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Blog d'informations positives à tendance économique, pour un autre regard sur la France
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Le brevet européen à effet unitaire sera instauré le 1er juin
https://www.pei-france.com/article/le-brevet-europeen-a-effet-unitaire-sera-instaure-le-1er-juin/
Le 12 MAI 2023
Annoncé depuis de nombreuses années, le brevet européen à effet unitaire deviendra une réalité le 1er juin 2023 et entraînera des changements très positifs pour l'innovation française et les PME qui veulent protéger leurs inventions
Jusqu’à présent, un inventeur pouvait protéger son invention en Europe par un brevet national ou bien par un brevet européen. Toutefois, ces brevets européens délivrés devaient être validés et maintenus en vigueur individuellement dans chaque pays où ils produisaient leurs effets. Ce processus pouvait être complexe et très coûteux. Les exigences de validation variaient d'un pays à l'autre et pouvaient entraîner des coûts directs et indirects considérables : traductions, taxes, frais de représentation multiplié par le nombre de pays où le titulaire souhaitait valider son brevet européen. Annoncé depuis de nombreuses années, le brevet européen à effet unitaire deviendra une réalité le 1er juin 2023 et entraînera des changements très positifs pour l'innovation française et les PME qui veulent protéger leurs inventions. Le brevet européen à effet unitaire supprimera enfin la nécessité de procédures de validation nationales complexes et coûteuses. L'Office européen des brevets servira de guichet unique permettant d'obtenir aisément l'inscription d'un brevet unitaire. Aucune taxe ne sera due pour le dépôt et l'examen de la demande d'effet unitaire, ni pour l'inscription d'un brevet unitaire. Plus de taxe annuelle non plus. Et à l'issue d'une période transitoire de six ans, aucune traduction ne sera requise après la délivrance.
Pour en savoir plus : https://www.epo.org/applying/european/unitary/unitary-patent_fr.html
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html
Lancement de la saison 2023 de surveillance et de lutte contre le moustique tigre en Nouvelle-Aquitaine (Communiqué)
17/05/2023
Émis par : ARS Nouvelle Aquitaine
La progression du moustique tigre se poursuit sur le territoire métropolitain ce qui augmente le risque de foyers épidémiques autochtones. La saison de surveillance du moustique tigre a débuté le 1er mai et se poursuivra jusqu’au 30 novembre. Le plan d’action de lutte contre les maladies vectorielles 2023 a été lancé en Nouvelle-Aquitaine.
Le moustique tigre est désormais actif dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine hormis la Creuse. Il est cependant implanté de manière inégale sur les territoires.
Sous l’impulsion de l’ARS, des actions de sensibilisation et de formations sont conduites auprès des agents des collectivités territoriales pour qu’elles puissent sensibiliser la population afin de repérer et supprimer les gîtes larvaires dans l’espace public.
Car même si la commune est déjà colonisée par le moustique tigre depuis plusieurs saisons, ces gestes restent indispensables ! Ils permettent d’éviter la prolifération du moustique, ou du moins, retarder son invasion.
Lutter contre le moustique tigre pour prévenir le risque d’épidémie
Outre la nuisance indéniable qu’il entraîne, il faut impérativement lutter contre la présence du moustique tigre en raison du risque épidémique qu’il représente. Il est en effet potentiellement « vecteur » des virus de la Dengue, du Chikungunya, et du Zika.
Si ces maladies ne sont pas encore présentes de manière régulière ou permanente en métropole, elles sévissent dans plusieurs endroits du globe (foyers en Guadeloupe et en Martinique).
Ces maladies vectorielles peuvent aussi être importées par des voyageurs porteurs du virus (ce qu’on appelle des cas importés).
Si un cas de Dengue, Chikungunya ou Zika est diagnostiqué, le médecin le déclare immédiatement à l’ARS. Cette déclaration déclenche une enquête de repérage du moustique autour du domicile du patient. Si le résultat des analyses est positif, une opération de démoustication dans un rayon de 150 mètres peut être déclenchée.
Si le moustique tigre pique une personne malade, il peut transmettre le virus en piquant d’autres personnes (ce qu’on appellerait un cas autochtone) ce qui pourrait être le début d’une épidémie. Plusieurs foyers de transmission autochtone ont été observés en métropole ces dernières années (60 cas autochtones ont été identifiés au cours de la saison 2022). Il y a donc un risque important que ces situations se répètent plus fréquemment, en lien avec le changement climatique.
Lien vers la vidéo de l’ARS Nouvelle-Aquitaine « Comment lutter contre le moustique tigre »
Où en est-on du risque sanitaire ?
Jusqu’à présent en Nouvelle-Aquitaine, l’ARS qui travaille en collaboration avec Santé publique France et les médecins de la région, a réussi àstopper très rapidement le risque d’épidémie quand une personne porteuse de ces maladies revient de zone de circulation du virus (voyageur revenant des Antilles par exemple).
En 2022, 44 cas importés de Dengue ont été signalés et investigués en Nouvelle-Aquitaine (285 cas sur la France entière). Grâce aux mesures mises en œuvre, aucun cas autochtone de maladie transmise par le moustique tigre (personne qui n’a pas voyagé et qui a contracté la maladie suite à une piqure de moustique en métropole) n’a été recensé dans notre région.
>> Retrouvez toutes les recommandations à l’attention des voyageurs, sur le site de l’ARS.
Cependant, il est à noter qu’au cours de l’année 2022, un premier cas autochtone à virus Usutu a été identifié en Nouvelle-Aquitaine. Mais il a été transmis par une autre espèce de moustique, le Culex (réservoir aviaire).
Contact : ars-na-communication@ars.sante.fr
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Un anti-moustique imprimé en 3D moins nocif pour l’Homme
https://www.3dnatives.com/anti-moustique-imprime-3d/
Publié le 26 octobre 2022 par Tom Comminge
Le moustique est l’animal le plus meurtrier du monde. D’après l’Organisation mondiale de la Santé, cet insecte tuerait environ 1 million de personnes par an. A titre de comparaison, l’Homme est responsable de la mort d’environ 580 000 individus. Il est présent dans le monde entier, à l’exception de l’Antarctique et d’îles comme l’Islande. La raison de leur dangerosité ? Les moustiques sont porteurs de maladies telles que le paludisme et la dengue. Ces maladies se répandent très rapidement, notamment à cause du réchauffement climatique qui rend le climat plus adapté à leur prolifération. Selon l’OMS, 241 millions de cas de paludisme dans le monde ont été recensés en 2020.
Pour ceux qui ne sont pas à risque pour l’Homme, les moustiques restent tout de même gênants. Leurs piqûres sont irritantes, provoquent des rougeurs et peuvent gonfler en cas d’allergie aux insectes. Pour les repousser, il existe de nombreuses méthodes. Les répulsifs demeurent une solution efficace pour les tuer, mais ils peuvent également nuire à notre santé. Cela est provoqué par un ingrédient actif utilisé dans la plupart de ces produits, le DEET. C’est pourquoi, des chercheurs allemands de l’université Martin-Luther de Halle-Wittenberg ont mis au point un anti-moustique imprimé en 3D à priori moins nocif.
Anneau répulsif imprimé en 3D (crédits photo : Uni Halle / Fanfan Du)
Un répulsif imprimé en 3D portable
Cette solution anti-moustique se présente sous la forme d’un accessoire portable imprimé en 3D contentant un répulsif chimique. Les insectifuges les plus efficaces ont tendance à être de nature synthétique, comme le DEET mentionné précédemment. Des répulsifs naturels existent sur le marché, mais leur efficacité s’estompe en quelques heures nécessitant ainsi plusieurs applications dans la journée. Les chercheurs ont alors choisi de fabriquer leurs prototypes en utilisant le produit chimique IR3535. L’équipe a ensuite utilisé une technique d’impression 3D spéciale pour introduire leur répulsif dans un polymère (PLA) biodégradable. L’accessoire peut ainsi être imprimé sous la forme d’une bague ou d’un bracelet, tout dépend de la manière souhaitée par le concepteur.
« L’idée de base est que l’insectifuge s’évapore en permanence et forme une barrière contre les insectes », a déclaré Fanfan Du, auteur principal de l’étude et doctorant à MLU. Le taux d’évaporation dépend de plusieurs facteurs, notamment la température ou la structure du polymère utilisé. Des tests ont ainsi été réalisés. Les anneaux se sont avérés efficaces dans des environnements contrôlés. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer dans quelles situations les accessoires fonctionnent en conditions réelles. Après de nombreux essais, le répulsif aurait mis plus d’une semaine à s’évaporer complètement à une température corporelle de 37°. L’équipe de chercheurs a publié ses conclusions dans l’International Journal of Pharmaceutics, et vous pouvez les lire ICI.
Que pensez-vous de cette solution anti-moustique ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !
*Crédits photo de couverture : Eat this, not that
Alors que d’aucuns veulent remettre au goût du jour une certaine Révolution Nationale (https://histoire-image.org/etudes/revolution-nationale-redressement-maison-france), il est effectivement de bon ton de rappeler pourquoi d’autres se sont levés pour défendre leur pays face à l’ennemi de l’époque, aidé en cela par ses sbires (https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/la_collaboration/35120), mais surtout pour défendre une certaine idée de la démocratie française, même non parfaite, où nous vivons encore aujourd’hui, et j’espère demain.
Donc, voici ma contribution à cette journée, dédiée à la Résistance.
Jacques Samela
La Journée nationale de la Résistance
https://www.education.gouv.fr/la-journee-nationale-de-la-resistance-8267
L'Assemblée nationale a instauré le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance. Cette journée est l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance.
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27 mai : le symbole de l'union
La date du 27 mai fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s'est déroulée le 27 mai 1943 dans l'appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four à Paris. Délégué du général de Gaulle, Jean Moulin souhaitait instaurer ce conseil dans le but d'unifier les divers mouvements de Résistance souvent désorganisés et cloisonnés et de coordonner l'action de la Résistance. Sous la présidence de Jean Moulin, le Conseil national de la Résistance réunit les représentants des huit grands mouvements de résistance, des deux grands syndicats d'avant-guerre ainsi que les représentants des six principaux partis politiques de la troisième République.
Après la Libération, le programme d'action de la Résistance, connu sous le nom "Les jours heureux", paraît en 1944 et conduit à la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques donnant la priorité à l'accès à l'éducation pour tous et posant les bases du modèle social français. Il inspire également la rédaction du préambule de la Constitution de la quatrième République, qui fait partie des textes fondamentaux de notre droit actuel.
Rendre hommage à ceux qui ont résisté à l'oppression
La Journée nationale de la Résistance est l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance, comme :
Elle permet également de rappeler aux jeunes générations l'engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l'occupant nazi et le régime collaborationniste de Vichy.
Les collèges et les lycées sont invités à s'associer à cette commémoration. Des manifestations ou des activités éducatives spécifiques peuvent être organisées, en lien avec les programmes d'enseignement et prendre différentes formes :
Les enseignants ont à leur disposition un ensemble de ressources et outils pédagogiques et peuvent :
Ressources
Sites à consulter :
Eduscol
Journée nationale de la Résistance
Fondation de la Résistance
www.fondationresistance.org
70e anniversaire de la libération du territoire et de la victoire sur la barbarie nazie
www.le70e.fr
Réseau Canopé
Les dossiers pédagogiques sur Réseau Canopé
Texte de référence
Instauration de la Journée nationale de la Résistance
Loi n° 2013-642 du 19 juillet 2013
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A voir
Résistances
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-023661/resistances/
Quand le maréchal Pétain décide de l’armistice le 17 juin 1940, nombre de Français n’acceptent pas la débâcle et entrent en résistance. Après les premiers actes résistants « bricolés » des débuts, l’armée des ombres s’organise en réseaux et leurs actions prennent de l’ampleur. A travers les destins entrelacés d’une trentaine d’hommes et de femmes, cette série documentaire reconstitue le puzzle de la Résistance.
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Le musée de l'Ordre de la Libération
https://www.ordredelaliberation.fr/fr
Le musée de l'Ordre de la Libération a été créé aux Invalides en 1970. Il est dédié à l'ordre fondé par le général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale et aux Compagnons de la Libération. Ses collections retracent le parcours de ces combattants de la France libre et de la Résistance intérieure et de ceux qui furent déportés pour avoir résisté à l'oppression nazie. Entièrement rénové en 2016, il présente plus de 2 000 pièces illustrant le parcours des Compagnons dans un espace de 1 200m2.
L'exposition permanente
Les objets et documents personnels qui constituent la collection permanente ont essentiellement été donnés par les Compagnons de la Libération eux-mêmes ou par leur famille. Ils témoignent de l’engagement et des épreuves traversées et retracent l'histoire de la France libre de 1940 à 1945.
L'exposition permanente présente le parcours des Compagnons à travers 3 espaces principaux :
Si un grand nombre de pièces sont tout à fait exceptionnelles par leur rareté, elles le sont aussi par les personnalités auxquelles elles se rattachent.
Sont notamment exposés les tenues de Jean Moulin et du commandant - futur maréchal - Leclerc, des fanions pris à l’ennemi sur les champs de bataille d’Afrique et d’Europe, les armes, insignes et emblèmes des Compagnons de la Libération, les premiers pavillons de marine de la France libre, des dessins originaux réalisés dans les camps de concentration, des tracts, journaux et poste-émetteurs clandestins.
Pour préparer votre visite, découvrez les collections du musée à travers une vidéo interactive.
Choisissez une capsule vidéo pour comprendre ce qu’est l’Ordre de la Libération et son musée. Approfondissez votre parcours à travers ses thématiques : le général de Gaulle, la France libre, la Résistance intérieure, la Déportation et des objets emblématiques présentés dans les espaces du musée.
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le musée de la Libération de Paris
https://www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr/
Pour le 75e anniversaire de la Libération de Paris, le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin a ouvert ses portes dans son nouveau site place Denfert-Rochereau.
Venez découvrir une page fondamentale de l’histoire de France au travers du parcours de deux hommes très différents, Jean Moulin et Philippe de Hauteclocque. Leur objectif commun ? La libération de la France dont la Libération de Paris est le symbole le plus fort.
L’occasion également d’une plongée souterraine dans un haut-lieu de la Libération de Paris, ouvert pour la première fois à la visite : un abri de défense passive utilisé comme poste de commandement par le colonel Rol (futur Rol-Tanguy), chef des FFI de la région parisienne.
A lire
A revoir
A chanter
Le Chant des partisans
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé, les tueurs, à vos armes et vos couteaux, tirez vite,
Ohé, saboteurs, attention à ton fardeau, dynamite.
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
II y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue ou on crève.
Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne
Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine
Source : LyricFind
25e anniversaire de la BCE
https://www.ecb.europa.eu/press/key/date/2023/html/ecb.sp230524~4e026cefbc.fr.html
Discours d’ouverture de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, à l’occasion des célébrations du 25e anniversaire de la BCE
Francfort-sur-le-Main, le 24 mai 2023
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La Banque centrale européenne
https://europa.eu/european-union/about-eu/institutions-bodies/european-central-bank_fr
https://www.ecb.europa.eu/home/languagepolicy/html/index.fr.html
La Banque centrale européenne (BCE) gère l'euro et élabore et met en œuvre la politique économique et monétaire de l'UE. Son principal objectif consiste à assurer la stabilité des prix et à soutenir ainsi la croissance économique et la création d'emplois.
Que fait la BCE ?
Composition
Le président de la BCE représente la Banque lors des réunions européennes et internationales de haut niveau. Les trois instances de décision de la BCE sont les suivantes:
Comment fonctionne la BCE ?
La BCE travaille en collaboration avec les banques centrales nationales de tous les pays de l’UE. Ensemble, elles forment le Système européen de banques centrales.
Elle dirige la coopération entre les banques centrales au sein de la zone euro (l'eurosystème).
Que font les instances de décision?
Et alors que la France vient de voir sa note de solvabilité baissée par l’agence Fitch Ratings (www.fitchratings.com), passant pour le coup de AA à AA-, soit du 3ème au 4ème rang de confiance, due sans aucun doute au contexte social actuel (https://www.lafinancepourtous.com/2023/05/04/que-signifie-la-degradation-de-la-note-souveraine-de-la-france-par-une-agence-de-notation/), il faut rappeler que deux autres sociétés complètent le tableau, en l’occurrence Moody’s (www.moodys.com), et Standard & Poors (www.spglobal.com), représentant à elles trois 85 % du marché dit du « Credit Ratings » ou de la notation financière.
De nature privée, américaines, leurs résultats souvent craints, mais aussi parfois décriés, car selon leurs détracteurs, juges et parties, ne prenant en considération qu’un instant donné, ce que reproche justement aujourd’hui le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, estimant lui que l’appréciation de l’agence en question relève d’une vue pessimiste de la situation, sans reconnaître en cela les réformes engagées et en cours de mise en place. L’avenir jugera.
Mais effectivement, n’ont-elles pas démontrées par le passé qu’elles pouvaient se tromper, voire occulter certains chiffres ? Je pense aux notamment à la crise dite des subprimes en 2008 (https://www.lexpress.fr/economie/les-agences-de-notation-rattrapees-par-les-subprimes_1484732.html), qu’elles n’ont pas vu ou voulu voir venir, voire plus récent, avec l’absence d’informations de leurs parts quant aux dysfonctionnements au sein du groupe Orpéa, dont le livre intitulé « Les Fossoyeurs » de Victor Castanet fait écho.
La concurrence serait-elle donc biaisée ? Car, qu’en est-il du secteur dans son intégralité, les 15 % restant, et notamment en France ?
Eh bien, deux acteurs semblent sortir du lot, avec chacun sa spécialité, puisque l’un est plutôt axé vers les start-ups en devenir, il s’agit de Early Metrics (www.earlymetrics.com), et l’autre, Qivalio (www.ethifinance.com), assez similaire aux trois leaders que vous connaissez à présent.
Une présentation s’impose donc, et fidèle à mon mode de fonctionnement, je commencerai donc par la société Early Metrics.
Créée en 2014 par deux anciens du cabinet de conseil PWC, sa spécialité est donc axée sur la notation des startups / PME innovantes, et elle en est le leader en Europe.
Son modèle, mesurer le potentiel de croissance de jeunes pousses pour le compte de groupes souhaitant investir ou tout simplement s’informer sur les tendances à venir dans leur secteur d’activité, avec depuis sa création, près de 300 clients, grands groupes, investisseurs, institutionnels, ayant à ce jour utilisés ses services, et ce auprès de plus de 3 500 startups européennes.
Sa méthodologie elle, consiste à évaluer par une analyse dite de backtesting (https://fr.wikipedia.org/wiki/Backtesting) le management, le projet, ainsi que le marché de toute les startups innovantes susceptibles d’intéresser ses clients, et de leur démontrer au final qu’elles sont capables de répondre à leur désiderata, soit d’être solvable dans un futur proche, et être la pépite sur laquelle ils peuvent parier financièrement. Et tout cela dans un esprit de transparence, notamment en ne souhaitant afficher aucuns liens avec les entreprises qu’elle note, désireuse en cela de conserver sa totale indépendance.
Mais au fait me direz-vous, comment cela se déroule-t-il ?
En fait, après s’être référée à des données publiques, comme par exemple des informations financières, elle s’appuie sur les 3 critères déjà présentés ci-dessus pour y révéler le potentiel de l’entreprise en cours de notation, organisant même un entretien de 2 heures avec les fondateurs afin d’approfondir avec eux l’étude en cours, rajoutant pour le coup 27 nouveaux critères.
Et au final, une note sur 100 est attribuée, complétée par un suivi de près de 3 ans, permettant sur un temps assez long, d’évaluer le potentiel et la pérennité du projet en cours, avec comme résultat depuis le début, que les start-ups classées au plus haut dans leurs études, auraient connu une croissance de 161 % de leur chiffre d’affaires, de 138 % de la taille de leurs équipes, et levé 120 % de leur objectif initial de financement.
Résultats qui devraient sans aucun doute lui apporter de nouveaux clients, conforter son positionnement de leader de la notation de startups et de PME innovantes en Europe, et peut-être s’ouvrir d’autres marchés encore plus importants, comme les Etats-Unis, la Chine, faisant que les « Big Three » se sentiront un peu concurrencés sur leurs plates-bandes, notamment si Early Metrics décide de décliner son savoir-faire à la notation dans un sens large du terme. Sa direction y pense-t-elle ? Certainement, mais je n’ai actuellement pas d’informations à vous fournir.
Par-contre, concernant le second protagoniste du sujet, j’en ai.
En effet, tout commence donc en 2004 avec la création de la société Spread Research, unique agence française de notation à l’époque à être homologuée par les autorités européennes, les autres étant vous le savez désormais nos trois sociétés américaines, mais aussi la canadienne DBRS (www.dbrsmorningstar.com), ou l’allemande Scope Ratings (www.scoperatings.com).
Non dépourvue d’ambitions, malgré sa taille, il fut quand même décidé en 2017 de s’associer avec la société Ethifinance (www.ethifinance.com) afin de créer la 1ère offre européenne intégrée de notation financière et extra-financière sous l’appellation Qivalio, confirmant en cela la volonté de rester la seule agence française à être agréée auprès de l’Autorité européenne des marchés financiers (www.esma.europa.eu), avec à la clé, des offres diverses que l’on retrouvent auprès de marques du groupe que sont Spread Research pour la partie inhérente à la recherche crédit indépendante, Qivalio Rating en tant qu’agence de notation financière, Qivalio Ratings pour la modélisation des risques, et Ethifinance comme agence de notation et de conseil extra financiers.
Soit une large palette de prestations haut de gamme, l’amenant à répondre au mieux à ses clients, français (40 %) et autres européens (60 %), plus que satisfait, occasionnant depuis 2018 une progression de son chiffre d’affaires de 25 %. Certainement la rançon de son succès.
Mais ne souhaitant pas rester immobile, ayant même plutôt l’ambition de devenir un des leaders européen de la profession, le groupe entreprend des actions de rachats ciblées, afin notamment de répondre à une demande de plus en plus pressante sur le dispositif de notation ESG (Environnemental, Social & Gouvernance) de la part des entreprises, grandes, moyennes et petites, souhaitant anticiper au mieux l’avènement des enjeux de transformations environnementales et sociétales, en cours de généralisations dans le monde économique.
Soit de nouvelles perspectives pour continuer à gagner des parts de marchés dans ce monde si concurrentiel de la notation, avec espérons-le, une part encore plus grande prise par nos leaders français.
Jacques Samela
Sources :
. https://earlymetrics.com/fr/
. https://www.ethifinance.com/fr/presentation
. https://www.next-finance.net/Qivalio-premiere-agence-de
A lire :
. https://www.economie.gouv.fr/facileco/agences-notation-role-crise-reforme#
https://www.defense.gouv.fr/ministere/loi-programmation-militaire-2019-2025/projet-loi-finances-armees-2023-lpm-annee-5#:~:text=En%202023%2C%20le%20budget%20des,milliards%20d'euros%20en%202023.
En 2023, le budget des armées françaises sera pour la 6ème année consécutive en augmentation. Depuis 2017, la nouvelle trajectoire budgétaire a permis de faire passer les crédits des armées de 32,3 milliards d’euros à 43,9 milliards d’euros en 2023 avec hausse historique à 3 milliards d’euros en 2023.
Cette politique portée pour la sixième année consécutive par le Président de la République porte ses fruits : elle assure à la France une crédibilité auprès de ses alliés ; elle donne à nos forces une supériorité sur le terrain grâce aux investissements importants dans notre programme capacitaire ; et offre à nos militaires de meilleures conditions d’engagement.
Il nous appartient désormais de poursuivre ces efforts pour que notre Nation soit à la hauteur des défis que l’Histoire dresse devant elle : ce que nous préparons avec une nouvelle loi de programmation militaire 2024-2030, que nous présenterons au Parlement dès 2023.
Visualiser et télécharger le fichier Projet de loi de finances - 2023 - LPM année 5
2022, année record des investissements italiens en France
Par Marie-Astrid Roy | Publié le 15/05/2023
Quelque 139 décisions italiennes d’investissement ont été recensées en France en 2022, soit une hausse de 45 % en un an. Grâce à cette forte progression, l’Italie retrouve une place dans le Top 5 des principaux investisseurs étrangers en France.
En 2022, la France maintient son haut niveau d’attractivité malgré un contexte international complexe. Le « Bilan 2022 des investissements étrangers en France », réalisé et publié par Business France confirme la confiance des investisseurs étrangers pour la France, comme destination de leurs projets d’investissements. En 2022, les entreprises étrangères ont lancé 1.725 nouveaux projets d’investissements dans l’Hexagone, soit une moyenne de 33 nouvelles décisions d’investissement par semaine et une progression de 7% en un an.
La France, premier pays de destination des investissements italiens en Europe
L’Italie a largement participé à cette progression avec 139 nouveaux projets d’investissement lancés sur le territoire français en 2022, soit une augmentation de 45% en un. Ces projets ont permis de créer et conserver 2.656 emplois (45% de plus que l’année précédente). Cette année record pour l’Italie, tant en termes d’investissements que d’emplois créés et conservés, lui permet de compter de nouveau parmi les cinq principaux pays investisseurs en France. Au total, la France compte sur son territoire environ 2.000 entreprises détenues par des investisseurs italiens d’après Business France, employant près de 80.000 salariés (selon Eurostat).
La France se confirme également comme le principal pays de destination des investissements italiens en Europe, en accueillant 61% du total des investissements italiens à l’étranger, devant l’Espagne (13%) et la Roumanie (6%).
Les régions plébiscitées par l’Italie pour ses investissements réalisées restent l’Ile-de-France (23% des projets à Paris), l’Auvergne-Rhône-Alpes (12%) et les Hauts-de-France (10%).
La croissance importante du nombre de projets italiens apparaît dans la plupart des fonctions, et en particulier dans les activités de production, qui concentrent un tiers des projets identifiés en 2022.
Les équipements et dispositifs médicaux (13 % des projets) et les équipements du foyer (8 %) sont les deux principaux secteurs concernés par les décisions d’investissement. Les investissements dans le secteur du textile, qui composent 7 % des projets et 10 % des emplois, représentent également une part non négligeable au niveau national (27 % des projets et 24 % des emplois), indique Business France.
L'Ambassadeur de France en Italie, Christian Masset, félicite les entreprises italiennes : « Ces dernières années, la France est devenue le pays le plus attractif pour les investissements en Europe, grâce à des réformes, notamment sur le marché du travail, sur la fiscalité et dans l'administration publique. Grâce aussi à l'écosystème très favorable aux startups et au scaling-up, bénéficiant également d’une main-d'œuvre abondante, jeune et hautement qualifiée, et grâce à des programmes qui préparent l'avenir, comme France 2030. La France, première destination des investissements italiens, est devenue le partenaire naturel des entreprises italiennes dans leur développement à l'international. Nous sommes heureux que les entreprises italiennes choisissent d'investir en France et nous espérons qu'elles soient encore plus nombreuses à l'avenir. »
Ces entreprises italiennes qui investissent en France
Les entreprises italiennes ont principalement investi dans le développement d’activité déjà existantes en France (46,8% des projets), suivi par la création de nouvelles installations (26,6% des projets) ainsi que l’acquisition d’entreprises françaises en difficulté (26,6% des projets). Or ces 37 projets de reprise ont notamment permis de conserver 825 emplois en France.
L’Italie est d’ailleurs à l’origine de 65% des projets d’acquisitions de société en difficulté réalisés en France par des investisseurs étrangers.
L’entreprise PRG SPA / Prénatal, leader dans la production et la distribution d’articles pour enfants et de jouets a notamment renforcé sa présence sur le marché français en 2022 avec l’acquisition de 100% de Maxi Toys et a initié la conversion de 92 magasins sous l’enseigne King Jouet dans le cadre de son plan de synergie sur le territoire français.
Young Platform, fintech italienne spécialisée dans la blockchain (près d’un million d’utilisateurs dans le monde), a réalisé en 2022 une levée de fonds de 16 M€, dont une partie a été consacrée à son déploiement en France (primo-implantation à l’étranger) et a obtenu son enregistrement auprès de l’AMF en tant que prestataire de services sur actifs numériques (PSAN). Le centre de décision français récemment constitué vise le million d’utilisateurs en moins de deux ans.
Citons également Iveco Group, qui a lancé un important plan d’investissement destiné aux sites de ses marques Iveco Bus et Heuliez en France. Développée dans les centres R&D du groupe en France, c’est à Rorthais (Deux-Sèvres) que sera produite une gamme renouvelée de bus électriques. Le site d’Annonay (Ardèche) travaillera à l’hybridation et à l’amélioration du rendement énergétique des autobus urbains, dont les versions au biométhane. Le site de Vénissieux (Rhône) accueillera quant à lui le premier banc d’essai pour la validation d’autobus électriques et à hydrogène.
TOP 5 des entreprises italiennes en France en termes d’emplois
En termes d’emploi, cinq entreprises italiennes se distinguent par leurs effectifs : Assicurazioni Generali SPA (services financiers et assurance) avec plus de 7.000 salariés ; Iveco SPA (Constructeur automobiles et équipementiers) avec plus de 3.500 emplois ; Mundys SPA (Infrastructures) avec plus de 3.000 salariés ; Prysmian SPA (Composants électroniques) qui comptent plus de 2.600 emplois et Adler Plastic SPA (Constructeurs automobiles et équipementiers) avec plus de 2.600 salariés.
Les projets d'investissements étrangers en France viennent d'une soixantaine de pays en 2022, dont 65% d’investisseurs européens. Les États-Unis redeviennent le premier pays investisseur avec 280 projets (16%), suivi de l'Allemagne qui compte 256 projets (15 %) et le Royaume-Uni est troisième au classement avec 176 projets (10%).
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/11/l-italie-un-partenaire-incontournable.html
A lire
https://it.ambafrance.org/Relazione-economica-Francia-Italia-2022
https://it.ambafrance.org/Economia-e-Commercio-11201
« Choose France », ou la France de demain
Le 15 mai 2023
Plus de 200 dirigeants internationaux se sont réunis ce lundi à Versailles pour le sixième sommet « Choose France ». Objectif, attirer un maximum d’investissements étrangers sur le territoire.
Alors que le chef de l’État vient d’inaugurer la semaine dernière une usine taïwanaise de batteries à Dunkerque, le gouvernement dévoilera aujourd’hui son projet de loi industrie verte. La réindustrialisation de l’hexagone, chose promise chose due.
Emmanuel Macron a annoncé 13 milliards d’euros d’investissements étrangers en France. Avec plus de 50 % des projets en phase avec l’objectif de « réindustrialisation verte ». Cela se traduira par la création de 8 000 emplois directs, lesquels contribueront au « verdissement » de l’économie. Ainsi, 206 grands patrons étaient présents à Versailles pour cette 6e édition du salon « Choose France ». Des chefs d’entreprises européens (à 50 %), nord-américains (à 20 %), et asiatiques (à 15 %).
5,2 milliards d’euros, voilà le montant qu’investira Prologium pour l’entrée en production de sa gigafactory de batteries de nouvelle génération à Dunkerque. Le chinois XTC va, lui, construire avec le français Orano une usine de composants et de recyclage de batteries pour 1,5 milliard d’euros, également dans le Nord. Enfin, à Sarreguemines, une usine de production de panneaux photovoltaïques de Holosolis est en projet pour 710 millions d’euros.
L’opérateur de bornes de recharge portugais Power Dot va renforcer sa présence en France via un investissement de 140 millions d’euros d’ici à 2025.
Déjà bien implanté dans notre pays, Nokia va y consolider sa présence, avec la création de 500 emplois en R & D sur les cinq à huit prochaines années sur ses sites de Paris-Saclay et Lannion. L’entreprise finlandaise des télécoms ambitionne de développer la 5G avancée et la 6G.
Un investissement de 130 millions d’euros est attendu par le groupe américain Mars. Notamment pour augmenter ses capacités de production, mais aussi dans des visées environnementales.
La santé de la France
Après avoir annoncé investir 500 millions d’euros l’an dernier, le géant américain de la pharmacie Pfizer prévoit d’investir 500 millions d’euros supplémentaires au cours des quatre prochaines années. Le Britannique GSK n’est pas en reste, avec près de 400 millions d’euros d’investissements industriels et R & D. Le groupe italien de gaz industriels et médicaux Sapio a lui prévu d’investir 200 millions d’euros, avec la création de 100 emplois dans le secteur de la santé et des biotechnologies.
Un kit d’investissement pour Ikea
Le groupe suédois ambitionne de conquérir encore davantage de clients, auxquels il entend proposer des produits toujours plus « verts », avec des prix en baisse après le pic d’inflation. À la veille de « Choose France », Ikea a dévoilé 906 millions d’euros d’investissements supplémentaires d’ici à 2026 en France, le troisième marché du groupe.
« Ikea se porte vraiment bien aujourd’hui […] les chaînes d’approvisionnement se normalisent, en dépit d’un contexte incroyablement compliqué et inflationniste », précise Jesper Brodin, patron de la holding Ingka, qui regroupe la plupart des magasins Ikea dans le monde et représente plus de 90 % de son chiffre d’affaires total.
Ikea mise aussi sur les engagements de développement durable de ses investissements. Participation à un projet de parc solaire en France, livraison par la Seine à Paris, électrification des véhicules… Le groupe va également soutenir la start-up néerlandaise RetourMatras dans son projet pour accroître les capacités de recyclage de matelas en France de 500 000 unités.
L’oiseau bleu, blanc, rouge
Elon Musk, patron de Tesla et de Twitter, a rencontré Emmanuel Macron lundi 15 mai, avant le sommet à Versailles. Pour parvenir à « une industrie décarbonée, respectueuse de l’environnement, numérisée et transformée » à l’horizon 2030, Emmanuel Macron table sur le développement des batteries et voitures électriques.
« Il y a des négociations qui sont en cours, il n’est pas là uniquement pour profiter de Versailles. Il a des activités dans des domaines que chacun connaît. C’est l’industrie automobile, c’est d’autres industries. Je pense que c’est aussi un signal très fort », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, hier sur RMC.
Par ailleurs, le DSA, texte européen qui vise à forcer les réseaux sociaux à davantage de transparence sur leurs outils de modération, a été adopté quelques semaines plus tôt. Or, après avoir racheté Twitter, Elon Musk a licencié une grande partie des équipes de modération de la plate-forme. En outre, il préfère développer les revenus de l’entreprise par l’intermédiaire des abonnements et l’offre payante Twitter Blue. De nouvelles mesures françaises sur le contrôle du numérique pourraient également entraîner le blocage de Twitter.
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« Choose France » : un montant record de 13 milliards d’euros promis lors du sommet phare d’Emmanuel Macron sur l’investissement
Par : Théophane Hartmann | EURACTIV France
Le 16/05/23
Plus de 200 PDG du monde entier ont participé à la 6e édition du sommet phare de l’investissement en France « Choose France », qui s’est tenu au château de Versailles le lundi 15 mai. Une fois de plus, la France se positionne en tête des destinations européennes en matière d’investissements directs étrangers (IDE).
Près de 13 milliards d’euros d’investissements futurs en France ont été annoncés par des entreprises internationales, dans le cadre de 28 projets spécifiques au sein des secteurs de la santé, des transports et de l’énergie. Ils devraient créer 8 000 emplois.
« C’est LA destination des investisseurs étrangers en Europe. La constance de notre politique économique et fiscale paie », a tweeté Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.
La France attractive
C’est la quatrième année consécutive que la France est classée première destination européenne pour les IDE, selon une étude annuelle du cabinet de conseil Ernst & Young.
Les tensions géopolitiques et les pressions inflationnistes ont, de manière générale, limité la croissance des investissements étrangers. Cependant, la France demeure l’État membre le où il est le plus attractif pour investir, avec 1 259 projets financés en 2022, contre 929 au Royaume-Uni et 832 en Allemagne, selon l’étude.
Dans un discours prononcé le jeudi 11 mai, Emmanuel Macron s’est félicité de la volonté de son gouvernement de « réduire le coût du travail et du capital » pour attirer davantage de capitaux étrangers. Entre 2017 et 2022, 52 milliards d’euros de baisses d’impôts ont été enregistrés, tant sur les sociétés que sur les particuliers.
L’énergie nucléaire bon marché et décarbonée a également aidé la France à faire face à la crise énergétique qui a frappé l’Union européenne à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
« Nous investissons dans notre compétitivité et cela porte ses fruits », avait-il déclaré à l’époque.
Plus de la moitié des projets annoncés seront consacrés à la décarbonisation de l’industrie française et à l’investissement dans les technologies de production d’énergie propre, selon les estimations du gouvernement.
Un projet de loi sur l’industrie verte et la réindustrialisation devrait être présenté mardi et devrait être examiné par le Parlement d’ici l’été.
Le sommet « Choose France » est une initiative lancée par M. Macron au cours de sa première année de mandat en 2018. Il vise à réunir des entreprises françaises et internationales dans un cadre informel pour favoriser la création de partenariats.
Un sommet informel
Plusieurs ministres français, dont M. Macron lui-même, ont eu des entretiens individuels avec les dirigeants d’entreprises présents. Parmi eux figurait Elon Musk, PDG de Twitter, qui a fait une apparition surprise à l’Élysée quelques heures avant le début du sommet.
« Avec Elon Musk, nous avons parlé de l’attractivité de la France et des avancées significatives dans les secteurs des véhicules électriques et de l’énergie. De régulation numérique également. Nous avons tant à faire ensemble », a tweeté M. Macron, sans que M. Musk ne confirme s’il avait des projets d’investissements dans le pays.
En revanche, des investissements records ont été annoncés dans des régions traditionnellement confrontées à la désindustrialisation.
À Dunkerque (Nord, Hauts-de-France), le projet annoncé du groupe taïwanais Prologium a pour objectif de construire une « gigafactory » de batteries pour un investissement de 5,2 milliards d’euros, créant 3 000 emplois.
À Sarreguemines (Moselle, Grand Est), le projet de la start-up européenne Holosolis vise à investir plus de 700 millions d’euros pour construire une usine de production de panneaux solaires, générant 1 700 emplois.
Ces annonces revêtent également un enjeu politique. Le gouvernement français exploite ces annonces pour attaquer ses adversaires sur leurs terres électorales.
Ainsi, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Roland Lescure, a déclaré dimanche (14 mai) dans le journal régional Le Dauphiné Libéré que : « Le RN [Rassemblement National, parti d’extrême droite, affilié à Identité et Démocratie] a prospéré grâce à la désindustrialisation », suggérant que les projets d’IDE créeront des emplois qui amélioreront les conditions de vie et dissuaderont les Français de voter pour des partis contestataires.