-commerces/s-implanter-ou-se-developper/le-port-de-paris.htm

. https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/apres-la-tempete-le-port-de-gennevilliers-reprend-son-essor-25-08-2020-8372970.php

 

A lire :

. https://actu.fr/ile-de-france/bonneuil-sur-marne_94011/saviez-vous-que-les-magasins-franprix-de-paris-etaient-livres-depuis-la-seine_46572822.html#:~:text=Bonneuil%2Dsur%2DMarne-,Saviez%2Dvous%20que%20les%20magasins%20Franprix%20de%20Paris%20%C3%A9taient%20livr%C3%A9s,de%20Bonneuil%2Dsur%2DMarne.

 

 

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Voeux 2023 et Anniversaire

Publié le par Jacques SAMELA.

Voeux 2023 et Anniversaire
Voeux 2023 et Anniversaire

Encore le temps, et oui, déjà.

Merci à tous ceux qui me suivent, et bienvenue aux nouveaux.

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