complement d'information
Bon Anniversaire Sophie
Sophie la Girafe fête ses 60 ans. Succès d’un jouet made in France
Le 18 mai 2021
Le 25 mai 2021, Sophie la Girafe fête ses 60 ans. Depuis sa naissance en 1961, plusieurs dizaines de millions d’exemplaires ont été vendus dans le monde. Sophie la Girafe est incontestablement une star mondiale du jouet français. Fabriquée artisanalement sur le site de Rumilly en Haute-Savoie, à partir de la sève de l’hévéa, du caoutchouc 100% naturel, l’indémodable Sophie n’a pas pris une ride !
Il était une fois…Sophie la girafe en caoutchouc
Sophie est née un 25 mai, jour de la Sainte Sophie, de l’année 1961, à Asnières sur Oise. C’est une adorable girafe en caoutchouc, haute de 18cm.
Son créateur, Monsieur Rampeau, spécialiste de la transformation du latex, extrait de l’arbre hévéa, pour en faire des jouets, a un jour l’idée de concevoir une girafe dont la taille et la forme seraient idéales pour la préhension d’une petite main de bébé. Sophie connait un succès immédiat et les jeunes mamans reconnaissent chez elle une compagne indispensable pour leur enfant.
En 1981, la société Vulli, située à Rumilly, reprend la fabrication de ce jouet qu’elle délocalise en Haute-Savoie.
Sophie la girafe est toujours fabriquée « artisanalement », puisqu’il faut plus de 14 opérations manuelles pour la réaliser. En 2006, lorsque Serge Jacquemier prend la direction de l’entreprise, il se rend vite compte des atouts de Sophie et explique : « c’est le seul jouet au monde qui éveille les cinq sens » il poursuit : “les taches brunes sur son corps blanc permettent de balayer la vue du petit. Son fameux « pouet pouet » va éveiller l’ouïe de bébé. Pour le toucher, son grand cou, ses grandes pattes et toutes les parties mordillées vont soulager bébé lors des poussées dentaires. Enfin, l’odeur très particulière va stimuler l’odorat de bébé, qui va reconnaître Sophie la girafe parmi tous ses autres jouets.”
Sur son site de Rumilly, l’entreprise fabrique la girafe et quelques hochets, tandis que la production d’autres jouets est sous-traitée en Asie. “Ce qu’on produit en propre, c’est tout ce qui se mâchouille et se mordille”, explique dans une interview Eric Rossi, l’actuel directeur général.
Une fabrication artisanale
Sophie doit son succès à son matériau de construction 100% naturel, mais aussi à sa méthode de fabrication. Le latex provenant des forêts d’hévéa en Malaisie constitue la matière première du jouet. Il est totalement naturel et a pour propriétés d’être souple, étanche, isolant, agréable à l’odeur et au toucher.
Une fois recueilli, le latex est directement mélangé à de l’eau pour le conserver. Dans l’usine, après avoir été chauffé, le latex liquide est coulé dans des moules en plâtre qui vont ensuite tourner sur deux axes, assurant la répartition uniforme du latex c’est l’étape du “rotomoulage” ou la machine transforme le caoutchouc liquide en une matière solide et élastique grâce à un système de rotation.
Vient ensuite l’étape du meulage où le surplus de caoutchouc est retiré avec une machine spéciale qui, à l’aide de disques de tissu posés les uns contre les autres, chauffe et réduise en poudre le surplus de caoutchouc.
L’étape du séchage intervient et les « Sophie » sont mises à sécher pendant 45 jours avant d’être polies. Il ne reste ensuite qu’à ajouter le sifflet et à peindre à la main les tâches, les yeux, les joues, les oreilles et les pattes.
Sophie la Girafe met sa notoriété internationale au service de grandes causes
La célèbre petite girafe est soumise à des tests qualité à chacune des étapes de sa fabrication. Chaque Sophie est unique et porte sur l’une de ses pattes, un numéro de lot garantissant sa traçabilité. Le marquage CE est estampillé sur le jouet, un gage de conformité du produit vis-à-vis des différentes directives européennes en vigueur.
Vulli est membre de l’Association des Créateurs et Fabricants de Jouets français (ACFJF) qui a pour mission de défendre et de promouvoir le savoir-faire des jouets en France et à l’international. Elle est par ailleurs très impliquée dans les causes liées au développement durable et contribue activement à réduire son impact environnemental et son empreinte carbone. Elle favorise le tissu économique local, améliorer les conditions de travail des salariés, préserve la biodiversité́, réduit les déchets et favorise le recyclage des matériaux utilisés. En 2014, grâce à l’investissement de l’ensemble des employés, l’entreprise remporte le Trophée du Développement durable Carrefour.
Sophie la girafe a souvent mis sa notoriété́ internationale au service des grandes causes. Avec son partenariat avec Médecins Sans Frontières depuis 2018, elle s’est engagée pour la santé des enfants les plus vulnérables. Une aide qui a financé plus de 200 000 vaccins contre la rougeole.
Un anniversaire bien organisé
Pour ses 60 ans, la marque a récemment invité tous les fans de Sophie sur les réseaux sociaux. Les internautes disposaient de douze motifs et cinq couleurs pour choisir la robe idéale que portera la girafe pour son anniversaire en mai. La version élue sera lancée en production et sera disponible, dès septembre, en magasin dans un « coffret collector 60 ans » en simultané dans le monde entier.
L’opération « Sauvons les girafes » est également à l’honneur toute l’année 2021. Alors que la population des girafes en Afrique est en constante baisse depuis 30 ans, Vulli en partenariat avec l’association “Giraffe Conservation Foundation”, veut aider et sauvegarder l’espèce à travers un programme de translocation pour la sauvegarde des girafes.
L’iconique girafe blanche en caoutchouc est franchement l’un des jouets les plus populaires de tous les temps.
Fintech, CAC 40 (suites)
La FinTech lyonnaise Agicap lève 100 millions de dollars auprès du fonds californien Greenoaks
Le 27/05/2021
Agicap, « fintech » lyonnaise en hyper-croissance, a annoncé mercredi avoir levé 100 millions de dollars qui vont lui servir à s’implanter dans une dizaine de pays supplémentaires. Cette nouvelle opération de financement valorise la société fondée en 2016 à plus de 500 millions de dollars, selon son communiqué. C’est son troisième tour de table, après un amorçage de 2,5 millions de dollars il y a deux ans et une opération plus substantielle de 18 millions de dollars l’an dernier.
La jeune société a été fondée par trois entrepreneurs, aujourd’hui encore âgés de moins de 35 ans: Sébastien Beyet, Clément Mauguet et Lucas Bertola. Elle fournit aux entreprises des solutions de gestion automatisée de leur trésorerie en mode SaaS (accessibles en ligne sur abonnement), en remplacement des vieux tableaux de bord de type Excel. Agicap connaît un développement accéléré: son chiffre d’affaires a été décuplé en dix-huit mois et ses effectifs sont passés en deux ans de 8 à plus de 200 personnes.
Des ambitions internationales
Des « recrutements massifs » sont prévus pour porter au millier le nombre de collaborateurs dans les deux ans, affirme-t-elle. Ses ventes, essentiellement réalisées auprès de petites et moyennes entreprises, restent toutefois encore modestes, à 5 millions d’euros l’an dernier. La startup s’est depuis peu lancée à l’international – Allemagne, Espagne, Italie et Pays-Bas – où elle réalise déjà plus de la moitié de son activité. Agicap ambitionne de dépasser les 10 000 clients d’ici la fin de l’année.
Le nouveau tour de table a été souscrit par les actionnaires historiques de l’entreprise, les fonds BlackFin Capital et Partech Partners. Est venu s’y ajouter en tant que chef de file, le fonds californien Greenoaks Capital, dont c’est le premier investissement dans une société française. « Cette période de confinement nous confirme, plus que jamais, que ‘le cash est roi’ pour les PME. Agicap les soutient au quotidien dans leurs prises de décision en leur apportant une vision fiable de leur trésorerie », a expliqué Gabrielle Thomas, directrice des investissements chez BlackFin Capital, pour justifier ce nouvel investissement.
FinTech : le Français Epsor lève 20 millions d’euros auprès de Gaia Capital
Le 25/05/2021
Au sein des entreprises, le sujet de l’épargne salariale et retraite peut s’avérer confus voire totalement opaque pour bon nombre de salariés. Selon un sondage d’OpinionWay réalisé en mars 2020, près d’un salarié sur deux ne s’estime pas capable de faire des placements de façon autonome et 4 salariés sur 10 trouvent que les dispositifs d’épargne salariale sont complexes à comprendre.
Pour clarifier ce sujet et aider les salariés à maîtriser leur épargne, la startup française Epsor a développé une plateforme leur permettant d’allouer leur épargne en toute connaissance de cause. Aujourd’hui, la startup accélère avec une nouvelle levée de fonds de 20 millions d’euros en série B, réalisée auprès de Gaia Capital Partners, avec la participation du fonds anglais Augmentum Fintech et de ses investisseurs historiques Partech et BlackFin Capital Partners. L’entreprise a déjà levé près de 30 millions d’euros depuis son lancement.
Une sensibilité pour l’investissement socialement responsable
Lancé en 2017 par Julien Niquet et Benjamin Pedrini, Epsor négocie des contrats d’épargne salariale avec des entreprises et développe une plateforme à destination des salariés, sur laquelle ils peuvent obtenir des conseils en matière d’investissement. Chaque salarié peut ainsi allouer son épargne comme il l’entend à travers la plateforme, également disponible sur application. La startup est particulièrement sensible aux investissements socialement responsables et tente d’aiguiller ses clients vers ce type d’investissements.
« Notre philosophie est de laisser l’épargnant libre sur ses placements, mais on a une sensibilité forte sur ces sujets depuis le début d’Epsor », confie Julien Niquet. « On vient faire de la pédagogie pour expliquer qu’investir sur une thématique sociale ou environnementale ne veut pas dire renier forcément sur la performance. L’objectif est aussi d’avoir une autre approche de la performance, qui soit plus subjective et qui soit le reflet de ce que souhaite l’épargnant, qu’il recherche avant tout un rendement financier ou un impact positif ».
Face à l’hégémonie des banques et assurances, Epsor offre une alternative aux acteurs traditionnels qui entend bien remettre l’utilisateur final au coeur du dispositif, en proposant une offre entièrement numérique, et en misant sur la transparence et le conseil pour permettre aux salariés d’investir en toute connaissance de cause. La startup parisienne, qui compte à ce jour plus de 40 000 épargnants et plus de 400 entreprises clientes, ambitionne de recruter massivement dans l’année à venir pour se renforcer au niveau commercial et technologique. Elle ambitionne également de passer le cap des 100 000 épargnants sur sa plateforme.
« Les marchés de l’épargne salariale et de l’épargne retraite en France sont énormes et en forte croissance. Grâce à cette nouvelle augmentation de capital, notre ambition est de continuer notre développement et d’accélérer sur le segment des grandes entreprises suite au succès rencontré notamment auprès des ETI françaises » commente Julien Niquet. L’entreprise est partenaire du groupe Société Générale qui gère tous les flux financiers. Didier Valet, ancien Directeur Général Délégué du Groupe Société Générale est d’ailleurs entré au sein du conseil d’administration d’Epsor en juillet 2020.
Le CAC dépasse les 6.500 points pour la première fois en plus de 20 ans
Le 01 juin 2021
La Bourse de Paris s'est envolée d'environ 17 % depuis le début de l'année pour monter à des niveaux inédits depuis plus de 20 ans. Le CAC 40 dispose d'atouts considérables pour tirer profit de la reprise économique mondiale.
6.500 points. Pour la première fois depuis septembre 2000, et seulement la seconde fois de son histoire, l'indice phare de la Bourse de Paris a franchi ce seuil symbolique, porté par la reprise économique mondiale.
En quelques mois, le CAC 40 a effacé les traces de la crise du Covid pour retrouver ses plus hauts niveaux historiques. Depuis le début de l'année, il s'est envolé d'environ 17 %, l'une des meilleures performances des grandes Bourses mondiales. Il est en passe d'enregistrer son quatrième mois de hausse d'affilée lundi.
Une crise rapidement effacée
Qui aurait parié sur une telle issue il y a à peine un an ? L'Europe sortait alors tout juste de son premier confinement. Les multinationales du CAC accumulaient les pertes : à la fin juin, elles n'avaient généré aucun profit , avec une activité en chute de 20 %.
Mais après la panique boursière causée par cette pandémie inédite, le calme est rapidement revenu sur les marchés, rassurés par l'intervention rapide et massive des banques centrales.
Interview - « Il faudrait un choc extérieur majeur pour faire dérailler les marchés »
L'argent du plan de relance européen à portée de main
Au fil des mois, les perspectives économiques se sont éclaircies en dépit des nouvelles vagues épidémiques. Des plans de relance massifs ont été mis en place, pour la première fois y compris au niveau européen. Ce dernier a été formellement validé par les 27 pays de l'Union la semaine dernière.
Impact inégal de la pandémie
C'est finalement l'arrivée de vaccins efficaces, six mois à peine après les premiers confinements, qui a permis à la Bourse de Paris de repartir de plus belle. L'avancée rapide des campagnes de vaccination ces dernières semaines a complété le tableau, faisant grimper la Bourse de Paris à ses plus hauts niveaux : le climat des affaires en France a dépassé en mai son niveau d'avant-crise .
Entre-temps, le CAC 40 a rebondi de plus de 70 % depuis son point bas atteint le 18 mars 2020. Il s'inscrit même en hausse de plus de 6 % par rapport à son pic d'avant-crise à 6.111 points le 19 février.
Une hausse loin d'être uniforme. Sur la période, près d'un tiers du CAC a perdu du terrain. Durement frappé par la crise, le spécialiste de l'immobilier commercial et de bureaux Unibail-Westfield-Rodamco demeure ainsi en chute de plus de 40 %.
Le luxe moteur du rebond du CAC
Autre victime de la crise, l'aéronautique : Airbus (-18 %), Safran (-15 %) ou encore Thalès (- 11 %) accusent encore le coup. La perspective d'une réouverture des frontières et de reprise de l'aviation commerciale leur a toutefois permis de reprendre de la vigueur ces derniers jours.
Parmi les gagnants de la crise, le luxe a tiré son épingle du jeu . Hermès et LVMH ont progressé d'environ 60 %, L'Oréal de plus de 35 % et Kering de près de 30 % depuis février 2020. A eux quatre, ils ont contribué pour plus de 500 points à la hausse du CAC 40, faisant plus que compenser l'ensemble des baisses. La capitalisation de LVMH a flambé, passant de 220 milliards en février 2020 à plus de 330 milliards d'euros, ce qui en fait la plus grosse société cotée en Europe.
LVMH repasse en 2021 au-dessus de son activité du premier trimestre 2019
Il faut dire qu'ils ont spécialement bien résisté à la pandémie. Très exposés à l'Asie, ils ont notamment bénéficié de la reprise rapide de la consommation en Chine, qui a été la première grande économie à tenir l'épidémie sous contrôle. Ils ont également embrassé la distribution digitale , leur permettant d'atténuer l'impact des fermetures de boutiques.
Le record historique à quelques encablures
Après ces gains faramineux, le CAC peut-il espérer dépasser son record historique ? Le 4 septembre 2000, alors que la bulle internet était en train d'éclater, il avait atteint 6.922 points. Il lui faudrait encore grimper de plus de 6 % pour retrouver ce sommet. Rien n'est impossible, mais ces quelques points de pourcentage risquent d'être plus difficiles à conquérir alors que le rebond de l'inflation fait craindre le pire à certains professionnels des marchés.
« Les marchés actions ont des valorisations élevées et les attentes des analystes restent fortes, car ils anticipent une belle croissance économique ces deux prochaines années », explique Christian Parisot chez Aurel BGC. « Il y a donc peu de place pour une progression importante des indices boursiers », ajoute-t-il.
Résultats : les grandes entreprises signent un début d'année en fanfare
Bastien Bouchaud
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/01/cac-40-le-meilleur-est-a-venir.html
Dassault (suite) & la filière aéronautique dans la crise sanitaire
La Croatie va acheter 12 Rafale d’occasion à la France
Le Parisien avec AFP / Le 28/05/21
Une commande à un milliard d’euros. La Croatie a annoncé vendredi avoir choisi 12 avions de chasse Rafale d’occasion français pour moderniser ses forces armées. Ces avions (2 biplaces et 10 monoplaces) âgés en moyenne d’une dizaine d’années seront prélevés sur la flotte de l’armée de l’air. Des avions armés de missiles air air MICA, de bombes AASM et d’un canon de 30 mm avec ses munitions. En outre, la France s’engage aussi à donner une formation et un entraînement aux pilotes croates. Au total, ce contrat global est évalué à environ 999 millions d’euros.
Le gouvernement « a estimé que l’offre de la France était la meilleure et a décidé (d’acheter) 12 avions de combat multirôle Rafale », a déclaré le Premier ministre Andrej Plenkovic, ajoutant que l’avion choisi « est considéré comme l’un des meilleurs du monde ». Et d’ajouter : « C’est le plus gros investissement en matière d’armement croate. Nous augmentons notre capacité de puissance de combat de l’armée croate dans les 30 à 40 prochaines années, ce qui est le plus grand garant de la paix. »
Cette décision est un peu inattendue. L’appareil français était en compétition avec des F-16 américains neufs, des F-16 d’occasion israéliens et des Gripen suédois neufs.
La France avait déposé le 10 novembre dernier une offre de Rafale compatibles à la fois pour les missions de l’OTAN et de l’Union européenne ». « Un projet qui serait structurant pour la coopération entre nos deux pays, et pour une Europe de la défense plus forte », avait alors expliqué sur Twitter Florence Parly la ministre des Armées lors de sa visite en Croatie. Mais surtout l’offre commerciale française était compétitive. La proposition américaine grande favorite était de l’ordre de 1,6 milliard d’euros même si les F-16 en lice étaient neufs.
Dès l’annonce, la ministre des Armées, Florence Parly, s’est félicitée du « renforcement des liens stratégiques entre la France et la Croatie ». L’objectif est de signer un contrat avant la fin de l’année pour pouvoir livrer les six premiers Rafale fin 2023 puis les derniers début 2025. Les anciens MiG russes de l’armée de l’air croate pourront alors partir à la casse.
Ce contrat est le quatrième pour le Rafale en 2021. Après une année blanche en 2020, Dassault Aviation avait déjà engrangé trois nouvelles commandes fermes de Rafale pour un total de 48 appareils neufs (6 neufs et douze d’occasion pour la Grèce, 12 pour l’armée française et 30 pour l’Égypte). Ce qui faisait déjà de 2021, la deuxième meilleure année de l’histoire de l’avion de combat, en termes de prises de commandes.
Et la moisson n’est peut-être pas terminée. L’Indonésie serait proche de passer commandes. Il ne manquerait plus qu’un décret présidentiel pour valider le budget. Florence Parly avait évoqué en décembre une commande de 36 Rafale par Djakarta. Eric Trapier, le PDG de Dassault, était plus vague avec une fourchette de 24 à 40 appareils.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/dassault-cent-et-un-an-d-innovations.html
Le biomimétisme (suite)
Lancée en 2019, la deeptech FinX compte bien s’appuyer sur les réseaux dont elle est membre pour développer et commercialiser son moteur de bateau sans hélice, inspiré de la nature.
Imiter le mouvement des animaux marins pour faire avancer les bateaux de demain. C’est sur le principe du biomimetisme que FinX, jeune startup deeptech fonde sa technologie de propulsion nautique remplace les hélices des bateaux par une membrane ondulante. « Cette nageoire a la drôle de forme d’un petit vinyle qui ondule de sa périphérie vers le centre et qui propulse le bateau. Le fonctionnement s’apparente à celui d’un haut-parleur » explique Harold Guillemin, fondateur et dirigeant. Et pour développer son moteur de bateau bio-inspiré, ce lauréat du concours i-Lab sait qu’il peut compter sur les communautés dont il fait partie.
La force des réseaux
Pour le jeune dirigeant, le réseau Bpifrance et sa communauté Les Deeptech représentent une aide précieuse. Cette dernière offre d’une part des solutions pour améliorer la visibilité mais aussi des workshops et des informations tout en permettant de mettre à profit l’intelligence collective des fleurons de la Deeptech. « Au travers de sessions d’échanges et de webinaires, ce réseau est l’occasion de prendre du recul par rapport à ses projets, de partager les « bons plans », d’échanger les contacts de fournisseurs et de prestataires. C’est un réseau qu’on aime solliciter », soutient Harold Guillemin.
Le dirigeant est par ailleurs soucieux, pour évoluer, de s’ouvrir à d’autres écosystèmes comme ceux issus de la mer et du maritime mais aussi du réseau Paris Saclay où FinX est incubé à Centrale Supelec. La startup a également intégré la French Tech Paris Saclay pour discuter entre acteurs locaux des laboratoires, des experts pouvant aider, mais surtout des fonds susceptibles d’être séduits par nos projets.
Le challenge d’une nouvelle levée de fonds
« Avec une première levée de fonds l’an dernier de 900 000 euros qui nous sert encore aujourd’hui à financer les développements des moteurs, nous souhaitons renforcer nos capitaux », explique Harold Guillemin. En effet, FinX a décidé de lancer sa levée de fonds de 3 millions d’euros avant la fin du mois d’avril. L’objectif : financer l’industrialisation du moteur et sa commercialisation.
Avec déjà 10 collaborateurs et un premier produit dont la commercialisation débutera dans les mois à venir, Harold Guillemin voit en 2021 l’année de tous les défis. « C’est la concrétisation de tous nos efforts techniques vers un produit fini, industriel et apprécié. Au niveau de nos conseillers proches, nous sommes fiers d’avoir comme parrain le grand navigateur Français Loïck Peyron ! », affirme-t-il.
Son moteur de bateau à nageoire de 5 chevaux, 2 kilowatts et 100 % électrique permet une économie d’énergie, une sécurité maximale et un entretien réduit.
Aujourd’hui en phase de test sur l’endurance des pièces au sein de son laboratoire parisien, la start-up travaille également à l’élaboration d’un design épuré. Cet été, une série de 30 moteurs responsables sera délivrée à ses partenaires pour éprouver en milieu réel cette nouvelle technologie.
La filière textile (suite)
La dentelle de Calais Caudry : un délicat savoir-faire
Le 27 avril 2021
L’histoire de la dentelle française commence en Angleterre au XIXème siècle. Ce précieux savoir-faire, concentré dans les Hauts de France, souffre de la contrefaçon asiatique …mais la dentelle française fait de la résistance. Les maisons de Couture reconnaissent la qualité et la beauté des dentelles de Calais Caudry et ont à cœur de faire appel aux dentelliers et à leurs machines datant XIX ème siècle. Labels et numéros d’identification permettent de préserver l’authenticité de ce savoir-faire unique.
Un peu d’histoire…
C’est en 1809, dans les environs de Nottingham, que fut inventé le 1er métier à dentelle permettant de réaliser mécaniquement les pièces de dentelle originellement réalisées à la main. Les douanes de l’époque ne permettant pas le commerce avec l’Angleterre, c’est tout à fait illégalement et en pièces détachées qu’arrivèrent dans le Nord ces fameuses machines. C’est ce qui explique leur concentration dans le Nord Pas de Calais : à Calais et à Caudry vers 1815.
En 1837, le système Jacquard et ses cartes perforées apporte une amélioration importante puisque l’on peut désormais imiter parfaitement la dentelle faite au fuseau à la main. Cette technique couplée à l’apparition des moteurs à vapeur marque le début d’une industrie prospère.
La dentelle aujourd’hui
Les machines qui produisent les dentelles sont les mêmes qu’à la fin du XIXe siècle. Encore une demi-douzaine d’entreprises dentellières fournissent la haute couture et les grandes marques de lingerie et corsetterie. Cette activité souffre depuis quelques années de la concurrence asiatique et des coûts élevés de production en France. En termes d’emplois, cela représente 600 salariés à Calais contre 3000 il y a une quinzaine d’années.
La dentelle de Calais Caudry, une marque protégée
C’est en 1958 que la marque “dentelle de Calais” est créée pour éviter la confusion avec la dentelle tricotée de moins bonne qualité qui vient d’apparaître.
En 2015, le label dentelle de Calais-Caudry de la fédération française des Dentelles et Broderies permet d’apporter une précision géographique tout en renforçant sa valeur patrimoniale.
Seuls 12 dentelliers peuvent prétendre à utiliser cette appellation. Il s’agit de Riechers Marescot, Darquer, Noyon et Cosetex à Calais et Sophie Hallette, Solstiss, Jean Bracq, dentelles Méry, dentelles MC, dentelles André Laude et Beauvillain Davoine à Caudry.
Pour éviter les contrefaçons, un numéro d’identification permet de vérifier l’authenticité de la dentelle et vérifier son origine sur le site officiel.
Un savoir-faire et une qualité uniques :
La dentelle de Calais est la plus fine et la plus recherchée car sa transparence et sa souplesse imitent parfaitement la dentelle faite à la main. L’innovation et la création sont permanentes en termes de dessins, matières et effets.
Les créateurs Jean-Paul Gaultier et Christian Lacroix ont remis au goût du jour la dentelle dans leurs défilés : ce matériau noble incarne franchement à la perfection le chic et la distinction à la française.
Le château de Chantilly & Le Louvre (suites)
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Rungis (suite)
LE MARCHÉ DE RUNGIS VA S'ÉTENDRE AU NORD DE PARIS AVEC NOUVELLES PLATEFORMES ET VOLET AGRICOLE
Le 07/05/2021
Le plus grand marché de gros de produits frais au monde va ouvrir une annexe au nord de Paris, sur le Triangle de Gonesse.
La Semmaris, société gestionnaire du Marché de Rungis, a confirmé ce vendredi son projet de développer "un espace de production agricole sur le Triangle de Gonesse et une ou deux plateformes de distribution situées à proximité", dans le Val d'Oise.
Stéphane Layani, président du Marché international de Rungis, a "salué" l'annonce vendredi par le Premier ministre Jean Castex, du choix de Rungis, le plus grand marché de produits frais du monde, "pour développer des plateformes de distribution alimentaire dans le nord de l'Ile-de-France".
Le volet agricole de ce projet reposera "sur les principes de l'agro-écologie", a précisé la Semmaris dans un communiqué.
"Un élan écologique et économique"
Baptisé "Agoralim", le projet a "pour objectif de donner un élan écologique et économique à ce territoire" au nord de Paris, assure la Semmaris. Il visera notamment "à favoriser le développement de la production locale et des circuits courts, en ligne avec les nouvelles attentes des Franciliens en matière de consommation de produits frais".
Installé depuis 50 ans à Rungis, au sud de Paris, le Marché d'intérêt national (MIN) a grandi et est proche de la saturation. La Semmaris précise "travailler dans une démarche de co-construction avec l'ensemble des parties prenantes pour trouver l'implantation la plus adaptée à ses activités".
"Une opportunité pour notre territoire"
"L'implantation d'un projet d'extension de Rungis autour des circuits-courts et des productions locales est une opportunité pour notre territoire de créer un pôle d'excellence pour l'alimentaire et de soutenir la mutation de l'économie agricole", a salué Marie-Christine Cavecchi, présidente (LR) du Conseil départemental du Val-d'Oise, à la suite de l'annonce de Jean Castex.
Dans une lettre commune adressée au préfet en avril, les maires de Gonesse et Goussainville estimaient que l'implantation de la future extension de Rungis pourrait se situer sur des terrains le long de la route de Roissy, bien desservis par le réseau routier et d'une superficie totale de 156 hectares.
Ce lieu se situe à quelques kilomètres du Triangle de Gonesse. Il devait initialement accueillir un projet européen de fret express ferroviaire, actuellement au point mort.
La question est sensible pour le département où la défense des zones agricoles continue de mobiliser des centaines de défenseurs de l'environnement. Une ZAD ("zone à défendre") avait été installée dix-sept jours en février dernier, avant l'expulsion de ses militants.
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