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Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

Publié le par Jacques SAMELA.

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L'Union européenne, première puissance commerciale au monde

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-premiere-puissance-commerciale-au-monde/

Publié le 01.02.2026

 

L'Union européenne est la première puissance commerciale du monde, devant les États-Unis et la Chine. Elle représente près de 16 % des échanges de biens et services en 2024. Si sa part diminue lentement depuis une vingtaine d'années, elle reste compétitive et exporte chaque année plus qu'elle n'importe. Ses échanges extérieurs représentent environ 30 % du PIB, reflétant une économie particulièrement ouverte sur le monde. 

Les exportations de l'UE reposent surtout sur des produits à forte valeur ajoutée : machines-outils, équipements électriques, aéronautique, automobiles, chimie et produits pharmaceutiques, ainsi que des services comme le tourisme. En revanche, l'UE importe surtout des matières premières, des produits agricoles et de l'énergie. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine et les États-Unis pour les importations, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine pour les exportations.

La force commerciale de l'UE repose notamment sur son organisation. À l'intérieur du marché unique, les échanges se font sans droits de douane, ce qui favorise le commerce entre États membres. À l'extérieur, l'UE mène une politique commerciale commune. Elle négocie au nom des 27 États, ce qui lui donne beaucoup plus de poids qu'un pays seul et lui permet de défendre efficacement ses intérêts dans le monde.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

 

Export : quand l'Europe devient une valeur refuge pour les PME face à Trump et aux menaces chinoises

https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/export-quand-leurope-devient-une-valeur-refuge-pour-les-pme-face-a-trump-et-aux-menaces-chinoises-2214337#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260206

Publié le 06 février 2026

 

Malgré les menaces internationales croissantes, le dernier baromètre de Bpifrance révélé par « Les Echos » montre des envies d'export qui ne fléchissent pas. Mais elles devraient cette année se recentrer sur l'UE, jugée moins risquée que le grand export.

Les menaces de Donald Trump, la pression concurrentielle de la Chine, les hausses de frais de douane, n'ont pas vraiment entamé les envies d'export des TPE-PME françaises. En revanche, elles n'hésitent pas à rebattre les cartes, faisant plus que jamais de l'Union européenne leur valeur refuge. C'est ce qui ressort du troisième baromètre annuel de Bpifrance sur les TPE-PME et l'export, présenté ce vendredi et dévoilé en exclusivité par « Les Echos ».

Près de 24 % des 4.700 dirigeants sondés à l'automne 2025 comptent vendre, cette année, au-delà des frontières de l'Hexagone. Soit 2 points de moins qu'un an plus tôt et 1 point de plus qu'en 2023.

« On s'attendait à plus de changements sur les intentions ; or on est vraiment sur l'épaisseur du trait. Il n'y a pas de montagne russe sur les chiffres », constate Olivier Vincent, directeur exécutif Export chez Bpifrance. La bonne nouvelle vient des montants : 19 % des TPE-PME, notamment dans l'industrie, prévoient de les augmenter (contre 15 % un an plus tôt) et 14 % de les réduire (contre 13 %), soit un écart de 5 points. « On ne revient certes pas au niveau de 2023, mais c'est un retour de perspectives d'export », souligne l'expert

Surtout, le terrain de jeu des petites et moyennes entreprises tricolores se modifie. Echaudées par les tensions et les volontés de protectionnisme, elles regardent d'un oeil plus méfiant le grand export. Les exportations hors UE ralentiraient en 2026, avec un « solde d'opinion » (la différence entre la proportion de ceux qui veulent exporter et ceux qui ne le souhaitent pas) en baisse de 5 points sur un an, et des montants en diminution, surtout en Amérique du Nord mais aussi en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique.

A l'inverse, les TPE-PME qui exportent exclusivement au sein de l'UE prévoient d'accélérer leurs exportations, avec un solde d'opinion qui progresse de 11 points. « L'Union européenne est le terrain de chasse habituel des entreprises françaises mais là, il y a un net rebond en sa faveur », souligne Baptiste Thornary, coresponsable de la conjoncture de Bpifrance, qui précise que 86 % des entreprises qui exportent déjà ont prévu d'y aller (en hausse de 3 points sur un an).

Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change.

Plus du quart (28 %) des dirigeants de TPE-PME ne voit aucun risque sur le marché européen, malgré la guerre en Ukraine à ses portes : le premier aléa évoqué est celui de la concurrence accrue (30 %). « Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change », poursuit l'économiste. Le redressement de l'Allemagne, le premier partenaire européen, qui renoue avec la croissance après deux ans de récession, redonne de l'élan. Et si la France surfe sur une croissance atone, celle de l'Italie, de l'Espagne et de la Pologne donne des perspectives prometteuses.

Mais, sans surprise, la perception du risque au-delà des frontières s'assombrit. Toutes zones confondues, les dirigeants de TPE-PME sont 83 % à identifier des risques à l'export, contre 81 % l'an dernier. En tête de liste, près de la moitié citent les tensions géopolitiques (46 %, en hausse de 4 points), suivies par le durcissement des politiques commerciales (34 %, +7 points). Une crainte légitime dans le sillage, l'an dernier, des hausses brutales de droits de douane de Donald Trump et des tensions commerciales entre la Chine et l'UE. A noter aussi le risque de change, surtout euro-dollar, mentionné par 12 % des dirigeants (+3 % en un an).

Pour l'Amérique du Nord, les aléas sont plus forts encore : 69 % des TPE-PME s'inquiètent des tensions géopolitiques et 1 sur 2 (51 %) du durcissement des politiques commerciales. Mais les Etats-Unis ne s'effondrent pas pour autant, 28 % des dirigeants prévoyant d'y exporter - un chiffre stable sur un an.

« Il y a une forme de résilience sur ce marché qui nous a étonnés. Certes, il y a des embûches, mais le marché américain reste dynamique et continue d'attirer », décrypte Sabrina El Kasmi, l'autre responsable de la conjoncture chez Bpifrance. « On se focalise sur Trump, poursuit-elle, mais il ne faut pas oublier les menaces entre la Chine et Taïwan ou les affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge. » Pour l'Asie, 73 % des dirigeants s'alarment des tensions géopolitiques.

« Marges de progression »

Malgré ces menaces grandissantes, Bpifrance enjoint aux PME d'exporter davantage. En dépit des progrès depuis la création en 2018 de la Team France Export, une sorte de guichet unique qui réunit les régions, Business France, les CCI et Bpifrance, la part de celles qui exportent - « de 26 à 30 % », selon Olivier Vincent - évolue peu. Evoquant de « grandes marges de progression », il alerte aussi sur le fait que « plus de la moitié des entreprises industrielles n'exportent pas ou bien en dessous de leurs capacités ».

Mi-janvier, en amont du sommet de Davos, Emmanuel Macron a exhorté « l'équipe de France de l'attractivité et de l'export […] à se mobiliser pour reconquérir des parts de marché ». Objectif : 650 milliards d'euros de ventes à l'étranger en 2027 et 700 milliards en 2030, contre 598 milliards en 2024. Bpifrance devrait être sollicité pour renforcer ses aides. Mais, selon Ludovic Subran, il y a encore du chemin à faire : « Il manque toujours 100.000 exportateurs en France », martèle le directeur des investissements du groupe Allianz.

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Ursula von der Leyen souhaite instaurer une "préférence européenne" pour les secteurs stratégiques 

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/ursula-von-der-leyen-souhaite-instaurer-une-preference-europeenne-pour-les-secteurs-strategiques/

Publié le 10.02.2026

 

Les entreprises bénéficiant de fonds publics devront privilégier des composants européens. Les États membres discuteront des secteurs concernés et des modalités de cette proposition lors d’un sommet informel des Vingt-Sept en Belgique, le 12 février.

C'est une demande de longue date de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi en faveur de l'instauration d'une "préférence européenne" dans des secteurs stratégiques, c'est-à-dire une obligation pour les entreprises bénéficiant de fonds publics de se fournir en composants européens. "L'Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques et de soutenir activement" sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a-t-elle expliqué, dans une lettre adressée aux dirigeants des pays membres.

Cette proposition du "Made in Europe" sera discutée lors d'une réunion informelle des dirigeants européens à Alden Biesen (Belgique) le 12 février. Mais cette mesure ne fait pas l'unanimité : la France plaide en sa faveur depuis longtemps notamment pour protéger sa filière de batteries de voitures électriques, mais l'Allemagne et l'Italie y sont plutôt opposés. En janvier, ils ont toutefois ouvert la porte à cette mesure. Dans un document commun, Rome et Berlin ont assuré soutenir "des règles de préférence européenne dans des secteurs cruciaux et stratégiques, tout en prenant en compte nos intérêts en matière de politique commerciale et ceux de nos partenaires les plus proches". 


Promouvoir un "Made in Europe" pour se détacher des États-Unis et de la Chine 

Si un soutien de principe à l’instauration de la préférence européenne semble acquis, le travail est loin d'être terminé. Il reste à établir la liste des secteurs concernés, la proportion de composants européens qui sera exigée dans chaque filière et les contraintes administratives… La Commission européenne a préparé un projet de loi qui vise à instaurer la préférence européenne dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'industrie automobile. Sa présentation, désormais attendue le 25 février, a été repoussée à deux reprises ces derniers mois, en raison de désaccords entre les États membres.

Le président Emmanuel Macron continue de défendre cette "préférence européenne", qu’il juge indispensable pour éviter que le Vieux Continent ne devienne le "vassal " des États-Unis et de la Chine. Il a réaffirmé cette position le 18 novembre dernier, lors d’un sommet réunissant responsables politiques et acteurs majeurs de la tech consacré à la souveraineté numérique et industrielle de l’Europe.

"Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques", a également plaidé Stéphane Séjourné, commissaire européen chargé du Marché intérieur et des services, dans une tribune cosignée par plus d'un millier de dirigeants d'entreprises début février. "Chaque fois que l'argent public européen est utilisé, celui-ci doit contribuer à la production et aux emplois européens de qualité", estime le commissaire européen. "Les Chinois ont le Made in China, les Américains ont le Buy American, et la plupart des autres puissances économiques ont des programmes similaires, qui donnent la préférence à leurs propres atouts stratégiques. Alors, pourquoi pas nous ?

 

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/competitiveness-compass/

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

Publié dans En bref

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Ubisoft (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ubisoft (suites)
Ubisoft (suites)

Titres annulés, cure d'austérité... Ubisoft se réorganise pour être plus compétitif

https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2026/01/21/titres-annules-cure-d-austerite-ubisoft-se-reorganise-pour-etre-plus-competitif?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 21 janv. 2026

 

Le numéro un français des jeux vidéo se réinvente complètement pour tenter de palier des récentes difficultés financières et de relancer sa compétitivité sur le marché.

Fini de jouer pour Ubisoft ! Empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années, le géant français des jeux vidéo se dote d’une nouvelle organisation inédite pour être plus compétitif. Première victime de ce grand chambardement interne : Prince of Persia : les Sables du temps, remake de l’un des plus grands succès d’Ubisoft dans les années 2000, ne verra jamais le jour malgré plusieurs années de développement. Cinq autres jeux sont également abandonnés – « quatre titres non annoncés » et « un jeu mobile » – et sept bénéficieront « d’un temps de développement supplémentaire », indique l’entreprise dans un communiqué publié mercredi et qui précise la nouvelle orientation.

Confrontée à un marché plus sélectif et concurrentiel, la direction a annoncé prévoir finalement une perte opérationnelle d’un milliard d’euros pour l’exercice en cours et vouloir recentrer ses efforts, en repartant avec une nouvelle organisation interne.

Ce modèle opérationnel, inédit dans l’industrie, sera lancé début avril et s’articulera autour de cinq « maisons de créations » réunissant une partie de ses studios. La première, Vantage Studios, a vu le jour en octobre et réunit les marques phares d’Ubisoft (Assassin’s Creed, Rainbow Six et Far Cry), avec pour objectif de générer un milliard d’euros par an. Elle est désormais rejointe par quatre autres « maisons » thématiques : une consacrée aux jeux de tirs, une pour les univers fantastiques ou encore une pour les jeux familiaux comme Just Dance.

Le groupe, qui a réduit ses effectifs de plus de 3 000 salariés dans le monde et fermé plusieurs studios ces dernières années dans le cadre d’un plan d’économie de 300 millions d’euros, engage « une troisième et dernière phase » de ce plan, pour réduire ses coûts « d’au moins 200 millions d’euros » d’ici deux ans. Et donc se relancer pour ne pas faire "Game Over".

 http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/12/ubisoft-union-des-bretons-ind%C3%A9pendants-ubi-soft-software.html

Ubisoft (suites)

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Relocalisations & Made in France ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Relocalisations & Made in France ?
Relocalisations & Made in France ?

Relocalisations : ces acheteurs qui font (ou défont) le « Made in France »

https://www.ledauphine.com/economie/2026/01/23/relocalisations-ces-acheteurs-qui-font-(ou-defont)-le-made-in-france?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 23 janv. 2026

 

Les relocalisations d’entreprises sont souhaitées par les pouvoirs publics et une partie des consommateurs. Si leurs motivations sont variées, les dirigeants des entreprises ne doivent pas oublier un relais indispensable dans cette stratégie : les acheteurs professionnels. Et selon les cas, ce ne sont pas les mêmes profils qui seront les plus à même de mener à bien ces projets délicats.

Coca-Cola, un acteur local ! Dans une récente communication, l’entreprise détaille avec précision les spécificités de sa production mettant en avant son ancrage territorial. Cela n’est pas anodin, et correspond à une véritable tendance. Au-delà d’une stratégie industrielle, la relocalisation de la production est devenue désormais un récit adopté par les organisations.

Cette stratégie répond à plusieurs attentes : regain recherché de souveraineté des gouvernements, politiques publiques de soutien à l’industrie nationale (à l’image de France 2030), recherche par les consommateurs de produits issus de circuits courts, et pressions post-Covid sur l’ensemble des chaînes d’approvisionnement. Au sein de ces chaînes, un acteur demeure souvent invisible, alors même qu’il joue un rôle stratégique dans cette politique de relocalisation : l’acheteur professionnel dans l’industrie. Il sélectionne et pilote les relations fournisseurs, arbitre entre coûts, risques et délais et, enfin, coordonne les parties prenantes internes pour rendre une relocalisation faisable.

L’acheteur, un acteur clé

Pour ces raisons, nous avons mené une étude sur le rôle joué par les acheteurs dans les décisions de relocalisations. Longtemps vu comme un simple « cost-killer », il occupe aujourd’hui un rôle stratégique, au croisement des enjeux économiques, environnementaux et industriels. Comment les acheteurs, au travers de leurs valeurs et postures, influencent-ils la réussite (ou l’échec) des relocalisations ? Et si la relocalisation ne se décidait pas seulement dans les usines ou les ministères…

La relocalisation renvoie à une multitude de termes : reshoringbackshoringnearshoring… Souvent nouveaux et encore peu balisés, ces projets sont très exposés médiatiquement (campagne sur le « Made in France ») alors qu’ils nécessitent une adaptation de la chaîne d’approvisionnement à long terme. Ce sont donc des projets complexes, qui conduisent l’acheteur à s’adapter et à endosser des rôles différents. Nous distinguons trois grands types de relocalisation.

La relocalisation comme opportunité

La relocalisation comme opportunité est envisagée au cas par cas par les entreprises. Il s’agit avant tout de saisir une opportunité (plan de relance, marché en forte croissance, soutien public), pour un marché ou un produit spécifique, sans remettre en cause l’ensemble de la stratégie de production.

Lesaffre a par exemple rapatrié sa production de chondroïtine, projet soutenu dans le cadre de France Relance. Cette relocalisation permet de tester une solution locale.

Ici, l’objectif n’est pas de relocaliser l’ensemble de la production. Elle demeure une stratégie de niche pour les entreprises. Certains territoires se révèlent alors particulièrement attractifs. En France, la région Auvergne-Rhône-Alpes concentre à elle seule 48,5 % des projets de relocalisation d’après une étude de la CCI publiée en février 2023.

La relocalisation comme véritable stratégie industrielle

Moins opportuniste, la relocalisation s’inscrit alors dans un horizon temporel à long terme. Il s’agit d’intégrer la relocalisation au sein d’une stratégie industrielle globale, à l’instar de Rossignol. Dans cette perspective, les enjeux sont davantage liés à la gestion des risques, comme la sécurisation des approvisionnements, ou la maîtrise technologique.

Il existe de nombreux outils pour aider les entreprises à relocaliser dans le cadre d’une politique industrielle prônant la relocalisation.

La relocalisation comme réponse aux consommateurs

Envisager la relocalisation comme une réponse aux attentes des consommateurs constitue le troisième type de motivation. En effet, les consommateurs associent souvent les relocalisations à des valeurs positives, en lien avec l’image de marque.

Dans cette perspective, la relocalisation s’inscrit dans la tendance du « Made in France ». La relocalisation correspond alors à une volonté de s’inscrire dans une démarche de durabilité, afin de répondre à une demande des consommateurs.

Et l’acheteur dans tout ça ?

Polymorphe, la relocalisation nécessite de composer avec des logiques économiques, sociales, environnementales et identitaires. Le rôle des acheteurs est alors central, que la relocalisation soit envisagée comme une opportunité, une véritable stratégie industrielle ou une réponse aux consommateurs. L’acheteur est à la fois :

. garant de la faisabilité du projet de la relocalisation face aux nombreuses incertitudes techniques (nouveaux fournisseurs, risques opérationnels, etc.),

. arbitre face aux incertitudes économiques (pression budgétaire, coûts imprévisibles, etc.),

. et coordinateur de l’ensemble des parties prenantes du projet (potentiels conflits).

Nous proposons d’adopter ici des métaphores animalières pour décrire le rôle de l’acheteur au sein des différentes relocalisations. En effet, le rôle de l’acheteur est souvent méconnu des consommateurs, tout comme son impact sur les décisions stratégiques de l’industriel. Adopter des métaphores animales dans notre étude nous permet de mieux illustrer la posture de l’acheteur au sein des différents types de relocalisation. Bien qu’elle ait souvent décidé au niveau stratégique, sa mise en œuvre dépend largement de l’acheteur (choix des fournisseurs, sécurisation, négociation, transition avec les partenaires historiques). Selon les organisations, l’acheteur peut aussi peser en amont dans l’arbitrage.

Profil papillon, hibou ou renard ?

Lorsque la relocalisation est vécue comme une opportunité, nous pouvons considérer l’acheteur comme un papillon : flexible, ouvert au changement et guidé par ses convictions personnelles. Il saisit les opportunités de relocalisation dès qu’elles apparaissent, même lorsque le cadre organisationnel demeure flou ou que le soutien interne est limité. Son engagement est déterminant pour lancer un premier projet, mais il peut être fragilisé par la prudence de l’entreprise, la réaction des partenaires historiques ou l’absence d’alignement stratégique.

Si la relocalisation fait partie intégrante de la stratégie industrielle de l’entreprise, le comportement de l’acheteur s’apparente à un renard, pragmatique et rusé. L’acheteur est alors avant tout un gestionnaire de risques, qui jongle avec les contraintes de coûts, de continuité de fournisseurs et d’exigences juridiques. Son seul objectif est de rendre la relocalisation viable, faisant fi parfois de ses convictions personnelles.

Enfin, lorsque la relocalisation est avant tout une réponse aux attentes des consommateurs, l’acheteur adopte une vision globale et une vigilance exacerbée à la manière d’un hibou afin de répondre à la pression du marché. Il agit dans l’urgence tout en suivant les contraintes réglementaires, avec une marge de manœuvre réduite, au risque de ruptures brutales avec des fournisseurs historiques et d’un décalage entre ses convictions et les objectifs affichés par l’entreprise.

Un rôle pivot

L’utilisation de métaphores permet de mieux illustrer le rôle pivot joué par les acheteurs au sein des relocalisations. Elles se construisent aussi à travers leurs décisions quotidiennes sur le terrain. Cela implique que les entreprises prennent davantage en compte le profil des acheteurs lors de projets de relocalisation.

Pour avancer concrètement sur ces sujets, les entreprises doivent s’investir dans trois directions :

. Identifier le profil de leurs acheteurs (plutôt papillon, renard ou hibou) et les mobiliser en fonction des projets de relocalisation.

. Constituer des équipes d’acheteurs aux profils complémentaires, en combinant exploration d’opportunité, gestion des risques et cohérence avec l’image de marque.

Adapter les objectifs et la formation des acheteurs, en intégrant les enjeux de relocalisation, en termes de gain d’achat, mais aussi de résilience, de coopération fournisseur et de création de valeur locale.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/09/delocalisations-relocalisations.html

 

Relocalisations & Made in France ?
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Aujourd'hui s'ouvrent les portes du festival tech&fest

Publié le par Jacques SAMELA.

Aujourd'hui s'ouvrent les portes du festival tech&fest
Aujourd'hui s'ouvrent les portes du festival tech&fest

La souveraineté, sujet principal de la troisième édition du festival tech&fest

https://www.ledauphine.com/economie/2026/02/01/la-souverainete-sujet-principal-de-la-troisieme-edition-du-festival-tech-fest?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

 

Le festival tech&fest est de retour à Grenoble ces 4 et 5 février. L’événement présentera les dernières innovations technologiques de plus de 400 entreprises dans des domaines aussi variés que la santé, l’énergie, les mobilités, la microélectronique… Vaste espace de discussions et d’échanges, le rassemblement invitera surtout conférenciers et visiteurs à repenser notre indépendance économique, industrielle, énergétique et numérique.

Grenoble, capitale européenne de l’innovation 2026 , accueille les 4 et 5 février la troisième édition du festival tech&fest. Pendant deux jours, au sein d’Alpexpo, le parc événementiel de la capitale du Dauphiné, plus de 400 entreprises présenteront leurs dernières innovations tandis que l’Université Grenoble Alpes et des centres de recherche nationaux (le CEA, le CNRS, ou encore l’Inria) lèveront un peu le voile sur les sujets qui couvrent les paillasses de leurs équipes. Près de 250 start-up seront aussi là pour révéler à des investisseurs et partenaires les pistes qu’elles veulent défricher.

« Défendre cette souveraineté européenne »

« Depuis sa première édition, tech&fest se positionne comme un événement militant qui valorise la tech responsable, la science et la réflexion sur le sens de la technologie, incarné cette année par la marraine Julie Galland, directrice de la recherche technologique au CEA , indiquent les organisateurs. L‘édition 2026 abordera des sujets majeurs comme le quantique, les medtechs, les limites planétaires, l’IA, la robotique et la cybersécurité, avec une programmation collaborative et des intervenants de haut niveau. Et nous avons choisi cette année de mettre l’accent sur la souveraineté économique, industrielle, énergétique, numérique. Avec ce qu’il se passe dans le monde, notamment dans la recherche, l’événement militant que nous sommes se doit de défendre cette souveraineté européenne. »

« Nous avons besoin d’une écologie qui devienne rentable grâce aux solutions industrielles »

Sur les deux journées du festival, 250 speakers sont annoncés. Ils dialogueront et confronteront leurs opinions, partageront leurs expériences sur l’une des scènes du festival. Après Paul Watson en 2025, le Suisse Bertrand Piccard devrait marquer de son empreinte cette édition 2026. Médecin, aéronaute, explorateur, ce “savanturier” délivrera son mode d’emploi pour réconcilier technologie et écologie. « Il faut être réaliste, chercher des solutions indépendamment des idéologies, soulignait-il, il y a quelques semaines, dans Le Dauphiné Libéré. […] Nous avons besoin d’une écologie qui devienne rentable grâce aux solutions industrielles et d’une industrie qui soit propre grâce aux efforts écologiques.

Il ne faut pas oublier que si l’industrie devient propre, elle sera beaucoup plus rentable et donc plus compétitive puisqu’elle arrête de gaspiller de l’énergie et des ressources naturelles. C’est le grand défi de l’Europe. » “La souveraineté durable, le défi européen” c’est aussi le sujet qu’a choisi d’aborder sur la grande scène du festival Jean-Pascal Tricoire, président du conseil d’administration de Schneider Electric. « La convergence de la technologie, des secteurs et de la responsabilité a vraiment défini le CES de cette année », les rassurera - peut-être - Gary Shapiro, patron du CES, le salon des nouvelles technologies de Las Vegas, autre invité très attendu à Grenoble cette semaine. L’ancien ministre de l’Économie Bruno Le Maire montera aussi sur la scène autour d’une question : “Vassalisée ou souveraine, quel destin économique pour l’Europe ?”

 

Aujourd'hui s'ouvrent les portes du festival tech&fest

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Résistance de l'économie française

Publié le par Jacques SAMELA.

Résistance de l'économie française
Résistance de l'économie française

Croissance : l'économie française confirme sa résistance, un « bon départ » pour 2026

https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/croissance-leconomie-francaise-confirme-sa-resistance-et-demarre-2026-sur-de-bonnes-bases-2212847#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260130

Le 30/01/26

 

En hausse de 0,2 % au quatrième trimestre, le PIB a progressé de 0,9 % l'an dernier, selon la première estimation publiée ce vendredi matin par l'Insee.

Au bout du compte, l'année 2025 se sera mieux passée que prévu pour l'économie française. En dépit de l'instabilité politique, des incertitudes budgétaires, et des tensions internationales, la croissance du pays a atteint 0,9 % l'an dernier, après 1,1 % en 2024, selon la première estimation publiée ce vendredi matin par l'Insee.

Un chiffre conforme à ce qui était attendu par l'Institut de la statistique mais légèrement supérieur à ce que prévoyait le gouvernement. Au quatrième trimestre, l'activité économique a néanmoins ralenti, avec une hausse du PIB de 0,2 %, contre +0,5 % au troisième trimestre.

Contribution négative du commerce extérieur

En 2025, la demande intérieure ne contribue que pour 0,7 point au PIB. La consommation des ménages est restée médiocre, en hausse de 0,4 % seulement sur l'ensemble de l'année, avec une petite accélération au cours des trois derniers mois. Décembre a néanmoins été mauvais, avec un recul de 0,6 % des achats de biens, indique l'Insee.

L'investissement des entreprises a, de son côté, stagné, en hausse d'un maigre 0,1 %, après un recul de 2,4% en 2024. Après avoir soutenu l'activité pendant deux années d'affilée, le commerce extérieur a pesé négativement sur l'activité, (-0,5 point après +1,3 point), avec des importations (+2,9 %) qui ont progressé deux fois plus vite que les exportations (+1,4 %). La reconstitution des stocks est ainsi venue en renfort de la croissance en apportant 0,7 point de PIB.

« Bon départ »

Le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a salué sur TF1 une « croissance robuste » et « un bon départ » pour 2026. « Nous aurons au moins 1 % de croissance et pourquoi pas de bonnes nouvelles dans l'année », a-t-il commenté, soulignant que « les entreprises ont continué à exporter », malgré le contexte de guerre commerciale menée par Donald Trump. Si certains secteurs sont considérablement affectés - tels les produits à base d'acier, la filière vins et spiritueux, les cosmétique, les nouveaux droits de douane américains ont pour le moment eu un effet limité sur l'économie nationale.

Dans ses dernières prévisions, l'Insee table sur une hausse du PIB de 0,3 % au premier et au deuxième trimestre. A mi-année, l'acquis de croissance se situerait alors déjà à 1 %. « Une croissance résiliente mais pas suffisante » a commenté en décembre dans les colonnes du « Figaro » François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, qui attend elle aussi 1 % de croissance cette année. « On pourrait être plus bas comme on pourrait être plus haut mais à ce stade, on ne sait pas de quel côté la balance va pencher », observe Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

Avec l'adoption programmée du budget 2026, l'horizon s'éclaircit un peu. « L'incertitude qui a coûté entre 0,2 et 0,3 point de PIB à l'économie française en 2025 va se dissiper, au moins au premier semestre, cela va soutenir la croissance sur la période », estime Hadrien Camatte, économiste senior sur la France et la zone euro chez Natixis CIB.

Amélioration du climat des affaires

En ce début d'année, les enquêtes pointent d'ailleurs une amélioration du climat des affaires, en particulier dans l'industrie. « Les nouvelles commandes en provenance de l'étranger sont très bien orientées. Cela pourrait être le signal d'une accélération des exportations cette année », observe Maxime Darmet. Pour l'économiste senior France chez Allianz Trade, « la production industrielle et les exportations devraient porter l'activité en 2026 ».

« Les cadences accélèrent dans l'aéronautique. La hausse des dépenses militaires et le redémarrage attendu de l'économie allemande avec la relance budgétaire pourraient aussi soutenir l'activité », complète Hadrien Camatte. « 1 point de croissance en plus outre-Rhin c'est 0,1 point de PIB en plus pour la France ».

Résistance de l'économie française
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Galileo, déjà bien parmi nous

Publié le par Jacques SAMELA.

Galileo, déjà bien parmi nous
Galileo, déjà bien parmi nous

Oui, le système « GPS » européen ou système de positionnement par satellites est déjà plus que présent dans nos vies de tous les jours, que ce soit par le biais de nos téléphones portables, en voiture, dans la navigation maritime, ferroviaire, aérienne, ou encore dans nos montres connectées.

Et pourtant quand on en parle, le mot qui sort instantanément est bien évidemment le GPS, du nom du système américain, disponible depuis 1994, et rentré donc le langage dit commun, à la même enseigne que Frigidaire, Jacuzzi, Kleenex, caddie, Dictaphone et bien d’autres, ce qui en passant est ce que l’on appelle l’antonomase.

Mais pour en revenir à Galileo, disponible lui depuis 2016, et pleinement opérationnel depuis septembre 2024, il vise donc à rendre l’Europe indépendante dans le domaine du positionnement par satellites, où opèrent également les chinois avec le système Beidou, et les russes avec le système Glonass.

Photo J.S

Photo J.S

Et aujourd’hui, avec le dernier lancement du mois de décembre 2025, orchestré par Ariane 6, ce sont 33 satellites qui orbitent au-dessus de nos têtes, à 23.222 km d’altitude, permettant à ses utilisateurs d’être localisés à 1 m près, ce que manifestement les autres systèmes ne peuvent faire encore.

Alors, comme indiqué au début du sujet, Galileo est donc installé dans plus de 4 milliards d’appareils, notamment l’ensemble des smartphones vendus sur le marché unique européen, près de 2 500 modèles de téléphones et tablettes en sont également équipé, comme les dispositifs portables et sportifs, qui se rapproche là des 400 modèles concernés, principalement des montres connectées, prisées notamment des coureurs et des randonneurs.

Ensuite, Galileo équipe les voitures de près de 60 marques automobiles, sert et sécurise tous types de bateaux, est également utilisé pour la circulation et la signalisation ferroviaires, la navigation et la sécurité aériennes, les drones, les machines agricoles, mais aussi dans les domaines de la sécurité maritime et aérienne, équipant pas loin de 40 modèles de balises de détresse, permettant pour le coup de réduire le temps de localisation après activation de la balise en question de trois heures à dix minutes.

Pas mal finalement pour le petit dernier des systèmes en cours d’activités, surtout qu’au moment de l’idée et de l’initiation de ce projet, nos Amis américains ont tout fait pour le faire capoter, expliquant que des pays tiers comme la Russie ou la Chine pouvait l’utiliser à leurs dépens, mais surtout qu’ils ne concevaient pas le désir des européens de gagner leur indépendance dans le domaine des satellites de télécommunication, allant selon eux à contre-courant d’une doctrine mise au point par leurs militaires, considérant que leur système, élaboré à l’origine pour des applications militaires, leur permettrait d’assurer une certaine suprématie mondiale, et donc sur leurs alliés.

Mais au final, ils en acceptèrent l’idée, participant même à son développement, avec comme conséquence la signature d’un accord en 2004 (26 juin), assurant l'interopérabilité technique de Galileo avec leur système GPS.

Et donc aujourd’hui, en attendant que le système, dont le nom rend hommage au savant italien ayant identifié la notion de satellite, Galileo Galilei ou Galilée pour les francophones (https://fr.wikipedia.org/wiki/Galil%C3%A9e_(savant)) devienne cet outil de souveraineté et d’indépendance européenne, tant civil que militaire, grâce notamment à la fréquence PRS ou Public Regulated Service, destinée à des services étatiques (et donc européens), à la police ou encore à la protection des frontières, mais aussi cet outil incontournable tant dans son utilisation que dans le langage commun, au même titre, voire même en surpassant son principal homologue et néanmoins concurrent, il faudra que nous, européens, mais pas que, le prenions de plus en plus en compte dans nos utilisations journalières.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)

. https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4191926-20251218-galileo-telephone-montre-secours-tout-monde-utilise-gps-europeen-savoir

Galileo, déjà bien parmi nous

Publié dans Les dossiers

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Vaste accord commercial avec l'Inde

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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"Une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes" : l'Union européenne officialise la signature d'un vaste accord commercial avec l'Inde

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/une-zone-de-libre-echange-de-2-milliards-de-personnes-l-union-europeenne-officialise-la-signature-d-un-vaste-accord-commercial-avec-l-inde_7767536.html

Publié le 27/01/2026

C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations. L'Inde et l'Union européenne (UE) ont officialisé, mardi 27 janvier, la conclusion d'un vaste accord de libre-échange commercial qui va créer "une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes".

Les droits de douane indiens sur les véhicules "made in Europe" doivent ainsi passer de 110% à 10%, ceux sur les vins de 150% à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, selon l'UE. "L'UE compte bénéficier du niveau d'accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", avait annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dès son arrivée dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes.

Pour l'Inde, un accélérateur de modernisation

Selon Bruxelles, la réduction des taxes indiennes sur les importations européennes devrait permettre à l'UE d'économiser jusqu'à 4 milliards d'euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques. La Commission européenne lorgne avec gourmandise l'immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d'habitants et sa très forte croissance (8,2% en glissement annuel au dernier trimestre).

Pour sa part, New Delhi considère l'Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d'emplois pour sa population. "Ce traité va offrir de nombreuses opportunités", s'est réjoui le Premier ministre indien, Narendra Modi, avant même de rencontrer le président du Conseil européen, Antonio Costa, et Ursula von der Leyen.

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-et-l-inde-officialisent-la-signature-d-un-accord-de-libre-echange/

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/12/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/12/24

Le Rendez-Vous de l'Europe : Vaste accord commercial avec l'Inde

Publié dans En bref

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Louis Vuitton (Suite et à ne pas rater)

Publié le par Jacques SAMELA.

Louis Vuitton (Suite et à ne pas rater)
Louis Vuitton (Suite et à ne pas rater)

You & ME Paris

https://youandme.lvmh.com/you-and-me

Participez à la première étape de la tournée You & ME 2026 à Paris, les vendredi 30 et samedi 31 janvier au Carreau du Temple​.
Plongez dans les Métiers d'Excellence des Maisons LVMH avec des ateliers participatifs de savoir-faire, des sessions de coaching RH et explorez les opportunités de carrière.

Date : Vendredi 30 & samedi 31 janvier 2026
Lieu : Carreau du Temple
Horaires : 11h - 18h (vendredi) & 10h - 18h (samedi)

 

Clichy-sous-Bois
 

📍 Gymnase Armand-Desmet

Jeudi 12 février - 11h à 17h

 

Lyon
 

📍 La Sucrière

Mercredi 25 février - 11h à 17h

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/02/vuitton-une-saga-francaise.html

Vu et lu dans Elle du 08/01/26
Vu et lu dans Elle du 08/01/26

Vu et lu dans Elle du 08/01/26

Vus et lus dans Télé 7 Jours du 26/07/25, et La Tribune du 28/09/25
Vus et lus dans Télé 7 Jours du 26/07/25, et La Tribune du 28/09/25
Vus et lus dans Télé 7 Jours du 26/07/25, et La Tribune du 28/09/25

Vus et lus dans Télé 7 Jours du 26/07/25, et La Tribune du 28/09/25

Vu et lu dans Gala n° 1670 du 12/06/25

Vu et lu dans Gala n° 1670 du 12/06/25

Louis Vuitton (Suite et à ne pas rater)
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Ils l'ont fait !

Publié le par Jacques SAMELA.

Ils l'ont fait !
Ils l'ont fait !
Vu et lu dans Télérama n° 3962 du 17/12/25

Vu et lu dans Télérama n° 3962 du 17/12/25

 

Clair Obscur : Expedition 33 vient de battre le record le plus fou d'Elden Ring

https://gamewave.fr/clair-obscur-expedition-33/clair-obscur-expedition-33-vient-de-battre-le-record-le-plus-fou-d-elden-ring/

le 21 janvier 2026

Après avoir marqué l'année 2025 à plus d'un titre, Clair Obscur: Expedition 33 vient d'entrer dans la grande histoire du jeu vidéo. Dans la nuit du 20 au 21 janvier, Maëlle, Gustave et les autres ont volé le titre le plus prestigieux détenu par Elden Ring.

Que ce soit grâce à son histoire, à son gameplay, à son univers visuel unique ou à sa bande originale, Clair Obscur: Expedition 33 a autant marqué les joueurs que la presse.
Tout au long de l'année écoulée, le jeu de Sandfall Interactive a accumulé les récompenses, devenant notamment le jeu le plus primé de toute l'histoire des Game Awards. Cependant, il avait un rival de taille dans cette course aux trophées : Elden Ring

Elden Ring, jeu le plus récompensé de l'histoire dans la catégorie « Jeu de l'année » jusqu'à aujourd'hui


Jeu le plus attendu des Game Awards 2020 et 2021, Elden Ring a marqué l'industrie vidéoludique et amassé de nombreuses récompenses depuis 2022. Au total, le titre de From Software a accumulé 429 récompenses et victoires dans la catégorie « Jeu de l'année ».
Cela inclut à la fois les grands noms de l'industrie comme les Game Awards, le magazine japonais Famitsu, les sites spécialisés américains mais aussi les structures plus modestes et des cérémonies moins médiatisées comme les Game Developers Choice Awards.
Un tel chiffre semblait impossible à détrôner, laissant penser que seul Grand Theft Auto VI pouvait être le seul prétendant à la couronne. Mais Clair Obscur: Expedition 33 est parvenu à faire plier les boss les plus redoutables de l'Entre-Terre.

436 récompenses accumulées dans cette catégorie par Clair Obscur: Expedition 33


En effet, le suivi partagé sur ResetEra confirme que le titre développé par Sandfall Interactive vient de battre Elden Ring. Clair Obscur: Expedition 33 est officiellement le jeu le plus récompensé de l'histoire dans la catégorie « Jeu de l'année » avec 436 récompenses obtenues à l'heure où ces lignes sont rédigées. Ce nouveau record, tout comme le succès inattendu du titre, a surpris l'ensemble de l'équipe de Sandfall Interactive. 

À ce sujet, son directeur créatif, Guillaume Broche, a déclaré dans une récente interview accordée à Edge Magazine que : « Ce qui nous a vraiment le plus surpris, c'est à quel point le récit, les cinématiques et l'histoire ont touché les joueurs. C'est ce qu'il y a de plus difficile à quantifier, car c'est toujours quelque chose de très personnel. Le fait que cela ait fonctionné si bien, quasiment instantanément, nous a fait dire : "C'est cent fois plus que ce à quoi nous nous attendions." ».

Ils l'ont fait !
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L'industrie de défense (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie de défense (suite)
L'industrie de défense (suite)

Emmanuel Macron demande aux industriels de la Défense "d’accélérer"

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/emmanuel-macron-demande-aux-industriels-de-la-defense-daccelerer-2134726?utm_source=20260116%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20260116_180456)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 16 janvier 2026

 

À l’occasion de ses vœux aux Armées, Emmanuel Macron a déploré que le pays ne soit toujours pas en "économie de guerre, à proprement parler". Pour le chef de l’État, les industriels de la Défense ont encore des efforts à faire sur leurs rythmes de production et l’évolution de leurs technologies.

L’industrie de la défense française est à la traîne. Lors de ses vœux aux Armées le 15 janvier, Emmanuel Macron a mis en garde les industriels du secteur sur leurs capacités de production. Face à ce constat, "nous irons peut-être chercher des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces", a prévenu le chef de l’État.

La France n’est toujours pas en "économie de guerre"

"Nous avons doublé, parfois triplé nos capacités de production, nos rythmes de production. Soyons francs avec nous-mêmes. Est-ce que nous sommes en économie de guerre, à proprement parler ? La réponse est non. Parce que si nous étions en guerre, j’ose espérer que nous ne produirions pas ainsi", a déclaré le chef de l’État.

Pousser les innovations de rupture

Emmanuel Macron a aussi appelé à poursuivre les investissements dans les "innovations de rupture", comme le quantique et l’intelligence artificielle. Il a tout de même affirmé que la France a "de formidables entreprises" et salué les efforts déjà opérés par l’industrie depuis qu’il a évoqué un contexte "d’économie de guerre" fin 2022.

Des financements privés pour les start-ups, PME et ETI

Cette "économie de guerre" tente aussi de se renforcer, notamment sur les financements. Bpifrance a par exemple lancé un fonds "Défense" accessible aux particuliers pour financer 500 start-ups, PME et ETI non cotées du secteur.

Des investisseurs institutionnels dont la Caisse des dépôts et des assureurs ont aussi mis la main à la poche en lançant le fonds "Émergence défense" dédié aux PME et ETI de la base industrielle et technologique de défense (BITD). Le Crédit mutuel-Arkéa a également renforcé son accompagnement des industriels du secteur à hauteur de 500 millions d’euros répartis sur plusieurs outils financiers.

7000 emplois créés en deux ans

Emmanuel Levacher, président du Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres (Gicat), a défendu, à l'occasion des vœux 2026 du groupement le 14 janvier, un secteur pesant "15 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 55 000 emplois, dont 7 000 créés en deux ans".

Dans un communiqué, le président du Gicat rappelle qu'il s'agit d'une "industrie souveraine, non délocalisable, ancrée dans les territoires, allant de la start-up aux grands maîtres d'œuvre industriels". Il cite cependant des défis comme la fragilisation de la compétitivité de la filière "face à des concurrents bénéficiant de commandes massives et d'un soutien étatique offensif, notamment à l'export".

Des carnets de commandes en demi-teinte

Pour accélérer la production, les entreprises se tiennent prêtes comme dans le Grand Est où les carnets de commandes et les investissements se multiplient. C’est le cas aussi des PME de la région Auvergne-Rhône-Alpes, regroupées au sein du cluster Eden. Ces dernières souhaitent monter en puissance et attendaient toujours, en décembre dernier, un déblocage des moyens financiers annoncés et la validation des commandes.

Le constat est le même en Normandie où le président de la Région Hervé Morin (centriste) assurait récemment que les sous-traitants n’avaient "rien vu venir ou presque

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2026 : année clé pour l’IA de défense française

https://www.alliancy.fr/2026-annee-cle-pour-lia-de-defense-francaise-7b5cde03-25a5-4398-813f-a2316a4adb04?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251205&ct=AAAAAhQFEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgH0xEBZQgH0xECc3QRFjY5NmEyNTY4ZGZlOWQzODE4NjQxOTYRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAfT

Publié et mis à jour le 16 janv.

L’écosystème français de la défense commence l’année 2026 sur les chapeaux de roues et sous le signe de l’innovation. Dans un contexte géopolitique qui pousse l’État, autant que les Armées elles-mêmes, à engager des transformations ambitieuses pour éviter de subir les conflits de demain, les actualités s’enchaînent.

Cette semaine, c’est la start-up Harmattan AI qui a fait la une, avec une impressionnante levée de fonds de série B, s’élevant à 200 millions de dollars. Pas mal pour ce spécialiste hexagonal de systèmes intégrés pour les drones, les plateformes de surveillance et le « command & control », créé au printemps 2024. Moins de deux ans pour devenir une licorne, valorisée à 1,4 milliard de dollars : c’est suffisamment rare pour être souligné. L’écosystème français de la défense commence l’année 2026 sur les chapeaux de roues et sous le signe de l’innovation. Dans un contexte géopolitique qui pousse l’État, autant que les Armées elles-mêmes, à engager des transformations ambitieuses pour éviter de subir les conflits de demain, les actualités s’enchaînent. Cette semaine, c’est ainsi la start-up Harmattan AI qui a fait la une, avec une impressionnante levée de fonds de série B, s’élevant à 200 millions de dollars. Pas mal pour ce spécialiste hexagonal de systèmes intégrés pour les drones, les plateformes de surveillance et le « command & control », créé au printemps 2024. Moins de deux ans pour devenir une licorne, valorisée à 1,4 milliard de dollars : c’est suffisamment rare pour être souligné.

Forcer le destin de l'innovation numérique

L’autre point notable, c’est que ce tour de table ait été mené par Dassault Aviation. Sujet régalien par excellence, la Défense se prête bien à des partenariats structurants pour les industriels, mais l’engagement d’un des fleurons de l’aéronautique française est de nature à créer un effet d’entraînement important sur le reste de l’écosystème. Une dynamique d’autant plus crédible que, début janvier, a également été annoncée la signature d’un accord-cadre tout aussi notable entre le champion Mistral et le ministère des Armées pour généraliser l’utilisation des outils du premier, le tout sur des infrastructures contrôlées par la France. En parallèle, la Suite numérique de l’État entend aussi muscler son volet défense pour renforcer l’autonomie stratégique. Il restera bien sûr à voir les effets exacts de ces annonces dans les mois à venir, mais ces signaux forts laissent entrevoir un écosystème qui semble prêt à forcer le destin grâce à l’innovation numérique, afin de garantir une souveraineté technologique sur des sujets où celle-ci est devenue encore moins négociable qu’auparavant. Il ne faudra pas s’arrêter là.

Consolidation des entités

Du côté étatique, ce début d’année 2026 s’inscrit d’ailleurs plutôt dans une logique d’accélération de choix structurants décidés ces dernières années et pour lesquels l’année passée devait ouvrir une nouvelle voie. Ainsi, 2025 a vu la création du Commissariat au numérique de défense, chargé de réunir et de mettre en cohérence une multitude d’initiatives qui avaient émergé ces dernières années. En effet, aux côtés de l’historique DIRISI (Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information), la transformation numérique du ministère des Armées a été pilotée à partir de 2018 par la DGNUM (Direction générale du Numérique et des Systèmes d’information et de communication). En 2021, c’est une « Agence du numérique de défense » qui a été créée pour accélérer les projets les plus stratégiques. Et 2024 n’était pas en reste, avec la création de l’AMIAD, la nouvelle « Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense ». Une démultiplication qui a sans doute aussi été le signe d’une certaine fébrilité.

Point de bascule pour l'IA

Comme pour toute (très) grande organisation, les enjeux culturels et organisationnels de la transformation numérique, l’adoption effective des nouveaux outils et usages, et les freins au changement, sont une réalité dans l’écosystème de la défense. De quoi faire dire à Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, que « depuis plus de 20 ans, les réformes du numérique au sein du ministère se sont sédimentées en couches successives » et qu’un « décalage de plus en plus grand s’est créé », amenant un besoin d’efficacité, de réactivité et d’agilité.

Fin 2024, le futur Premier ministre insistait déjà sur l’importance de l’IA dans l’équation : « son utilisation quotidienne sur le champ de bataille marque un point de bascule que nous devons préparer pour que nos infrastructures numériques la supportent ». Dans ses voeux aux Armées, le 15 janvier, Emmanuel Macron a pour sa part soulignée : "Quelque chose dans nos armées s'est remis en mouvement". Mais surtout, le président de la République a lancé un appel du pied pour mieux innover : "Dans beaucoup de domaines, il nous faut savoir bâtir une capacité à être à la frontière technologique, qu'il s'agisse de l'espace, du cyber, du quantique, de l'intelligence artificielle. Et là, nos armées sont exposées aux mêmes risques que nos industries dans le civil, c'est que notre continent européen, aujourd'hui, diverge par une régulation excessive et parfois une capacité à réguler avant d'innover. Ce que nous avons par trop fait sur l'intelligence artificielle, y compris ces dernières années, j'avais eu l'occasion d'alerter. Et donc, là aussi, soyons compétitifs et cohérents. C'est la capacité d'autonomie stratégique qui est posée et qui se joue maintenant et pour les prochaines générations".

Le début du chemin

Message entendu donc, également du côté du secteur privé. Dans le communiqué annonçant la levée de fonds avec Dassault Aviation, Mouad M’Ghari, cofondateur et PDG de Harmattan AI, estime ainsi que le partenariat « constitue une étape structurante pour le développement d’une nouvelle génération de systèmes de défense autonomes. La confiance de Dassault Aviation accélère notre mission : fournir une IA souveraine et évolutive aux forces alliées. En combinant une IA de pointe avec une expertise mondiale en aviation de combat, nous façonnons l’avenir du combat aérien collaboratif ». Face aux troubles apportés par le comportement de l’allié américain, la stratégie française de se mettre sérieusement en ordre de marche pour que le futur de l’IA de la défense nationale soit placé sous le signe de la maîtrise technologique semble le seul chemin de bon sens. Mais face aux investissements demandés et à la complexité de la chaîne de valeur du numérique, il reste à espérer que les belles opérations de Mistral et d’Harmattan inspirent de nombreux autres acteurs.

 

L'industrie de défense (suite)
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