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VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)
VQR, en maturation perpétuelle (rappel et quelques petits plus)

« The Laughing Cow » dans les pays anglo-saxons, « Gülen Nek » en Turquie, « Con Bo Cui » au Vietnam, et chez nous, vous la connaissez sous l’appellation « La Vache qui rit » ou VQR.

Alors, j’imagine sans trop me tromper, que vous l’avez goûté au moins une fois dans votre vie, voire vous l’avez dégusté sans retenue à l’école, aux goûters, en colonie de vacances, en pique-nique ou en voyage. Rien que d’en parler, cela me met l’eau à la bouche, et comme j’en ai chez moi, un petit retour en arrière s’impose.

Mais bon, avant cela, quelques minutes de votre temps pour découvrir la genèse de ce petit triangle de saveur fromagère.

Donc, tout commença en 1865 à Orgelet dans le Jura, où s’établit comme maître affineur un certain Jules Bel. Son activité, acheter des meules « blanches » de fromages à pâte dure, appelées »fruitières », afin de les faire vieillir.

En 1897, dans une situation bien installée, il confia ses affaires à ses deux fils, Henri et Léon, et la maison Bel devint « Bel frères ». Quelques années plus tard, c’est Henri qui quittera la maison familiale, laissant les manettes à Léon, qui changera le nom en « Léon Bel, Gruyère en gros ».

Ensuite, un événement mondial et une invention venant de la Suisse voisine déclencheront le processus vers ce que nous connaissons donc aujourd’hui.

En effet, mobilisé durant la 1ère guerre mondiale aux escadrons du « Train », notamment sur la partie consacrée au ravitaillement en viande fraiche des soldats du front, Léon découvrit sur les wagons les dessins, plutôt humoristiques, des insignes identifiant les différentes unités, et particulièrement celle créée par Benjamin Rabier (1864-1939), illustrateur renommé de l’époque, qui après une demande express d’un commandant, élabora l’image d’un bœuf souriant, baptisé très rapidement par les poilus « La Wachkyrie », en référence au modèle hilare représenté, mais surtout aux Walkyries, divinités servant Odin dans la mythologie nordique, très appréciées des allemands.

Et au même moment, en 1917, trois frères suisses (Emile, Otto et Gottfried Graf) importèrent en France la technique de fabrication du fromage fondu, élaboré quelques années plus tôt de l’autre côté des Alpes, suisse, par un certain Gerber. Bon, économique, pâte gouteuse, conditionnée dans des boites métalliques supportant les longs voyages et les climats chauds, les frères en pressentirent rapidement le succès.

Ce qui fut le cas également de Léon, qui après sa démobilisation en 1919 et son retour aux manettes de son entreprise, en proie à des difficultés, à la limite de la faillite, sut percevoir dans ce fromage le potentiel pour se relancer, invitant Emile Graf afin qu’il lui présente cette nouveauté, mais surtout qu’il lui apprenne ce procédé prometteur.

Et en 1921, suffisamment sûr de lui, il déposera la marque « La Vache qui rit », traduction francisé de ce que les poilus mentionnaient (voir plus haut), avec comme idée également, d’y associer ce dessin, vu durant sa mobilisation, représentant un bœuf hilare, qui comme vous le savez maintenant, quoique modifié, deviendra l’image d’Epinal du groupe, qui lui, en 1922, deviendra la « Société Anonyme des Fromageries Bel », qu’il dirigera jusqu’en 1937, avant de le transmettre à son gendre, Robert Fievet.

Mais avant cette cession, Léon Bel, définitivement relancé, sut grâce à la création d’une nouvelle usine en 1926, moderniser sa production, tout en améliorant au passage les conditions de travail de ses ouvriers, peaufiner l’aspect visuel de son logo, en rajoutant, après une idée de sa femme, des boucles d’oreilles en forme de boite de VQR, et créer au sein de son entreprise, un bureau de la publicité composé de 12 personnes, lui permettant de gérer sur place et sous sa coupe, les actions de communication, car il avait également compris depuis longtemps l’importance de cette activité naissante pour les ventes de ses produits.

Et en effet, il fut vraiment précurseur en ce domaine, car il participa aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique, il organisa de grands concours avec la possibilité d’y gagner des lots de choix, en 1936, le premier prix en était une Peugeot 401, et il soutint également des événements sportifs comme les Six Jours de Paris, et la Caravane du Tour de France dès 1933. Plus tard, c’est dans la rue, le métro, à l’arrière des bus, dans la presse, les cinémas, que l’on retrouvera l’effigie si reconnaissable de La Vache qui rit, mais aussi dans la panoplie des écoliers des années 50, élaborant avec l’apport de grands illustrateurs de l’époque, des protège-cahiers et des buvards.

Et donc, avec cette nouvelle usine, qui lui permit de passer à une production de 120 000 boîtes de VQR par jour, étant également passé de la boite en métal d’origine à une boite en carton où était présentées les désormais célèbres portions individuelles, elle lui permit surtout de répondre aux demandes de plus en plus pressantes venant de divers pays européens, dont les consommateurs découvraient avec plaisir, notamment les enfants, ce que pouvait apporter ce petit fromage facile à tartiner.

Et après la seconde guerre mondiale, le groupe Bel, sous l’égide cette fois-ci du gendre de Léon, apporta quelques changements primordiaux pour sa diffusion croissante dans une Europe en quête de produits à même de répondre aux besoins alimentaires du moment, pour petits et grands, en augmentant le taux de matières grasses à 40 % en 1948, et 50 % en 1955.

Mais pas seulement en Europe, rappelez-vous des appellations diverses de La Vache qui rit vu au début de ce sujet. Dans le monde entier elle est connue et appréciée, mais pas de la même manière par contre, car enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays dits en voie de développements, elle est dégustée allégée ou aromatisée au cheddar aux Etats-Unis et au Canada, au goût barbecue au Maroc, et même à la fraise en Asie. En tout, elle est distribuée dans près de 140 pays, et 125 portions seraient consommées chaque seconde dans le monde, élaborées aujourd’hui par 13 usines du groupe. Il est loin le temps du petit affineur de gruyères.

Cependant, afin justement de retrouver le goût d’antan, le groupe Bel a décidé d’abandonner le lait en poudre sur son premier marché, qui reste la France, avec une famille sur trois consommant encore ce petit fromage, pour revenir au lait non transformé, produit qui plus est dans l’Hexagone. Petit clin d’œil en arrière, alors qu’il vient quand même de fêter (2021) son premier centenaire. Bonne idée.

Bon, tout en espérant ne pas avoir été trop long, et pourtant il y a encore de quoi dire (voir documents en présentation), vous aurez peut-être envie d’une petite tartine après avoir lu ce sujet, et si vous voulez en savoir encore plus, n’hésitez-pas à vous arrêter à « La Maison de La vache qui rit » à Lons Le Saunier, berceau du groupe, vous y retrouverez tout ce que la petite fille de Léon, en 2009, a souhaité représenter de cette saga familiale, toujours dans le giron du groupe à hauteur de 71 % du capital. Bonne visite à ceux qui s’y rendront, et bonne dégustation à ceux qui vont se faire une petite tartine. Pas d’heure pour cela.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.lamaisondelavachequirit.com/

. https://www.jura-tourism.com/patrimoine-culturel/maison-de-la-vache-qui-rit/

. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-15/la-vache-qui-rit-fete-ses-100-ans-et-cest-le-fromage-le-plus-consomme-du-monde-f618ec60-3b84-4217-b59d-476df6f0568e

. https://www.agro-media.fr/actualite/mais-alors-pourquoi-la-vache-qui-rit-rit-3501.html

 

A lire :

. https://www.alliancy.fr/bel-transformation-data-marketing?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTEzNjt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjJhMmViNzY0NWQxYjY5MDE5MTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220610

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/vqr-en-maturation-perpetuelle-episode-3.html

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/22

Vu et lu dans Les Echos du 07/11/22

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3702 de janvier 2022

Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3702 de janvier 2022

La Data, un facteur de décision clé pour Bel dans un contexte de volatilité

https://www.alliancy.fr/data-facteur-decision-bel-volatilite?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTM3MTt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMzcxO3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjQzOGY5OTRhYTU1YTI5MzIwMDc0MyI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMzcxO319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=2023%2F04%2F14

Christophe Auffray - le 13 avril 2023

 

L’exploitation des données fait désormais partie du parcours de transformation de l’industriel Bel. L’entreprise a d’abord mis l’accent sur les usages au service du marketing, mais prévoit d’optimiser l’ensemble de sa chaîne de valeur grâce à la Data.

« La data change véritablement la manière dont on opère », déclarait en mai 2022 Béatrice Grenade, Chief Data and Marketing Transformation Officer de Bel. Le producteur de produits tels que la Vache qui rit, Babybel, Kiri ou Boursin se situe cependant encore dans la première phase de sa transformation.

Et comme dans d’autres secteurs, le groupe a fait le choix de mettre d’abord l’accent sur un métier souvent plus mature sur la Data, à savoir le marketing. Mais cette fonction est aussi la plus challengée par le climat économique actuel, à la fois incertain et volatil, souligne Gaël Demenet.

Un contexte d’hyper-volatilité et d’instabilité

Le directeur Data & AI de Bel s’exprimait à l’occasion de la conférence Retail & e-commerce du Hub Institute. Et de rappeler l’importance accordée aux données comme instrument essentiel de la prise de décision depuis les 24 derniers mois.

Covid, guerre en Ukraine et ses conséquences participent à créer « un contexte d’hyper-volatilité et d’instabilité. » Un tel environnement appelle à des évolutions de la part des décideurs. Cela vaut notamment en ce qui concerne les attributions de budgets marketing.

C’est pour répondre à ces enjeux que les usages de la Data se sont développés chez Bel. Pour les équipes Data & IA, rattachées à la direction de la transformation, les données servent ainsi trois finalités business : l’anticipation, l’arbitrage et l’empowerment (ou augmentation) des collaborateurs.

Acheteur de matières premières, dont le lait, mais aussi de carton pour le conditionnement de ses produits, Bel est très impacté par l’inflation. Grâce aux données, l’entreprise s’efforce donc “au maximum d’anticiper les fluctuations des prix et d’en déterminer les impacts afin, dans un second temps, de scénariser des prises de décisions.”

Pour le pilotage, l’anticipation à des horizons de deux à trois ans ne suffit pas. Celui-ci nécessite également des décisions à plus court terme via des arbitrages sous contraintes. Bel doit ainsi répartir ses dépenses entre 30 BU et des marques multiples, dont 5 fortes, chacune avec ses spécificités.

Version augmentée de l’humain grâce à l’IA

Les données sont donc un moyen pour la direction Data “de responsabiliser ses clients internes” et de les aider dans leurs décisions. La finalité : créer une complémentarité avec les collaborateurs métiers aboutissant à une “version augmentée de l’humain grâce à l’IA”.

Dans le domaine du marketing, cette ambition s’est traduite par la conception d’une suite de programmes. Leur usage permet aux marketeurs et financiers de répondre à la question de l’allocation optimale du budget marketing à trois niveaux (pays, marque et touchpoint).

Concrètement, lors de la conception du budget N+1, directeurs financier et marché ont accès à un premier outil conçu pour les aider à allouer les enveloppes entre les pays. “Nous avons développé un modèle assez simple qui score l’ensemble des pays sur deux axes : le potentiel de croissance d’un pays (…) et sur l’autre axe le potentiel de nos marques à délivrer”, détaille Gaël Demenet.

Ce modèle génère un score et ainsi un classement entre les pays en termes d’allocation de moyens marketing. “Cela marche plutôt bien, et ce depuis quelques années”, se félicite l’expert Data et AI de Bel.

Les tâches d’allocation sont cependant loin d’être finalisées à ce stade. Au niveau de chaque marché, l’industriel doit encore répartir ses dépenses entre ses marques et canaux de communication ou touchpoints (télé, PLV, réseaux sociaux…).    

Recommandation des touchpoints à sélectionner

Sur le volet des canaux, Bel a mis au point un processus, supporté par “un petit modèle” basé sur RSQ (Reach Cost & Quality). Le modèle heuristique permet de créer une monnaie commune entre l’ensemble des canaux. Le RSQ détermine un coût contact qualifié (pour un objectif et une cible).

L’apport de la data science permet ici de modéliser des courbes de saturation pour chacun des touchpoints. Pour aider à la prise de décision, cette modélisation fournit des indicateurs à forte valeur ajoutée : les points minimal et maximal d’investissement, et le point optimal.

“Selon le score RSQ, le budget total et les courbes de saturation, l’algorithme va recommander les touchpoints à sélectionner avec les allocations associées”, explique Gaël Demenet. Ces insights sont exploitables directement par les équipes marketing, “notamment pour challenger ce que peuvent faire les agence média.”

La complexité s’accroît sensiblement lors de l’étape d’attribution entre les marques, souligne l’expert. Pour accompagner la prise de décision dans ce secteur, l’approche a consisté à appréhender le portefeuille de marques comme un portefeuille d’actifs financiers appréciés selon deux dimensions, le risque (ou volatilité) et les rendements.

Résoudre cette équation nécessite toutefois de tenir compte de facteurs multiples, une vingtaine en tout. Et parmi ces facteurs, certains sont contrôlés par Bel, dont le prix. D’autres, au contraire, ne le sont pas du tout (concurrence, etc.). Enfin, des facteurs sont inconnus et/ou imprévisibles, par exemple le covid par exemple ou des mouvements de grève.

Ces derniers facteurs peuvent avoir plus ou moins d’impact sur les ventes des marques du portefeuille. Illustration : la Vache qui rit s’est avérée résiliente aux Etats-Unis durant la période Covid, au contraire notamment du Babibel, compte tenu de son mode de consommation.

Des décisions basées sur une connaissance

Des variations plus ou moins importantes peuvent aussi être observées en fonction des dépenses marketing allouées. “Ces éléments génèrent énormément d’insights pour les équipes, qui passent de ‘je pense’ à ‘je sais’”.

Sur la base de ces données, Bel est en mesure de scénariser l’ensemble des allocations possibles entre ses marques, ce qui représente plusieurs milliers de simulations. Le métier obtient un “mapping” d’allocation pour arrêter des décisions data driven ou basées sur des faits.

Le marketing était une première étape, “assez normale pour une marque de grande consommation” pour des raisons notamment d’appétit et de disponibilité des données, commente le directeur Data et IA.

“Nous sommes au début du voyage de transformation par la Data chez Bel” poursuit-il. L’ambition est donc de “s’étendre” à d’autres métiers et cas d’usage sur toute la chaîne de valeur de l’entreprise. L’industriel planche ainsi actuellement sur la prévision du coût des matières premières afin de déterminer un prix de vente pour les équipes ventes.

“Nous avons aussi un sujet sur la supply afin d’automatiser l’allocation de nos produits des usines à nos entrepôts et ainsi réduire le temps consacré par nos différents demand planners”, cite également Gaël Demenet.

Les applications se situent aussi dans le domaine de l’innovation et de la R&D. A un horizon plus lointain, Bel s’efforce de modéliser le vieillissement de ses produits dans le but, à terme, d’étendre la date limite d’utilisation optimale (DLUO) et par ce biais de lutter contre le gaspillage alimentaire.

 

Publié dans Les dossiers

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Le château de Chantilly (suite et toujours à découvrir)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly (suite et toujours à découvrir)
Le château de Chantilly (suite et toujours à découvrir)

Haute couture : Valentino à Chantilly, l'effet waouh

https://www.lefigaro.fr/industrie-mode/haute-couture-valentino-a-chantilly-l-effet-waouh-20230706

 

Hier soir, le défilé orchestré par Pierpaolo Piccioli, le directeur artistique de la maison romaine, dans les jardins d’un des plus emblématiques châteaux de la Renaissance, a émerveillé son public.

«Waouh!», le public n'a que ce mot là à la bouche à l'issue du défilé haute couture Valentino, mercredi après-midi. «Ça ne m'arrive jamais mais il n'y a rien que je n'ai pas aimé», lâche notre voisine. En somme, Pierpaolo Piccioli a réussi son coup. Pourtant, ce n'était pas gagné. Il a fallu pour certains plus de deux heures de Paris, bouchons obligent, pour atteindre le château de Chantilly, où le directeur artistique de la plus parisienne des maisons italienne, a convié ses invités, au premier rang desquels la nouvelle égérie Florence Pugh, Baz Luhrmann et Donatella Versace.

Une longue rangée de cubes a été disposée autour de la fontaine dans les jardins du Grand Condé. Entre chien et loup, le premier mannequin, Kaia Gerber dans une large chemise en popeline de coton blanc négligemment rentrée dans un jean brodé de perles de verre en trompe-l'œil, descend le magistral escalier au pied de la statue du Connétable Anne de Montmorency.

La voix fragile d'Anohni (ex-Antony and the Johnsons) finit d'installer l'ambiance. Un moment suspendu, comme les silhouettes. Le bustier en feuillage d'une robe drapée de mousseline lilas tient par magie, les sublimes fourreaux en crêpe marocain, velours de soie et autres satins s'enchaînent sur le podium.

Comme à son habitude, la palette du couturier va du plus discret des beiges au plus intense des bleus, rouge forcément Valentino, fuchsia, rose fluo, vert émeraude. L'allure est épurée et presque désinvolte. Dans les robes légères, comme celle portée par l'Italienne Vittoria au dernier passage (77 tout de même), PP a ajouté dans la mousseline de soie, des petites poches qui changent tout.


«Oublier la technique pour ne garder que l'émotion et la magie de la couture comme si l'on débarrassait un château de ses attributs royaux pour redécouvrir l'architecture, résume-t-il à l'issue du show. Je ne crois pas que la beauté de la couture soit dans l'outrance et l'opulence mais dans la simplicité.»

C'est réussi. Au finale, le créateur en blouse blanche apparaît entouré de la centaine de petites mains de son atelier. « Ce soir, même si nous sommes dans un château, il n'y a ni roi, ni prince. Seulement des êtres humains. C'est ensemble que nous avons fait cette collection.» Standing ovation.

https://www.youtube.com/watch?v=_tKR7wcrA2E

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html

 

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Obut, objectif points (Rappel & un petit plus)

Publié le par Jacques SAMELA.

Obut, objectif points (Rappel & un petit plus)
Obut, objectif points (Rappel & un petit plus)

Alors, vous aviez trouvé ? Nous y avons pourtant toutes et tous au moins joué une fois dans notre vie, qu’elles soient en plastiques ou en inox. Vous voyez de quoi je parle finalement, le titre du sujet a du quand même vous mettre la puce à l’oreille ?

Eh bien oui, je veux parler de la boule de pétanque, la fameuse boule Obut, celle avec laquelle les tireurs, pointeurs et autres milieux, aiment taquiner le cochonnet.

Celle créée en 1955 par Frédéric Bayet à Saint-Bonnet-Le -Château dans le département de la Loire, fabriquant de serrures, et qui, avec Antoine Dupuy, mécanicien de son état, décident de se lancer dans la fabrication de boules dites à jouer, rejoint en 1958 par Jean Souvignet.


Depuis, toujours située dans ce petit village de moins de 2 000 habitants, la marque Obut (https://www.inpi.fr/la-boule-obut-la-marque-qui-vise-juste#:~:text=Cr%C3%A9%C3%A9e%20en%201955%20par%20un,audacieuses%20ainsi%20que%20d'innovation.) est devenue leader mondial de la fabrication des boules de pétanques 100 % inox, avec chaque année, près de 3 millions d’unités fabriqués, c’était, avant l’avènement de la grande distribution et de ses sets de pétanque discount fabriqué en grande partie en chine, 5 millions d’unités jusqu’en 1975.

Et cette notoriété, elle a su très rapidement la travailler, avec dès le début des années 60, le lancement d’un magazine spécialisé, intitulé « Pétanque magazine », sa participation à la 1ère édition de ce qui deviendra plus tard le plus grand concours international de pétanque, le  Mondial La Marseillaise à pétanque (  https://fr.wikipedia.org/wiki/Mondial_La_Marseillaise_%C3%A0_p%C3%A9tanque), suivi chaque année par près de 150 000 personnes durant la compétition, menée elle par près de 15 000 joueurs, de tous niveaux.

Et puis surtout, des vedettes du showbiz de l’époque, Eddy Barclay, Henri Salvador, Claude François, et bien d’autres, surent par leur pratique assidue de la pétanque, notamment à St Tropez, lui donner ses lettres de noblesses.

Aujourd’hui, c’est moins avec des têtes de gondoles connues qu’avec une envie désormais de privilégier et de s’adresser à tous ceux qui attendent les beaux jours avec impatience, les aficionados du dimanche, et bien évidement les professionnels, utilisant en fonction du rôle et des préférences de chacun, des boules « Amorti + », « Demi-Tendres » ou « Tendres », soit les modèles de références de la marque, homologuées par qui de droit, et dont la dureté (important) doit être supérieure à 35 HRC (110 kg/mm2).

Cela parle évidemment plus aux professionnels qu’aux amateurs, qui durant les compétitions officiels, arborent même les vêtements de la marque, entièrement dédiés à la pratique de la pétanque, créés pour l’occasion avec l’aide des plus grands joueurs de la discipline, sans oublier également l’élaboration d’une bagagerie maison, apportant l’air de rien un chiffre d’affaires globale et complémentaire non négligeable, comme par exemple entre 2017 et 2020, où il fit un bond de 4 millions d’Euros.

Donc, avec près de 70 ans de savoir-faire, d’innovation également, reconnu il y a de cela quelques années par l’obtention du label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), quelle pourrait être l’objectif des prochaines années, si ce n’est de faire des Etats-Unis une terre de pétanque, ce qui n’est du tout pas le cas aujourd’hui, où trône un autre jeu de boules, plus grosses, le bowling. Cela serait un sacré terrain de jeu. Qu’en pense la marque ?

Et comme nous sommes en pleine période de vacances, et si vous passez près de Saint Bonnet le Château, n’hésitez-pas à vous rendre au restaurant de la marque, attenant à l’usine, pour goûter les produits du terroir,  visiter le musée, et pourquoi pas, vous acheter un lot de boules maison, que vous pourriez même personnaliser, afin de passer un été de « soleil, nature, amitié, famille, bonne humeur et saine compétition », le crédo de la marque.

Ah et puis une dernière chose, je ne sais si vous le saviez, mais la pétanque aurait été (a été) inventée en 1907 à la Ciotat, d’où certainement cet attachement viscéral de cette pratique à la Provence.

Voilà, se termine le premier sujet des « Sagas de l’été » (d'où la 1ère phrase du sujet), d’autres suivront, avec comme but, de vous divertir tout en vous informant durant vos vacances. A bientôt et profitez.

Jacques Samela

Sources :

. www.obut.com

. https://www.marques-de-france.fr/listing/obut/

. https://www.beaboss.fr/Thematique/creation-entreprise-1024/gestion-entreprise-2012/Breves/Obut-petanque-championne-made-France-364799.htm#

A découvrir :

. https://creapills.com/cochonnet-led-petanque-nuit-20220627

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/07/obut-objectif-points-episode-1.html

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La Boulisterie, la pétanque comme team building

https://www.ecoreseau.fr/actualites/focus-entreprise/la-boulisterie-la-petanque-comme-team-building-2022-10-18-87904

Par  Lola Pihen 18 octobre 2022

Qui ? La Boulisterie

Quoi ? Des terrains de pétanque éphémères en intérieur ou en extérieur.

Il y a ceux qui jouent de génération en génération. Et puis il y a ceux qui s’y essaient, pour le plaisir. En France, la pétanque est un sport culturel. Avec pas moins de 280 000 licenciés en 2020, elle trouve largement sa place dans le top 10 des sports les plus pratiqués du pays. Derrière La Boulisterie, des terrains de pétanque éphémères qui permettent de jouer partout, tout le temps et surtout, par tous les temps. Bref, un concept insolite qui répond aux contraintes d’aujourd’hui en gardant toute l’authenticité d’antan.

À l’origine du projet Sébastien Pandolfi et Guillaume Lieutier. Deux Niçois qui, via leur société d’événementiel « Boule d’énergie », se lancent dans la fabrication de team building. Du rallye automobile au concours de pâtisserie, en passant par la pétanque, ces deux as du marketing ont su faire parler d’eux.

Et si la pétanque n’était au départ qu’un produit proposé par l’entreprise mère, très rapidement le projet a grandi. Ayant de plus en plus de mal à obtenir des autorisations pour déplacer plus d’une centaine de personnes sur les clos de pétanque, Sébastien et Guillaume ont décidé de créer des terrains éphémères qu’ils pourraient installer au cœur même des entreprises. La Boulisterie naissait.

Le tournant Jack and Jones

À la manière des marchands d’autrefois, le duo a ainsi sillonné la France confortablement assis dans une Renault Estafette bleu blanc rouge nommée Fanny. Dès lors que l’espace était plat, Sébastien et Guillaume installaient en moins d’une heure une capsule composée de deux terrains de pétanque éphémères avec un revêtement synthétique. Le tout agrémenté de chaises longues, des caisses en bois en guise de tables basses et des bidons tricolores. Mais, au fur et à mesure des prestations, toujours la même question : comment se procurer un souvenir, un petit bout de cette décoration si frenchie et rétro à la fois ?

Sans réponse, le temps a fait les choses. Jack and Jones a contacté les deux amis pour une collaboration estivale. Et ce qui devait durer un été s’est prolongé d’année en année avec une moyenne de 40 000 pièces distribuées par an. Et alors que le confinement a mis à mal bon nombre d’entreprises dans le monde, les deux entrepreneurs en ont profité pour faire un pari fou : ouvrir un bar … à boules bien évidemment ! D’une capacité de 80 personnes, le bar et son terrain de pétanque font l’unanimité sur le port de Nice.

Alors, que vous viviez à 2 000 mètres d’altitude, à Hollywood ou encore sur un radeau, les collaborateurs de La Boulisterie – présents à Nice, Marseille, Biarritz, Lyon, Paris, Angers, Lille et même Los Angeles – sauront vous envoyer un « maître boulistier » qui répondra à vos besoins.

 

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Le biomimétisme (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme (suite)
Le biomimétisme (suite)

Des hydroliennes biomimétiques dans le Rhône

 

https://www.brefeco.com/actualite/innovation/des-hydroliennes-biomimetiques-dans-le-rhone

PUBLIÉ LE 26/05/2023

Voies Navigables de France et les collectivités locales ont donné leur feu vert à EEL Energy pour expérimenter, dans le lit du Rhône, un nouveau type d’hydroliennes qui imite le mouvement des poissons pour produire de l’électricité.

On se souvient qu’un projet d’installation d’hydroliennes à turbines dans l’eau du fleuve Rhône, porté par la société grenobloise Hydroquest, la Compagnie Nationale du Rhône et la normande CMN, avait finalement été abandonné en 2019 face aux difficultés techniques rencontrées.

Mais l’idée d’une énergie issue d’un courant fluvial n’est pas abandonnée pour autant. C’est ainsi que la start-up parisienne EEL Energy (Pdt : Emmanuel Barre ; dg : Franck Sylvain) va prochainement lancer un test grandeur nature en région lyonnaise, sur la base d’une technologie très innovante.

Innovation de rupture inspirée par la nature

Les hydroliennes d’EEL Energy sont biomimétiques, c’est-à-dire qu’elles s’inspirent de la nature. Leur fonctionnement repose sur une membrane qui ondule dans le courant un peu comme le font les poissons pour avancer… et on sait que certains d’entre eux parviennent à se propulser jusqu’à 110 km/h !

La membrane, composée de lames en fibre de carbone et fibre de verre, à la fois robustes et souples, recouvertes d'un élastomère, agit comme une voile s’orientant face au courant : elle capte la pression de l’eau et se déforme, générant une énergie transformée en électricité. Propre et renouvelable, celle-ci a l’avantage d’être prédictible, comme peut l’être le débit d’un fleuve.

Installation en juin

Assemblée sur le Port Edouard-Herriot de Lyon, la première machine, de grande dimension (7 mètres sur cinq), va être acheminée par voie fluviale sur un site dédié, entre le parc de Saint Clair (Caluire-et-Cuire) et le parc de La Feyssine (Villeurbanne), d’ici fin juin.

L’expérimentation commencera dans la foulée. Trois autres hydroliennes seront déployées sur cette partie du fleuve d’ici le fin de l’année. Elles feront l’objet de tests techniques divers avant que ce modèle soit généralisé sur d’autres cours d’eau ou en mer, en France mais surtout dans des pays en développement.

« Cette première étape marque le démarrage de notre activité commerciale pour nos hydroliennes fluviales, d’une puissance nominale de 50 kW à 100 kW. Elle préfigure aussi le lancement d’hydroliennes marines d’une puissance de 750 kW dans les trois prochaines années », explique Franck Sylvain, directeur général d’EEL Energy.

L’électricité produite sur ce premier site du Rhône représentera 400 MWh, soit l’équivalent de la consommation de 400 foyers.

Onze ans de R & D et une levée de fonds en vue

La société EEL Energy a été créée en 2011 sur la base d’une invention portée par Jean-Baptiste Drevet (décédé en juillet 2022). La première phase de tests a eu lieu en laboratoire avant que la machine ne soit étudiée dans un canal, puis dans la rade de Brest.

L’entreprise emploie aujourd’hui huit collaborateurs. Elle a levé 650.000 euros l’an dernier mais, optimiste, Franck Sylvain caresse l’espoir d’un apport beaucoup plus important, de l’ordre de 15 millions d’euros. « Un certain nombre d’investisseurs sont prêts à nous suivre mais il nous faut aujourd’hui un lead investor pour les rassurer ». S’ils sont positifs, les tests menés sur le Rhône pourraient bien accélérer le mouvement.

Franck Sylvain détient 25 % du capital de l’entreprise aux côtés de Frisquet (25 % également) et d’une quarantaine d’autres actionnaires. EEL Energy a été soutenue par ailleurs par Dassault Systèmes, le Feder, Interreg, Bpifrance et l’Ademe.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/03/le-biomimetisme-la-france-enfin.html

 

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Fret SNCF (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Fret SNCF (suite)
Fret SNCF (suite)

Clément Beaune s'engage pour un fret ferroviaire public, quitte à sacrifier Fret SNCF

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/clement-beaune-s-engage-pour-un-fret-ferroviaire-public-quitte-a-sacrifier-fret-sncf-963305.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230524&M_BT=6363555962

Le 23 Mai 2023

 

Faut-il sauver le soldat Fret SNCF ? A priori non, dès lors qu'un opérateur public de fret ferroviaire existe et que l'emploi est préservé. C'est la ligne privilégiée par la France et son ministre des Transports, Clément Beaune, pour se sortir de l'étreinte de la Commission européenne qui enquête sur les aides d'Etat illégales perçues par Fret SNCF.

Léo Barnier

Après plusieurs reports, la rencontre a bien eu lieu. Ce mardi, Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports, s'est entretenu avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la SNCF - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots - ainsi que Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe SNCF, à propos de la brulante question de l'avenir de Fret SNCF. La filiale du groupe dédiée au fret ferroviaire est menacée de liquidation par la Commission européenne, faute de pouvoir assumer seule une dette de plus de 5 milliards d'euros. Le ministre a pu faire le point avec eux sur les discussions en cours avec Bruxelles et les options possibles pour Fret SNCF. Mais celles-ci apparaissent comme limitées.

Lors de cette rencontre, Clément Beaune a affirmé son engagement pour un fret ferroviaire public, contrôlé par le groupe SNCF, comme il l'avait déjà fait un peu plus tôt dans la journée, lors de l'interruption par une cinquantaine de militants de SUD-Rail d'un colloque d'usagers des transports dans lequel il intervenait.

Venu au contact des cheminots, le ministre a ainsi déclaré : « Nous avons besoin du fret (ferroviaire) public en France, il n'y aucun doute là-dessus. Nous allons annoncer des investissements supplémentaires et continuer à avancer sur le fret. Il y a eu des efforts ces dernières années, et nous sommes en train de reconquérir des parts de marché par rapport à la route et aux camions. C'est de l'écologie concrète. Je veux défendre cela et ne pas le laisser tomber. » Dans la même intervention, il a insisté sur son engagement pour une entreprise publique : « Je le dis très clairement : il n'y aura pas de privatisation. Il y aura un fret ferroviaire public qui va rester en France et nous allons le développer. »

Pour autant, cette entreprise de fret ferroviaire public ne sera probablement pas Fret SNCF. Lors de son échange avec les militants de SUD-Rail, Clément Beaune n'a pas caché la couleur : « Nous devrons discuter ensemble de décisions qui seront parfois difficiles ». Et notamment celle de la liquidation de Fret SNCF, celle-ci étant dans l'incapacité de rembourser sa dette de 5,3 milliards d'euros aujourd'hui consolidée - ce qui est considéré comme une aide d'Etat illégale par la Commission européenne - dans les comptes du groupe SNCF.

Comme l'expliquait La Tribune la semaine, seuls deux choix s'offrent à la France pour sortir de cette situation extrêmement délicate. Tout d'abord aller au contentieux face à la Commission européenne, et laisser un tribunal trancher la question. Mais comme le laisse-t-on entendre du côté du ministère des Transports, la probabilité est forte de voir le juge se prononcer pour le remboursement des 5 milliards d'euros par SNCF Fret, ce qui signerait irrémédiablement la mort de l'entreprise.

Vers un nouvel opérateur public

L'autre option est de trouver un compromis avec Bruxelles autour d'une solution dite « de discontinuité », avec la liquidation de Fret SNCF (et donc de sa dette) et la création d'une nouvelle structure. Des discussions sont menées en ce sens sous l'égide de Clément Beaune, confirme-t-on à l'Hôtel de Roquelaure afin de permettre à une activité de fret ferroviaire public de se poursuivre de façon viable en dépit des éléments de discontinuité imposés par la Commission (abandon de la marque, ouverture du capital, taille réduite, abandon de parts de marché à la concurrence...). Ce qui ne sera pas gagné au vu des pertes colossales enregistrées par Fret SNCF depuis des années (même s'il a redressé quelque peu la barre depuis deux ans).

Il faut pour cela trouver la bonne formule, un schéma ad hoc, affirme le ministère. Une reproduction des conditions imposées à l'Italie pour le remplacement d'Alitalia par ITA Airways, dernier exemple en matière de discontinuité, conduirait vraisemblablement à un échec. Paris souhaite avant tout préserver le cœur d'activité de Fret SNCF, à savoir la gestion capacitaire (offre de wagons isolés, ou de coupons de wagons pour répondre aux besoins des clients sur des axes donnés) qui représente 80 % du chiffre d'affaires et 90 % des salariés, quitte à laisser l'activité de trains dédiés aux acteurs privés. Des propositions seront présentées à partir de demain aux instances représentatives du personnel avant un CSE exceptionnel la semaine prochaine.

Lignes rouges ministérielles

Dans ces négociations, le ministre a posé trois lignes rouges, à savoir le maintien d'un opérateur public, sous le contrôle du groupe SNCF. Derrière cette étiquette de contrôle public, une partie du capital pourrait tout de même être ouverte aux investisseurs privés ou de préférence publics. Des discussions portent notamment sur la structure juridique que pourrait prendre cette future entité.

La deuxième ligne rouge est la préservation de l'emploi avec zéro licenciement. Cet objectif, partagé par la direction de la SNCF, conduirait d'une part à reprendre dans la nouvelle structure l'ensemble des salariés de Fret SNCF dont l'activité est préservée, et d'autre part à proposer un reclassement au sein du groupe aux salariés dont l'activité serait transférée vers des opérateurs privés. Ces derniers pourront aussi suivre le transfert d'activité et changer d'entreprise s'ils le souhaitent.

La dernière volonté de Clément Beaune est d'éviter tout report modal vers la route et les camions. Le ministre a ainsi réaffirmé sa volonté de mener à bien l'objectif de doublement de la part modale du ferroviaire inscrite dans la loi Climat et résilience de 2021, qui concerne aussi bien les passagers que le fret. Après une faible progression, de 9 à 10 %, ces dernières années, un recul de la part modale du fret ferroviaire serait vu comme un échec.

Nouveaux investissements

Le ministère prépare d'ailleurs de nouveaux investissements. Il veut ainsi renforcer les 170 millions d'euros par an décidés dans le cadre du plan France relance pour le soutien à l'exploitation avec un apport de 30 millions d'euros par an supplémentaires, mais seulement à partir de 2025. Le fret recevra également 4 milliards d'euros sur la prochaine décennie, dont 2 milliards seront apportés par l'Etat, pour soutenir les infrastructures. Cela s'inscrit dans le cadre du plan de 100 milliards de soutien au ferroviaire décidé par la Première ministre en février.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/10/le-fret-ferroviaire-enfin-un-nouveau-depart.html

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BIC, toujours à la pointe de l’innovation

Publié le par Jacques SAMELA.

BIC, toujours à la pointe de l’innovation
BIC, toujours à la pointe de l’innovation

BIC, toujours à la pointe de l’innovation

Son désir était de créer un produit répondant à un besoin fondamental des consommateurs de l’époque, de s’affranchir d’une certaine idée de l’écriture, plutôt classique, il est vrai.

Et finalement, cela a largement dépassé ses attentes, car depuis près de 80 ans, nous utilisons plus que jamais cet outil conçu pour écrire, facilement et en douceur, et ce pendant quasi 3 km, soit le temps que mettrait l’encre à s’écouler. Je vous laisse faire vos calculs.

Donc, tout commença en 1944, à partir du moment ou Marcel Bich, entrepreneur franco-italien, et Edouard Buffard, son partenaire, décidèrent de s’installer ensemble pour créer des pièces d’instruments d’écriture.

En 1950, le rachat du brevet d’une invention élaboré par un certain Lazlo Biro (https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A1szl%C3%B3_Bir%C3%B3), un stylo, dont le roulement à bille et d’écoulement de l’encre l’inspirèrent, jusqu’à l’améliorer pour créer son propre stylo.

Il prendra le nom de « BIC Cristal », petit clin d’œil à son nom de famille, pressentant, en visionnaire, que ces trois lettres seraient facilement prononçables dans toutes les langues ?

Et en effet, pour lui donner raison, le succès vint tellement rapidement, qu’il décida tout naturellement de rebaptiser son entreprise, en l’appelant BIC.

Et ce succès, également international, il le complètera 6 ans plus tard avec le lancement en d’un autre grand classique de la marque, le stylo rétractable BIC M10.

Ensuite, dans l’idée d’être déjà incontournable, il s’appuiera sur le savoir-faire du célèbre affichiste français de l’époque, Raymond Savignac (https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Savignac) afin de créer ce qui deviendra pour longtemps l’image du groupe, le « BIC Boy ».

En 1970, advint un autre grand classique, le stylo BIC 4-Color, suivi deux ans plus tard, de la création de son 1er briquet de poche, assorti d’une flamme réglable, du jamais vu, si mes informations sont exactes.

Photo J.S

Photo J.S

Entre temps, le groupe intégrera la bourse de Paris (1972), signe s’il en est de son importance désormais acté dans l’économie française.

En 1975, rajoutant une corde à son arc, déjà bien pourvu, BIC lancera en exclusivité un rasoir monobloc, que l’on connait notamment pour sa couleur orange, toujours d’actualité aujourd’hui, mais quelque peu panaché d’autres couleurs.

Ensuite, fort de son positionnement de leader, le groupe se lancera dans diverses actions d’acquisitions, comme la célèbre marque française de dessin et de coloriage, Conté (https://www.inpi.fr/innovation/tresors/l-heure-de-la-rentree-decouvrez-l-histoire-du-crayon-conte), la marque Tipp-Ex, et la marque de stylo plumes (un petit retour en arrière ?) Stypen, mais aussi, s’ouvrira également à d’autres activités, comme celle des sports nautiques, avec la création de la marque BIC Sport.

Et jamais avare d’innovation, est lancé en 1993, le BIC Evolution, crayon graphite et de couleur, fabriqué à partir de matériaux recyclés (précurseur ?).

Et comme l’innovation, souvent, peut mener loin, voire très loin, après s’être depuis longtemps impliqué dans la réussite des écoliers du monde entier, dans celle des masses laborieuses, et j’en passe, en 2001, le stylo BIC Cristal entrera dans la collection du Museum of Modern Art de New-York, également connu sous l’appellation MOMA (https://www.moma.org/collection/works/82141), et en 2006, cela sera au tour du briquet de poche grand format et des rasoirs Classic Original Sensitive de rejoindre cette fois-ci le Musée National d’Art Moderne du Centre Georges Pompidou de Paris.

Puis, tout en continuant ses acquisitions de par le monde, flairant l’air du temps, comme avec l’achat du canadien Inkbox (www.inkbox.com), spécialisé dans le tatouage semi permanent, le groupe BIC s’associe aussi à TerraCycle (www.teracycle.com) en Europe, un pionnier de la collecte et de la réutilisation des déchets considérés comme non recyclables, ce qui vous vous en souvenez (voir ci-dessus) n’est pas une première.

Et aujourd’hui, toujours à la pointe, et ce malgré l’absence désormais de son patron emblématique, le Baron Bich, autre appellation du dirigeant* , le groupe continu d’imprimer sa patte sur ses secteurs de prédilection, malgré des difficultés inhérentes aux problématiques du moment, que sont le renchérissement des matières premières et l’augmentation des coûts de fret dans son ensemble, avec en 2021 un bénéfice net engrangé de 314,2 millions d’Euros, contre 93,7 millions un an plus tôt, soit une progression de 12,2 %, porté par l’une de ses nouvelles pépites que sont les cahiers numériques réutilisables Rocketbook (https://www.bicgraphic.com/fr/rocketbook-collection.html), dont l’activité sur cette année, a explosé de 55 %.

Ce qui peut paraître anachronique quand on connait désormais la genèse du groupe, mais finalement pas tant que cela, vu sa propension dès le début à innover, à sentir tout au long de son existence l’air du temps, mais sans pour autant oublier, ou abandonner ce qui  fait son succès, le stylo à bille, qui je le pressent (je me lance), restera encore longtemps dans les trousses des écoliers, sur les bureaux, à la maison, et ce malgré l’utilisation toujours aussi massive de nos écrans.

*Le titre de baron a été accordé à son arrière-grand-père Emmanuel Bich, syndic d'Aoste, le 13 juillet 1841 par le roi Charles-Albert de Sardaigne, duc de Savoie (Wikipedia).

Jacques Samela

 

Sources :

. https://corporate.bic.com/fr-fr/groupe/notre-histoire

. https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2020/12/21/un-jour-un-objet-fait-en-france-1-10-le-stylo-bic_6064075_4497319.html

. https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/bic-benefice-net-triple-et-rebond-des-ventes-en-2021-optimisme-pour-2022_AD-202202150484.html

 

 

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Xavier Niel (Ecole 42) & Le Wagon (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Xavier Niel (Ecole 42) & Le Wagon (suites)
Xavier Niel (Ecole 42) & Le Wagon (suites)

Après dix ans d’existence, l’école 42 accélère son internationalisation

https://www.frenchweb.fr/apres-dix-ans-dexistence-lecole-42-accelere-son-internationalisation/444169

Le 10/07/2023

 

Dix ans après sa création à Paris à l’initiative de Xavier Niell’école 42 duplique son modèle à l’international pour répondre à la « pénurie » de talents dans la tech et vise les 25.000 étudiants dans le monde d’ici 2025.

Ouverture d’un campus à Luanda (Angola) en juillet, à Antananarivo (Madagascar) en septembre… Depuis 2013, 42 s’est fait un nom, avec une pédagogie fondée sur le travail en équipe et l’absence d’enseignants, pour former gratuitement des jeunes non diplômés au codage informatique.

Mis sur pied pour « réparer l’ascenseur social » dans l’industrie du numérique, l’établissement, qui est ouvert à tous les profils « sans conditions de diplôme, d’origine, de sexe ou d’âge », revendique avoir formé 37.000 étudiants, dont 22% de femmes.

De quoi exporter son modèle au-delà de ses sept sites en France, avec 50 campus dans le monde financés par des partenaires locaux, comme en Amérique (Québec, Sao Paulo), en Asie (Tokyo, Séoul, Kuala Lumpur, Abu Dhabi, Bangkok), en Europe (Rome, Berlin, Londres), au Maroc ou encore en Australie

« C’est incroyable. Au début, on pensait tellement que ça n’allait marcher qu’en France que les premières écoles à l’étranger ne s’appelaient pas 42 », confie à l’AFP Xavier Niel, également fondateur du groupe Iliad (maison mère de l’opérateur Free) et président de 42.

« On a appris le mot +piscine+ (nom du test d’entrée d’une durée d’un mois, NDLR) à des dizaines de milliers de personnes dans 29 pays », renchérit celui qui a aussi fondé le plus grand incubateur de start-up au monde à Paris en 2017, Station F.

– « Soft power » –

Parfois invité dans les délégations des visites d’Etat du président français Emmanuel Macron, comme en août dernier en Algérie, Xavier Niel était présent lors de l’annonce de l’implantation d’une école 42 à Alger. Le signe de son « soft power » grandissant ?

« C’est un élément de diplomatie important, reconnaît il. Déjà parce que plein de personnes viennent en France pour voir l’école et, à côté de ça, on peut populariser quelque chose qu’on espère un tout petit peu français ».

« C’est un sujet positif pour les pays, quel que soit leur niveau (de richesse). On leur dit: +Écoutez, on est capable de vous aider à créer de l’emploi bien rémunéré, intelligent+. On essaie toujours de se dire que, localement, on est capable de créer quelque chose qui va aider le pays », souligne encore M. Niel.

Les formations spécialisées dans le code, gratuites ou payantes, se sont multipliées ces dernières années, alors que l’Institut Montaigne estime à 845.000 le nombre de nouvelles personnes à former en France entre 2023 et 2030 pour satisfaire le marché de l’emploi dans le secteur de la tech.

Outre 42, d’autres formations d’origine française ont essaimé à l’étranger comme le Wagon*, présent dans une trentaine de pays dont la Chine et qui offre une formation courte fondée sur le développement web, ou encore Simplon, qui forme au numérique des publics en difficulté ou en décrochage dans 44 pays.

Pour quel résultat ? « On a 100% » de taux d’embauche, affirme à l’AFP Sophie Viger, directrice générale de 42, tandis que bon nombre d’étudiants sont démarchés par des chasseurs de tête avant même d’avoir achevé leur cursus, dans des secteurs en plein essor comme l’intelligence artificielle ou la cybersécurité.

Parmi les têtes d’affiche des 400 jeunes pousses créées par des anciens de 42, les dirigeants citent notamment Alexis Barreyat et Kévin Perreau, les co-fondateurs de BeReal. Un réseau social qui était début septembre dernier l’application mobile la plus téléchargée aux Etats-Unis devant Instagram, TikTok et consorts.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/xavier-niel-l-oncle-d-amerique-de-la-french-tech.html

 

 *http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/04/le-wagon-sur-de-bons-rails.html

 

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L'industrie de défense (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

L'industrie de défense (suite)
L'industrie de défense (suite)

Historique, inédit... La France a exporté pour 27 milliards d'euros d'armements en 2022

La Tribune du 25/07/23

 

Les ventes du Rafale, notamment aux Émirats Arabes Unis (EAU), ont boosté les exportations de matériels militaires français en 2022 en atteignant un sommet de 27 milliards d'euros. Les EAU ont contribué pour plus de 60% au montant (16,9 milliards). Outre les EAU, la Grèce, l'Indonésie, la Pologne et Singapour sont dans le top 5 des clients de l'industrie d'armement français en 2022.

Même le ministère des Armées est un peu sous le choc... « En 2022, le montant des prises de commandes des entreprises françaises à l'exportation a atteint un chiffre jusque-là inégalé : 27 milliards d'euros », écrit-il dans le rapport 2023 au Parlement sur les exportations d'armement de 2022 de la France, dont La Tribune s'est procuré une copie. Plus précisément 26,97 milliards d'euros de systèmes d'armes exportés en 2022 par la France. Loin, très loin du précédent record de 2015 (16,9 milliards d'euros) Pourquoi ce montant astronomique ?

Évidemment le contrat du siècle avec les Émirats Arabes Unis (EAU) compte pour beaucoup dans ce bilan record pour environ 16 milliards d'euros (14 milliards d'euros pour les avions et 2 milliards pour les missiles). Au total, les EAU ont acheté pour 16,9 milliards d'euros aux industriels français en 2022. Soit plus de 60% du total des exportations françaises.

Signé en décembre 2021 et entré en vigueur en 2022, ce contrat d'acquisition de 80 avions de combat Rafale au standard F4, accompagné d'un contrat relatif à l'armement,
est « historique et exceptionnel », a précisé le ministère. Ce contrat témoigne également de la très forte reconnaissance des qualités opérationnelles du Rafale, a-t-il constaté.

Ainsi, la commande ferme de six Rafale par l'Indonésie (sur 42 commandés) et de six autres appareils par la Grèce confirme clairement le succès du Rafale à l'export, après une année 2021 déjà riche en contrats (Grèce, Égypte et Croatie).

En 2022, l'Indonésie est le troisième client des industriels français (près de 1,1 milliard d'euros). Et ce n'est terminé avec le contrat qui reste à négocier entre l'Inde et Dassault Aviation pour 26 Rafale Marine. A noter que sur les cinq premiers pays clients de la France sur la période 2013-2022, quatre ont acheté le Rafale (par ordre de classement : Émirats Arabes Unis, Égypte, Qatar et Inde), à l'exception du cinquième, Arabie saoudite en dernière position.

« Nos prises de commande d'armement en 2022 ont atteint un niveau historique avec près de 27 milliards d'euros. Elles révèlent en cela une caractéristique de nos exportations : l'armement français n'est pas seulement apprécié au travers du Rafale, qui avec ses armements contribue très largement à ce chiffre, il s'impose comme une référence mondiale dans un large spectre capacitaire : missiles, frégates, sous-marins, artillerie, hélicoptères, radars, satellites d'observation », commente le ministre des Armées, Sébastien Lecornu.

Un contrat dimensionnant pour Naval Group

Au-delà du Rafale, superstar du bilan 2022, l'année dernière a également été marquée par le contrat d'acquisition de trois frégates de défense et d'intervention (FDI) de Naval Group par la Grèce ainsi que leur maintenance et les armements associés. Avec l'achat de trois FDI et de six Rafale, la Grèce monte ainsi sur la deuxième marche du podium en 2022 avec 3,9 milliards d'euros de commandes en 2022.

En Europe, la Pologne, qui achète très peu à la France, a signé en 2022 un très belle commande pour plus de 600 millions d'euros. Elle s'est offert auprès d'Airbus Space deux satellites d'observation français en décembre 2022.

Les Polonais, qui ont acheté pour 668,6 millions d'équipements militaires à la France, reste néanmoins au pied du podium des clients des industriels tricolores (4e place du bilan 2022). Enfin, avec 549 millions d'euros de commandes à la France, Singapour se classe au 5e rang.

Sous l'impulsion des contrats Rafale, le secteur aéronautique représente 65 % des prises de commande en 2022, et le secteur des missiles et équipements environ 14 %. La zone Proche et Moyen Orient enregistre 64 % du total, la zone Europe maintient un niveau significatif de 23 %, suivie par la zone Asie avec 8 % des prises de commandes (dont 1,6 milliard d'euros pour l'Asie du Sud-Est).

Michel Cabirol

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/l-industrie-de-defense-innovations-exportations-emplois.html

 

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La France, une autre histoire (Rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, une autre histoire (Rappel)
La France, une autre histoire (Rappel)

Alors que cette année (2020), plutôt particulière vous le savez bien, nous serons pour la plupart amenés à prendre nos vacances en France, celles des juilletistes, des aoûtiens, et peut-être plus nombreux encore, des septembristes, oui, cela se dit bien comme cela.

Alors bien évidemment, les lieux habituels seront toujours appréciés et recherchés (moins de mer, plus de campagne, de montagne cette année ?), le patrimoine national lui, sera certainement redécouvert, ce pourquoi en fait que la France soit devenue au fil du temps la 1ère destination touristique mondiale. Cependant, il existe un autre tourisme, peu connu de chacun de nous, dédié lui à un autre patrimoine, plus industriel celui-ci, moins primordial il est vrai pour se reposer après une année de labeur, mais néanmoins instructif pour découvrir une autre France, une autre histoire, qui est celle de son passé, son présent, voir son avenir.

Mais qu’entendons-nous vraiment par patrimoine industriel ?

Sur le site de l’Institut National des Métiers d’Art (www.patrimoine-vivant.com), qui délivre le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence, il y est présenté comme ceci :

« Le patrimoine industriel comprend l’ensemble des témoignages matériels (paysages, sites de production tels usines, ateliers, moulins, documents, machines, outils, etc…) et immatériels (savoir-faire) des processus de production industrielle. »

D’autres définitions existent, une ayant même fait l’objet de l’élaboration d’un texte de référence en 2003 par The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (www.ticcih.org), intitulé la Charte Nizhny Tagil, la seule organisation internationale dans ce domaine à être reconnue comme experte par l’Icomos (www.icomos.org), et l’Unesco, où soit dit en passant, La France rassemble 45 lieux inscrits au patrimoine mondial.

Mais, à la différence d’autres pays, comme la Grande-Bretagne, la France n’a vraiment commencé à s’y intéresser qu’au milieu des années 70, avec le début de l’engouement historique et populaire des grandes régions industrielles que furent la Lorraine et le Nord Pas de Calais, berceaux des mines de charbons et du secteur du textile, et avec une enquête menée en 1975 par le précurseur de l’étude de l’archéologie des techniques et du patrimoine industriel français, Maurice Daumas (1910 – 1984), dont le sujet était consacré aux bâtiments industriels aux XVIIIème et XIXème siècles en France.

Un an plus tard, un colloque sur la conservation du patrimoine industriel dans les sociétés contemporaines entérinera la reconnaissance de ce sujet comme champ d’étude, suivi en 1978 par la création du « Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel français », et en 1983 de la « Cellule du patrimoine industriel ».

Et depuis, je ne sais si notre pays a rattrapé son retard, en tout cas, en 2017, les sites industriels comme les manufactures anciennes, forges, salines, chocolateries, centrales nucléaires, raffineries de pétrole, ateliers d’articles de luxe, hauts- fourneaux, qui seraient près de 900, sur les 43 000 monuments historiques que conterait l’hexagone, ont accueillis près de 15 millions de visiteurs, incluant également les 5 000 et plus entreprises s’ouvrant au public, le plus souvent des TPE-PME, et ce dans tous secteurs.

 L’ancien côtoie donc le présent, garant souvent d’une pérennité sur un territoire bien déterminé, avec pour les acteurs d’aujourd’hui, une visibilité et une reconnaissance non négligeable venus d’ailleurs, notamment en termes d’achats de produits dérivés, 2,5 fois supérieurs aux achats sans visites, sans omettre pour autant la population locale, pas toujours au fait de son propre patrimoine.

Mais cela, les régions l’ont finalement bien comprises, puisque maintenant il est de bon ton de proposer des parcours touristiques différents ou complémentaires (voir documents ci-dessous), incluant justement des sites industriels. Et comme cette année, je l’ai déjà dit, nous resterons plutôt en France, c’est peut-être le bon moment pour y découvrir d’autres pépites de nos régions.

Et pour cela, je vous conseille de vous rendre sur les sites internet de différents acteurs (voir ci-dessous), très au fait de ces nouvelles réalités, et à même surtout de vous aider à choisir des sites d’intérêts, ou à vous informer au mieux de ce que représente vraiment le tourisme industriel.

Mais, avant de clôturer ce dossier, et au cas où vous aurez l’occasion malgré tout de partir en Europe, sachez qu’un parcours à l’échelle du continent existe, il s’appelle même « La Route européenne du patrimoine industriel » (https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage), représentant près de 1 800 sites, sous la forme de 14 itinéraires thématiques mettant en lumière les différentes époques de l’industrialisation européenne.

Excellentes visites, de bonnes vacances,  et n’hésitez pas à me faire parvenir des photos, afin de les publier par la suite.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.cilac.com

. www.patrimoine-vivant.com

. https://www.usinenouvelle.com/editorial/en-images-ces-sites-industriels-francais-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco.N863560

. https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage

. https://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/tourisme-industriel

A découvrir

. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/patrimoine-industriel

. https://www.plusbeauxdetours.com/categorie/tourisme-industriel/

. www.entrepriseetdecouverte.fr

A se procurer :

. https://www.routard.com/evenements-en-voyage/cid138535-la-visite-d-entreprise-en-france-avec-le-routard.html

A lire :

. Au cœur du patrimoine industriel français de Marie-Hélène Chaplain

. Architectures et paysages industriels, l’invention d’un patrimoine de Jean-François Belhoste et Paul Smith

A ne pas manquer :

. Journées européennes du Patrimoine 2020 (09 & 10 septembre 2020), avec comme thème, "Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie !". www.culture.gouv.fr

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/07/la-france-une-autre-histoire.html

 

 

 

 

 

 

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Juin 2023

Publié le par Jacques SAMELA.

Juin 2023
Juin 2023

CLASSEE. Dans les 5 % des meilleurs universités du monde l’Université de Franche-Comté, selon la nouvelle édition du classement du Center for World University Ranking (CWUR).

 

PREMIERE. Souris 100 % recyclable au monde inventé par la société française AMI (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/06/de-iskn-a-ami-l-avenir-est-tout-trace.html), réalisée en plastique et avec un aimant, elle est totalement dépourvue d’électronique.

Présences Grenoble du 01 juin 2023

 

MONDIAL Le centre d’innovation que le groupe Forvia (ex-Faurecia) va implanter à Lyon. Dédié aux matériaux durables, il s’appellera Materi’Act.

Bref Eco du 01 juin 2023

 

LIVRAISON. De 130 tramways Citadis à la ville de Philadelphie par le groupe Alstom, après avoir remporté une commande de 667 millions d’Euros.

L’Usine Nouvelle du 02 juin 2023

 

AMBITIONS. Internationale affichée pour la société Arkance (www.arkance-systems.fr), filiale du groupe Monnoyeur et spécialisée dans la transformation digitale de la construction, après avoir fait l’acquisition d’un acteur fortement implanté aux Etats-Unis et en Asie, la société VinZero. Disposant de 550 salariés, elle détient 32 bureaux.

Batiactu du 05 juin 2023

 

AUGMENTATION. De la présence du groupe Eiffage Energies Systèmes aux Pays-Bas, après avoir mis la main sur une société spécialisée dans la conception, la construction et la maintenance de tableaux électriques.

Batiactu du 06 juin 2023

 

ACHAT. De 14 hélicoptères militaires de transport tactique à longue portée H225M Caracal du groupe Airbus Helicopters pour les forces spéciales néerlandaises.

Air & Cosmos du 06 juin 2023

 

CONTRAT. Pour le groupe Keolis en Suède, pour l’exploitation et la maintenance d’un réseau de bus urbains et suburbains desservant différentes villes au nord et à l’ouest de Stockholm. D’une durée de 10 ans, pour un montant global de 600 millions d’Euros, il débutera en août 2024, et concernera 54 lignes, composées de 200 véhicules à énergies alternatives.

Mobilités Magazine du 12 juin 2023

 

ASSOCIATION. De collaboration entre le spécialiste française de la production d’hydrogène vert, Lhyfe, et le producteur et distributeur espagnol d’énergie Capital Energy, pour le développement de projets d’hydrogène offshore renouvelable au large de l’Espagne et du Portugal.

Mobilités Magazine du 13 juin 2023

 

CONCEPTION. D’une des plus grandes usines de dessalement au monde pour le groupe Veolia aux Emirats arabes unis, qui alimentera en 2025, plus de 200 000 foyers en eau potable.

L’usine Nouvelle du 14 juin 2023

 

RECONDUCTION. De trois contrats, plus un nouveau pour le groupe Transdev au profit du gestionnaire des transports de voyageurs de la ville de Montréal, la société Exo.

Mobilités Magazine du 15 juin 2023

 

INAUGURATION. D’un nouveau centre d’innovation et de recherche en Chine (Shanghai) pour le groupe Fabre, dont le domaine concernera l’activité dermo-cosmétique, et deviendra en cela la 1ère filiale internationale de l’activité.

Industries Cosmétiques du 19 juin 2023

 

PHARAHONIQUE. La commande de la compagnie low-cost indienne, Indigo, en réservant d’un coup, 500 A320 NEO du groupe Airbus.

La Tribune du 19 juin 2023

 

COMMANDE. Supplémentaire de la compagnie aérienne australienne Qantas pour neuf avions de type A220-300.

Air & Cosmos du 20 juin 2023

 

PREMIER. Contrat à l’export pour le drone tactique Patroller du groupe Safran auprès de l’armée de terre grecque, et ce à hauteur de 4 exemplaires.

La Tribune du 20 juin 2023

 

INVESTISSEMENT 1. De 40 millions d’Euros pour le groupe Bosch sur son site de Saint-Thégonnec dans le Finistère, avec également 200 embauches pour compléter son équipe déjà sur place.

Le Télégramme du 20 juin 2023

POURSUITE. Du maillage international pour la Maison de prêt à porter Montagut, après s’être installé au Vietnam et en Inde, complétant encore plus son activité hors de France, avec 65 millions d’Euros de chiffre d’affaires sur les 80 au global.

Les Echos du 20 juin 2023

 

DEUX. Les contrats remportés par la société Arcure, spécialiste de l’IA appliquée au traitement de l’image dans l’industrie, lui assurant de vendre au cours des 3 prochaines années 500 Blaxtair, produit phare garantissant une gestion efficace des risques d’accidents.

VIPress.net du 22 juin 2023

 

SELECTION. Du groupe Engie, à la tête d’un consortium, pour un méga projet de production d’hydrogène et d’ammoniac verts à Oman. Attendu pour 2030, le coût du projet est estimé à 7 milliards de dollars.

INVESTISSEMENT 2. De 170 millions d’Euros du groupe allemand Liebbher près de l’ancienne centrale de Fessenheim, pour ouvrir un nouveau site de production en 2025, avec la création à terme de près de 300 emplois.

L’usine Nouvelle du 22 juin 2023

 

INSTALLATION. En France du second supercalculateur exascale européen Jules Verne.

Actuia.com du 22 juin 2023

 

ERECTION. Dans le ciel d’Athènes de la plus haute tour (200 m) de Grèce construite par le groupe Bouygues.

Batiactu du 23 juin 2023

 

CUMUL. De commandes pour la société Elixir Aircraft durant le 54ème salon du Bourget, atteignant un total de 14 exemplaires vendus de son avions Elixir 100HP.

Air & Cosmos du 23 juin 2023

 

CONSOLIDATION. Des activités du groupe Egis en Amérique du Nord, après s’être emparé de la société McIntosh Perry, implanté au Canada et aux Etats-Unis, et spécialisée dans le domaine de l’ingénierie dans les infrastructures publiques, les bâtiments et l’énergie, ainsi que de son chiffre d’affaires sur 2022, avec un montant de 1,48 milliards d’Euros, en hausse de 27 % par rapport à 2021.

L’Usine Nouvelle du 27 juin 2023

 

SOMMET. Atteint pour l’alpiniste Sophie Lavaud, après être devenue la 1ère française à atteindre la cime des 14 montagnes de plus de 8 000 m à travers le monde, dont le dernier en date, le Nanga Parbat, situé au Pakistan, et ce en 12 heures d’ascension dans des conditions plus que difficiles.

20 Minutes du 28 juin 2023

 

CO-EXPLOITATION. Entre le français Imerys et l’anglais British Lithium dans le cadre du plus gros gisement de lithium au Royaume-Uni, afin de pouvoir équiper dès le démarrage de sa production, 500 000 véhicules électriques par an.

REVISION. A la hausse des objectifs du groupe Renault, avec une marge opérationnelle prévue entre 7 et 8 %, soit sa meilleure performance depuis 20 ans.

La Tribune du 29 juin 2023

 

PRODUCTION. De systèmes de propulsion électrique pour satellites pour le groupe Safran Electronics & Defense, au profit de la société américaine Terran Orbital.

VIPress.net du 29 juin 2023

 

CHOIX. Du groupe Thales pour équiper les marines belges et néerlandaise de frégates de lutte anti-sous-marine, dont le contrat se monte à plusieurs centaines de millions d’Euros.

L’Usine Nouvelle du 29 juin 2023

 

MULTIPLICATION. Des coopérations entre l’Italie et la France dans le domaine de l’armement, signant notamment durant le salon du Bourget, un protocole d’accord pour la rénovation à mie-vie (MLU) des 4 frégates Horizon des marines françaises et italiennes, suivant en cela la méga-commande commune du missile Aster en début d’année, et l’arrivée de l’Italie dans le programme de missiles franco-britannique FMAN/FMC.

La Tribune du 30 juin 2023

Publié dans Revue de presse

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