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Carmat, Isorg, Parrot, Poma (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat, Isorg, Parrot, Poma (suites)
Carmat, Isorg, Parrot, Poma (suites)

CARMAT DEVRAIT PRODUIRE PLUS DE 100 CŒURS ARTIFICIELS EN 2023

https://vipress.net/carmat-devrait-produire-plus-de-100-coeurs-artificiels-en-2023/

Publié par Frédéric Fassot | 24 Jan 2023 | 

 

Le Français Carmat, concepteur et développeur d’un cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, communique pour la première fois ses objectifs financiers. La reprise graduelle des implantations de son cœur artificiel Aeson permet de viser un chiffre d’affaires de 10 M€ à 13 M€ en 2023. La société anticipe l’atteinte de son seuil de rentabilité en 2027.

Carmat a repris les implantations à titre commercial de son cœur artificiel Aeson en novembre 2022. La société poursuit très activement la formation de nouveaux hôpitaux, avec un objectif de 30 centres opérationnels en Europe, majoritairement en Allemagne et en Italie, d’ici la fin de l’année 2023. La montée en cadence de la production sera progressive et devrait permettre la production de plus de 100 cœurs artificiels en 2023. Sur la base de ces éléments, la société anticipe des ventes de 10 à 13 M€ en 2023.

500 prothèses par an en 2024 et 1000 unités à l’horizon 2027

Par ailleurs, pour accompagner une demande soutenue pour Aeson en Europe, et son lancement commercial aux Etats-Unis, anticipé en 2026, Carmat a prévu la mise en œuvre d’un plan industriel qui devrait lui permettre d’atteindre une capacité de production de 500 prothèses en 2024 et 1000 prothèses à l’horizon 2027. Sur la base de ces éléments, la société estime pouvoir atteindre son seuil de rentabilité d’ici 5 ans, en 2027.

« Ces derniers mois ont été riches d’enseignements et nous ont permis d’affiner à la fois notre stratégie d’accès au marché et notre stratégie industrielle. Compte tenu des avancées réalisées sur les différents chantiers (commercial, production, qualité, clinique, etc.), nous sommes en mesure de communiquer pour la première fois des objectifs financiers, et notamment une prévision de chiffre d’affaires de l’ordre de 10 à 13 M€ pour 2023. L’intérêt et la forte demande pour Aeson nous rendent particulièrement confiants dans le développement de nos ventes », souligne Stéphane Piat, directeur général de Carmat.

Fondée en 2008, Carmat est implantée en région parisienne avec son siège social de Vélizy-Villacoublay et un site de production à Bois-d’Arcy. La société emploie plus de 200 personnes hautement spécialisées.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

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Isorg obtient la certification du FBI pour son capteur optique d’empreintes digitales FAP30

https://www.minalogic.com/actualites-adherents/isorg-obtient-la-certification-du-fbi-pour-son-capteur-optique-dempreintes-digitales-fap30/

 

Certification de Bio1Print30, capteur d’images biométriques de grande surface, offre les avantages de la numérisation optique des empreintes digitales pour l’authentification mobile et nomade

Isorg, pionnier des photodétecteurs organiques (OPD) et des capteurs d'images de grande surface, annonce aujourd'hui la certification FBI du Bio1Print30, un capteur optique d'empreintes digitales de grande surface pour des applications où la sécurité mobile renforcée et l'authentification d'identité nomade sont essentielles. Le Bio1Print30, un capteur FAP30 (Fingerprint Acquisition Profile), dont la principale technologie est compatible avec les écrans de smartphones, est certifié comme répondant aux critères d'authentification PIV (Personal Identity Validation) et de Mobile ID.

Le capteur FAP30 est le deuxième de la famille d’Isorg des modules à bases organiques pour la numérisation des empreintes digitales à se qualifier pour le déploiement dans les applications gouvernementales pour l'authentification biométrique, visant à empêcher les accès non autorisés dans les sites sensibles ou lors des passages aux frontières. Il permet à l'écran de capturer une image numérique de l'ensemble du motif d'empreinte digitale, en un seul scan. De plus, Isorg Bio1Print30 intègre un ASIC propriétaire d'Isorg qui permet une intégration rapide et facile.

“Comme les capteurs d'empreintes digitales plus grands renforcent la sécurité, Isorg est heureux de recevoir la certification du FBI pour son module FAP30. Nous apportons au marché de la sécurité et de l'identification un capteur d'empreintes digitales OPD à large facteur de forme, qui augmente la surface active du scanner d'empreintes digitales tout en conservant la même image haute résolution", a déclaré Dieter May, PDG d'Isorg.

L'utilisation croissante par les gouvernements de la biométrie pour la gestion des frontières, la défense, le screening des employés, les soins de santé et la sécurité sont parmi les dynamiques du marché qui poussent à l'utilisation des capteurs d'empreintes digitales pour l'authentification biométrique.

Selon un rapport du Biometric Summit 2022, la police française est également à la recherche d'une capacité de prise d'empreintes digitales en mobilité, notamment pour collecter les données biométriques des victimes de crimes, afin de les différencier des autres données, telles que les empreintes digitales latentes trouvées sur la scène.

Isorg est le seul fabriquant de capteurs d'empreintes digitales à base organique à avoir obtenu la Certification FBI. Le capteur FAP30 apporte de nouveaux avantages clés pour l'authentification mobile et nomade :

  • Ultra-mince (1,5mm), au moins 30% plus fin que les modèles précédents, permettant une intégration facile de l’ASIC
  • Résistant à l'éclairage intérieur intense et à la lumière directe du soleil, permettant une utilisation précise et fiable partout et à tout moment
  • Résistant aux chocs et aux variations de température et d'hygrométrie.

Isorg estime que cette deuxième certification FBI profitera également à d'autres projets qu'elle mène basés sur la même technologie de capteur. Il s'agit de son intégration dans les smartphones, permettant à ceux-ci d'atteindre de faibles Taux de Fausses Acceptations (FAR) et Taux de Faux Rejets (FRR).

"Notre cœur technologique consiste en un composant de capteur très fin. Outre les avantages en termes de performance, de taille et de faible poids pour les scanners d'empreintes digitales, notre technologie OPD peut être laminée sur un écran OLED, permettant ainsi de répondre aux applications de haute sécurité sur les téléphones mobiles grâce à la reconnaissance d’empreintes digitales multiples (multi-doigt). Plus globalement, les premiers à adopter les capteurs organiques pour l'intégration dans les écrans seront en mesure de renforcer la composante sécurité des produits de leurs portefeuilles et d'acquérir un avantage concurrentiel", a ajouté M. May.

À ce jour, la majorité des scanners biométriques à doigt unique utilisent la technologie conventionnelle d'optique à prisme ; ceux-ci tendent à être encombrants et peu pratiques pour la mobilité, d’autant plus quand la surface active devient plus grande. Contrairement aux scanners d'empreintes digitales plats conçus avec des technologies optiques basées sur des matrices TFT (Thin-Film-Transistor), dont l'approche de rétroéclairage signifie que le capteur est placé sur le dessus du scanner d'empreintes digitales, rendant celui-ci sensible à la lumière extérieure, l'approche d'Isorg surmonte cet inconvénient. La source lumineuse d'Isorg est une "lumière frontale", où le capteur est placé derrière la source lumineuse. Le marché mondial des capteurs d'empreintes digitales devrait atteindre 13,3 milliards de dollars en 2030 avec un TCAC de 14,8 %.

A propos d’Isorg

Isorg est un pionnier de l’électronique organique et imprimée pour les photodétecteurs et les capteurs d’images de grande surface. Elle offre une nouvelle génération d’imageurs de haute performance avec la capacité de s’intégrer facilement dans des systèmes aux formes ou facteurs de formes variés. Ses capteurs d’images flexibles trouvent leur application dans l’électronique de consommation, la sécurité de l’identité et le contrôle d’accès, l’IoT et les appareils médicaux. En 2020, elle a lancé le premier démonstrateur au monde de Fingerprint On Display (FOD) avec une taille plein écran pour les smartphones. Un an plus tard, elle a reçu le premier certificat FBI au monde pour un module d’empreintes digitales basé sur des photodiodes organiques pour le marché de la sécurité et de l’identification. Créée en 2010 et en partenariat avec le CEA-Liten, un centre d’innovation français leader dans les nouvelles technologies de l’énergie et les nanomatériaux, Isorg a levé un total de 58,2 millions d’euros (soit environ 59 millions de dollars) sur quatre levées de fonds.
www.isorg.fr

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/12/isorg-une-technologie-francaise-de-rupture.html

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LE CHIFFRE D’AFFAIRES DE PARROT S’EST ENVOLÉ DE 32% EN 2022

https://vipress.net/le-chiffre-daffaires-de-parrot-sest-envole-de-32-en-2022/

Publié par Frédéric Fassot | 16 Mar 2023 | 

 

Le groupe Parrot, spécialiste européen des drones civils professionnels, a réalisé en 2022 un chiffre d’affaires consolidé de 71,9 M€, en croissance de 32% (+24% à taux de change constant).

Parrot a continué de tirer parti de la stratégie mise en œuvre fin 2018 centrée sur son offre d’équipements et de logiciels sur le marché des microdrones professionnels. Les ventes de microdrones, principalement les modèles ANAFI pour la sécurité (ANAFI USA fabriqué aux Etats-Unis) et pour l’inspection (ANAFI Ai fabriqué en Chine) ont bondi de 88% pour représenter 55% du chiffre d’affaires du groupe. L’ANAFI USA destiné aux marchés de la sécurité et de la défense a été acquis par des institutions des pays de l’OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, France, Europe du Nord, Japon notamment).

Les solutions logicielles dédiées à l’analyse d’images (photogrammétrie) dans le domaine de la cartographie, de l’inspection, de la sécurité et de l’agriculture de précision ont représenté 45% de chiffre d’affaires et sont en croissance de 25%.

Sur la base du « nouveau périmètre » du groupe suivi depuis début 2022, le chiffre d’affaires de Parrot s’est élevé à 70,7 M€, en hausse annuelle de 75% (+64% à taux de change constant). La comparaison tient compte de la déduction du chiffre d’affaires des produits grand public (drones grand public toutes gammes, reliquat accessoires) dont les ventes ont été finalisées en 2021, ainsi que des filiales cédées (Micasense en janvier 2021, et Sensefly SA et Sensefly Inc en octobre 2021).

Parrot souligne ainsi avoir relevé en 2022 les défis liés à l’environnement conjoncturel (pénurie de composants électroniques et industriels, inflation, contexte sanitaire) pour répondre à l’intérêt croissant pour ses technologies. Parrot a ainsi pu répondre à la demande croissante pour ses microdrones en sécurisant ses achats et ses capacités de production.

La croissance des ventes, couplée à une allocation maitrisée des ressources, a permis au groupe de ramener ses pertes opérationnelles courantes annuelles à – 19,0 M€ contre – 34,9 M€ à fin 2021, pour une perte nette part du groupe de 19,5 M€.

Parrot, fondé en 1994 par Henri Seydoux, son p-dg et principal actionnaire, conçoit et développe ses produits, principalement à Paris où est établi son siège, et en Europe. Le groupe compte aujourd’hui plus de 500 collaborateurs dans le monde et réalise la grande majorité de ses ventes à l’international.

Voir la présentation de Parrot aux investisseurs (décembre 2022)

https://www.parrot.com/assets/s3fs-public/2022-12/Parrot_Pr%C3%A9sentation-Investisseurs_DEC-2022_FR_Finale.pdf

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/02/parrot-le-perroquet-connecte.html

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Fabien Felli (Poma) : « Continuer à nous battre pour un transport bas carbone »

https://www.brefeco.com/expertises/fabien-felli-poma-continuer-nous-battre-pour-un-transport-bas-carbone

 

PUBLIÉ LE 29/11/2022

Edyta Tolwinska

Entré il y a une dizaine d’années dans le groupe Poma, Fabien Felli en a grimpé les échelons pour en devenir président à l’été 2022. Il a pris la succession de Jean Souchal qui continuera à accompagner Poma en tant que président du conseil de surveillance. Une nouvelle page dans l’histoire du pionnier français du transport par câble. Mais des valeurs qui restent.

Fabien Felli a la fibre internationale. Avant d’arriver chez Poma en 2011, il avait déjà beaucoup voyagé quand il opérait chez Matra, Thales ou encore Airbus. Il avait même vécu quelques années à Pékin. Entré chez Poma comme directeur export, il en est devenu directeur international puis directeur commercial, avant d’en être nommé vice-président du directoire en 2019. Autant dire qu’il connaît bien la maison et, si son style sera inévitablement différent de celui de Jean Souchal, il ne faut pas s’attendre à une secousse majeure dans ce groupe industriel qui a fait - et fait encore - l’histoire des sports d’hiver. Et, d’une façon plus large, l’histoire des transports par câble.

La montagne, mais pas que !

Poma est un géant mondial des télésièges, télécabines et autres téléphériques. Après 85 ans d’existence, il compte plus de 8.000 installations au compteur, dans 90 pays. Ses divers appareils transportent près de 6,5 millions de personnes par heure. Et pas seulement en montagne. Car si Poma est une marque bien connue des skieurs alpins, il ne faut pas oublier que le groupe isérois a su s’imposer aussi dans un environnement tout autre : la ville. Après avoir pris largement sa part dans l’équipement des stations de ski françaises au cours des décennies 1950-2010, et alors que les besoins en remontées mécaniques ralentissaient, il a su se tourner d’une part vers des pays qui commençaient à s’intéresser aux sports d’hiver (Chine et Russie en particulier, en stand-by total depuis la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine), et d’autre part vers de nouveaux débouchés. C’est le cas des télécabines urbaines qui peuvent constituer un moyen très complémentaire aux autres transports collectifs. Elles sont aussi, parfois, le mode de transport le plus pratique pour passer d’un quartier à l’autre.

Il n’est qu’à faire une petite liste de quelques réalisations de Poma pour se rendre compte de la dimension prise par le transport urbain par câble dans la mobilité propre. Dans le désordre : le téléphérique de New York reliant Manhattan à Roosevelt Island (2010), les télécabines de Nini Novgorod en Russie qui enjambe la Volga sur 3,6 kilomètres (2012), de Medellin (Colombie, 2004 puis 2021), de Guayaquil (2020), de Saint-Domingue (République dominicaine, 2022) ou encore le téléphérique d’Antananarivo (Madagascar, en cours).

Et, alors que la France s’est longtemps détournée de ce moyen de transport urbain, la voilà qui s’y met. Poma a déjà marqué quelques points avec le téléphérique de Toulouse, la télécabine de Saint-Denis-de-la-Réunion et la future liaison aérienne par câble de Grenoble (entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux).

Nous voulons abaisser notre empreinte globale, produire avec un plus faible impact, avec moins de matières premières par exemple

L’un des enjeux d’avenir auquel doit aujourd’hui faire face Fabien Felli est celui de l’environnement et de la diminution de l’impact carbone. Le nouveau président en fait une priorité : « Nous déployons un ensemble d’innovations dans le cadre de notre projet dénommé LIFE (Low Impact For Environnement) qui vise l’ensemble des composants de nos produits et de nos process : il s’agit d’abaisser notre empreinte globale, produire avec un plus faible impact, avec moins de matières premières par exemple. Entamée il y a plusieurs années, cette démarche peut s’appuyer aujourd’hui sur le bilan carbone que nous avons effectué en 2021 ».

L'INFO EN + EN 2000, POMA A LIVRÉ LA PLUS GRANDE ROUE DU MONDE À LONDRES, LA LONDON EYE.

Poma en chiffres :

CA 2021 : 332 millions d’euros dont 50 % à l’export

Effectif : 1 300 personnes dont 820 en France sur cinq sites en Auvergne-Rhône-Alpes

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/03/poma-de-la-montagne-a-la-ville.html

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Les pôles de compétitivité (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les pôles de compétitivité (suite)
Les pôles de compétitivité (suite)

55 PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ LABELLISÉS POUR LA PHASE V (2023-2026)

https://vipress.net/55-poles-de-competitivite-labellises-pour-la-phase-v-2023-2026/

Publié par Frédéric Fassot | 28 Mar 2023 | 

 

Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’industrie, a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de l’Association française des pôles de compétitivité (AFPC) les lauréats de l’appel à candidatures pour la phase V des pôles de compétitivité. Pour chaque euro public investi, ce sont 3 euros supplémentaires que les PME adhérentes des pôles investissent en R&D, le tout dans le cadre d’un partenariat étroit entre l’Etat et les régions, a souligné le ministre.

Pendant la phase IV (2019-2022), les pôles ont fédéré 2000 adhérents supplémentaires, et ce malgré la crise sanitaire. Ils forment désormais un réseau de 18 500 entreprises innovantes et centres de recherche et de formation. Pendant ces quatre années ils ont porté, accompagné et obtenu des financements pour près de 1000 projets européens pour eux et leurs adhérents.

Conformément aux dispositions du cahier des charges (*), les dossiers ont fait l’objet d’une expertise par un comité de sélection réunissant l’Etat et les Régions.

A l’issue de cette procédure, la Première ministre a décidé de suivre les recommandations du comité de sélection et de labelliser 55 pôles de compétitivité :

  • 47 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée de quatre ans : Aerospace Valley, Agri SOI, ALPHA-RLH, Aquimer, Atlanpole Biothérapies, Axelera, Bioeconomy for change, BioValley France, Cap Digital, Capénergies, CARA, CIMES, Clubster NSL, Cosmetic Valley, EMC2, Eurobiomed, Finance Innovation, Hippolia, iD4CAR, Images & Réseaux, Innov’Alliance, i-Trans, LyonBiopôle, Medicen, Minalogic (voir article dans cette édition), Nextmove, Nuclear Valley, Optitec, PMT, Pôle Avenia, Pôle européen de la céramique, Pôle Mer Bretagne Atlantique, Pôle Mer Méditerranée, Pôle Véhicule du Futur, Polymeris, Qualitropic, S2E2, SAFE, SCS, Systematic, Techtera, Tenerrdis, TES, Valorial, Végépolys Valley, Vitagora, Xylofutur.
  • 4 pôles sont labellisés pour une durée de deux ans, prolongeable à quatre ans sous certaines conditions : ASTech, EuraMaterials, Fibres-Energivie, Team².
  • 2 pôles sont labellisés pour une durée d’un an, prolongeable à quatre ans sous certaines conditions : Derbi, Materalia.
  • 2 nouveaux projets de pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée de deux ans, prolongeable à quatre ans sous la condition d’une structuration effective : ENTER et Infr@2050.

« Depuis près de 20 ans, les pôles de compétitivité se sont imposés comme un produit à succès de notre politique d’innovation. Pour les entreprises, c’est la possibilité de nouer des relations et des partenariats avec les acteurs de leurs écosystèmes d’innovation, en particulier les laboratoires et établissements d’enseignement supérieur. Pour les pouvoirs publics, c’est un relai sur le territoire des politiques que nous mettons en œuvre, comme France Relance et désormais le plan France 2030. Je salue les résultats de la phase IV des pôles.

Pour chaque euro public investi, c’est 3 euros supplémentaires que les PME adhérentes des pôles investissent en R&D, le tout dans le cadre d’un partenariat étroit entre l’Etat et les régions. L’innovation sera la clé de la réindustrialisation durable et verte de notre pays. C’est pourquoi je souhaite que la phase V des pôles de compétitivité soit placée sous le signe de la réindustrialisation verte, et permette à nos startups, TPE-PME et ETI de renforcer leur croissance, leur capacité d’innovation, leurs partenariats industriels, leur visibilité et leur capacité de projection à l’international », a commenté Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’industrie.

(*) L’appel à candidatures pour la phase V (2023-2026) a été lancé le 2 août dernier. Il était ouvert aux structures déjà labellisées lors de la phase IV comme aux candidatures nouvelles. Trois objectifs principaux ont été définis par l’État et les Régions, en mobilisant l’ensemble des partenaires, pour la phase V :

  • Faire émerger des écosystèmes plus forts, mieux interconnectés et en capacité de répondre aux défis tant nationaux que régionaux grâce à des rapprochements.
  • Renforcer le développement de l’action des pôles au niveau européen, pour confirmer les succès de la phase IV et amplifier le rayonnement international de nos écosystèmes d’innovation en mobilisant les financements européens.
  • Soutenir les PME et start-up françaises dans leurs transformations et leur développement, en accompagnant des projets d’innovation et d’industrialisation technologiquement exigeants et structurants pour les filières industrielles, en cohérence avec le déploiement de France 2030 et les priorités régionales.

Lire le dossier sur les pôles de compétitivité ICI

https://presse.economie.gouv.fr/715-dossier-de-presse-annonce-de-la-phase-v-des-poles-de-competitivite/?token=486425fea7520ca2a21ba1e85f908364%2Bt6cI9YZH7CmzDAlErXf9KLm59Y70ISsZn%2F70nmApeJJOhRgmqo%3D&lang=fr

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/le-dossier-du-mois-les-poles-de-competitivite

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Les ETI (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Les ETI (suite)
Les ETI (suite)
Vu et lu dans Ecomeca n° 99 de février 2023
Vu et lu dans Ecomeca n° 99 de février 2023

Vu et lu dans Ecomeca n° 99 de février 2023

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Pasqal (suite) & plus

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal (suite) & plus
Pasqal (suite) & plus

Dans la course à l'ordinateur quantique, la start-up française Pasqal met le turbo

https://www.linfodurable.fr/dans-la-course-lordinateur-quantique-la-start-francaise-pasqal-met-le-turbo-36510

Le 24/01/2023

 

La start-up française Pasqal, qui vient de lever 100 millions d'euros pour accélérer le développement de son ordinateur quantique, entend prouver sa pertinence industrielle, dans un domaine encore embryonnaire.

Cette opération propulse la jeune pousse, qui compte le prix Nobel de physique 2022 Alain Aspect parmi ses cofondateurs, au premier plan des entreprises européennes du secteur.

Les ordinateurs quantiques sont appelés à transformer radicalement l'informatique, avec des puissances de calcul gigantesques, sans commune mesure avec les machines classiques.

Les applications potentielles sont immenses dans l'industrie, en intelligence artificielle (amélioration de l'apprentissage automatique), dans la finance, ou encore dans l'optimisation des réseaux d'énergie ou des transports.

En chimie, ils pourraient être capables de réaliser des simulations numériques extrêmement fines de nouvelles molécules. Les chercheurs n'auraient plus forcément à synthétiser celles-ci pour les observer et tester des interactions, par exemple pour développer de nouveaux médicaments.

Pour l'instant, Pasqal est une start-up employant une centaine de collaborateurs, dont les machines déjà construites se comptent sur les doigts d'une main.

L'une d'elle est accessible en ligne depuis mai 2022, pour que de premiers projets et cas d'usage puissent être testés par des développeurs.

D'autres sont en cours d'achèvement, avec notamment deux livraisons prévues dans les grands centres de calcul intensif français (Genci) et allemand (Jülich).

Aucun ordinateur quantique n'a toutefois réussi pour l'instant à prouver de façon indiscutable sa supériorité sur un ordinateur classique. Mais "on est en train de rentrer dans une nouvelle ère où l'ordinateur quantique commence à être au niveau de l'informatique classique", affirme Georges-Olivier Reymond, le directeur général de Pasqal.

La jeune entreprise s'apprête ainsi à publier un article scientifique avec la banque d'investissement du Crédit Agricole expliquant comment son processeur quantique a pu faire aussi bien qu'un ordinateur classique sur un problème de calcul du risque emprunteur pour les crédits.

Avec l'argent levé, la start-up basée à Massy (région parisienne) compte doubler ses effectifs en un an et construire quelques dizaines de machines sur les années à venir, selon Georges-Olivier Reymond.

- "Avantage quantique" -

Le but est d'arriver à augmenter rapidement leur puissance de calcul pour parvenir enfin à battre une machine classique.

Cet "avantage quantique" pourrait être atteint "d'ici 1 à 3 ans, selon la chance ou l'optimisme que l'on a", explique le dirigeant.

IBM, l'un des groupes mondiaux les plus avancés dans la course à l'ordinateur quantique, espère de son côté y arriver d'ici à 2024.

Google avait revendiqué la "suprématie quantique" en 2019, affirmant que son processeur Sycomore avait fait en 3 minutes un calcul qui aurait demandé plus de 10.000 ans à un supercalculateur classique.

Mais cette affirmation a ensuite été contestée, notamment parce que le calcul fait alors ne servait à rien d'autre que remporter cette victoire.

Le problème pour les constructeurs d'ordinateurs quantiques est d'arriver à augmenter le nombre de bits quantiques (aussi appelés qubits), la brique élémentaire du processeur quantique.

Fondés sur l'infiniment petit (des atomes de rubidium manipulés par des lasers, dans le cas de Pasqal), ces qubits sont aussi très instables et très difficiles à contrôler, avec une difficulté qui va croissante au fur et à mesure qu'on en rajoute pour doper la puissance de l'ordinateur.

Pasqal, qui livrera des machines de 100 qubits aux centres de calcul français et allemand, a pour objectif de parvenir bientôt à un processeur de 1.000 qubits.

"Pour nous, c'est un peu le chiffre magique, dont nous pensons qu'il nous permettra d'atteindre l'avantage quantique", souligne Georges-Olivier Reymond.

Les investisseurs qui parient sur Pasqal sont des fonds internationaux, comme Temasek, fonds souverain singapourien, le fonds saoudien Wa'ed, filiale du géant pétrolier Aramco, ou encore le fonds de l'Union européenne EIC et les fonds français Bpifrance et Innovation Défense.

Les fonds privés européens Daphni, Eni Next ou Quantonation, fonds français focalisé sur le quantique, participent également au tour de table.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

 

Vu et lu dans Le Monde du 09/02/23

Vu et lu dans Le Monde du 09/02/23

 

La France et les USA signent un accord sur la technologie quantique

https://www.ecinews.fr/fr/la-france-et-les-usa-signent-un-accord-sur-la-technologies-quantique/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-06-12-2022

Le 04 décembre 2022 Par A Delapalisse, Nick Flaherty

 

Les États-Unis et la France ont signé un accord sur la technologie quantique lors de la visite du président Emmanuel Macron à Washington DC cette semaine.

La déclaration de coopération s’appuie sur les accords signés à Paris en octobre 2018 et sur une déclaration conjointe de 2021 sur la coopération scientifique et technologique qui désigne explicitement la science de l’information quantique comme un domaine dans lequel les deux parties ont approuvé la poursuite de la coopération en matière de recherche.

« Le potentiel de la science et de la technologie de l’information quantique pour répondre aux questions scientifiques urgentes au profit de l’humanité est infini », a déclaré le Dr Arati Prabhakar, directeur du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison Blanche (OSTP) et conseiller scientifique en chef du président Biden, qui a signé la déclaration conjointe pour les États-Unis. « Cette déclaration montre un engagement entre les États-Unis et la France à travailler ensemble pour atteindre nos objectifs quantiques communs, fondés sur nos principes communs. »

Le Dr Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a signé la déclaration commune pour la France. « Les États-Unis et la France partagent la conviction que la science et la technologie de l’information quantique modifieront profondément de nombreux secteurs de notre économie », a déclaré Retailleau. « Cette déclaration souligne notre volonté de travailler vers des objectifs communs basés sur des valeurs partagées. »

« La signature de la déclaration conjointe sur la coopération dans les sciences et technologies de l’information quantique entre les États-Unis et la France est un énorme pas en avant dans l’avancement de la technologie quantique », a déclaré Georges-Olivier Reymond, PDG et fondateur de Pasqal, l’un des principaux acteurs de l’informatique quantique en Europe.

Une nouvelle start-up dédiée au calcul quantique

“The signing of the Joint Statement on Cooperation in Quantum Information Science and Technology between the United States and France is a huge step forward in advancing quantum technology,” said Georges-Olivier Reymond, CEO and founder of Pasqal, one of the leading quantum computing firms in Europe.

« Cette collaboration mondiale est essentielle pour que l’informatique quantique atteigne son potentiel révolutionnaire et sécurise les systèmes contre les attaques quantiques. En tant qu’entreprise quantique née à Paris et présente aux États-Unis, nous sommes impatients de soutenir la collaboration entre les deux pays et d’apporter de la valeur aux utilisateurs finaux grâce à notre technologie quantique à atome neutre », a-t-il déclaré.

Pasqal a annoncé une collaboration de recherche avec l’Université de Chicago pour faire progresser l’informatique à atomes neutres, la première société basée en France à collaborer au développement de la technologie quantique aux États-Unis.

Le Dr Charles Tahan, directeur adjoint de la science de l’information quantique au Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison Blanche et directeur du Bureau national de coordination quantique, a déclaré : « Résoudre les problèmes compliqués de la science de l’informatique quantique, tout en développant le marché mondial et chaîne d’approvisionnement nécessaire pour faire passer les technologies quantiques du laboratoire au marché, nécessitera des connexions et des collaborations entre nos écosystèmes, ce que cette déclaration commune facilitera.

Le Dr Neil Abroug, responsable de la Stratégie nationale quantique française au Secrétariat général de l’investissement, a déclaré : « Le développement de technologies quantiques utiles et robustes est confronté à des questions scientifiques, technologiques, économiques et organisationnelles très difficiles auxquelles il faut répondre, et aucun pays ne semble avoir la capacité de le résoudre par lui-même. Nous devons identifier les complémentarités et collaborer avec nos partenaires pour atteindre la masse critique pour relever ces défis. Cette déclaration commune facilitera la coopération entre les écosystèmes américain et français.

www.pasqal.io

 

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Thierry Breton & Nicolas Dufourcq, en mission

Publié le par Jacques SAMELA.

Thierry Breton & Nicolas Dufourcq, en mission
Thierry Breton & Nicolas Dufourcq, en mission

Après vous avoir fait découvrir Louis Gallois (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/01/louis-gallois-l-homme-de-la-competitivite-francaise.html) et Christine Lagarde (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/03/christine-lagarde-une-femme-francaise-d-influence.html), soit le précurseur de la nouvelle compétitivité française, et la présidente actuelle de la Banque centrale européenne, voici donc cette fois-ci, pas un, mais deux autres portraits français (déjà fait ultérieurement), que je présenterai comme les « activistes » de la réindustrialisation, française et européenne, soit Nicolas Dufourcq, nouvellement reconduit dans ses fonctions de directeur général de Bpifrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte), et Thierry Breton, actuel commissaire européen au Marché intérieur.

Alors, comme d’habitude, et sans faire acte de préférence, ma première présentation concernera donc Thierry Breton, eu égard seulement à la première lettre de son prénom.

Donc, aujourd’hui commissaire européen au Marché intérieur, qui intègre également la politique industrielle, la défense et l’espace, soit une première dans le fonctionnement de l’UE en englobant enfin ces sujets, devenus aujourd’hui primordiaux pour qu’elle prenne sa place dans le monde de demain, et pèse de tout son poids face à la Chine et aux Etats-Unis.

Et ce poste, il permet également à la France de se retrouver à nouveau sur le devant de la scène des institutions européennes, avec comme souhait d’y défendre des idées pas toujours bien perçues, voire considérées arrogantes, mais malgré tout primordiales (https://www.vie-publique.fr/en-bref/285577-bilan-de-la-presidence-francaise-du-conseil-de-lunion-europeenne). Je rappelle juste que la France est un des pays fondateurs de l’UE.

Sinon, pour en revenir au personnage, et notamment à son parcours, on peut dire qu’il est plutôt chargé ou complet, c’est selon.

En effet, après une scolarité à l’Ecole alsacienne de Paris, suivie d’une prépa aux grandes écoles au Lycée Louis le Grand, il obtient en 1979 un diplôme d’ingénieur à Supélec, et dans le cadre de son service national, au titre de la coopération, il devient professeur d’informatique et de mathématiques au lycée français de New York.

Ensuite, après cette expérience certainement enrichissante, il crée en 1981 une société d’analyse de systèmes et d’ingénierie informatique appelée Forma Systems, qu’il dirigera pendant cinq ans, avant cette fois-ci de se consacrer au projet du Futuroscope à Poitiers, suite à une rencontre avec son instigateur René Monory (1923-2009), plusieurs fois ministre, et dont son principal fait sur cette idée, sera d’en imaginer la création de la Technopôle (https://www.lavienne86.fr/au-quotidien/attractivite/outils-damenagement/la-technopole-du-futuroscope/site-internet-de-la-technopole).

Lieu où il embrassera également une carrière politique, tout d’abord en intégrant en 1986 le cabinet de celui qui deviendra son mentor (voir ci-dessus), comme conseiller pour l’informatique et les technologies nouvelles au ministère de l’éducation, ensuite, en devenant conseiller régional de Poitou-Charentes, et finalement ministre de l’économie, des finances et de l’industrie dans le gouvernement Raffarin, alors 1er ministre du président Chirac (2005), où il sera l’un des artisans de la privatisation des autoroutes et de France Télécom.

Entreprise qu’il connait par ailleurs très bien, puisqu’il en fut le dirigeant pendant plusieurs années à partir de 2002, contribuant à relever celle qui est surnommée à l’époque « l’entreprise la plus endettée au monde », à hauteur de 70 milliards d’Euros, à premier opérateur historique à avoir élaboré et mis en œuvre le concept d’ »opérateur intégré », et ramenant en moins de trois ans la dette en dessous des 40 millions d’Euros.

Mais avant cela, il fut le directeur général de la société CGI de 1990 à 1993, suivi de directeur de la stratégie et du développement de la société Bull, avant d’en devenir directeur général adjoint, et au final vice-président à l’âge de 40 ans.

En 1997, il est nommé à la tête du groupe Thomson, alors valorisé un franc symbolique, qu’il réussira à valoriser jusqu’à 100 milliards de francs en 2002, lui valant au passage d’être nommé « stratège de l’année » par le quotidien économique La Tribune.

Ensuite, et après son passage à la tête de France Télécom (voir plus haut), il sera nommé en 2008 président du directoire de l’entreprise Atos Origin (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/05/atos-le-mousquetaire-du-numerique.html), puis PDG un an plus tard, avec quelques faits marquants à son actif, comme le rachat du groupe allemand Siemens IT Solutions & Services, permettant à Atos de se hisser au 2ème rang européen derrière IBM, tout en devenant « l’Airbus » des services informatiques, l’acquisition des sociétés Bull, qu’il connait bien (voir plus haut), et Xerox ITO, ou encore l’entrée du groupe au CAC 40,avec une capitalisation de 7,29 milliards d’Euros.

Et cette fonction, il la quittera en 2019 pour son poste actuel, que je ne vous présente plus.

Par-contre, saviez-vous qu’il est aussi un écrivain à succès ?

En effet, et ce depuis l’âge de 29 ans, où il publiera en 1984 son premier ouvrage, coécrit avec Denis Beneich, intitulé Softwar, considéré comme l’un des premiers à se saisir du sujet des virus informatiques, traduit en une dizaine de langues, vendu à 1,5 millions d’exemplaires, et adapté à la télévision en 1992.

Suivront en 1985 un livre intitulé Vatican III, imaginant cette fois-ci la propagande de l’image par le biais de satellites géostationnaires, et obtenant le prix du meilleur roman de science-fiction de l’année à l’occasion des Gutenberg du livre, en 1987, et Netwar, distingué lui par le prix Mannesman-Tally, récompensant le meilleur roman lié au secteur informatique, complétés par six essais de 1991 à 2007.

Comme quoi, rien ne l’arrête, ce qui finalement semble être un des traits forts de sa personnalité, car aujourd’hui, dans le cadre de sa fonction plus que stratégique, il impose ses vues et ses décisions au moyen d’une méthode jugée par certains trop directe, voire agaçante, certainement acquise tout au long de son parcours, notamment industriel. Cependant, malgré quelques réticences, elle a l’air de fonctionner, ce qui pour l’UE est une chance, selon moi.

Vu et lu dans Challenges n° 776 du 02/03/23

Vu et lu dans Challenges n° 776 du 02/03/23

 

Et maintenant, place donc au second portrait français, Nicolas Dufourcq, dont l’ambition est de relever l’industrie française, faisant l’objet même d’un livre écrit de ses mains, intitulé « La désindustrialisation de la France », paru en juin dernier chez Odile Jacob.

Et c’est bien comme directeur général de Bpifrance qu’il compte favoriser ce retour, car rappelons-le quand même, la France est le pays de l’UE le plus désindustrialisé, à l’exception de la Grèce, avec en 2021, une représentation de 16,8 % dans notre PIB, alors que l’Allemagne en était à 26,6 %, l’Italie à 22 %, et la Suède à 20,5 %.

C’était certainement les conséquences de ce que l’on a appelé à l’époque, le concept du « fabless »  (https://www.lepoint.fr/economie/le-fabless-passion-francaise-13-10-2011-1387565_28.php#11), et qui durant la crise du Covid s’est révélé problématique, avec la difficulté de trouver sur place des masques, des médicaments, et encore moins la possibilité de produire des vaccins.

Mais bon, avant de devenir le pourfendeur, non masqué, de la désindustrialisation française, il fut étudiant au lycée Henri IV de Paris, obtint les diplômes de Paris HEC, où il prit le temps de créer 5 startups, et de l’ENA, avec comme idée qu’une voie était toute tracée pour ce fils d’ambassadeur, et d’une mère secrétaire d’état à la Recherche au sein du gouvernement Juppé en 1995.

Et ce fut effectivement le cas, en embrassant la fonction d’inspecteur des finances pendant plusieurs années, avant de bifurquer vers la politique, en devenant le directeur adjoint du cabinet de René Teulade, alors ministre des affaires sociales et de l’intégration au sein du gouvernement Bérégovoy (1992)

Il y reviendra un an plus tard, avant cette fois-ci de découvrir l’industrie, en devenant chargé de mission auprès du directeur général de France Télécom, conseiller du président, directeur de différentes branches du groupe, y développant, avant d’en devenir le PDG, le fournisseur d’accès à internet Wanadoo, pour finir comme directeur exécutif de la branche téléphonie et internet du groupe.

Quand on y regarde bien, quelques similitudes existent entre ces deux messieurs, l’incursion dans le monde politique, mais aussi leur passage au sein du groupe France Télécom. Mais vous l’aviez peut-être déjà vu ?

Ensuite, il intégrera le groupe Capgemini au poste de directeur délégué de la France et d’une partie de l’Europe, avant de prendre celui de directeur général adjoint chargé des finances, de la gestion des risques et j’en passe (voir le reste sur Wikipedia), et au final, de directeur du suivi des grands comptes, où il entreprendra avec succès au redressement du groupe.

Et donc, pour se retrouver aujourd’hui au poste que vous connaissez, depuis 2013, avec à son actif la mise en place d’une structure désormais incontournable dans l’investissement de l’innovation en France, devenant au fil des ans le pourvoyeur de l’écosystème français des start-up, par le biais de systèmes de prêts, de prises de participation directe ou via des fonds, ou encore le développement de plans consacrés à la « Deeptech », ainsi que celui intitulé « French Fab », contribuant justement à la réindustrialisation de l’Hexagone, affaire qu’il compte mener en amateur avisé d’alpinisme, soit avec difficulté, mais avec persévérance.

Ce que sont finalement nos deux défenseurs de l’industrie, française et européenne, naviguant à contre-courant de ce qui a été la norme pendant de nombreuses années, et qu’ils remettent au gout du jour pour le bien de nos nations, faisant que le mot souveraineté ne soit pas juste un état d’esprit de repli sur soi, voire de protectionnisme ravageur, mais plutôt de reconquête.

Jacques Samela

 

Sources :

 

1/ Thierry Breton

. Wikipedia

. https://www.decideurs-magazine.com/finance/37055-thierry-breton-le-super-commissaire.html

. https://www.contexte.com/article/pouvoirs/thierry-breton-corsaire-europeen-a-lindustrie_163501.html

. https://confrontations.org/tdorgetconfrontations-org/le-grand-entretien-thierry-breton-la-force-qui-est-la-notre-cest-la-solidarite/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-grand-entretien-thierry-breton-la-force-qui-est-la-notre-cest-la-solidarite

. https://www.economie.gouv.fr/saef/thierry-breton

. https://ec.europa.eu/commission/commissioners/2019-2024/breton_fr

A lire :

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/la-neuvieme-de-thierry-breton-2023-03-13-92210?utm_campaign=Matinale_Mardi_-_20230314&utm_medium=email&utm_source=sendinblue

 

 

2/ Nicolas Dufourcq

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Dufourcq

. https://www.la-croix.com/Nicolas-Dufourcq-financier-service-start-innovation-2023-01-24-1301252183

. https://www.frenchweb.fr/nicolas-dufourcq-financier-au-service-des-start-up-et-de-linnovation/439411

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/nicolas-dufourcq-le-reve-dune-france-industrielle-2023-03-05-91859?utm_campaign=Matinale_Lundi_-_20230227&utm_medium=email&utm_source=sendinblue

 

 

 

 

Le Parisien du 15/02/22 // LP/Delphine Goldsztejn

Le Parisien du 15/02/22 // LP/Delphine Goldsztejn

Thierry Breton & Nicolas Dufourcq, en mission

Publié dans Portrait français.

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La propulsion vélique (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

La propulsion vélique (suite)
La propulsion vélique (suite)
Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 17/02/23

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 17/02/23

 

Transport maritime : huit start-up dans le vent

https://www.informateurjudiciaire.fr/actualites/transport-maritime-huit-start-up-dans-le-vent/

Publié le 17/03/2023

 

Pionnière en matière de décarbonation du transport maritime, la Loire-Atlantique compte de nombreuses entreprises œuvrant dans le transport à la voile. Du kite pour cargo d’Airseas aux voiles gonflables de Wisamo, en passant par le cargo roulier à voiles de Neoline (…), IJ propose un tour d’horizon de ces start-up qui innovent au service de la transition écologique en s’appuyant sur la force d’Éole.

Alors que 90 % des échanges de marchandises sont assurés au niveau mondial par les 50 000 navires de commerce qui sillonnent le globe, cette flotte, qui tourne à 80 % au fioul lourd, rejette chaque année près d’un milliard de tonnes de COdans l’atmosphère*. Cela représente aujourd’hui 3 % des émissions mondiales. Une part qui grimperait à 17 % d’ici 2050 avec le doublement des flux envisagé par l’Organisation maritime internationale (OMI). Face à cette dangereuse perspective, l’OMI s’est fixé pour objectif de diviser par deux ses émissions à cette même échéance.

Dans ce contexte, toutes les alternatives au fioul lourd, ce résidu du pétrole difficile à brûler, apparaissent comme des solutions d’avenir. À commencer par la propulsion vélique, qui n’est autre que l’utilisation du vent pour faire avancer un bateau. Les entreprises du territoire ne s’y sont pas trompées. Elles sont huit, basées à Nantes et Saint-Nazaire, à avoir investi au fil des années ce marché en mettant au point des technologies innovantes pour concevoir les navires du transport maritime de demain. L’ensemble de ces innovations seront présentées au salon Wind For Goods, les 1er et 2 juin, à Saint-Nazaire (https://www.windforgoods.fr/).

Neoliner, premier cargo roulier propulsé au vent

La première à s’être engagée sur ce créneau porteur est Neoline. Ayant démarré sous forme associative en 2011, la start-up a vu le jour en 2015 à Nantes grâce à un groupe de professionnels de marine marchande qui avait pour ambition d’élaborer une solution de transport maritime s’appuyant sur le vent comme moyen principal de propulsion. C’est dans ce cadre que ses équipes ont imaginé le Neoliner, un cargo roulier à voiles de 136 mètres, couplées à une propulsion auxiliaire diesel-électrique.

En janvier dernier, Jean Zanuttini, président de Neoline, confirmait la mise en chantier de ce cargo à l’automne 2023 en Turquie pour un montant de 60 M€. Sa réalisation est confiée au chantier naval RMK Marine, basé à Istanbul. « Nous visons une mise en service et une première traversée entre Saint-Nazaire et Baltimore pour mi-2025, confirmait l’intéressé. L’objectif de cette première ligne est de démontrer que le vent peut à nouveau être utilisé comme énergie principale de propulsion, tout en conservant un service de transport industriel ponctuel et compétitif. Combiné à une vitesse commerciale de onze nœuds, nous visons une réduction de la consommation de combustible et des émissions associées de plus de 80 %. »

Séduits par ce projet, plusieurs fleurons de l’industrie française (Renault, Beneteau, Cointreau, Manitou, Michelin, Clarins, Longchamp…) se sont déjà engagés à tester cette ligne pilote. « Notre second objectif sera la création d’une véritable flotte à propulsion principale par le vent. Il s’agit là de l’opportunité inédite de faire notre part de la transition énergétique et de reprendre le fil de l’histoire du transport maritime à la voile », conclut le président.

Solid Sail, la voile rigide des Chantiers de l’Atlantique

Après le lancement en 2009 d’un premier concept de paquebot à voiles, les Chantiers de l’Atlantique se sont penchés à Saint-Nazaire sur le développement d’une voile adaptée à la propulsion de ce géant des mers. De ces travaux de recherche est née en 2019 Solid Sail, une voile rigide de grande dimension constituée de panneaux rectangulaires en composite assemblés entre eux. Performante, pliable et pouvant dépasser les 1 000 m2, cette voile est conçue pour propulser le futur plus grand paquebot à voile du monde, le Silenseas, qui sortira des Chantiers en 2026-2027.

Avant cette date, la Solid Sail équipera également le cargo à voiles de Neoline. Si la compagnie avait au départ envisagé de doter son cargo de quatre mâts et près de 4 200 m2 de voiles souples, elle a finalement fait appel aux Chantiers de l’Atlantique. Ces derniers ont développé deux mâts rabattables de 76 mètres chacun, qu’ils ont équipé de leur Solid Sail. Chaque mât a ainsi la possibilité de s’abaisser pour permettre au navire de passer sous un pont et reçoit une voile solide de 1 100 m2. Un foc souple de 400 m2 est également installé à l’avant du navire. Le tout pour une surface vélique de 3 000 m2 et une durée de vie attendue d’environ de 25 ans. « Il s’agit d’un premier jalon majeur de cette évolution de l’activité, qui peut laisser présager d’une utilisation élargie des gréements Solid Sail au-delà du secteur de la croisière », se félicitait début janvier Laurent Castaing, PDG des Chantiers de l’Atlantique, lors de l’annonce de la mise en chantier du Neoliner.

La technologie D-Ice à bord du Canopée et du Neoliner

Œuvrant sur le marché des systèmes de navigation et pilotage pour le maritime, la deeptech D-Ice Engineering a été créée à Nantes en 2015. Cette entreprise d’ingénierie et de recherche innovante, spécialisée en simulation hydrodynamique et en automatique avancée, a pour ambition de répondre aux trois grands enjeux du milieu maritime : « Réduire son empreinte carbone, améliorer la sécurité en mer et produire des énergies propres en développant des technologies innovantes. »

Elle articule son offre autour de quatre produits et services : Oceanics, un système embarqué de navigation et de pilotage visant à optimiser et sécuriser les opérations ainsi que réduire significativement la consommation des navires ; Bladics, un contrôleur pour l’optimisation du contrôle de production et stabilisation des éoliennes flottantes ; Satori, un service d’études de routage statistique en ligne ; ainsi qu’un service d’ingénierie marine, qui réalise des études de validation des capacités opérationnelles de supports offshore.

Son système embarqué Oceanics a d’ailleurs été retenu pour équiper le cargo à voiles Canopée, qui transportera la nouvelle fusée Ariane 6 en Guyane. D-Ice Engineering fait également partie des partenaires français sur lesquels s’appuie le chantier turc RMK Marine dans la construction du Neoliner. La start-up nantaise s’est en effet notamment vu confier le développement des systèmes de routage météo.

Le kite pour cargo d’Airseas

Airseas s’est quant à elle positionnée sur le créneau du transport maritime décarboné dès 2016. La start-up a été créée à Nantes par d’anciens ingénieurs d’Airbus qui avaient l’ambition de réunir leur expertise aéronautique, leur passion pour la voile et leur engagement pour l’environnement. Ces derniers ont développé Seawing, un système de cerf-volant géant flottant à 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, qui tracte les cargos. Un système déployé, exploité et stocké grâce à un simple bouton, avec une intervention minimale de l’équipage.

Installée fin 2021 sur le Ville de Bordeaux, un navire appartenant à Louis Dreyfus Armateurs et affrété par Airbus entre ses sites de Saint-Nazaire et Mobile aux États-Unis, le kite Seawing a été testé durant six mois lors des traversées transatlantiques du navire. À la clé : une réduction de 20 % de ses émissions de gaz à effet de serre et de sa consommation de carburant grâce au cerf-volant de 500 m2. Après cette première, c’est sur un cargo de l’armateur japonais K Line qu’Airseas a déployé son aile en 2022, avec cette fois un kite deux fois plus grand (1 000 m2). Satisfait de l’expérience, l’armateur japonais a confirmé la commande de deux autres systèmes dans le cadre d’un accord de 20 ans avec Airseas pour équiper 50 de ses navires.

Ces nouvelles commandes permettent à Airseas de se rapprocher d’une production en série de son système Seawing. Dans ce cadre, la start-up recherche un site afin d’y construire sa voilerie, avec un démarrage prévu pour début 2024. La bonne dynamique devrait également amener l’entreprise à étoffer ses effectifs, d’une centaine de collaborateurs actuellement. « L’industrialisation devrait entraîner la création de 300 à 400 emplois, sur des profils opérationnels mais aussi ingénieurs, à horizon quatre ans », confirme Marie Peigné-Michel, responsable communication.

Après un démarrage si prometteur, Airseas s’est fixé pour objectif d’équiper 15 % des flottes de cargos existants d’ici 2030, soit 1 000 navires par an. Des chiffres réalistes selon la start-up, « car Seawing peut être installé sur un navire en seulement deux jours ».

SeawitLab pivote vers le commerce maritime

Créée à Saint-Nazaire en 2019, la start-up SeawitLab développe des structures gonflables profilées à partir de textile 3D à géométrie variable. Autrement dit des voiles d’un nouveau genre. « Ayant au départ souhaité nous orienter vers la voile légère, nous avons réalisé quelques unités d’ailes souples gonflables à profil aérodynamique pour les dériveurs et les voiliers de croisière afin de valider notre concept, résume Antoine Souliès, cofondateur. Au fil des années et des expériences, nous avons réalisé que ce marché était très conservateur et nous avons choisi de pivoter pour proposer notre brique technologique aux navires de commerce sur la partie aile. En revanche, on se focalise uniquement sur la voile, et on ne gère pas les automatismes, le mât ou le pilotage de la voile. »

Prochaine étape pour SeawitLab après plusieurs années de R&D : « Trouver des partenaires prêts à équiper leurs navires de notre technologie ou avec qui développer une solution complète d’ici 18 à 24 mois. Nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs acteurs du secteur potentiellement intéressés pour tester notre brique ou l’intégrer sur un projet d’envergure de propulsion vélique. Nous sommes impatients d’équiper nos premiers cargos. »

Le navire-énergie de Farwind

À la différence des start-up précédentes, l’entreprise nantaise Farwind Energy n’intervient pas directement dans le transport de marchandises. Elle pourra néanmoins être bien utile au secteur. Née au sein de l’incubateur de l’École centrale de Nantes en juillet 2020, Farwind Energy est pionnière dans le domaine des solutions de captage et de livraison de l’énergie éolienne lointaine. Elle développe, commercialise et opère des solutions intégrées de conversion, stockage et livraison de l’énergie du vent en haute mer. Pour cela, elle a conçu un catamaran de 85 mètres de long pour 30 de large capable de capter les vents au large pour stocker de l’énergie à bord, grâce à l’utilisation de rotors Flettner, sous forme d’électricité ou d’hydrogène. Placés sous la coque du bateau, les hydro-générateurs seront actionnés grâce à la vitesse du navire. Ils chargeront alors des batteries ou alimenteront un électrolyseur capable de produire de l’hydrogène voire des électro-fuels. « La rotation des cylindres va faire avancer le navire en fonction des vents et permettre de stocker de l’énergie, un peu à la manière de la dynamo sur un vélo », précise Arnaud Poitou, le président.

Après le succès de la mise à l’eau d’un premier prototype mi-2021 dans l’étang de Vioreau à Joué-sur-Erdre, la start-up nantaise compte commencer à produire son premier navire dès 2024. Si elle a déjà réussi à lever 4 M€ dans cette perspective, la start-up cherche 20 M€ supplémentaires pour industrialiser son premier navire, mais également lancer sa première plateforme de production d’énergie verte, au premier semestre 2025, en Guadeloupe. Le premier navire de Farwind devrait produire 10 GWh par an, soit l’équivalent de 6 000 tonnes de CO2 émises en moins chaque année.

Un Imoca pour transporter des épices

Basé à Rochecorbon près de Tours, le producteur d’épices et de cafés Terre Exotique a débarqué à Saint-Nazaire il y a un peu plus d’un an pour ouvrir de nouveaux bureaux. Une arrivée en lien avec un projet pour le moins ambitieux : les fondateurs Charles-Edouard O’Quin et Erwann de Kerros ont acquis il y a un an et demi un Imoca de 18 mètres de long pour aller récupérer à la source les plus grands crus de poivres et d’épices. Un achat destiné « à donner une seconde vie à ce bateau de course anciennement piloté par Sébastien Destremau, mais surtout contribuer à un transport vertueux de nos produits », explique Gautier Renault, responsable marketing et communication de cette PME, qui emploie une cinquantaine de personnes et propose près de 600 références.

La structure du bateau permet le transport d’environ deux tonnes d’épices à chaque voyage et d’assurer quatre ou cinq rotations par an. « C’est aussi un moyen d’aller à la rencontre de nos paysans producteurs aux quatre coins du monde », se félicite le cadre.

Le navire, basé à Saint-Nazaire, vient d’ailleurs de rentrer du Brésil, chargé de poivres. Une précieuse cargaison qui sera ensuite chargée à bord d’une toue cabanée (un bateau de Loire à fond plat entièrement en bois), dont l’entreprise vient de faire l’acquisition pour assurer, toujours à la force du vent, la jonction entre Saint-Nazaire et Rochecorbon.

Prouvant que l’on peut importer des épices avec un très faible impact environnemental avec son programme Éole, Terre Exotique souhaite acquérir de nouveaux bateaux. L’ouverture d’une boutique à Nantes, en bord de Loire, proposant des ateliers de formation et dégustation d’épices, est également envisagée.

L’aile gonflable Wisamo de Michelin

Initiative du groupe Michelin, la start-up Wisamo est la dernière à s’être installée à Nantes. Ayant emménagé en juillet 2022, elle a développé une aile gonflable, rétractable et automatisée. La solution est adaptable à tous types de navires (marchand et de plaisance) et s’adapte parfaitement aux cargos (neufs ou existants). À la clé, des économies de carburant, « de 15 à 20 % en rétrofit et jusqu’à plus de 50 % pour les navires neufs », annonce Gildas Quemeneur, dirigeant de Wisamo.

Après avoir testé avec succès son innovation pendant un an sur le voilier de Michel Desjoyaux, Wisamo a installé en janvier dernier son aile gonflable sur un ferry de la Compagnie Maritime Nantaise qui opère des traversées entre l’Espagne à l’Angleterre. Un test grandeur nature en conditions hivernales, avant la livraison d’un premier prototype prévue en 2024. Prochaine étape : changer d’échelle en passant à une aile de 500 à 600 m2, qui sera testée à terre. Wisamo espère ensuite passer en phase d’industrialisation, à horizon 2025-2026.

*Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)  

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/10/ayro-toutes-voiles-dehors.html

 

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe
Vu et lu dans Les Echos du 01/06/22 et du 22/07/22
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Climat, industrie : la France est le 2ème bénéficiaire des prêts de la BEI en 2022

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/climat-industrie-la-france-est-le-2eme-beneficiaire-des-prets-de-la-bei-en-2022/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=21853&pnespid=7aF7UyteMKwX2.LKvjCyA5CBoAO8UZB2fO_lzPAz80VmFnJvs.ENdNnXYa4lWI4WiJkhV85Ncg

 Le 06 févr. 2023

Avec près de 10 milliards d’euros de projets financés par la Banque européenne d’investissement (BEI) en 2022, la France a été le deuxième bénéficiaire des prêts de l’institution de financement. Le rôle de la BEI dans le Plan industriel vert reste encore à déterminer.

Quelque 8,4 milliards d’euros ont été octroyés aux entreprises et collectivités françaises via la BEI, et 1,5 milliard via sa filiale dédiée au financement des PME, le Fonds européen d’investissement (FEI).

Le groupe BEI a accordé au total 72,5 milliards d’euros de financements en 2022, dont l’Italie a été la première bénéficiaire avec 10,09 milliards, devant la France et l’Espagne ex aequo (9,96 milliards d’euros chacune) et l’Allemagne (6,61 milliards).

En ce qui concerne la France, près de 6 milliards d’euros de prêts ont été consacrés aux « énergies renouvelables, aux mobilités propres et à l’efficacité énergétique », selon le communiqué de la BEI.

L’institution a par exemple soutenu le loueur d’engins de chantier Loxam à hauteur de 130 millions d’euros, pour l’aider à électrifier sa flotte.

InvestEU : Loxam signe le premier « Prêt Vert » accordé par la Banque européenne d’investissement en France

EURACTIV France a suivi la Secrétaire d’État chargée de l’Europe, Laurence Boone, qui s’est rendu lundi (26 septembre) à Colombes, dans les locaux de LOXAM, pour assister à la cérémonie de signature d’un prêt de 130 millions accordé par la Banque européenne d’investissement.

Autre priorité de la BEI en France : l’innovation, qui a bénéficié d’une enveloppe de 2,7 milliards d’euros en 2022.

Par rapport à 2021 (13,9 milliards d’euros), les financements accordés aux entreprises et collectivités françaises ont reculé de quatre milliards d’euros.

Mais 2021 était une année exceptionnelle avec la mise en place du Fonds de garantie européen, selon le vice-président de la BEI Ambroise Fayolle.

Cet outil destiné à « soutenir les entreprises pendant le Covid a boosté le chiffre en 2021 », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse lundi matin à Paris.

« Si on regarde la tendance de long terme, le chiffre est en augmentation », a-t-il assuré, avant d’ajouter qu’en France, « la taille moyenne des projets baisse et le risque moyen des projets augmente ».

LEAK : la Commission précise les modalités de son nouveau Plan industriel vert

Quelques jours après la présentation par la Commission européenne de son Plan industriel vert, qui tente de répondre à l’Inflation Reduction Act américain, EURACTIV a eu accès à un document confidentiel précisant les modalités d’application des nouvelles règles relatives aux aides d’État.

La BEI à l’aune du Plan industriel vert

La stratégie de la BEI s’ancre dans un double enjeu de sécurité énergétique et indépendance industrielle, a également souligné M. Fayolle.

De fait, ce « prêteur le plus vert au monde » n’est pas épargné par les débats qui animent les États membres autour du nouveau Plan industriel vert (« Green Deal Industry Plan »), présenté par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mercredi (1er février).

Le plan fixe notamment un assouplissement des règles relatives aux aides d’État et encadre un principe nouveau de « subventions d’alignement » (« matching subsidies »), qui permettrait aux États membres de s’aligner sur une offre de subventions qu’une entreprise européenne recevrait d’un pays tiers – notamment les États-Unis.

 

Vu et lu dans Actu-Environnement Hors-Série - Spécial Hydrogène de février 2023

Vu et lu dans Actu-Environnement Hors-Série - Spécial Hydrogène de février 2023

LES VÉHICULES ÉLECTRIQUES ONT REPRÉSENTÉ 12,1% DES VENTES ANNUELLES EN EUROPE

 

https://vipress.net/les-vehicules-electriques-ont-represente-121-des-ventes-annuelles-en-europe/

Publié par Frédéric Fassot | 1 Fév 2023 

 

En 2022, les ventes de véhicules électriques à batterie (BEV) en Europe ont continué de croître, malgré le déclin général du marché automobile de l’Union européenne, selon l’association européenne des constructeurs (ACEA). En conséquence, la part de marché des BEV est passée à 12,1%, une amélioration de 3 points de pourcentage par rapport à 2021.

2022 fut également une bonne année pour les voitures hybrides, qui ont atteint une part de marché de 22,6%. En revanche, les immatriculations de véhicules essence et diesel traditionnels ont continué à perdre du terrain, même si leurs parts combinées représentent encore plus de la moitié des ventes de voitures dans l’UE en 2022 (voir illustration).

Les ventes de voitures essence ont affiché une croissance de 4,1% au quatrième trimestre 2022. Les quatre marchés clés ont contribué à cette amélioration, notamment l’Italie (+17,4%) et la France (+3,5%). Malgré cela, la part de marché de l’essence est tombée à 32,5%, contre 35,5% à la même période en 2021. Pour sa part, le diesel a enregistré une légère baisse sur les trois derniers mois de l’année (-0,4%), tandis que sa part de marché est tombée à 14,4%, contre 16,4% au quatrième trimestre 2021. En conséquence, les immatriculations  de véhicules diesel en année pleine pour ont baissé de 19,7% à 1,5 million d’unités, soit une part de marché de 16,4% en baisse de 3,1 points par rapport à 2021.

D’octobre à décembre, les immatriculations dans l’UE de voitures électriques à batterie ont augmenté de 31,6% pour atteindre 406 890 unités, la plupart des marchés de la région ayant enregistré une croissance. L’Allemagne a ouvert la voie avec 198 293 unités et une augmentation de 66,1%, suivie de la France avec une progression des immatriculations de 12,6%, à 62 155 unités. Après un troisième trimestre faible, les ventes de voitures hybrides rechargeables (PHEV) dans l’Union européenne ont connu une forte hausse (+29,5%) au dernier trimestre 2022, soutenues par une augmentation de 73,5% en Allemagne, qui représentait à elle seule plus de la moitié des immatriculations de la région dans cette catégorie. Cela a permis une croissance annuelle de 1,2% pour cette catégorie.

Les véhicules électriques hybrides (HEV) ont totalisé 545 316 unités immatriculées dans l’UE au 4e trimestre (soit une augmentation de 22,2% par rapport à la même période en 2021). Cela a conduit à une augmentation globale de 8,6% sur l’ensemble de l’année et à une part de marché de 22,6%.

Les véhicules à propulsion alternative ont ainsi représenté plus de la moitié (53,1%) du marché automobile de l’UE au cours du dernier trimestre de l’année, avec plus de 1,3 million de voitures immatriculées au total. Sur une base trimestrielle, c’est la première fois qu’elles surpassent les types de carburant essence et diesel traditionnels.

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LANCEMENT D’UN FONDS DE FONDS DE 3,75 MILLIARDS EN FAVEUR DES CHAMPIONS TECHNOLOGIQUES EUROPÉENS

https://vipress.net/lancement-dun-fonds-de-fonds-de-375-milliards-en-faveur-des-champions-technologiques-europeens/

Publié par Frédéric Fassot | 14 Fév 2023 | 

 

Le groupe BEI, composé de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Fonds européen d’investissement (FEI), et cinq États membres de l’Union européenne ont lancé l’initiative Champions technologiques européens (ICTE), un fonds de fonds qui apportera du capital- développement à des entreprises européennes innovantes qui en sont à un stade de croissance avancé. La contribution française à l’ICTE est de 1 milliard d’euros.

Géré par le FEI, l’ICTE a obtenu, durant sa période de souscription initiale de 18 mois, des engagements de la part de l’Espagne, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de la Belgique pour un montant de 3,25 milliards d’euros. Le groupe BEI a engagé 500 millions d’euros supplémentaires, portant le total à 3,75 milliards d’euros. La taille du fonds devrait augmenter et attirer de nouveaux engagements à l’avenir. La contribution française à l’ICTE est de 1 milliard d’euros.

L’ICTE, pierre angulaire de l’initiative paneuropéenne Scale-up Europe, qui a été dévoilée en février 2022 à Paris sous présidence française du Conseil de l’Union européenne, rassemblera des ressources publiques des États membres participants et du groupe BEI afin d’effectuer d’importants investissements dans des fonds de capital-risque qui, à leur tour, fourniront des financements aux champions technologiques européens.

Combler les lacunes d’accès au financement pour des montants de plus de 50 M€

L’ICTE renforcera le marché européen du capital-risque pour les entreprises à fort potentiel de croissance en comblant les lacunes en matière d’accès au financement, notamment pour les entreprises qui cherchent à lever des montants supérieurs à 50 millions d’euros.

« Il est essentiel d’apporter un soutien aux entreprises européennes innovantes à un stade avancé de leur développement, lorsqu’elles souhaitent faire croître leur activité, afin de préserver l’autonomie stratégique de l’UE et l’accès aux technologies clés génériques. L’Europe compte de solides innovateurs, mais elle doit améliorer leur environnement pour que ces entreprises passent du statut de jeunes pousses à celui de concurrents crédibles, puis à celui de chefs de file du marché. L’ICTE met en lumière notre engagement en faveur du financement de l’innovation et du déploiement de technologies qui contribueront à garantir un avenir durable à l’Europe », a déclaré Werner Hoyer, président du groupe BEI.

L’initiative part du constat qu’actuellement, les jeunes pousses spécialisées dans les technologies les plus prometteuses d’Europe ne disposent pas de capitaux suffisants pour être compétitives à l’échelle mondiale ou sont acquises par des concurrents étrangers, ce qui représente une perte nette pour l’économie européenne. L’élimination de cette « spirale du manque de financement » et la réduction du déficit de capital de croissance pourraient induire la création d’un grand nombre d’emplois hautement qualifiés en Europe et stimuler la croissance.

L’ICTE contribuera à créer une catégorie d’actifs dans laquelle les investisseurs institutionnels européens peuvent investir activement et diversifier durablement leurs portefeuilles, en maintenant un flux soutenu de financements en faveur des entreprises européennes à fort potentiel de croissance.

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Union européenne : les prévisions de croissance revues à la hausse pour 2023

https://www.lemoci.com/union-europeenne-les-previsions-de-croissance-revues-a-la-hausse-pour-2023/

 

Par Christine Gilguy / Le 17/02/23

 

La Commission européenne a publié le 13 février ses prévisions économiques dites « d’hiver ». Bonne nouvelle : un an après le déclenchement de la guerre en Ukraine, elles sont moins négatives que prévu pour 2023, avec la perspective d’une récession qui s’éloigne et des prévisions de croissance relevées à + 0,8 % pour l’UE et à + 0,9 % pour la zone euro. Revue de détail, pays par pays.

En 2022, l’Union européenne a été résiliente : après la forte expansion enregistrée au premier semestre de 2022, la croissance a marqué le pas au troisième trimestre. Mais malgré « des chocs négatifs exceptionnels » tels que la forte inflation et la crise énergétique, l’économie de l’UE a évité la contraction que les prévisions de l’automne annonçaient pour le quatrième trimestre. Le taux de croissance annuel pour 2022 est désormais estimé à 3,5 % tant pour l’UE que pour la zone euro.

Les prévisions de l’automne faisaient donc craindre une récession, mais ce spectre s’éloigne. Que s’est-il passé ?

Plusieurs évolutions favorables se sont produites depuis, explique la Commission : grâce à la diversification des sources d’approvisionnement et à la forte baisse de la consommation, les niveaux des stocks de gaz sont restés supérieurs à la moyenne saisonnière des dernières années, tandis que les prix de gros du gaz sont tombés bien en dessous des niveaux d’avant la guerre. En outre, le taux de chômage est demeuré à son plus bas historique (6,1 %) jusqu’à la fin de 2022. « La confiance s’améliore, et les enquêtes de janvier indiquent que l’activité économique devrait aussi échapper à une contraction au premier trimestre de 2023 » indique la Commission.

Les turbulences restent cependant fortes. En janvier, le pouvoir d’achat des ménages reste érodé par les prix élevés de l’énergie et la hausse du taux d’inflation sous-jacente (inflation globale hors énergie et aliments non transformés). En outre, les tensions inflationnistes persistent, de même que les restrictions monétaires (hausse des taux d’intérêt), pesant sur l’activité des entreprises et freinant l’investissement.

Néanmoins, les prévisions économiques intermédiaires de l’hiver sont plus positives qu’à l’automne : elles tablent donc sur une croissance de + 0,8 % dans l’UE et de + 0,9 % dans la zone euro en 2023, soit respectivement 0,5 et 0,6 points de pourcentage de plus que précédemment. Le taux de croissance prévu pour 2024 reste inchangé, à + 1,6 % pour l’UE et + 1,5 % pour la zone euro, soit une nette accélération.

Les prévisions de croissance par pays en 2023
(évolution du PIB réel)

Monde (hors UE) : + 3 %

Zone euro : + 0,9 %

Allemagne : + 0,2 %
Autriche : + 0,5 %
Belgique : + 0,8 %
Chypre : + 1,6 %
Croatie : + 1,2 %
Espagne : + 1,4 %
Estonie : + 0,0 %
Finlande : + 0,2 %

France : + 0,6 %
Grèce : + 1,2 %
Irlande : + 4,9 %
Italie : + 0,8 %
Lettonie : + 0,0 %
Lituanie : + 0,3 %
Luxembourg : + 1,7 %
Malte : + 3,1 %
Pays-Bas : + 0,9 %
Portugal : + 1 %
Slovaquie : + 1,5 %
Slovénie : + 1 %

Hors zone euro

Bulgarie : + 1,4 %
Danemark : + 0,1 %
Hongrie : + 0,6 %
Pologne : + 0,4 %
Rép. Tchèque : + 0,1 %
Roumanie : + 2,5 %
Suède : + 0,8 %

Total UE : + 0,8 %

 

Le pic de l’inflation est passé

Autre indicateur mieux orienté : l’inflation. « Trois mois consécutifs de modération de l’inflation globale semblent indiquer que le pic est désormais derrière nous, comme annoncé dans les prévisions de l’automne » indique la Commission. Après avoir atteint un record historique de 10,6 % en octobre, le rythme d’inflation est retombé par la suite à 8,5 % dans la zone euro, grâce à la baisse de l’inflation énergétique.

Du coup, de 9,2 % en 2022, l’inflation globale dans l’UE devrait retomber à 6,4 % en 2023, puis à 2,8 % en 2024. Dans la zone euro, elle devrait décélérer pour passer de 8,4 % en 2022 à 5,6 % en 2023, puis à 2,5 % en 2024.

Bien que l’incertitude entourant les prévisions demeure élevée, les risques pesant sur la croissance sont globalement équilibrés, estime la Commission. La demande intérieure pourrait se révéler plus forte que prévu si les baisses récentes des prix de gros du gaz se répercutent davantage sur les prix à la consommation et si la consommation résiste mieux que prévu. Néanmoins, une éventuelle inversion de cette tendance ne peut être exclue dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes. La demande extérieure pourrait également se révéler plus robuste à la suite de la réouverture de la Chine, mais cela pourrait alimenter l’inflation mondiale.

Les risques en matière d’inflation, qui se reflètent dans certains des risques identifiés pour la croissance, restent largement liés à l’évolution des marchés de l’énergie. Pour 2024 en particulier, les risques de hausse de l’inflation sont très présents, dans la mesure où les tensions sur les prix pourraient être plus larges et plus enracinées que prévu si la croissance des salaires devait se stabiliser à des taux supérieurs à la moyenne pendant une période prolongée.

C.G

Pour consulter l’intégralité du document en ligne (en anglais) : 

https://economy-finance.ec.europa.eu/system/files/2023-02/ip194_en_1.pdf

 

 

Publié dans En bref

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Philippe Starck (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Philippe Starck (suite)
Philippe Starck (suite)
Vus et lus dans Arts & Décoration n° 575 de mars 2023, et le Parisien Week-End du 21/10/22
Vus et lus dans Arts & Décoration n° 575 de mars 2023, et le Parisien Week-End du 21/10/22

Vus et lus dans Arts & Décoration n° 575 de mars 2023, et le Parisien Week-End du 21/10/22

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Publié dans Portrait français.

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Février 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

Février 2023
Février 2023

NOUVELLE. Promotion du Next40/FT120, un programme d’accompagnement destiné aux futurs leaders de la French Tech, représentant 120 entreprises, 11,3 milliards d’Euros de chiffre d’affaires cumulé, et 47 800 personnes, dont les deux tiers en France.

Le Parisien Weekend

 

REALISATION. De 77 opérations de levées de fonds au profit des start-up en Auvergne-Rhône-Alpes en 2022, contre 71 en 2021, recueillants pour le coup 841 millions d’Euros, et accompagné également d’une hausse des investissements, à hauteur de 17 %.

La lettre de l’économie en Isère

 

GAIN. D’une place pour la France dans le classement mondial des pays par densité de robots dans l’industrie manufacturière, occupant désormais la 15ème place, soit une progression de 12,4 %.

Ecomeca n° 99

 

CONCEPTION. Et livraison d’un système de défense aérienne pour l’Ukraine de la part du groupe Thales, incluant un radar Ground Master 200, un centre de commandement et de contrôle, un système de communications radios, et des terminaux désignant la menace aérienne.

VIPress.com du 02 février 2023

 

ATTIRANCE. Toujours aussi élevé de la part des jeunes auprès des entreprises artisanales, qui sur la période de 2020-2021, avaient déjà pu former 176 000 apprentis, représentant un bond de 14 %.

Batiactu du 03 février 2023

 

MAINTIEN. De la production industrielle française en décembre dernier, avec une croissance de 1,1 %.

La Tribune du 03 février 2023

 

INSTALLATION. De 6 000m2 de panneaux solaires sur les bâtiments publics de la ville de Paris.

Batiactu du 07 février 2023

 

INVESTISSEMENT. De 135 millions d’Euros par le groupe Clarins pour la construction d’une nouvelle usine près de Troyes (Sainte-Savine), s’accompagnant à terme de la création de 300 emplois.

L’Usine Nouvelle du 08 février 2023

 

CHAMPION. Du monde en combiné alpin le français Alexis Pinturault, recevant là sa 5ème médaille en compétition mondiale.

EcoResau du 08 février 2023

 

PARTICIPATION. A l’amélioration de l’accès à l’eau pour NGE (www.nge.fr) en Côte d’Ivoire, dans la région de Koumokro.

Batiactu du 10 février 2023

 

LANCEMENT. De six nouveaux modèles dont deux électriques en Inde pour Renault et Nissan, soit un investissement de d’environ 600 millions de dollars.

La Tribune du 13 février 2023

 

ACCELERATION. Du recrutement des cadres, avec près de 14 % des entreprises souhaitant en engager durant le 1er trimestre 2023. Avec un chômage à 4 %, cette catégorie est presque au plein-emploi.

La croix du 13 février 2023

 

ENGAGEMENT. De la compagnie Air India pour une commande majeure de 250 appareils auprès d’Airbus, accompagnée également d’un nombre significatif d’options pour des appareils supplémentaires.

DIMINUTION. Continue du chômage, atteignant 7,2 % au 4ème trimestre 2022, au plus bas depuis 2008, et l’intérim reste à un bon niveau, en progression de presque 8 %.

L’Usine Nouvelle du 14 février 2023

 

FOURNITURE. De 25 trains régionaux Coradia Nordic supplémentaires à la compagnie norvégienne Norske tog de la part du groupe Alstom, complétant la 1ère commande de 30 trains similaires signée en 2021.

Mobilités Magazine du 15 février 2023

 

RECORD. Pour le groupe Airbus, après un bénéfice net de 4,2 milliards d’Euros en 2022, 1 % de plus qu’en 2021, et 661 avions livrés. 720 sont prévus pour 2023.

EcoReseau du 16 février 2023

 

ACQUISITION. Nouvelle pour Timac Agro (www.timacagrocom) au Brésil, soit la 7ème à l’échelle internationale pour ce spécialiste de la fertilisation de haute technologie basé à St Malo.

NOUVEAU. Record pour la filière des vins et spiritueux, enregistrant 17,2 milliards d’Euros d’exportations en 2022, soit une progression de 10,8 % par rapport à 2021 et un excédent commercial de 15,7 milliards d’Euros, devenant en cela le deuxième pilier du commerce extérieur français derrière l’aéronautique

Le Moci du 17 février 2023

 

POSITIONNEMENT. De choix pour 7 acteurs français dans l’enquête annuelle de Clarivate (www.clarivate.com) sur les 100 meilleurs innovateurs mondiaux, avec pour la 11ème fois consécutive le CEA, ainsi que le CNRS, Safran, Thales, Michelin, Airbus, et ST Microelectronics, classé également pour la 5ème fois au palmarès du Top Global Innovators 2023.

VIPress.net du 17 février 2023

 

PARTICIPATION. Du groupe Vinci à hauteur de 30 % auprès du groupe aéroportuaire mexicain OMA, soit 1,7 milliards de dollars, lui permettant notamment de gérer l’aéroport de la ville de Monterey, la capitale économique du nord-est du pays.

La Tribune du 17 février 2023

 

RENOVATION. Du port de plaisance de Toronto par le leader mondial du design et de la construction de marinas en aluminium, Poralu Marine (www.poralu.com), soit un projet de près de 5 millions de dollars, pour 214 places de bateaux.

Bref  Eco du 17 février 2023

 

SATISFACTION. Pour le rochelais Elixir Aircraft (www.elixir-aircraft.com), qui après avoir eu l’engagement de la société américaine Cirrus Aviation pour 2 avions, en a finalement commandé 10 sur une période de 5 ans.

Air & Cosmos du 17 février 2023

 

INTENTION. De la RATP de recruter 6 600 personnes en Ile de France en 2023, dont 4 900 CDI, afin notamment de répondre à l’avènement des JO 2024. 2 700 conducteurs de bus, 400 conducteurs de métro, et 700 agents de gares et stations.

La Tribune du 20 février 2023

 

RETOUR. Dans le vert pour l’économie française en février, avec l’indice mesurant l’activité du secteur privé passant à 51,6, au lieu de 49,1 en janvier.

La Tribune du 21 février 2023

 

CHOIX. De Forsee Power par le premier constructeur automobile égyptien, Manufacturing Commercial Vehicles (MCV), pour équiper son 1er véhicule électrique avec les systèmes de batteries « Forsee Zen Plus », soit la 1ère commande concernant ces nouveaux systèmes.

Mobilités Magazine du 23 février 2023

 

EMBAUCHE. De plus de 12 000 personnes par le groupe Thales en 2023, dont 5 500 en France.

L’Usine Nouvelle du 27 février 2023

 

CONTRAT. De 100 millions d’Euros pour le groupe MND (www.mnd.com) en Ouzbékistan, afin d’y aménager le site de Chimgan, souhaitant devenir la 1ère destination de loisirs de montagne d’Asie Centrale.

Bref Eco du 28 février 2023

 

TOUJOURS. Aussi attractive la France, avec pour l’année 2022, 1 725 projets d’investissements étrangers, en hausse de 7 %, permettant de maintenir également près de 60 000 emplois directs. Et avec ces chiffres l’Hexagone a atteint son plus haut niveau d’attractivité.

EcoReseau du 28 février 2023

 

ENTREE. De Stellantis au capital de McEwen Copper, filiale de la compagnie minière McEwen, à l’origine d’un projet de mine en Argentine, afin de sécuriser ses approvisionnements en cuivre. D’un investissement de 155 millions de dollars, le site devrait produire 100 000 tonnes de cathode de cuivre par an à partir de 2027, et ce pendant près de 30 ans.

RELOCALISATION. En France de la production de la société Makao (www.makao.fr), conceptrice et fabricante d’emballages en carton pour les secteurs du luxe, de la chocolaterie, et des vins et spiritueux.

L’Usine Nouvelle du 28 février 2023

 

Publié dans Revue de presse

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Le rôle du Sénat dans la réforme des retraites, et autres rappels

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rôle du Sénat dans la réforme des retraites, et autres rappels
Le rôle du Sénat dans la réforme des retraites, et autres rappels
Vu et lu dans Challenges n° 776 du 02/03/23

Vu et lu dans Challenges n° 776 du 02/03/23

Le Sénat de la Ve République

https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/role-et-pouvoirs-de-l-assemblee-nationale/les-institutions-francaises-generalites/l-assemblee-nationale-et-le-senat-caracteres-generaux-du-parlement 

 

La première caractéristique du Sénat est sa permanence : à la différence de l’Assemblée nationale, il ne peut être dissous. C’est cette permanence qui justifie, notamment, que la Constitution de la Ve République confie au Président du Sénat l’exercice provisoire des fonctions du Président de la République si celui-ci est empêché, s’il démissionne ou vient à mourir. Cet intérim est limité au temps nécessaire à l’organisation de l’élection présidentielle (dans les faits, il dure une cinquantaine de jours).

La spécificité du Sénat réside ensuite dans le rôle de représentation des collectivités territoriales que lui attribue l’article 24 de la Constitution. De ce rôle, découle le mode de désignation des sénateurs.

Le Sénat compte 348 sénateurs élus pour six ans au suffrage universel indirect. Il se renouvelle par moitié tous les trois ans.

Les sénateurs sont élus par un collège d’environ cent soixante mille grands électeurs (qui sont obligés de participer au vote). Ce collège est composé :

- des députés, conseillers régionaux, conseillers à l’Assemblée de Corse, conseillers départementaux et conseillers de Paris ;

- des délégués des conseils municipaux dont le nombre est fonction de la population de la commune :

  • - 1 à 15 délégués pour les communes de moins de neuf mille habitants ;
  • - l’ensemble des conseillers municipaux pour les communes ayant une population comprise entre neuf mille et trente mille habitants ;
  • - tout le conseil municipal auquel s’ajoute un délégué supplémentaire (élu au scrutin proportionnel par le conseil municipal lui-même) par tranche de huit cents habitants pour les communes au-dessus de trente mille habitants.

Ce système aboutit à une très forte représentation des petites communes rurales au sein du collège des grands électeurs, puisqu’on compte environ trente mille communes de cette nature en France.

Le mode de scrutin diffère selon les circonscriptions :

- dans les circonscriptions élisant un ou deux sénateurs, le scrutin est majoritaire à deux tours ;

- dans celles élisant trois sénateurs ou plus, le scrutin a lieu à la représentation proportionnelle avec application de la règle de la plus forte moyenne pour la répartition des restes.

Tout candidat à la fonction de sénateur doit être âgé d’au moins vingt-quatre ans.

De ce rôle de représentation des collectivités territoriales découle également la priorité d’examen, reconnue par l’article 39 de la Constitution, des projets de loi ayant pour objet principal l’organisation desdites collectivités.

Avant la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, seul le Sénat représentait les Français établis à l’étranger, lesquels élisent au scrutin indirect 12 sénateurs. C’est pourquoi le Sénat examinait avant l’Assemblée les projets de loi relatifs aux instances représentatives des Français établis hors de France. Désormais, les Français établis hors de France sont représentés aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, ce qui s’est traduit par la suppression de la priorité d’examen accordée au Sénat pour ces projets de loi.

https://www.senat.fr/role/index.html

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