Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire

Publié le par Jacques SAMELA.

Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire
Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire

Les Scandinaves en tête de la compétitivité mondiale, la France en deuxième division

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/les-scandinaves-en-tete-de-la-competitivite-mondiale-la-france-en-deuxieme-division-2194783#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20251027

Publié le 27 oct. 2025

Les pays scandinaves trustent les premières places du classement mondial de la compétitivité élaboré par le cabinet Eight Advisory. Cette évaluation classe la France seulement à la 17e place.

 

Ça pourrait être pire, mais peut vraiment mieux faire. La France figure à une modeste 17ème place sur 58 pays concentrant les trois quarts de l'humanité dans le classement de compétitivité établi par le cabinet de conseil en stratégie et finances Eight Advisory publié ce lundi.

Ce classement synthétique après enquête dans tous les membres de l'OCDE, plus la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Ethiopie, le Nigeria, l'Egypte, le Kenya, l'Arabie saoudite, l'Afrique du Sud et une demi-douzaine de tigres d'Asie du Sud-Est, ou d'Amérique latine, établit que les sept pays à la compétitivité synthétique (économie, enseignement, soutenabilité, cohésion sociale) la plus élevée sont tous les pays scandinaves, plus la Suisse, les Pays-Bas et l'Irlande. Visiblement « small is beautiful » en matière de compétitivité d'un pays et être situé en Europe du Nord constitue un avantage décisif.

La France devant les Etats-Unis

Cette « première division » est suivie par un groupe de « puissances tranquilles », toutes européennes, Allemagne (10e), Royaume-Uni, Benelux, France (17e), ainsi qu'Australie et Canada. La France est nettement handicapée par son économie sur ce critère, puisqu'elle figure au 30e rang sur 58, notamment la faute à une calamiteuse 53e place en matière de désincitation fiscale ! Mais elle est sauvée par son classement à la sixième place dans l'enseignement, ce qui peut surprendre mais s'explique par la forte proportion d'enfants scolarisés et la qualité de son tissu de grandes écoles.

Elle figure donc, surprise, deux places devant les Etats-Unis, handicapés sur le plan de la cohésion sociale et la soutenabilité environnementale, ainsi que l'Italie, malgré ses bons résultats économiques liés à son tissu de PME familiales, au sein d'un troisième groupe regroupant surtout l'Europe de l'Est. Le quatrième groupe compte la Grèce, la Hongrie, le Brésil et… la Chine, 38e, handicapée sur le plan environnemental et social, mais très performante (16e) sur l'enseignement. En queue de peloton, l'Inde, le Vietnam, l'Arabie saoudite, le Mexique, l'Argentine et la Turquie, ainsi que les principaux pays africains.

Quatre piliers qui se conjuguent

L'enquête du cabinet établi dans une trentaine de pays et élaborée à partir de 28 indicateurs allant du PIB à la proportion d'enfants scolarisés et l'efficacité de la dépense publique, montre que la compétitivité ne peut pas se définir selon un seul paramètre, mais plutôt par la force combinée de quatre « piliers ». « Un vibrant climat des affaires, de la stabilité sociale, un enseignement de qualité et une soutenabilité sur le plan environnemental » sont les quatre ingrédients clés de la compétitivité internationale d'un pays, souligne le rapport.

Si le PIB par habitant est essentiel, car pas de bien-être sans revenu moyen élevé, et nourrit la dynamique d'un pays de concert avec les infrastructures et la numérisation, force est de constater que « la puissance économique seule peine à fournir une compétitivité durable : un enseignement de qualité nourrit l'innovation et l'adaptabilité. Un haut degré de confiance mutuelle au sein de la population et de libertés individuelles crée la stabilité qui soutient l'investissement et les performances économiques ».

En clair, chacun de ces quatre piliers nourrit les autres. Le rapport cite la liberté de la presse et la lutte contre la corruption parmi les facteurs les mieux corrélés avec la compétitivité et ajoute qu'un niveau élevé de taxation, comme le montrent les pays scandinaves, n'est pas rédhibitoire… à condition que l'argent public soit bien utilisé !

Yves Bourdillon

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

La France : entre résilience et fragilité

https://www.ecoreseau.fr/expressions/tribune-libre/la-france-entre-resilience-et-fragilite-2025-10-26-117505?utm_campaign=Lundi%2027102025&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 26 octobre 2025

 

TRIBUNE. Chaque jour, la France continue de fonctionner comme si rien n’était menacé. Les métros circulent, les hôpitaux soignent, les écoles ouvrent, les services publics répondent présents… Et pourtant, derrière cette apparente normalité, se cache une fragilité désormais structurelle. Avec plus de 43 % de son PIB prélevé sous forme d’impôts et de cotisations, le pays reste riche et protecteur, mais cette générosité fiscale pèse désormais fortement sur sa compétitivité et sa prospérité future. Par Étienne Gorgeon, responsable gestion obligataire chez Sanso Longchamp AM. 

 

Comme le dit la maxime : « Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console. » Jamais elle n’a été aussi vraie pour notre pays. À la différence des États-Unis, où un shutdown peut paralyser l’administration fédérale et suspendre le paiement de centaines de milliers de fonctionnaires, la France échappe à une interruption brutale.

Et elle n’est pas seule à connaître des tensions institutionnelles : il aura fallu attendre mardi 21 octobre avant d’avoir un premier ministre au Japon (Sanae Takaichi est devenue la première femme nommée à la tête du gouvernement japonais, ndlr), preuve que l’instabilité politique est un phénomène mondial, et non l’apanage de notre Ve République.

La pression fiscale, frein à l’avenir

La France porte en elle des fragilités qu’il devient urgent d’affronter. La pression fiscale reste parmi les plus élevées des pays développés, atteignant 43,8 % du PIB en 2023, contre 34 % en moyenne dans l’OCDE. Les dépenses publiques, à près de 57 % du PIB, témoignent d’un État-providence généreux… mais une générosité qui bride notre capacité à investir dans l’avenir.

La dette publique, autour de 113-115 % du PIB, continue de croître. Pourtant, la charge nette d’intérêts reste contenue à 3,8 % des recettes publiques, bien inférieure à celle des États-Unis (18 %) ou de l’Italie (9 %) et seulement légèrement au-dessus de l’Allemagne (2 %). La France n’est donc pas au bord du gouffre financier, mais sa marge de manœuvre s’érode lentement, et chaque renoncement économique devient plus contraignant. La suspension de la réforme des retraites illustre l’incapacité chronique du pays à assurer la soutenabilité de son modèle social, un renoncement de plus qui creuse le sillon du déclin.

Riche aujourd’hui, mais pour combien de temps ?

Le véritable enjeu n’est pas la crise immédiate, mais l’appauvrissement relatif à long terme. Faute d’investissements substantiels dans les secteurs stratégiques, éducation, innovation, transition énergétique, technologies de pointe, la France risque de décrocher dans la compétition mondiale.

Le ralentissement de notre compétitivité nous expose à un décrochage progressif face à nos voisins européens et aux puissances émergentes.

Pourtant, il y a de quoi se consoler… un peu. Le PIB par habitant (en parité de pouvoir d’achat) a progressé de plus de 20 % en dix ans, et notre rang international est resté globalement stable. Nous restons un pays riche. Mais la richesse actuelle ne garantit pas celle de demain. La France doit agir, réformer et investir, si elle veut rester une puissance influente et compétitive.

En somme, la France tient encore debout quand elle se compare… mais faute de réformes, elle pourrait devoir chercher sa consolation du côté du FMI.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Réindustrialisation En France, des outils existent pour relocaliser l’industrie, mais ils sont mal utilisés

https://www.ledauphine.com/economie/2025/10/24/en-france-des-outils-existent-pour-relocaliser-l-industrie-mais-ils-sont-mal-utilises?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_dl_entreprises&ii=

Le 27/10/25

L’État déploie des moyens financiers importants pour inciter les entreprises à rapatrier leur production. Mais l’accès à ces dispositifs reste complexe, leur efficacité difficile à mesurer et leurs effets parfois ambivalents, entre soutien réel, effets d’aubaine et stratégies opportunistes.

Depuis la pandémie de Covid-19, la nécessité de reconquérir une base industrielle est devenue une priorité politique. Les relocalisations industrielles apparaissent alors comme une mesure phare de la réindustrialisation. Pour encourager cette mesure, l’État déploie massivement une panoplie d’aides : subventions, appels à projets, dispositifs comme France Relance ou France 2030, favorisant la relocalisation. À cela s’ajoute la commande publique, présentée comme un levier d’entraînement et de soutien de la production locale. Mais quel est le degré d’accessibilité et d’efficacité réelle de ces soutiens ?

Des aides publiques massives mais difficilement accessibles

Celles-ci sont devenues l’instrument central de la politique de relocalisation. Pourtant, leur efficacité est difficile à évaluer. D’abord parce qu’accéder à ces aides n’est pas si facile pour les entreprises, notamment pour les plus petites. Nombre de ces dernières dénoncent une gestion administrative trop complexe, qui freine la sollicitation et l’accès auxdites aides.

Ces aides font parfois l’objet d’un détournement d’utilisation. En effet, certaines entreprises « chasseuses de prime » utilisent les aides disponibles dans les territoires sans s’installer durablement. Certaines aides peuvent être acquises par l’entreprise a posteriori, une fois que la relocalisation a bien été effectuée mais cela s’apparente alors à un « effet d’aubaine » et non comme un élément déterminant de la relocalisation. Certaines entreprises n’utilisent pas ces aides comme un soutien déclencheur de la relocalisation de leur activité, mais plutôt comme un accompagnateur.

La commande publique : un levier sous-exploité et peu conditionné

La commande publique représente environ 8 % du PIB en France. Privilégier le « Fabriquer en France » pour les achats publics permet à l’État de soutenir nombre d’entreprises et ainsi de participer à la réindustrialisation du pays.

La société Fil Rouge en est un bon exemple. Entreprise dans le secteur du textile, elle a notamment pu bénéficier de cette commande publique lors des Jeux olympiques (JO) de Paris 2024. L’entreprise a honoré une commande de Paris 2024, en collaboration avec d’autres entreprises de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur : c’est elle qui a produit 100 000 tee-shirts pour les volontaires des JO.

La SNCF a fait de même. La PME de Villefranche-sur-Saône, Cepovette Safety, spécialisée dans le vêtement de protection, va fournir près de 280 000 vêtements à l’entreprise ferroviaire. Auparavant, ces produits étaient fabriqués à base de coton venu d’Asie. Dorénavant, ces nouveaux vêtements sont confectionnés à partir de lin français*, ce qui vient souligner l’engagement de la SNCF pour l’environnement et la réindustrialisation du territoire. Cette initiative est réalisée en collaboration avec Terre de lin, premier producteur de lin mondial en Normandie et Tenthorey, tisseur français dans le Grand Est.

Les acheteurs publics ne mobilisent pas tous le levier de la commande publique, et font même parfois machine arrière. C’est le cas de l’armée française, qui confiera la confection de certains uniformes à Paul-Boyer Technologie, entreprise française délocalisée à Madagascar. Elle se fournissait auparavant auprès de l’entreprise Mark et Balsan, ce qui contraint cette dernière à fermer une de ses usines, qui comptait 66 employés à Calais. Cette décision a suscité de vives réactions ainsi qu’une certaine incompréhension.

De manière générale, la dépendance aux achats publics peut avoir de graves conséquences lorsque ceux-ci ralentissent. En 2024, Lucibel, entreprise spécialisée dans l’éclairage LED, en a fait les frais. Après des commandes régulières de la part des musées nationaux, ses principaux clients, pour leurs éclairages, tout a changé à l’approche des Jeux olympiques. Les subventions dont bénéficiaient les musées auraient été redirigées vers les JO, et les achats de la part des musées ont cessé cette même année pour Lucibel et ses éclairages LED.

Bien que les achats publics puissent jouer un rôle indéniable pour certaines entreprises, le recours à la commande publique comme outil de politique industrielle reste en grande partie marginal et encore à construire. L’ancien ministre Arnaud Montebourg met notamment en lumière une fragmentation des acheteurs publics entre les différents niveaux de collectivités. Il souligne la différence du nombre d’acheteurs publics avec l’Allemagne : 120 000 acheteurs publics en France, contre seulement 3 000 en Allemagne.

Centraliser les acheteurs publics et mettre en place une stratégie commune d’achat semble alors nécessaire, mais difficile à réaliser en France sans volonté politique, pour faire de la commande publique un véritable levier de la relocalisation.

Quelle stratégie industrielle derrière les outils ?

Au fond, la faiblesse principale de l’action publique réside moins dans ses moyens que dans leur mise en œuvre. L’État, comme les entreprises, peut prendre des dispositions afin de renforcer son efficacité.

Pour les entreprises, mettre en place une veille stratégique et intégrer les aides publiques en amont du projet permettraient de mieux les mobiliser lors d’une stratégie de relocalisation. Du côté des pouvoirs publics, simplifier l’accès aux aides et s’adapter aux besoins réels du terrain faciliteraient la coordination entre les pouvoirs publics et les entreprises, en répondant clairement à leurs besoins.

De plus, la mise en place d’un suivi des activités de l’entreprise qui prendrait en compte le taux de maintien de l’activité, le nombre d’emplois créés, la contribution à l’écosystème local, etc., reste encore marginale mais gagnerait à être implémentée à grande échelle. Sans aperçu concret des résultats, il reste compliqué d’évaluer le ciblage et l’efficacité des soutiens publics.

Catherine Mercier-Suissa, Professeure des Universités en sciences économiques, iaelyon School of Management – Université Jean Moulin Lyon 3 et Daniel Suissa, Responsable pédagogique master management industriel, ESDES - UCLy (Lyon Catholic University)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original

*https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/10/industrie-territoires-le-lin-il-coche-presque-toutes-les-cases.html

 

Compétitivité & Réindustrialisation : La France doit mieux faire

Publié dans J'aime - J'aime pas

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Le Louvre malgré tout ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Louvre malgré tout ?
Le Louvre malgré tout ?

Renaissance du Louvre : entre gloire et fissures, quel avenir pour le plus grand musée de France ?

https://www.ecoreseau.fr/art-de-vivre/culture/renaissance-du-louvre-entre-gloire-et-fissures-quel-avenir-pour-le-plus-grand-musee-de-france-2025-10-23-117447?utm_campaign=Vendredi%2024102025&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 23 octobre 2025

 

Le cambriolage du Louvre, dimanche 19 octobre, met en lumière les difficultés rencontrées par le plus grand musée de France. À la suite d’une note alarmante de sa présidente évoquant de nombreuses « avaries » menaçant à la fois la sécurité des visiteurs et la préservation des œuvres, Emmanuel Macron avait annoncé, fin janvier 2025, une « nouvelle renaissance » du musée. Marie-Alix Molinié-Andlauer (docteure à Sorbonne Université) avait alors listé pour The Conversation les grands enjeux de ce chantier.

Problèmes de sécurité, équipements techniques obsolètes, climatisation défaillante pour les œuvres, ascenseurs en panne pour les personnes à mobilité réduite… Le Louvre se délite à vue d’œil et pourtant ce musée continue à attirer toujours plus de monde (9 millions d’entrées en 2024).

Les chiffres de fréquentation témoignent d’une tension entre l’attractivité de ce musée et les contraintes structurelles liées au bâtiment – un ancien palais royal empêchant d’accueillir plus de visiteurs. La particularité de ce géosymbole est sa proximité avec le pouvoir, notamment le pouvoir présidentiel. Les grands travaux du Louvre sont impulsés en 1981 par le président Mitterrand ; en 2000, le président Chirac inaugure le pavillon des Sessions ; en 2012, c’est au tour du président Hollande d’inaugurer le nouveau département des arts de l’Islam. En 2017, Emmanuel Macron célèbre sa victoire devant la pyramide et, en 2025, il annonce la « nouvelle renaissance » du Louvre.

C’est toute la particularité du musée du Louvre qui, au-delà d’un patrimoine national, est un véritable symbole. Outre ces événements, le musée accueille régulièrement des visites d’État pour montrer une certaine image de la culture française. Pourtant, celle-ci n’est pas un bloc homogène. Elle se conjugue au pluriel et aujourd’hui elle se morcelle dans la société, mais également dans et au-delà des murs du plus grand musée de France.

Les ambitions contemporaines des président(e)s

Parmi les annonces d’Emmanuel Macron pour cette « nouvelle renaissance du Louvre », la première est le déplacement du tableau le plus emblématique du musée, la Joconde (symbole de la période Renaissance). Actuellement, elle est exposée dans la salle des États et est entourée d’une quarantaine d’œuvres, devenues invisibles tant cette voisine captive le public. L’idée serait de la déplacer sous la Cour carrée, pourtant située en zone inondable, à proximité de la nouvelle entrée du musée. Munis d’un billet spécial, les visiteurs pourraient alors la contempler dans un espace qui resituerait l’œuvre dans l’histoire de l’art. Une expérience 100 % Joconde serait donc proposée.

La deuxième annonce est celle d’une entrée au niveau de la colonnade, de Perrault, à l’est du musée. Cet espace, entouré par les « fossés Malraux » est peu accueillant et peu praticable en temps de pluie, accentuant la rupture avec la ville. Intégrer une nouvelle entrée à cet endroit permettrait de redéfinir et désengorger les circulations au sein du musée.

En revanche, le déplacement d’une telle entrée ne doit pas résulter d’un déplacement du problème d’un point A vers un point B. Il s’agit de réfléchir à comment mieux intégrer des entrées – ce qui en contexte Vigipirate relève de l’exploit – pour repenser la circulation dans sa globalité et une meilleure relation entre le Louvre et la ville. Car, outre les fossés qui sanctuarisent le musée au cœur de la ville, les différentes architectures urbaines –renaissance et néoclassique du musée et haussmanniennes pour les bâtiments voisins – accentuent cette rupture. Il y aurait une réflexion architecturale à mener pour redessiner cette partie du paysage urbain de Paris à l’aide d’un travail de « contraste retardé » qui favoriserait l’articulation entre les espaces.

Enfin vient l’idée d’un tarif plus élevé pour les visiteurs étrangers extra-européens. Cette augmentation comblerait en partie le manque à gagner pour enclencher toutes ces mesures. Emmanuel Macron a indiqué qu’elles ne coûteraient pas un centime aux contribuables. Pourtant, le coût des travaux serait estimé à plus de 700 millions d’euros, une somme vertigineuse quand on connaît le contexte économique actuel.

On peut notamment s’interroger sur la possibilité de mettre en place cette tarification spéciale sans porter atteinte à la protection des données personnelles. Y aura-t-il une obligation d’acheter son billet en ligne et d’y présenter son passeport ? Des files seront-elles créées, comme à l’aéroport, avec une ligne pour « Européens » et une autre pour le public « extra-européens » ? En ces temps troublés, l’idée d’une mesure stigmatisante des étrangers extra-européens ne devrait pas trouver écho au sein d’un lieu de culture et, qui plus est, au sein d’un lieu aussi emblématique que le musée du Louvre.

Emmanuel Macron parle de pouvoir accueillir 12 millions de visiteurs d’ici 10 à 15 ans. Avec ses couloirs étriqués et son architecture patrimoniale contrainte par le respect des normes des architectes des bâtiments de France, l’ancien palais royal ne peut absorber tant de visiteurs dans de bonnes conditions. Pourtant, le financement des travaux reposerait principalement sur la billetterie. En effet, si on reprend les quatre principales ressources du musée en 2023, en dehors des subventions de l’État qui sont autour de 100 millions d’euros, la première ressource est la billetterie (95,9 millions d’euros).

Depuis 2016, le mécénat est une ressource de plus en plus importante pour le musée du Louvre.

Viennent ensuite d’autres pôles qui seraient également mis à contribution : la licence de la marque Louvre Abu Dhabi (83,1 millions d’euros qui émanent de l’accord intergouvernemental signé en 2007 entre la France et les Émirats arabes unis et prolongé de 10 ans, jusqu’en 2047), la valorisation du domaine (25,2 millions d’euros) et le partenariat médias et mécénat (20,6 millions d’euros). Pour le mécénat, on suppose l’implication du groupe LVMH, ainsi que d’autres événements régulièrement accueillis par le musée. S’il est considéré comme fonds propre, il ne faut pas oublier que le mécénat est défiscalisé de 40 à 60 %, donc en partie payé par les contribuables.

Le symbolisme du Louvre confronté aux réalités du terrain

La question du financement de ces travaux laisse les syndicats du musée du Louvre circonspects. Plus largement, les annonces suscitent un accueil très mitigé. Aussi séduisantes soient-elles, elles paraissent déconnectées de la réalité du terrain, bien moins glamour, que vivent les salariés, contractuels et prestataires du fait des conditions de travail et d’accueil.

Ces grandes annonces traduisent un arbitrage difficile : opter pour un fonctionnement normal avec une jauge gérable au sein d’un musée hors norme, ou choisir un fonctionnement à flux tendu pour répondre à la demande d’un public toujours plus grand et désireux de visiter un symbole culturel.

Au-delà de l’expérience muséale, il y a une dimension pratique et matérielle. En 2016, le « projet Pyramide » à 53,5 millions d’euros était censé améliorer l’accueil des visiteurs face à la structure vieillissante de l’entrée principale, souvent assimilée à un hall de gare. Il n’a pas permis de réel changement, si ce n’est que les sorties se font par le Carrousel. Or, les individus de passage suffoquent aux premières chaleurs sous cette structure de verre. Dans le département des arts de l’Islam, la proximité avec la Seine provoque des odeurs parfois désagréables et, en temps de crue, les réserves sont en alerte. Le déménagement de certaines de ces réserves vers le Centre de conservation et de ressources à Liévin (Pas-de-Calais), non loin du Louvre-Lens, répond en partie à ce besoin de préservation et conservation des œuvres. Le musée est inadapté aux changements climatiques et aux pratiques muséales.

Penser le Louvre dans un maillage culturel et sociétal

Dans ce projet, il y a une ambiguïté entre une volonté de mieux intégrer le musée à son territoire et l’accueil de ces 12 millions de visiteurs. Car, que ce soit le Louvre ou son territoire alentour, aucun des deux ne peut absorber 12 millions de visiteurs par an, en termes de gestion des flux. A titre de comparaison, le MET ou le British Museum accueillent moins de 6 millions de visiteurs par an. Le Louvre n’est pas un vaisseau déterritorialisé et sanctuarisé, il s’inscrit dans un territoire avec toute sa complexité.

Peut-être devrait-il plutôt être question de repositionner le musée dans la société, de favoriser une meilleure expérience qualitative du musée et de son territoire alentour ? Le Louvre est au cœur de Paris, dans un maillage culturel dense. Ces lieux de la culture doivent pouvoir se répondre pour permettre de changer de perspectives sur le Louvre et pour mieux le comprendre dans son ensemble urbain. Cette dimension territoriale ne peut se lire sans la dimension sociale attachée au musée : les discours proposés et les œuvres montrées sont autant de portes vers la confrontation à l’altérité.

La dimension symbolique et la notoriété du Louvre sont fortes. Ce musée en arrive à la fois à être désincarné de toute forme de spatialité et à incarner à lui seul la France. En 2017, le candidat Macron avait indiqué son intention de mettre en chantier le pays à coup de réformes successives. Après Notre-Dame de Paris, le Louvre deviendra un chantier de plus, mais à destination de quelle France ?

Le Louvre a également une dimension politique dans le sens noble du terme. Lieu de pouvoir, lieu de rencontre, lieu de revendication contre des mécènes aux pratiques environnementales douteuses ou pour justifier les restitutions des œuvres d’art. Le Louvre montre aux yeux du monde des géographies et des positionnements pluriels au service de l’histoire de l’art et de l’histoire contemporaine. Il est infiniment politique, il s’y reflète toute la complexité et toutes les contradictions de notre monde, tel un miroir de notre société, où les barrières symboliques et physiques s’érigent, au lieu d’œuvrer pour tous les ponts qui mériteraient d’être créés.The Conversation

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence creative commons. Lire l’article original.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/07/la-petite-histoire-du-plus-grand-musee-du-monde.html

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/10/25

Le Louvre malgré tout ?
Partager cet article
Repost0

…

OVH Cloud, le retour du fondateur

Publié le par Jacques SAMELA.

OVH Cloud, le retour du fondateur
OVH Cloud, le retour du fondateur

OVH chute lourdement en Bourse après le retour d'Octave Klaba au poste de PDG

https://www.latribune.fr/article/tech/26703435000032/ovh-chute-lourdement-en-bourse-apres-le-retour-doctave-klaba-au-poste-de-pdg?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251021&M_BT=445541096663

Publié le 21/10/25

Le fondateur franco-polonais Octave Klaba a repris mardi la direction d’OVHcloud après la fusion des fonctions de président et de directeur général. Une annonce qui coïncide avec la publication de résultats en deçà des attentes.

Une lourde chute. OVHcloud dévissait de près de 19 % à la mi-journée à la Bourse de Paris, après la nomination d’Octave Klaba au poste de PDG et la publication de résultats annuels jugés décevants. Depuis son introduction en Bourse en 2021, l'action a perdu plus de 50 % de sa valeur. Les marchés ont notamment sanctionné aujourd'hui l'annonce d'une croissance organique du chiffre d'affaires en 2026 de 5% à 7%, en deçà des attentes.

Mardi matin avant l'ouverture des marchés, le groupe a annoncé le retour avec effet immédiat de son fondateur franco-polonais au poste de PDG, après que le conseil d'administration a décidé de fusionner les fonctions de président et de directeur général.

Octave Klaba, qui a dirigé l'entreprise depuis sa création en 1999 jusqu'en 2018 avant de devenir président, supervisera les opérations alors qu'OVHcloud doit faire face à une demande croissante de services d'intelligence artificielle et à une importance accrue accordée à l'indépendance du cloud dans un contexte de changements géopolitiques. Il remplace Benjamin Revcolevschi, qui occupait le poste de directeur général du plus grand fournisseur de serveur cloud en Europe depuis 2024. 

1,08 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2025

OVHcloud a par ailleurs annoncé une augmentation de 9,3 % en données comparables de son chiffre d'affaires, qui s'élève à 1,08 milliard d'euros pour l'exercice 2025, avec une marge de bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) ajustée de 40,4 %. La dette nette a par ailleurs atteint 1,1 milliard d'euros à fin août, en grande partie en raison d'un plan de rachat d'actions, a déclaré la directrice financière Stéphanie Besnier.

Pour 2026, OVHcloud vise une marge Ebitda ajustée supérieure aux niveaux de l'exercice 2025, avec des dépenses d'investissement prévues entre 30 % et 32 % du chiffre d'affaires.

Tout en refusant de commenter les discussions avec la Commission européenne, la société a reconnu l'existence d'un appel d'offres de 180 millions d'euros lancé par l'Union européenne (UE) le 10 octobre pour une infrastructure cloud.

(Avec Reuters)

http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise

OVH Cloud, le retour du fondateur
Partager cet article
Repost0

…

Pasqal aux USA

Publié le par Jacques SAMELA.

Pasqal aux USA
Pasqal aux USA

Pasqal s’implante dans l’Illinois grâce à un investissement de 65 millions de dollars

https://www.ecinews.fr/fr/pasqal-simplante-dans-lillinois-grace-a-un-investissement-de-65-millions-de-dollars/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-14-10-2025

Le 13 octobre 2025

 

Leader français de l’informatique quantique Pascal étend sa présence mondiale grâce à un investissement de 65 millions de dollars destiné à établir son siège américain dans l’Illinois, au Quantum and Microelectronics Park (IQMP), dans le sud de Chicago, créant ainsi 50 emplois dans le secteur des hautes technologies et renforçant le rôle de l’Illinois dans la course mondiale à l’innovation quantique.

Cette initiative marque une nouvelle étape importante dans l’industrialisation et la commercialisation des technologies quantiques, avec des implications directes pour la fabrication de semiconducteurs, la collaboration en matière de R&D et l’accès au matériel en Amérique du Nord.

L’Illinois renforce son écosystème quantique

Soutenu par le programme MICRO (Manufacturing Illinois Chips for Real Opportunity) de l’État, le site de Pasqal comprendra un espace dédié à l’une de ses unités de traitement quantique à atomes neutres (QPU), offrant ainsi un accès à du matériel quantique en direct dans le Midwest américain. L’entreprise a également reçu un prêt de 15 millions de dollars de l’Illinois Finance Authority/Climate Bank pour aider à financer le projet.

le gouverneur JB Pritzker, a déclaré : « La décision de Pasqal d’établir son siège américain dans l’Illinois marque une nouvelle étape importante pour l’écosystème quantique de l’Illinois. La présence de Pasqal va accélérer l’innovation, attirer de nouveaux partenaires, contribuer aux prochaines découvertes et à la croissance économique ici, dans l’Illinois. »

Pasqal rejoint une liste croissante d’entreprises au sein de l’IQMP, parmi lesquelles DARPA, IBM, Infleqtion et Diraq, qui travaillent toutes sur des applications quantiques pratiques. L’État a récemment lancé la construction du nouveau site de PsiQuantum, renforçant ainsi la position de l’Illinois en tant que leader national dans le domaine de la R&D quantique.

La technologie française rencontre l’industrie américaine

Fondée en 2019 par une équipe dont fait partie le Dr Alain Aspect, lauréat du prix Nobel, Pasqal construit et commercialise des ordinateurs quantiques basés sur des réseaux d’atomes neutres, une technologie développée au laboratoire Charles Fabry du CNRS, près de Paris. L’entreprise est actuellement présente dans huit pays et emploie plus de 300 personnes.

Loïc Henriet, PDG de Pasqal a déclaré :« L’implantation de notre siège américain dans l’Illinois est une étape cruciale dans l’histoire de Pasqal. Ici, nous allons accélérer le développement d’applications quantiques concrètes, allant de la mise au point de nouveaux matériaux et la découverte de médicaments à l’optimisation des systèmes énergétiques et financiers. L’Illinois dispose de l’excellence académique, d’un environnement politique favorable et d’un vivier de talents diversifié pour saisir cette opportunité unique de développer des solutions quantiques aux États-Unis. »

Pasqal exploite déjà plusieurs systèmes de plus de 140 qubits en Europe, en Amérique et au Moyen-Orient, au service d’entreprises du classement Fortune 500 et d’institutions publiques. Selon Wasiq Bokhari, président exécutif du conseil d’administration, l’établissement d’une base dans l’Illinois garantit que l’industrie et le gouvernement « pourront accéder à du matériel réel à court terme ».

Investissement stratégique pour une croissance quantique

L’engagement de l’Illinois en faveur des infrastructures quantiques continue d’attirer les leaders mondiaux. « Pasqal apportera son expertise scientifique et ses réalisations techniques éprouvées à notre écosystème dynamique et en pleine croissance », a déclaré Harley Johnson, directeur exécutif de l’IQMP. « En développant ses activités dans le domaine du matériel et des logiciels, Pasqal sera au cœur de la fourniture d’applications quantiques pratiques et concrètes. »

Grâce au programme MICRO qui encourage la fabrication et la R&D dans le domaine de l’informatique avancée, et au soutien solide des partenaires étatiques et internationaux, le nouveau siège social de Pasqal marque une étape importante dans la convergence du leadership européen en matière de quantique et des investissements technologiques américains, positionnant l’Illinois comme la pierre angulaire de l’économie quantique mondiale.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/07/pasqal-objectif-1-000-qubits.html

Pasqal aux USA
Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Désindustrialisation, le risque en chiffre

Publié le par Jacques SAMELA.

Désindustrialisation, le risque en chiffre
Désindustrialisation, le risque en chiffre

ArcelorMittal, Renault, Valeo… : Un nouvel indicateur mesure le risque de désindustrialisation en France

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/arcelormittal-renault-valeo-un-nouvel-indicateur-mesure-le-risque-de-desindustrialisation-en-france-2126983?utm_source=20250929%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250929_175953)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 29 septembre 2025

 

Qui risque le plus de fermer ses usines en France : Danone, Renault ou Valeo ? Pour anticiper les risques de désindustrialisation et non plus seulement mesurer l’évolution de la part de l’industrie dans l’économie au fil du temps, l’École de guerre économique vient de créer un nouvel indicateur.

"La course entre désindustrialisation et réindustrialisation ne pourra se gagner que si les entreprises sur le point de fermer ou de se délocaliser sont identifiées en amont. Et que les parties prenantes non seulement en soient informées, mais décident d’agir", résume Arnaud de Morgny, directeur adjoint du centre de recherche appliquée de l’École de guerre économique (EGE).

Pour y parvenir, la grande école parisienne spécialisée dans l’intelligence économique a bâti un outil de diagnostic pour mesurer les risques de désindustrialisation. L’analyse porte actuellement sur un panel de 10 entreprises emblématiques de l’industrie en France : Alstom, Arkema, ArcelorMittal, Danone, Renault, Michelin, Sanofi, Seb, Schneider Electric et Valeo.

Situation financière, positionnement, technologies et gouvernance passés au crible

Cet "indice des risques de désindustrialisation" repose sur une série de critères. Concrètement, on retrouve par exemple l’étude du positionnement stratégique : via la dépendance ou non à un nombre limité de clients, la dépendance envers des fournisseurs critiques, par rapport au coût de l’électricité et du gaz…

Autres critères étudiés : la vulnérabilité technologique (en examinant notamment l’existence d’éventuelles ruptures technologiques impactant la chaîne industrielle), les questions de réglementations et de politiques (comme les risques géopolitiques), la situation financière de l’entreprise, la fiscalité ou encore à la gouvernance. L’indicateur s’appuie au total sur une dizaine de critères.

Voyant rouge pour ArcelorMittal, Renault et Valeo

Des scores sont ensuite attribués aux entreprises, l’un notant les vulnérabilités, l’autre le risque concret de désindustrialisation. Parmi les entreprises en zone rouge figure notamment le poids lourd de la sidérurgie ArcelorMittal, avec un risque de désindustrialisation de "3,5 sur 5" (5 étant le risque maximal).

Les difficultés relevées sont en effet légion, avec une "situation financière correcte, mais dégradée et une capacité d’autofinancement proche de zéro", ainsi qu’une "très forte exposition à la fiscalité liée aux émissions de CO2 et aux pollutions".

L’indicateur souligne aussi la présence d’une famille étrangère comme premier actionnaire d’ArcelorMittal et "une très faible présence française au Comex". S’y ajoutent encore des normes européennes sur l’acier "modérément protectrices", la surexposition à la surproduction chinoise…

L’indicateur effectue s’appuie en outre sur une revue de presse. Rappelant par exemple une déclaration sans ambages du président d’ArcelorMittal France, Alain Le Grix de la Salle, en janvier dernier : "Tous les sites européens d’acier sont à risque de fermeture en 2025, si rien n’est fait pour protéger la sidérurgie européenne".

D’autres industriels affichent un risque important de désindustrialisation, comme Renault (avec une note de 3,5 sur 5) et l’équipementier automobile Valeo (noté à 3,3), ce dernier ayant annoncé fin 2024 la suppression d’un millier de postes en Europe.

Sanofi, Schneider ou Danone dans le vert

À l’inverse, Danone ou Schneider affichent un risque très réduit de désindustrialisation. Sanofi récolte lui aussi un score flatteur, de 1,9 sur 5. Le centre de recherche de l’École de guerre économique justifie notamment la notation par un "chiffre d’affaires en hausse, une rentabilité forte", mais aussi par "sa très forte diversification de marchés et de clients" ou encore une dépendance modérée à des fournisseurs critiques, une innovation continue dans un contexte d’irruption de l’IA disruptant l’activité de R & D, un effort important de formation…

L’industrie tombée à 10 % du PIB aujourd’hui

Le centre de recherche de l’école rappelle au passage l’ampleur de la désindustrialisation. "Entre 1995 et 2024, la part de l’industrie dans le PIB national s’est effondrée de 17 % à 10 % […]. En 30 ans, nous avons perdu près de deux millions d’emplois industriels !, indique Arnaud de Morgny. Ce recul prolongé a affaibli le pays : il a fragilisé l’économie, creusé les inégalités territoriales, affaibli la cohésion sociale et exposé la France à des dépendances stratégiques de plus en plus dangereuses."

L’École de guerre économique prévoit d’enrichir prochainement son panel d’enquête et de créer un "observatoire des risques de désindustrialisation" pour poursuivre ces analyses.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/09/delocalisations-relocalisations.html

 

Désindustrialisation, le risque en chiffre
Partager cet article
Repost0

…

Carmat, la dernière chance ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Carmat, la dernière chance ?
Carmat, la dernière chance ?

Carmat obtient un nouveau sursis

https://vipress.net/carmat-obtient-un-nouveau-sursis/

Le 15 Oct 2025 

 

Le Tribunal des activités économiques de Versailles a décidé le renvoi au 25 novembre 2025 de l’examen de la requête de mise en liquidation judiciaire du concepteur du cœur artificiel Aeson. Les repreneurs potentiels ont désormais jusqu’au 3 novembre pour se manifester.

Les probabilités pour que le Tribunal des activités économiques de Versailles prononce, hier, la liquidation judiciaire de Carmat était forte, de l’aveu même des dirigeants de cette société francilienne qui a développé Aeson, un cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire avancée. Mais le tribunal a finalement décidé d’accorder un nouveau sursis à l’entreprise en décidant, hier, le renvoi de l’examen de la requête de mise en liquidation judiciaire de la société au 25 novembre prochain, comme vient de le confirmer Carmat dans un communiqué publié ce matin.

De fait, le redressement judiciaire en cours se poursuit, laissant encore une chance – aussi mince soit-elle – à Carmat pour s’en sortir. Les éventuels repreneurs ou investisseurs ont désormais jusqu’au 3 novembre 2025 pour déposer auprès de l’administrateur judiciaire de nouvelles offres, qui seront, le cas échéant, examinées lors de l’audience du 25 novembre prochain.

Pierre Bastid, le président du conseil d’administration de Carmat et actionnaire de la société à hauteur d’environ 17%, a confirmé à l’AFP qu’il porterait une nouvelle proposition de reprise aux côtés d’autres investisseurs. Rappelons que l’homme d’affaires avait déjà déposé une offre de reprise le 31 juillet dernier, via la société Hougou, dans le dans le cadre d’un précédent processus d’appel d’offres. Mais l’offre avait ensuite été jugée non recevable par le Tribunal de commerce de Versailles, lors d’une audience tenue le 30 septembre, faute d’avoir obtenu les financements nécessaires à la reprise.

Carmat précise qu’il fera un nouveau point après le 3 novembre, date à laquelle s’achèvera le nouvel appel d’offres. D’ici l’audience du 25 novembre, l’entreprise entend poursuivre ses activités à minima, afin de limiter sa consommation de trésorerie, en se concentrant sur le support des patients qui bénéficient actuellement du cœur artificiel Aeson.

Fondée en 2008, Carmat est implantée en région parisienne, dans les Yvelines, avec son siège social à Vélizy-Villacoublay et son site de production à Bois-d’Arcy. En 2024, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 7 M€ (contre 2,8 M€ en 2023) tandis que ses pertes d’exploitation ont atteint 49,2 M€ (contre 52,5 M€ en 2023) et ses pertes nettes 51,4 M€ (contre 53,9 M€ en 2023).

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html

Carmat, la dernière chance ?
Partager cet article
Repost0

…

La Sécurité sociale fête ses 80 ans, la connaissez-vous vraiment ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La Sécurité sociale fête ses 80 ans, la connaissez-vous vraiment ?
La Sécurité sociale fête ses 80 ans, la connaissez-vous vraiment ?
Vu et lu dans Version Femina n° 3877 du 02/05/21

Vu et lu dans Version Femina n° 3877 du 02/05/21

La Sécurité sociale fête ses 80 ans, la connaissez-vous vraiment ?
Partager cet article
Repost0

…

Les ErasmusDays2025, cela commence aujourd'hui

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
Photo J.S

Photo J.S

Une édition 2025 placée sous le thème des valeurs européennes

https://agence.erasmusplus.fr/evenements/erasmusdays/

 

Dans un contexte de transitions et d’incertitudes, les valeurs européennes – dignité humaine, liberté, démocratie, égalité, état de droit et respect des droits de l’homme – continuent de rassembler les pays de l’Union européenne et de guider leurs citoyens. Elles garantissent une société qui s’appuie sur les notions de pluralisme, de tolérance, de justice, de solidarité et de non-discrimination pour vivre les défis d’aujourd’hui et pour construire son futur. Les valeurs européennes, au cœur même de l’esprit des #ErasmusDays, rythmeront cette 9ème édition qui aura pour accroche : « Vivre nos valeurs, dessiner notre avenir ». Durant six jours, les porteurs de projets et bénéficiaires passés, actuels ou futurs du programme Erasmus+ pourront afficher leur attachement à l’Europe et à ses valeurs.

Diversité et créativité au rendez-vous 

Tout type d’événement est le bienvenu pendant les #ErasmusDays ! En ligne ou en présentiel, une grande diversité d’actions est possible : conférences, témoignages, séminaires, tables rondes, réunions, concerts, expositions photos, défilés, flashmobs, jeux, webinaires, quizz, rencontres entre partenaires, remises d’Europass mobilité, lives… Quelles que soient ses modalités – en comité restreint ou de grande ampleur, avec ou sans ouverture au public – l’essentiel est qu’il contribue à faire vibrer l’Europe !

> Trouvez l’inspiration dans le bilan de l’édition 2024 (#ErasmusDays : bilan 2024 | Agence ERASMUS+ France / Éducation Formation)

Pour rendre un événement visible, il suffit de l’enregistrer sur le site des #ErasmusDays avant le 13 octobre 2025, 10h00. Les organisateurs d’un événement ayant lieu en France qui figureront parmi les 1 500 premiers inscrits, auront la possibilité, sur demande, de recevoir un kit de communication.

Un kit de communication plus responsable et pédagogique

Dans une volonté d’accompagner la priorité « environnement et lutte contre le changement climatique », le kit de communication 2025 sera plus éco-responsable. Il sera en effet composé, autant que possible, d’éléments réutilisables destinés à un usage collectif, mais aussi de ressources pédagogiques visant à développer ses connaissances. Cartes géographiques, drapeaux, affiches, ballons décoratifs, jeu de cartes autour de l’Europe, du programme Erasmus+ et des valeurs européennes… Autant d’éléments qui permettront d’animer son événement et de porter haut les couleurs des #ErasmusDays.

Le kit de communication digital, à télécharger sur le site des #ErasmusDays, est destiné à promouvoir son événement #ErasmusDays en ligne : bannière web pour créer une newsletter, ou encore visuels à diffuser sur les réseaux sociaux accompagnés du hashtag #ErasmusDays.

Du 13 au 18 octobre, un challenge pour faire un maximum de bruit autour des #ErasmusDays 2025 !

En plus de l’utilisation du hashtag #ErasmusDays, un challenge est organisé à partir de septembre et pendant toute la durée des #ErasmusDays, afin de faire résonner encore plus fort l’événement sur les réseaux sociaux. Pour participer, rien de plus simple : il suffit de partager son expérience Erasmus+ avec une photo, une vidéo, un dessin, un témoignage audio… et de la poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #ErasmusDaysChallenge. L’occasion pour Diego de l’école espagnole, Marina de la collectivité chypriote, Owen de l’association maltaise, Christelle de la Mission Locale française, et pour tous les participants aux #ErasmusDays et bénéficiaires du programme Erasmus+ de relayer leur expérience de manière personnalisée et créative !

Plus d’informations concernant le challenge #ErasmusDays

https://www.erasmusdays.eu/erasmusdays-challenge/

&

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/le-rendez-vous-de-l-europe-erasmus.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/11/le-rendez-vous-de-l-europe-chloe-mon-auberge-a-moi.html

 

Les ErasmusDays2025, cela commence aujourd'hui

Publié dans Agenda

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Septembre 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Septembre 2025
Septembre 2025

LEADER. Mondial la France dans le domaine de l’IA, détonant désormais la Chine et les Etats-Unis, grâce notamment à l’apport de plus de 20 milliards d’Euros d’investissements étrangers, une stratégie nationale solide, et un réseau de plus de 1 000 start-ups ainsi que de labos publics.

ExaFrance du 01 septembre 2025

 

AMELIORATION. Concernant la vente de voitures particulières en France, augmentant en août de 2,2 %, soit 87 850 immatriculations nouvelles.

Le Journal des Entreprises du 02 septembre 2025

 

DEFI. Réussi par les groupes Michelin et Mercedes, après avoir bouclé sur le circuit de Nardo, dans le sud de l’Italie, un tour du monde électrique en moins de huit jours, grâce à la future gamme de pneus du groupe français intitulé Michelin Pilot Sport 5 energy, et installé sur le Concept AMG GT XX du groupe allemand.

Bref Eco du 03 septembre 2025

 

CONSTRUCTION. En France (Saint Nazaire) du plus grand voilier de croisière à voile jamais conçu. Fort d’un partenariat entre Les Chantiers de l’Atlantique, Accor et LVMH, l’Orient Express Corinthian, c’est son nom, fera 220 mètres de long, 25 mètres de large, et 4 500 m2 de voiles rigides. Sa livraison est prévue pour le mois de mars 2026.

ExaFrance du 03 septembre 2025

 

SUCCESSION. Française à la tête du contenu éditorial du magazine Vogue, du groupe Condé Nast. En effet, après 37 ans de règne, Anna Wintour, considérée comme la papesse de la mode, sera remplacée par Chloé Malle, la fille du cinéaste français Louis Malle.

Linkedin Actualités du 03 septembre 2025

 

SIGNATURE. D’un contrat de près de 300 millions d’Euros au Brésil pour Naval Group, afin de fournir des équipements destinés à la réalisation d’un sous-marin à propulsion nucléaire pour la marine brésilienne.

La Tribune du 04 septembre 2025

 

CHOIX. De la pépite technologique française SHZ Advanced Technologies pour rejoindre l’aventure de l’avion « aile volante » américain de la société américaine JetZero. Sa mission consistera à développer le stockage et la distribution d’hydrogène liquide pour le futur avion s’intitulant Z4.

Machines Production du 04 septembre 2025

 

CREATION. De plus de 16 000 emplois dans la French tech au 1er semestre 2025, soit une hausse de 4,6 % par rapport à janvier.

Alliancy du 04 septembre 2025

 

RECORD. Battu en Inde pour BlaBlaCar, devenant pour le groupe le pays où il enregistre le plus de trajets. Sur le mois d’août 2025, ce sont 2 millions de trajets qui y ont été comptabilisés, avec des pics journaliers de 100 000 trajets. La prévision de 20 millions de trajets d’ici la fin de l’année n’est pas loin.

Linkedin Actualités du 04 septembre 2025

 

CHAMPIONNES. Du monde les joueuses du XV de France militaire, après leur victoire 14 à 12 contre les fidjiennes, conservant au passage leur précédent titre, acquis en 2022, lors de la 1ère édition de cette compétition.

Le Figaro du 04 septembre 2025

 

ACCORD. Franco-taïwanais dans le domaine des semi-conducteurs, annonçant un partenariat entre le poids lourd de l’électronique Foxconn, et le fleuron tricolore de la défense Thales.

La Tribune du 05 septembre 2025

 

INAUGURATION. Au Fort du Mont-Valérien du plus puissant supercalculateur classifié en Europe dédiée à l’IA. Il permettra à la France de traiter de manière souveraine des données confidentielles pour le besoin de ses armées, et sera au cœur de la création de la 1ère unité militaire robotique de combat dotée d’une IA collective, dont l’ambition est de créer par ce moyen des unités de combat autonomes.

VIPress du 05 septembre 2025

 

LIVRAISON. Par le français Verso Energy d’hydrogène au sidérurgiste allemand SHS, soit près de 6 000 tonnes par an, participant en cela à un grand projet porté par le groupe allemand visant à produire de l’acier décarboné.

Le Journal des Entreprises du 05 septembre 2025

 

DISTINCTION. Mondial pour le centre de formation et d’innovation du groupe CMA CGM, Tangram, après avoir reçu durant les Brandon Hall group HCM Excellence Awards 2025, le prix Best Corporate Learning University, l’un des plus prestigieux en matière de formation et de développement des talents.

La Tribune Dimanche du 07 septembre 2025

 

STRATEGIQUE. L’investissement financier du groupe Airbus Defence and Space dans l’entreprise québécoise IPR Innovative Product Resources Inc (IPR), lui permettant d’appuyer les activités de recherche de cette société dans le programme canadien d’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol.

Newswire Canada du 08 septembre 2025

 

VALORISATION. De 14 milliards de dollars pour la société française Mistral AI, après la nouvelle levée de fonds de 1,4 milliards d’Euros, dont 1,3 milliards auprès du champion néerlandais des semi-conducteurs ASML, devenant pour le coup la 1ère décacorne hexagonale.

Les Echos du 09 septembre 2025

 

ANNONCE. D’une levée de fonds de série B de 50 millions d’Euros pour la société Scintil Photonics, fournisseur de circuits photoniques innovants intégrés sur silicium, avec notamment comme intervenant le groupe international Nvidia.

Le Dauphiné Libéré du 09 septembre 2025

 

INSTALLATION. D’une 1ère usine en France (Aisne) pour l’espagnol Thermogreen, fabricant de panneaux isolants en polystyrène. L’investissement représente environ 30 millions d’Euros, et le site sera opérationnel fin 2026.

AGRANDISSEMENT. Du site vendéen du groupe japonais Kubota, spécialisé dans les outils de travail du sol et le désherbage, avec à la clé un investissement de 10 millions d’Euros.

Le Journal des Entreprises du 10 septembre 2025

 

PREMIER. Succès à l’export pour les stations radio HF à large bande de dernière génération du groupe Thales, après la signature avec la Malaisie d’une livraison de 100 exemplaires.

VIPress du 11 septembre 2025

 

FORT. Signal de la part du Danemark, après avoir choisi pour sa défense aérienne le système européen SAMP/T développé conjointement par la France et l’Italie, plutôt que son concurrent américain, le Patriot.

La Tribune du 12 septembre 2025

 

ALLIANCE. Entre le groupe Valeo et le chinois Momenta dans le domaine des systèmes ADAS (systèmes de conduite assistée), afin de développer à l’échelle mondiale des solutions pour la conduite autonome.

VIPress du 12 septembre 2025

 

VICTOIRE. Pour le groupe Vallourec au Brésil, après avoir remporté l’appel d’offres du groupe pétrolier brésilien Petrobas, afin de fournir des tubes pour toutes les installations offshores du groupe en question. Le montant annoncé est de 1 milliard de dollars.

La Tribune Dimanche du 14 septembre 2025

 

MEILLEURE. La croissance devrait être cette année, avec une activité économique progressant de 0,8 % au lieu de 0,6 %, comme l’annonçaient les prévisionnistes.

Ecoréseau du 15 septembre 2025

 

CONSTRUCTION. De la plus grande usine de réutilisation des eaux usées industrielles du Moyen-Orient par le groupe Veolia. Situé sur le complexe pétrochimique de Jubail en Arabie Saoudite, le montant du contrat s’élève à plus de 800 millions de dollars (environ 680 millions d’Euros), et permettra de recycler 8,8 millions de m3 d’effluents pétrochimiques par an.

Challenges du 15 septembre 2025

 

ACCREDITATION. Actée pour la start-up française OpenClassrooms aux Etats-Unis, lui permettant de se faire classer comme université, au même titre que Stanford ou Berkeley. Son objectif est de déployer des bachelors et des masters en ligne dans des secteurs en tension comme la tech, la santé, ou encore l’énergie.

Challenges du 16 septembre 2025

 

INEDIT. Et mondial l’exploit de la France, en établissant grâce réacteur Tokamak WEST une réaction de fusion nucléaire de 22 minutes, ouvrant même en cela la voie à une énergie propre et illimitée.

Innovant du 16 septembre 2025

 

OPERATIONS. Logistiques assurées par le groupe FM Logistic au Vietnam, une des économies les plus dynamique au monde aujourd’hui, et ce pour le compte du géant de la distribution japonais, 7-Eleven.

Le Journal des Entreprises du 16 septembre 2025

 

DEPUIS. La ville de Toulouse que l’Otan préparera dès 2026 sa doctrine pour la coopération internationale en matière de spatial militaire.

La Tribune du 17 septembre 2025

 

COMMANDE. D’une 4ème frégate de défense et d’intervention (FDI) de type Belharra par la Grèce à Naval Group. Elle portera le nom de Thémistocle, en hommage au stratège athénien.

OpexNews du 17 septembre 2025

 

FINANCEMENT. De 450 millions d’Euros accordé par la BEI (Banque européenne d’investissement) au groupe Thales, afin de soutenir ses efforts en matière de R&D dans l’aéronautique et les radars.

VIPress du 18 septembre 2025

 

DYNAMIQUES. Les créations d’entreprises en août, dépassant le seuil des 100 000 nouvelles entités, une première depuis l’an 2000. Et sur les 12 derniers mois, le nombre d’entreprises créées ont augmentées de 0,6 % par rapport à la même période un an auparavant.

Le Journal des Entreprises du 18 septembre 2025

 

GROS. Le contrat signé par GL Events en Italie, s’octroyant les prestations de services pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Milano Cortina 2026, soit un volume d’activité dépassant les 130 millions d’Euros.

Le Dauphiné Libéré du 19 septembre 2025

 

DEUXIEME. Meilleure performance historique pour la France en termes de ventes de matériels militaires à l’export, atteignant 21,6 milliards d’Euros de chiffre d’affaires, avec pour la 1ère fois, l’Europe comme principale destination, soit près de 60 % de commandes.

Les Echos du 19 septembre 2025

 

SIXIEME. Français à soulever le Ballon d’Or, Ousmane Dembélé rejoint donc Raymond Kopa (1958), Michel Platini (1983, 1984, 1985), Jean-Pierre Papin (1991), Zinédine Zidane (1998), et Karim Benzema (2022).

L’Equipe du 22 septembre 2025

 

OCTROIE. D’un financement de 250 millions d’Euros au groupe Nexans de la part de la BEI, afin de soutenir les programmes de recherche, développement et innovation (RDI) du câblier français sur la période allant de 2024 à 2029.

VIPress du 22 septembre 2025

 

ACQUISITION. Nouvelle pour l’armateur français CMA-CGM, en Grande Bretagne, s’adjudiquant la société Freightliner UK Intermodal Logistics, acteur majeur et reconnu dans son pays dans les domaines de la logistique et du transport.

L’Usine Nouvelle du 22 septembre 2025

 

DOUBLEMENT. De l’activité de la société Le Verre Fluoré, spécialiste mondial des fibres optiques en verre fluoré, boosté notamment et une nouvelle fois par l’Etat, en recevant donc un financement dans le cadre du plan France 2030.

Le Journal des Entreprises du 22 septembre 2025

 

NOUVELLE. Percée pour le groupe Safran en Europe du Nord après avoir remporté un contrat stratégique de 45 millions d’Euros avec l’armée suédoise, afin de lui fournir une solution d’appui à la conduite des feux d’artillerie. Déjà plébiscitée par les forces française, américaines, néerlandaises et norvégiennes, la solution en question s’intitule MOTI Sharpcrow.

Billet de France du 23 septembre 2025

 

NOUVEAU. Laboratoire d’analyse pharmaceutiques pour le groupe suisse Sotax à Orléans, avec la pose de la première pierre le 11 juillet dernier, investissant également pour le coup 16 millions d’Euros.

L’Usine Nouvelle du 23 septembre 2025

 

ACCELERATION. Des cadences pour le groupe Dassault après l’inauguration de sa nouvelle usine à Cergy dans le Val d’Oise, une première depuis 50 ans.

Les Echos du 23 septembre 2025

 

ALLIANCE. Entre le groupe de construction métallique Eiffage Métal, et le sidérurgiste suédois SSAB, portant sur l’approvisionnement en aciers bas carbone.

CREATION. Par le groupe allemand Agrolab, d’un laboratoire d’analyses environnementales, avec à la clé 150 emplois prévus.

Le Journal des Entreprise du 23 septembre 2025

 

RECORD. Pour la production de pommes de terre en France en 2025, avec la prévision d’une récolte avoisinants 8,3 millions de tonnes, soit une hausse de 12,7 % par rapport à 2024.

ExaFrance du 24 septembre 2025

 

ASSOCIATION. Entre le groupe coréen Samsung et la start-up d’Annecy Galeon, qui a développé un Dossier patient informatisé (DPI), afin justement de révolutionner l’hôpital dans le domaine de la sécurisation des données de santé.

PROGRESSION. De 6 places pour Grenoble Ecole de Management (GEM) dans le top mondial du Financial Times, se positionnant désormais à la 20ème place dans le classement 2025. A l’échelle européenne, elle se trouve aujourd’hui à la 17ème place (+7 places), et 8ème en France.

Le Dauphiné Libéré du 24 septembre 2025

 

VERT. Le feu pour l’ouverture de l’usine de drones à Cahors dans le Lot pour la société portugaise Tekever. Employant mille personnes, elle à des sites également Grande-Bretagne, en Ukraine, et déjà en France.

La Tribune du 26 septembre 2025

 

COOPERATION. Entre le groupe Safran Electronics & Defense et l’allemand Rheinmetall Electronics afin de renforcer leurs actions communes et récurrentes dans le domaine de l’électronique de défense.

VIPress du 26 septembre 2025

 

STRATEGIQUE. Le partenariat entre le groupe Thales et la 1ère compagnie aérienne indienne Indigo, afin d’assurer la maintenance et la disponibilité de sa flotte aérienne, soit 450 Airbus A320 actuellement en service, en attendant les 800 appareils de la famille A32X qui rejoindront bientôt la flotte.

Billet de France du 26 septembre 2025

 

INVESTISSEMENT. De 38 millions d’Euros de la part du groupe suisse Novartis pour renforcer son site de biomédicaments dans le Haut-Rhin (Huningue), et y créer une nouvelle unité de radiothérapie interne vectorisée (RIV).

Le Journal des Entreprises du 26 septembre 2025

 

PREMIERE. Pour le groupe Airbus Defence & Space en Thaïlande, après la signature avec la Royal Thai Air Force pour une livraison en 2029 d’un A330 MRTT+, avion multirôle (ravitaillement en vol, transport VVIP, MEDEVAC).

OpexNews du 27 septembre 2025

 

FASTE. La semaine pour le groupe Airbus en Thaïlande, après la 1ère commande d’un A330 MMRT par la Royal Thai Air Force (déjà vu plus haut), la commande cette fois-ci de deux hélicoptères H225, dédiés aux missions de recherche et sauvetage, et aux évacuations médicales d’urgence.

OpexNews du 29 septembre 2025

 

DOUBLEMENT. Français cette année le Ballon d’Or cette année, avec l’élaboration de ce même ballon par la maison de joaillerie française Mellerio, dite Meller, la plus ancienne au monde, fondée en 1613.

ExaFrance du 29 septembre 2025

 

MAJEUR. Le contrat signé par la pépite française Exosens avec l’armée espagnole, afin de lui fournir 17 000 monoculaire de vision nocturne entre 2025 et 2028.

OpexNews du 29 septembre 2025

 

ETRENNE. Pour le groupe Saint-Gobain au Québec avec sa 1ère usine de plaques zéro carbone en Amérique du Nord, qui plus est la plus grande au monde. L’investissement, de 98 millions d’Euros a permis d’électrifier le site, d’en moderniser ses équipements, réduisant ainsi ses émissions de 44 000 tonnes de CO2 par an, mais aussi d’en augmenter ses capacités de production de 40 %.

Challenges du 30 septembre 2025

 

HAUSSE. De 45 % au 1er semestre 2025 pour les fonds déployés dans les PME et ETI par Bpifrance, soit 136 millions d’Euros octroyés.

Le Journal des Entreprises du 30 septembre 2025

Septembre 2025

Publié dans Revue de presse

Partager cet article
Repost0

…

Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité(s), ETI, Engagement, Elections & Accélération

Publié le par Jacques SAMELA.

Photo J.S
Photo J.S

Photo J.S

Mario Draghi douche l'enthousiasme d'Ursula von der Leyen sur la compétitivité européenne

https://www.lesechos.fr/monde/europe/mario-draghi-douche-lenthousiasme-dursula-von-der-leyen-sur-la-competitivite-europeenne-2186470

Publié le 16 sept. 2025

A Bruxelles, Mario Draghi et Ursula von der Leyen ont livré des visions opposées sur la compétitivité européenne. Si la présidente de la Commission s'est félicitée des progrès, l'ancien président de la BCE a alerté sur le retard persistant de l'Europe face aux Etats-Unis et à la Chine.

 

Ce mardi à Bruxelles, c'était l'heure du bilan. Un an après la remise du fameux rapport Draghi, dont les propositions étaient censées redonner du muscle économique à l'Europe, la Commission européenne avait organisé une conférence au cours de laquelle Mario Draghi et Ursula von der Leyen se sont succédé sur la même scène, livrant deux visions très différentes de l'action de l'UE sur l'année écoulée.

D'un côté, la présidente de la Commission, rayonnante et visiblement satisfaite des progrès accomplis. De l'autre, l'ancien président de la BCE devenu diagnosticien de l'économie européenne, visiblement peu impressionné par ce qu'il a vu depuis douze mois… La scène restera sans doute dans les mémoires : Ursula von der Leyen qui célèbre ses « neuf mois » de nouveau mandat comme une réussite éclatante, suivie de Mario Draghi qui, avec sa politesse tout italienne, vient rappeler que si l'Europe continue à ce rythme, elle risque simplement… de disparaître de la carte économique mondiale.

La lenteur européenne : un mal chronique

« Trop souvent, on trouve des excuses à cette lenteur. Nous disons que c'est simplement la façon dont l'UE est construite. Parfois, l'inertie est même présentée comme le respect de l'état de droit », a d'abord regretté Mario Draghi. Pour l'ancien président de la BCE, cette lenteur n'est pas une fatalité mais « de la complaisance », quand les concurrents américains et chinois avancent, eux, à marche forcée.

Ursula von der Leyen, elle, a préféré voir le verre à moitié plein. « Nous avons démarré sur les chapeaux de roues », a-t-elle assuré, énumérant fièrement son catalogue d'initiatives : « Le pacte pour une industrie propre, les giga-usines d'IA, le nouvel encadrement des aides d'Etat, le plan d'action pour une énergie abordable… » Une liste impressionnante… qui reste à mettre en oeuvre.

Ainsi, pour l'Italien, l'écart entre les annonces et la réalité est béant. « Les citoyens et entreprises européens expriment une frustration croissante. Ils sont déçus par la lenteur des avancées de l'UE », a-t-il martelé, soulignant que les Européens « sont prêts à agir, mais craignent que les gouvernements n'aient pas saisi la gravité du moment. » L'Allemande a toutefois admis qu'elle « aimerait pouvoir constater » dans le programme de compétitivité de l'UE « le même sentiment d'urgence » que pour le récent plan de défense européen rapidement exécuté, accusant poliment les « colégislateurs » (Parlement européen et Conseil de l'UE) de trop tarder à approuver certaines décisions, notamment les mesures de simplification, dites omnibus.

L'intelligence artificielle : l'Europe déjà décrochée ?

Sur l'IA, sujet crucial s'il en est, Ursula von der Leyen a affiché un optimisme détonant. « L'Europe n'est pas seulement un concurrent, mais c'est aussi un chef de file dans de nombreux domaines qui définiront cette course. » Elle s'est félicitée notamment que l'Europe compte « quatre supercalculateurs dans le Top 10 mondial ».

Mario Draghi, en bon professeur d'économie, a, lui, rappelé les réalités brutales. « Sur la frontière de l'IA, les Etats-Unis ont produit 40 grands modèles de fondation l'année dernière, la Chine 15, l'UE seulement 3. » Un écart qui illustre parfaitement le retard européen sur les technologies de pointe.

Plus problématique encore, selon lui, est la bureaucratie qui étouffe l'innovation. Il a notamment regretté que l'UE n'ait pas suffisamment modifié son emblématique loi RGPD sur la protection des données personnelles. « L'une des demandes les plus claires des entreprises européennes est une simplification radicale du RGPD », a-t-il expliqué, précisant que cette réglementation a « augmenté le coût des données d'environ 20 % pour les entreprises de l'UE par rapport à leurs homologues américaines ».

L'énergie : la facture qui plombe l'économie européenne

L'ancien banquier n'a pas non plus mâché ses mots sur la question énergétique, rappelant que « les prix du gaz naturel dans l'UE sont encore près de quatre fois plus élevés qu'aux Etats-Unis. Et les prix industriels de l'électricité sont en moyenne plus de deux fois plus élevés ». Une situation intenable qui risque d'asphyxier les entreprises européennes.

Sans nier complètement le problème, Ursula von der Leyen a, elle, préféré mettre en avant les progrès. « Plus de 70 % de notre électricité provient de sources à faibles émissions de carbone. Par conséquent, l'an dernier, nous avons réduit notre facture de combustibles fossiles de 60 milliards d'euros. »

Mais elle a tout de même concédé que les « prix énergétiques restent encore beaucoup trop élevés, trop instables et trop différents d'un pays à l'autre en Europe. Dans certains Etats membres, l'électricité coûte trois fois plus que dans d'autres ».

Mario Draghi a aussi pointé les insuffisances des mesures prises. « La principale mesure jusqu'à présent a été d'assouplir les règles en matière d'aides d'Etat afin que les Etats membres puissent subventionner les prix. Cela peut offrir un soulagement temporaire, mais cela ne résout pas les raisons structurelles pour lesquelles l'énergie en Europe est si chère. »

La décarbonation : des objectifs sans les moyens

Sur la transition écologique, Mario Draghi s'est montré particulièrement critique vis-à-vis de certaines politiques européennes, notamment dans le secteur automobile. Il a signalé que l'objectif de zéro émission pour 2035 reposait sur « l'hypothèse d'un cercle vertueux » qui ne s'est pas matérialisé.

« L'installation de points de recharge doit accélérer trois à quatre fois dans les cinq prochaines années pour atteindre une couverture adéquate. Le marché des véhicules électriques a grandi plus lentement que prévu. L'innovation européenne a pris du retard, les modèles restent chers et la chaîne d'approvisionnement est fragmentée. »

Ursula Von der Leyen a, elle, plutôt vu les opportunités. « Le marché mondial des batteries devrait doubler au cours des cinq prochaines années. Le marché mondial des éoliennes continue de progresser de plus de 10 % chaque année. Et le marché mondial des voitures électriques est en plein essor. En Europe, les ventes ont augmenté de près de 25 % par rapport à l'année précédente. »

Dette commune : le tabou que Draghi veut briser

L'ancien président de la BCE a aussi plaidé sans détour pour une mutualisation des dettes afin de financer les grands projets stratégiques européens, une proposition qui reste un tabou dans certaines capitales européennes. « Bien sûr, cette voie brisera des tabous de longue date, mais le reste du monde a déjà brisé les siens. Pour la survie de l'Europe, nous devons faire ce qui n'a pas été fait auparavant », a-t-il insisté, en appelant à « dépasser les stratégies générales et les calendriers repoussés ». Ursula Von der Leyen est restée silencieuse sur ce point dans son discours, préférant insister sur les accords commerciaux conclus récemment et les projets stratégiques à travers le monde.

Bref, là où Ursula Von der Leyen a célébré chaque petite avancée, Mario Draghi a contemplé l'abîme qui se creuse entre l'Europe et ses rivaux. Là où la présidente de la Commission a parlé de « boussole pour la compétitivité », l'ancien président de la BCE a évoqué la « survie de l'Europe ». « Un an après, l'Europe est donc dans une situation plus difficile. Notre modèle de croissance s'estompe, les vulnérabilités s'accumulent et il n'y a pas de chemin clair pour financer les investissements dont nous avons besoin », a-t-il averti.

Von der Leyen, a, elle, conclu sur une note volontariste. « Je suis absolument convaincue que l'Europe peut s'unir autour de ce programme. Tous les Etats membres, de même que le Parlement européen, ont approuvé le rapport Draghi. Nous savons tous ce qu'il faut faire. Et le statu quo n'est pas une option. » 

Fabienne Schmitt (Bureau de Bruxelles)

Des organisations patronales françaises et allemandes veulent remettre les ETI au cœur de la stratégie européenne

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/des-organisations-patronales-francaises-et-allemandes-veulent-remettre-les-eti-au-coeur-de-la-2125638?utm_source=20250904%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250904_180915)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 4 septembre 2025

 

Face aux guerres commerciales menées par les États-Unis et la Chine, à la concurrence technologique, et au risque de désindustrialisation de l’Europe, des organisations patronales invitent à réagir. Le mouvement des ETI (METI) et son homologue allemand BVMW en sont convaincus. Ils appellent à placer les grandes PME et les ETI au cœur de la stratégie de l’Union européenne.

Confrontée à des menaces "lourdes et directes", l’Europe doit s’appuyer sur ses entreprises industrielles du "mittelstand". C’est ce que soutiennent le mouvement des ETI (METI) et son homologue allemand BVMW, dans un courrier commun publié le 3 septembre. Les deux organisations défendent sept axes d’action à mettre en œuvre en priorité.

40 000 PME et ETI industrielles en Europe

Le couple franco-allemand prend les choses en main. Le METI et le BVMW lancent ensemble "l’Appel de Paris pour un Mittelstand européen". Derrière "mittelstand", ce sont 40 000 entreprises (PME et ETI) "majoritairement familiales, orientées vers le long terme, profondément industrielles, exportatrices et ancrées dans leurs territoires", que les deux organisations veulent placer au cœur de la stratégie industrielle de l’UE.

Favoriser les biens et entreprises européennes

Parmi les sept moyens d’action présentés par ces organisations figurent la simplification radicale des normes européennes, un bouclier anti-dumping pour les produits importés qui ne respectent pas les règles de l’UE, ou encore le renforcement de la souveraineté actionnariale, en favorisant les transmissions et successions européennes. De même pour la production, les signataires défendent la priorité du "produire en Europe" dans la commande publique.

Sur le sujet de l’énergie, source de différend entre la France et l’Allemagne, qui disposent d’un mix énergique très différent, le METI et BVMW proposent la "solidarité énergétique". Le but, fixer les prix de l’énergie "sur les standards européens les plus compétitifs et les moins carbonés".

Calquer la fiscalité française sur la production sur celle de l’Allemagne

Une autre mesure concerne spécifiquement le couple franco-allemand. Le "rattrapage compétitif", propose ainsi d’instaurer "une convergence fiscale et sociale de la France vers l’Allemagne en matière de fiscalité de production et de coût du travail qualifié". Le METI et BVMW ont prévu de porter ces sept mesures auprès des institutions allemandes et françaises, ainsi qu’européennes, dans les prochains jours.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/les-eti-un-gisement-de-croissance-%C3%A0-prot%C3%A9ger.html

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

La BEI engage 17,5 milliards d’euros pour accompagner les PME vers l’efficacité énergétique

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-bei-engage-175-milliards-deuros-pour-accompagner-les-pme-vers-lefficacite-energetique-2126255?utm_source=20250912%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250912_182006)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 12 septembre 2025

 

Le groupe Banque européenne d’investissement annonce débloquer 17,5 milliards d’euros pour aider les PME à réaliser des économies d’énergie. Un guichet unique sera créé pour faciliter l’accès des entreprises aux produits financiers de la BEI.

350 000 PME européennes vont pouvoir bénéficier d’un soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer leurs économies d’énergie, annonce le groupe BEI. L’initiative est dotée d’une enveloppe de 17,5 milliards d’euros de financements afin "d’aider les PME qui ont recours à des technologies éprouvées d’économie d’énergie à réduire leur facture énergétique et à renforcer leur résilience ainsi que leur compétitivité", précise le groupe.

Concrètement, il s’agit d’un soutien grâce à des produits financiers du groupe dont des instruments de dette (obligations, prêts) et de fonds propres. Un guichet unique sera créé pour faciliter l’accès et l’accompagnement des entreprises. La Commission européenne interviendra en soutien par des garanties budgétaires de l’UE et des services de conseil.

Un partenariat avec la Fondation Solar Impulse

Le groupe BEI annonce en outre s’associer à la Fondation Solar Impulse pour déployer une approche visant à passer de la vente de produits physiques à la fourniture de résultats.

"Par exemple, au lieu d’acheter du matériel de chauffage ou d’éclairage économe en énergie, les PME paient pour la chaleur ou la lumière qu’elles consomment. Le prestataire de services conserve la propriété de l’équipement et garantit sa performance. Ce modèle élimine les coûts d’investissement initiaux pour les entreprises, ce qui facilite et accélère l’adoption de mesures d’efficacité énergétique", détaille le groupe.

Générer 65 milliards d’euros d’investissement

Avec cette enveloppe, le groupe BEI espère générer un investissement total supérieur à 65 milliards d’euros, permettant de "contribuer à combler une lacune du marché en Europe". Car les PME investissent dans l’efficacité énergétique "à un rythme deux fois moins soutenu que les grandes entreprises", indique Dan Jorgensen, commissaire européen à l’énergie et au logement. "Cette initiative de la BEI soutenue par la Commission sera essentielle pour combler le déficit d’investissement, faciliter l’accès au financement et accélérer le déploiement de solutions d’efficacité énergétique", selon lui.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/le-rendez-vous-de-l-europe-la-bce-banque-centrale-europeenne-et-la-bei-banque-europeenne-d-investissment.html

---------------------------------------------------------------------------------

Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité(s), ETI, Engagement, Elections & Accélération

Publié dans En bref

Partager cet article
Repost0

…