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Le Rendez-Vous de l'Europe : Visa (ou plutôt sans), Galileo, IA

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
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Le « choc des visas » : Washington bannit Thierry Breton pour son rôle dans la régulation du Web

https://www.latribune.fr/article/tech/75507140063111/le-choc-des-visas-washington-bannit-thierry-breton-pour-son-role-dans-la-regulation-du-web?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251224&M_BT=445541096663

Publié le 24/12/25

 

La décision est tombée le 23 décembre 2025, marquant une rupture inédite dans les relations entre Washington et Bruxelles. L'administration américaine a officiellement interdit l'entrée sur son territoire à cinq personnalités européennes, dont Thierry Breton, ancien commissaire au Marché intérieur.

Cette mesure diplomatique, d'une rare hostilité entre alliés, ne concerne pas des enjeux de sécurité intérieure traditionnels, mais la régulation de l'espace numérique. Elle cristallise une opposition frontale entre deux conceptions de la liberté d'expression et de la souveraineté technologique.

Le département d’État américain justifie ces sanctions par la lutte contre ce qu’il nomme le « complexe industriel mondial de la censure ». Thierry Breton, figure centrale de cette liste, est présenté comme l'architecte du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act ou DSA). Washington lui reproche notamment d'avoir adressé une mise en demeure à Elon Musk en août 2024, lui rappelant ses obligations légales avant une entrevue avec Donald Trump.

Les Européens répondent en bloc

Pour les autorités américaines, ce rappel à la loi constitue une manœuvre d'intimidation extraterritoriale visant à influencer le débat politique outre-Atlantique.

Aux côtés de l'ancien commissaire, quatre autres figures de la société civile européenne sont visées. Parmi elles, Clare Melford, directrice du Global Disinformation Index (Indice mondial de la désinformation), et Imran Ahmed, à la tête du Center for Countering Digital Hate (Centre de lutte contre la haine numérique). Ce dernier est spécifiquement critiqué pour avoir suggéré l'exclusion des plateformes de douze personnalités critiquant la vaccination, incluant Robert F. Kennedy Jr., actuel membre de l’exécutif américain. Deux responsables de l’organisation allemande HateAid, Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon, complètent cette liste pour leur usage actif du signalement de contenus haineux sur les réseaux sociaux.

« La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l'encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes », a écrit Emmanuel Macron dans un message posté sur X, affirmant que les Européens continueraient à défendre leur « souveraineté numérique » et leur « autonomie réglementaire ». Un message partagé par de nombreux chefs d'État européens. « Le gouvernement espagnol exprime sa solidarité avec l'ancien commissaire européen Thierry Breton et les dirigeants des organisations de la société civile qui luttent contre la désinformation et les discours de haine », a affirmé le ministère espagnol dans un communiqué. « Les interdictions d'entrée imposées par les États-Unis, y compris celles visant les présidents de #HateAid, sont inacceptables », a, de son côté, déclaré sur X Johann Wadephul, le ministre allemand des Affaires étrangères.

Enfin, le commissaire européen Stéphane Séjourné a écrit cette nuit sur le réseau social qu'« aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens [...]Mon prédécesseur Thierry Breton a agi pour l'intérêt général européen, fidèle au mandat donné par les électeurs en 2019. Aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens. Solidarité totale avec lui et tous les Européens concernés ».

L’escalade après la sanction financière contre X

Cette offensive diplomatique intervient dans un climat de tension exacerbée par des décisions coercitives récentes. Le 6 décembre 2025, la Commission européenne a infligé une amende de 120 millions d’euros à la plateforme X. Cette sanction, la première du genre, repose sur trois griefs précis : l'opacité du système de certification des comptes (la fameuse « coche bleue »), le manque de transparence concernant les archives publicitaires et l'entrave à l'accès aux données pour les chercheurs indépendants.

La réponse de Washington a été immédiate, le secrétaire d’État Marco Rubio qualifiant cette amende d'attaque contre le peuple américain. Ce basculement montre que les États-Unis n'utilisent plus uniquement les instances de régulation du commerce mondial pour contester les normes européennes, mais qu'ils déportent désormais le conflit sur le terrain du contrôle des frontières et des circulations individuelles.

Le criblage idéologique des professionnels du secteur

L'impact de cette politique dépasse les cercles dirigeants pour toucher l'ensemble de l'écosystème technologique. Une directive interne du département d’État, datée du 6 décembre, impose désormais un contrôle accru pour l'obtention des visas de travail hautement qualifié (H-1B). Les services consulaires sont invités à auditer les parcours numériques des candidats, notamment sur les plateformes LinkedIn et GitHub. Toute implication passée dans des activités de modération de contenus ou de vérification des faits (fact-checking) peut désormais constituer un motif de refus de visa, au nom de la protection de la liberté d’expression américaine.

Cette stratégie induit une mutation profonde pour les entreprises du secteur. De nombreux travailleurs spécialisés dans la confiance et la sécurité numérique (Trust and Safety) évitent désormais de renouveler leurs titres de séjour aux États-Unis, préférant se replier sur des pôles comme Toronto ou Dublin. Les directions des ressources humaines conseillent même à certains salariés de supprimer de leurs curriculums vitæ toute mention relative aux politiques de modération afin d'éviter d'être signalés par les autorités américaines.

Une divergence civilisationnelle au cœur de la doctrine Trump

Au-delà de la dispute technique, ces sanctions s'inscrivent dans une vision géopolitique globale explicitée dans la nouvelle Stratégie de sécurité nationale américaine. Le texte évoque un risque d'« effacement civilisationnel » de l'Europe, un concept englobant la perte de souveraineté migratoire et la suppression supposée de la dissidence politique. Le vice-président JD Vance a d'ailleurs affirmé lors de la Conférence de sécurité de Munich que les véritables menaces pour le continent européen étaient internes et liées à une volonté de réguler excessivement la parole publique.

Face à cette pression, la réaction européenne demeure ferme. Le gouvernement français a dénoncé avec vigueur ces restrictions, rappelant que les peuples européens sont souverains dans la définition des règles s'appliquant à leur propre espace numérique. Thierry Breton a pour sa part souligné que le DSA a été adopté à une écrasante majorité par le Parlement européen et à l'unanimité par les vingt-sept États membres, récusant ainsi toute accusation de dérive bureaucratique isolée.

Perspectives pour l'autonomie numérique européenne

La fracture transatlantique semble désormais durable. Les menaces de représailles commerciales contre des entreprises européennes majeures suggèrent que le conflit pourrait s'étendre à d'autres secteurs industriels. Pour l'Europe, l'enjeu consiste à maintenir la crédibilité de son cadre juridique sans sacrifier l'attractivité de son marché pour les talents internationaux.

Cette crise force les acteurs économiques à repenser leur dépendance aux infrastructures américaines. Alors que Washington remet en question des accords de coopération technologique, comme celui récemment suspendu avec le Royaume-Uni, l'Union européenne se trouve face à la nécessité de renforcer ses propres capacités technologiques pour garantir que sa puissance législative ne soit pas neutralisée par des pressions diplomatiques extraterritoriale.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/thierry-breton-nicolas-dufourcq-en-mission.html

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Galileo : Téléphone, montre, secours… Tout le monde utilise le « GPS européen » sans le savoir (même vous)

https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4191926-20251218-galileo-telephone-montre-secours-tout-monde-utilise-gps-europeen-savoir

Publié le 18/12/2025

 

L'essentiel

  • Un nouveau lancement a été effectué mercredi via Ariane 6 pour Galileo. Galileo ? C’est le système de positionnement par satellites de la Commission européenne, destiné à un usage civil. Il opère en parallèle du GPS américain, du Glonass russe et du Beidou chinois.
  • La majorité des smartphones récents peuvent recevoir les signaux de Galileo, qu’ils utilisent de manière interchangeable en fonction des constellations disponibles.
  • En dehors des smartphones, le « GPS européen » est utilisé, entre autres, par de nombreuses montres connectées, pour la navigation maritime, ferroviaire ou aérienne, pour les secours et par de nombreux véhicules.

Vous ne le voyez pas, mais il est partout. Le système de positionnement par satellite Galileo, l’équivalent européen du GPS américain, est en service depuis 2016, bien qu’il n’ait atteint sa capacité opérationnelle maximale qu’en septembre 2024. Cette constellation, qui vise à rendre l’Europe indépendante dans le domaine du positionnement par satellites, ne cesse de s’agrandir et se renforcer. En témoignent les deux nouveaux objets lancés mercredi par Ariane 6 depuis le Centre spatial guyanais, à Kourou.

Désormais, 33 satellites Galileo – pas tous actifs – orbitent au-dessus de nos têtes à 23.222 km d’altitude, permettant à ses utilisateurs d’être localisés à 1 mètre près. Des utilisateurs qui sont bien plus nombreux qu’on ne le pense (et il y a de fortes chances pour que vous en fassiez partie).

Si l’on utilise par défaut le terme « GPS » pour parler de géolocalisation au sens large, ce n’est donc qu’un des systèmes globaux de positionnement par satellites (GNSS) que nous utilisons tous les jours. On retrouve, en parallèle du système américain disponible librement depuis 1994, le système russe Glonass, le système chinois Beidou et, bien sûr, le système européen Galileo, géré et financé par la Commission européenne.

A partir du moment où un appareil est équipé pour recevoir les signaux de ces différents systèmes, « les récepteurs calculent une seule position en utilisant les [différentes] constellations disponibles », explique le Cnes sur son site. Votre smartphone n’utilise donc pas un seul des systèmes, mais les quatre.

De nombreux appareils connectés compatibles

Conséquence : vous utilisez forcément Galileo, que vous le sachiez ou non. En janvier 2024, plus de 4 milliards d’appareils étaient équipés d’un récepteur et pouvaient donc l’utiliser en parallèle des trois autres systèmes. Cela comprend tous les smartphones vendus sur le marché unique européen, qui sont désormais garantis compatibles avec le « GPS européen ».

A ce jour, 2.476 modèles de téléphones et tablettes sont équipés pour recevoir Galileo, selon le site officiel qui répertorie les différentes utilisations du système européen, que vous pouvez consulter pour savoir si votre smartphone est compatible. Si votre téléphone l’est, vous pouvez utiliser l’application GPSTest pour savoir quelle constellation de satellites il « capte » au moment où vous l’utilisez.

Et votre smartphone n’est pas le seul appareil compatible avec Galileo que vous utilisez tous les jours. Près de 400 modèles de « dispositifs portables et sportifs », principalement des montres connectées, des Apple Watch aux montres GPS prisées des coureurs et des randonneurs, peuvent utiliser le système européen.

Permettre la navigation en tout genre

Les systèmes de positionnement par satellites sont aussi présents dans les voitures. Aujourd’hui, 59 marques automobiles, dont les plus communes en France, ont équipé « presque tous leurs modèles » de récepteurs Galileo. De nombreux GPS portables en sont aussi dotés, tout comme certains dispositifs embarqués permettant de payer aux péages. Sur la route, Galileo peut aussi être utilisé dans la gestion des parcs de véhicules ou des péages et contribuera, dans un avenir proche, à la mise en place de la conduite autonome et des véhicules connectés, liste le site qui répertorie tous les usages de Galileo, UseGalileo.

Hors routes, le système de positionnement par satellites européen sert à la navigation et la sécurité de tous types de bateaux, pour la circulation et la signalisation ferroviaires, pour la navigation et la sécurité aériennes, les drones, les machines agricoles… Il est aussi intégré, logiquement, à de nombreuses puces fournissant un service de géolocalisation.

Une aide dans la recherche et le sauvetage

 

Comme tout système de positionnement par satellites, Galileo intègre un service de recherche et de sauvetage de personnes disparues en mer ou en montagne. Au total, 36 modèles de balises de détresse, qu’elles soient individuelles, sur des bateaux ou dans des avions, sont compatibles avec le « GPS européen », réduisant le temps de localisation après activation de la balise de trois heures à dix minutes, d’après UseGalileo.

Galileo est également automatiquement activé dans la plupart des pays de l’Union européenne (UE) lorsque vous composez le 112, le numéro d’urgence européen, depuis un téléphone portable, indique l’Agence spatiale européenne (ESA). Même principe en voiture : si vous avez acheté un véhicule neuf dans l’Union européenne après mars 2018, vous avez sûrement remarqué qu’il était équipé d’un système d’appel d’urgence qui se déclenche tout seul en cas d’accident grave. Directement relié aux services de secours, ce dispositif - appelé eCall -leur transmet votre position via les GNSS, Galileo inclus. Dans l’UE, 34 marques de voitures ont équipé tous leurs modèles de ce dispositif.

Vous l’aurez compris, Galileo, qui est destiné à un usage civil – contrairement au GPS développé pour l’armée, est présent dans tous les pans de notre vie quotidienne, au-delà de ces quelques exemples. Est-il alors condamné à opérer dans l’ombre de son cousin américain ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)

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L’UE alloue 342 millions € à 83 hubs pour stimuler l’IA

https://www.ecinews.fr/fr/lue-alloue-342-millions-e-a-83-hubs-pour-stimuler-lia/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-13-10-2025

Le 09 octobre 2025

 

La Commission européenne a annoncé le renouvellement du financement de 83 centres européens d’innovation numérique (EDIH) dans le cadre de ses efforts continus pour renforcer l’écosystème de l’IA du continent et soutenir la politique « AI First » de l’UE. Le nouveau financement, annoncé parallèlement au lancement de la « stratégie d’application de l’IA« , vise à transformer ces pôles en centres d’expérience pour l’IA dans les États membres de l’UE et les pays associés.

Cette initiative est un développement clé dans l’infrastructure technologique de l’Europe, offrant de nouvelles opportunités pour les développeurs d’IA, les intégrateurs de systèmes et les sociétés de semi-conducteurs de collaborer avec les PME et les administrations publiques déployant des solutions d’IA.

Renforcer l’épine dorsale de l’IA en Europe

Le nouveau financement, d’un montant total de 342 millions d’euros, provient du programme Digital Europe (DIGITAL) 2025-2027, en collaboration avec les États membres, les régions et d’autres partenaires. Avec les derniers ajouts, 102 EDIH – dont 83 ont été nouvellement sélectionnés – recevront également le sceau STEP, une reconnaissance accordée aux projets de haute qualité qui renforcent les compétences et la capacité d’innovation dans les technologies stratégiques.

En transformant ces centres en centres d’expérience axés sur l’IA, la Commission oriente l’Europe vers une transition numérique mieux coordonnée. Ces centres aideront les entreprises à « appliquer l’IA comme un élément de la solution, tout en évaluant ses avantages et ses risques potentiels », conformément à la politique « AI First » de l’UE.

Les hubs jouent déjà un rôle crucial dans la transformation numérique de l’Europe, en soutenant des milliers de petites et moyennes entreprises (PME) et d’organisations du secteur public dans leurs efforts de numérisation. La nouvelle phase axée sur l’IA élargira cette mission, en offrant aux entreprises un accès de première ligne à des conseils sur le déploiement de l’IA, les essais, la conformité à la loi sur l’IA, et des connexions avec des ressources spécialisées au sein de l’écosystème européen de l’IA en pleine croissance.

Élargir la portée et l’attrait pour les investisseurs

La Commission a également annoncé qu’un deuxième appel à financement EDIH sera lancé en novembre 2025, dans le but de consolider davantage le réseau à travers l’Europe. L’initiative STEP Seal soutiendra cette expansion en mettant en relation des projets remarquables avec des investisseurs privés et publics pour un financement supplémentaire ou alternatif.

En renforçant le réseau EDIH et en intégrant l’IA à son cœur, l’UE ne se contente pas de favoriser la transformation numérique, elle encourage également un écosystème d’IA compétitif moins dépendant des technologies externes. Pour l’industrie technologique européenne, cette évolution est le signe de nouvelles opportunités de collaboration et de commercialisation, en particulier pour les entreprises qui fournissent du matériel, des logiciels et des solutions de données basés sur l’IA et adaptés aux PME.

Alors que la Commission positionne les EDIH comme des acteurs clés de la stratégie numérique et industrielle de l’Europe, le message est clair : l’IA n’est plus optionnelle – elle est le fondement de la prochaine phase de l’innovation européenne.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Visa (ou plutôt sans), Galileo, IA

Publié dans En bref

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Pour ma part, l'idéal serait deux, et vous ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Pour ma part, l'idéal serait deux, et vous ?
Pour ma part, l'idéal serait deux, et vous ?

La France entérine la construction de son porte-avions de nouvelle génération (PA-NG)

https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-france-enterine-la-construction-de-son-porte-avions-de-nouvelle-generation-pa-ng-0

Le 21/12/2025

 

Le dossier de lancement en réalisation (DLR) du successeur du porte-avions Charles de Gaulle a été signé cette semaine lors d’un comité ministériel d’investissement. Emmanuel Macron vient de le confirmer ce dimanche 21 décembre lors d'un discours aux forces armées aux Émirats Arabes Unis. Il s’agissait de l’ultime étape avant la concrétisation de ce programme majeur pour la Marine nationale et les forces armées françaises. Le PA-NG, qui sera réalisé à Saint-Nazaire par les Chantiers de l’Atlantique et Naval Group, doit entrer en service en 2038. Il s’agira de l’un des plus grands bâtiments de guerre au monde et du plus imposant jamais réalisé en Europe.

« C’est maintenant ou jamais », avait confié à Mer et Marine, l’été dernier, le directeur du programme PA-NG à la Direction Générale de l’Armement (DGA). Au terme de plusieurs années d’études et d’âpres discussions ces derniers mois entre le ministère des Armées et les industriels sur le plan financier, un accord a été trouvé, permettant d’aboutir, dans le calendrier fixé, à la signature du DLR avant la fin de cette année. L’État entérine ainsi la construction du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG), pour lequel une autorisation d’engagement de 10.2 milliards d’euros avait été inscrite dans le projet de loi de finances 2025. La maîtrise d’œuvre de ce programme est assurée par Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique, qui ont pour l’occasion créé une société commune, MO Porte-Avions (65% NG, 35% CA), ainsi que TechnicAtome pour la partie liée aux chaufferies nucléaires. 

Quatre ans d’études et de premiers achats de grands équipements déjà notifiées en 2024

Plusieurs milliards d’euros ont déjà été engagés dans ce programme, qui a débuté avec les études préliminaires visant à explorer toutes les options possibles - même les plus disruptives – quant à la succession du Charles de Gaulle. Puis, quand Emmanuel Marcon a choisi en décembre 2020 la solution d’un nouveau porte-avions à propulsion nucléaire, les études d’avant-projet ont été notifiées, d’abord l’avant-projet sommaire (mars 2021 – avril 2023) puis l’avant-projet détaillé (avril 2023 – juillet 2025). Parallèlement, certaines commandes critiques ont été effectuées, sans attendre la signature du DLR. Il s’agit des contrats pour les équipements à longs délais d’approvisionnement, qu’il fallait anticiper afin qu’ils soient disponibles au moment souhaité pour permettre une mise en service du PA-NG en 2038. Ainsi, dès avril 2024, le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) et la DGA ont notifié à TechnicAtome la réalisation des principaux composants des deux chaufferies nucléaires du type K22 qui équiperont le bâtiment. 

Un navire à construire à Saint-Nazaire et de nouvelles infrastructures portuaires à édifier à Toulon

Maintenant que le DLR est signé, la commande du bâtiment en lui-même est entérinée et irréversible, ce qui autorise sa mise en chantier et la commande de grands équipements, comme les catapultes électromagnétiques EMALS et les brins d’arrêt AAG qui vont être fournis par le groupe américain General Atomics. Le DLR déclenche aussi les importants travaux d’adaptation des infrastructures de la base navale de Toulon, dans laquelle un nouveau pôle industrialo-portuaire comprenant une vaste cale sèche de plus de 360 mètres de long, ainsi que de nouveaux quais, ateliers et bâtiments va être édifié pour accueillir le PA-NG. Les travaux doivent débuter en 2026 en vue d’une livraison pour 2035. 

Une volonté politique indispensable

Décision politique majeure, la commande d’un nouveau porte-avions est un évènement qui n’était pas intervenu en France depuis quasiment 40 ans. C’était en février 1986, lorsque le président François Mitterrand et le premier ministre Laurent Fabius autorisèrent la construction du Charles de Gaulle. Lancer un tel programme nécessite en effet des ressources financières importantes, ainsi que des capacités industrielles et technologiques très rares, mais aussi une indispensable volonté politique. Ce qui a cette fois été le cas grâce à la détermination d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu, seul un tel tandem étant probablement, aujourd’hui, en mesure de faire aboutir ce projet dans un contexte budgétaire extrêmement compliqué. 

Préserver à long terme un outil politique et militaire unique

Cette décision va permettre à la France de demeurer dans la cour des plus grandes puissances navales, à une époque où la mer redevient un enjeu stratégique majeur à l’échelle mondiale (pour la sécurité des approvisionnements du pays comme celle d’infrastructures critiques tels les câbles de télécommunication et l’accès à de précieuses ressources naturelles). La construction du PA-NG va assurer jusqu’en 2080 la pérennité du groupe aéronaval français, outil militaire et diplomatique de premier plan dont uniquement une poignée de nations disposent dans le monde. À ce jour, seuls les États-Unis et la France ont des porte-avions nucléaires à catapultes, un club très restreint que la Chine a entrepris de rejoindre dans les années qui viennent. Et même si, à ce stade, aucun autre pays n’a les capacités technologiques et opérationnelles pour atteindre ce niveau, bien d’autres s’équipent de porte-avions ou porte-aéronefs moins complexes, à propulsion conventionnelle et tremplins par exemple, afin de développer une puissance aéronavale. C’est le cas du Royaume-Uni, de l’Inde, de la Turquie et du Japon. Une tendance qui ne va faire que s’accentuer avec le développement des drones embarqués. 

Le porte-avions, un outil toujours pertinent

80 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, qui a consacré sa domination sur les mers au détriment des anciens cuirassés, le porte-avions, loin d’être devenu obsolète comme certains voudraient le faire croire, demeure un outil des plus pertinents, qui évolue avec son temps. Base aérienne mobile capable de franchir 1000 km par jour et de profiter de la liberté de naviguer dans les eaux internationales pour évoluer partout dans le monde et se positionner au plus près d’une zone crise, il offre une capacité de projection rapide à la fois unique et souveraine, ne nécessitant aucune autorisation de survol d’espace aériens étrangers pour rejoindre un théâtre d’opération. Au moment où la situation géostratégique se dégrade rapidement, que le droit international est bafoué par les plus grandes puissances et que les velléités d’expansion territoriales s’accroissent, le groupe aéronaval est par exemple un outil indispensable pour protéger les territoires ultramarins et dissuader de potentielles agressions. 

Drones embarqués 

Si rien n’est invulnérable, sa mobilité lui offre aussi une protection contre des attaques adverses, à la différence de bases aériennes terrestres aux positions fixes et connues de l’adversaire. Sachant que le porte-avions est bien entendu solidement défendu par sa chasse embarquée, des frégates de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine, ainsi qu’un ou deux sous-marins nucléaires d’attaque, en plus de ses propres moyens d’autodéfense. Qui plus est, s’il est conçu pour la mise en œuvre d’avions pilotés, il sera amené, dans les années qui viennent, à embarquer de plus en plus de drones, qu’il s’agisse d’engins de surveillance comme d’appareils de combat, jusqu’à des drones furtifs de type UCAV (unmanned combat air vehicles) presqu’aussi massifs que les avions, qu’ils précèderont pour détecter et neutraliser les défenses ennemies. Des capacités qui verront le jour avec le standard F5 du Rafale, comprenant le développement d’UCAV qui embarqueront sur le PA-NG, nativement conçu pour des opérations de haute intensité conduites en réseau, avec des plateformes interconnectées s’appuyant sur des systèmes intelligents permettant de démultiplier les capacités de surveillance et les effets militaires. 

Un programme qui permettra de développer de nouvelles technologies

Ainsi, la France n’a pas seulement décidé de construire un nouveau porte-avions pour conserver, au-delà de 2038, un groupe aéronaval tel qu’on le connait aujourd’hui avec le Charles de Gaulle. Le programme PA-NG a aussi vocation à répondre à ces enjeux déterminants de la guerre du futur, en intégrant de nombreuses innovations et avec une forte évolutivité permettant d’ajouter les technologies qui apparaitront au fil du temps. L’une des principales avancées du PA-NG sera le développement d’un système de combat data-centré aboutissant à une véritable rupture technologique en matière de numérisation des systèmes, de guerre en réseau mais aussi d’acquisition et d'exploitation rapides de multiples données permettant d’acquérir une supériorité informationnelle, indispensable à la supériorité opérationnelle. Des progrès qui bénéficieront à toute la flotte et à l’ensemble des forces armées françaises. 

Pérenniser des compétences souveraines pour une activité qui concernera tout l’Hexagone

Permettant par ailleurs de pérenniser des compétences critiques chez nombre d’industriels français, de la filière nucléaire (le PA-NG va permettre de renouveler la quasi-totalité des compétences françaises en matière de conception et de fabrication de chaufferies embarquées et de propulsion nucléaire), à l’aviation de combat embarquée, ce programme va mobiliser, en plus de Naval Group, des Chantiers de l’Atlantique et de TechnicAtome, la plupart des grands groupes nationaux de défense, à commencer par Dassault Aviation, Thales, MBDA et Safran. Saint-Nazaire, où les premières tôles du bâtiment doivent être découpées en 2031, sera l’épicentre de ce projet hors-normes. Mais en réalité toutes les régions de l’Hexagone vont être concernées par l’activité générée par le futur porte-avions français, pour lequel 90% des développements et achats sont réalisés en France. Auprès de grands industriels, mais aussi d’une multitude d’autres entreprises. En tout, 500 fournisseurs vont être impliqués, dont environ 80% de PME. Le PA-NG va générer jusqu’à 5000 emplois. 

Un gabarit nettement supérieur à celui du Charles de Gaulle

D’une longueur de 310 mètres pour une largeur maximale de plus de 85 mètres au niveau du pont d’envol (39 mètres à la flottaison), le PA-NG affichera un déplacement de 78 000 tonnes à pleine charge. Un gabarit nettement plus important que celui du Charles de Gaulle, qui mesure 261 mètres de long pour 64 maximum de large (31 à la flottaison) et présente un déplacement de 42.500 tpc. D’une taille proche de celle des porte-avions américains, à l’image des dernières unités de la classe Gerald R. Ford (333 mètres, 100.000 tpc), le futur porte-avions français a été dimensionné pour accroître les capacités militaires dans une perspective de combats de haute intensité, avec un nombre de mouvements aériens plus important, conduits par de futurs aéronefs plus lourds et plus armés. Ce qui nécessite des installations aéronautiques plus grandes, mais aussi des soutes à munitions et des réserves de carburéacteurs plus volumineuses. L’accroissement de la taille par rapport au Charles de Gaulle tient aussi au fait que, contrairement à son aîné, le PA-NG pourra simultanément mener des manœuvres d’appontage et de cataputage. Enfin, le gabarit supérieur est lié au choix de la propulsion nucléaire, qui offre au porte-avions une autonomie bien plus importante qu’un bâtiment dotés de moteurs classiques. À cet effet, le futur porte-avions sera doté de deux nouvelles chaufferies du type K22, dont la puissance thermique unitaire sera de 220 MW, contre 150 MW pour les K15 du Charles de Gaulle. Ce qui permettra de propulser les 78.000 tonnes du bâtiment jusqu’à 27 nœuds. Cela, avec une nouvelle architecture basée sur une propulsion nucléaire- électrique (la vapeur produite par les chaufferies fera tourner des groupes turbo-alternateurs qui génèreront de l’énergie pour des usines électriques alimentant l’ensemble du navire). Le bâtiment sera équipé de trois hélices actionnées par autant de lignes trois lignes d’arbres reliées chacune à un moteur électrique de propulsion. 

2000 marins et au moins 40 aéronefs

Armé par 2000 militaires (1200 membres d’équipage, 500 personnels du groupe aérien embarqué, 200 spécialistes et un état-major de 100 personnes), le PA-NG pourra embarquer au moins 40 appareils, ses installations ayant été dimensionnées pour accueillir 36 aéronefs de combat (Rafale, NGF, UCAV), deux à trois avions de guet aérien E-2D Advanced Hawkeye, 5 à 6 hélicoptères et une dizaine de drones légers à voilure fixe ou tournante. Doté d’un pont d’envol de plus de 17.000 m² (contre 12.000 m² pour le Charles de Gaulle), le bâtiment disposera d’une piste oblique avec trois brins d’arrêt et une barrière de récupération d’urgence, ainsi que trois rails de catapultes (deux axiaux à l’avant et un sur la piste oblique). 

Une construction et de premiers essais qui s’étaleront de 2031 à 2035

Alors que les composants de ses chaufferies nucléaires sont déjà en cours de production, leur assemblage ainsi que la réalisation de l’appareil moteur allant être menés par le site Naval Group de Nantes-Indret, la découpe des premières tôles du bâtiment est prévue en 2031 à Saint-Nazaire. Les Chantiers de l’Atlantique, rôdés à la production de très grands paquebots, devraient assembler la coque en une douzaine de mois, avant de consacrer environ deux ans à son achèvement à flot, qui se déroulera au bassin C entre 2033 et 2034. Le porte-avions débutera ses essais en mer avec des diesels générateurs d’appoint, qui alimenteront sa propulsion électrique. Les réacteurs des chaufferies ne seront en effet chargés en combustible nucléaire qu’une fois le porte-avions arrivé à Toulon, ce qui est prévu en 2035. Il y poursuivra alors ses essais, la mise au point de son système de combat et la qualification des différents systèmes, ainsi que tous les aspects liés à l’aviation embarquée, en vue d’une mise en service prévue début 2038. 

La question de la permanence du groupe aéronaval

Normalement, le PA-NG doit, à cette date, remplacer le Charles de Gaulle. Toutefois, une étude va être conduite quant à la question de la permanence du groupe aéronaval français, perdue depuis que la France ne compte plus deux porte-avions, comme c’était le cas avec les anciens Clemenceau (1961-1997) et Foch (1963-2000). Il s’agit notamment de plancher sur la construction d’un second PA-NG, ou d’une solution complémentaire, par exemple des porte-drones ou éventuellement une alternative basée sur un porte-avions à propulsion conventionnelle ou doté de nouveaux réacteurs nucléaires modulaires (SMR). Dans le même temps, alors que la Marine nationale devra entre 2035 et 2038 disposer de deux équipages pour armer son actuel et son nouveau porte-avions, la possibilité de prolonger le Charles de Gaulle, en service depuis 2001, est envisagée. Cette option dépend de l’état de ses chaufferies nucléaires, qui seront minutieusement inspectées lors de son prochain (et normalement dernier) arrêt technique majeur, en 2027-2028. Un chantier au cours duquel les cœurs seront rechargés en combustible nucléaire (ces rechargements interviennent tous les 10 ans, à l’occasion des ATM). Sachant que cet arrêt technique comprendra aussi une importante modernisation du système de combat du bâtiment, qui va être doté du nouveau radar à panneaux fixes et antenne active Sea Fire, si ses réacteurs peuvent être techniquement prolongés, il serait intéressant d’effectuer un ultime rechargement en 2038 pour disposer du Charles de Gaulle 5 à 10 ans de plus. Le temps de réaliser une plateforme supplémentaire… 

Voir notre dossier complet sur le programme PA-NG

https://www.meretmarine.com/fr/evenements/pang-tout-savoir-sur-le-porte-avions-de-nouvelle-generation

 

Pour ma part, l'idéal serait deux, et vous ?
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Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël
Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël

Vous restant encore quelques heures (peu il est vrai) pour finaliser votre sapin de Noël, je voulais pour vous aider à le faire vous raconter une histoire prenant sa source quelque part dans cette région que l’on appelle aujourd’hui Grand Est.

En effet, tout commencerait donc par cette affirmation, légende, que sais-je, mais devenant par la suite tradition, soit que la boule de Noël fût inventée en 1858 à Goetzenbruck dans le massif des Vosges, suite à une sécheresse ayant touché les sapins de ce territoire, empêchant pour le coup les habitants de se servir comme habituellement des pommes de pin pour décorer leurs sapins de Noël.

Vrai ou pas, un souffleur de verre de la verrerie de cette commune eu l’idée de créer une boule de Noël en verre, afin de sursoir au manque significatif de cette fête, tant attendue par les familles à pareille époque.

Vu et lu dans La tribune du 30/11/25

Vu et lu dans La tribune du 30/11/25

Fort donc de cette idée, mais surtout de ce premier succès, la verrerie de Goetzenbruck ( https://leverreetlecristal.wordpress.com/2018/09/12/verrerie-de-goetzenbruck-1721-1964-a-produit-plus-de-250-000-boules-de-noel-par-an-france/), fondée en 1721, décida tout simplement de se lancer dans la production à grande échelle, avec dans les années 50, l’exportation en plusieurs milliers d’exemplaires de la boule phare appelée la Panorama dans le monde entier, mais dont l’utilisation, vous le verrez ci-dessous, différera en fonction de croyances territoriales significatives.

En effet, comme dans certains pays de l’est de l’Europe, où, appelée boules de sorcières, elles étaient non pas placées dans les sapins, mais à l’entrée ou aux abords des maisons pour surveiller les alentours et éloigner les mauvais esprits, en Afrique du Nord elles étaient soit offertes durant les mariages, faisant office de symbole d’union des époux, ou utilisées par les pêcheurs pour repérer leurs filets, et en Asie, elles décoraient les temples indiens et les pagodes thaïlandaises.

Mais malgré ce succès, la production s’arrêtera définitivement en 1964, concurrencée qu’elle était par l’utilisation de plus en plus grandissante du plastique dans l’élaboration des boules décoratives de Noël.

Et il faudra attendre le début des années 90, pour revoir poindre une nouvelle production avec comme instigateur cette fois-ci le site verrier de la commune voisine, Meisenthal, créé lui en 1704, et surtout grâce à l’implication du dit Centre International d’Art Verrier ou CIAV (https://ciav-meisenthal.fr/), créé lui en 1992, pour perpétuer cette fabrication ancestrale de la boule de Noël en verre soufflé.

Et c’est vrai que depuis le lancement de cette initiative commune, notamment accompagnée par des actions diverses comme l’organisation de manifestations artistiques et culturelles, ayant justement pour but de restaurer le désir des Noëls d’antan de ce territoire, mais aussi et surtout de transmettre et de sauvegarder des techniques de production quelque peu oubliées, a permis de réinscrire dans le temps présent une production verrière plus traditionnelle.

Avec notamment en 1998, après d’autres manifestations similaires, et tout en renforçant la production des boules « Panorama », le lancement d’une nouvelle série de boules de Noël en 1999, reprenant à nouveau les modèles d’antan.

Mais sans pour autant négliger les us et les goûts d’aujourd’hui, en invitant notamment chaque année des créateurs, des artistes et des designers à réfléchir et à concevoir des sujets de Noël en verre, en totale harmonie avec les désidératas actuels mais aussi traditionnels, permettant désormais d’élaborer deux collections bien distinctes que sont les lignes contemporaines et bien évidemment traditionnelles.

Et cette année encore, une nouvelle boule, appelée « Grip », vient d’être lancée grâce à l’apport d’un jeune ingénieur du nom de Lucas Lorigeon, rejoignant en cela les près de 50 000 exemplaires de boules de Noël, élaborés chaque année dans l’atelier du CIAV.

Boule de Noël s’ajoutant à celles déjà en vente comme bien évidemment la « Panorama », mais aussi la boule Arti, imaginée par une petite fille d’un verrier de Meisenthal, la boule Rotor, la boule Kilo, ou encore la boule Vroum.

Donc de quoi satisfaire vos goûts et vos envies du moment, et donc d’embellir votre sapin, même si pour cette année, je l’avoue, cela risque d’être un peu court, quoique via internet il y a peut-être encore possibilité, tentez si vous le souhaitez, ou alors préparez déjà le Noël de 2026.

En attendant, je profite de ce sujet pour vous souhaiter, à vous qui me suivez, un excellent Noël et d’excellentes fêtes de fin d’année. Mes vœux de nouvelle année arriveront plus tard.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://ciav-meisenthal.fr/rubrique/apropos

. https://www.vessiere-freres.fr/meisenthal/

. https://www.poly.fr/grip-de-lucas-lorigeon-la-boule-de-noel-de-meisenthal-2025/

. https://www.tourisme-paysdebitche.fr/grip-la-nouvelle-boule-de-noel-de-meisenthal/#:~:text=En%20vente%20%C3%A0%20Meisenthal,leur%20boutique%20%C3%A9ph%C3%A9m%C3%A8re%20en%20ligne.

. https://www.france.fr/fr/article/massif-des-vosges-fabrication-boule-de-noel/#grip-6

. https://www.lescollectionsdesign.fr/ressources/meisenthal/

Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël

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Novembre 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Novembre 2025
Novembre 2025

ALLIANCE. Nouvelle entre le groupe Renault et le constructeur automobile chinois Geely au Brésil, marché le plus prometteur d’Amérique latine dans le domaine automobile, après la Corée dans la production de moteurs thermiques.

Les Echos du 03 novembre 2025

 

RACHAT. Par le groupe Orange de l’opérateur espagnol MasOrange pour 4,25 milliards d’Euros, permettant au groupe de s’implanter pleinement sur un marché européen considéré comme l’un des plus dynamiques et de rejoindre le cercle des acteurs capables de peser sur la consolidation du secteur.

Challenges du 03 novembre 2025

 

OUVERTURE. De son premier site industriel en Espagne pour le nordiste Foodiz, fabricant et distributeur de solutions repas.

Le Journal des Entreprises du 03 novembre 2025

 

NOUVEAU. Centre opérationnel de sécurité moderne (MSOC) à Séville pour le groupe Atos, élargissant ainsi son réseau mondial d’installations de cybersécurité interconnectées (18), et conçu pour améliorer la détection, la réponse et la gestion des cyberincidents dans les infrastructures IT, OT et IoT.  

ECINews du 04 novembre 2025

 

DEFINITIF. Le contrat ferroviaire du Portugal pour le groupe Alstom, soit 746 millions d’euros pour la fourniture aux chemins de fer portugais de 117 trains électriques régionaux et urbains, assortis d’une option pour 36 rames supplémentaires. Les trains seront assemblés localement, à Matosinhos, près de Porto, en partenariat avec le groupe portugais DST. Le projet créera 300 emplois directs et 1 500 indirects, tout en renforçant la présence industrielle d’Alstom en Europe du Sud. Les premières livraisons sont prévues à partir de 2029.

Souverains du 04 novembre 2025

 

PAVILLON. Français pour les dix nouveaux porte-conteneurs du groupe CGM CGM, armateur mondial, avec à la clé l’embauche de près de 140 marins français, considéré comme rare dans ce domaine.

L’Usine Nouvelle du 04 novembre 2025

 

MEGA. Contrat pour le groupe Airbus, après la finalisation par la compagnie vietnamienne Vietjet de la commande de 100 Airbus A321neo, devenant en cela l’un des plus gros clients de l’avionneur européen.

VIPress du 07 novembre 2025

 

DEPLOIEMENT. Outre-Rhin pour la société Physidia avec l’ouverture d’une filiale. Ayant mis au point une machine permettant aux personnes souffrant d’insuffisance rénale d’effectuer leur dialyse à domicile, le leader européen de l’hémodialyse à domicile, présent dans 18 pays, veut y renforcer sa présence auprès des professionnels de santé pour développer sa solution.

EMBAUCHE. De 500 personnes pour le vendéen Sodebo en 2025.

Le Journal des Entreprises du 06 novembre 2025

 

TRIPLE. Avantage pour EDF dans le programme d’EPR anglais à Sizewell C, avec à la clé une participation allégée à 12,5%, plus de 5 milliards d’euros de contrats pour ses filiales, et un remboursement immédiat de ses frais passés. 

REIMPLANTATION. De son centre de recherche mondial dans l’Essonne pour le cimentier irlandais Ecocem, avec à la clé un investissement de 11 millions d’Euros, et une accélération du déploiement de ses formulations « bas carbone » Act.

L’Usine Nouvelle du 06 novembre 2025

 

BELLES. Les gares françaises, et notamment La gare de Saint-Denis Pleyel, conçue par l'architecte japonais Kengo Kuma, et celle de Villejuif-Gustave Roussy, imaginée par le Français Dominique Perrault, faisant partie des sept « plus belles gares du monde » en 2025, sélectionnées par le Prix Versailles, prix mondial d'architecture soutenu par l'Unesco.

Ecoréseau du 07 novembre 2025

 

AGRANDISSEMENT. De l’usine du belge Vandemoortele à Athiès près de la ville d’Arras, afin d’y créer une nouvelle ligne de viennoiseries. D’un investissement de 28 millions d’Euros, elle occasionnera l’embauche d’une quarantaine de personnes supplémentaires.

Le Journal des Entreprises du 07 novembre 2025

 

PARI. Pour la Medtech originaire d’Annecy et spécialiste du glaucome, Ciliatech, en misant sur les Etats-Unis avec l’ouverture d’un bureau à New York, afin d’y accélérer le développement international de son implant ophtalmique.

REPRESENTATION. D’environ 3,5 % du PIB français pour le secteur associatif national, générant un budget annuel de plus de 113 milliards d’Euros, avec 1,3 millions d’associations actives, soit un tiers de celles existantes en Europe (3,8 millions).

Le Dauphiné Libéré du 07 novembre 2025

 

CHOIX. De l’IA française et de la start-up montpelliéraine RAILwAI pour la maintenance prédictive de ses infrastructures d’Eurotunnel, avec comme objectifs, anticiper les défauts, optimiser les interventions et garantir une circulation fluide 24h/24.

ExaFrance du 07 novembre 2025

 

COMMANDES. De 3,3 milliards d’Euros pour le groupe Bouygues en Grande-Bretagne avec la réalisation des travaux de génie civil des nouveaux réacteurs EPR de la centrale nucléaire Sizewell C, s’ajoutant à des travaux de génie civil sur la ligne à grande vitesse HS2 ainsi qu’à la construction des deux bâtiments qui abriteront les deux réacteurs EPR à la centrale nucléaire d’Hinkley Point C.

L’Usine Nouvelle du 10 novembre 2025

 

STRATEGIQUE. L’apport du groupe LG Electronique au profit de Pasqal, acteur clé du quantique à la française, avec une prise de participation dans son capital, visant à faire progresser les technologies quantiques pour des applications industrielles réelles.

ECINews du 10 novembre 2025

 

HAUSSE. Surprise de l’investissement des entreprises françaises au 3ème trimestre, avec une progression de 0,9 % de juin à septembre 2025, ainsi que dans le domaine des services d’information et de communication, rebondissant eux de 1,7 %.

L’Usine Nouvelle du 10 novembre 2025

 

PARTENARIAT. Entre Dassault et l’allemand OHB SE, fabricant de satellites, afin de bénéficier des compétences de chacun dans le cadre du projet de l’avion spatial « Vortex », et donner à l’Europe un capital de vol en orbite basse.

Les Echos du 12 novembre 2025

 

REDUCTION. Des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la ville de Paris depuis 10 ans, soit 1 mégatonne de CO2 en moins.

Ecoréseau du 12 novembre 2025

 

COMMANDE. De 3,5 milliards d’Euros pour Les Chantiers de l’Atlantique par le groupe suisse MSC Croisières, afin de construire deux nouveaux navires World Class, livrables en 2020 et 2031.

Le Journal des Entreprises du 12 novembre 2025

 

ESTIMATIONS. De la croissance française pour 2025 portée à 0,7 %, et à 0,9 % pour 2026. Relevés plus importants que les prévisions, elles sont portées par l’industrie, notamment aéronautique, les services marchands et l’énergie.

Le Journal des Entreprises du 12 novembre 2025

 

INVESTISSEMENT. De la France dans le spatial militaire à hauteur de 4,2 MD€ sur la période 2026 – 2030, faisant suite à l’inauguration par le président Macron du nouveau Commandement de l’espace (CDE).

VIPress du 13 novembre 2025

 

HISTORIQUE. Le contrat signé en Pologne pour le groupe Alstom, avec la fourniture de 42 trains Coradia Max à l’entreprise PKP Intercity, et la maintenance assurée de ces mêmes véhicules pour une durée de 30 ans. Une option de 30 trains supplémentaires complétait le contrat.

Billet de France du 14 novembre 2025

 

MEILLEURE. Forme que pendant le Covid pour les entreprises de l’aéronautique et du spatial français, dépassant leur niveau d’activité, d’emplois, et de rentabilité qui était le leur avant la crise sanitaire. Sa reprise est donc visible, et sa compétitivité progresse.

Le Journal des Entreprises du 14 novembre 2025

 

ACCUMULATION. De contrats pour la société Matière, spécialisée dans la construction de ponts métalliques, car après ceux signés en Ukraine, vient de signer un nouveau contrat, cette fois-ci en Syrie, afin d’y construire 37 nouveaux ouvrages.

Challenges du 15 novembre 2025

 

INSTALLATION. D’une usine à 60 millions d’Euros pour le groupe Urgo Médical à Andrézieux-Bouthéon dans la Loire, avec à la clé, 200 emplois directs. Et entre 2000 et 2030, le groupe aura investi plus d’un milliard d’Euros sur le territoire français.

Le Dauphiné Libéré du 15 novembre 2025

 

ENORME. Coup pour le groupe Airbus avec l’achat par la compagnie FlyDubai de 150 avions A321neo, soit davantage d’appareils que la totalité de sa flotte actuelle. L’accord, d’une valeur de 24 milliards de Dollars porte également sur l’option de 100 autres appareils.

20 Minutes du 18 novembre 2025

 

FABRICATION. En France, et plus précisément au Mans du tracteur de l’année, en l’occurence le nouvel Axion du constructeur allemand Claas.

Le Journal des Entreprises du 19 novembre 2025

 

ENGAGEMENT. De 250 millions d’Euros pour le groupe Ineos afin de moderniser son complexe chimique de Lavéra dans les Bouches du Rhône, y assure sa compétitivité et répondre à l’objectif de décarbonation du site à l’horizon 2028-2030.

L’Usine Nouvelle du 19 novembre 2025

 

OFFICIEL. Le Maroc commande dix H225M Caracal auprès d’Airbus Helicopters, remplaçant les Pumas marocains, en service depuis 40 ans.

Billet de France du 21 novembre 2025

 

EXPLOITATION. Par FM Logistic d’une plateforme logistique de 58 000 m2 pour le compte du groupe l’Oréal à Tolède en Espagne.

Le Journal des Entreprises du 21 novembre 2025

 

AMELIORATION. Du climat des affaires et de l’emploi en novembre.

La Tribune du 21 novembre 2025

 

LANCEMENT. D’une 2ème usine pour la société ASF 4.0 (Advanced Shoe Factory), fabricant de chaussures de sport basé à Ardoix (Nord-Ardèche), avec cette fois-ci comme choix le Portugal. Hautement robotisée, elle occasionnera la création de plus de 200 emplois, et tout souhaitant relocaliser en Europe sa production, elle lui permettra d’atteindre ses objectifs, qui sont de devenir le leader européen de la production de chaussures de sport.

Le Dauphiné Libéré du 23 novembre 2025

 

VICE. Championne du monde de brasage manuel la française Eva Gobet durant le concours mondial de la spécialité organisé à Munich, dans le cadre du salon Productronica. Elle travaille dans le groupe Thalès, sur le site de Cholet.

VIPress du 24 novembre 2025

 

HAUSSE. Du chiffre d’affaires des éditeurs de logiciels français en 2024, soit 23,1 milliards d’Euros, en progression de 7,3 %.

Le Journal des Entreprises du 25 novembre 2025

 

PREMIER. Contrat à l’export et plus particulièrement à un pays du Moyen-Orient, pour le système anti-drone du groupe MBDA appelé Sky Warden, modulaire et évolutif, et capable de contrer toutes les menaces de drones.

VIPress du 25 novembre 2025

 

CO-DEVELOPPEMENT. Entre le groupe Safran et le DRDO, Ministry of Defense Govt, of India pour élaborer le moteur de l’AMCA, avion de combat de 5ème génération.

OpexNews du 25 novembre 2025

 

INTENTION. De la start-up rennaise Rivrs, de devenir un acteur mondial du jeu vidéo UGC, en installant un studio de développement au Vietnam, et un siège régional à Hong Kong, faisant de l’Asie d’une rampe de lancement pour l’élaboration de nouveaux jeux.

Le Journal des Entreprises du 26 novembre 2025

 

CLASSEMENT. De choix pour L’université Savoie Mont Blanc (USMB), figurant dans le top 5 des universités françaises citées sachant qu'en tout ce classement recense un peu plus de 900 établissements universitaires dans 94 pays. Elle arrive donc 5parmi les établissements d’enseignement supérieur français cités et gagne ainsi quatre places par rapport à l’an dernier, et au niveau mondial, l’USMB gagne un peu plus de 100 places comparées à l'édition 2025.

POURSUITE. De la montée en puissance de la start-up iséroise Quobly, spécialisée dans le développement des puces quantiques en silicium, après la signature d’un accord avec une plateforme de recherche de Singapour et la National Quantum Federated Foundry (NQFF) de Singapour [1] , l'un des programmes quantiques nationaux (NQP) pilotés par le National Quantum Office (NQO), complété par de nouvelles collaborations avec des acteurs comme Sealsq (Suisse) et QPerfect (Starsbourg).

Le Dauphiné Libéré du 27 novembre 2025

 

COOPERATION. Entre le groupe Thales et l’espagnol Navantia en Thaïlande pour équiper trois bâtiments majeurs de la Royal Thai Navy (RTN) de systèmes IFF (Identification Friend or Foe) de dernière génération. Pour Thales, il prolonge 55 ans d’engagement en Thaïlande, où plus de 80 % des bâtiments de combat sont déjà équipés de technologies du groupe.

Billet de France du 27 novembre 2025

 

Novembre 2025

Publié dans Revue de presse

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Euratechnologies (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Euratechnologies (suite)
Euratechnologies (suite)

Emmanuel Durand nommé président du directoire d’EuraTechnologies

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/emmanuel-durand-nomme-president-du-directoire-deuratechnologies-2132496?utm_source=20251208%20QUO_LIL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20matin%20en%20Hauts-de-France%20(20251208_070338)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 5 décembre 2025

 

Emmanuel Durand, ancien directeur général de Snapchat France, est nommé à la présidence du directoire d’EuraTechnologies laissée vacante depuis juillet. Sa nomination marque une nouvelle étape pour le hub lillois, qui veut accélérer son développement dans l’innovation numérique, l’IA et la cybersécurité.

Fin du suspense pour le pôle de compétitivité lillois EuraTechnologies, laissé sans gouvernance depuis juillet et le brutal débarquement de la présidente de son directoire, Koussée Vaneecke. Elle est remplacée à la tête de la structure par Emmanuel Durand, désigné le 4 décembre par le Conseil de surveillance. Il entrera en fonction à compter du 1er janvier 2026.

Expertise entrepreneuriale

Ancien directeur général de Snapchat France entre 2016 et 2021, Emmanuel Durand apporte son expertise en "projets innovants, en financements de l’innovation, en hyper-croissance, ainsi qu’en développement à l’échelle européenne et internationale", présente un communiqué du pôle de compétitivité lillois.

Ayant piloté l’ouverture et l’expansion rapide du bureau français de Snapchat, après un solide parcours chez Warner Bros et L’Oréal, son expertise entrepreneuriale devrait permettre de densifier l’accompagnement et l’accélération des startups d’EuraTechnologies, et de mieux positionner le hub de start-up face aux attentes du marché.

"Après avoir accompagné la croissance de grandes entreprises internationales comme de startups ambitieuses, je souhaite aujourd’hui prolonger cet engagement en contribuant à l’évolution d’EuraTechnologies et de ses innovateurs tech, en créant les conditions d’une croissance durable et équilibrée entre impact, service public et performance économique", déclare le nouveau président du Directoire dans un communiqué.

Cette nomination vient compléter le renforcement de la gouvernance amorcé en août dernier avec l’arrivée de Chekib Gharbi en tant que membre du Directoire d’EuraTechnologies et directeur du Campus Cyber Hauts-de-France Lille Métropole. Ce dernier a pour rôle de favoriser la coordination entre startups, grands comptes, centres d’innovation et acteurs publics autour des sujets de cybersécurité, d’IA, de souveraineté numérique et de technologies quantiques.

Retrouver un cap

Un nouveau cycle de gouvernance s’ouvre donc pour EuraTechnologies, vitrine de la tech régionale depuis 2009. La structure, fortement fragilisée ces dernières années, peine à retrouver un cap et une ambiance sereine depuis le départ de Raouti Chehih, pilote emblématique du paquebot depuis sa création jusqu’en 2021. Michel Colin, président du Conseil de Surveillance d’EuraTechnologies, salue dans le communiqué "l’unanimité" autour de la nomination d’Emmanuel Durand, dont "l’expertise numérique et managériale sera essentielle pour permettre à la SEM de faire face aux défis économiques et technologiques qui sont devant elle."

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/06/de-sophia-antipolis-a-euratechnologies.html

Lille Métropole Mag 2025
Lille Métropole Mag 2025

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Euratechnologies (suite)
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Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot

Publié le par Jacques SAMELA.

Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot
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Le fabricant d’électroménager Brandt mis en liquidation, 700 emplois supprimés

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/le-fabricant-delectromenager-brandt-mis-en-liquidation-700-emplois-supprimes-2132904?utm_source=20251211%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251211_180652)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 11 décembre 2025

 

Le projet de reprise de Brandt n’a pas été retenu par le tribunal des activités économiques de Nanterre, qui met l’entreprise en liquidation judiciaire. Une offre de reprise, montée avec un renfort financier des pouvoirs publics, aurait permis de sauver près de 400 emplois sur 700.

Le tribunal des activités économiques de Nanterre a placé le fabricant d’électroménager Brandt en liquidation judiciaire ce 11 décembre, malgré une offre de reprise qui permettait de sauver une partie de l’effectif. 700 emplois sont supprimés, les deux sites de production situés près d’Orléans et de Vendôme (Centre-Val de Loire) sont fermés, tout comme le centre de service après-vente et le siège social implantés en région parisienne. Depuis 2014, l’entreprise appartenait au conglomérat algérien Cetival et fabriquait des appareils des marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich.

Le projet de Scop n'a pas été retenu

Le tribunal a examiné le projet de société coopérative et participative (Scop), soutenue par Revive, un groupe spécialisé dans la reprise et à la transformation d'entreprises et par les collectivités locales et l'État.

Au total, 20 millions d'euros de financements publics étaient engagés selon un dernier décompte de la radio Ici. La Région Centre-Val de Loire entendait participer à hauteur de huit millions d'euros, la métropole d'Orléans de sept millions et l'État pour cinq millions. Ce projet aurait permis de sauvegarder près de 400 emplois.

Avant cette décision judiciaire, cinq sites français de Brandt ont été fermés depuis 2005 dont ceux d'Aizenay et de La Roche-sur-Yon en Vendée, de Lyon, de Nevers dans la Nièvre ou encore de Lesquin dans le Nord.

"Une profonde tristesse"

"Nous apprenons avec une profonde tristesse la liquidation judiciaire de Brandt, c’est un fleuron français qui s’éteint", a déclaré Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie. "Nous avons fait feu de tout bois en soumettant cinq millions d’euros de soutien pour permettre une reprise. Les collectivités se sont aussi mobilisées. Malgré cela, les autres acteurs indispensables n’ont pas souhaité se positionner pour sauver Brandt", a regretté le ministre.

De nombreuses réactions

François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire a fait part sur BFMTV de sa "consternation" et de sa "colère". "Ce sont plus de 700 emplois qui disparaissent dans notre pays et une grande partie dans la région Centre-Val de Loire", a-t-il regretté.

Le président de région s’interroge : "Nous avons [avec la Scop] un projet industriel et tout cela n’est pas pris en compte, c’est l’industrie, le made in France et l’emploi industriel qui recule", a-t-il ajouté.

Le Groupement des marques d'appareils pour la maison (Gifam), qui rassemble une centaine d'entreprises du secteur, se dit "profondément préoccupé par les conséquences de cette décision pour les salariés". Selon le Groupement, "cette situation illustre la difficulté croissante pour l'industrie de l'électroménager de rester compétitive en France et plus largement en Europe face à la montée en puissance des produits fabriqués à bas coût, notamment en Chine".

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Liquidation de Brandt : le ministre de l’industrie, Sébastien Martin, promet de "retravailler le projet"

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/liquidation-de-brandt-le-ministre-de-lindustrie-sebastien-martin-promet-de-retravailler-le-projet-2133007?utm_source=20251212%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20251212_181214)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 12 décembre 2025

 

Après la mise en liquidation judiciaire du fabricant d’électroménager Brandt, entraînant la suppression de 700 emplois, les réactions sont nombreuses. À commencer par celle de Sébastien Martin, ministre chargé de l’industrie, qui assure "ne pas laisser tomber le sujet Brandt" et promet de se remettre au travail avec les acteurs publics et privés.

L’avenir des sites industriels de Brandt, situés près de Vendôme et d'Orléans, pourrait ne pas être scellé malgré la mise en liquidation du judiciaire de l’entreprise par le tribunal des activités économiques de Nanterre. Sébastien Martin, ministre chargé de l’industrie, a longuement fait part de son "incompréhension" ce 12 décembre sur TF1.

Le "pari" de la reprise sous forme de Scop

L’État, les collectivités territoriales et des partenaires privés portaient en effet un projet de Scop pour l’entreprise d’électroménager. "En seulement 10 jours, nous avons réussi à monter un projet et mobiliser 30 millions d’euros", a expliqué le ministre, qui précise ne pas critiquer la décision de justice pour autant. Néanmoins, il dit s’interroger. "Une reprise d’entreprise est toujours un pari quand elle est en difficulté, et le plan d’affaires proposé est consolidé dans le temps", a-t-il détaillé.

Le projet de reprise sous forme de Scop prévoyait la participation financière de la région Centre-Val de Loire à hauteur de huit millions d’euros, de la métropole d’Orléans pour sept millions d’euros et de l’État pour cinq millions.

Une entreprise qui doit "continuer d’exister"

Au niveau local, les élus n’ont pas hésité à témoigner de leur colère. "C’est plus qu’un gâchis, c’est un système qui ne fonctionne plus et qui est vérolé", a dénoncé Serge Grouard, maire (divers droite) d’Orléans. Pour l’édile, "on a une super boîte qui va couler, elle pouvait être sauvée et doit continuer d’exister".

Selon lui, quatre millions d’euros manquaient pour la reprise du projet. Serge Grouard a regretté, dans une vidéo notamment relayée par le quotidien local La Montagne, avoir été "mis devant le fait accompli" par la direction de Brandt, les services centraux de l’État et le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (Ciri), les banques "qui se sont toutes défilées" et l’Europe "qui interdit à Bpifrance d’aider les entreprises de plus de 250 salariés".

Un autre projet à définir pour préserver l’outil industriel

Pour tenter de rebondir, Sébastien Martin va "prendre le temps d’ici la fin de l’année de se revoir avec les acteurs locaux". Objectif : porter "un autre projet, avec plus d’investissements privés sans doute".

"Je ne laisse pas tomber le sujet Brandt"

"Je ne laisse pas tomber le sujet Brandt, je ne laisse pas tomber le fait qu’on puisse avoir sur le territoire français un acteur de l’électroménager comme celui-ci", a promis le ministre chargé de l’industrie.

Interrogé, le cabinet du ministre précise qu’il s’agit avant tout de "remettre autour de la table l’ensemble des acteurs" pour réfléchir à un "avenir industriel pour ce site". Le gouvernement entend donc capitaliser sur l’outil industriel pour assurer une deuxième vie aux sites Brandt, pas forcément dans le secteur de l’électroménager. L’objectif est notamment d’éviter la transformation des lieux en friches industrielles.

Dans l’immédiat, Sébastien Martin assure que les salariés seront accompagnés dans la construction du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Certains d’entre eux pourraient être recrutés par d’autres entreprises du bassin économique d’Orléans.

Brandt n'a peut être pas dit son dernier mot

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La French Touch, un je ne sais quoi de…

Publié le par Jacques SAMELA.

La French Touch, un je ne sais quoi de…
La French Touch, un je ne sais quoi de…

Il fût un temps, pas si lointain, où le mot french était surtout utilisé pour dénigrer tout ce qui venait de France, cela s’appelait le « french bashing ».

Aujourd’hui, il représente une partie non négligeable de la France qui innove, de ces acteurs que l’on nomment start-up ou scale-up, et dont les activités vont de la MedTech à la Biotech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/03/biotechs-la-france-au-top.html), de l’AssurTech à la FinTech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html), de l’AgriTech à la GreenTech, en passant par la  FoodTech, la SporTech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/07/la-sportech-les-jo-comme-tremplin.html) la CleanTech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/les-cleantechs-stop-ou-encore-plus.html), l’EdTech (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/edtech-deja-demain.html), la DeepTech (
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html) et même la SexTech, eh oui, dans ce domaine également, même si chez nous son développement est plus mesuré, si je puis dire.

Ce qui au final représente ce que l’on appelle la French Tech (https://lafrenchtech.gouv.fr/fr/presentation/), regroupant dans sa totalité ou en partie l’ensemble des nombreuses spécificités énoncés ci-dessus, et d’autres en devenir.

Et donc la French Touch comme sujet de cet article, dont l’événement phare, intitulé « We Are French Touch* », vient à peine de fermer ses portes (le 24 novembre 2025 plus précisément).

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La 5ème édition déjà, faisant écho à la création en 2020 par Bpifrance (https://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte) du plan pour rendre effectif les perspectives de développement des dites « Industries culturelles et créatives, ou ICC », dont la couleur vous l’avez certainement remarqué est l’orange, avec comme mascotte un coq de la même couleur, à la différence du blanc pour la French Care, le vert pour la French Tech verte donc, du bleu pour la French Fab, et du rouge pour la French Tech.

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Et depuis, le plan en question à permis de déployer 10 Mds€ vers 20 000 entreprises de l’économie créative comme l’on dit.

Economie qui représente quand même 143 Mds€ de valeur ajoutée, soit près de 5 % du PIB français, 1,7 millions d’emplois, que l’on retrouve dans des domaines comme la mode et le luxe, le cinéma, l’audiovisuel et les jeux vidéo, l’édition, les arts visuels et les arts de vivre, ou encore la musique et le spectacle vivant.

Pas mal pour une activité ayant débuté il y a seulement 5 ans, et demain, où en sera-t-elle ?

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Difficile de se projeter, mais comme le dit Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, constituant déjà une filière stratégique pour le rayonnement de la France, garante qu’elle est d’une représentation de savoir-faire uniques et d’une créativité reconnue, l’ambition à horizon 2030 sera de déployer plus de 2Md€, afin notamment d’internationaliser son activité en fédérant un réseau de plateformes internationales, telles celles déjà actées avec la Taiwan Creative Content Agency (https://en.taicca.tw/), ou encore l’EIT Culture & Creativity (https://eit-culture-creativity.eu/about-us/), un organisme de l’Union européenne, sans oublier également les missions export, organisées chaque année dans différents pays, avec comme objectif d’accompagner les acteurs à la découverte de ces marchés internationaux plus que prometteurs.

Donc, si tout se passe comme il le faut, les années futures de la French Touch devraient, non pas être en état de stagnation, mais au contraire en totale accélération, dépositaire d’un je ne sais quoi de français que le monde entier nous envie. A suivre donc.

* https://www.wearefrenchtouch.com/sessions?iw_mailid=f69f7d8a-2bd0-f011-8195-0022487f0371&iw_scope=Event

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.la-frenchtouch.fr/quest-ce-que-la-french-touch/

. https://presse.bpifrance.fr/french-touch-de-bpifrance-bilan-et-horizons-de-developpement-du-plan-french-touch-10-mdseur-deployes-depuis-2020-et-20-mdseur-dici-2030

 

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Le Choix de la France

Publié le par Jacques SAMELA.

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Vus et lus dans La Tribune Dimanche du 30/11/25
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Le quantique à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Le quantique à la française
Le quantique à la française

Lucy : le pari du quantique européen signé Quandela

https://www.alliancy.fr/lucy-le-pari-du-quantique-europeen-entre-puissance-de-calcul-et-souverainete-industrielle?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251024&ct=AAAAAhQGEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHpBEBZQgHpBECc3QRFjY4ZmIwOWQyMDgxYTQxNTQwMjA2MDMRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAekEQJ1dBQEEQJ1cxEFRW1haWwRAnVtEQpOZXdzbGV0dGVyEQJ1YxESTmV3c2xldHRlckFsbGlhbmN5EQR1Y29uEQgyMDI1MTAyNA%253D%253D

le 23 octobre 2025 

Quandela, le CEA et GENCI dévoilent Lucy, un ordinateur quantique photonique de 12 qubits installé au Très Grand Centre de Calcul du CEA. Une première européenne qui symbolise la montée en puissance d’une filière industrielle souveraine du calcul quantique. 

Dans la guerre feutrée du calcul quantique, l’Europe vient de jouer l’un de ses coups les plus ambitieux. Lucy, un ordinateur quantique photonique de douze qubits, vient de prendre place au Très Grand Centre de Calcul du CEA à Bruyères-le-Châtel. Un petit bijou technologique, conçu par la start-up française Quandela et assemblé en partenariat avec l’allemand Attocube Systems, qui marque une étape décisive dans la stratégie industrielle européenne. Concrètement, Lucy n’est pas un gadget de laboratoire : c’est un ordinateur quantique universel, connecté au supercalculateur Joliot-Curie, avec lequel il expérimentera des flux de calcul hybrides mêlant quantique et HPC (High Performance Computing). Ce couplage inédit doit permettre de déléguer certaines opérations à des processeurs quantiques, accélérant les simulations complexes en physique, énergie ou finance. “La livraison de Lucy n’est pas seulement une étape technique”, souligne Niccolò Somaschi, cofondateur et directeur général de Quandela. “C’est un jalon concret pour faire entrer l’Europe dans l’ère du calcul hybride, où la recherche et l’industrie avanceront main dans la main.” 

Un démonstrateur scientifique et un acte politique 

Au-delà de la prouesse technologique, Lucy est un manifeste géopolitique. L’ordinateur a été financé dans le cadre du consortium EuroQCS-France, soutenu par EuroHPC Joint Undertaking, l’initiative européenne qui mutualise les investissements en calcul haute performance. Ce mécanisme, lancé en 2018, associe 35 États membres et la Commission européenne dans une logique de souveraineté numérique. “EuroHPC repose sur un cofinancement à 50/50”, explique Philippe Lavocat, président de GENCI. “Cela signifie que 50 % de la capacité de Lucy sera ouverte aux chercheurs européens, et 50 % à la communauté française.” Ce modèle incarne la volonté de ne plus dépendre des géants du cloud américains ou des infrastructures asiatiques. Le projet a fédéré un consortium inédit : la France, via le CEA et GENCI, l’Irlande, l’Allemagne et la Roumanie, avec pour objectif d’intégrer Lucy dans un réseau européen de six calculateurs quantiques complémentaires. Ces machines, hébergées à Munich, Barcelone, Bologne, Poznań, Ostrava et Bruyères-le-Châtel, explorent des technologies concurrentes : photons, supraconducteurs, ions piégés ou atomes neutres. “L’idée n’est pas de miser sur un seul cheval, mais de bâtir un panorama complet des approches quantiques”, analyse Sabine Maire, responsable du programme quantique chez GENCI. “Nous mutualisons nos ressources et harmonisons l’expérience utilisateur à l’échelle européenne.”

Une prouesse industrielle à la française

Lucy, c’est aussi la preuve qu’une filière industrielle européenne du quantique existe déjà. Assemblée en un an, la machine combine une précision cryogénique allemande et un savoir-faire photonique français. Les composants ont été fabriqués à Palaiseau, sur le plateau de Saclay, puis intégrés à Massy, dans l’usine de production de Quandela. Près de 80 % de ses éléments, dont l’ensemble des pièces critiques, proviennent d’Europe. Valérian Giesz, cofondateur et directeur des opérations de Quandela, résume cette philosophie : “Nous avons voulu prouver qu’une solution quantique souveraine était possible. Le photon est un qubit naturellement stable et robuste. Contrairement aux supraconducteurs, il fonctionne presque à température ambiante, ce qui réduit drastiquement la consommation énergétique.” Cette sobriété se mesure : 5 kilowatts seulement pour alimenter Lucy, quand des architectures concurrentes dépassent les 25. Grâce à cette efficacité, l’installation s’est faite en trois jours, sans dalle antivibration ni isolement électromagnétique particulier. “Nous avons simplement posé Lucy sur le sol du data center, là où passait déjà Joliot-Curie”, sourit Giesz. L’ordinateur photonique ne se contente pas d’un rendement énergétique record. Sa conception repose sur des procédés standards de l’industrie des semi-conducteurs, ouvrant la voie à une production à grande échelle. Quandela fabrique déjà ses sources de photons dans sa ligne pilote de Palaiseau et compte doubler la capacité de ses systèmes en ajoutant de simples modules rackables.

Former, expérimenter, industrialiser

Au sein du TGCC, Lucy s’intègre à la plateforme HQI (Hybrid HPC Quantum Initiative), un programme qui vise à préparer l’ère du calcul hybride européen. La plateforme permet aux chercheurs, étudiants et industriels d’expérimenter sur plusieurs machines quantiques, connectées aux supercalculateurs existants. “Nous accompagnons les communautés scientifiques pour leur apprendre à utiliser ces nouveaux outils et à concevoir des algorithmes hybrides”, précise Jacques-Charles Lafaprière, directeur de programme au CEA. Les accès à Lucy se feront via le portail eDARI, déjà utilisé pour les ressources HPC. Les utilisateurs pourront soumettre des projets de recherche ouverte, avec un accès gratuit pour les travaux publiés. Les masters et écoles d’ingénieurs bénéficieront, eux, de formations et de webinaires organisés dans le cadre du réseau national des Maisons du quantique. Mais le programme ne s’arrête pas à la formation. Il intègre une démarche de co-design, où ingénieurs, chercheurs et industriels échangent leurs retours d’expérience pour faire évoluer matériel et logiciels. “Lucy nous permettra d’observer comment la photonique réagit dans un environnement HPC réel, et d’ajuster nos architectures en conséquence”, note Jacques-Charles Lafaprière. 

Des cas d’usage concrets et stratégiques

Si Lucy incarne une vision, elle servira surtout à tester des applications bien réelles. Quandela travaille déjà avec Orange sur la cybersécurité quantique, avec Crédit Agricole CIB sur la modélisation financière, et avec la start-up BTQ sur la blockchain. D’autres programmes sont en préparation avec Safran, Thales, MBDA ou l’ONERA dans l’aéronautique, et avec EDF, TotalEnergies ou le ECMWF pour la simulation climatique et énergétique. Ces projets, soutenus par le Pacte Quantique de la région Île-de-France et par France 2030, traduisent un virage : la technologie sort du laboratoire pour irriguer l’économie réelle. “Notre ambition est claire : rapprocher les chercheurs et les industriels pour que l’Europe ne se contente plus de suivre la course quantique, mais la mène sur ses propres bases”, insiste Sabine Maire.

La lumière au bout du calcul

En 2026, Lucy sera relié au futur supercalculateur exascale Alice Recoque, prolongeant cette logique d’interopérabilité au cœur du projet HQI. Ce couplage entre puissance classique et puissance quantique pourrait redéfinir la manière de concevoir les infrastructures de calcul en Europe. “Nous entrons dans l’ère du calcul hybride, où supercalcul et quantique se renforcent mutuellement au service d’une recherche d’excellence et d’une industrie compétitive”, résume Philippe Lavocat. Lucy n’est pas seulement un objet scientifique, c’est un acte fondateur. À travers elle, l’Europe revendique sa capacité à concevoir, fabriquer et héberger ses propres ordinateurs quantiques. Dans la nouvelle course à la puissance de calcul, la souveraineté ne se décrète pas : elle se construit, patiemment, qubit après qubit.

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Q-Day : la Banque de France enclenche la rupture post-quantique

https://www.alliancy.fr/q-day-la-banque-de-france-enclenche-la-rupture-post-quantique?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20251205&ct=AAAAAhQFEQFzFAIGABEFZW1haWwGAQgHvBEBZQgHvBECc3QRFjY5MzI3N2M3MzA5MGQ0Mzk3NDk3MDkRAWwRBzMwNzQ2NjARAWMUAQ4CCAe8

le 4 décembre 2025 

 

Face à l’émergence du risque quantique, la Banque de France détaille sa stratégie pour sortir du chiffrement classique et basculer vers des mécanismes post-quantiques. Une transition lourde, mais devenue incontournable pour tout le secteur financier. 

Le quantique, longtemps cantonné au seul registre des possibles, figure désormais au rang des menaces à gérer. Le Q-Day, ce moment où un ordinateur quantique suffisamment puissant sera capable de casser les algorithmes de chiffrement asymétriques utilisés partout dans le monde, n’a plus rien d’une fiction technologique. Ce scénario, autrefois envisagé pour 2040-2045, est désormais attendu dans moins de dix ans par le Cyber Expert Group du G7, chargé d’évaluer les risques cyber pour les banques centrales du G7 et les principaux régulateurs financiers. Cette contraction brutale du calendrier pousse la Banque de France face à engager la transition vers une cryptographie post-quantique (PQC, Post-Quantum Cryptography). La Banque de France dévoile comment elle prépare ses systèmes à encaisser le choc. “La ligne d’arrivée se rapproche”, observe Olivier Lantran, responsable de l’innovation. Cette course contre la montre forcée s’accompagne d’un second enjeu majeur : la menace dite Harvest Now, Decrypt Later, c’est-à-dire l’interception actuelle de données sensibles en vue de leur déchiffrement futur. Pour une institution au cœur des systèmes de paiement, le risque n’est pas seulement technique, mais systémique. 

Du big bang redouté à la stratégie graduelle 

Face à un tel choc annoncé, la tentation aurait pu être d’appeler au “big bang” cryptographique. La Banque de France l’a écartée tôt et opte pour une transition progressive articulée autour de trois constats : la faisabilité opérationnelle de la cryptographie post-quantique dès aujourd’hui, la nécessité d’hybrider les mécanismes classiques et post-quantiques pendant plusieurs années, et l’impératif d’éviter toute rupture dans les infrastructures financières critiques. « Les solutions existent et n’interrompent pas la continuité opérationnelle”, assure Olivier Lantran. Ce choix du pragmatisme a servi de fil conducteur à toutes les expérimentations menées depuis 2022. Pour cause, une migration cryptographique à l’échelle d’un État-nation doit concilier sécurité, interopérabilité et stabilité des fonctions régaliennes. Cette approche graduelle forme la colonne vertébrale du retour d’expérience de la Banque de France, à savoir ne pas céder à la panique technologique, mais neutraliser progressivement la menace, en hiérarchisant les systèmes critiques. 

Tester, éprouver, documenter : la méthode du terrain 

La transition a tout de suite commencé par des essais concrets. Des tunnels VPN ont été renforcés entre datacenters, des protocoles quantic-ready établis pour les échanges transfrontières avec la Deutsche Bundesbank, des simulations menées avec la Banque des Règlements Internationaux, ou encore la protection des canaux d’échange avec l’Autorité monétaire de Singapour. Chaque test a permis de mesurer les limites réelles : latences accrues, infrastructures pas toujours prêtes, dépendance aux premiers standards publiés par le National Institute of Standards and Technology (NIST) fin 2024. “On a un vrai sujet, et on ne le traitera pas seuls”, résume le responsable innovation. La PQC n’est pas un simple changement d’algorithme, il s’agit d’une transformation opérationnelle exigeant la coopération internationale et l’adaptation profonde des chaînes techniques. Les expérimentations franco-allemandes et singapouriennes ont notamment validé l’intégration de signatures post-quantiques dans les processus métiers, un verrou critique pour les banques centrales. 

Une dynamique collective encore fragile mais incontournable

La transformation étend son périmètre jusqu’à la place financière française via l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, la plateforme réunissant banques, assureurs et autorités de contrôle. La plateforme permet la diffusion des enjeux, le partage des premières bonnes pratiques et la structuration des inventaires cryptographiques des établissements. “C’est un monde très interconnecté, nous devons éviter la fragmentation”, insiste Olivier Lantran. Les échanges engagés avec le Crédit Mutuel, BPCE, Crédit Agricole, Société Générale ou BNP Paribas montrent une volonté de bâtir une feuille de route commune, fondée sur des expérimentations opérationnelles. Mais le retour d’expérience souligne aussi la difficulté d’un écosystème à vitesses variables, tandis que l’harmonisation européenne reste un chantier complexe. C’est dans ce contexte que la Banque de France défend la crypto-agilité comme levier stratégique.

Du risque immédiat aux opportunités à long terme

Malgré les risques du quantique, la Banque de France se projette aussi dans les usages positifs. Elle ouvre déjà des perspectives offensives au sens productif : optimisation des transactions, modélisation avancée des risques, simulation massive, renforcement des modèles prédictifs alimentés par l’intelligence artificielle. “Il est temps d’appliquer la même rigueur aux opportunités qu’aux menaces”, note Olivier Lantran. La création du Quantum Technology Expert Group au sein du G7, co-animé par la France et le Canada, matérialise cette volonté d’aborder le quantique non plus uniquement comme un péril, mais comme une transformation structurelle pour les banques centrales. Alors que la France s’apprête à présider le G7, ces enjeux devraient devenir centraux dans l’agenda international.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/la-banque-de-france-au-service-de-l-etat.html

Le quantique à la française
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Carmat Versus Ynsect

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat Versus Ynsect
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Carmat échappe à la liquidation judiciaire

https://vipress.net/carmat-echappe-a-la-liquidation-judiciaire/

 

Le Tribunal de commerce de Versailles a finalement validé hier l’offre de reprise de Pierre Bastid, actionnaire historique de l’entreprise, associé à Santé Holding. Un financement total de 110 millions d’euros est prévu pour relancer la machine, mais seulement 88 emplois sur 127 seront maintenus.

C’était moins une ! Dans un communiqué publié tôt ce matin, Carmat, société francilienne qui a développé le cœur artificiel Aeson, a annoncé que le Tribunal des activités économiques de Versailles a validé la seule offre de reprise qui avait été déposée début novembre, permettant ainsi à Carmat d’échapper à la liquidation judiciaire.

Par un jugement du 1er décembre 2025, le Tribunal a retenu l’offre de Carmat SAS, société créée pour les besoins de la reprise et dont le capital social est détenu par Lohas, une société elle-même contrôlée par Pierre Bastid, président du conseil d’administration de Carmat et actionnaire de la société à hauteur d’environ 17%. Pierre Bastid avait déjà déposé une offre de reprise le 31 juillet dernier, offre qui avait alors été jugée non recevable par le Tribunal de commerce de Versailles, lors d’une audience tenue le 30 septembre, faute d’avoir obtenu les financements nécessaires à la reprise.

Les activités de Carmat sont donc désormais poursuivies et opérées par Carmat SAS, y compris le support des patients qui disposent déjà d’un cœur d’Aeson. Carmat SAS va s’appuyer sur la mise en place d’une nouvelle stratégie concentrée notamment sur l’accès au marché nord-américain, indispensable au développement de la société, ainsi que sur l’initiation d’un essai clinique visant à obtenir, à échéance de 2 à 3 ans, « l’indication de thérapie de destination » en Europe, c’est-à-dire l’autorisation qui permettrait d’implanter le cœur artificiel Aeson de manière permanente chez les patients, et non plus temporaire. A court terme, il est également prévu un déploiement commercial plus ciblé.

La reprise s’accompagne de la reprise de seulement 88 salariés sur les 127 que compte Carmat, des actifs et de la très grande majorité des contrats de l’entreprise, ainsi que d’une réduction significative de la consommation de trésorerie. La nouvelle entité, Carmat SAS, prévoit un financement total de 110 millions d’euros, dont 10 M€ disponibles immédiatement et 20 M€ dès le début de l’année 2026. Ces deux premiers apports sont assurés conjointement par Lohas et par Santé Holdings, le family office du docteur Antonino Ligresti (décédé en 2025) et autre actionnaire historique de Carmat.

Si la reprise permet la poursuite des activités au sein de Carmat SAS, elle va entraîner la liquidation judiciaire de l’ancienne entité, Carmat SA. Ce qui signifie que, compte tenu du niveau de passif de la société et des termes de l’offre, « il est hautement probable que les actionnaires de Carmat SA subiront la perte intégrale de leur investissement, tandis qu’une grande partie de ses créanciers subiront une perte très significative pouvant porter sur l’intégralité de leurs créances ».

La reprise par Carmat SAS entrainera également la radiation des actions de Carmat SA actuellement cotées sur Euronext Growth (Paris).

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

 

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Ÿnsect : clap de fin pour l’ex-fleuron industriel de la French Tech

https://www.maddyness.com/2025/12/02/ynsect-clap-de-fin-pour-lex-fleuron-industriel-de-la-french-tech/

Le tribunal de commerce d’Évry a prononcé la liquidation judiciaire d'Ÿnsect. Après un an en sursis, la société n'a pas réussi à trouver un repreneur pour prendre un nouveau départ.

La promesse était ambitieuse, elle se sera finalement soldée par une immense déception. En effet, Ÿnsect, le spécialiste français de la production de protéines à base d’insectes, ne verra pas 2026. Le tribunal de commerce d’Évry a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise à l’issue d’une audience qui s’est tenue le 1er décembre. Cette décision laisse les 43 derniers salariés d’Ÿnsect sur le carreau. La société avait jusqu'à fin janvier 2026 pour trouver des investisseurs ou des repreneurs.

Alors que sa survie ne tenait plus qu’à un fil, la société s’était placée sous la protection d’une procédure de sauvegarde en septembre 2024. Une décision pour gagner un peu de temps en vue de trouver une solution à ses problèmes financiers en opérant une restructuration de ses activités. Néanmoins, la situation continuait de se dégrader et l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en début d’année. Mais ni le licenciement de près de 140 salariés au printemps, ni la prolongation de la période d’observation n’auront permis d’inverser la tendance.

Une ferme verticale XXL inaugurée en 2021

A l’entame du calendrier de l’Avent, le tribunal de commerce d’Évry a décidé d’acter ce qui était désormais inéluctable. Ÿnsect avait vu trop grand trop vite. Et les plus de 550 millions d’euros levés depuis sa création en 2011 laissent probablement de sacrés maux de têtes aux investisseurs qui vouloir dans l’entreprise un symbole du renouveau industriel de la France.

La liquidation judiciaire va entraîner de facto la fermeture de sa ferme verticale de Poulainville (Somme) qui s’étale sur 45 000 mètres carrés. Inaugurée en 2021, elle devait permettre d’atteindre à terme une capacité de production de 200 000 tonnes d’ingrédients par an. Il s’agissait de la plus grande ferme verticale au monde dédiée à la production de protéines alternatives pour l'alimentation animale. Quant à l’autre site d’Ÿnsect, dans le Jura, il va être repris par Antoine Hubert, co-fondateur de l’entreprise, via sa nouvelle startup Keprea, révélée par Maddyness.

Forcément, cette décision laisse un goût amer à Emmanuel Pinto, président d’Ÿnsect depuis avril dernier. Il avait remplacé Shankar Krishnamoorthy, nommé à l'été 2023. Arrivé en tant que pompier de service, il n’a pu empêché la chute de la société malgré ses efforts ces derniers mois pour tenter de convaincre des investisseurs de renflouer Ÿnsect«L’entreprise dispose désormais de technologies et d’un modèle opérationnel solides, même si les financements requis n’ont pu être réunis dans les temps. Nous espérons que les grandes compétences techniques et industrielles développées par les équipes d’Ÿnsect, comme les relations commerciales établies, trouveront un usage productif et pourront contribuer utilement à la fois à l’indépendance protéique de l’Europe et également à la lutte contre le changement climatique», a réagi Emmanuel Pinto. Un discours en forme d’héritage qui poussera peut-être un autre entrepreneur de la French Tech à lancer une nouvelle aventure dans ce secteur gourmand en cash ?

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

Carmat Versus Ynsect

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